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Phoenix se traîne… Elle est au jardin, lieu propice à la réflexion.

Elle n’arrête pas de penser à celui pour lequel son cœur bat…

Elle n’a plus reçu ni bisous ni nouvelles de lui depuis belle lurette.

L’a-t-il oubliée ? A-t-il trouvé mieux à Brocéliande ? Préfère-t-il garder ses distances ? N’était-elle pour lui qu’une passade ?

Elle sait qu’elle n’est pas de celles qui attirent immédiatement l’attention… Merlin, lui, n’a que l’embarras du choix… Elles ne demandent toutes qu’à lui tomber dans les bras…

Un enchanteur enchante, n’est-ce pas ???

Et puis, il a un de ses sourires à vous faire fondre immédiatement… Un sens de l’humour qui est du meilleur ton, attentionné, galant… Comment ne pas tomber amoureuse de lui ?

Mais cette Mélodia ne lui dit rien qui vaille… Un homme, tout magique qu’il soit, n’en reste pas moins un homme… Et elle a tous les atouts pour faire tomber le plus fidèle d’entre eux…

La nuit est tombée depuis longtemps… Mais il fait si bon… Et puis toutes ces étoiles… Elle songe aux poupées magiques et à tout le travail qu’elles ont… Rallumer toutes les étoiles de ceux qui n’ont plus d’espoir… En cette période morose, elles ne doivent pas chômer…

Soudain, à ses pieds, se pose doucement une petite étoile toute frêle… Mais si lumineuse que  la nuit  paraît être jour… Pas de ceux illuminés par le soleil… Non, d’une autre clarté, plus colorée, plus enchantée… Magique !!!

Elle n’ose la toucher, de peur de l’éteindre… Elle ne veut perdre aucun instant de ce tableau qu’elle ne reverra pas de sitôt…

Lentement, elle se sent envahie d’une douceur et d’une chaleur bienfaisante… L’étoile irradie au fond de ses tripes… Après un long moment, le petit astre s’adresse à elle… Pas de vive voix, non, cela se passe à l’intérieur d’elle…

« Bonjour ! Je suis une de tes bonnes étoiles… Envoyée par les poupées magiques… Très inquiètes… Tu sais que rien ne leur échappe… Elles savent que, pour toi, ce n’est pas la grande forme. »

« En effet, je ne cesse de me débattre. Merlin me manque tant. Avec lui, je me sentais forte, vivante et libre… Dans ce monde, je n’ai personne… Je vis en recluse et mes jours se sont transformés en nuit profonde »

 « La nuit noire et profonde n’existe pas…

Il y a toujours dans le ciel, même s’ils sont cachés par les nuages, une étoile, une comète, un astre lumineux auxquels s’accrocher…

C’est une superbe idée qui permet de rester debout et de continuer d’avancer quand on a tout perdu…

N’empêche que ça ne reste que la nuit… Un jour, il faut se réveiller et vivre en pleine lumière…

Le soleil a cela de plus beau que la lune, qu’il réchauffe, fait grandir et évoluer… »

« En effet, tu as raison… Je ne pense vraiment qu’à moi et je me complais dans la mélancolie… Il est temps pour moi de voir le jour…

Belle leçon de la nature quand j’ouvre la porte… Ce n’est plus la nuit et pas encore le jour…

Les oiseaux de la nuit laissent tout doucement la place à ceux du jour… Bien plus colorés, au chant plus mélodieux… Une mélodie pour moi seule qui respire à pleins poumons cet air que les « vivants » dormant encore n’auront pas l’occasion de respirer…

Cette odeur de nuit qui s’endort… Mêlée à celle de l’herbe couverte de rosée à laquelle la lumière du jour donne une brillance sublime… Il n’y a qu’à ces moments-là que j’ai l’impression de tenir tous les trésors du monde entre mes mains, que j’ai cette sensation que rien ne pourra m’arriver…

Ce n’est pas possible, devant tant de beauté… Je suis vivante !!!

C’est à mon tour maintenant… Nul ne sait ce que sera le jour mais je suis ici et maintenant dans cet instant bien précis…

C’est un peu comme, après les fêtes, quand on remet en place la décoration, une nouvelle année débute… Il est temps de décrocher les étoiles… Une nouvelle vie commence…

Arrêtons de nous chercher des excuses ou des causes de… Ben oui, on ne nous a pas appris à être humains… On aurait voulu que nous soyons des dieux… Ou des statues de pierre…

Oser le bonheur… En adulte… Se réjouir de chaque instant qui n’a pas été mal…  D’un sourire… D’un moment de complicité… Tout ça est au fond de nous… Le plus con est qu’on le sait… On dit « oui, oui », et pourtant…

Tant pis si je n’entre dans aucun moule, si parfois je sombre, si je déteste le vert, si j’ai peur du noir, si je suis fragile… Personne ne me demande d’être autrement après tout… Sinon moi-même…

Et à quoi cela servirait-il ???

