Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16059)

Trier par

SOLEIL AU DEHORS

Soleil au dehors,

pénombre dans la maison,

envolées de tourterelles,

point d'ombrelles au printemps,

tout le ciel est pour elles,

le soleil  là juste pour la terre,

les jardins et les toits !

Point de gens dehors,

juste quelques enfances ici et là

riant, courant, à deux pas de leurs parents !

Soleil au dehors, 

pénombre dans la maison,

plus d'avions dans le ciel, plus de bruits,

là haut, tout semble agrandi, épuré,

apaisé.

A l'échelle planétaire la terre hurle, 

sous les coups de ce monstre, dont je

tairais le nom, qui fauche ici et là, un

médecin, une infirmière, un vieillard et

parfois même un jeune, plus fragile qu'un autre !

Le ciel pourtant ne pleure pas, mais au 

contraire,  ensoleille tout cela, brûlant les

arbres et les lilas ; la terre n'arrivant plus à porter

tous les hommes,  tombe, tombe, dégringole,

exprime son impuissance !

Pourtant, je sais que tu es là, car dès 

que je ferme les yeux, j'entrevois ton sourire

empli de transparence et si plein d'abandon !

Ce sourire, désaltère mes yeux secs, car je ne puis plus

pleurer, tellement tout est si lourd mon amour !

Quant à ma bouche, par la pensée, par le désir,

à chaque instant, elle épouse la tienne,

en plein soleil de mars.

NINA

Lire la suite...



Il fut un temps où le seigneur habitait un chateau,

Ses murailles et ses archers protégeaient sa table et sa mie.
Autour du chateau le vilain récurait les douves.
Dérangées, cela ne plaisait pas aux grenouilles,
Elles le faisaient bien savoir en coassant à tue-tête,
Le jour et la nuit et personne n'y pouvait rien.
Les archers et leurs flèches y étaient bien désemparés;
Et si le vilain craignait des punitions et des amendes,
Les grenouilles, elles, n'en faisaient qu'à leur tête,
Rendaient fous seigneur, mie, courtisans, écuyers...
Qui n'arrivaient plus à dormir, oreillers sur la tête !
Le seigneur convoqua le vilain et lui tint ce propos :
"Si ce cirque continue, tu me devras deux ballots de plus "
Deux ballots de blé, en plus des autres c'était la famine assurée.
Le vilain désespéré rentrant chez lui cherchait une solution,
Comment faire taire les grenouilles tout en continuant de travailler ?
Car les chasser et les tuer n'était pas sa philosophie,
Les confiner, oui, mais où et comment, avaient-elles un chez-elle ?
Mais la nuit porte toujours conseil en cas de dilemme,
Et au petit matin notre vilain savait comment faire :
Il se munit d'une poêle, d'un peu de graisse et de deux pierres pour un feu,
Se mit aux abords du fossé, fit fondre le gras,
Saisit une grenouille et la rôtit à la casserole.
Un grand silence se fit soudainement au marécage,
Les bruyantes habitantes du lieu disparurent aussitôt.
Furent elles chassées par le fumet ou une chaleur aux fesses ?
Mais notre vilain avait sans doute, lui, trouvé la meilleure des recettes !
Cette histoire ne dit pas qui du vilain ou du seigneur
En resta l'inventeur car les droits de l'époque se payaient en ballots !


Pensée du jour. 25/03/2020

Lire la suite...

HISTOIRE COURTE 45 (suite...)

La soirée avec la jeune Annette, qui finalement n'était pas si timide que la première entrevue avait laissé craindre, avait été positive elle aussi. Il a régné pendant toute la semaine une sorte de Zénitude inhabituelle que les quatre colocataires, à l'initiative d'Annette, ont mis à profit pour réorganiser l'espace dans la bonne humeur.

Lorsque Catherine a débarqué à 5H le samedi avec le linge propre et quelques plats préparés et congelés, elle n'en a pas cru ses yeux :

-Quel ordre! Je suis au bord de l'infarctus! Présentez-moi donc la nouvelle, si c'est son influence, vous avez trouvé la perle rare.

Annette sans se démonter lui proposa une tasse de thé qu'elle venait de préparer, ce qui acheva la conquête de Catherine qui, une demi heure plus tard dans la voiture n'a pas arrêté de parler de la jeune fille et à poser un tas de questions à son sujet, ce qui a fini par lasser Manu.

-Eh Maman, il n'y a qu'une semaine que je la connais, ce n'est pas la femme de ma vie! Et tu sais bien, c'est toi qui le dis sans cesse… un nouveau balai balaye toujours bien, non?

Ils s'arrêtèrent à l'auberge choisie par Catherine et là aussi, furent agréablement surpris. Le lieu était très simple mais réellement charmant et leur deux chambres donnaient sur une terrasse où si le temps restait au beau il pourraient prendre le petit déjeuné.

Après s'être changés il partirent donc à la découverte d'une ferme flanquée d'un moulin où Gabrielle projette de fêter le printemps.

Le soir est tombé et le GPS les fait un moment tourner en rond. Ils arrivent enfin à l'entrée d'une grande allée bordée d'arbres, dans la lueur des phares Manu aperçoit un curé sur le bas côté, il baisse la vitre et demande :

- Mon père est-ce bien ici le chemin pour la ferme du moulin?

-Oui, j'y vais aussi, si vous voulez je monte et vous ndique la route, c'est un peu mal éclairé.

Sans attendre la réponse qu'il n'imagine que positive,  la silhouette sombre ouvre la portière arrière, s'installe et enchaine :

-Vous tournez à droite au gros chêne.

Quelques minutes plus tard une série de torches éclairent un vieux corps de ferme et on devine les ailes d'un moulin à l'allure fantomatique.

… demain suite et fin

Lire la suite...

REMERCIEMENTS

12273330096?profile=originalA ceux qui soignent les victimes

D'un ennemi invisible et puissant

A celles qui scannent nos codes barres

Derrière la vitre en plexiglas

A ceux qui roulent dans leur camion

Pour acheminer nos denrées alimentaires

A ceux  qui boostent nos serveurs

Pour maintenir la communication

A ceux qui surveillent le traitement de l'eau

Pour nous assurer une eau toujours potable

A ceux qui veillent sur nos centrales

Pour qu'aucune coupure ne survienne

A ceux qui continuent de nous transporter

Pour aller travailler quand on n'a pas le choix

A ceux qui prennent soin des plus âgés

Pour qu'ils ne se sentent pas isolés

A ceux qui ramassent nos poubelles

Pour maintenir la propreté de la ville

A celles qui continuent de domicile en domicile

A soigner, piquer et panser

A ceux qui soignent en ville

Pour ne pas engorger les hôpitaux

A ceux qui fabriquent des masques sans relâche

Pour protéger tous nos soignants

A celles et ceux qui viennent d'Asie

Pour nous aider à combattre l'ennemi

Pour toutes ces femmes et ces hommes :

MERCI

Pour les aider et sauver des vies

RESTEZ CHEZ VOUS !

Marie-France Ochsenbein

Lire la suite...

HISTOIRE COURTE 45...

L'INVITATION...

Manu hâte le pas, il sort de la piscine en ce début d'après-midi.

-Et maintenant pourquoi pas un petit jogging jusqu'à la superette?

Enfin détendu, il se sent bien. Le sport lui a manqué ces dernières semaines. Les réunions en vue des travaux en commun enfin bouclées, il reprend son rythme et déstresse enfin.

-Les résultats, on verra bien! pense-t-il, inch Allah!!

-Une nouvelle colocataire arrive en ce début de soirée, elle ne peut être pire que Julia, bordélique à souhait et incapable d'une sortie sans beuverie! Pierre et Sophie en avaient aussi marre que moi, aussi l'annonce de son départ nous a soulagés et nous attendons Annette et son petit air timide avec une curiosité plutôt bienveillante.

Manu achète de quoi préparer un spaghetti bolognaise pour accueillir la jeune fille et dans la foulée, il se laisse tenter par une plante fleurie pour sa chambre. Il se sent d'humeur festive, les courses vite faites, il débarque au kot et avant de monter il se décide à vider la boite aux lettres qui déborde et à faire le tri afin de ne pas s'encombrer de la multitude des pubs que personne ne lit...

-Tiens, Une lettre avec mon nom sur élégante enveloppe bleu azur, c'est quoi çà?.

Il découvre une invitation de Gabrielle Clémentini, à une soirée en l'honneur du printemps, dans une ferme quelque part perdue dans le namurois...

-Cette vieille copie de Maman est toujours aussi fofolle, pense-t-il.

