Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16072)

Trier par

Le poète est un four à brûler le réel ...

"La poésie n'est ni dans la vie, ni dans les choses.

C'est ce que vous en faites et ce que vous y ajoutez.

La poésie est dans ce qui n'est pas. Dans ce qui nous manque. Dans ce que nous voudrions qui fût.

Elle est en nous à cause de ce que nous ne sommes pas.

C'est le lien entre nous et le réel absent.

C'est l'absence qui fait naître les poèmes.

Le poète est un four à brûler le réel ... "

 

 

Pierre Reverdy

Lire la suite...

Mon très cher Eminescu

Mon très cher Eminescu

 12272814675?profile=original

(15. 01. 1850 – 15. 06. 1889)

 

            Mon cher poète éternel,

            Ce matin, à peine réveillée de mon sommeil agité, je me suis précipitée vers la petite statuette en bronze sur la bibliothèque. Je l’ai prise dans le creux de la main et j’ai commencé à murmurer, mes yeux fixés dans tes yeux baignés de larmes: A l’étoile...

 

Jusqu’à l’étoile qui s’est levée
C’est un si long chemin

Que la lumière dut voyager

Des milliers d’années,

Pour qu’elle arrive enfin.

 

Elle s’est éteinte, depuis longtemps

Dans des lointains bleus

Et son rayon à peine maintenant

Put briller à nos yeux.

 

L’icône de l’étoile qui est morte

Monte doucement dans le ciel;

Elle y était sans qu’on la voie…

Et aujourd’hui, qu’elle n’y est plus,

Notre oeil l’aperçoit.

..................................................

                                     (Fragment du poème « A l’étoile » par Mihai Eminescu, 1886)

 

            Toi, qui connaissais tellement de choses, toi qui te perdais dans de longues discussions philosophiques avec Schopenhauer et Kant, toi qui avais lu les Védas et les Upanishad, toi qui jouais les lois de Kepler sur ton „auriculaire” et qui „t’es immergé dans les étoiles” pour étudier leur chair et leur esprit, toi qui avais un gentil mot pour tous tes prédécesseurs – toi tu es... Oh, j’ai tellement honte t’avouer ce qui a fait de ma nuit un jour, un jour amer...

            Avec de lourds cernes je regarde le ciel qui tout à coup est devenu noir et insipide. Pardonne-moi. J’ai éparpillé tous les livres de la bibliothèque et je t’ai fait voir la lumière, toi, qui es lumière! Je te prie de me pardonner; je ne t’ai plus feuilleté depuis un certain temps... Environ trois semaines, depuis le 15 janvier, le jour de ton anniversaire; tu as 156 ans déjà. J’ai retrouvé le volume „Poèmes”, sans couvertures, tel que je l’ai gardé depuis les années de lycée. Mes livres les plus aimés n’ont plus de couvertures, je leur ai dévoré et la mie et la croûte, je te prie de me pardonner... Je t’ai emmené ici, loin de Ipotesti, loin de ton tilleul tellement cher, car je devais t’avoir près de moi. Je t’ai posé à côté des autres poètes et écrivains roumains ou non roumains, Goethe, Schiller, Blaga, V.Voiculescu, Cioran, Baudelaire, Hugo, Caragiale, Ion Barbu, Cosbuc, Arghezi, Camus, Topârceanu, Anghel et d’autres, tant d’autres... Mais à quoi bon d’énumérer tous ces noms qui reposent paisibles sur les étagères? Tu te demandes, peut-être, pourquoi je me suis rappelé de toi ce matin.

            J’ai eu une très mauvaise nuit. Je me tortillais et à chaque fois que je me réveillais me revenait à l’esprit ce qu’un ami m’avait écrit hier: „Eminescu souffre de nouveau en Roumanie”. Et je me suis posée cette question: quel genre d’homme pourrait être celui qui n’aime pas la poésie d’Eminescu? A-t-il vraiment appris à lire? Et j’ai répondu: il y a des gens qui récitaient le vers d’Eminescu sans avoir appris à lire, car plus important que de lire avec les yeux c’est de lire avec l’âme.

            Mon cher homme de génie, je dois te dire qu’il existe une multitude des gens – académiciens, des gens ordinaires, intellectuels ou non – qui savent réciter par coeur tes poèmes et les aiment. Mais, je ne sais pas comment te dire... Il y en a d’autres qui ne te comprennent pas, aujourd’hui comme hier d’ailleurs, tu le sais bien; tu as lutté avec certains „épigones”, ceux d’entre eux qui t’ont harcelé; plus tu montais plus ils voulaient te descendre dans leur boue. Ils sont à nouveau sur tes pas, ils te guettent, mon cher rêveur génial, ils sont arrivés jusqu’au ce XXI-e siècle tellement „moderne” grâce à leurs „sentiments froids”, étant à la fois „petits en jours, grands de passions, des coeurs vieux, laids / Des masques souriants, bien mis sur des caractères ignobles”.

