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Un oiseau de mon cœur vers le vôtre s’aventure,

s’égosille sur l’invisible branche,

 vous fait don de sa profondeur,

 de son intime chant arythmique, de sa folie toute douce,

de ses couleurs ;

Envol au dessus d’un bureau, dans une pièce close,

blanche et bleue, un peu trop froide, très banale.

Oh lourd voyage,  

une seule réponse de vous ne me parvient ;

mes mots écorchés et titubants, encore sonnés,

de vous avoir heurté sans jamais vous atteindre,

 de ne même pas vous avoir perdu,

 mais bien pire,  avoir pris de plein fouet

votre souveraine indifférence !

Collusion d’un amour avec un désamour,

 d’un oiseau rose et ivre contre un mur lisse et sourd ;

 juste au dessus un avion vert,

 tout silencieux, passe,

avec le ciel dedans, peut-être même une forêt,

l’envie de vous écrire encore,

pour que jamais ne se brise la branche,

cette créativité constante de soi pour l’autre

et vice-versa ; l’éternité d’une rencontre.

le renoncement de vivre me terrifie !

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Virtuels nous ne sommes pas.

 

Je te donne, tu reçois,

Tu reçois mais ne donn’s pas,

L’amitié ce n’est pas ça,

Virtuel je ne suis pas.

 

Insoucieux n’est pas sympa,

Narcissique serais-tu ?

Fais donc ton mea-culpa,

Notre flirt n’est pas foutu.

 

Je te donne, tu reçois,

Tu reçois mais ne donn’s pas,

L’amitié ce n’est pas ça,

Virtuel je ne suis pas.

 

Populaire te crois-tu ?

Règle ton radiocompas,

Me prends-tu pour un hotu* ?

On n’est pas dans la pampa.

 

Je te donne, tu reçois,

Tu reçois mais ne donn’s pas,

L’amitié ce n’est pas ça,

Virtuel je ne suis pas.

 

Ton fan club ne serai pas,

Et ce n’est pas à l’actu,

Me prends-tu pour un’ capa*,

Je n’en ai pas la vertu.

 

Je te donne, tu reçois,

Tu reçois mais ne donn’s pas,

L’amitié ce n’est pas ça,

Virtuel je ne suis pas.

 

Mon renom anonymat,

Mais je n’suis pas un fétu,

Surtout ne l’oublies pas,

Je n’suis pas de bois tortu*.

 

Tu me donnes, on s’revoit,

Je reçois et on s’aim’ra,

L’amitié ce sera ça,

Virtuels nous ne somm’s pas.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

 

  1. Hotu : Argot méprisant des années 1950 : Personne      de peu de valeur, sans intérêt, que l'on tient en piètre estime.
  2. Capa : (Électronique) (Familier) Condensateur.
  1. Tortu : (Vieilli) Qui n’est pas droit, qui est de travers, bon qu’à faire des courbes.
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LE GRAND ARBRE EST TOMBE

12272797287?profile=originalIl est tombé le grand arbre vaguement exotique dans le petit jardin en face

Une bourrasque un soir l'a fait basculer

Il gît là

Il ne se ressemble plus

Les chats ont perdu leurs rendez-vous

Et les grandes feuilles n'apporteront plus l'ombre fraîche

au bel Eté

Ainsi va la vie des arbres ...

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administrateur théâtres

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Johann Sebastian Bach, Partita n° 3, BWV 827
Ludwig van Beethoven, Sonate pour piano n° 7, op. 10/3
Frédéric Chopin,
- Ballade n° 1, op. 23
- 2 Polonaises, op. 26
Karol Szymanowski, Sonate pour piano n° 1, op. 8

 

 

Explosion printanière, hier soir, aux Beaux-Arts de Bruxelles. C’est Rafał Blechacz qui est au clavier devant une salle médusée par sa virtuosité et sa frappe inspirée. Le programme parcourt plusieurs siècles : Bach, Beethoven, Chopin et Szymanowski, une découverte pour nombre d’entre nous. Le jeune pianiste polonais, lauréat du prestigieux Concours Chopin de Varsovie d’octobre 2005 où il remportait le premier prix, ainsi que quatre autres  prix spéciaux, a l’étoffe d’un virtuose  de très  grande envergure.  Le Concours Chopin - qui se tient tous les cinq ans à Varsovie - l’un des plus anciens et des plus illustres concours internationaux de piano, a accueilli d’éminents lauréats : Martha Argerich, Maurizio Pollini, Krystian Zimerman... Dans la corbeille de prix,  Rafał Blechacz  y fut distingué pour  la meilleure interprétation d'une sonate de Chopin.  C’est tout dire.   

D’emblée, dès le début du concert, on est saisi par sa personnalité juvénile, accomplie,  sensible et surtout,  discrète. Dans la succession des morceaux qu’il interprète il s’efface presque lors des applaudissements. Aurait-t-il peur du tonnerre ? Génération Y ?

Dans la Partita n° 3, BWV 827 on apprécie aussitôt un flot de vie étourdissante. L’effervescence est telle qu’on se demande quand le musicien respire. Douceur, en chapelets de pianos sans aucune emphase, et retenue sont très présentes dans l’Allemande. La Sarabande est plutôt une promenade bucolique pleine de fraîcheur, où l’on s’arrête pour humer les parfums de l’air. Note de cœur et note de tête s’entremêlent harmonieusement. C’est donc le printemps soudain,  avec la lourde fragrance d’un seringa ou d’un lilas dans les paisibles heures de l’après midi. La Burlesca nous donne d’agréables sautillements de ruisseau limpide sur des pierres brillantes. Le jeune homme est encore pressé dans la gigue. Les doigts batifolent sur le clavier à une vitesse extravagante.

Le contraste est saisissant dans la sonate pour piano N°7 de Beethoven. Le fourmillement des doigts y est toujours mais avec des appuis spectaculaires  entraînant de larges ruissellements. Sa maîtrise est  parfaite. Avec une  connaissance précise de la partition qu’il connait par cœur, il  parcourt avec aisance  toutes les couleurs sonores possibles du thème. Les 5 notes ralenties de la main gauche se propagent en multiples échos vibrants. L’accompagnement change de camp, il est à droite. Une promenade très émouvante  scelle la tendresse de deux âmes, …ou de deux âges. Cela s’achève dans le quatrième mouvement par des roulades, des roucoulements. De riches bourdonnements  exprimés par une masse de trilles,  un rythme syncopé, un tapis d’herbes folles en accompagnement  sont finalement  aspirés par une  dernière gamme vertigineuse.

Le public est totalement conquis. Le reste du concert sera tout aussi brillant. Avec la Ballade n° 1, op. 23 de  Chopin il y a la douceur et la puissance de vagues musicales qui se répandent sur le clavier. Des lambeaux de rêves effilochés  contrastent avec des grondements telluriques, parsemés de poussière d’étoiles. Intériorité et passion débridées se disputent le clavier. Au calme profond succède une finale étincelante. Les deux polonaises soulignent encore plus la personnalité ardente du jeune-homme dont on sent la tendresse profonde pour Chopin. Georges Sand serait-elle dans la salle ? Célébration d’harmonie de sensualité et de passion. Les sonorités de cristal dialoguent avec des frôlements de harpe. Le moindre motif - très simple - est aussitôt habillé d’atours prestigieux et  resplendissants qui se propagent avec force du haut en bas du clavier. L’expressivité sera à son comble dans la sonate pour piano N° 1 de Karol Szymanowski, qui rassemble avec fougue  une tempête de sentiments et de soudaines accalmies. Les accords rebondissent, et font place à des confidences  et murmures  puis à de lourdes perles vibrantes,  le tout dans un crescendo de vent qui se lève. Sourire discret de l’interprète qui nous réserve deux bis en forme de révérence. Ah les natifs de Pologne !

 

http://www.bozar.be/activity.php?id=10922&selectiondate=2012-3-14

Rafal Blechacz Mercredi 14.03.2012 20:00

Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

 

 

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"Frêle petite fille, ô rose dans la fange

  Du cirque, piétinée avant que de t'ouvrir !

  Dieu ne t'avait-il pas faite à l'image des anges

  Et pour que le printemps parfumât tes soupirs ?"

 

"Colombine" de Francis Jammes [1]




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                            Combien avez-vous raison de nous remémorer ce truisme : la Fortune est loin de sourire à chaque créature vivante peuplant notre sphère !

                           Or, il est indéniable, que rien, mais absolument rien en ce bas monde, ne saurait être le reflet de l'Équité, dame avaricieuse en diable, jalouse de ses bienfaits, et lorsque la noble Providence nous fait déchoir, laissant place à la Fatalité, Providence ne pouvant plus combattre son irréductible ennemie revêtant les contours impalpables d'Atropos l'inflexible, l'une des trois Moires assignée à trancher le fil de vies que nous chérissons, nous les ravissant de manière prématurée, n'est-il pas ridicule et chimérique de s'escrimer à en pénétrer le motif ?

                           Une mise en abime, inutile torture d'une cruauté inouïe, donc, fille sans nul doute échappée de la légendaire "boite de Pandore"[2] ne faisant qu'accentuer "le mal de vivre" provoqué, renforcer l'insoutenable, destinée brisée, étoile enlevée tandis qu'elle n'en était qu'aux prémices de son rayonnement, nous soulignant ô combien, le non sens de l'existence…

                           Et la pire des condamnations, du calvaire à endurer, c'est qu'il nous faut encore, vaille que vaille, perdurer à vivre, avec en filigrane, le terrible sentiment de culpabilité engendré par le traumatisme de la disparition de l'être aimé sacrifié, au motif que nous devons raison garder, et pour ce faire, renoncer à percer la clé de l'énigme, celle-ci n'étant pas de notre ressort !

 

"Sans le moindre souci du mal comme du bien,

Infatigablement, la Plume a tout écrit

Depuis le premier jour…Nous n'y changeons rien.

Tous nos efforts sont vains, vains nos pleurs et nos cris."[3]

 

                            Constate un vénérable sage prônant l'ataraxie[4]

 

                           Renchérissant sur ce thème, ce vénérable philosophe nous prodigue ce conseil, si malaisé à appliquer au quotidien, sans en trahir l'essence même, nous qui nous ingénions en permanence à consulter les prophéties des Cassandres et autres Sibylles des "temps modernes" :

 

"N'appréhende donc point ce que sera demain,

L'infortune pourrait s'en trouver alertée.

Tu sollicites gens et livres en vain

La clé de ton destin n'est pas à ta portée."[5]

 

                           Et cependant, sans sombrer dans l'idolâtrie, voire l'angélisme, en idéalisant nos chers disparus, demeurant assurément conscients de l'état éphémère lié aux quatre règnes, végétal, animal, minéral et humain, puisqu'il nous faut nous préparer à nous délester de notre enveloppe charnelle, appelée un jour prochain à se dissoudre, puis à se fondre dans l'infini, nous ne pouvons que saluer, perpétuer la mémoire de nos aimés, en leur dédiant d'immortelles pensées, qui elles, ne faneront point, faisons en à l'unisson le serment, si toutefois, nous nous engageons à veiller sur elles, en bon jardinier soucieux de leur entretien, protégeant la fleur de notre souvenance, ce "ne m'obliés mi" arborant les couleurs de la voûte céleste[6], telle une fragile corolle nécessitant des soins constants vigilants !

 

                           Soyez, en l'occurrence, vivement remercié pour avoir su mettre en mots, façonner le verbe de votre élan et vœu fervent venant s'inscrire en guise de moralité de votre tendre "fable", "La Voie sacrée des enfants" : chaine fraternelle censée relier l'humanité en vertu de ceux qui seront la mémoire de demain, enfants dont même le sort à travers le globe terrestre est inégal et auxquels nous nous apprêtons à confier une bien piètre mission : poursuivre le cheminement de notre espèce d'Hominiens, tandis que nous nous livrons plus que jamais à une surenchère d'exactions sur cette terre hospitalière à la source, avant qu'elle devienne chaque jour davantage hostile, allant jusqu'à renier notre Alma mater originelle, Gaïa, en la souillant par des crimes de sang qui ne resteront pas sans châtiments, en la profanant par des actes aux antipodes de tout entendement et de la nécessité vitale de préservation qui devrait nous habiter…

                            Fasse que la déchirure s'estompe, ne serait-ce que d'une once, grâce à un éventail de nobles congénères volant à la rescousse des âmes éprouvées, appui hautement symbolique, certes, mais réconfortant au plus haut point, tentant à prouver que nos civilisations ne sont pas exclusivement percluses de "réprouvés", agissant que selon de sombres et froids calculs, intérêts rongeant nombre d'opportunistes patentés, dissimulés derrière des masques :

                            " Que les couchants sont doux à l'âme douloureuse, et qu'il est bon de s'attendrir avec le jour !

                              Ces heures apaisées sont la patrie heureuse où l'homme oublie la haine et rêve un peu d'amour."

Paul Fort.

 

Avec l'expression de mon admiration,

Valériane d'Alizée-



Illustration : Portrait d'une petite fille ceinte d'une couronne de fleurs champêtres de Sophie Gengembre Anderson

 

 



[1]  : Pièce numéro III du "Troisième Livre des Quatrains" du "Faune habillé de bure" dit aussi, le "Poète rustique" d'Orthez

[2] : Allusion au mythe de l'Antiquité grecque, Pandora signifiant "tous les dons", première femme de la mythologie, également surnommée Anésidora ("celle qui fait sortir les présents des profondeurs" en somme "la Déesse de la terre qui préside à la fécondité ").Boite mystérieuse de Pandore, en fait une coupe, qui vint dans les bagages de l'épousée, qui avait reçu l'interdiction formelle de ne jamais l'ouvrir, Zeus ayant offert la main de Pandore au frère de Prométhée, Épiméthée. Comme on s'en doute, la dite interdiction fut transgressée, et tous les maux de l'humanité  renfermés dans le réceptacle s'échappèrent alors, notamment la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie, la Passion. Seule l'Espérance, fut contenue…

[3]  :Quatrain d'Omar Khayyam tiré du recueil le Robaïyat

[4] : Doctrine philosophique recommandant d'adopter une attitude de détachement, de profonde quiétude vis-à-vis des épisodes de la vie ponctuée d'aléas, paix, impassibilité d'une âme devenue maîtresse d'elle-même au prix de la sagesse acquise soit par la "culture raisonnée" dans la recherche des plaisirs (dogme de l'Épicurisme), soit par la mesure exacte de la valeur des choses (dogme du Stoïcisme), soit par l'abandon du jugement (Pyrrhonisme et Scepticisme)…

[5]  : autre Quatrain d'Omar Khayyam, dans la même version d'édition, adaptation de Jean Rullier pour "Le Cherche-Midi" éditeur.