Il faut pourtant bien reconnaitre qu'il a toujours éprouvé de la sympathie pour cette ancienne danseuse qui ressemble maintenant à une sorte de loubard. Elle le fait rire car sous son air sévère elle est pleine d'humour et toujours imprévisible, comme le prouve cette idée de célébrer le printemps.

-Ce Week-end me ferait un break bienvenu, je téléphone à maman dès que j'aurai fini de ranger pour m'assurer qu'elle a aussi reçu l'invitation et qu'on peut y aller ensemble.

Une heure plus tard, chose faite, lorsque Catherine entendit la voix de son fils, très excitée, elle ne lui a pas laissé placer un mot :

-Je ne sais pas si tu as déjà reçu l'invitation de Gaby, mais pas question de te défiler, j'ai réservé un petit hôtel dans le coin, je me suis luxé l'épaule au yoga hier et je ne peux pas conduire longtemps, je compte sur toi! Je te pique à ton kot samedi en fin d'après-midi et je te passe le volant. Cela nous fera du bien à tous les deux. Et bien Manu, tu m'as entendues?

Manu avait parfaitement entendu et puisque pour une fois il était en accord avec les désirs de sa mère, tout était pour le mieux!!

… le suite demain...

!

Lire la suite...

Le printemps en deuil

Le printemps est arrivé, vêtu d'une robe noire,

la Seine et le ciel ne cessent d'être tristes,

les arbres et toutes les floraisons,

se ferment et s'alourdissent !

Les maisons, les immeubles, tremblent d'heures

en heures, des médecins, les soignants meurent,

des familles pleurent,

des enfances ont perdu le bonheur,

la terre toute entière a froid,

c'est un hiver qui recommence.

J'ai dans le cœur des fleurs étranges, hors

saison, sans parfum ; épineuses à souhait  !

Le virus a forcé tous les corps, les a cambriolés,

jusqu'à leurs derniers souffles,

mais certains ont résisté, ont gagné !

C'est une humanité entière qui avance dans l'obscurité pas à pas,

en espérant ne pas croiser cet imposteur, dont nous ne 

savons rien, ou si peu, de nos vie ce grand voleur !

le printemps est arrivé, vêtu d'une robe noire,

portant dans ses bras amaigris, ce monstre qui vient de naître

et tout le poids déjà de cette tragédie !,

Restez chez vous, je vous en supplie !

NINA

Lire la suite...

Hier encore.....

Hier encore, le ciel était bleu et nous annonçait un printemps radieux, la nature s'éveillait, les jonquilles fleurissaient dans les sous-bois et les jardins, les bourgeons naissaient, les premières abeilles butinaient, les forêts, les lacs, les ruisseaux nous appartenaient, nous profitions de nos enfants, de nos amis comme bon nous semblait, la vie était à la fête..

Quand soudain de gros nuages assombrirent l'azur, les éclats de rires s'éteignirent pour faire place à l'angoisse et à la peur. A présent, grandissant chaque jour cette peur nous a contraint à réduire nos belles sorties natures, à supprimer nos repas de familles  et entre amis, notre belle Liberté est réduite à néant, laissée au bon vouloir de l'invisible ennemi. Mais qui est-il cet infiniment petit, ce virus impossible à dompter, qui est-il pour se permettre de mettre à genoux le vaste monde et décimer ainsi les populations ???. Qui est-il pour décider de nos vies selon ses choix ???? Qu'avons-nous fait - ou pas - pour mériter ce châtiment et quelles leçons devrons-nous en tirer demain...si nous survivons..?????

Lire la suite...

LE TEMPLE DE PHILAE SOUS LES EAUX

Le Temple de Philaë envahi par les eaux.
Cliché réalisé probablement vers 1937 par Etienne DRIOTON

En 1937 Etienne Drioton proposait au roi Faroluk de déplacer le temple  sur une autre île pour le mettre à l'abri des eaux du Nil

(Etienne Drioton et l'Egypte par Michèle Juret, Ed. Safran Bruxelles

Archives du Musée de Montgeron

12273328063?profile=original

Lire la suite...

MISE AU POINT...

Au bord du printemps

La nature s'éveille

On nous donne du temps

Nos désirs en veille!

C'est un grain de sable

Qui bouche nos vies

Il est misérable

D'oublier l'envie.

C'est comme un cauchemar

On va s'réveiller

Et soudain pénard

Au lit s'prélasser!

Si à nos côtés

Chemine l'amour

On peut oublier

Le décompte des jours...

Une couronne de peur

Face à face mortel!

Ah! Retarder l'heure

Et être éternel!

Mais, rappel à l'ordre

Nous ne le sommes pas!

Alors ce désordre

Nous remet au pas!

J.G.

Lire la suite...

Le dialogue des arbres et la danse, toujours.

Dialogue des arbres et la danse, toujours.

Opale enfin et la mer sous les jardins.

Le vent pour longtemps et le silence de la pierre.

Sept jours et en route, il raconte l’histoire assis sur un rocher.

Instantanés_Itinéraires_à_continuer_texte_Le_dialogue_des_arbres_et_la_danse_toujours_

Je voyais à nouveau des nuages de mots dans leurs peintures,

Des rêves et les scènes de la vie quotidienne,

Des écrits sous forme de dessins,

Leur vie  entre mer et montagne.

Quant à la musique, elle veille à ce que son souffle nous égare un peu,

Célébrant les textes au milieu des plantes,

Les déesses, les anciens écrits,

Les conteurs, leurs statues,

Les légendes et les mythes du passé.

Leurs yeux parlent d’eux-mêmes.

Ils côtoient les vestiges de leurs ancêtres

Jusqu’aux arbres qui fredonnent.

Leurs branches nous éparpillent, au rythme des récoltes.

 

Julien Boulier

Le 21 mars 2020  à Brest

texte déposé Sacem 

code oeuvre : 3463865111 

Lire la suite...

Trois colombes



Trois colombes, mais deux guerriers dans le jardin

Ne cessent d'aller et venir sur une branche,
Toujours la même au printemps qui s'avance,
Causant un vacarme pas du tout anodin !

Des battements d'ailes continus et des culbutes
Remettent en scène les voltigeurs amoureux,
Venant punir parfois, celui, pris de doute,
D'un roucoulement désespéré et malheureux !

Deux colombes échevelées en état de guerre
Ne cessent de voler de branche en branche,
Luttent au bord de la crise de nerfs
Pour une demoiselle à la robe blanche !

Alors quand viennent les amours aux temps ardents,
Contenues et confinées aux rigueurs de l'hiver,
Les belles colombes aux plumages si fiers
Eliront le tourtereau le plus imprudent !

Lire la suite...

Mon épouse cette héroïne,

12273326055?profile=originalElle se lève avant l’aurore dans le but avouable de soigner les patients à domicile.

La radio et la télé résonnent de sombres nouvelles et pourtant, seule, elle affronte routes et chemins pour une simple raison : soigner les autres.

De maison en maison, elle apporte un peu de sourires, de présence de soulagement. Cependant, alors que l’endémie progresse, malgré toutes les précautions d’hygiène et de protection, je sais qu’il suffirait de peu de chose pour que la maladie s’invite. Elle le sait, j’en suis conscient et pourtant, sans nier l’évidence, elle n’abandonnera pas, c’est son travail, c’est son devoir, c’est le choix de soulager les autres. Je ne l’en empêcherai pas, qui suis-je pour le faire ?

Je n’ai que quelques mots à lui confier au début de chaque journée, de chaque tournée : sois prudente, prends soin de toi.  Pour toute réponse son rire résonne autour de la table du petit déjeuner. Ce petit morceau de joie est sa façon de faire de la résistance.

Mais son repos est de courte durée.  Elle part rejoindre la première ligne, celle que l’on oublie parfois, que l’on oublie souvent. « Ne t’inquiète pas, je me protège car c’est important de protéger les autres » (Les autres sont plus importants que sa personne, sacré leçon pour que brille l'humanité)

12273326095?profile=original

En se retournant un peu, elle part malgré son épuisement. Personne ne se présente pour la remplacer. C’est son combat et malgré les quelques minutes de repos qu’elle s’offre à l’heure du déjeuner, le téléphone résonne en écho régulier. Par la fenêtre je la regarde s’éloigner. Elle offre l’image d’une sorte de mirage s’étiolant en raison du brouillard.  Il n’y a pas de brouillard, juste une angoisse qui vibre et que l’on étouffe pour ne pas faire germer la peur de vivre tout simplement.  Elle porte une petite valise contenant sa pratique. Un simple objet rouge qui prolonge son bras en signe d’urgence, en étendard glorieux qui me fait un peu trembler. Oui, telle que beaucoup d’autres, cette femme porte l’espoir sans faire de vague, sans faire de bruit.


La femme de ma vie est une héroïne, c'est l'une des raisons qui m'a poussé à plus de discrétion

Philippe De Riemaecker.

 

Lire la suite...

Bernard Dadié et son ami

Encore un écrivain qui a joué un rôle dans ma vie, sans le savoir. J'adore cet écrivain car je le trouve complet (il excelle dans tous les genres littéraires). En plus, il est toujours resté logique dans ses pensées et ses actions (même après un séjour en prison). Enfin, son combat pour la Négritude et pour faire rayonner l'Afrique dans le Monde n'a pas pris une ride. Il mérite le respect. Un grand respect. Alors, c'est la raison pour laquelle son nom a été prononcé dans une chambre d'hôpital. Attendez, je vais vous raconter.
Durant ma période aide-soignante, j'ai rencontré de nombreuses personnes. Au bout de dix-sept ans, j'étais blasée. Plus rien ne m'étonnait. Jusqu'à ce fameux jour...
Je travaillais dans un service de fin de vie à cette époque dans une grande clinique huppée parisienne. Comme d'habitude, je faisais mon tour habituel pour aider mes patients ou leur faire le nursing quand ils n'en avaient plus la force. Je suis rentrée dans la chambre d'un de mes chouchous. Oui, vous avez bien lu. Un chouchou. Nous en avons tous dans les hôpitaux. Le hic, c'est qu'il ne le sait pas. Sinon, ce serait trop facile et pas du tout professionnel. Bon, c'est un secret et ça reste entre nous.
Alors, j'en étais où? Ah oui, dans la chambre d'un patient en fin de vie. Comme tous les jours, nous parlions littérature pendant que je prenais soin de lui. Il devait avoir quatre vingt ans et plus beaucoup de mémoire. Mais, il restait imbattable dans le domaine littéraire. Il adorait lire et écrire. Il avait écrit, en secret sa vie dans les camps de concentration. Mais, ne voulait pas l'éditer. "Tu sais, mon bel oiseau des îles, c'est une histoire qui fait mal à l'âme. Elle est très intime. Je l'ai écrite dans une sorte d'exorcisme. c'est tout."
ça y est, je délire encore. Mais, on va y arriver. Donc, pendant notre échange, il me parla d'un de ses promotionnaires ivoirien. Un écrivain. "D'une intelligence remarquable". "Il sait tout écrire". Sans réfléchir, je lui lance "Bernard Dadié!". D'un bond, il s'est assis dans le lit (cela faisait une éternité qu'il ne l'avait pas fait). Il me raconta beaucoup d'anecdotes sur son "pote". Puis, je l'ai quitté. Le soir, en passant pour les derniers soins, je l'ai retrouvé, entouré de tous ses enfants.
"C'est elle" s'écria -t-il. Moi? Qu'est-ce que j'ai encore fait? ai-je pensé.
"C'est elle qui l'a dit". Oh la la, avec ma grande bouche, qu'est ce que j'ai encore dit?
"Si, si. Demande-lui. Elle l'a dit". Bon, je crois que je vais aller pointer au chômage. Bon sang, qu'est ce que j'ai pu faire?
"Hein que vous avez trouvé le nom de mon copain écrivain. Vous savez, les filles, je vous en ai souvent parlé".
"Oui, papa Monsieur Dadié"
"C'est ça, c'est ça. Vas-y, donne-lui. Dépêche-toi".
Je me suis retrouvée avec un gros pourboire pour avoir juste mentionné le nom d'un de mes écrivains préféré. Merci Monsieur Dadié.12273325271?profile=original

Lire la suite...

Neuvains à la couleur de l'encre

Neuvains, à la couleur de l’encre.

Paysages de vos présences.

Lumière en miroir

Contemplation de l’ineffable.

L’étendue des îles, leurs rochers,

Les dessins et les esquisses sont

Les chemins qui construisent ta charpente,

Les demeures, tes parcours.

Les caps mythiques au détour du sentier.

Ardentes rencontres entre les arts et les mythes,

Vous êtes les sources

Qui indiquent les lieux de nos passages.

 

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/profile/show?id=JulienBoulier&#

Julien Boulier

 

A Brest,

Le 19 mars 2020

texte déposé Sacem

code oeuvre 3463746711 

Lire la suite...

Fables virales

 

DEUX FABLES VIRALES

(pour couronner le corona)

REVANCHE

Petit Virus presque inconnu dormait tranquille au fin fond du bout du monde.

Il s'ennuyait.

Un jour, passant pas très loin d'un touriste étalé près de la piscine d'un hôtel all inclusive, il s'aperçut que l'homme dormait au soleil bouche ouverte.

Il sauta et atterrit sur le palais de l'homme qui l'avala.

Petit Virus entreprit un joyeux périple à l'intérieur.

Là, il se multiplia et devint colonie.

Juste retour des choses après tant de siècles d’impérialisme planétaire par les Européens.

 

SUPER-HEROS

Un miniminuscule virus anonyme parvint à s'infiltrer en quelques mois à travers le monde entier.

Il prospérait, prospérait tant et tant qu'il devint vedette mondiale de la télé, des radios, des journaux, des réseaux sociaux.

Une renommée inconcevable. Il reçut alors un nom de baptême qui concrétisa son identité.

Notre virus vivait dans l'euphorie de sa prospérité, de sa postérité.

À tel point que voyant les transformations qu'il suscitait, se mit à rêver qu'il aurait un jour le prix Nobel de la paix s'il parvenait, lui tout seul, à provoquer la  bascule de l'économie anarchiquement néolibérale vers la non-croissance, vers la dévalorisation totale des bénéfices financiers, vers la dépollution générale.

Il est sûr et certain qu'il va y parvenir ; ce qui le rend plus efficace encore.

 

  ©Michel Voiturier          

 

Lire la suite...

DU TEMPS AU TEMPS ?

 Donner du temps au temps, il y a peu cela relevait du fantasme. Pris dans la frénésie des activités, dans le besoin de se prouver notre illusoire importance!

Et puis voilà que surgit sur le gâteau de l'inconséquence une mouchette… et le désir du gâteau s'effondre, un recul, oserai-je dire un rejet?

Notre monde avait bien les pieds d'argile puisqu'un virus le paralyse. Alors entre peur et incrédulité nous ressentons le frisson de notre fragilité qui nous crie : il est temps de penser!

Repliés pour éradiquer l'intrus, nous avons l'opportunité d'accueillir un cadeau : le temps!

Du temps pour la réflexion, pour se remettre en question?

J.G.

Lire la suite...

Autres temps, autres loisirs.

“AKKEY, LE JUGEMENT DES ANIMAUX” DE MEND BIZMAR ET DE SIMON MBUMBO - La BD au secours de l’environnement

Bonjour mesdames, mesdemoiselles et messieurs! Il fut un temps où nous achetions nos bandes dessinées à même le tourniquet du buraliste du coin. Mon kiosque ? C’était à l’enseigne de l’« Equipe » d’El-Biar (Alger) et de temps à autre j’allais chez le libraire de Saint-Raphaël ou celui qui était en face de l’immeuble « JSEB-Judo » au lieu-dit « Le Cheval Blanc » à El-Biar. Heureux, chacun y allait vers son héros, « Akim le roi de la jungle », « Zembla le seigneur de la forêt » et tous les « Tarzan » ou les « Tarzazan ». Bien sur qu’un tel bonheur y laisse des traces dans le mental. Notamment, l’image de nos héros qui voltigent de lianes en lianes et qui nous ont accompagnés d’une branche de baobab et vers la cabane d’Akim qu’il a bâti sur un baobab. Un nid où nous rêvions d’aller jouer à l’intérieur sans savoir que c’était en réalité un nid d’amour qu’il filait avec sa belle Rita. Il en est un parmi ces nostalgiques de ces années heureuses qui s’est mis à l’écriture de scénarios de bandes-dessinés et c’est monsieur Mohamed Naït-Kaci (nom de plume Mend Bizmar) qui a écrit : «Akkey, le jugement des animaux » (éd, Toom 2019) avec de belles photos illustrées du dessinateur Simon Pierre Mbumbo et qu’ils m’ont dédicacés lors de leur passage au Festival de la Bande Dessinée (Fibda 2019) à Alger. En voici un aperçu d’un article de presse sur le journal « Liberté » (Algérie) que j’ai consacré à l’appréciation de cet ouvrage. Bonne lecture chers ami(e)s et agréable journée. Alger, le 18 mars 2020. Louhal Nourreddine, journaliste-écrivain.12273324460?profile=original

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles