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Caresse du printemps

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Il y a tout le bleu, là foncé, là de nacre

D’un ciel rayonnant, et les masses dorées,

Corbeilles ajourées, des érables géants.

Il y a la caresse agissante du vent.

... 

Tous les sens en éveil, je reste sans bouger.

Un oiselet se pose, étonnement léger,
Observe, et sans tarder, reprend son doux voyage.

Je pense à ma lourdeur, aux outrages de l’âge.

... 

Surtout n’y plus songer, savourer le moment.

L’harmonie à l’entour est un enchantement.

Déjà les jardinets offrent de tendres fleurs.

Certes, j'accueillerai de nouveaux coups de coeur.

...

 7/5/2004

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Lettres à un jeune poète

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Ce sont dix lettres écrites par le poète allemand Rainer Maria Rilke (1875-1926), entre 1903 et 1908, à Franz-Xaver Kappus, élève du Prytanée militaire de Sankt-Poelten, que le poète avait lui-même jadis fréquenté. Elles furent publiées, pour la première fois en 1929, chez Inzel à Leipzig. En même temps qu'il soumettait à Rilke quelques-unes de ses poésies, Kappus, alors à peine âgé de 20 ans, lui adressa une longue lettre dans laquelle il se confiait entièrement à lui. Rilke lui répondit: telle est l'origine de ces messages, qui furent détachés de l'ensemble de la correspondance de Rilke et publiés séparément.
Les "Lettres à un jeune poète", qui peuvent être comptées parmi les plus belles oeuvres de Rilke, forment une sorte de "guide spirituel" d'une valeur inestimable. Répondant à son jeune correspondant, Rilke ne traitera dans ces lettres que de questions essentielles, celles-là même que connaît inévitablement tout poète et, plus généralement, tout être dont la vocation est de créer. Une affirmation centrale, sur laquelle Rilke ne cesse de revenir, confère à ces lettres une étrange gravité: à savoir que nous devons sous abandonner sans réserve à cette nécessaire solitude que nous découvrons en nous-mêmes, car c'est d'elle que jaillit toute clarté. En effet, il n'est d'autre certitude que cette réalité première, et rien de ce que nous entreprenons ne sera promu à un avenir durable, si nous ne l'avons tout d'abord éprouvé en ce lieu retiré de nous-mêmes que n'atteignent point les bruits du monde.

Etes-vous poète? Interrogez-vous sur les mobiles qui vous poussent à écire; déterminez avant toute autre chose s'ils sont d'une importance absolument vitale pour vous; "Etre artiste... c'est croire comme l'arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant aux grands vents du printemps, sans craindre que l' été puisse ne pas venir. L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre". On mesurera l'importance de ces phrases, si l'on se souvient qu'elles sont le fait du poète des "Elégies de Duino", ces élégies dont il désespéra de venir à bout et qu'"une étrange puissance" lui dicta soudain, en moins de quelques jours. Mais comment ne pas affirmer, parallèlement à cet ordre profond de la solitude, cette autre loi qui nous gouverne: celle de l' amour. Et c'est tout naturellement que Rilke passe du problème de l' art à celui de la sexualité. Comme Platon l'avait déjà fait dans le "Banquet", Rilke reconnaît une égale valeur à la fécondité de la chair et à celle de l'esprit; leur origine est la même; la volupté de la chair ne nous offre-t-elle pas une connaissance illimitée, totale, une prise de possession de l'univers tout entier. "En une seule pensée créatrice, revivent mille nuits d'amour oubliées qui font la grandeur et le sublime". L' amour est connaissance et si, pour l'homme, engendrer est une manière d'enfanter, n'est-ce pas enfanter que de "créer de sa plus intime plénitude"? Estimant que les sexes sont plus parents l'un de l'autre qu'on ne le pense généralement, Rilke développe ici cette idée, qui sera appelée à tenir tant de place, par la suite, dans son oeuvre, et qui constitue à penser que le renouvellement du monde sera le fait d'une attitude nouvelle de l'homme en face de la femme: pour lui, l'un et l'autre, oubliant leurs erreurs, ne se rechercheront plus pour s'opposer, mais uniront leurs solitudes, conservant ce respect mutuel, cette distance nécessaire à un développement parallèle de tout leur être. Dans les dernières lettres, Rilke revient avec une insistance accrue, sur cette notion de solitude que le poète, plus que tout autre, se doit de préserver intacte (lettre VIII notamment). Certes, la solitude n'est pas sans faire lever en nous un cortège de tristesse, mais pourquoi s'effrayer? Nos regards porteraient-ils au-delà des limites de la connaissance, peut-être alors percevrions-nous que ces tristesses sont comme des "aubes nouvelles" "où l'inconnu nous visite". Et le poète, parvenu au seuil de ce monde mystérieux, d'abandonner son correspondant à lui-même. Il apparaît donc que se dessinent tout au long de ces "Lettres", comme en filigrane, la plupart des thèmes qui formeront les "Elégies de Duino" ou les "Sonnets à Orphée"; à ce titre, les "Lettres à un jeune poète" sont peut-être la meilleure introduction à l'oeuvre poétique de Rilke.

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Elfe de légendes.

 

Dive  créature  tu  danses  dans  les  prés,

Aux caprices de l’air ou des eaux de la nuit,

Tu flottes dans la brume  de l’adolescence,

Entraînée  par tes pas  en  toute confiance,

Dans la mort des passions dansant jusqu’aux minuits,

Aux va de tes ailes, aux vient des tons diaprés.

 

Oreilles  pointues  de  fragile  beauté,

Tu es de légendes enfant des ténèbres,

Semi fleur divine vivant dans les forêts,

D’ancêtres immortels s’envolant des guérets,

Magiques et fertiles que la nuit célèbre,

Cachés  sous  un  voile  d’immatérialité.

 

Dive  créature  tu  danses  dans  les  prés,

Aux va de tes ailes aux vient des tons diaprés,

Oreilles  pointues  de  fragile  beauté,

Caché  sous  un voile d’immatérialité.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES. 

jolie elfe

jolie elfe   

aquarelle sur papier grain fin 300g/m² 30x40cm

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administrateur partenariats

 

Apocalypse empirique

 

Un soir, sur une plage de l'Atlantique
Je me tenais droit, la mer pour seul alentours
Regardant l'horizon, pensant métaphysique
Concluant au souhait d'être seul pour toujours

Soudain je vis dans le lointain, entre terre et mer
Un triste point noir qui allait en grossissant,
Une ligne pure qui s'enroulait comme un ver,
C'était une spirale, semblable à un serpent.

Surpris par cette apparition contre nature
Je demeurai contemplant dans l'expectative,
Le vent et la foudre complétèrent la créature
Qui lentement s'avançait vers la rive.

Progressivement elle grandit et atteignit la plage.
Est-ce là le dernier livre, l'Apocalypse divine ?
Est-ce un ouragan ? Une tornade ou un mirage ?
Est-ce la mort en personne qui vers moi s'achemine ?

Mais le monstre passa juste au dessus de moi,
Je me retournai et le vis atteindre les villes.
De loin j'ouïs les prières et les cris d'effroi,
Des hommes implorants en expiant leurs actes viles

Puis je vis au dessus de moi une voûte funeste,
Les peuples de tout pays détruits et brûlés vifs,
Toute vie décimée comme au temps de la peste,
Toutes chose détruites; belles œuvres et rêves chétifs.

Ainsi finit le monde ; en tourbillon sanglant
Plongé entièrement dans l'abîme des ténèbres,
Emporté par delà le seuil du néant,
Défilant devant moi à l'heure des vêpres.

Voyant tout cela je m'écriai haletant:
"Pourquoi m'épargner ? Souffre entendre ma voix
Mes rêves sont changeants et mes vœux sont voletant,
Je préfère ton séjour plutôt qu'être sans toit".

Mais sans m' écouter, la spirale se referma,
Je pleurai en regrettant mon vœu proféré,
Je restai nu dans un monde virgin
Pire que le néant, j'errai dans le vide.

Et depuis lors j'erre toujours dans l'absence
Chantant cette complainte qui doucement s'effrite,
Je suis immortel, je suis l'homme unique!
Condamné à survivre à la fin des temps.

