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12272816856?profile=originalUn soleil éclatant et chaud était au rendez-vous pour cette «Rencontre Informelle des Carnettistes de Terrain» que j’ai eu le plaisir d'initier de façon très confidentielle pour sa première édition dans le cadre somptueux des Gorges du Tarn et des Grands Causses le week-end dernier, un rendez-vous d'artistes authentiques qui ont le plus bel atelier du monde : le monde entier justement !
Je reviendrai plus tard sur cet «évènement» qui m’a permis de retrouver quelques-uns (es) des plus fidèles amis (es) m’ayant déjà suivi dans des voyages ou formations picturales lointaines, (surtout Asie, Europe et Afrique du Nord) .
Je vous reparlerai de ces moments de vrai partage dans le chant des cigales, sous la brise montant des fonds de vallée ou au fil de l'eau dans les rapides des Gorges du Tarn, mais en attendant je voulais vous communiquer la publication de cet article destiné en un premier temps à vous informer de l'évènement (car il s'agit d'une "première" dans le domaine des arts plastiques) et à remercier chacune, chacun des participants venus pour certains d’assez loin en cette occasion (pour celles et ceux venus de Suisse, Paris, Lyon, Nice, Bordeaux, Toulouse, Marseille, y compris nos amies belges et anglaises, etc.), sans oublier les plus proches venus en voisins .
La suite de cette information et les premières photos de cette rencontre sont sur le blog http://www.Aquarelle-en-Voyage.com, merci pour votre attention, peut-être serez-vous un jour associés à cette belle aventure ?

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L'ami Bernard Lanza

L'ami Bernard Lanza

Il existait, sensible et tendre,
Vivant pleinement chaque jour,
Ce, jusqu'au bout de son parcours,
Qui dut brusquement le surprendre.

Il avait l'âme d'un poète,
Savourant de petits bonheurs
Dont il conservait la saveur
Dans une atmosphère de fête.

Était friand du beau langage,
Engendrant de troublants émois;
Se montrait ravi chaque fois,
En l'exprimant dans un hommage.

Il demeurera tel qu'il fut,
L'ami spontané que l'on aime,
Charmant conteur dans ses poèmes,
Qui, pendant longtemps, seront lus.

8 février 2009

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Un geste fabuleux

En hommage à Bernard Lanza

Kundera s’est ému de gestes inconscients,

Qui souvent font le charme de certaines personnes.

Des gestes nous ravissent et d’autres nous étonnent,

Chez des êtres aimés, restés longtemps absents.

Chacun a pu agir, un jour, trop vivement,

Se laissant emporter par l’absurde colère,

Ou par contre ne pas s’impliquer, laisser faire,

Alors qu’il eut fallu s’insurger promptement.

Nos actions nous reviennent à diverses reprises,

En  éveillant toujours en nous certains émois,

Regrets faibles ou vifs mais aussi belles joies,

Quand elles provoquèrent d’agréables surprises.

Vous avez raconté l’un de vos plus beaux gestes

Qui fut instantané, surprenant, généreux,

Qui put combler de joie un être malheureux.

Il supplante, je crois, les regrets indigestes.

Un bijou de famille offert à la fillette,

Mendigote quêtant quelques sous, humblement,

Et qui se vit soudain traitée royalement,

Transportée par ce don dans le sein d’une fête.

Vous eûtes en échange de cette chevalière,

Déposée dans la main de l’émouvante enfant,

Un baiser spontané réellement touchant,

Et tout autour de vous une douce lumière.

7/7/2005

 

 

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« Arnaud Pauthier, ou un songe en terre humaine »

 

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Figurative, la peinture d’Arnaud Pauthier flirte avec une abstraction d’une grande expressivité.

Chatoyant et singulier, l’univers de l’artiste s’orchestre autour de thématiques récurrentes comme la série Sylvestre ou celle des nus…

Cette pluralité de sujets offre au peintre la possibilité d’explorer et d’inventer une écriture picturale toute personnelle dont la pierre angulaire est le médium utilisé : le vernis translucide pigmenté en multi-couches.

Choix pour le moins audacieux car exempt de facilité, original puisque peu employé, pertinent parce qu’accentuant le prisme de la lumière.

Vous l’aurez compris, Arnaud Pauthier investit pleinement le champ de la création.

Exigeant, minutieux, l’artiste possède parfaitement sa technique…

Elève des Arts décoratifs de Limoges et des Beaux Arts de Bordeaux, Arnaud a su également s’approprier l’expérience maternelle en matière d’œuvres d’art et plus particulièrement de restauration lorsqu’il flânait dans l’atelier familial… A n’en pas douter sa démarche artistique d’aujourd’hui découle de ces influences passées tout en s’affranchissant du carcan académique.

Arnaud Pauthier étonne, interpelle tant son style résonne de bribes picturales historiées tout en n’appartenant à aucun courant réel…

Il y a ici ce supplément d’âme qui manque si cruellement à un certain art contemporain. Actuelle, la peinture d’Arnaud Pauthier paysage le sensible dans un jeu délicat de formes, de couleurs… l’artiste structure une pensée créatrice féconde, diseuse d’une mémoire humaine dont émergent des échos tantôt bucoliques tantôt sensuels où se mêlent vécu et imaginaire avec  homogénéité et talent.

L’authenticité de l’être s’articule magnifiquement autour de la beauté…

Arnaud Pauthier convoque le savoir et l’inné lorsqu’il peint, ainsi sa quête d’artiste fait corps avec celle de l’homme, sans gloriole ni effet de manche, il bâtit une œuvre subtile qui contribue à rendre le monde meilleur…

Il y a de la justesse dans la peinture d’Arnaud et c’est peut-être ce qui la rend si belle, si inspirée…

Comment ne pas espérer en l’humanité face à un tableau du peintre ?… L’œuvre se révèle levier d’espérance de par sa force d’évocation, sa capacité à émouvoir nos cœurs vieillis…

Par le truchement d’un arbre, d’une silhouette… l’artiste nous offre cette respiration intérieure qui dévoile les arcanes secrets de la Vie et nous donne à entrapercevoir un peu de cette éternité empruntée aux dieux…

La peinture d’Arnaud Pauthier est un songe en terre humaine, une vérité retrouvée sous le pinceau magistral de l’artiste…

Aux confins de l’existant, une œuvre nous sourit…

 

 

 

Nathalie Lescop-Boeswillwald

Docteur en Histoire de l’Art,

Agent d’art, critique, poète,

Directrice de l'Espace NLB

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« Roseline Al oumami, sur l’autel du sensible »

 

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La peinture de Roseline Al oumami nous invite à une traversée du miroir par le truchement de la toile, espace vierge de tout a priori où revisiter la Vie dans toute sa fragilité et sa force…

L’Artiste offre au regardant une vision structurée et dense d’un univers où la couleur, le trait, le mouvement habillent le désir d’évasion… Le Peintre, ici, vibre à l’unisson de l’œuvre…

Roseline Al oumami, avec exigence et cœur, exprime dans un même élan d’humanité ces émotions qui figurent l’être dans toute sa quintessence.

La peinture est ici source de joie, diseuse de beauté et de vigueur…

Roseline Al oumami est une belle personne qui crée pour partager avec l’autre sa compréhension du monde et de l’existant… Offrande tout autant qu’instant de vie, son œuvre lui ressemble… gracile et puissante, presciente et atemporelle…

Il y a quelque chose de sacrémentiel dans les saisons picturales de Roseline Al oumami, renaissance et finitude s’y côtoient sur l’autel du sensible…

Reconnaissons que nous sommes en présence d’une artiste rare, profondément ancrée dans le Vivre vrai, Roseline Al oumami possède cette perception innée de l’acte créateur, sachant s’abandonner à ses sensations pour mieux questionner la toile et en faire surgir toute la légende intérieure…

Quoi de plus beau que ce jaillissement de couleurs, paysage d’une âme à l’écoute ?

La gestuelle de Roseline Al oumami est ample et expressive, son tracé léger et intense à la fois, il y a là des envolées magistrales qui illustrent combien l’artiste ne s’envisage que dans la lumière de son œuvre…

Aérienne et pourtant tellurique, la peinture de Roseline Al oumami est faite d’arabesques de pulsations d’éclats et de fulgurances, elle mute du figuratif à l’abstrait et vice versa, rompt avec la stylistique habituelle pour se métamorphoser en une œuvre où le dynamisme du trait et la pluralité de la forme procèdent d’une même volonté de dépasser l’aspect plasticien pour tendre à la seule poésie.

Les toiles de Roseline Al oumami nous entraînent au cœur même de la matière, projections imaginaires ou réelles de l’esprit qui surgissent ici du cercle, là d’un empâtement élaboré ; l’artiste fait montre d’une détermination et d’une rigueur incroyables, jamais elle ne se laissera aller à la facilité, la couleur est souvent dominante, liée à un choix exemplaire prétexte à la thématique du tableau, le peintre apprivoise plus qu’il n’y semble sa palette, désireux de conserver musicalité et symbolique à l’ensemble, elle veut imprimer à son œuvre une impression de continuité pour une quête picturale pérenne…

Dans son atelier, Roseline Al oumami se vêt de silence et… loin des fureurs du monde peint… Ainsi se bâtit une œuvre… à force de travail, de désir…

Le talent de Roseline Al oumami résulte dans l’acuité de son regard, son traitement de la couleur mais également dans ce don de soi qu’elle met au service de son art et par ricochet du regardant…

Captatrice d’émotions, l’œuvre de Roseline Al oumami s’inscrit dans le courant de l’abstraction lyrique, oscillant entre art informel et expressionnisme abstrait…

L’Artiste se démarque des écoles et des genres, autodidacte, l’expérience étant, elle peut se targuer de maîtriser techniques et « espace » chromatique tout en conservant son indépendance créatrice, tant dans la composition figurative que dans l’abstraction pure.

Sachant se déprendre des carcans picturaux pour une remise en question positive et quasi continuelle… L’œuvre se doit d’être évolutive, jamais figée, toujours en devenir…

Parions que Roseline Al oumami saura confirmer avec le temps ce qui apparaît aujourd’hui comme une démarche artistique originale et forte en une Œuvre novatrice bouleversante d’humanité.

 

 

 

Nathalie Lescop-Boeswillwald

Docteur en Histoire de l’Art

Agent d’Art, critique, poète

Directrice de l’Espace NLB

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« Maddy, ou la fulgurance du vivre »

 

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Maddy est une jeune artiste pleine de ressources…

Ayant fait des études Arts et Lettres, interrompues par les aléas de l’existence, elle se considère comme autodidacte.

A ses débuts, la peinture de Maddy était figurative, petit à petit elle a évolué vers un abstrait lyrique qui lui laisse toute latitude pour réinventer sur la toile les sensations qui l’animent…

 Peintre instinctive, Maddy use de la technique tactile (les doigts, la main en lieu et place du pinceau) pour une approche plus personnelle voire sensuelle de la peinture.

Lorsque Maddy peint c’est son être tout entier qui est sollicité, tant pour elle peindre est synonyme de geste, d’élan, elle fait corps avec sa toile, il y a là quelque chose de symbiotique qui souligne la totale cohérence de l’être et de l’œuvre…

 Si elle travaille essentiellement la glycéro, c’est pour dit-elle pouvoir s’abandonner à ses « impulsions » picturales, usant de la méthode du dripping cher à Pollock, et ainsi se permettre toutes les fantaisies stylistiques d’une gestuelle ample et sensitive…

La glycéro, par ailleurs, apporte brillance, fluidité à l’œuvre…

Suffit de s’attarder sur « Last kiss » ou « le baiser dans la brume » pour déceler combien la texture s’avère un facteur primordial dans le travail de l’artiste.

Maddy n’est jamais plus à l’aise que sur les grands formats où elle peut laisser s’exprimer pleinement sa spontanéité et son goût du mouvement.

L’huile et l’acrylique n’interviennent dans sa peinture que pour ajouter relief et vivacité des couleurs à la glycéro qu’elle aime tant travailler.. Il est intéressant ici d’observer la complémentarité des médiums lorsque l’artiste qui les utilise le fait à bon escient, ce qui est le cas de Maddy, vous l’aurez compris.

Car si Maddy est une artiste de l’instant, désireuse de prononcer la Vie par le truchement des émotions ressenties, elle n’en est pas moins un être qui quête en filigrane de l’acte créateur cette empreinte du vécu qui consciemment ou non se juxtapose au désir, point névralgique de toute œuvre…

A l’art se mêle toujours cette part de vérité qui désigne l’être dans sa quintessence.

La peinture de Maddy prononce la verticalité de l’existant, la fulgurance du vivre tout en offrant une compréhension souterraine de l’âme humaine…

Si Maddy possède déjà une « patte » c’est parce qu’elle aborde la peinture vierge de toute idée préconçue, expérimentant ses trouvailles, les améliorant au fil du temps, attachant une grande importance au traitement de la matière.

Il faut voir « les murs qui saignent » pour saisir toute la puissance d’une telle artiste… Maddy aime à présenter sa peinture avec des poèmes et en musique… elle met en scène sa propre création, se révélant plurielle dans la performance artistique…

Toute de contemporanéité et de force, l’œuvre de Maddy est une promesse qui s’offre à nous, regardant…

Sachons l’appréhender comme elle le mérite, pénétrer son univers sensible où le temps semble alenti, enfin respectueux de cette humanité qui fait si souvent défaut au quotidien, nous donnant à espérer encore en l’art et la création…

Gageons que Maddy n’aura de cesse de nous surprendre et de nous enchanter !

 

Nathalie Lescop-Boeswillwald

Docteur en Histoire de l’Art

Agent d’Art, critique, poète

Directrice de l’ Espace NLB

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AU PRINTEMPS… DE MA FENÊTRE !!

 

En face de moi se dresse un temple,

de grandeur ! … Que je ne vois pas .

Son effigie  dorée  bizarre dans l’espace,

comme un errant crie de salut ,de ricane

dans la cassure muette du vent sourd,

de ces nonchalantes brebis perdues.

 

 Vacarme de cloches  aux pluies en furies

en petits pats tombants  sur ma fenêtre…

 Dans Mes arènes du printemps, fuit en moi

 la saveur de l’angoisse, comme…

Ces feuilles tombantes d’automne …

Tunique  nue ,mélancolique de tristesse…

 

Un flou-flou de mort jadis, empressé

dont les murmures s’en vont  fumantes

sans un adieu chez les monarques.

Ceux même qui attendent dans la peur,

d’un serment du graal, vivent dans l’opulence,

de la pomme du jardin d’éden.

 

CRÉPUSCULE

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Lili Rose.s'installe ...

Lili Rose est installée dans son petit nid d’amour depuis qq mois et commence enfin sa nouvelle vie d’adulte. Un appartement renseigné dans un journal local et situé dans un quartier moderne a fait l’affaire. Son logement est agréable et ensoleillé à souhait. Une grande terrasse longe tout l’étage et permet de se détendre agréablement en prenant le frais. Cet endroit se situe au 4éme étage d’une tour résidentielle toute neuve. Les fenêtres donnent sur la ville. Le soir, au loin, scintillent toutes les lumières de la cité indiquant ainsi les endroits les plus animés.

Lili Rose a toujours vécu à la campagne, avec un grand jardin et des espaces libres tout autour de la maisonnette qu’elle laisse derrière elle. Elle y abonne aussi son petit chat tout doux et si gentil. Impossible de le prendre, le règlement d’ordre intérieur de l’immeuble interdit les animaux.

Lili Rose travaille depuis qq mois et son emploi du temps est devenu plus serré. Les petites choses de la vie sont maintenant à sa charge, fini les petits repas fait par maman, les courses, les lessives, le repassage. Maman avait l’habitude de l’aider et mettait un point d’honneur à faire beaucoup pour Lili.

La maman de Lili Rose n’avait pas eu beaucoup de chance, elle était malade depuis fort longtemps et malgré cela, elle avait œuvré par que sa fille ne manque de rien.

Dans son logement tout neuf, Lili Rose rêve à sa nouvelle vie, au bonheur tout neuf, aux enfants qu’elle aura, à son mari parfois absent et distant. Elle l’attend  toujours avec impatience.

Tous les nouveaux achats sont disposés à son goût, les nouveaux bibelots, le salon. Le meuble de maman a pris sa place directement sur le plus grand mur. Lili Rose en est très fière. Un meuble en bois de palissandre qui lui plait beaucoup.

Lili Rose fait connaissance avec ses voisins, un couple de personnes âgées qui vient d’aménager comme elle. La dame est plus âgée que le mari.  C’est elle qui a voulu venir habiter en appartement pour soulager son époux des travaux extérieurs de leur habitation.  Le mari n’est pas trop heureux de cette nouvelle situation trouvant la vie monotone dans cette tour. Il regrette ses habitudes du dehors, son jardin, ses plantations et il finit par s’y faire doucement. Lili Rose est un peu comme lui, un peu nostalgique de son ancienne vie. Elle a un tout petit sentiment dans le fond de son cœur qui lui dit que qq chose ne va pas.

Sentiment qu’elle refoule bien vite pour passer à autre chose, vite penser à autre chose, vite s’occuper pour oublier ce petit malaise intérieur.

Son travail l’occupe beaucoup. Elle aime partir le matin et parcourir les qq kms qui la séparent de son bureau. Elle en profite pour se distraire un peu. A son retour, elle se démène pour que tout soit parfait au retour de son mari qui n’est pas toujours content. Lili Rose met ce changement d’humeur sur la fatigue, lui aussi travaille beaucoup.

Lili Rose se rend compte fort vite que quoiqu’elle fasse, son mari est toujours négatif envers elle.

Lili Rose apprend la déception et l’incompréhension. Elle, qui a toujours été le centre du monde pour sa famille, a le sentiment de ne plus exister. Ses yeux se remplissent souvent de larmes et elle ne dit rien autour d’elle pour ne pas inquiéter les siens. Elle continue à ne pas comprendre le comportement bizarre de son époux.

La vie s’installe avec des hauts et des bas. Les explications demandées et données sont parfois satisfaisantes, du moins sont-elles suffisantes pour continuer sa nouvelle vie. Un drôle de sentiment l’envahit maintenant de plus en plus souvent et lui brise parfois le cœur.

A-t-elle été honnête avec ses sentiments à elle ? Par moment, le doute l’envahit aussi. Et si elle s’était menti. Est-ce donc cela qu’elle ressent maintenant ?  Son mari a-t-il  un secret ?  A-t-elle oublié trop vite les sentiments d’amour qu’elle a rejetés qq années plutôt ?  A-t-elle fait le bon choix ?

Pour l’instant, Lili est certaine d’avoir choisi le mari idéal pour sa famille, ses parents, son entourage mais pour elle, Lili Rose doute.  Son mari est la personne que tout le monde voudrait comme époux, comme père, comme frère, comme ami. Une seule ombre, il n’est pas gentil avec elle. Voilà bien un mystère sur les rapports humains.

Lili Rose, très occupée, se dit que le temps arrangera tout cela et qu’elle verra plus tard. L’important est de vivre actuellement dans le moule comme tout le monde le veut. Et les faits confirmeront ou infirmeront ses doutes actuels.

Lili Rose en profite pour s’investir plus encore dans son travail et s’étourdit par moment de rêves.

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Les nouveaux retraités


Ils en ont rêvé, ils y sont arrivés.
Approchez, touchez-les vous ne rêvez pas.
Ces vieux là sont marrants ne leur dites pas
Qu’ ils sont vieux, même pour rire, surtout pas.
Ils ont le bout joyeux, ces joyeux rentiers !

Quelquefois par deux, tout neufs, bras sous le bras
Voyez les se promener et s’afficher.
Comme hier, désirer, toucher, acheter
Sans souci désormais de voir arriver
La chose, comme ils disent, qui ne va pas !

Ils ont tous les points, toutes les années,
Des relevés, des documents archivés,
Des contrats jaunis soigneusement planqués,
Des certificats, des cachets pour prouver
Les années, les pépés, les mémés !

Et maintenant posez leur la question ;
Comment ont-ils fait et ce qu’ils ont gagné ?
C’est oublié et voici leur dernier né :
Pas un berceau, un landau, ça c’est plié
Mais un gros “bahut ” haute finition !

Parfois parmi eux on voit des imposteurs.
Ceux qui colorent un passé sans honneurs,
Teintent les maigres cheveux qu’ils ont gardé
Et s’exhibent chèrement bien habillés.
Tous cadres au final, allez vérifier ?

C’est un tableau on ne peut plus émouvant
Que ces vies dans l’attente d’un instant.
Innocents retournant en maternelle,
Crédités sans la peur habituelle,
Entrant gaiement au club du vieillissement !

Ils sont féroces ces nouveaux retraités.
Ils clament fièrement d’avoir mérité.
Que leurs jeunes enfants n’ont qu’à travailler.
Qu' ils vont enfin profiter et voyager !

Je vous confirme qu’on peut les détester,
Chantant aux alentours qu’ils ont bien cotisé.
Quand leurs visages sont bouffis et rieurs
Et défient soudainement tous les malheurs !

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Le poète est un four à brûler le réel ...

"La poésie n'est ni dans la vie, ni dans les choses.

C'est ce que vous en faites et ce que vous y ajoutez.

La poésie est dans ce qui n'est pas. Dans ce qui nous manque. Dans ce que nous voudrions qui fût.

Elle est en nous à cause de ce que nous ne sommes pas.

C'est le lien entre nous et le réel absent.

C'est l'absence qui fait naître les poèmes.

Le poète est un four à brûler le réel ... "

 

 

Pierre Reverdy

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Mon très cher Eminescu

Mon très cher Eminescu

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(15. 01. 1850 – 15. 06. 1889)

 

            Mon cher poète éternel,

            Ce matin, à peine réveillée de mon sommeil agité, je me suis précipitée vers la petite statuette en bronze sur la bibliothèque. Je l’ai prise dans le creux de la main et j’ai commencé à murmurer, mes yeux fixés dans tes yeux baignés de larmes: A l’étoile...

 

Jusqu’à l’étoile qui s’est levée
C’est un si long chemin

Que la lumière dut voyager

Des milliers d’années,

Pour qu’elle arrive enfin.

 

Elle s’est éteinte, depuis longtemps

Dans des lointains bleus

Et son rayon à peine maintenant

Put briller à nos yeux.

 

L’icône de l’étoile qui est morte

Monte doucement dans le ciel;

Elle y était sans qu’on la voie…

Et aujourd’hui, qu’elle n’y est plus,

Notre oeil l’aperçoit.

..................................................

                                     (Fragment du poème « A l’étoile » par Mihai Eminescu, 1886)

 

            Toi, qui connaissais tellement de choses, toi qui te perdais dans de longues discussions philosophiques avec Schopenhauer et Kant, toi qui avais lu les Védas et les Upanishad, toi qui jouais les lois de Kepler sur ton „auriculaire” et qui „t’es immergé dans les étoiles” pour étudier leur chair et leur esprit, toi qui avais un gentil mot pour tous tes prédécesseurs – toi tu es... Oh, j’ai tellement honte t’avouer ce qui a fait de ma nuit un jour, un jour amer...

            Avec de lourds cernes je regarde le ciel qui tout à coup est devenu noir et insipide. Pardonne-moi. J’ai éparpillé tous les livres de la bibliothèque et je t’ai fait voir la lumière, toi, qui es lumière! Je te prie de me pardonner; je ne t’ai plus feuilleté depuis un certain temps... Environ trois semaines, depuis le 15 janvier, le jour de ton anniversaire; tu as 156 ans déjà. J’ai retrouvé le volume „Poèmes”, sans couvertures, tel que je l’ai gardé depuis les années de lycée. Mes livres les plus aimés n’ont plus de couvertures, je leur ai dévoré et la mie et la croûte, je te prie de me pardonner... Je t’ai emmené ici, loin de Ipotesti, loin de ton tilleul tellement cher, car je devais t’avoir près de moi. Je t’ai posé à côté des autres poètes et écrivains roumains ou non roumains, Goethe, Schiller, Blaga, V.Voiculescu, Cioran, Baudelaire, Hugo, Caragiale, Ion Barbu, Cosbuc, Arghezi, Camus, Topârceanu, Anghel et d’autres, tant d’autres... Mais à quoi bon d’énumérer tous ces noms qui reposent paisibles sur les étagères? Tu te demandes, peut-être, pourquoi je me suis rappelé de toi ce matin.

            J’ai eu une très mauvaise nuit. Je me tortillais et à chaque fois que je me réveillais me revenait à l’esprit ce qu’un ami m’avait écrit hier: „Eminescu souffre de nouveau en Roumanie”. Et je me suis posée cette question: quel genre d’homme pourrait être celui qui n’aime pas la poésie d’Eminescu? A-t-il vraiment appris à lire? Et j’ai répondu: il y a des gens qui récitaient le vers d’Eminescu sans avoir appris à lire, car plus important que de lire avec les yeux c’est de lire avec l’âme.

            Mon cher homme de génie, je dois te dire qu’il existe une multitude des gens – académiciens, des gens ordinaires, intellectuels ou non – qui savent réciter par coeur tes poèmes et les aiment. Mais, je ne sais pas comment te dire... Il y en a d’autres qui ne te comprennent pas, aujourd’hui comme hier d’ailleurs, tu le sais bien; tu as lutté avec certains „épigones”, ceux d’entre eux qui t’ont harcelé; plus tu montais plus ils voulaient te descendre dans leur boue. Ils sont à nouveau sur tes pas, ils te guettent, mon cher rêveur génial, ils sont arrivés jusqu’au ce XXI-e siècle tellement „moderne” grâce à leurs „sentiments froids”, étant à la fois „petits en jours, grands de passions, des coeurs vieux, laids / Des masques souriants, bien mis sur des caractères ignobles”.

            Mon cher poète qui a tant aimé le monde, je ne sais pas comment te donner cette nouvelle... Je te blesserais avec cette vérité. Imagine-toi que les Anglais mélangent Shakespeare dans leurs intrigues politiques, en le tirant tantôt vers la part des conservateurs, tantôt vers celle des labouristes. Imagine qu’ils le déchiquettent dans des conflits ethniques ou religieux, qu’ils lui reprochent qu’il est trop périmé, car il est né quelques centaines d’années auparavant. Qu’ils douteraient de la qualité du poète universel, car il a vécu dans un passé trop lointain ou parce qu’il écrivait des mots d’amour trop „romantiques” pour notre époque cynique et prostituée.

Ne t’attriste pas! Ne pleure pas! Tu sais, n’est-ce pas, qu’ils ne méritent pas tes larmes, tous ceux qui font de „notre Dieu, une  ombre” de „notre patrie, une phrase” et pour lesquels „tout est vernis, tout est lustre sans base”. Ne pleure pas pour eux, petite statuette en bronze, qui as plus d’âme que certains „humains”. C’est toi-même qui écrivais il y si longtemps – comme si tu savais à l’époque que l’espèce homo-latrans seraient  arrivée dans notre temps d’aujourd’hui – tu écrivais „Vous, les critiques avec des fleurs stériles / Qui n’avez donné aucun fruit...” Ne pleure pas à cause eux!

Ils ont tué ton corps mais ils n’ont pas pu te tuer. Ne les écoute pas! Tu sais qu’ils n’ont aucun pouvoir sur ta statue de lumière. C’est toi-même qui disait dans le siècle passé: „leurs louanges, évidemment, m’offenseraient par dessus mesure”. Ils ne t’ont même pas lu, ils ne peuvent pas te comprendre ni avec leur esprit étroit ni avec leur âme boiteuse.

J’étais en train de dire que j’avais honte d’être d’origine roumaine; mais je me suis rappelée que toi aussi tu es roumain et que des dizaines de millions des gens du monde entier sont toujours des roumains et je sais qu’ils ont du mal à savoir que tu es malheureux. Nous faisons tous un mur autour de toi, non pas pour te défendre – nous n’en serions même pas capables – mais pour que tu nous défendes des misères du siècle.

Laisse ceux dépourvus d’âme et d’esprit rabaisser ta poésie, ta philosophie, ta prose; de ton oeuvre surgira pour des siècles et des siècles l’éternel, comme l’eau jaillit d’une fontaine bénie par la main sainte de Marie; ceux qui seront assoiffés s’y ressourceront.

Les mots que tu as fait naître à la lumière „d’une chandelle” et qui ont formé notre langue littéraire, ces mots ont apaisé nos âmes quand nous étions des enfants, quand nous fûmes des adolescents et ensuite quand nous sommes devenus des adultes et des vieillards. Ta poésie nous a enrichis et a enrichi l’univers et il est deux fois plus entier avec ton oeuvre.

Personne, jamais ne pourra t’éteindre ou au moins t’atteindre, car tu es Hypérion. Mon cher poète éternel, dis-leur encore une fois, car ils sont nombreux à ne pas te connaître ou d’autres t’ont oublié; dis-leur,  tout comme il y a plus d’un siècle:

 

Vivant dans votre cercle étroit

La fortune vous sourit,

Par contre, dans mon monde à moi,

Je me sens éternel et froid.

                                    (Fragment du poème « Hypérion » par Mihai Eminescu)

Ta sagesse est plus vivante que jamais; elle nous appelle non pas depuis la nuit ténébreuse mais depuis la lumière éternelle. Tes poèmes on devrait les réciter à genoux. Voilà, je m’agenouille pour que tu les pardonnes. Murmurons ensemble ces quelques extraits de ta „Prière”:

 

Notre reine, notre mère sainte,

Nous te prions à genoux,

Elève-nous, délivre-nous

De cette vague qui nous hante.

Sois bouclier de réconfort

Et mur de délivrance

Descends vers nous, vêtue d’aurore,

Oh, mère pure comme l’enfance!

Aide-nous maintenant qu’on soit bénis!

Eternellement vierge, Marie!

                             (Fragment du poème « Prière » par Mihai Eminescu)

­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­___________________________________

 

Antonia Iliescu

(8. 02. 2006)

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Amour épistolaire.

 

Amour épistolaire, si difficile sur terre,

insatiables et déchirants, persistent mes baisers,

Flirt du papier avec l’encre empourprée,

jusqu’à l’aube sonnée !

ma lampe bleue pourra en témoigner ;

 ma complice, mon feu, dans la nuit froide et marine.

J’ai le cœur qui tangue,

 à force de trop d’absence, de mots rêvés, jamais reçus ;

Pourtant, mon invisible bouche

 sur votre cœur glisse, s’inscrit, s’impose !

Ainsi en ai-je décidé.

Puis, mes lèvres assassines,

car vous ne m’aimez point,

le butinent, le piquent, l’avalent dans son entièreté.

Cupidon est passé !

Ecrin pourpre, de vous, mon corps est devenu, palpitant,

posé sur un drap blanc immuablement.

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LA TERRIBLE VENGEANCE DU RAT MASQUE

Mon attention fut immédiatement attirée par un bout de plastique que je ne connaissais que trop bien. Mes petits chiens l’avaient abandonné près du grillage du jardin… En m’avançant, quelle ne fut pas ma stupeur de voir les grains rouges en tas sur le sol près du banc où j’aime me relaxer quand il fait beau temps. Si j’avais eu l’ombre d’un doute, cette fois, j’étais confrontée à l’horrible réalité ! Ils n’avaient pas pu ne pas en ingurgiter. Peu, il est vrai au vu de la quantité restée sur le sol, mais ils en avaient bel et bien goûté ! Voilà ce qui arrive lorsqu’on leur impose un régime végétarien… Et puisque c’est goûteux pour les rats, il n’y a aucune raison pour que ça ne le soit pas pour eux.

J’ai, bien entendu, d’abord fait tout ce qu’il fallait pour les sauver avant de me poser la question existentielle du moment : comment ces graines étaient-elles arrivées là ? Mes voisins ? Impossible, je n’en changerais pour rien au monde… Nous nous connaissons depuis trop longtemps pour qu’il y ait l’ombre d’un doute. De plus, ils ont eux-mêmes des animaux. Cela ne pouvait venir que de chez moi.

En effet, nous avons toujours vécu parmi les rats et entre eux et moi, c’est un combat quotidien. Surtout depuis qu’il n’y a plus de champs, que les espaces verts ont été réquisitionnés pour des constructions… Les rats qui en avaient fait leur territoire ont été chassés… Ils ont trouvé refuge autour d’un bassin d’orage proche. Mais n’étant pas inquiétés, la population s’est agrandie au point qu’il leur faut trouver refuge et pitance où ils peuvent. Je ne déteste pas les rats. Bien au contraire, ils me fascinent par leur intelligence, leur organisation et leur solidarité… C’est d’ailleurs ce qui fait leur force : si vous voyez un rat, soyez sûr qu’il n’est jamais seul… sauf s’il vient en éclaireur goûter la nourriture pour que la communauté ne soit pas empoisonnée. Mais je ne peux décemment pas les laisser pulluler dans mon jardin…

Alors, la meilleure défense étant l’attaque, j’empoisonne… Mais je le fais intelligemment, du moins, je le croyais avant ce jour fatidique. Cela fait des années que je pratique ainsi et je n’ai jamais eu d’accident. Je place des graines empoisonnées dans des endroits inaccessibles par tous les autres animaux qui passent dans mon jardin… Les rats grimpent et se faufilent… Ils ont un odorat qui repère les graines à des dizaines de mètres… Et ils partent mourir ailleurs.

En faisant un trou dans le jardin pour y mettre un petit bassin, j’ai trouvé un cimetière de rats… Ils avaient été disposés de manière très respectueuse au fond d’une galerie parfaitement nettoyée… Donc, si les grains étaient là, je ne voyais qu’une seule explication logique : un rat les y avait déposés… sans doute gêné par un chat…

A moins que ??? Et si un rat vengeur avait eut envie de me rendre la monnaie de ma pièce ? On pourrait imaginer un gros rat aux yeux malicieux tendant un piège à mes Choupinoux… Tapi quelque part dans l’ombre d’un arbrisseau, observant la scène et se délectant du spectacle de mes petits chiens tirant sur l’emballage et éparpillant les grains empoisonnés…

L’important est que tout est bien qui finisse bien… Après l’injection d’un antidote et un traitement d’une dizaine de jours, ils se portent comme un charme… Sauf qu’aujourd’hui, Nicky, en avalant le contenu de l’ampoule, s’est étranglé et vu qu’il respirait mal, j’ai dû appeler la vétérinaire du patelin où j’ai la caravane. Plus de peur que de mal… il survivra

. Mais, l’ombre du rat vengeur continuerait-elle de planer ?

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Commencement

Doux ami,

Mon chemin qui me semble être un commencement,
S'éclaire de ma joie,dans le ravissement.
J'accueille, émerveillée,une grâce suprême,
Dans cet état ,soudain, je murmure: je l'aime!

Montréal, 16\08/1988

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"La Vie est la Vie, Défends-la"

"Aimer", huile s'toile - Maria Teresa Bertina12272813870?profile=original

La vie est une Chance, saisis-la

La vie est Beauté, admira-la

La vie est Béatitude, savoure-la

La vie est un Rêve, fais en une Réalité

La vie est un Défi, fais-lui face

La vie est un Devoir, accomplis-la

La vie est un Jeu, joue-le

La vie est Précieuse, prends en soin

La vie est Amour, jouis-en

La vie est Mystère,perce-le

La vie est Promesse, remplis-la

La vie est Tristesse, surmonte-la

La vie est Hymne, chante-le

La vie est Combat, accepte-le

La vie est une Tragédie, prends-la à bras le corps

La vie est une Aventure, ose-la

La vie est Bonheur, mérite-le

 

La VIE est la VIE, DEFENDS-LA

 

Mére Teresa

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Plénitude, insouciance, enfance.

Me voici perdue sur une allée forestière,

le soleil à travers l'arborescence dense

se donne, pareil à des baisers,

sur ma peau tiède et brune, 

avec tact et pudeur.

Je chemine sur le pointe du cœur,

ma tête est toute ailleurs, je retrouve la clarté et la sérénité ;

je me sais profondément regardée, aimée.

Alentours, les coquelicots et les blés presque mûrs

chuchotent, égratignent mon silence, l'enchantent ;

pages d'écriture demain !

Tout ceci me renvoie à l'enfance,

à cette imprudence et urgence à la fois d'exister :

"Oh l'enfance a bien raison" car la mort ne lui fait nul ombrage,

c'est l'apanage des "grands" qui se veulent prudents, prévoyants,

fort raisonnables.

Oh , pas même un fantôme tout noir elle représente ;

donc tout-à-fait, ridicule, minuscule, négligeable.

Même pas peur d'elle je crie  !

Je suis bien.

 

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Apparition

Sous son ombrelle

Au bord d’un rue

Elle apparut

Fragile et frêle

 

Dieu qu’elle est belle!

Et j’ai couru

Comme un bourru

Sous son ombrelle

 

Dans la dentelle

Fragile et frêle

Elle a souri

 

Puis sans querelle

A fait la belle

Mon paradis.

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