[6]  :Allusion  à la fleur du myosotis porteuse d'un florissant langage métaphorique, gage du souvenir, dont la littérature s'est fait un ardent porte-parole, et ce depuis le Moyen-âge...

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Mission de la Belgique et de la Suisse ...

Oui, Arts et Lettres, un réseau privilégié

des Arts, du Cœur et de l'Esprit ...

qui à l'essence des choses se nourrit,

avec cette spécificité par moi très appréciée :

une qualité de spiritualité ou transcendance

que je déplore perdue dans la cartésienne France.


Et je comprends bien la mission d'indépendance

de la Belgique et de la Suisse, petites sœurs,

qui cultivent bien leurs valeurs intérieures

dans la différence

et se relient à l'Essence.

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La professionnelle.

     Le cas posé par Rosalie me perturbe depuis huit jours. Je trouverai, c’est sûr, mais je dois encore y réfléchir. En attendant, des aigreurs d’estomac sont revenues me tarabuster et je dors mal : ça me rend toujours un peu malade de ne pas trouver directement  la solution aux problèmes de mes semblables.

     Quelle idiote aussi, la Rosalie ! Eveiller les soupçons de son mari par deux tentatives maladroites et lamentables. On ne s’improvise pas assassin ! Ou alors, il faut être douée de naissance, comme moi. On réussit rarement son premier meurtre sans se faire prendre car on agit trop souvent sous le coup de l’émotion, sans réfléchir aux conséquences. Remarquez, s’il s’agit du conjoint, on peut toujours plaider le crime passionnel. Parfois, ça marche, si on a un bon avocat et, surtout, un bon jury. Si on sait pleurer à bon escient et s’évanouir au moment propice. Mais je considère que la méthode comporte trop de facteurs que l’on ne peut contrôler et qui risquent d’entraver le résultat final.

     Le mieux, c’est de ne pas se faire prendre ! Et, comme dans toute entreprise, de faire appel à un professionnel. Dans mon cas, à une professionnelle. Attention ! Je ne m’implique pas dans la réalisation de la chose. Je ne suis pas un tueur à gages ! A mon âge, qualifié de troisième par les médias, ce ne serait sans doute même plus possible. Non, mon boulot, c’est d’analyser, de comparer, d’expertiser, d’inventorier, de peser le pour et le contre, d’évaluer les forces en présence, de jauger les capacités physiques et morales des différents intervenants et, finalement, de livrer la seule solution possible adaptée à chacun de mes clients. Bien sûr, je les appelle « mes clients » ! Evidemment qu’ils rétribuent mes services ! Je vivrais de quoi, moi, si je ne me faisais pas payer ? Je ne sais rien faire d’autre !

     Lorsque mon premier mari est mort, noyé dans trente centimètres d’eau sur une plage déserte de la Mer Egée, il m’avait légué un joli petit héritage. Entre les frais de médecin à New York, de dentiste à Londres, de coiffeur à Paris, de couturier à Rome, de petit ami à Lisbonne, cinq ans plus tard, le magot avait fondu.

     J’ai mieux choisi mon deuxième époux et l’héritage était bien plus important lorsqu’il a péri six mois plus tard lors d’une descente en VTT dans la cordillère des Andes. Le pauvre chéri ! Ses freins avaient malencontreusement lâché ! Le pécule

qu’il m’avait légué a quand même duré vingt ans.

     J’approchais alors de la cinquantaine et, même si j’avais gardé de beaux restes, je ne pouvais plus espérer séduire un quelconque millionnaire célibataire. Et puis, trois maris riches, décédés de mort violente, ça risquait de faire un peu désordre sur mon curriculum vitae. Les deux premiers étaient « passés » (si j’ose dire), sans éveiller trop de soupçons. Il ne fallait pas tenter le sort par une troisième expérience.

     C’est vers cette époque que je reçus les confidences d’une jeune baronne que j’avais rencontrée à Miami. Tout était pour le mieux dans sa vie : son mari l’aimait ; il l’emmenait dans tous les coins amusants de la planète ; il lui offrait des fleurs, des bijoux, des toilettes de grands couturiers ; il ne lui refusait aucun caprice, aucune lubie incongrue, même quand elle avait émis le désir d’acheter un singe au Brésil, lui qui était allergique aux poils de chiens, de chats et, en résumé, de tout ce qui porte toison ou fourrure animale. Son mari ayant subi l’ablation de la prostate n’était pas exigeant au lit et se contentait de petits jeux anodins qui lui demandaient peu d’efforts mais simplement un zeste d’imagination.  Il fermait même les yeux sur ses relations, au reste très discrètes, avec des jeunes gens rencontrés au cours de leurs pérégrinations. Mais…, ce mari, si parfait, avait une mère… Un vrai cauchemar, la mère ! Elle soupçonnait sa bru d’avoir fait un mariage d’intérêt, de n’avoir épousé son fils bien-aimé que pour sa fortune, de ne pas l’aimer comme il le méritait, d’espérer son décès pour hériter de ses sous, de ne pas avoir de respect envers elle-même, de tenter de détourner son merveilleux enfant de sa mère adorée. Qu’elle ait des soupçons, d’accord, cela se comprenait ! Mais qu’elle les fasse partager à toute sa famille, ses amis, ses pairs, devenait intolérable pour la jeune femme qui commençait à voir quelques portes se fermer devant elle et quelques unes de ses  invitations refusées par des proches de la baronne douairière.

     En posant quelques questions à la jeune baronne, il ne me fut pas très difficile de l’aider à résoudre son problème. Les freins de la chaise roulante de la belle-mère cédèrent pendant sa promenade quotidienne dans les jardins escarpés de sa villa de Capri, sa tête cogna violemment un rocher, son fils et sa bru revinrent d’urgence de Florence pour les obsèques et pour la visite traditionnelle au notaire, la jeune baronne versa quelques larmes de circonstance et sa vie prit un nouveau départ, débarrassée du fardeau que la vieille dame faisait peser sur elle.

     La jeune femme n’était pas une ingrate. Considérant le travail que j’avais accompli pour lui expliquer comment trafiquer les freins sans laisser de traces et,

surtout, pour qu’ils lâchent à retardement, lorsqu’elle serait loin, elle m’offrit un splendide bracelet de diamant. Le prix que j’en retirai me permit six mois de la grande vie à laquelle j’étais habituée.

     Par la suite, la baronne m’envoya quelques ami(e)s en mal d’inspiration qui n’eurent qu’à se féliciter de mes services. Je me fis alors payer en bon argent liquide car j’étais obligée de changer de bijoutier chaque fois que je désirais négocier un de leurs cadeaux. C’était fatigant et risquait à la longue d’éveiller quelques soupçons. J’étais devenue une professionnelle et tenais à être rémunérée en tant que telle. Jamais un seul couac, jamais une seule preuve, jamais de démêlés avec la justice. Mes services étaient sûrs et ma renommée s’étendait, discrètement bien évidemment, dans cette couche de la société où l’on ne compte pas pour obtenir satisfaction.

     Je vis très bien de mon métier, un peu insolite peut-être, rare sûrement. Je peux même me permettre de refuser une commande lorsque les résultats me paraissent trop aléatoires. J’ai adopté certaines règles éthiques qui, par exemple, me font refuser plusieurs commandes émanant d’un même client. Aussi, je refuse tout attentat à la vie d’un enfant. Quoique… J’ai pourtant aidé à la disparition d’une horrible gamine qui dénonçait les frasques de son nouveau beau-père, parce qu’elle me dévisageait d’un air un peu trop soupçonneux. Nécessité fait loi, n’est-ce pas ? Mais j’ai veillé à ce qu’elle ne souffre pas.

     Et aujourd’hui, je dois tenter de résoudre le problème de Rosalie. Rosalie, ma vieille copine de pensionnat des Dames de l’Instruction Chrétienne. Déjà pas bien futée à l’époque, ses capacités intellectuelles n’ont pas beaucoup évolué avec les années. Vouloir se débarrasser de son époux parce qu’il pète au lit, ça se conçoit ! Mais pas n’importe comment ! Le coup des champignons, c’est cousu de fil blanc ! Le gardénal dans le whisky, ce n’était pas mal trouvé ; mais il ne fallait pas confondre le flacon de soporifique avec celui d’aspirine ! Et maintenant, il se méfie, le bougre ! Mettez-vous à sa place… Il va falloir faire preuve d’imagination, sur ce coup-là, pour que Rosalie ne se fasse pas pincer et ne me dénonce pas à la suite. Parce que Rosalie cracherait le morceau, on peut lui faire confiance !

     Et, comme c’est mon amie, je ne lui fais même pas payer mes services. Ce serait un comble de plonger gratuitement…

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Condoléances inaudibles

 

Ils ne supportaient pas de vous voir attristés,

Lors, ils vous prodiguaient d’émouvantes caresses,

Avec de petits mots pleins de délicatesse,

Pour amoindrir les torts de la fatalité.

...

Ils ne vous verront pas, rongés par le malheur.

Devenus insensibles à toutes les souffrances,

Soustraits aux aléas qu’impose l’existence,

Ils restent, désormais, en un lointain ailleurs.

...

Ils faisaient votre joie, vous surprenant souvent,

Leur énergie semblait les rendre infatigables

Cependant ils étaient fragiles et vulnérables,

Dans leur profond sommeil, sages et émouvants.

...

Vous allez cheminer, inévitablement,

Alors qu’ils resteront cachés à votre vue,

Émus, vous entendrez leurs voix qui se sont tues,

Leurs propos enjoués et leurs questionnements.

...

Comment saurais-je dire, aux parents angoissés,

Bloqués dans le tunnel de l’horrible détresse:

- Pensant à vos enfants, accueillez leur tendresse,

Qui, dans les mauvais jours, venait vous caresser.

...

16 mars 2012

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UN DETAIL...

Comme au bord de la rose

Une larme se dépose

en rosée cristalline...

 

Comme au coeur de la nuit

La douleur se traduit

En nuée opaline...

 

Comme la feuille en automne

Qui longuement frissonne

Et que la pluie taquine...

 

Comme l'oiseau dans le noir

Vole encore, voulant croire

A des saveurs marines...

 

Comme un relent si doux

D'amour qui reste en nous

Espérance divine?...

J.G.

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https://artsrtlettres.ning.com/video/thierry-duval-et-paris?xg_source=activity

Cette vidéo de vos photos est un doux régal

Elle est si belle et féérique !

Votre amour du détail artistique

Est tangible et n'a pas son égal.

Et si je ne sombre pas dans la nostalgie

c'est que je revois souvent mon Paris

et que les nuances de vos photos

en font d’élaborés subtiles tableaux

qui me ravissent au plus haut.

Évoquant mes printemps de bohème enfuis,

chaque lieu de vos photos poésies

parle à mon cœur et cogne à ma mémoire,

là où j'ai porté mes pas et mes rêveries,

et avec amour laisser errer mon regard.

Et j'apprécie chaque scène présentée où j’ai vécu ici

à l’ombre de ma chère Notre Dame et de l'Ile Saint Louis.

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"Les petits Anges des Neiges"

"Les petits Anges des Neiges"

Ils étaient si heureux,
Les petits Anges des Neiges,
Ils s'en allaient par deux,
Dans un car rouge et beige...

La veille encore c'était la glisse,
Après une semaine là-haut,
Car s'il y a des précipices,
La montagne, c'est si beau !

Mais le Destin était au rendez-vous,
Le malheur a frappé dans le tunnel,
Les petits Anges, c'est fou :
Ont rendez-vous avec le Ciel !

Ainsi, après une semaine de neige,
Ils ne reverront pas leurs parents,
Restés à jamais sur leurs sièges,
Laissant leurs familles en tourments.

Ce sont trois pays qui sont frappés :
Belgique, Pay-Bas et Suisses unis,
Entourant les petits rescapés,
Pleurant les petits Anges aussi.

En ce jour de deuil national,
Une minute de silence est respectée
Par tout un peuple, c'est normal,
Car ils vont toujours nous manquer.

Nous pensons aux familles éprouvées,
Ceux qui ont perdu un être cher,
Ceux qui sont au chevet des blessés,
Qui luttent encore dans leur chair.

Jamais plus on ne pourra oublier
Le 13 mars de chaque année à venir,
Car des petits Anges s'en sont allés,
Eux qui avaient un autre avenir...


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Notre pays bouleversé deux fois sur cent jours par la perte et la souffrance de nombreux enfants, n'oublions pas tous ceux qui dans le monde disparaissent aussi dans la douleur des guerres et de la fain, que tous les beaux poèmes qui arrivent sur le réseau leurs soient également dédiés.    JN

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Chers Amis d'Arts et Lettres

Depuis longtemps , je suis absente sur le site .

Ce n'est pas par désintéressement , loin de là ...je dois juste gérer deux situations contradictoires , autrement dit une bonne et une mauvaise.

Il n'est pas facile de ramer en pleine tempête, mais l'énergie qui m'anime ne faiblissant pas,je finirai pas atteindre le rivage .

Bientôt ,je reviendrai découvrir les merveilles du réseau que vous offrez en partage .

Avec toute mon amitié.

Liliane.

 

 

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A toute la Belgique

Que ces beaux oiseaux du Paradis apportent à tous ces enfants et adultes disparus bien trop vite, toute, notre affection et des gros bisous et aux parents si c'est possible tout le réconfort nécessaire pour continuer sur le chemin de la vie.
Et à toute la Belgique mes trés sincères condoléances

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Soyez ma licorne

 

Soyez ma licorne blanche au jardin de Marie,

mes rêves brodés d'or des prés de haute lisse,

 

mon heure buissonnière enjointe de prières,

mon oreille du soir qu'éteindraient vos baisers,

 

mon beffroi de lumière, mes matines brugeoises,

ma fontaine sacrée, mon flûtiste sorcier,

 

mon aria, mon cantique, ma musique de chambre,

mon Pavaroti fou et ma messe des morts,

 

berceuse douloureuse que pour vous j'ensommeille

en vous poussant plus haut que le ciel de mes yeux!

 

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La gardienne

  

 

     

Il ne quittera pas une seconde fois

le corps de cette femme qui l’avait mis au monde.

Pénétrée d’allégresse , en attente de sa venue,

elle essayait de deviner s’il serait beau.

Ses voeux furent comblés son enfant fut superbe.

Intelligent et tendre, il la protégerait.

Il avait eu quinze ans. Premier jour des vacances,

il jouait dans les vagues, un courant l’emporta.

Sa mère est devenue gardienne de son âme.

 

                                                                               22/1/96

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Refus des mots

 

 

Quand sans aucune anesthésie,

Un être a l’âme déchirée,

Qu’elle lui parait arrachée,

Il ne perd pourtant pas la vie.

...

Essayant d’adoucir sa peine,

Chacun de ceux qui l’aiment accourt.

Il entend des propos d’amour,

Des choses sages et sereines.

...

Face à ceux que meurtrit la mort,

Figée, je garde le silence.

Les faibles mots auxquels je pense,

N’obtiennent jamais mon accord.

...

Certes on a besoin de secours,

Aux temps sombres de la détresse.

Elle peut devenir tristesse,

Lors le fardeau pèse moins lourd.

.

 

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Il n’y a pas de mot.

 

Il n’y a pas de mot pour pleurer un  enfant,

Il  n’y  a  pas  de  mot  pour  crier la  colère,

Il n’y a pas de mot pour pleurer les parents,

Il  n’y  a  pas  de  mot  pour  crier la  misère.

 

Il  n’y  a  pas  de  mot pour chasser le destin,

Il n’y a pas de mot pour pleurer le poignant,

Il  n’y a  pas de  mot pour chasser le chagrin,

Il n’y a pas de mot pour pleurer l’enseignant.

 

Il  n’y  a  pas  de  mot  pour  huer  le   tunnel,

Il  n’y  a  pas de mot pour hurler la prudence,

Il   n’y  a   pas   de   mot   pour   huer  l’irréel,

Il  n’y  a  pas  de  mot pour hurler l’évidence.

 

Il  n’y  a  pas  de  mot  pour  clamer la  fureur,

Il  n’y  a  pas  de  mot  pour pleurer le  néant,

Il  n’y  a  pas  de  mot  pour  clamer à l’erreur,

Il  n’y a  pas  de  mot pour pleurer un  enfant.

 

Il  n’y  a  pas  de  mot, il n’y  a  que des pleurs,

Il  n’y  a  pas  de mot, seulement des douleurs.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

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Impressions Cuba 2012

Jusque là, je me cachais. Un autoportrait, je ne sais pas si je saurais. Une peur une joie, me voici à Cuba. Drôle d'endroit pour débuter cette rencontre avec moi-même. Moi, obligée d'écrire pour vivre, même pas pour manger, pour respirer Messieurs Mesdames.

 

Attrapez-le ce souffle et c'est ce qui sans doute est le plus difficile. Ma respiration, vous ne vous y faites pas? Tenez bon, patientez, aimez. Je vous en prie. Aimez-moi sera le premier appel que je lancerai et de suite. C'est un ordre, un dessein, un destin. Le souffle et l'amour que je cherche ici bas, là où la rue se fait bruyante, là où la torture est prégnante, là où la vie est titubante, flanquée rhum.

 

Ainsi, encore ivres, parle-ton encore des révolutions, celle de Tunisie, celle d'Egypte, celle de la  Lybie. Pour quelle victoire ? Pour quel avenir ? Quel sera le prix à payer pour chacun de ces peuples et BHL peut se brosser. Quand la musique, la fanfare de la révolte a fini de sonner. Qui va être le looser ? Peuples, prenez-vous à bras le corps chacun. Un à un dans une ivresse libertaire salutaire.

Allez, je rêve !

Viva Zapata !

Viva el Ché !

 Viva Fidel ! et Raul…

A bas les enfermements sombres pour des révolutions révoltantes.

A qui profite le crime ?

 

Oui, ce soir , je suis à Cuba. Sexe alcool et Salsa… Et rien que cela qui dirige ce monde. Pas autrement. On veut des noms des adresses des numéros comme sur les passeports, enregistrés. Dénudés à tous à chacun, ici ou là.

Je suis citoyenne du monde, apatride, liberté, voyager et respirer, respirer encore, pour reconnaître que je suis vivante. Vous suivez ? C'est trop ? Chaotique.. Pas chassé et saut de chat, arrangez vous avec ça.

 

Cuba libre. La bonne rigolade, un truc qui fait rire là-haut. Pas dans les étoiles, non, dans le ciel la lune pleure. Mais là-haut, dans des cimetières glacés de vieillards adipeux qui se meurent chargés d'or volé à chacun. Boucaniers. Vieux déjà morts dans des bateaux d'acier et enculeurs de mouche pour rien, comme ça. Ce n'est pas autrement. Il est une mythologie où des jeunes filles sont données en pâture, ici de jeunes garçon sont éprouvés par un Minotaure en fin de règne, Fidel et son frère appelé aussi la jument. Héritiers d'un rêve qui vire à l'hallucination d'un énorme délirium tremens qui prend toute la Havane, Cuba en son entier. Sexes raidis au Viagra à haute dose…

 

Mon Dieu, la lune est si belle ce soir, posée sur un nuage. Quel divin orgueil l'a rendu aussi magnifique ? Et déjà elle se cache, frileuse elle aussi. La lune de Cuba by night. Des soupirs et des baises un peu n'importe où et pour les frustrés des bruits et des cris. Il n'y aura pas d'été à cuba, mais un éternel hiver moite, nettoyé de tornade, pour chaque année la sienne.

 

La terre tremble.

Elle est vivante et se meurt.

Et les aristocrates de ce monde se préparent bien évidement à sa fin prochaine. Et travaillent les méninges de quelques uns pour donner l'espoir de se projeter un jour ailleurs. Certains sur Mars peut-être… Des Noés puant le fric, accrochés au pouvoir aussi fort que les demeurés du radeau de la méduse.

Ces putains de nantis qui mènent le monde, n'accrochent aucuns haillons d'argent, pavillons d'aubaines, chars de vilénies, trottoirs de Baracoa de Cuba. Encore elle! Puisque le voyage commence ici, à quelques jours d'un retour imminent.

 

Cuba. France. Qu'est-ce qu'il reste de nous ? Approche petit, je te dirai tout bas et tu me croiras. Toi !

La lune s'incruste dans le ciel, dépassant en croissant, comme un jupon, de ces nuages. La belle est à cuba, sœur de toutes les lunes du monde. Celle de Paris, New-York et Miami aussi.

 

 

Au matin, reste une étoile, celle du berger. Venus qui se lève avant toutes et s'enfonce au jour en tout dernier lieu. Courageuse planète qui travaille toute la nuit et promet de refaire cela chaque soir. Fidèle.

Cuba dort. Alors c'est extrêmement doux. Il est cinq heures, Baracoa s'éveille doucement. Des matins regrettés pour la plupart qui n'iront ni au taf ni au boulot, et resteront à déshabiller les filles virtuellement pour la majorité. Certains s'accommoderont de chambres chaudes et moites où les corps seront de suite humides. D'autres encore frapperont leur femme avant qu'elle n'aille au travail, eux promis à rester en tong à la porte de la maison, si on peut appeler ainsi ce rafistolage de bois et de tôles. Ephémère casa, soufflée c'est sûr par la prochaine tornade.

 

Et les chefs de ce pays, se tourneront une fois encore sur des oreillers de plumes, se préparant à ne rien faire de neuf, à leur tour. Fidel qui n'a plus rien à dire, séché pour cette fois, vidé comme ses couilles, à un peuple qui n'écoute plus rien à son tour. Tout roule dans un abandon désœuvré. Les petites filles et les garçons en  uniforme, partant pour l'école, toute la fierté de Cuba qui se résume là.

Et Raul, la jument comme on l'appelle aussi, pas plus jeune que Fidel, se prépare à ne rien changer, à peine : laisser sortir quelques prisonniers, proposer que les gens travaillent à leur compte pour leur tirer quelques dollars encore qui nourriront les nantis. Tout un petit monde à l'argent convertible qu'ils s'empressent d'entasser, pour les vieux jours qui sont là, tous à leur porte. Ainsi payer aussi les filles superbes qui éclairent leurs vieux sexes – les touristes masculins en savent quelque chose…

 

On parle bien d'une révolution morte dans l'œuf. No passaran  est encore écrit en lettres retouchées, colorées de nouveau, la même, les mêmes slogans du socialisme "L'obstination et le courage vivifieront la Révolution et nous rendront libres aujourd'hui et demain". Du cynisme que les cubains ne regardent, lisent plus. Hasta siempre .

 

J'ose écrire, et des écrivains Cubain choisissent leurs mots qui pour beaucoup s'imprimeront dans le monde, ailleurs qu'à Cuba.

 

Des nuages rosis par l'aube, sont posés ici ou là dans le ciel. Formes étranges et superbes.

 

 

J'ai vu, à la Havane, des policiers, se comporter comme des voleurs, quand ils allaient chercher l'argent chez chaque commerçant, le petit et le grands, chaque casa particular.. Cela fait nettement plus penser à la mafia qu'à des gens qui viennent prendre leurs dividendes. Enfin tout cela est imbriqué. Ils portent des carabines, genre de kalachnikov je pense.

Dans les magasins,  les échoppes ils notent tout, tous.

Et pourtant, la serveuse de la Casa de la Trova, une casa musicale de Santiago, la serveuse ressert des rasades de rhum, parce que nous lui sommes sympathiques et qu'elle nous l'a été, et que nous lui avons donné un CUC, pratiquement 10% de son salaire, qui est pour les serveurs de Casa d'Etat de 17 CUC, moins de 17 euros. Si nous faisons les comptes, c'est sans fin…

 

Mais pour le moment Cuba dort.

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Vénitien du grand Nord où la mer souffle encore

Des embruns de révolte et des éperons d'or.

Mon lissier de ciel vert où sifflent des cerises

Dans le rêve en soutane d'un poète flamand.

Mon jongleur de fuseaux sur coussin de papier.

Mon Van Eyck de grisaille et de bleu délavé.

Mon guide à la main d'or sur les herbes mariales

Mon jongleur de palet sur damier d'aquarelle.

Mon rire de bille d'un gamin dans les cours.

 

En bout de fil d'Ariane, emmène-moi le coeur

Au choeur de pierre vieille où du silence luit!

 

 

Martine Sansnom  extrait des Roulettes Russes

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