            Mon cher poète qui a tant aimé le monde, je ne sais pas comment te donner cette nouvelle... Je te blesserais avec cette vérité. Imagine-toi que les Anglais mélangent Shakespeare dans leurs intrigues politiques, en le tirant tantôt vers la part des conservateurs, tantôt vers celle des labouristes. Imagine qu’ils le déchiquettent dans des conflits ethniques ou religieux, qu’ils lui reprochent qu’il est trop périmé, car il est né quelques centaines d’années auparavant. Qu’ils douteraient de la qualité du poète universel, car il a vécu dans un passé trop lointain ou parce qu’il écrivait des mots d’amour trop „romantiques” pour notre époque cynique et prostituée.

Ne t’attriste pas! Ne pleure pas! Tu sais, n’est-ce pas, qu’ils ne méritent pas tes larmes, tous ceux qui font de „notre Dieu, une  ombre” de „notre patrie, une phrase” et pour lesquels „tout est vernis, tout est lustre sans base”. Ne pleure pas pour eux, petite statuette en bronze, qui as plus d’âme que certains „humains”. C’est toi-même qui écrivais il y si longtemps – comme si tu savais à l’époque que l’espèce homo-latrans seraient  arrivée dans notre temps d’aujourd’hui – tu écrivais „Vous, les critiques avec des fleurs stériles / Qui n’avez donné aucun fruit...” Ne pleure pas à cause eux!

Ils ont tué ton corps mais ils n’ont pas pu te tuer. Ne les écoute pas! Tu sais qu’ils n’ont aucun pouvoir sur ta statue de lumière. C’est toi-même qui disait dans le siècle passé: „leurs louanges, évidemment, m’offenseraient par dessus mesure”. Ils ne t’ont même pas lu, ils ne peuvent pas te comprendre ni avec leur esprit étroit ni avec leur âme boiteuse.

J’étais en train de dire que j’avais honte d’être d’origine roumaine; mais je me suis rappelée que toi aussi tu es roumain et que des dizaines de millions des gens du monde entier sont toujours des roumains et je sais qu’ils ont du mal à savoir que tu es malheureux. Nous faisons tous un mur autour de toi, non pas pour te défendre – nous n’en serions même pas capables – mais pour que tu nous défendes des misères du siècle.

Laisse ceux dépourvus d’âme et d’esprit rabaisser ta poésie, ta philosophie, ta prose; de ton oeuvre surgira pour des siècles et des siècles l’éternel, comme l’eau jaillit d’une fontaine bénie par la main sainte de Marie; ceux qui seront assoiffés s’y ressourceront.

Les mots que tu as fait naître à la lumière „d’une chandelle” et qui ont formé notre langue littéraire, ces mots ont apaisé nos âmes quand nous étions des enfants, quand nous fûmes des adolescents et ensuite quand nous sommes devenus des adultes et des vieillards. Ta poésie nous a enrichis et a enrichi l’univers et il est deux fois plus entier avec ton oeuvre.

Personne, jamais ne pourra t’éteindre ou au moins t’atteindre, car tu es Hypérion. Mon cher poète éternel, dis-leur encore une fois, car ils sont nombreux à ne pas te connaître ou d’autres t’ont oublié; dis-leur,  tout comme il y a plus d’un siècle:

 

Vivant dans votre cercle étroit

La fortune vous sourit,

Par contre, dans mon monde à moi,

Je me sens éternel et froid.

                                    (Fragment du poème « Hypérion » par Mihai Eminescu)

Ta sagesse est plus vivante que jamais; elle nous appelle non pas depuis la nuit ténébreuse mais depuis la lumière éternelle. Tes poèmes on devrait les réciter à genoux. Voilà, je m’agenouille pour que tu les pardonnes. Murmurons ensemble ces quelques extraits de ta „Prière”:

 

Notre reine, notre mère sainte,

Nous te prions à genoux,

Elève-nous, délivre-nous

De cette vague qui nous hante.

Sois bouclier de réconfort

Et mur de délivrance

Descends vers nous, vêtue d’aurore,

Oh, mère pure comme l’enfance!

Aide-nous maintenant qu’on soit bénis!

Eternellement vierge, Marie!

                             (Fragment du poème « Prière » par Mihai Eminescu)

­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­___________________________________

 

Antonia Iliescu

(8. 02. 2006)

Lire la suite...

Amour épistolaire.

 

Amour épistolaire, si difficile sur terre,

insatiables et déchirants, persistent mes baisers,

Flirt du papier avec l’encre empourprée,

jusqu’à l’aube sonnée !

ma lampe bleue pourra en témoigner ;

 ma complice, mon feu, dans la nuit froide et marine.

J’ai le cœur qui tangue,

 à force de trop d’absence, de mots rêvés, jamais reçus ;

Pourtant, mon invisible bouche

 sur votre cœur glisse, s’inscrit, s’impose !

Ainsi en ai-je décidé.

Puis, mes lèvres assassines,

car vous ne m’aimez point,

le butinent, le piquent, l’avalent dans son entièreté.

Cupidon est passé !

Ecrin pourpre, de vous, mon corps est devenu, palpitant,

posé sur un drap blanc immuablement.

Lire la suite...

LA TERRIBLE VENGEANCE DU RAT MASQUE

Mon attention fut immédiatement attirée par un bout de plastique que je ne connaissais que trop bien. Mes petits chiens l’avaient abandonné près du grillage du jardin… En m’avançant, quelle ne fut pas ma stupeur de voir les grains rouges en tas sur le sol près du banc où j’aime me relaxer quand il fait beau temps. Si j’avais eu l’ombre d’un doute, cette fois, j’étais confrontée à l’horrible réalité ! Ils n’avaient pas pu ne pas en ingurgiter. Peu, il est vrai au vu de la quantité restée sur le sol, mais ils en avaient bel et bien goûté ! Voilà ce qui arrive lorsqu’on leur impose un régime végétarien… Et puisque c’est goûteux pour les rats, il n’y a aucune raison pour que ça ne le soit pas pour eux.

J’ai, bien entendu, d’abord fait tout ce qu’il fallait pour les sauver avant de me poser la question existentielle du moment : comment ces graines étaient-elles arrivées là ? Mes voisins ? Impossible, je n’en changerais pour rien au monde… Nous nous connaissons depuis trop longtemps pour qu’il y ait l’ombre d’un doute. De plus, ils ont eux-mêmes des animaux. Cela ne pouvait venir que de chez moi.

En effet, nous avons toujours vécu parmi les rats et entre eux et moi, c’est un combat quotidien. Surtout depuis qu’il n’y a plus de champs, que les espaces verts ont été réquisitionnés pour des constructions… Les rats qui en avaient fait leur territoire ont été chassés… Ils ont trouvé refuge autour d’un bassin d’orage proche. Mais n’étant pas inquiétés, la population s’est agrandie au point qu’il leur faut trouver refuge et pitance où ils peuvent. Je ne déteste pas les rats. Bien au contraire, ils me fascinent par leur intelligence, leur organisation et leur solidarité… C’est d’ailleurs ce qui fait leur force : si vous voyez un rat, soyez sûr qu’il n’est jamais seul… sauf s’il vient en éclaireur goûter la nourriture pour que la communauté ne soit pas empoisonnée. Mais je ne peux décemment pas les laisser pulluler dans mon jardin…

Alors, la meilleure défense étant l’attaque, j’empoisonne… Mais je le fais intelligemment, du moins, je le croyais avant ce jour fatidique. Cela fait des années que je pratique ainsi et je n’ai jamais eu d’accident. Je place des graines empoisonnées dans des endroits inaccessibles par tous les autres animaux qui passent dans mon jardin… Les rats grimpent et se faufilent… Ils ont un odorat qui repère les graines à des dizaines de mètres… Et ils partent mourir ailleurs.

En faisant un trou dans le jardin pour y mettre un petit bassin, j’ai trouvé un cimetière de rats… Ils avaient été disposés de manière très respectueuse au fond d’une galerie parfaitement nettoyée… Donc, si les grains étaient là, je ne voyais qu’une seule explication logique : un rat les y avait déposés… sans doute gêné par un chat…

A moins que ??? Et si un rat vengeur avait eut envie de me rendre la monnaie de ma pièce ? On pourrait imaginer un gros rat aux yeux malicieux tendant un piège à mes Choupinoux… Tapi quelque part dans l’ombre d’un arbrisseau, observant la scène et se délectant du spectacle de mes petits chiens tirant sur l’emballage et éparpillant les grains empoisonnés…

L’important est que tout est bien qui finisse bien… Après l’injection d’un antidote et un traitement d’une dizaine de jours, ils se portent comme un charme… Sauf qu’aujourd’hui, Nicky, en avalant le contenu de l’ampoule, s’est étranglé et vu qu’il respirait mal, j’ai dû appeler la vétérinaire du patelin où j’ai la caravane. Plus de peur que de mal… il survivra

. Mais, l’ombre du rat vengeur continuerait-elle de planer ?

Lire la suite...

Commencement

Doux ami,

Mon chemin qui me semble être un commencement,
S'éclaire de ma joie,dans le ravissement.
J'accueille, émerveillée,une grâce suprême,
Dans cet état ,soudain, je murmure: je l'aime!

Montréal, 16\08/1988

Lire la suite...

"La Vie est la Vie, Défends-la"

"Aimer", huile s'toile - Maria Teresa Bertina12272813870?profile=original

La vie est une Chance, saisis-la

La vie est Beauté, admira-la

La vie est Béatitude, savoure-la

La vie est un Rêve, fais en une Réalité

La vie est un Défi, fais-lui face

La vie est un Devoir, accomplis-la

La vie est un Jeu, joue-le

La vie est Précieuse, prends en soin

La vie est Amour, jouis-en

La vie est Mystère,perce-le

La vie est Promesse, remplis-la

La vie est Tristesse, surmonte-la

La vie est Hymne, chante-le

La vie est Combat, accepte-le

La vie est une Tragédie, prends-la à bras le corps

La vie est une Aventure, ose-la

La vie est Bonheur, mérite-le

 

La VIE est la VIE, DEFENDS-LA

 

Mére Teresa

Lire la suite...

Plénitude, insouciance, enfance.

Me voici perdue sur une allée forestière,

le soleil à travers l'arborescence dense

se donne, pareil à des baisers,

sur ma peau tiède et brune, 

avec tact et pudeur.

Je chemine sur le pointe du cœur,

ma tête est toute ailleurs, je retrouve la clarté et la sérénité ;

je me sais profondément regardée, aimée.

Alentours, les coquelicots et les blés presque mûrs

chuchotent, égratignent mon silence, l'enchantent ;

pages d'écriture demain !

Tout ceci me renvoie à l'enfance,

à cette imprudence et urgence à la fois d'exister :

"Oh l'enfance a bien raison" car la mort ne lui fait nul ombrage,

c'est l'apanage des "grands" qui se veulent prudents, prévoyants,

fort raisonnables.

Oh , pas même un fantôme tout noir elle représente ;

donc tout-à-fait, ridicule, minuscule, négligeable.

Même pas peur d'elle je crie  !

Je suis bien.

 

Lire la suite...

Apparition

Sous son ombrelle

Au bord d’un rue

Elle apparut

Fragile et frêle

 

Dieu qu’elle est belle!

Et j’ai couru

Comme un bourru

Sous son ombrelle

 

Dans la dentelle

Fragile et frêle

Elle a souri

 

Puis sans querelle

A fait la belle

Mon paradis.

Lire la suite...

L E S G E A N T S

 

12272814492?profile=original

(Huile, C. Hardenne)

 

 

Aux grands arbres d'ici on enlève le droit

De devenir jamais les géants de la terre

Qui protégeaient jadis les destins délétères

Des humains qui vivaient comme nous à l'étroit

 

 

Massacrés dépeuplés à jamais tous les bois

La forêt pétrifiée en sinistre ossuaire

Géants silencieux grands arbres solitaires

Tous gisant à jamais sous l'ombre de la croix

 

 

Une lune de mort sur ce désastre passe

La clairière sans fin le désert sec de roc

J'y errerai au son des fers tranchant d'estoc

 

 

La terre n'est plus verte elle meurt se crevasse

Forêt de Broceliande où les dieux se sont tus

Leur sang souille le sol Le ciel s'y est pendu

 

("Poussière d'âme", éd. Chloé des Lys, 2009)

 

Lire la suite...

Stellenbosch Waldorf School - Afrique du Sud

La Saint Jean autour du feu et saut du feu

Cliquez sur l'image pour les suivantes !

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=368410963213476&set=a.368410703213502.83662.166121273442447&type=1&theater

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=367703893284183&set=a.170839722970602.45729.166121273442447&type=1&theater

 

College Waldorf  Steiner Micael Sâo Paulo

Cerimônia para acender a fogueira de São João 2011 - Carrossel do Destino

 https://www.youtube.com/watch?v=YSHY99iO4Gg&feature=player_embedded

 

Autres danses du feu

https://www.youtube.com/watch?v=W6ErEv0_bPQ&feature=related

 

Lire la suite...

MON AUTOMNE !

Dans un demi-verre de scotch , panaché au sirop de griottes…

De pensées …De regrets,  Je vois passer  mes tendres années,

en flou -flou sur  une vielle moquette de bois de teck, clopin-clopants

 en  silence  comme un cerf-volant,  Insolite, taciturne, dans  les nuées

 de la brune automnale ; d’où je ne me vois plus , je ne me trouve plus !

 

Crépuscule

Lire la suite...

merci

merci de votre intérêt pour mes créations, cela fait toujours chaud au cœur de partager, c’est une force, que nous artistes nous avons besoin, je vous souhaite un bon dimanche ; ainsi qu’une créativité débordante à bientôt amitiés à tous

Christiane /christiguey

 

Lire la suite...

Au-Delà DE LA PENSÉE

Il y a des terres lointaines

nues, fades, arides sablonneuses,

Aux ruisselles louant les cieux …

mais où germinent de belles myrtilles.

et regorgent des fraises pulpeuses .

 

Il y a des terres saintes….

là où les âmes divines sont plantées,

enracinées à jamais, Mais les oiseaux sont …

en discordes et volent dans les ruelles sans voix,

où coulent tant de serves rouges, sculptées de la pierre,

la pierre sous leurs pats.

 

Il y a des terres aux verts étendues

aux arbres sans racines, aux faunes chassées

là où la noix ne berce plus son cueilleur,

mais donne des pépites inhumaines, sans gloire ,

là où la terre est indigène, connue...de tous !!

 

Crépuscule

Lire la suite...

Épître à Dora Corselo

 

Savoir comme Marot, du Bellay ou Régnier,

D'un trait de plume ardent, en un instant lier

Ces vers harmonieux qui charment ton oreille.

Qui peignent avec art et disent à merveille!

Las! malgré mon envie de briller, je ne puis

Te chanter ma jeunesse à travers champs et buis,

Te parler tendrement de cette Rome antique

Ou attaquer Malherbes en des vers satiriques.

Quantes fois, j'ai rêvé, tout rêve étant permis,

De bercer à mon tour, par des vers, mes amis.

Or, chétive, ne sais la façon de te dire

Que par ton fol allant, qui nous a tant fait rire,

Par ta simplicité, ton agréable humeur,

Tu as, depuis longtemps, grande place en nos coeurs.

...

Suzanne Siksou

Casablanca, le 10 juin 1942

Lire la suite...

RIGOLOMANIA.

 

 

Tout un geyser de gouttes  amusées d’un plaisir,

Ou  bien  d’amères  larmes  jaillies avec  passion,

La  rigolomania,   raille  un  gai  ou  noir  désir,

Pour  éclater  hilare  de  joie  ou  d ’expiation.

 

Rire  savant  il  coince  la  gorge  de  l’érudit,

Ou s’aspire haletant d’un bonheur qui trottine,

Comme une poule glousse, ses cots cots d’avant-midis,

Les  joyeux  enthousiasmes d’allégresse  enfantine.

 

Inextinguible  il  roule  des  notes  de  do  à  si,

Pour mordre sarcastique, ricanant son acerbe,

Tonnant de joie il trinque, boit du bon sang cramoisi,

Pivoine  le  timide  de  son  amour  en  herbe.

 

Discret  il  se  ravale,  ou  tempête  vulgaire,

Conspuant il  exclame, manifeste les  émois,

Applaudit à la fougue  et court le va-t-en-guerre,

Coupe de cocktails  joyeux  il  rigole excusez-moi.

 

En boomerang il revient, trébuche ou bien hoquette,

Perfore  les  oreilles,  fracasse  le  silence,

Rubicond, son air jovial pouffe sous la jaquette,

D’un  guilleret amusé  par une flatulence.

 

Plis des yeux en pattes d’oie  il dansotte du ventre,

Rebondit  sur  les  joues,  atterrit  dans  le  monde,

Volcan  de  l’éclatement  le  rire  est  l’épicentre,

D’amples réjouissances  ou de peines immondes.

 

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

Lire la suite...

L’amorce

                   

L’amorce du poème et l’auteur se confond.

Le choix du mot, simple et coupant. L’accent du verbe.

Un champ de lettres bigarrées. Un vers acerbe.

Le vie blesse le cœur si l’âme s’y morfond.

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles