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Le bruissement de la vie

Sous la brise du feuillage des platanes,
Quand souffle le tendre ramage virginal,
Sous le préau, où de vertes feuilles planent,
Les enfants y chahutent sans le moindre mal.

Sous la brise du feuillage des marronniers,
Quand vite s'engouffre le doux vent de l'été,
Derrière des murs aux cartables rainurés,
Des coeurs déjà y brûlent pour l'éternité.

Sous la brise du feuillage des châtaigniers,
Quand s'engouffre le doux vent de la liberté,
Parmi les glaneurs, tels une grande armée,
De prétendus seigneurs s'échangent des baisers.

Sous la brise des saules de la rivière,
Quand se met à souffler le doux air de l'espoir,
Des songes disent des phrases coutumières,
Lors, aux amants liés à de nobles devoirs.

Puis les feuilles ont jauni sur les platanes,
Venue la froide bise de l'automne.
Des enfants grandis bataillent et chicanent
Sous des préaux jonchés de couleurs ocre-jaunes.

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Le 1er mai. Le jour associé à Beltane, ou Beltaine. Les Celtes célébraient cette date comme le début de l'été, le passage de la période sombre à la période claire. Il y a cette belle tradition de l'arbre de mai, toujours célébrée dans le joli village d'Ecaussinnes, où les hommes venaient planter un arbre dans le jardin de celle qu'il courtisait et puis la demoiselle décorait l'arbre avec des rubans et invitait son bien-aimé à un gouter. Mignon, hein?12273331657?profile=original

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NINA

Tu passes, chemines non sans grâce,
 sur ce parquet clair, chacun de tes petits pas, bruit à peine,
 ne trouble point la nuit, la rend bien plus magique !
Tu passes, chemines, dans ce clair-obscur qui
me fascine tant, me détend,
 ta petites tête triangulaire et fauve, 
tenue bien droite, non sans fierté !
Tu passes, chemines, en faisant mine de ne point
me voir, éblouissante, radieuse, 
les yeux verts grand-ouverts ;
 longiligne tu en fais des envieuses !
Tu passes, chemines, indifférente au coussin que
je t'ai préparé, pour y rêver, 
y somnoler des souris plein la tête ;
avais-je oublié que tu choisis
toi même ton lieu de rêveries !
Tu passes, chemines, quasiment insonore
dans cette aube blonde et chaude, 
chacune de tes foulées me fait penser au glissement 
d'un fil de soie sur une étoffe précieuse !
C'est un enchantement sans pareil, 
que d'écouter tes tendres coussinets
évoluer sur le parquet de notre appartement ;
devrais-je dire le tien ?
NINA
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Un soir... Un livre...

"Murmure..." 2012

Pourquoi Murmure…? Qu'est-ce qu'un poème?

Un cheminement de la pensée, un cri, une révolte, une souffrance, une saveur?

Mais toujours une émotion qui devient si intense qu'on a envie de s'en expliquer, de s'en libérer en la couchant sur le papier avec le fol espoir que ce murmure… qui cherche le rythme et qui accompagne l'écriture devienne un partage, trouve un écho…?

Un petit extrait :

LE RYTHME DES JOURS...

Dans le rythme des jours, j'ai perdu ma pensée

Egaré mes désirs et compté mes années...

Comme soleil qui décline s'enflamme à l'horizon

Mon cœur enfin s'embrase et change d'opinion!

Et tout ce qui semblait des trésors autrefois

Dans le jour qui se lève ne sont plus d'aucun poids!

La liberté me grise et m'effraie à la fois

Et je ressens enfin soudain… comme un hymne à la joie!12273330287?profile=original

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administrateur partenariats

12273329659?profile=original

"Au fond de mon jardin"

Aquarelle Liliane Magotte

Je ne ferai pas ce voyage
j’irai jusqu’à l’arbre
au fond du jardin
qui m’amènera plus loin

il me racontera son histoire
de feuilles d’oiseaux
de vent et d’éternité
je lirai à voix haute des poèmes
sur les choses perdues
nos rêves éperdus
le temps retrouvé

le soir tombé
une paix nous gagnera
qui n’aura rien à voir
avec le sommeil
......................................


Martine Rouhart

12273330065?profile=original

"Aquarelle par Ninette", illustration proposée par

Louis Van Cappellen

Un partenariat

Arts

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Lettres

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So12273326466?profile=originalus l’escalier aux marches taillées dans de la pierre de « Gobertange » sont rangées quelques bouteilles de vin.  Ces bouteilles sont les seuls objets qui me motivent à descendre dans les entrailles de notre maison. 

J’aime le vin, mes amis le savent, j’aime ce breuvage que l’on approche avec modération. Si j’apprécie ces larmes de raisin c’est : pour les parfums qu’elles nous dévoilent, les reflets d’une robe, le goût qui s’entremêle tout en gardant une forte personnalité.  Le vin, le bon, offre cette alchimie, étrange miroir de l’harmonie qui reigne parfois entre les cadeaux de la nature et le travail des hommes.  Chaque flagrance ressemble à une bénédiction et ne l’oublions pas, Bacchus était un dieu.  Il suffirait d’un minimum d’attention pour parvenir à discerner, un à un, les arômes du terroir.  C’est difficile je vous l’accorde, mais d’après la légende, le résultat est un bonheur en soi.  En vous parlant de Bacchus, voici peut-être l’opportunité d’approcher un roman qui mérite notre attention.

En effleurant le premier de couverture de « Les sarments de la Colère », je savais que je ne serais pas déçu.  Voici un auteur, Christian Laborie, qui lorsqu’il écrit, dévoile l’amour qu’il porte à son pays, pardon, son pays d’adoption.  Il semble avoir compris que l’on ne peut aimer sans prendre en compte tous les aspects de l’empreinte des anciens, ces êtres emplis de courage, qui ont forgé les mentalités positives d’une superbe région.

Il aurait été si simple de ne peindre que les images saisies sur l’instant, si simple et si banal que l’on aurait probablement évité d’en discuter ici. Lire la suite

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L’arbre au fond du jardin

Je ne ferai pas ce voyage
j’irai jusqu’à l’arbre
au fond du jardin
qui m’amènera plus loin

il me racontera son histoire
de feuilles d’oiseaux
de vent et d’éternité
je lirai à voix haute des poèmes
sur les choses perdues
nos rêves éperdus
le temps retrouvé

le soir tombé
une paix nous gagnera
qui n’aura rien à voir
avec le sommeil
......................................
Martine Rouhart

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Gemmes, l’imaginaire, le savoir-faire

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Gemmes, l’imaginaire, le savoir-faire

Dans cet entrelacs minéral primaire
Par un patient travail, le lapidaire
Ondulant d’imaginaire en savoir-faire
(intelligence du geste,
art modeste)
Offre un unique exemplaire
Que l’œil a inventé
(un éclair,
effet Schiller)
La main a sublimé
12273328674?profile=originalPosséder son métier
En bon ouvrier
Là est sa fierté.

Michel Lansardière

En-tête : Taillerie de Royat (Puy-de-Dôme ; ca 1900) : La taille et le polissage des améthystes, rubis, saphirs, émeraudes…
La Société Anonyme des Pierres Précieuses d’Auvergne, « La plus intéressante curiosité du pays » disait la réclame, est fermée depuis 2004. On n’y travaillait plus guère, on ouvrait le patrimoine à la visite… Les prolétaires de la terre ont perdu leur fierté. Hommage leur soit rendu, ils sont dignes d’éloges.


Au centre : petite coupe en agate mousse (pierre provenant d’Inde, mais probablement taillée en Allemagne à Idar-Oberstein). La « mousse » est due à des inclusions de chlorite, un silicate. Travail particulièrement délicat qui montre toute l’habileté du lapidaire.

On appelle « effet Schiller » (ou adularescence, labradorescence, iridescence, opalescence) une interférence, c’est-à-dire une propriété optique obtenue par la réflexion de la lumière sur la structure interne de la pierre et que la taille en cabochon et le polissage révèlent. Plus simplement on peut parler de chatoiement ou de miroitement. On trouve cet effet dans certains feldspaths (labradorite, pierre de lune, pierre de soleil) ou la nacre.


12273328867?profile=originalLabradorite de Madagascar montrant l’effet Schiller.

Convenez que ce miroitement, ce battement d’ailes, est finalement plus séduisant que l’ « effet papillon » qui vous transmet un virus en clin d’œil et sème chaos et désolation.

(photos coll. M. L.)

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Un soir... Un livre...

12273327291?profile=original2011 "Feuillet d'automne"

Effeuiller les souvenirs, la vie et les pensées qu'elle suscite… et en faire un recueil, rêvant que le lecteur le feuillette peut-être au coin d'un feu en se laissant aller à lire tout haut pour mieux s'en imprégner et prendre plaisir au rythme et aux battements de cœur de ces feuillets d'automne...

Un petit extrait (avant d'aller dormir?)

Comme...

Comme un enfant perdu

Qui  se retient de pleurer

Pour ne pas perdre espoir!

Comme un oiseau blessé

Qui craint de se poser

Et s'acharne à voler dans le noir!

Comme un soldat paumé

Qui cherche en vain le gué

Poursuit sa route pour y croire!

Comme l'ombre qui s'étend

Tout au loin près de l'étang

Et lentement disparaît avec le soir!

Comme un cœur qui attend

Depuis bien trop longtemps

Et confie à la brune son désespoir!

Je veux écrire partout

Mes rêves les plus fous

Comme… un cri de victoire!

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Confinement.

Confinement,
jour sans fin,
qui recommence identique,
du matin jusqu'au soir,
inlassablement,
tout le temps.

Le ciel semble ne jamais
se départir de tout ce bleu ;
de l'aube au crépuscule,
on s'en met plein les yeux,
depuis nos fenêtres,
vêtues de voilages bleus.

Les humains s'organisent,
se ritualisent dans ce temps
qui leur est imparti, où ils peuvent
ressortir, ici et là, sans jamais
de leurs domiciles, trop s'éloigner.

Les voici confinés dans
des cages bétonnées, dans
des maisons fermées, alors
que les oiseaux et tous les
animaux, profitent pleinement
de nos jardins, de nos rues
devenues les leurs enfin !

Confinement,
jour sans fin ou devrais-je dire
nuit, sans cinéma,
sans théâtre, sans restaurant,
ni même sans embrassade
dans les bistrots, tu nous
obliges à réfléchir, à penser
à toutes les exactions que
nous avons fait subir à la terre
tout entière, au ciel même !

Saurons nous à l'avenir,
après nos repentirs, les aimer,
les chérir, pour les voir peu-à-peu
s'éclaircir, nous pardonner enfin,
en terrassant ce virus dont j'exècre
le nom.

NINA

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Un soir... Un livre...

2010  "Insomnies"

Pour s'endormir, on peut essayer de compter les moutons! On peut aussi passer en revue ses rflexions et ses sentiments...

Alors parfois au lieu de sombrer dans le sommeil, on se lève pour mettre de l'ordre dans ses révoltes, ses pensées et pourquoi pas… s'amuser à jongler avec le rythme des mots?

C'est la raison pour laquelle j'ai intitulé ce recueil "INSOMNIES"! Rêvant qu'il se retrouve sur quelques tables de nuit et qu'en le parcourant, le lecteur se sentant compris et moins seul… s'apaise jusqu'à trouver le sommeil...

Un petit extrait :

Sérénité…

 L'odeur du foin coupé

C'est comme le goût de l'été!

Et ta peau parcourue par mes lèvres

C'est ce à quoi je rêve...

La brise mutine décoiffant des cheveux

Comme un désir qui rend heureux.

Entendre le ressac de la mer au lointain

Scander l'espoir que je mets en demain!

Les soucis sont partis loin d'ici

Alors de toutes mes forces de la vie je jouis!

Et si d'aventure je m'étais trompée...

Je repartirais pour d'autres traversées!12273324087?profile=original

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Un soir... un livre...

"Au fil des âges" 2009

De l'adolescence à l'âge mur le regard que l'on porte sur la vie n'est pas forcément différent, ce contrairement aux idées toutes faites.

En mettant bout à bout les textes écrits hier et ceux d'aujourd'hui, j'en ai fait le constat sans m'étonner vraiment...

Ce doit être parce que la poésie pour s'exprimer a besoin d'une réflexion qui, si elle est profonde, est finalement intemporelle...

Un petit extrait avant d'aller dormir?

ON M'A DIT :

On m'a dit : C'est seulement dans la souffrance que l'on est grand.

Je voudrais tant être restée petite, sans peines et sans tourments.

On m'a dit : Il faut fuir le bruit pour trouver la paix et l'oubli.

Je voudrais bien ne plus entendre ce silence qui m'assourdit!

On m'a dit : Si tu veux être sage, veille à ne pas trop rêver.

Je voudrais tant savoir où finit ce cauchemar de la réalité?

On m'a dit : Aux trop beaux serments il ne faut jamais croire.

Je voudrais bien avoir gardé ne fût-ce

qu'un tout petit peu d'espoir!

On m'a dit : Si tu savais! Une si longue et raisonnable prose

Je voudrais bien oublier que sans rien dire

tu contais tant de choses...12273325471?profile=original

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Quand le soleil renaîtra nous irons jouer

Main dans la main, en riant au fond du jardin.
Nous verrons toutes les couleurs de nos cahiers
Chanter en vrai comme dans nos rêves, enfin !

Alors nous pourrons humer les plus jolies fleurs,
Cueillir des raisins, flâner sous les vieux chênes,
Au gré des chemins voler toutes les senteurs,
Nous griser des parfums à perdre haleine...

Quand le soleil renaîtra, comme un présage,
Nous franchirons les montagnes et les plaines.
Et s'il pleut demain, l'eau sur notre visage
Lavera nos larmes et aussi nos peines.


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Présentation et bibliographie...

D'aussi longtemps que je m'en souvienne, j'ai toujours été intéressée par le théâtre et la poésie.

Très jeune j'écrivis des poèmes que j'enfuis dans une boite.

Ensuite, il y eut la vie…

Aussi ce n'est qu'en 2009 que je pris le temps d'en envoyer un choix à un éditeur.

Depuis, voici ma bibliographie :

Aux éditions Baudelaire

Au fils des âges…, 2009

Insomnies, 1010

Feuillets d'automne…, 2011

Murmure…, 2012

La vie et plus…, 2013

Funambule…, 2014

La couleur des mots…, 1015

Entre deux pluies…, 2016

Vertiges, 2017

Eclats de voix, 2018

Racines, 2019

Aux éditions Acrodacrolivres

Un petit goût de quinquina, 2015 Roman

Aux éditions Atramenta

Un penny pour vos pensées, 2016 Roman

A fleur de peau, 2016 Nouvelles

Un double des clés, 2017 Roman

Un petit détour, 2019 Histoires courtes

Chez LC Productions

A l'encre de ma vie, 2019, CD avec la complicité musicale de Pascal Michaux (la poésie autrement…)

Contretemps, une pièce de théâtre (en attente d'être jouée fin 2020 ou en 2021?)

Et sur le feu : Un douzième recueil prêt pour l'éditeur, quelques nouvelles et billets d'humeur, et le début d'un quatrième roman….

Boulimique de travail et paresseuse… je suis en vie!

J.G.

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Avril s'en va.

Avril s'en va sur la pointe des pieds,
le ciel s'offre à mai, à ses lilas, ses muguets éphémères,
à toutes leurs lumières.
Au loin, reluit une rivière, aux pieds d'immenses frênes,
l'herbe et les ronciers, fascinent, reçoivent les corps
qui s'y perdent, enchantés, exaltés.
Serait-ce déjà l'été ?
Avril s'en va sous un ciel turquoise,
ça et là, passent de blancs nuages, pour faire chanter nos yeux,
nous rappeler nos enfances ; écumes des cieux.
Non loin de moi, s'écoule verte, l'Oise où passent des péniches,
avec cette nonchalance si reposante.
Je m'accorde cet instant, de paix et de fraîcheur, en
flânant sur la berge, en ne songeant qu'à vous .
Serait-ce déjà l'été ?
Avril s'efface peu-à-peu, pour laisser mai venir, 
ici et là, toutes les allées fleurissent, embaument ce chaud printemps,
et les villes de parures multicolores s'égayent, s'échancrent à force de
légèreté; l'insouciance semble être partout !
Les squares et les jardins rivalisent en splendeurs, en inventivité 
concernant les couleurs, les textures des denses feuillages. tout
en transparence.
Savez-vous que je m'y  promène dès midi et parfois jusqu'au soir ; un 
doux parfum de liberté alors pénètre tous mes pores.
Serait-ce déjà l'été ?
NINA
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Alors se trouve sur ton passage, Sous la glace

Itinéraires_Instantanés_à_continuer_le_Phénix_

Alors se trouve sur ton passage, sous la glace,

La lumière fantasque.

Entre les branches, la lumière des arbres

côtoie secrètement le miroir.

Les cahiers sont ancrés dans une géographie

des fragments et des figures.

Les âmes s’y succèdent et s’y entremêlent.

A la recherche d’un sentier détourné,

Qui se courbe, qui dévie de nos jalons.

Au milieu des rires

Auprès des bateaux.

La mer et ses voilures.

Les maisons et leurs murs de couleurs

Attirent le regard.

Les êtres se rencontrent

Et deviennent le Phénix.

 

A Brest,

Le samedi 24 avril 2020

déposé Sacem code oeuvre 3466342711

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SURNOISE QUESTION!

 Les heures ont ce goût fade des rêves qui s'étiolent!

Pourtant dans têtes en vrac des images caracolent...

Un gros orage craque et la pluie qui dévale

Puis reviens le soleil et la mémoire cavale!

Sur un bateau qui tangue, on respire un grand coup

Mais, l' passé aujourd'hui semble une histoire de fou...

Alors! Un nouveau tour d' un monde sans harmonie?

Ou aurions-nous perdu, l'envie d'avoir envie…?

J.G.

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DESIR

Je désire être vous, être moi,
les deux à la fois, au même instant, 
être la terre, être le ciel,
les deux à la fois, à la même heure,
être l'éphémère, être l'éternelle,
les deux à la fois, au même instant,
être l'ombre, être l'ensoleillement,
les deux à la fois, à la même saison,
être la mer, être le fleuve,
les deux à la fois, au même instant,
être l'hiver, être l'été,
les deux à la fois, à la même heure,
être votre voix, être la mienne,
les deux à la fois, au même instant,
être votre enfance, être la mienne,
les deux à la fois, inlassablement.
Je voudrais embrasser, étreindre la vie toute entière,
et puis entendre le chuchotement de votre grande silence, 
qui s'aventure de plus en plus souvent, 
dans chacun de vos gestes,
 lorsque près de vous j'existe, je tremble,
mais n'ose pas assez.
Comprendre;
Pourtant mon cœur, mon corps, n'ont guère les yeux fermés,
quant à ma tête, dès qu'elle songe à vous seul, 
elle fait le tour du monde à n'en plus finir.
C'est alors que ma voix, se met à écrire,
 pour mieux comprendre, 
tout cela, mot à mot.
Puis, pour ne jamais me défaire,
de cette beauté là, pour en ressentir
 chacun de ses reliefs, de ses sonorités
 et ne jamais douter,
de sa pérennité ! 
Le vivant.
NINA
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