Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16072)

Trier par

Errance pour te rencontrer

 

Tu prenais soin, avec tendresse,

De ton vaste jardin secret.

Les oiseaux s’y faisaient discrets

Du vent, parvenaient les caresses.

...

De ton vaste jardin secret

Tu contemplais chaque richesse,

Du vent, parvenaient les caresses,

Rendant amoindris les regrets,

...

Tu contemplais chaque richesse.

Les allées gardaient leurs attraits.

Rendant amoindris les regrets,

Des bourgeons offraient des promesses.

...

Les allées gardaient leurs attraits.

Tu combattais le sécheresse.

Des bourgeons offraient des promesses.

Tu préservais le beau, le vrai.

...

Tu combattais la sécheresse,

Cultivais nombreux intérêts.

Tu préservais le beau, le vrai,

M’invitais là, où je paresse.

...

Cultivais nombreux intérêts.

M’entourant de délicatesses,

M’invitais là où je paresse,

Sachant pouvoir t’y rencontrer.

...

14 avril 2012

Lire la suite...

Un messager sans importance

 

C’était au temps tout feu tout flamme.

Il savait que je le guettais.

Certes, jamais n’avait été

Tant attendu par une dame.

...

Grandissait mon impatience,

Dès qu’il était près de chez moi.

Je l’observais avec émoi,

Serait-ce un autre jour de chance?

...

Nombreux ans se sont succédés,

Aussi les porteurs d’espérance.

À jamais, malgré la distance,

Nos coeurs restèrent accordés.

...

Apaisée, dans l’indifférence,

En m’activant dans mon jardin,

J’ai vu arriver ce matin,

Un messager, sans importance.

...

16 avril 2012

Lire la suite...

P'tit bonheur !

 

Un jour d’avril pluvieux,

trois escargots tout verts,

la fille, le père et puis la mère,

dans trois ou quatre gouttes d’eau,

prenaient un bain de mer,

parmi les coquelicots et les

herbes légères.

 

L’océan à Denfert, oh oui je l’ai bien vu,

entre deux tours en verre

et des jardins urbains,

un jour de vague à l’âme,

de cœur tout à l’envers,

sans vous, douloureusement femme,

mais oh combien vivante ;

la présence de l’absence !

 

Le bonheur je le sais,

spectaculaire rarement,

est infiniment lent !

Lire la suite...

RENAISSANCE...

Les sentiments brulants

Ceux-là de nos 20 ans

Quand il se font la malle...

C'est l'amour qui détale !

 

En prenant quelques rides

Parfois le coeur se vide

Et pense avoir gagné...

Un peu de tranquillité !

 

Alors on se fait le deuil

Evitant tout écueil

Se croyant à l'abri...

Peinard et sans soucis

 

Et puis voilà qu'un soir

Un regard qui s'égare...

Le soleil qui se couche...

C'est la vie qui nous touche !

 

Un sentiment nouveau

Surgit tranquille et beau

Oh! Surprise sublime...

Il rend l'humeur câline !

J.G.

 

Lire la suite...

histoire de peaux,

Enlacement magnifique; masculinité et féminité

indissociables, mêlées,

naissance de quelqu'un d'invisible et de bleu !

Musique de deux peaux, aphones l'une sans l'autre ;

solitude blanche et froide alors.

Au dessus d'elles, orphelines l'une de l'autre,

métallique et lourd le ciel se fait,

infinitude stérile.

Mais que dis-je, l'une dans l'autre, elles s'oxygènent,

se protègent, s'ensoleillent et se désaltèrent,

bien au delà de la terre,

refleurissent deux corps qui s'imaginaient morts.

Aimer c'est un peu cela, enfin je crois.

Lire la suite...

exemple

Amputez-moi de mes mots, il m’en restera toujours assez de bribes pour en faire un poème. Prenez mes souvenirs aussi, en gage de ma bonne foi, j’en sauvegarderai l’écume. Et tous mes fantômes,  je vous les donne : il y a trop peu de sel dans mes remords pour attenter à leur départ.

 

(Mots, extrait de « L’amour en lettre Capitale » Ed. Le Coudrier, 2012)

La distance ravive, dit-on, le verbe qui s’échoue et le soir se saisit de ton absence comme le rideau rend plus vivace encore les acteurs qu’il feint de gommer.  Je voudrais te parler de la lune, te dire que la nuit tous les chats ne sont pas gris, qu’en dépit de leur nom les rigoles manquent singulièrement d’humour, qu’elles ont, elles aussi, leur part d’ombre et que certains y ont abandonné leur âme : je m’y perds tout comme eux, loin de tout, loin de toi…   Je voudrais te parler de mes voyages et du temps, te dire que les trains qui fuient leur ombre n’ont pas d’attaches ni d’heure pour le départ, et que les seules horloges que je connaisse épellent chacune des lettres de mon prénom mais ignorent tout de toi. Elles ont l’éternité pour t’attendre et je n’ai plus aucun nom à leur donner et toujours un train à prendre.

 

(Absence, extrait de « L’amour en lettre Capitale », Ed. Le Coudrier)


Faut-il rendre le champagne à ses bulles, à Hippocrate son serment et ses larmes à un chagrin qui en a bien besoin ?  Ou tant qu’à faire céder le ciel à ses anges et s’intéresser aux nuages pour jauger la distance qui sépare un havre de ma souffrance ?  La question est : Faut-il ?  

 

(Faut-il,  extrait de « Claustrophobie ou les Rues de Pandémonium, Ed. de l’Acanthe 2001)



Lire la suite...

Haïkus du 19 avril 2012

       Croisée des chemins

       Cavalcade de lapins

       Frissons d'arbres morts

                 

       Erables tremblants 

       Frayeur de la fougère

       Feuillages flétris

      

       Neuf  oeufs de Pâques

       Crêtes  rouges  dressées

       Galines surprises

       Lune de gel en avril

      Grand mystère au jardin

       Anémones blanchies

       Chat rouquin errant

       Chuinte la pluie

       Sur le feuillage du buis

       Pas pleurnicheur

       Le saule rit sur la rive

       Coin coin lisse ses plumes

       Cheval rit tournez manège

       Laissant Lucie faire

       La peur au ventre

      La voie lactée

      Soulignée sur un pan

      De la montagne percée

      Raymond Martin    

Lire la suite...

Merci !

Merci, cher Robert Paul d'avoir mis en valeur la remise du Prix Langue et Littérature à Geneviève Michel pour Paul Nougé au coeur de la révolution ce 21 avril prochain à La Fleur en papier doré.

Merci pour elle et aussi pour Paul Nougé.

Marie-Ange Bernard

Lire la suite...

MNEMOSYNE





une des facettes de la mémoire ?


l'oeil cave et la mine terreuse

ressassant inlassablement

c'est l'ancestrale radoteuse

qui régurgite obstinément

en des hoquets nauséabonds

la vie qui nous a fait faux bond


beurkkkkkk


2001



A MNEMOSYNE



derrière le front clos, dans un recoin obscur,

se terre en permanence une forme sans âge aux pouvoirs infinis

elle parcourt l’espace à petits pas furtifs,

glanant de ci de là les mots intempestifs

qu’elle fait mijoter dans son chaudron maudit


ô sournoise mémoire !

qu’as-tu donc concocté pour ce nouveau voyage ?


tu m’as sortie du temps,

transplantée dans l’avant,

fait revivre pour moi des fragments d’autrefois


ce passé révolu qu’on ne refera plus

pourquoi donc t’acharner à le ressusciter ?


ancestrale conteuse,

limonaire barbare ,

hypocrite gardienne !

en hideux jacquemart tu scandes sans répit

l’inutile refrain de ce temps qui n’est plus


bon ou mauvais ? qu’importe !

un souvenir est mort

mais tel un nécrophage

tu suçotes sans fin ses bribes faisandés


rien à faire de toi et de tes bavardages

la route que je prends va d’un autre côté


laisse-moi m’en aller vers un autre voyage

dans ce présent où tu n’as pas droit de cité


2001




LE REVEIL DE MNEMOSYNE



derrière le front clos de sinistre mémoire

le vieil implant dormant s'est soudain réveillé


siffle siffle serpent ranime la mémoire

mnémonique poison jadis entreposé



l'enfant nu hurle en vain


nul ne pourrait entendre

ce fantôme oublié

que le temps dévora

écheveau emmêlé sur lequel il s'acharne


siffle siffle serpent ranime la mémoire

distille les poisons jadis entreposés


ô belles bandelettes

cachant la pourriture

si savamment tressées pour la postérité


l'enfant nu hurle en vain

fantôme dévoré


il n'y a pas d'enfant dans ces ruines moussues

nul serpent n'a crissé
le temps est révolu

de ses yeux révulsés il sonde sa mémoire



par-delà le front clos

tout dépressurisé
le temps coule en sanglots
empuanti d'oubli

et glissent des serpents dans les orbites vides

2001


à chaque tour de terre

un de ses soleils meurt


les doigts

comme les dents

s'écoulent de leurs châsses

les sourires fissurent

puis deviennent grimaces

puis deviennent morsures

et les paupières closes

pèsent de plus en plus


il n'y aura pas d'aube

chaque soleil est autre

et le sien est noyé


c'est entre chien et loup que son coeur s'est joué

dans un gris monotone

brisé d'éclairs sanglants

et plein de la menace

de ces mots dérisoires

qui happaient par lambeaux de grands pans de mémoire

encore évermeillés de ce soleil couchant


et le trésor-soleil enfoui dans le coeur

fera s'évaporer les derniers souvenirs


voilà pourquoi cet être est devenu gaga

.

1973



.

Lire la suite...

♦ Amour vraiment

12272733660?profile=original

 

Amour vraiment

Naissant troublant

C'est l'attirance

Se révélant

 

Evidemment

Croire au printemps

Dans l'innocence

Et pour longtemps

 

Amour vraiment

Le saisissant

C'est l'insolence

Quand fuit le temps

 

Le plus souvent

N'importe quand

On peut la danse

Qu'importe comment

 

Ne te pose plus de questions

Sur le sens d'un frisson

L'amour impose son émotion

C'est toujours sans raison

 

Amour vraiment

Le connaissant

C'est l'évidence

Pour l'important

 

Tout simplement

Deux coeurs battant

La préférence

En un serment

 

Amour vraiment

Le maintenant

C'est la présence

C'est hors du temps

 

On sait pourtant

Même en rêvant

Que chaque chance

Est dans l'instant

 

Ne te pose plus de questions

Sur le sens des saisons

L'amour a pour définition

La belle déraison

  

Amour vraiment

Le découvrant

C'est l'espérance

La voile au vent

 

Et tout autant

La terre d'antan

Et tout l'immense

De l'océan

 

Amour vraiment

Le grandissant

De l'impatience

Du grain germant

 

Au fil du temps

Le murissant

Pour l'abondance

Le vendangeant

 

Ne te pose plus de questions

D'une si grande obsession

C'est l'amour qui ose la passion

Telle en est la raison

 

Amour vraiment

Nous l'éprouvant

C'est dans l'intense

Toujours croissant

 

Etonnamment

En voyageant

Dans les nuances

Sans faux semblants

 

Amour vraiment

Eblouissant

C'est la romance

Pour les amants

 

Finalement

Eternisant

D'invraisemblance

Possible pourtant

 

Ne te pose plus de questions

Elles sont sans solutions

Notre amour vit tant d'émotions

Le temps lui donne raison

 

  

© Gil DEF. 27.12.2005

- Amours en conjugaison -

Lire la suite...

Ecriture (suite),

Écriture,

acte d'amour, de résistance,

qu'elle s'écoule où surgisse

de l'indignation, de la colère ou de la joie ;

elle s'attrape et se touche,

lorsque nous l'entendons, la recevons,

la partageons, hémophile !

Touchante, elle peut l'être,

dérangeante parfois.

C'est le cours d'une vie accidentée,

le lit défait, très large d'un fleuve obscur ou clair ;

l'excroissance de la mer,

son insupportable enfant

devenu bien trop grand, libre ;

Ce grand chahut qui équilibre.

Lire la suite...

Aux Puces

L’azur mordu par quelques nuées cotonneuses

Au petit matin merles et pies chantonnent un refrain

Dans la foule des passionnés du Vieux Marché

Je pars en quête d’un coup de cœur

Ici et là sont étalés des trésors d’hier

Photos anciennes et lettres d’amour

Profanées par les puces de Bruxelles

Sur les pavés de la Place du Jeu de Balle

Sont étendus chandelles argentées et verres colorés

Alors que la porcelaine fine de Chine est émaillée de rose

L’imari est orné de Bleu, rouge et or

Lys et pensées rehaussés à la main sur le Limoges

Nappe à thé et six serviettes brodées

Deux  belles aquarelles m’attendaient

Encadrées en bois doré incrusté d’ébène  

Tentation plein les yeux, je n’ai pas pu résister

Brouhaha et cris de joie,  j’ai rempli mes bras

Nada

17/04/12

Lire la suite...

A ma mère (écriture).

 

Le ciel,

visage sans bouche ni yeux,

mi-ange mi-humain,

me touche, à lui seul m’apparente,

ennuagé ou rose,

me fait don de ses mots,

sans fin.

Palpitation secrète et forte de toi,

touchante contre moi ;

écriture chaude, même posée,

mouvante sur la feuille,

vivante tout le temps ;

respiration de l’encre.

La terre,

corps monumental, préservé, protégé,

martyrisé ou célébré,

très humain,

me fait hurler, parfois chanter,

mais à toi attaché, il s’adoucit, s’angélise,

s’écrit tout en bleu.

Le Monde ne se partage t-il pas comme ça ?

Lire la suite...

A propos de quelques poèmes ...

J'ai eu le plaisir de découvrir sur ma page de la Maison de la Poésie de Namur un commentaire à propos de mes textes et rédigé par Dominique Aguessy. Je tiens ici à l'en remercier. Ce commentaire a aussi pour moi le don de m'ouvrir des pistes de réflexion, tant il est vrai que le regard de l'Autre en ce domaine a toute son importance .

12272803062?profile=original

http://www.maisondelapoesie.be/auteurs/commentaires.php?id_auteur=1787

Lire la suite...

Transaction secrète

" Un charbon sur la bouche, le Poète ressemble à un discret Isaïe, le prophète sur les lèvres duquel l'Ange du Seigneur posa un tison qui, dès lors, délia les paroles empêchées. La parole retenue du Poète ne se délivre-t-elle que sous l'effet d'une braise essentielle, précieuse résorption du langage, le flot du verbiage se trouvant ainsi filtré par une brûlante exigence, à partir de quoi tout peut être dit avec presque rien ? "

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles