Sous la brise du feuillage des platanes,
Quand souffle le tendre ramage virginal,
Sous le préau, où de vertes feuilles planent,
Les enfants y chahutent sans le moindre mal.
Sous la brise du feuillage des marronniers,
Quand vite s'engouffre le doux vent de l'été,
Derrière des murs aux cartables rainurés,
Des coeurs déjà y brûlent pour l'éternité.
Sous la brise du feuillage des châtaigniers,
Quand s'engouffre le doux vent de la liberté,
Parmi les glaneurs, tels une grande armée,
De prétendus seigneurs s'échangent des baisers.
Sous la brise des saules de la rivière,
Quand se met à souffler le doux air de l'espoir,
Des songes disent des phrases coutumières,
Lors, aux amants liés à de nobles devoirs.
Puis les feuilles ont jauni sur les platanes,
Venue la froide bise de l'automne.
Des enfants grandis bataillent et chicanent
Sous des préaux jonchés de couleurs ocre-jaunes.
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Le 1er mai. Le jour associé à Beltane, ou Beltaine. Les Celtes célébraient cette date comme le début de l'été, le passage de la période sombre à la période claire. Il y a cette belle tradition de l'arbre de mai, toujours célébrée dans le joli village d'Ecaussinnes, où les hommes venaient planter un arbre dans le jardin de celle qu'il courtisait et puis la demoiselle décorait l'arbre avec des rubans et invitait son bien-aimé à un gouter. Mignon, hein?
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"Murmure..." 2012
Pourquoi Murmure…? Qu'est-ce qu'un poème?
Un cheminement de la pensée, un cri, une révolte, une souffrance, une saveur?
Mais toujours une émotion qui devient si intense qu'on a envie de s'en expliquer, de s'en libérer en la couchant sur le papier avec le fol espoir que ce murmure… qui cherche le rythme et qui accompagne l'écriture devienne un partage, trouve un écho…?
Un petit extrait :
LE RYTHME DES JOURS...
Dans le rythme des jours, j'ai perdu ma pensée
Egaré mes désirs et compté mes années...
Comme soleil qui décline s'enflamme à l'horizon
Mon cœur enfin s'embrase et change d'opinion!
Et tout ce qui semblait des trésors autrefois
Dans le jour qui se lève ne sont plus d'aucun poids!
La liberté me grise et m'effraie à la fois
"Au fond de mon jardin"
Aquarelle Liliane Magotte
Je ne ferai pas ce voyage
j’irai jusqu’à l’arbre
au fond du jardin
qui m’amènera plus loin
il me racontera son histoire
de feuilles d’oiseaux
de vent et d’éternité
je lirai à voix haute des poèmes
sur les choses perdues
nos rêves éperdus
le temps retrouvé
le soir tombé
une paix nous gagnera
qui n’aura rien à voir
avec le sommeil
......................................
"Aquarelle par Ninette", illustration proposée par
Un partenariat
Arts
Lettres
Sous l’escalier aux marches taillées dans de la pierre de « Gobertange » sont rangées quelques bouteilles de vin. Ces bouteilles sont les seuls objets qui me motivent à descendre dans les entrailles de notre maison.
J’aime le vin, mes amis le savent, j’aime ce breuvage que l’on approche avec modération. Si j’apprécie ces larmes de raisin c’est : pour les parfums qu’elles nous dévoilent, les reflets d’une robe, le goût qui s’entremêle tout en gardant une forte personnalité. Le vin, le bon, offre cette alchimie, étrange miroir de l’harmonie qui reigne parfois entre les cadeaux de la nature et le travail des hommes. Chaque flagrance ressemble à une bénédiction et ne l’oublions pas, Bacchus était un dieu. Il suffirait d’un minimum d’attention pour parvenir à discerner, un à un, les arômes du terroir. C’est difficile je vous l’accorde, mais d’après la légende, le résultat est un bonheur en soi. En vous parlant de Bacchus, voici peut-être l’opportunité d’approcher un roman qui mérite notre attention.
En effleurant le premier de couverture de « Les sarments de la Colère », je savais que je ne serais pas déçu. Voici un auteur, Christian Laborie, qui lorsqu’il écrit, dévoile l’amour qu’il porte à son pays, pardon, son pays d’adoption. Il semble avoir compris que l’on ne peut aimer sans prendre en compte tous les aspects de l’empreinte des anciens, ces êtres emplis de courage, qui ont forgé les mentalités positives d’une superbe région.
Il aurait été si simple de ne peindre que les images saisies sur l’instant, si simple et si banal que l’on aurait probablement évité d’en discuter ici. Lire la suite
Je ne ferai pas ce voyage
j’irai jusqu’à l’arbre
au fond du jardin
qui m’amènera plus loin
il me racontera son histoire
de feuilles d’oiseaux
de vent et d’éternité
je lirai à voix haute des poèmes
sur les choses perdues
nos rêves éperdus
le temps retrouvé
le soir tombé
une paix nous gagnera
qui n’aura rien à voir
avec le sommeil
......................................
Martine Rouhart
Gemmes, l’imaginaire, le savoir-faire
Dans cet entrelacs minéral primaire
Par un patient travail, le lapidaire
Ondulant d’imaginaire en savoir-faire
(intelligence du geste,
art modeste)
Offre un unique exemplaire
Que l’œil a inventé
(un éclair,
effet Schiller)
La main a sublimé
Posséder son métier
En bon ouvrier
Là est sa fierté.
Michel Lansardière
En-tête : Taillerie de Royat (Puy-de-Dôme ; ca 1900) : La taille et le polissage des améthystes, rubis, saphirs, émeraudes…
La Société Anonyme des Pierres Précieuses d’Auvergne, « La plus intéressante curiosité du pays » disait la réclame, est fermée depuis 2004. On n’y travaillait plus guère, on ouvrait le patrimoine à la visite… Les prolétaires de la terre ont perdu leur fierté. Hommage leur soit rendu, ils sont dignes d’éloges.
Au centre : petite coupe en agate mousse (pierre provenant d’Inde, mais probablement taillée en Allemagne à Idar-Oberstein). La « mousse » est due à des inclusions de chlorite, un silicate. Travail particulièrement délicat qui montre toute l’habileté du lapidaire.
On appelle « effet Schiller » (ou adularescence, labradorescence, iridescence, opalescence) une interférence, c’est-à-dire une propriété optique obtenue par la réflexion de la lumière sur la structure interne de la pierre et que la taille en cabochon et le polissage révèlent. Plus simplement on peut parler de chatoiement ou de miroitement. On trouve cet effet dans certains feldspaths (labradorite, pierre de lune, pierre de soleil) ou la nacre.
Labradorite de Madagascar montrant l’effet Schiller.
Convenez que ce miroitement, ce battement d’ailes, est finalement plus séduisant que l’ « effet papillon » qui vous transmet un virus en clin d’œil et sème chaos et désolation.
(photos coll. M. L.)
Effeuiller les souvenirs, la vie et les pensées qu'elle suscite… et en faire un recueil, rêvant que le lecteur le feuillette peut-être au coin d'un feu en se laissant aller à lire tout haut pour mieux s'en imprégner et prendre plaisir au rythme et aux battements de cœur de ces feuillets d'automne...
Un petit extrait (avant d'aller dormir?)
Comme...
Comme un enfant perdu
Qui se retient de pleurer
Pour ne pas perdre espoir!
Comme un oiseau blessé
Qui craint de se poser
Et s'acharne à voler dans le noir!
Comme un soldat paumé
Qui cherche en vain le gué
Poursuit sa route pour y croire!
Comme l'ombre qui s'étend
Tout au loin près de l'étang
Et lentement disparaît avec le soir!
Comme un cœur qui attend
Depuis bien trop longtemps
Et confie à la brune son désespoir!
Je veux écrire partout
Mes rêves les plus fous
Comme… un cri de victoire!
Confinement,
jour sans fin,
qui recommence identique,
du matin jusqu'au soir,
inlassablement,
tout le temps.
Le ciel semble ne jamais
se départir de tout ce bleu ;
de l'aube au crépuscule,
on s'en met plein les yeux,
depuis nos fenêtres,
vêtues de voilages bleus.
Les humains s'organisent,
se ritualisent dans ce temps
qui leur est imparti, où ils peuvent
ressortir, ici et là, sans jamais
de leurs domiciles, trop s'éloigner.
Les voici confinés dans
des cages bétonnées, dans
des maisons fermées, alors
que les oiseaux et tous les
animaux, profitent pleinement
de nos jardins, de nos rues
devenues les leurs enfin !
Confinement,
jour sans fin ou devrais-je dire
nuit, sans cinéma,
sans théâtre, sans restaurant,
ni même sans embrassade
dans les bistrots, tu nous
obliges à réfléchir, à penser
à toutes les exactions que
nous avons fait subir à la terre
tout entière, au ciel même !
Saurons nous à l'avenir,
après nos repentirs, les aimer,
les chérir, pour les voir peu-à-peu
s'éclaircir, nous pardonner enfin,
en terrassant ce virus dont j'exècre
le nom.
NINA
2010 "Insomnies"
Pour s'endormir, on peut essayer de compter les moutons! On peut aussi passer en revue ses rflexions et ses sentiments...
Alors parfois au lieu de sombrer dans le sommeil, on se lève pour mettre de l'ordre dans ses révoltes, ses pensées et pourquoi pas… s'amuser à jongler avec le rythme des mots?
C'est la raison pour laquelle j'ai intitulé ce recueil "INSOMNIES"! Rêvant qu'il se retrouve sur quelques tables de nuit et qu'en le parcourant, le lecteur se sentant compris et moins seul… s'apaise jusqu'à trouver le sommeil...
Un petit extrait :
Sérénité…
L'odeur du foin coupé
C'est comme le goût de l'été!
Et ta peau parcourue par mes lèvres
C'est ce à quoi je rêve...
La brise mutine décoiffant des cheveux
Comme un désir qui rend heureux.
Entendre le ressac de la mer au lointain
Scander l'espoir que je mets en demain!
Les soucis sont partis loin d'ici
Alors de toutes mes forces de la vie je jouis!
Et si d'aventure je m'étais trompée...
"Au fil des âges" 2009
De l'adolescence à l'âge mur le regard que l'on porte sur la vie n'est pas forcément différent, ce contrairement aux idées toutes faites.
En mettant bout à bout les textes écrits hier et ceux d'aujourd'hui, j'en ai fait le constat sans m'étonner vraiment...
Ce doit être parce que la poésie pour s'exprimer a besoin d'une réflexion qui, si elle est profonde, est finalement intemporelle...
Un petit extrait avant d'aller dormir?
ON M'A DIT :
On m'a dit : C'est seulement dans la souffrance que l'on est grand.
Je voudrais tant être restée petite, sans peines et sans tourments.
On m'a dit : Il faut fuir le bruit pour trouver la paix et l'oubli.
Je voudrais bien ne plus entendre ce silence qui m'assourdit!
On m'a dit : Si tu veux être sage, veille à ne pas trop rêver.
Je voudrais tant savoir où finit ce cauchemar de la réalité?
On m'a dit : Aux trop beaux serments il ne faut jamais croire.
Je voudrais bien avoir gardé ne fût-ce
qu'un tout petit peu d'espoir!
On m'a dit : Si tu savais! Une si longue et raisonnable prose
Je voudrais bien oublier que sans rien dire
Quand le soleil renaîtra nous irons jouer
Main dans la main, en riant au fond du jardin.
Nous verrons toutes les couleurs de nos cahiers
Chanter en vrai comme dans nos rêves, enfin !
Alors nous pourrons humer les plus jolies fleurs,
Cueillir des raisins, flâner sous les vieux chênes,
Au gré des chemins voler toutes les senteurs,
Nous griser des parfums à perdre haleine...
Quand le soleil renaîtra, comme un présage,
Nous franchirons les montagnes et les plaines.
Et s'il pleut demain, l'eau sur notre visage
Lavera nos larmes et aussi nos peines.
D'aussi longtemps que je m'en souvienne, j'ai toujours été intéressée par le théâtre et la poésie.
Très jeune j'écrivis des poèmes que j'enfuis dans une boite.
Ensuite, il y eut la vie…
Aussi ce n'est qu'en 2009 que je pris le temps d'en envoyer un choix à un éditeur.
Depuis, voici ma bibliographie :
Aux éditions Baudelaire
Au fils des âges…, 2009
Insomnies, 1010
Feuillets d'automne…, 2011
Murmure…, 2012
La vie et plus…, 2013
Funambule…, 2014
La couleur des mots…, 1015
Entre deux pluies…, 2016
Vertiges, 2017
Eclats de voix, 2018
Racines, 2019
Aux éditions Acrodacrolivres
Un petit goût de quinquina, 2015 Roman
Aux éditions Atramenta
Un penny pour vos pensées, 2016 Roman
A fleur de peau, 2016 Nouvelles
Un double des clés, 2017 Roman
Un petit détour, 2019 Histoires courtes
Chez LC Productions
A l'encre de ma vie, 2019, CD avec la complicité musicale de Pascal Michaux (la poésie autrement…)
Contretemps, une pièce de théâtre (en attente d'être jouée fin 2020 ou en 2021?)
Et sur le feu : Un douzième recueil prêt pour l'éditeur, quelques nouvelles et billets d'humeur, et le début d'un quatrième roman….
Boulimique de travail et paresseuse… je suis en vie!
J.G.
Itinéraires_Instantanés_à_continuer_le_Phénix_
Alors se trouve sur ton passage, sous la glace,
La lumière fantasque.
Entre les branches, la lumière des arbres
côtoie secrètement le miroir.
Les cahiers sont ancrés dans une géographie
des fragments et des figures.
Les âmes s’y succèdent et s’y entremêlent.
A la recherche d’un sentier détourné,
Qui se courbe, qui dévie de nos jalons.
Au milieu des rires
Auprès des bateaux.
La mer et ses voilures.
Les maisons et leurs murs de couleurs
Attirent le regard.
Les êtres se rencontrent
Et deviennent le Phénix.
A Brest,
Le samedi 24 avril 2020
déposé Sacem code oeuvre 3466342711
Les heures ont ce goût fade des rêves qui s'étiolent!
Pourtant dans têtes en vrac des images caracolent...
Un gros orage craque et la pluie qui dévale
Puis reviens le soleil et la mémoire cavale!
Sur un bateau qui tangue, on respire un grand coup
Mais, l' passé aujourd'hui semble une histoire de fou...
Alors! Un nouveau tour d' un monde sans harmonie?
Ou aurions-nous perdu, l'envie d'avoir envie…?
J.G.