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Un pupitre de bois et un banc attaché ;
Un plumier devant, une plume violette,
Trempée dans l'encrier de verre bleuté,
Y pousse, légère, une ode muette.
Par la fenêtre, teintée de rosée,
La cour d'une école et quatre marronniers
Balancent, frivoles, depuis des années
Les amours à naître promis à leurs pieds.
Et là, gravée sur le mur blanc d'un couloir,
Où y trônent accrochés aux porte-manteaux
Des prénoms entrelacés aux chants d'espoir,
Une fleur est soulignée d'un petit mot.
C’est l’histoire d’un petit garçon… Ben non, en fait c’est l’histoire d’un réveil matin, un très vieux réveil, un réveil à ressort… Ben non ! Ce n’est pas ça non plus… Alors quoi ? C’est l’histoire d’une belle amitié, d’une confiance partagée sans que les protagonistes ne s’aperçoivent de l’importance de cette relation. C’est l’histoire d’une partition musicale, de l’intérêt qu’offre la ténacité à accomplir même si ténacité nous semble un objectif très compliqué. C’est également la démonstration d’une forme de vie cachée, une vie que les humains ne peuvent que deviner sans y porter d’intérêt alors que c’est important d’aimer ce qui nous entoure, de prendre soin, d’offrir sa tendresse à ce qui n’est pas vraiment joli.
En ce printemps 2020,
jamais, depuis des décennies, le ciel n'avait été aussi pur.
La profondeur des bleus donne le tournis à l'artiste que je suis.
Sans doute, les peintres de la Renaissance ont-ils connu cet azur sublime,
cette transcendance qui les a hissé au plus haut de l'excellence,
sans doute les peintres impressionnistes,
ceux des campagnes, ceux de Bretagne, de Barbizon,
ont-ils pu sortir de l'atelier et voler,
dans les célestes turquoises,
qui nous font tant rêver...
Regardons ce ciel pur et profitons, évadons nous un instant...
LM
Les grands peintres ont besoin d'encouragements
L'Espace art gallery étant actuellement confinée, elle n'en continue pas moins son rayonnement via son travail de fond présenté sur A&L!
AU SUJET DE LA BËTISE...
On a tout fait pour l'éviter, fatigués de trop la côtoyer cette bêtise ordinaire!
On a cherché des solutions : l'école, l'éducation, les progrès de la science, les règles de bienséance, les religions...et...non! Derrière chacune de ces solutions, elle est tapie comme un zona, attendant le moment de faiblesse pour nous montrer l'étendue de notre dépendance...
Est-elle congénitale? La faute aux gènes, aux neurones déficients? Les plus intelligents en réchappent-ils?
Encore non! Elle s'adapte, elle cohabite, nous manipule, nous fait douter! Elle est là, s'épanouit dans les préjugés, les religions, les lois, les interprétations dirigées, les égoïsmes et même, l'altruisme, où elle fait bonne figure avec son regard à court terme ou pire, sa vision à long terme dégagée de toute réalité!
La bêtise est le cancer de notre société puisque toujours elle est persuadée d'avoir raison...
Alors, une solution?
Au lieu de continuer de tester l'augmentation perpétuelle d'un progrès qui finira par nous détruire, alternant avec des théories improvisées pour sauver le monde, si nous nous penchions sur les racines en espérant l'éradiquer?
Nions le fatalisme, développons notre instinct, observons la nature, redécouvrons l'humilité! Soyons enfin digne de dire NON à trop de TOUT et de nous aimer… avec une simplicité qui elle, n'a rien à voir avec la bêtine!
J.G.
Un petit bonhomme tout bouclé et tout blond,
les yeux emplis de ciel, regarde le dehors et de
sa bouche neuve, ces deux mots prononcés ;
"c'est beau !"
Deux ans à peine et déjà si près de l'essentiel,
accordé à notre terre mère !
Papa travaille à la maison, maman regarde
ce petit bonhomme pas plus haut que trois pommes,
qui s'exclame et s'étonne, de ce qu'elle ne voit pas
ou pas encore !
Petit Max grandit comme ça, dans l'émerveillement,
le questionnement souvent des instants qui lui sont
donnés, non loin du regard vert, infini de cette mère
qui s'émeut des mots de son petit garçon.
La voix de Max est encore petite, mais par son
intensité, sa clarté, elle enchante l'instant, le réinvente.
NINA
Je brode dans la nuit ton visage de mère,
tes yeux si bleus et fous et ton regard si
doux !
Ma mémoire en est pleine et mes mains
te dessinent, t’appellent tout près de moi,
en ces jours difficiles, où tout me semble si
fragile.
Ta perte pour moi fut comme un cataclysme,
du haut de mes 15 ans et dans mon cœur en
friches.
Oh ne parlons pas de mon corps meurtri,
devenu un tombeau pour mes rires,
mes sourires et jusqu'à mes grands rêves,
car mutique il pleurait !
Vois tu oh ma mère cet homme que j'aime tant,
pour lequel et pour nous, je ne cesse de grandir,
de fleurir mes ans ?
Sais tu oh ma mère que son silence est or,
alors que le mien dans l'encre vagabonde,
pour que bruissent ses yeux dès lors qu'il songe
à moi, lorsqu'il me lit parfois ?
NINA
V
Délayage du ciel avec le soleil,
transparence, mer chaude ;
les oies sauvages, les oiseaux fabuleux
sont en vacances; immenses !
Volatiles sublimes, qui chorégraphient
pour nous de somptueuses envolées !
Sur terre c'est le chaos, les arbres,
les roses et les jardins en ville, loin
des hommes, respirent plus amplement,
pour certains même ressuscitent !
la planète se débat pour ne point tomber,
car l'oiseau noir en elle, terrorise et sème
le désespoir, l'effroi !
NINA
La rampe de Laffrey en Isère, sur la route Napoléon, route alpine reliant Gap à Grenoble, débute au centre du village de Laffrey, qui est situé à une altitude de 910 mètres, pour descendre ensuite à flanc de montagne. Sa déclivité est loin d'être négligeable et sur la partie haute, ses larges virages ne peuvent qu'inquiéter un conducteur de car même chevronné. Philippe et sa bien-aimée étaient-ils bien inspirés lorsqu'ils ont décidé de participer à cette découverte de la région par car? Les gens du coin quant à eux n'ont jamais oublié ce terrible accident qui s'est produit quelques décennies plus tôt à l'entrée de Vizille...
Après avoir publié sept romans, deux recueils, le texte d'une pièce de théâtre et une nouvelle dans la collection Opuscule des Editions Lamiroy, Thierry-Marie Delaunois, auteur, chroniqueur et collaborateur culturel membre de l'Association des Ecrivains Belges de langue française, nous revient avec "SURVIVANT...", un douzième opus qui trouve ici sa place dans la collection "Livret" des Associations Bernardiennes. "SURVIVANT...", une nouvelle tendue et en contrastes qui en fera probablement frémir plus d'un...
La collection "Livret" propose en quelques dizaines de pages des nouvelles, des poésies ou des libelles d'un auteur membre des Associations Bernardiennes. Elle vous permet, si vous le souhaitez, d'apprécier son talent et, qui sait, de le suivre dans ses parutions.
Bientôt les hommes, les femmes aussi, réapprendront la vie simple de leurs aïeux. Celle qui n'a pas changé dans certains pays pauvres où leurs habitants n'ont rien vu du " progrès " que de vagues informations colportées ici et là. Nous les rejoindrons et c'était inévitable. La folie devait bien s'arrêter un jour. Ne plus pouvoir bouger dans les grandes villes, ne plus pouvoir se loger, ne plus pouvoir respirer convenablement, devoir courir des emplois devenus de plus en plus rares et compliqués, entendre le mot croissance à longueur de temps, tirer autant que faire se peut son épingle du jeu avec la peur au ventre et consulter avec anxiété permanente cours de la bourse, avions qui tombent, trains qui déraillent, bateaux qui coulent dans une petite boite cherchant à se rassurer tout de même. Et bien la petite boite a parlé. Ce qui devait arriver est arrivé. Ce qui a porté dans ses bras cette richesse prometteuse : l'avion, le train, la voiture, le bateau pour aller d'un coin du monde à l'autre c'est terminé. N'en déplaise à Léonard de Vinci s'il était là !. Il va falloir revenir aux fondamentaux : se nourrir d'abord. La masse colossale des chômeurs de tout ces métiers après ce choc psychologique qui les attend et qui en détruira tout de suite certains voudra quitter la ville, source de tout ses tourments pour rejoindre la terre nourricière, se précipiter vers elle et réapprendre à vivre plus simplement. Bien sûr d'autres soucis naîtront, les mêmes que ceux pour les ruées vers les villes. Prix des terres cultivables et constructibles à la hausse du fait de la demande importante, etc... Le phénomène n'est pas nouveau mais cette fois l'ampleur sera gigantesque. Aviateurs, cheminots, constructeurs de voitures, plaisanciers reviendront à la terre ou mourront. Il n'y a jamais de déshonneur à se tourner vers elle et cette fois en cette période de totale remise en question elle redeviendra l'espoir que nous avions quelque peu abandonné.
Pensée du jour. 08/04/2020
Hiver, originelle saison,
écrin de tous les jardins,
de la terre au repos ;
oh que c'est beau !
Hiver, originelle saison,
étincelante sur ta nudité
démesurée et chaude,
la gestuelle du soleil,
l'averse silencieuse,
le flocon de neige arc en ciel,
jusqu'à la brume blême,
sont pour toi seule, des solitaires
par le ciel offerts !
Féminité si brune, vêtue tout en
blanc ; c'est toi l'hiver.
NINA
Vous me disiez "mais c'est le monde qui est ainsi !";
Moi j'oppose "ce monde là" à la terre toute entière, dont
le ventre rond et bleu a été massacré, empoisonné par
ses propres enfants !
Planèticide perpétré en toute impunité !
N'est ce pas le courroux de la terre qui s'exprime à présent,
son sang et ses sanglots qui nous foudroient, nous tuent ?
Sommes nous comme nous en sommes si sûrs, cette espèce
supérieure à toutes les autres qui respirent et parfois agonisent
par notre seule faute ?
Ne sommes nous pas plutôt des particules de la terre, à l'instar
des vies, qui près de nous résistent et grandissent ?
Oui nous ne sommes que des particules d'elle, sans majuscule,
progéniture indigne de notre terre mère, dont les cœurs sont
légers, mais rarement ne s'envolent juste pour l'aimer, la protéger ?
L'espèce inhumaine, ne subit-elle pas de la part de sa mère
le feu de sa colère ?
Ne serions nous pas abandonnés par elle, dont le ventre grand ouvert,
hurle sa souffrance noire ?
Ne devons nous pas chacun et chacune pour demeurer vivants, nous
fabriquer un monde, parallèle à celui, qui se meurt bien trop lourd
devenu ?
NINA
Tombe sur la terre le soleil radieux
comme ce ballon bleu lancé en l'air
par l'enfance aussi grande que le ciel
éternel !
Juillet est là avant avril, pour une heure,
un jour, que sais je plus encore ?
Mes yeux de toi sont embrasés et ma
joie si fébrile se soucie peu d'avril et boit
déjà l'été !
Pourtant le savez vous, je ne vois tout cela
que depuis ma fenêtre tout le jour bien ouverte ?
NINA
J’aperçois au dessus de la terre un diadème fort blême ;
n'est ce pas là cette rose bien triste et pire mélancolique ?
J'entends carillonner au loin la plainte du tocsin ;
n'est ce pas là l'impossible deuil d’innombrables douleurs,
pour n'avoir pu toucher ces corps inanimés ?
Des chevelures blanches, blondes et même multicolores,
désespèrent en secret de sentir sur elles, vagabonder ces mains
de ses êtres adorés ?
NINA