Bon ben, la lumière m’attend… »

Ce faisant, elle esquisse un pas de danse tout en agitant la main pour saluer la petite étoile qui regagne lentement le ciel.

Phoenix se sent ravigotée… Merlin ne voulait plus d’elle… Soit, elle n’en ferait pas une maladie… Un jour peut-être, il lui reviendrait… Peut-être pas, on ne peut forcer le destin… Mais il lui avait donné la force de se battre et d’avancer quoi qu’il lui en coûte.

C’était maintenant que tout commençait pour elle.

Même le ciel était attentif à sa petite personne… Les poupées magiques et Nymphea continuaient de veiller sur elle… Rien ne pouvait lui arriver…

 

 

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Le feu de bois

Le feu de bois

 

Ce petit crépitement qui chante et craquette en consumant la bûche…

 

Il y avait si longtemps que je n’avais plus allumé de feu de bois à la nuit tombante.

 

Le froid a envahi soudainement le petit salon qui donne vue sur le jardin. Alors, frissonnant, j’ai retrouvé cette vieille habitude : faire une boule avec un vieux journal, le recouvrir d’écorces, de pommes de pin ou de petits bois secs, déposer une bûche par-dessus le tout et craquer une allumette, bien sûr.

 

Bonheur de retrouver cette douce lueur de la flamme qui danse en pourléchant les rondeurs du bois sec.

 

La sournoise fumée plonge la pièce froide dans un épais brouillard. Mais c’est la chaleur du feu naissant qui compte. Le petit cric-crac du bois qui pète avec ferveur, semble n’avoir jamais cessé. Je deviens ma propre flamme, aux yeux lumineux, aux reflets chatoyants dans les cheveux.

 

Ce n’est pas le feu qui se propage à mon corps. Non, le rougissement de la bûche de hêtre coupée deux ans plus tôt dans la forêt voisine donne la douce sensation d’apaisement et de bien-être à mes petits petons engourdis par le froid.

 

Dehors, le vent glacial entraîne les gros flocons aux éclats d’argent sous le clair de lune dans une danse frénétique.

 

Remontent alors les souvenirs d’antan, les chemins parcourus chaussée de grosses bottines, un sac sur le dos, avec la sensation du bout du nez glacé, des lèvres sèches et des deux joues gercées. Des soirs d’hiver où je me calfeutrais, des matinées en partance pour le lac gelé, avec derrière moi maman qui s’affaire aux fourneaux, le bouillon de légumes qui mijote, et papa qui s’inquiète.

 

Le lac gelé ouvre toujours la porte aux hardies pirouettes effectuées du haut de mes patins à glace, sous un soleil timide qui tente de chasser la brume matinale, le pas tout à fait sûr. C’est prévu pour glisser tout doux, tout sage, attentive aux craquements de la glace trop fragile.

 

Dans la douce chaleur de la bûche qui crépite, je savoure l’instant à la cadence des flammes qui évoquent, l’air de rien, mes souvenirs les plus chers.

 

Deneyer Viviane 19/11/2011

 

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administrateur théâtres

12272766897?profile=originalLa Missa Solemnis de Beethoven, mardi 15 novembre à 20h aux Beaux-Arts de Bruxelles  12272767492?profile=original

 

 

20:00, HLB : Orchestre des Champs-Élysées

Philippe Herreweghe direction - Hanna-Elisabeth Müller soprano - Gerhild Romberger alto - Benjamin Hulett ténor - David Wilson-Johnson basse - Orchestre des Champs-Élysées , Collegium Vocale Gent , Accademia Chigiana Siena

Ludwig van Beethoven, Missa Solemnis, op. 123

 

A la tête de l’Orchestre des Champs-Elysées et du Collegium Vocale de Gand, Philippe Herreweghe dirigea la Missa Solemnis de Beethoven, mardi 15 novembre à 20h aux Beaux-Arts de Bruxelles. Sur scène on retrouve un merveilleux quatuor de solistes : la soprano Hanna-Elisabeth Müller , l’alto Gerhild Romberger, le ténor Benjamin Hulett et la basse David Wilson-Johnson.

 La Missa Solemnis opus 123 est une  composition liturgique de Ludwig van Beethoven, d’une durée de plus de quatre-vingts minutes, son œuvre la plus longue. Considérée par le compositeur comme « sa meilleure œuvre, son plus grand ouvrage ». L’effectif orchestral impressionnant est entouré  d’un chœur à quatre voix et d’un quatuor de solistes qui font de cette œuvre un monument, une  véritable arche musicale. L’humble Philippe Herreweghe est  un Noé capable de parler à tous, dans la discrétion, presque dans l’intimité. A mains nues.  On se demande quelle église, quelle cathédrale pouvait abriter un tel ensemble de musiciens et de chanteurs. La belle salle Henry Le Bœuf était certes un écrin approprié pour ce monument musical si sculpté et si raffiné. L’écoute du public est  d’emblée, respectueuse.

A commencer par « le Kyrie » dont le « K » éclate  d’abord comme un fruit mûr, puis  il nous livre nombres de vagues et d’ondes de supplications, comme fusant de  la barque biblique. Fort de la grâce acquise par le repentir, le Gloria fracasse la voûte céleste. Il y a ce déchirant « Glorificamus te ! ». Une pause instrumentale prépare l’entrée triomphale des Solistes qui entonnent le « Gratias agimus tibi ». Ils produisent  des croisements de volutes vocales d’une perfection extraordinaire et d’une puissance étonnante. Le « Miserere » se gonfle d’humilité tandis que le « Quoniam passus est » brûle de violence. Le finale exultera. Des mains humaines pétrissent le pain céleste. Celles de Philippe Herreweghe. Les solistes démarrent « un Amen » vibrant qui rappelle le fracas du début. Et  totalement déployés ils reprennent les nœuds  inouïs du « Gloria », pour tisser une voile au vent divin.  

 

Le « Credo » inaugure des sonorités puissantes, ardentes, en crescendo, soutenues par les bois. « Descendit »  énoncent 4 ténors du chœur. Et le relief de « Incarnatus est »  est longuement poli et modelé par  le ténor soliste. Dieu fait chair.  Fusent les regrets amers et la souffrance du « Crucifixus » . Chaque mot de cette œuvre est une prière en soi. « Passus et sepultus est » est chanté par et pour la multitude qui s’aperçoit de l’ampleur du sacrifice. Glorieux, grandiose et brillant, voilà le « Resurrexit » ! Les sopranes cueillent la musique et les instruments rétablissent un calme propice au quatuor vocal. Violons et flûtes se glissent jusqu’au ciel. Joie.  Trois accords nets  annoncent une dernière louange qui se fond dans les instruments. Du tout grand art ! Comme si tous les sentiments tournés en musique se dissolvaient dans une ascension éperdue  de l’esprit.

De sombres notes débutent « le Sanctus ». Les cuivres sont emplis de déférence pieuse. « Le deus Sabbaoth » est presque murmuré avant l’élan des sopranos. Mais elles sont déjà si haut ! Violons, violoncelles semblent caresser de leurs mains  le Dieu fait homme. Violons et flûtes redoublent de soins et de tendresse. Est-ce que la Vierge elle-même est à l’archet ?  Dans « le Benedictus », l’homme s’efface devant l’indicible majesté du divin. Tout le plateau se lève, les percussions tonnent ; le violon, les yeux fermés, n’a pas lâché sa louange et entame un solo exalté. La voix pure de la soprano se mêle à celle de l’alto, l’humanité se berce au creux de la main de Dieu. « Qui tollis peccata mundi » évoque cette folie divine qui nous arrache à la mort. Le violon qui s’était évanoui revient avec tendresse sur la  dernière note et la promesse, toutes deux  tenues.

« L’Agnus Dei » est un mystère d’imbrication. Par-dessus les instruments, vibre la basse ; puis le duo des alto et ténor transfigurés se répond. La soprane magnifique joint sa voix, humble et noble à la fois… et le chœur chante déjà, miroir de l’invisible.

Les voix supplient que ce soit la paix qui l’emporte. Des quatre coins du monde, la demande pressante est universelle.  Les instruments  semble faire diversion et jouer la débandade mais la clameur reprend, harmonieuse. La  musique fourmille de rebondissements à l’infini. Chacun y va de sa note plus légère que l’air, murmurée sur les ailes de l’espoir. C’est un spectacle d’une vitalité  radieuse. Tous les spectateurs en sont épris. Tous ont vécu l’expérience extraordinaire d’une musique complexe en renaissance perpétuelle.   La salle entière exulte.

L’Orchestre des Champs-Elysées, qui joue sur instruments d’époque, fêtait à Bruxelles sous la direction prestigieuse de Philippe Herreweghe, ses 20 ans de résidence.

 

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http://www.bozar.be/activity.php?id=11019&selectiondate=2011-11-15

 

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Soirée automnale,

 

Ciel rouge,

 

obscure arborescence nue,

 

indéfinie et silencieuse.

 

Fin d’automne,

 

seuil du soir,

 

baille la rose assombrie.

 

Crépuscule qui descend,

 

tout doucement,

 

nuit minuscule,

 

incomplète et sans lune.

 

Ton regard bouscule mon cœur,

 

presque l’arrête, le désoriente,

 

le hante.

 

Cœur qui s’effraie de son chant,

 

bien trop ample, bruyant ;

 

peur que tu l’entendes un seul

 

instant !

 

pudeur.

 

Puis,

 

s’endort la rose brune,

 

nuit noire et pleine,

 

si légère à présent.

 

Mère pour la terre.

 

 

 

 

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Retour de la nuit

 

 

Haïkus

 

Je ne peux dormir,

Douillettement dans mon lit

Je pars en voyage.

...

Mon guide me mène,

Ouvre les portes fermées,

A toutes les clés.

...

Mon ami arrive

Il va jouer du violon.

Ma joie est immense.

...

J’écoute ravie;

Des airs de valses m'enchantent

Mon âme s’endort.

...

24 mai 2009

 

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administrateur théâtres

 

 Sylvie NICOLAÏ  est  Clara SCHUMANN  

dans Clara et Robert SCHUMANN 


de l'auteure belge Sylvie Nicolaï

 

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spectacle créé par LE THEATRE DU GRAND MIDI à L'XL THEATRE

 dans le cadre du  FESTIF'FESTIVAL 2011 - La parole est aux Jeunes Artistes  du 15 au 19 novembre à 20h30

 

 

                                                            &

 

 

 

Emilie DUVIVIER  est La MALIBRAN 

dans UNA VOCE POCO FA 

de  l'auteure belge Sandrine WILLEMS

 

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spectacle créé par LE THEATRE DU GRAND MIDI à L' XL THEATRE


 

du 15 au 19 novembre à 20h30

 


  

 

                                                    Deux destinées extraordinaires: Clara et Maria,

Deux femmes extraordinaires. 

 

Elle s’appelait Clara. Femme de tête et de cœur,  amante et mère incomparable. Une princesse sombre. Elle s’appelait  Maria. Irrémédiablement belle, riche et intensément jeune. Une princesse blanche.

Toutes deux vivent la passion d’un homme entre tous et de la musique. Toutes deux subissent la tyrannie de  pères autoritaires. Pour l’une la passion devient constructrice, pour l’autre destructrice. Le spectateur est captif entre ces deux faces de la féminité qui lui sont tendues comme un miroir, fondement du théâtre.

 

Les deux interprètes de cette rencontre poétique et musicale sont habitées par la fougue du  romantisme. Toutes deux, anciennes élèves de Bernard Damien, ont accompli un travail magistral   de création et d’interprétation. La création de Sylvie Nicolaï est un patient  travail d’assemblages des lettres  enflammées qu’échangèrent Clara et  Robert Schumann. L’ensemble est  mis en scène avec vivacité et amour palpable. Ce texte volubile retrace leur histoire d’amour avant que le compositeur ne sombre dans la folie, la laissant à la tête d’une nombreuse progéniture.

 

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 Emilie Duvivier reprend le texte splendide et touchant de Sandrine Willems,  jeune auteure belge vivant à Nice, qui retrace la vie éphémère de Maria Felicia Malibran. E.E Schmitt dirait « chacun sait qu’une biographie est une autobiographie sincère. En croyant parler d’une autre, on parle sans fard de soi ». Les deux comédiennes mettent tant de cœur dans leur interprétation qu’on ne peut pas les imaginer étrangères au texte et uniquement interprètes. Ou alors elles possèdent un talent hors du commun. 

Toutes deux nous livrent ce qui se passe  au-delà des mots et nous tendent ce miroir dans lequel elles et nous, pouvons nous voir. Toutes deux pénètrent avec talent ce que ces deux personnages féminins extraordinaires éprouvent. Clara : « Je veux vivre et vous chérir et me souvenir ! » Maria : «Je te donne ma vie, mais je ne vis plus ! ».  Puis au bord du désespoir : « Encore vivre, encore chanter ! » alors qu’elle agonise à 28 ans après une chute mortelle à cheval. « Un amour, enfin à sa hauteur ! »



 

Il y a  un formidable crescendo entre les deux parties du spectacle. Emilie Duvivier ajoute tout son corps rayonnant sur le plateau. Et une lumière incandescente. « De ma voix, je pouvais faire n’importe quoi. Trois octaves balayées d’un souffle. » Tout en elle est vibrant, intense et juste. Sa voix souffle des confidences à des spectateurs assis au premier rang devant un décor éblouissant de blancheur. Des bribes de  mélodies inoubliables de Maria sont ressuscitées avec une justesse  surprenante. Elle avoue que l’acharnement du succès et l’angoisse l’ont fait vivre comme une bête traquée aux côtés d’un père tyrannique. Que « les jours les plus heureux de sa vie » étaient avec Bellini, qui ne la désirait pas. Elle soupire avec amertume que les gloires de l’art lyriques « sont aimées pour ce qu’elles font, pas pour ce qu’elles sont ». Une question qui nous vrille le cœur. Tout son corps « impossiblement beau »  et rose de féminité palpite, bondit et se terre  comme un  animal en souffrance, l’émotion nous étreint. Le sourire se perle, la bouche frémit, les ongles écarlates agrippent sa tunique vaporeuse  de déesse.  Ses yeux radieux nous transpercent, et  tout en elle confesse avec passion  son histoire malheureuse à cet enfant mort en son sein. Les noces de la scène et de la comédienne lui font tout donner d’elle-même.  Le spectateur est subjugué. Par le texte et par l’actrice.  « Qui a goûté à l’ovation d’un public ne peut plus s’en passer ». Ce spectacle d’exception le prouve en tout cas.

 

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UN PEU DE PUB...

Ca y est!!! La maintenance est enfin terminée...
Alors, si vous aimez lire, si vous avez envie de faire plaisir...

"S'il-te-plaît, dessine-moi un mouton" est la transposition imaginaire d'une réalité parfois douloureuse...

"Le Septième Paradis", pur produit de l'imagination en partant d'une expression courante "le septième ciel". Pour y arriver, il faudrait donc auparavant passer par les six autres... La suite des aventures de Merlin et de la petite vieille qui était venue frapper à sa porte en lui demandant de lui dessiner un mouton...

"La petite fille qui aimait trop... (les st honorés)" est biographique et ne paraîtra jamais en Belgique pour des raisons personnelles.

Si vous êtes intéressés, soit vous cliquez sur le lien qui suit en passant commande en ligne avec une carte de crédit soit vous me contactez via la messagerie...

http://www.thebookedition.com/livres-yvette-h-auteur-39604.html
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Du sang, de la volupté et de la mort

Il s’agit d’un recueil de proses de Maurice Barrès (1862-1923), publié à Paris chez Charpentier et Fasquelle en 1894.

 

Composé de vingt-six textes répartis sur quatre sections ("Idéologies passionnées"; "En Espagne"; "En Italie"; "Dans le Nord"), le livre combine nouvelles ("Un amateur d'âmes"), études ("l'Évolution de l'individu dans les musées de Toscane") et descriptions ("Sur la volupté de Cordoue"; "les Jardins de Lombardie") où l'état des choses donne accès à autant d'états d'âme. L'unité s'y fait peu à peu, lyriquement, dans la recherche d'un frisson par quoi "composer une vie intense et contrastée".

 

Rien ici de convulsivement décadent, malgré l'effet d'accroche du titre, habituel chez Barrès (ni l'Ennemi des Lois ni Toute licence sauf contre l'amour ne dépasseront pareillement un anarchisme distingué), qui préfigure aussi par là le livre jumeau Amori et dolori sacrum. Des "magnificences délabrées" de Tolède aux délicatesses de Lombardie, de l'Espagne "pointe extrême d'Europe" aux eaux ternies de Flandre, d'Aristote à Stendhal ou de Gounod à Wagner, la quête vagabonde vise plutôt l'exploration d'une sensibilité que l'explosion d'une sensualité. La grâce un peu négligée, faussement malhabile parfois, d'une écriture qui n'est jamais aussi mélodique que dans le libre cours de sa tentation picturale, cache alors sous son vagabondage un travail, et sous les séductions de sa mollesse, une discipline. Dans l'espace, elle fait affleurer les strates de temps (tel est le sens du mot de "mort") qui l'ont composée; dans la "volupté", elle traque une authenticité de l'être (son "sang"). Dans cet entrelacs de paysages, de tableaux et d'écriture, il s'agit de configurer une identité au visage de l'auteur, la mise en forme littéraire sauvant peut-être l'individu de sa dispersion dans la multiplicité des expériences. Plutôt qu'un exotisme, c'est donc un intimisme qui se dégage des diverses errances, dans le droit fil du Culte du moi, héritant d'un égotisme qui se refuse à sacrifier l'une pour l'autre l'ouverture ou le resserrement sur soi-même. C'est cette hésitation entre la profondeur et l'étendue qui fait le phrasé de Barrès, jugé selon les cas trop superficiel ou un peu empesé, mais qui, les quelques préciosités dépassées, peut mieux que tout autre fondre dans une harmonie tiraillée les chatoiements d'une identité. La recherche de la sensation évoque, certes, encore un peu son Des Esseintes, les "syllabes chantantes" sont sans doute un peu trop suaves, le croisement du wagnérisme et du culte de la terre assurément ne présage idéologiquement rien de bon; restent cependant l'opiniâtre analyse d'une subjectivité, et, en dépit de rares joliesses, l'enchantement d'une langue capable de l'essentiel: l'invention d'une voix.

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A la recherche de sponsors

 Prochainement, je vais publier un livre sur mon travail ( 30 ans de carrière) le coût est assez élevé ; je suis donc à la recherche de sponsors. Si vous en connaissez ou si vous avez des adresses, cela me ferait grand plaisir . Un grand merci à vous tous...

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La recherche de la vérité en art

"La vue de la nature fait naître chez l'artiste le besoin de rendre par l'art les sensations qu'elle lui a données, le besoin de créer après nous avoir donné celui de croire, de la comprendre et de l'aimer;  c'est elle qui, aiguissant nos sensibilités, nous montre que le beau est dans tout et partout, aussi bien dans les merveilleux spectacles qu'elle nous offre que dans la plus légère des ombres qu'elle projette sur la plus simple des formes, aussi bien dans une radiense beauté de Vénus que dans la pâquerette ou un bleuet."

Auguste Rodin (Eclairs de pensée)

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Départ d'un amour, de Rose à Pierre.

Je vous écris d'un cyber.
 
Suis partie quelques jours.
 
Dès que possible je détruirais les lettres ; suis pressée aujourd'hui.
 
Suis tout près de la mer, ciel blanc et bas, mouvant, un rien lumineux. 
 
Normandie fort belle, venteuse.
 
Soleil un peu timide mais tout de même suffisamment chaud en ce mois de novembre. 
 
Besoin de tranquilité, de réfléchir un peu.
 
Rien de bien grave, envie de flots.
Un oiseau long et sombre passe, repasse, m'agace ; sans doute est-il porteur de toute l'ombre du Monde, sans vous, devenu veuf !
Encore toutes mes excuses pour ces quelques mots touchants dites-vous, mais visiblement dérangeants, en trop.
Savez-vous que je suis la seule rose qui pousse, grandit et resplendit dans la pierre, ma terre ?
 
A vous mon cher ami.
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Un message revigorant

Doux ami

 

Le message que tu m’adresses,

Imprégné de fraîches senteurs,

Me fait retrouver ma candeur

Dans une bouffée de tendresse.

 

Imprégné de fraîches senteurs,

Empli de pensées qui caressent,

Dans une bouffée de tendresse,

Il fait battre mon faible coeur.

 

Empli de pensées qui caressent,

Il a le parfum du bonheur.

Il fait battre mon faible coeur,

M’emplit d’une vive allégresse.

 

Il a le parfum du bonheur,

Celui-même de ma jeunesse,

M’emplit d’une vive allégresse,

Griserie que donnent des fleurs.

 

                                                                      13 novembre 2009

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Débat  › Quelle politique pour l'art et la culture ?

A la Une > Idées 

Quelle politique pour l'art et la culture ? | | 08.07.11 | 13h02   •  Mis à jour le 12.07.11 | 16h57

par Edgar Morin, sociologue et philosophe


 "Démocratiser la poésie"


J'ai vécu mon enfance dans un bain de musique. Mon père chantait sans arrêt des chansons de café-concert, de Mayol à Perchicot, des mélodies populaires de sa jeunesse. Ma mère aimait écouter les disques de musique napolitaine et d'airs d'opéra de Verdi. Tout petit, avant de savoir lire, j'identifiais parmi les disques que l'on mélangeait celui qu'on me demandait comme Questa o quella de Rigoletto, ce qui faisait ma fierté et celle de mes parents.

Après la mort de ma mère, quand j'eus 10 ans, je fis une fixation sur La Violetera et El Relicario, de José Padilla, qu'elle aimait beaucoup. Sans que j'en comprenne les paroles, je sentais qu'El Relicario parlait d'amour et de mort et j'écoutais sans cesse ce disque ; quand le ressort de mon gramophone fut cassé, je tournai le disque du doigt pour l'entendre et le réentendre. El Relicario m'a accompagné toute ma vie.

 

Fils unique, privé de mère, je comblais mon vide affectif en dévorant des livres et en passant tous mes temps libres au cinéma. Certains films m'ont marqué, comme A nous la liberté !, 14 Juillet, Sous les toits de Paris, de René Clair, et j'adorais les chansons de ces films que je chante souvent encore. Puis ce fut, à 17 ans, la découverte des premières chansons de Jacques Prévert et Joseph Kosma, violentes et terribles, chantées par Marianne Oswald que j'allai entendre à l'Européen où elle fut sifflée par la majorité d'un public abêti.

Plus tard ce fut l'enchantement nostalgique des Feuilles mortes. Je n'ai pas cessé d'aimer les chansons, d'autant plus qu'il y eut pendant trente ans la superbe époque des Trenet, Brassens, Ferré, Brel... Puis j'ai découvert, il y a quarante ans, mon hymne personnel avec Cantares, poème d'Antonio Machado, musique de Joan Manuel Serrat. Vers 28 ans, j'ai découvert l'art musical qui me prenait aux entrailles, le flamenco dont surtout le cante jondo. Musique de sanglot, de violence, d'amour fou à laquelle je reste aficionado avec la même ferveur, ce à quoi se sont ajoutées bien des musiques d'ailleurs, les chants arabes, le huayno et la valse péruvienne...

Auparavant, vers 15 ans, la "grande" musique fit irruption en moi, à l'écoute d'une radio. Ce fut l'enchantement du premier mouvement de la Symphonie pastorale, de Beethoven. Je me mis à fréquenter les concerts. Chaque dimanche Colonne au Châtelet (Paul Paray), le samedi matin au Conservatoire (Charles Munch). Vint le foudroiement. J'étais debout, serré dans la galerie des populaires à Gaveau, et l'orchestre Lamoureux, sous la direction d'Eugène Bigot, exécuta le premier mouvement de la 9e Symphonie, de Beethoven. Dans une sorte de murmure presque indistinct de limbes, monta un faible appel qui se répéta et soudain éclata un tutti d'une énergie inouïe, comme l'autoconstruction du cosmos à partir du néant. Je connus l'extase d'une vérité qui me disait : "Vis, affronte le monde, courage !"

Quel réconfort dans un torrent de larmes ! Et depuis, ce réconfort n'a pas cessé, ce début de premier mouvement me redonne sans cesse courage, confiance, espoir.

J'ai fréquenté aussi l'opéra où l'oeuvre la plus bouleversante fut Boris Godounov, de Moussorgski, tragédie de la complexité humaine, tragédie du peuple russe. Puis j'ai connu diverses extases musicales, comme en juillet 1945, porte de Brandebourg, dans les ruines de Berlin, jaillit soudain d'un haut-parleur la sonate Le Printemps, de Beethoven, annonçant l'espoir et la résurrection. A chaque instant de ma vie chante en moi un air, une mélodie, et quand je suis seul j'imite de ma voix l'orchestre, les instruments, comme l'entrée sauvage des cors dans le Don Juan de Richard Strauss.

Adolescent, j'ai aussi découvert le théâtre chez Dullin (La Terre est ronde, de Salacrou), chez Georges Pitoëff (La Mouette, de Tchekhov), chez Jouvet. J'ai continué sous l'Occupation. J'avais fait pour Les Lettres françaises clandestines un article (non arrivé à destination) où j'opposais l'Antigone d'Anouilh stigmatisant la révolte au nom du réalisme de Créon, aux Mouches de Sartre exaltant la rébellion.

Mais c'est la littérature et le cinéma qui m'ont fait fuir ma vie et connaître la vie, qui m'ont emporté dans l'imaginaire et aidé à connaître le réel, et qui m'ont révélé mes vérités dormantes, y compris érotiques puisque mes 13 ans ont été envoûtés par la blonde germanique Brigitte Helm dans L'Atlantide, et la brune méditerranéenne Gina Manès dans La Voie sans disque. Littérature, cinéma, musique sont des forces d'enchantement sans cesse renouvelées, véritables oxygènes de l'âme nécessaires à sa vie.

Ainsi, toujours vers 13 ans, la lecture d'Anatole France me révéla que le doute était enraciné en moi à jamais, mais presque en même temps, Résurrection, de Tolstoï, et surtout Crime et châtiment, de Dostoïevski, me révélaient la profondeur de la source d'amour et de compassion en mon être, l'aspiration à la foi, la mystique de la rédemption que simultanément je trouvais dans le film soviétique Le Chemin de la vie. Et aussi des films comme L'Opéra de quat'sous, les tragédies de Shakespeare, toutes les grandes oeuvres dans tous les arts me révélaient les tragédies humaines et me faisaient sentir la complexité de la vie dont je devins conscient bien plus tard.

D'où l'importance capitale de la culture esthétique qui nourrit ce qui est pour moi la poésie de la vie. La prose, c'est-à-dire l'inévitable et l'obligatoire, sans joie, est ce qui peut nous faire survivre et nous empêche de vivre vraiment. Vivre vraiment, c'est vivre poétiquement c'est-à-dire dans l'épanouissement de soi, la communauté, l'amour, la participation à autrui et au monde.

Le monde est merveilleux et horrible. L'esthétique nous aide à nous émerveiller et nous permet de regarder l'horreur. Ainsi le second mouvement du Quintette de Schubert exprime la pire douleur de l'âme, et pourtant il nous donne le bonheur de sa musique qui traduit cette douleur sans l'anesthésier.

L'esthétique des oeuvres nous permet de développer une esthétique de vie quotidienne. "La nature imite ce que l'oeuvre d'art lui propose", a-t-on dit. Elle nous favorise l'émerveillement devant la mer, la montagne, les grands arbres, un papillon qui volette, un enfant qui gambade, un chien fou d'amour qui bondit vers son maître, un beau visage...

Voila donc tout ce qui devrait animer une politique de la culture : une politique de l'esthétique qui contribuerait à démocratiser la poésie de vivre, à ce que chacun puisse vivre de belles émotions et découvre ses propres vérités.

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Un message plus que laconique afin de vous inciter, chers membres du réseau "Arts et Lettres", à prendre connaissance, si ce n'est déjà fait, de chroniques savoureuses placées sous les auspices d'Appellanire et de sa sœur Euterpe, signées Jean-Christophe Pucek sous l'appellation "Passee de Arts" : 

http://www.passee-des-arts.com/

Dans la foulée, je me permets de vous en suggérer un deuxième plus axé sur l'art lyrique, cette fois, administré par Christian Chorrier, fin esthète accompli, grand directeur artistique de programmations de festivals et scènes internationales :

http://chorier.blog.fr/

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BLEU DE TOI !

Bleu de toi !

Rien en soi...

Juste le choix

De ta voix !

 

Bleu c'est fou !

Rien du tout...

Juste du flou

Mais c'est nous !

 

Bleu de toi !

Quel émoi...

T'es mon roi

Juste pour moi !

 

Bleus d'amour...

Coule ce jour

Le bruit sourd

D'un coeur lourd !

J.G.

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Ode à la Paix

Ode à la Paix


Depuis que l'Homme fut créé,
Et ça date du temps du Péché,
Il se bat et tue, c'est cruel,
Voyez l'histoire de Caïn et Abel.

Pourtant Dieu avait bien dit :
"Tout est à vous dans ce Paradis,
Sauf ce Pommier en son centre",
...la Pomme qu'il ne fallait pas prendre !

Et depuis lors, comme des cons,
Sans même avoir retenu la leçon,
L'Homme se bat contre l'Homme,
Tout ça pour une histoire de Pomme !

Puis vint Abraham et ses deux fils,
Comme ceux d'Adam ce fut défis 
Et guerres, et combats sans arrêts,
On en est encore là en effet...

Et pourtant ce n'est pas difficile,
Du couteau de quitter le fil :
Tendre la main vers son frère,
Entend l'ami : c'est ma prière,
Pour qu'enfin ce soit un fait :
Que le monde soit en Paix !

 

Léo

 

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Maman, c'est bonheur

Maman, c'est bonheur

 

Une maman, c'est bonheur
Son départ, c'est malheur
Car son coeur, tout de beurre
Va te manquer chaque heure...

Quoi de plus doux qu'une maman,
Pour le coeur aimant d'un enfant
Sinon le refuge d'un papa,
Pourvu qu'il soit encor' là...

Las parents que l'ado souvent jette,
Font pourtant, la vie est bien faite,
Actes d'amour en nous aimant,
Mais furent eux-mêmes des enfants.

Léo

 

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CARTES POSTALES

12272767671?profile=originalComment se souvenir de sa vie ??? S'envoyer une carte postale comme une bouteille à la mer et la retrouver un jour

Petits messages de mots eu verso d'une image quand le recto parle d'autres choses

ou  concordances que le destinataire ne comprendra  ou ne comprendra pas

D'un côté l'intemporel de l'autre un peu de son coeur 

dans l'espace d'un autre temps

que les jours effacent

AA12272767866?profile=original

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Noël avant l'heure (coup de gueule) !!

Affligeant de voir à trois mois de noël

les rayons des supermarchés pleins de

jouets, de chocolats, de calendriers !

 

Insensé.

 

Imaginez un seul instant qu’un bouquet de

roses pourpres vous soit offert, avant

même que le moindre parfum y ait élu

domicile, y soit monté avec lenteur,

tranquille ?

 

N’est-ce pas un peu pareil ?

 

Seuls les baisers échangés dans

le monde, qu’ils soient volés ou

accordés, hors-saison ne cessent

de fleurir, de s’ouvrir plus encore,

entiers et fébriles.

 

Mais noël c’est décembre,

la magie de l’enfance,

l’étonnement,

le sapin vert immense,

les clémentines d’or vêtues,

puis les chants volatiles, infatigables jusqu’au seuil de l’aube.

 

Pas avant de grâce !

 

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