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Épître à mon doux ami


Mes deux hibiscus se reposent.
J'en prends toujours le même soin.
Ils semblent n'en profiter point.
Je pense au mystère des choses.

Recevant ce qui émerveille
On rend tendrement de son mieux.
L'amitié qui nous rend heureux
Entretenue dure pareille.

On apprend au cours des saisons.
Chaque effet ayant une cause,
En voyant s'effeuiller les roses,
On n'en cherche pas la raison.

Mes arbustes sont à l'abri,
Languisants durant une pause.
Leur énergie la leur impose.
Ton silence m'est incompris.

14 mars 2011

Mon ami est décédé le 12 avril 2011

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L'offrande

Fleur de Pissenlit

Épanoui, courant vers moi,


Un enfant de deux ans me tendit une fleur

.
Sa fleurette sauvage n'était qu'un pissenlit.


Or confrontée à son émoi,


Je compris aussitôt qu'il m'offrait un poème.


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Le retour des iris

P7060035.jpg

 

t.gifrente iris aux larges pétales,
Faits de soie d'un violet pâle
Et d'un velours voluptueux,
Composent un groupe somptueux.

Émoi, surprise, ce matin.
Or en fidèles pèlerins,
Chaque année ils réapparaissent,
M'emplissant d'une douce ivresse.

La lumière futée, dansante,
Se pose légère, changeante
Sur ces miraculeuses fleurs
Et en rehausse la splendeur.

En état de grâce, ravie,
Je reçois un courant de vie,
Puis soudain, devenue rêveuse,
J'oublie mes belles visiteuses.

27 mai 2005
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ADMINISTRATEUR GENERAL

 

Espace Art Gallery vous présente son sommaire :

 

1.4 Actuellement à EAG

2.4 Prochainement à EAG

3.4 Informations diverses

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture

 

 

1.4 Actuellement à EAG

 

 

Frèd DEPIENNE (Fr) peintures

« AbCynth'galerie s'expose à Bruxelles »

 

Olivier DEPLECHIN (Be) photographies

« AbCynth'galerie s'expose à Bruxelles »

 

La vision du LÉZARD (Fr) photographies

« AbCynth'galerie s'expose à Bruxelles »

 

Jean-Pierre DE VRIEZE (Fr) sculptures & céramiques

« AbCynth'galerie s'expose à Bruxelles »

 

Le FINISSAGE les 14 & 15 mai 2016  de 11h 30 à 18h 30.

 

 

2.4 Prochainement à EAG

 

 

Lysianne MATISSE dit Lys MATISSE (Be) bic

« Traces d’évidences »

 

Danielle Davin dit DIELLE (Be) peintures à l’huile

« Ondes de formes »

 

Shasha SHAIKH (franco-indienne) peintures batiks

« Oies sauvages »

 

Anne CANNEEL (Be) sculptures et digital art

 « Arborescences »

 

 

Le VERNISSAGE le 18/05 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.  

 

Le FINISSAGE les 04 & 05 juin 2016  de 11h 30 à 18h 30.

 

 

3.4 Informations diverses

 

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120  

 

Edition de recueils d’art de luxe à tirage limité et fête-concert de remise des ouvrages aux artistes y mentionnés. Voir informations et réservations obligatoires sur le site http://espaceartgallery.eu

 

Infos artistes et visuels sur :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery:  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://bit.ly/265znvq

La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :

Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/

 

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture

 

 

Découvrez en pièce jointe « Bruxelles Culture » le magazine qui facilite la vie culturelle des amateurs d’arts.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:         http://espaceartgallery.eu

 

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12273173070?profile=originalMasque de lune (photo L. M.)

Le masque

Le soleil déguisé en lune,

En ce jour dépourvu d'attraits

Sur un fond blanc-terne apparaît,

Sa présence est inopportune.

En ce jour dépourvu d'attraits

Sans éclat ni grâces aucunes,

Sa présence est inopportune.

Son apparence me distrait.

Sans éclat ni grâces aucunes,

Reste suspendu, en arrêt.

Son apparence me distrait.

L'aimerais d'or en la nuit brune.

Reste suspendu en arrêt,

Le faux visage de la lune.

L'aimerais d'or en la nuit brune

Je le regarderais briller.

Suzanne Walther-Siksou

Hasard, coïncidence ? Pas de loup...

La photo a été prise, par une nuit de pleine lune, le 23 février 2016. Je l'intilulai aussitôt "Masque de lune". Et, tandis que je rêvais, tombant de la lune, je découvrais le lendemain le poème que Suzanne nous avait présenté le 19 février...

Un rayon avait jeté un pont, un arc-en-ciel nocturne, des deux cotés de l'Atlantique... Jouant des fuseaux, la lune, bonne onde, passait un message entre Terriens et Sélénites au rendez-vous du soleil et de la lune...

12273173668?profile=original (Durrenberger, céramique)

12273173499?profile=originalPhoto L. M.

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Les corbeaux noirs et les petits cailloux blancs.

Petit poème, sans concession pour les voleurs, chapardeurs et autres mains crochues  ;-)

. . .

Tout là-haut sur le chêne un corbeau se posa.
Puis un autre, et un autre, et puis un autre encore.
Ils étaient des centaines sur les branches perchés,
Pas un souffle de vent ne les faisait bouger.

Le fermier dans son champ avait vu le manège,
Un oeil sur le sillon, un autre sur le chêne.
La journée avançait vers la fin de sa peine,
Et la terre sentait bon, le grain, le chêne liège.

L’attelage entama son dernier tour de piste,
Et le fermier rangea, la charrue, soc lisse,
Brillant comme un miroir, comme une lame nue.
Il était fier de lui, un vrai travail d’artiste.

Un grand corbeau bougea, noir, sournois, aux aguets.
Le fermier s’en alla, l’air de rien, sûr de lui.
Pris le chemin du nord le long de l’étang gris,
Et sourit en pensant à ce qu’il avait fait.

Comme une vague noire sans écume à la crête
Le peuple des corbeaux s’abattit sur le champ,
Et fouillant les sillons à forts grands coups de becs
Découvrir comme grains...
Des petits cailloux blancs.

Ce fut à tire d’aile, à grands renforts de cris,
Qu’ils s’éloignèrent du chêne
Tout en rongeant leur faim.
Sans savoir que la veille,
Par vent et forte pluie,
Le fermier souriait...
En semant de beaux grains.

La morale de l’histoire car il en faut bien une,
C’est qu’en semant son grain par vent et forte pluie,
Le fermier, aux corbeaux, leur a coupé les plumes,
La justice est passée, et les voleurs punis !

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Madrid (heure d’été)),

"Me voici sur le point de quitter Louxor pour lever le campement à Médamoud. Tout à l'heure après déjeuner, lorsque le gros de la chaleur sera passé, je prendrai un petit âne pour aller à travers les champs de blés, maintenant moissonnés, vers la ligne de sable rose où nos tentes sont plantées sous les palmiers [...] Déjà les habitants prennent leurs habitudes comme si nous étions partis. Les femmes, maintenant que le travail est fini, viennent prendre de l'eau au vieux puits copte que nous avons débouché dans le temple..."

(Etienne Drioton, l'Egypte, une passion)

https://sites.google.com/site/biographiedetiennedrioton/12273163890?profile=original

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Une abondante récolte

À Liliane Magotte

Les fleurs des champs ont resurgi.

Invasion de corolles jaunes.
Les resplendissants pissenlits,
Créent sur le vert diverses zones.

Ils sortent de terre au hasard,
S'éparpillent sans harmonie,
Défiant les règles de l'art.
Surprenante est leur énergie.

Faut-il simplement laisser faire?
Ne le croient pas les bien-pensants.
Pour eux agir est nécessaire.
Ils les trouvent envahissants.

Je me souviens bien clairement
Avoir reçu avec tendresse
Une de ces fleurs, d'un enfant
Qu'elle avait empli d'allégresse.

10 mai 2016

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hiver222026.jpg

.

S'il demeure accroupi les deux mains dans la terre,
S'occupe à dérouter des fourmis travailleuses,
Apprendre à un enfant des gestes ordinaires,
À regarder au ciel des formes fabuleuses.

Visiblement surpris il les observera
Dans leurs métamorphoses immédiates ou lentes
Et très probablement les accompagnera,
Exprimant en ses mots des choses surprenantes.

Un coucher de soleil l'exaltera parfois.
Il deviendra heureux s'il a pris l'habitude,
Durant tous les instants laissés à son seul choix
D'accueillir la beauté dans la béatitude.

Quand seul avec lui-même un enfant s'émerveille,
C'est qu'on lui a montré à rester attentif.
Lors au cours des saisons qui reviennent pareilles
Leur poésie souvent le rendra créatif.

1/05/2005


                                                                                          

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« Tôt ou tard, quelqu'un fouillera dans les fichiers, reconstituera nos modes de vie, et restera stupéfait. Alors qu'ils connaissent une telle abondance matérielle, alors qu'il leur suffisait de si peu de travail pour disposer de tout le nécessaire, ils continuaient à s'acharner, à produire, à détruire leur cadre de vie et à dévorer le temps de leur vie ! Ils confondaient économie et raison de vivre, croissance et civilisation ! Ils ont fait jouer le grand orchestre du désir infini, de la mobilisation sans trêve, et de la croissance sans répit, jusqu'à détruire les conditions même de leur existence ! Ils ont sacrifié à la déesse économie l'eau de leurs sources et de leurs rivières, les poissons de la mer et des lacs, les fleurs et les fruits de leurs champs et de leurs forêts, les animaux des jungles, des brousses et des savanes ; au nom d'une abstraction, la croissance, ils ont détruit tout ce qui faisait la vie des femmes et des hommes de leur terre, de leur rivage et de leur famille.
Des thèses, des mémoires, seront consacrés à cette étrange fascination pour le travail, pour la production, pour le chiffrage, pour une accumulation sans objet. Et sans doute la conclusion viendra-t-elle d'elle-même ; tout ce qui, avant eux, était consacré à l'au-delà, à l'espoir céleste ou terrestre d'une vie meilleure, tout ce qui après eux sera consacré à bien vivre, et même, à exceller dans l'art de vivre, eux l'investissaient dans un culte sans raison et sans Dieu, par reproduction machinale des gestes de la foi, sans la foi, et des rites de l'espoir, sans l'espoir. »
Extrait de « Le mur de l'ouest n'est pas tombé » de Hervé Juvin aux Editions Pierre-Guillaume de Roux.

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Chers amis  d'Arts et Lettres,

Chers Robert Paul, Liliane, Béatrice, Suzanne, Adyne, Nicole, ...

Raymond, Dominique Dumont et tous les autres ...

si riches et doués dans vos apports ...

Voici le livre à peine éclot qui retranscrit l'histoire d'anniversaire

que j'ai créée pour les enfants de L'Oiseau Lyre

et que je leur conte, comme ce matin encore,

pour leur fête d'anniversaire et d'incarnation.

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Carnet du dehors

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"Depuis l'atelier, je me suis glissé dans un antre pour deviner en ma tête les couleurs des parterres émus.

Du seul format menu, j'ai extraie une multitude, une attitude face au paysage, une sorte d'allégorie sans rituel.

J'essaie depuis des mûres trouver les fruits d'une confiture, cette cuisine raffinée qui élabore d'une nature une autre nourriture.

Il s'agit de cette transformation à la lumière des éléments qui actionne mon tempérament à surgir des ses idéaux et ses angoisses, l'amour de la vie.

Elle se devine par pesée, par cette avancée curieuse de se révéler à moi telle une vérité, une perspective annoncée par un point alors même qu'elle peut être infinie.

J'ai trouvé dans le premier champ de ces cultures des horizons croisées, qui construisent des sujets et édifient des raisons.

J'ai émis en ce premier courant, l'eau des montagnes traversée par les oligoéléments, les minéraux, tous ces composants qui enrichissent une œuvre.

Ne voyons pas là une rature, une complaisance et donc un orgueil mal placé.

J'aurai aimé écrire ce mot très petit, insignifiant pour démontrer que je ne suis qu'une personne émettant l'oraison des ondes, des cellules et tout un être.

Modestement.

Sans ambages,

Sans ostentation.

Nenni !

Sur cette toile, j'ai porté un multiple d'une couche de fines huiles, d'un rouge, thème paléolithique et si pigmentée de pouvoir, nourrissant les arts de sa clairvoyance jusqu'aux flammes des enfers.

Et par delà les chemins des couteaux, j'ai viré au bleu ni royal ni moderne, par tâches successives, croisées et par à-coups, virant au brun.

Cette image est devenu un suc, une substance à la manière d'un Pastoureau et aux mélanges d'un Suskind.

Mais là, j'énonce une prétention, pourtant une réelle émotion sans pardon.

J'ai repéré alors un besoin de manifester une veine de sang surgit de cette palette, ces coulures, l'envi de batifoler à l'aide d'un couteau plat, étendu afin de varier le cru des confits natures sur le panneau immature et immaculé.

J'ai changé le sens du cadre par des tranchants sur un fondu rose; un revers de la pureté tel un ange sans chrétienté. Une annonciation sans ascension.

De cette séduction, d'une certaine féminité sans objet de sexe, mais bien de séduction, de portion congru dans un espace infinitésimal, je me suis épanoui dans la richesse d'une plaisance.

C'est alors que m'est apparu une façon de voir, de faire et une idée de ce qui pourrait être un pays extra-planétaire gorgé de synapses en quête d'énergie !

Une matérialité d'un événement saugrenu voire même grenu, ourlé et d'une épaisseur de plis et replis tel un flux et reflux.

Il est question d'un contr'jour, une lumière de face qui nous trompe de la même manière que nous percevons les images selon nos cultures: les différences.

Inouï !"

* * * * * * *

E.D

Ecriture prompte

8 mai 2016

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Me parle mon ami absent
Et à l'écouter je ressens
Des plaisirs ou émois les mêmes
Et je comprends combien je l'aime.

Nous émeuvent les coquillages
Qui abondent sur une plage.
Ils abritaient des êtres en vie,
Leur parfaite beauté survit.

Une fois rayé de la liste
De ceux qui dans le monde existent
L'humain disparaît sans laisser
De parcelles de sa beauté.

Or par la force qu'ont les mots,
S'il avait transmis ses propos
Son énergie se fait sensible
Et peut sembler indestructible.

La sienne pour moi est certaine.
Qu'il se répète ne me gêne.
Il m'avait réclamé le droit
De radoter certaines fois.

L'amour pour défier la mort,
Ou tout autant qu'elle être fort,
A besoin qu'une âme gardienne,
Avec tendresse, l'entretienne.

8 mai 2016.

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Alors,.. étonne-moi!

L'amour n'est pas monotonie

L'amour se doit d'être nourri.

Il sait surprendre s'il est en vie

Aussi relever quelques défis...

Alors... étonne-moi!

Ne point dormir dans un confort

Dont la douceur est insidieuse...

Trop bien ranger peut donner tort!

Il est des bourrasques radieuses...

Alors... étonne-moi!

Faire d'un jour triste un jour de fête

Se sentir fous pour quelques heures

Ne rien compter, vider la tête

Savourer minutes de bonheur...

Alors... étonne-moi!

Pour que notre histoire reste belle

Au milieu des contrariétés

Trouver encore des étincelles

Et, juste se sentir exister!

Alors... étonne-moi!

J.G.

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Migrants dans leur pays

Songerie.

Pour demeurer vivants, assiégés par le feu
Tout aussi destructeur qu'une chute de bombes,
Des citadins s'enfuient sous des éboulements,
Deviennent des migrants dans leur propre pays.

Contre la providence qui en fait des martyrs,
Pas de lamentations ni de plaintes audibles.
Leur courage exemplaire à accepter le pire
Est certes surprenant car on les sait meurtris.

La solidarité surgie dans les provinces
S'amplifie pour porter secours aux Albertois.
Les assistés émus disent leur gratitude
Envers les bénévoles et tous les donateurs.

L'incendie ravageur continue de détruire,
Triomphe des efforts jour et nuit soutenus,
Progresse vivement ne s'arrêtera pas
À moins que se produise une pluie torrentielle.

Ailleurs, tout près de moi, la nature resplendit.
Je contemple le ciel d'un indicible charme,
D'un magnolia, les fleurs paraissant féeriques.
Or face à la beauté, je demeure songeuse.

7 mai 2016

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Désir,

Au détours de votre cou,

de votre  bouche, j'ai rencontré,

puis côtoyé vos lèvres,

 par l'aube, dévêtues, nues ;

les miennes sur elles s'en

sont allées enivrées,

s'y sont un peu perdues,

laissées bercer, puis prendre,

jusqu'au premier baiser ;

celui-ci est un chant sacré,

 lorsqu'il se donne géant,

à l'instar du soleil sur les grands

sapins verts sertis de diamants clairs.

votre visage est le chemin du mien,

sitôt qu'il l'aperçoit,

 un feu pour mes yeux bleus,

une clarté pour ma peau brune,

un mystère préservé,

pour mes mains diablotines, cavalières,

 qui vont et viennent, jamais lasses,

 sur son étendue blonde,

comblée par mon désir fécond.

J'ai rêvé de tout cela.

 

NINA

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Nadja d'André BRETON, la Vouivre et... moi.

Ce récit est une "aventure" le mot est bien grand, qui m'est arrivée pendant une durée de

quatre jours dans le courant du mois d'avril 2015.

Si vous avez 10 minutes de temps libre...

C'est... surprenant !

Bonne lecture.

Commençons par le livre "NADJA" d'André BRETON.

Dimanche 03 mai 2015.

Je vous livre en vrac dans ce court billet, une « aventure » troublante qui habite mes jours depuis le mardi 28 avril 2015, jusqu’à ce matin du dimanche 3 mai de la même année, où j’ai décidé d’un commun accord avec mes moi-mêmes (Je le suppose) de laisser le passé créer son avenir, et le présent faire des bonds d’un dix milliardième de seconde dans les images fugaces de mon futur. Mécanique quantique ou physique quantique vous attendent dans ce qui suit, mais aussi beaucoup d’interrogations face aux coïncidences plus que troublantes accumulées en inconscience pendant ces quatre jours. Ne prenez pas ce mot « inconscience » pour un terme relevant de la psychanalyse, mais d'une réalité établie. Ne dit-on pas... Inconsciemment j'ai … etc.

Ce que vous allez lire est une "aventure"... à tiroirs. Surprenante, parfois stressante, voir à réflexions multiples, même spirituelles ou ésotériques. Donc... Cartésiens s'abstenir !

Ce matin du 28 avril 2015 j’avais réfléchi quelques minutes devant mon chevalet en me demandant quel tableau j’allais commencer. Une  marine, paysage, nature morte, chevaux crinières au vent, mes idées partaient dans tous les sens. Et souvent dans ce genre de situation, quand tout ne vient pas d'une façon instinctive, je « m'échappe » sur tout autre chose. J'ai donc abandonné le projet immédiat de ressortir mon chevalet, et... pourquoi la récente lecture du livre d'un physicien parlant de guide spirituel (de dédoublement) a ressurgi dans mes pensées... je ne sais pas !

Ce qui va suivre va paraître complètement absurde pour certains, abstrait pour d'autres, scientifique

"à l'étude" pour quelques intellos, évident et présent depuis des millénaires pour un petit nombre de scientifiques et ...interrogatif pour le plus grand nombre.

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Ange gardien, il paraît que dans l’inconscient on a tous un ange gardien, ou un guide, qui n’attend que notre demande pour accéder à nos désirs. Enfin pas tous j’espère, car nous serions vous et moi riches et biens portants, ou pire, pauvre et malade. Alors mécaniquement, sans arrière pensée et sans aucune attente en retour, tout seul dans le salon debout devant mes tubes de peinture j’ai demandé à haute voix.

- Alors mon ange gardien, où es-tu ? As-tu un nom ? Aides moi à trouver une idée de peinture, je m’ennuie, je n'ai rien à faire dehors, il flotte et c’est un vrai déluge !

Bien entendu vous vous en doutez, pas de réponse, alors je me suis assis, je n’avais même plus envie de peindre, il fallait que je me réveille de cette léthargie. J’avais encore les yeux fermés et mentalement (c’est important pour la suite) j’ai vraiment entendu un mot : NAJA J’ai gardé les yeux clos et j’ai demandé à haute voix :

- Comment ? NADJA ou NAJA ! J’avoue que la deuxième réponse, (dans mon inconscient) était plus lointaine et floue que la première fois. J’ai insisté :

- C’est Russe ? J’ai encore entendu un mot, un mot comme … NARDJA cette fois.

Tout tournait autour de ces deux syllabes NA et JA mais avec des variantes sonores. Alors que fait un homme ou une femme du 21e siècle ? Il prend son dictionnaire ou son clavier et cherche NAJA puis NADJA.

Sur mon vieux Larousse, qui ne me quitte jamais, NADJA est une femme

qu’a connu André BRETON (Ça ne s'invente pas) pendant neuf jours.

Quelques années plus tard il écrivit leur courte histoire.

Sur Wikipédia la réponse est identique bien entendu mais avec des détails

supplémentaires. Alors j’ai poussé mes recherches plus loin et je suis allé à la médiathèque de Limoges chercher le bouquin d’André BRETON. Livre que je n'avais jamais lu et que mon faible cerveau de liseur ordinaire tenta de déchiffrer. A ce moment de mon récit avouons que si nous avons toutes et tous un ange gardien (pourquoi pas) et que le mien, en me communiquant un nom, me dirige vers un écrivain portant le même patronyme que moi, BRETON, c’est une coïncidence troublante malgré tout.

J’ai lu ce récit d’André BRETON, et des dizaines de coïncidences me font penser, mais ça n'engage que moi, qu’un lien entre le mental du passé de l'auteur et celui de mon futur présent semble devoir exister. Dans une phrase que celui-ci écrit en 1927, il retranscrit une lettre de NADJA et cette dernière finit son billet avec ces mots :

  • C’est moi Hélène, je suis Nadja !

Celles et ceux qui connaissent mon histoire savent qu’Hélène est le prénom de mon ex épouse, décédée. Cette phrase n'aurait pu être qu'une coïncidence si... mais vous verrez plus bas. D’autres anecdotes tout au long du livre sont également assimilables à des événements de ma vie, mais j’ai décidé de ne ne pas les mettre face au miroir afin de rester en rectitude et clairvoyance et de ne pas tomber dans la paranoïa. Il n’empêche que certains autres faits plus troublants encore se sont confirmés en fouillant dans le passé de Léona DELCOURT (Nadja) et d’André BRETON. Des images qui ont un lien direct avec le mot VOUIVRE écrit dans le sous-titre de ce billet, et qui m’a fait sortir du lit ce matin du 30 avril.

30 avril2015

Pourquoi « la VOUIVRE » ? Pourquoi ce mot m’est-il venu comme ça il y a moins d’une heure, juste en m'éveillant ? La semaine dernière, j'ai écouté (39 minutes de vidéo) un scientifique nous parler de la relativité du temps et de l’incidence que pouvaient avoir nos pensées sur notre futur, et si notre autre moi du passé a pu influencer notre présent, ce qui sous-entendrait que nous influencerions aussi notre futur de quelques milli-secondes. Il en était scientifiquement intimement convaincus. Il était question de physique quantique, études depuis longtemps oubliées dans le peu de neurones que j’avais de disponible pour essayer de comprendre à quoi pouvait bien servir ces "choses " abstraites.

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Maintenant commence l’inconnu ! Lisez tout, en retenant les détails.

En littérature La Vouivre a été décrit de différentes façons mais ayant malgré tout de grandes similitudes : Marcel Aymé décrit dans La Vouivre une jeune femme nue vivant au milieu des marais et protégeant un énorme rubis.

Henri Vincenot quant à lui décrit la vouivre comme un immense serpent souterrain correspondant au courant tellurique terrestre, dans son ouvrage Les étoiles de Compostelle.

Et en Héraldique (Blasons seigneuriaux) elle fut aussi représentée comme un être mi-femme mi-serpent.

Puis j’ai poussé le bouchon plus loin en regardant de prés la vie d’André BRETON. Sur le net j’ai trouvé son atelier et des objets collectionnés sans doute au gré de ses désirs et exposés sur le mur du centre Georges POMPIDOU. Il y a des centaines d’objets Africains et pré-Colombien.

Attiré par ces centaines d’objets, j’ai promené ma souris sur cette page en flash qui permet de faire un arrêt sur image et d’agrandir l’objet sélectionné. Et là, le mystère continue mais m’a fait dresser les poils sur les bras, car la statuette Inca du XVe siècle qui est devant mes yeux sur l'écran correspond très exactement à une statuette que j'ai acheté il y a une dizaine d'années. (Voir images ci-dessous)

Depuis le jour de son achat, quand j'étais en activité, aucune envie de la vendre. Impossible d’attirer l’attention d’un expert, on aurait dit qu’elle ne voulait pas quitter sa boite sagement rangée sur une étagère. Et là, son double presque à l’identique apparait à l'écran de mon P.C. Une, à Paris, ayant appartenu à André BRETON il y a 60 ou 70 ans, et la mienne sagement rangée dans sa vitrine. Avouez qu'il y a de quoi se poser des questions, s'il avait été question d'une cuillère à absinthe ou d'une assiette en faïence, cela n'aurait eu qu'un rapprochement trés symbolique, mais deux sculptures Mésopotamiennes datant vraisemblablement du XV ou XVI siècle, et IDENTIQUES à quelques détails prés, c'est troublant. (Pour l'anecdote, j'ai gardé une photo et rangé la sculpture dans le coffre de ma banque)

Maintenant regardez bien les images ci-dessous :

- Un dessin réalisé par Nadja pour André BRETON.

On retrouve sur ce dessin le serpent et la symbolique

d'un visage de femme,

donc la Vouivre, mot qui m'est venu à l'esprit,

ce matin au moment du réveil.

(Pourquoi avoir pensé à ce mot inutilisé et méconnu ? )

Ce n'est pas fini !

En P.J. Vous trouver un tableau acheté par André BRETON ,

Peint à AVALLON en 1948 (ma date de naissance) Photo de gauche

Et à sa droite, un de mes tableaux peint en 2014 représentant une vue carte postale de Saint Léonard de Noblat en 1920. Cette carte que j'ai jugée trop nue,

a été agrémentée d'une charrette des quatre saisons, une vendeuse et un enfant.

Regardez bien les similitudes entre les deux tableaux.

Une tour - Au fond un clocher - La position exacte des

bâtiments - L'alignement des trottoirs - La charrette et la

marchande des quatre saisons.

Et je n'entre pas dans le fourmillement de détails écrits par

André BRETON qui m'interpellent, je disais à mon épouse ce matin; j'arrête de lire de livre, j'ai l'impression de savoir ce qu'il y a d'écrit à la page suivante.

Le plus troublant vous allez le découvrir maintenant !

Revenons aux statuettes INCA citée plus haut.

La sculpture de gauche est celle qui appartient à André BRETON.

Exposée au Centre Georges POMPIDOU.

(Cliquez sur l'image et ,,, page 8 sur le site)

et...la mienne est à droite (voir plus bas).

A ce stade de mes découvertes 3 journées se sont écoulées, l'étrange se concrétise, et ne me perturbe pas ! Je continue donc à chercher dans le passé de Nadja et une troublante parallèle de mots se forme, ou se percute, comme deux parallèles éloignées l'une de l'autre et cherchant à se rejoindre pour finalement se coller l'une à l'autre après presqu'un siècle de séparation. Je m'explique:

Une phrase écrite par NADJA à André BRETON:

Je cite: « une traversée du miroir qui l'emmène de l'autre côté de la réalité, au-delà de la frontière qui distingue le réel de l'imaginaire mais sépare aussi la raison et la folie ».

Quant à moi, j'ai écrit en 2013 ...

Y a t-il un miroir de l’autre côté du miroir ? Pas un miroir à deux faces, non, un miroir qui nous renverrait la face cachée de nous-même ? Et si c’était le cas sur quelle face nous regarderions-nous le plus souvent ? Aurions-nous le courage parfois de l’inverser afin de connaître notre face cachée ? N’en aurions nous pas peur, et cette dernière aidant, par folie ou pure lâcheté, ne ferions nous pas mine d’ignorer cet autre moi, avoué ou inavouable ? (Suite du texte dans la page Nouvelles)

Pourquoi toutes ces troublantes coïncidences entre André BRETON, NADJA et moi-même ? Il y a très certainement une explication, personnellement je n'ai pas la réponse à ce jour, elle viendra d'elle-même, la vie est une perpétuelle spirale d'escargot, on pense pouvoir s'éloigner du bord, et sans cesse on se retrouve au centre, reste seulement à savoir ce qu'il s'est effectivement passé entre le bord centrifuge de la spirale, et le retour inconscient au centre. Essayez c'est intéressant, dessinez une spirale, faites-là tourner, partez du centre, suivez les spires, et quand vous arrivez au bord... vous êtes attiré vers le retour au centre, et ainsi de suite.

Parfois il faut savoir s'arrêter de remuer les mots, les écrits ou les pensées des autres.

Ha oui, j'allais oublier Rappelez-vous une de mes questions en début de texte, j'avais demandé à haute voix:

  • Nadja… C'est Russe ?

Et ci-dessous une autre phrase écrite par André BRETON dans son livre.

  • "NADJA c'est Russe, c’est le commencement du mot .... espérance ! "

Et les parents d'André BRETON ?

Sa maman se nommait Marguerite Le GOUGES, elle était Bretonne, et son père était Lorrain - Une autre coïncidence sans doute avec mes racines Bretonne dans la généalogie de mon grand-père ou sa grand-mère était Bretonne dans le 22 (Généalogie tracée jusqu'en 1546, Et la généalogie de ma grand-mère qui trouve racine très certainement en Alsace Lorraine (SCHWEITCER Marguerite) - Nous perdons trace de cette filiation après la Révolution. Il est compliqué de retrouver des ancêtres dans ces départements qui ont navigués entre l'Allemagne et la France au gré de quelques députés. j'allais oublier... Le GOUGES en vieux Français, signifie ... Le Messager !

Deux mots pour clore le débat :

Vouivre et Nadja, deux mots qui m’ont été soufflés… comme ça, d’un claquement de doigt, ou de « mémoire », et ce dans un délai très court, un fil m'amenant à dérouler une seconde pelote qui m’a fait découvrir toutes ces étranges coïncidences… tout ce que vous venez de lire est arrivé en moins de 4 jours.

Je pense que cette fois la boucle est bouclée, j'ai refermé le livre d'André BRETON. Depuis le départ de cette « aventure » beaucoup trop de signes se dévoilent ou se voilent pour ensuite mieux éclairer une suite surréaliste, mais là... on retombe dans le mental et la vie d'André BRETON...ou dans le mien ! (Allez savoir ce que l'inconscient /conscient sait de nous, et ce que nous ne savons pas de lui, c'est à dire nous-mêmes !)

Étrange, tous ces fils qui cherchent à se rejoindre dans l’inconscient !

Mais… Inconscient ou conscient ? Car être conscient de son inconscient, ou inconscient de son présent, n’est-ce pas le début d’une lumière qui apparaît ? A moins que ce ne soit l’inverse, cela dépend obligatoirement du degré de réflexion et de concentration que l’on s’impose… Que l'on s'impose d’avoir, ou d’oublier !

Je suis allé un bout du chemin avec toi NADJA. Reposes en paix !

Gérard BRETON Avril 2015

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Perles d'eau

À Jacqueline Nanson

Je ne pleurais jamais de joie
Mais bien souvent dans la tristesse.
Lors on me dit, dans ma jeunesse,
De mieux modérer mes émois.

N'étais pas triste dans l'ivresse
Mais profondément quand la vie
Me délestait de mes envies
Et m'enfonçait dans la détresse.

 En un infligeant désarroi
Qui me rattrapait tout le temps,
Privée de mes larmes d'enfant,
Je dus les regretter, je crois.

Mes yeux se mouillent à nouveau
Par une grâce époustouflante.
D'une lumière éblouissante,
Les protègent des perles d'eau.

6 mai 2016

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En métamorphose avancée

À Béatrice Joly

 

Je vis au ralenti au temps de la vitesse.
Les exploits surhumains ne m'émerveillent plus.
Est devenu confus ce que j'aurais voulu.
J'essaie de conserver ma présente sagesse.

Aurai-je quelques fois de nouveaux coups de coeur?
Mes amis tant aimés reposent en silence.
Nous partagions des joies et des souhaits intenses,
Étant parfaitement préparés au bonheur.

Depuis un an surtout, je n'ose pas prétendre.
Je ne suis nullement en manque d'énergie,
Mais me vois chaque jour un peu plus enlaidie,
Sans vainement chercher à pouvoir m'en défendre.

Mon esprit qui médite et exprime mon âme
Circule virtuel sans besoin de mon corps.
Il a le même allant, prend souvent son essor,
Parait être celui d'une très jeune femme.

Sereins ou souvent tendres demeurent mes écrits.
J'aimerais terminer sans maux mon existence,
Enlaidir ne fait pas éprouver de souffrance,
Peut sembler une farce. Certaines nuits, j'en ri.

6 mai 2016

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