Alex L., 16 ans.

Novembre 2012

 

Poème écrit sur le thème de la spirale,

en illustration à la spirale, omniprésente dans ma peinture.

Par respect de confidentialité pour ce jeune poète,

prière de ne pas partager s'il vous plaît.

Merci à vous mes amis.

"Big bang"

Liliane Magotte

Acrylique 40x120

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                                                            Beaucoup de personnes ressentent le désir d'écrire ou de lire des poèmes à la retraite. Mais à l'adolescence également, au collège ou au lycée la poésie permit de courtiser la belle. Permit, car aujourd'hui elle se fait plutôt rare,  supplantée par les messages hiéroglyphiques et idiots des portables ! On trouve aussi peu d'écrivains de poésie dans les entreprises. La pression qui règne dans ces endroits ne conduit pas à "versifier" mais prépare à coup sûr, quand elle retombe, à trouver peut-être dans l'activité poétique un pansement sur des misères passées. On trouve chez des politiques de magnifiques poètes : Voltaire, Hugo, Lamartine..., des diplomates : Chateaubriand, Stendhal... , des journalistes : Balzac,  Barbey d'Aurevilly... ou encore des affairistes sur le tard comme Rimbaud .Sont-ce leurs activités diverses qui les ont conduit à la poésie ou le contraire ? On peut tout de même se demander si le lien avec l'introspection de l'âme et ses sujets existentiels comme le temps, l'amour, l'amitié ... d'avec nos diverses activités présentes ou passées ne constitue pas, quand il prend le visage de la poésie, une façon de nous guérir ou en tout cas de nous soigner des dommages plus ou moins sérieux que ces activités ont engendrées ? Pour ma part, j'en suis convaincu.

                                                          Toute forme d'extériorisation comme l'écriture, les arts en général, le sport ou l'existence sur un réseau social- comme c'est notre cas, mes amis - ne peut être que bénéfique pour notre santé mentale, psychologique et physique. Tout étant lié de par dame nature.

                                                            Mais revenons à la poésie. Nous soigne-t-elle ou accentue-t-elle chez nous des angoisses enfouies , des regrets, des amertumes, des chagrins non évacués et dont elle aurait le don de dissiper ? Il semblerait qu'elle soit plutôt bénéfique. Les esprits nourris de culture se réveillent parfois la nuit au milieu d'un rêve quand le sommeil produit sa substance magique et immortalisent sur le papier le déversement de l'inconscient. Cela peut prendre la forme d'un poème selon la sensibilité de chacun ou toute autre oeuvre créatrice. D'autres, vivant au calme de la campagne ou dans une chaleureuse bibliothèque bénéficiant de conditions qui les prédisposent au voyage , peuvent ainsi traduire, grâce à la poésie, toutes les pensées qui les absorbent et ainsi alléger un esprit surchargé.
                                                             

                                                            On peut dire que la poésie met à nu nos souffrances. Bien conduite grâce à la musique de ses vers, à l'équilibre de ses rimes et de ses pieds, de ses strophes, versets, sonnets, alexandrins... elle donne au final comme le tableau ou la sculpture je pense, la fierté d'une jolie réalisation de soi-même, d'un accouchement parfois dans la douleur mais tellement bénéfique pour soi comme pour les autres. Se mettre à nu c'est en définitive n'être qu'un miroir, une prise de conscience de nos forces et de nos faiblesses et ainsi se libérer,  peut-être, de tous les fantômes qui nous hantent. A chacun donc de croire que la poésie serait une psychanalyse ?

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Le printemps

 

 

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Le pintemps, quand il nous arrive,

 est attendu depuis longtemps.

Pourtant toujours il nous surprend.

Il nous arrive dans la nuit,

et pour un temps reste tapi,

On ne sait où exactement.

C’est que voilà, il est partout.

On le respire et on le sent.

 

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Il neige encore sur le printemps

 

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Il a neigé éperdument.
Des flocons tombent en caresses,
Une avalanche de tendresse.
Il neige encore allègrement.

Des flocons tombent en caresses,
En baisers blancs, suavement.
Il neige encore allègrement.
Le printemps blanchit sans tristesse.

En baisers blancs, suavement,
Des papillons volent sans cesse.
Le printemps blanchit sans tristesse.
La vie y bat frileusement.

Des papillons volent sans cesse,
Dans l'éphémère dépouillement.
La vie y bat frileusement
Se réchauffera dans l'ivresse.

5/4/2003

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Le poète amateur

 

 

En hommage à La Bruyère

Semblant une invite du sort,

Il entend une voix lui dire:

Prends ton stylo à plume d'or,

Tu possèdes le don d'écrire.

Félix s'en empare aussitôt

Aurait-il un effet magique?

Dès qu'il a tracé quelques mots,

Ils lui paraissent magnifiques.

Ô bonheur de la création

Seize vers le mettent en fête

Il est gonflé d'admiration

Se glorifie d'être poète.

Il se trouvera des jaloux

Qui se moqueront de ses rimes.

Mais ceux passant pour ses intimes

Ne lui en diront rien du tout.

6 avril 2013

 

 

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IL ETAIT UN TEMPS ...

Un temps de correspondance quand une carte envoyée , comme une pensée où

Toutes  les occasions favorables étaient bienvenues

comme ce clin d'oeil retrouvé dans le vieil album de famille (1905)

clin d'oeil d'un humour  toujours d'actualité

sur monde

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Billet doux et allègre en l’honneur des douze saisons du Petit Poucet

Alias Lord Finley du Domaine d’Elgar,

(fidèle sujet de Sa Très Gracieuse Majesté la Reine Élisabeth II d'Angleterre)

venu au monde un jour de Paix, celui de la Saint Irène1

« Il y a des milliers d'années de cela,
Les chats étaient vénérés comme des dieux.
Les chats ne l'ont jamais oublié. »
Devise anonyme

Alléluia, Alléluia ! Hip hip hip hourra !

Oui da, chantons à l’unisson un « magnifiqu’ cat »2,

Un Gloria in excelsis Deo3 entonné

en l’honneur du dernier-né de notre maisonnée,

noble félidé apprivoisé, ce « Chat botté »,

ou ganté de pattes de velours immaculées,

mitaines griffées Lord Finley, dit le Petit Poucet,

sobriquet attitré du jeunot de la couvée,

altier jouvenceau aristochat estampillé

« seigneur des Forêts norvégiennes », la majesté

incarnée inspirant légendes et contes de fées,

et moult beaux joyaux mythiques d’histoire nimbés,

le protégé d’un fier Pacha turc, s’il vous plait,

« Prince Noir »4, adoubé mascotte de la nichée,

cet auguste ainé à l’identité prononcée,

mais veillant du haut de son illustre rang racé

pour que règne, en sage, harmonie et équité

parmi les compères Mousquetaires du foyer,

donnant le la du Bénédicité psalmodié

savamment, par de miaulesques et saintes mélopées

à l’heure où sonne le carillon du fin souper,

(immuable tintement promesse de bienfaits…)

exquis banquet partagé dans la joie et la paix,

depuis nombre de pages effeuillées du calendrier.

Bref, Hosannah au plus haut des Dieux chats glorifiés !

Déjà trois fois quatre printemps, étés enluminés

automnes et hivers successifs non moins enchantés

qu’il nous est donné de côtoyer ce cher cadet…

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Lord Finley du Domaine d’Elgar

Aux gants purs comme neige, n’ayant donc point besoin de « montrer  patte blanche »,

selon la formule consacrée…

digne émissaire du « Chat botté » de Charles Perrault

daigne, ne vous en chiffonne, vous jeter une œillade,

mi figue mi raisin, Amis du genre félin !!!

Louée soit la divinité antique Bastet 5,

la gardienne protectrice de l’humanité,

Et  notre déesse-Mère6 Freyja7, révérée

généreuse déité de la Terre sacrée,

de la fertilité, de l’Amour, de la Beauté,

Trinité de vertus, sœurs de la Félicité,

fort propice pour conduire à un tendre hyménée,

du moins, pour ceux qui ne font pas vœu de chasteté,

qui, au temple de Cupidon peuvent sacrifier,

À condition d’être d’un feu brûlant habité,

du flambeau priapique ardemment animé…

Virilité, non ? Vous avez dit virilité ?

Que nenni, car, pour lors, le très distingué Finley

n’exprime nulle disposition pour convoler,

conquérir maintes demoiselles en mal de charmer…

Est-ce à dire que « Petit Poucet » est condamné

désormais, à jouir d’autres sortes de voluptés ?

À de farouches coquettes, il doit renoncer ?

Bah, ne soyez pas si prosaïque, que diable, hé ?

Et le spirituel, esprits charnels, vous connaissez ?

 

Signé Flo-flo pour les intimes…

Le cinq Avril 2013

En ce jour de Paix de la Saint Irène,

marquant la naissance de « Bébé Finley »

 

 

Billet doux et allègre griffé de la patte de velours

du farfadet Florestan de l’Arc de Lune8,

(via sa plume humaine privative, Valériane d’Alizée)

en l’honneur des saisons écoulées auprès de son frère,

non point de lignée, mais de « lait », d’une tribu recomposée…

Jouvenceau datant du même millésime 2010, à quelques semaines près.

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La déesse Freyja dans son char tiré par sa paire de chats sacrés favoris baptisés

« Amour maternel » et « Tendresse »

(sans doute des ancêtres de notre fameux Norvégien de légende...)

entourée d'angelots

Œuvre picturale de Nils Blommér (1852)

 

 



1 : En référence à Sainte Irène de Thessalonique († 304) figure chrétienne fêtée en Occident le 5 Avril…L’étymologie de son prénom signifie la paix en langue grecque.
2 : Jeu de mots faisant allusion au Magnificat, cantique marial chanté par la Vierge Marie après l’épisode de l’Annonciation,lors de la Visitation… Que les chrétiens veuillent bien nous pardonner ce détournement chattesque.
3 : Locution latine d’un chant de louange chrétien « Gloire à Dieu au plus haut des cieux »…
4 : Le fier Pacha Angora turc, « Cattus angorensis» en latin, race historique répertoriée par le naturaliste Linné, la mascotte de la maisonnée porte ce surnom de « Prince Noir » en raison de toutes les diableries que ce coquin au fort tempérament s’est adonné depuis qu’il condescend à vivre auprès de nous… Il répond au premier prénom de Cupidon, rebaptisé Cyrus de Sainte Sophie de Constantinople des Rives du Bosphore, « titre » se révélant davantage en harmonie avec ses origines…


5: Déesse des Égyptiens de l’Antiquité à double facettes faisant l’objet d’un culte dès la VIe dynastie, sous le règne de Pépi II , mais c’est à Saqqarah  durant la Basse Époque qu’elle prend toute sa dimension par des festivités annuelles, fêtes des plus populaires du calendrier, organisées en son honneur et se déroulant dans la cité de Bubastis, qui pour la circonstance, célèbre avec religiosité cette vénérable déité, comme nous en témoigne Hérodote : « Les chats trépassés sont apportés à Boubastis où ils sont embaumés et enterrés dans des urnes sacrées. » Des milliers de félins furent donc déposés au sein des souterrains de la ville chargés d’une noble mission, celle de jouer le rôle de messagers de leurs maitres jusqu’au royaume des dieux … Ainsi lorsque Bastet  revêt l’apparence d’une chatte ou est représentée avec le corps d’une femme à tête de chat, elle incarne la bienveillance, présidant à la protection des humains, symbole de la féminité, du foyer et donc de la maternité…

6 : En référence à divers cultes révérant la Mère universelle de l’ère paléolithique à nos jours, culte qui nous renvoie à  la figure de la femme parée d’une dimension sacrée, image primitive portant l’attribut de la Terre, de la fertilité et de la fécondité…

7 : Dans la mythologie nordique complexe, Freyja à  la blonde chevelure, aux prunelles couleur azur, stéréotype de l’idéal féminin, outre ses caractéristiques guerrières que nous laisserons de côté, représente avant tout, l'amour, la beauté, la terre et la fertilité. On sacrifie à son culte en raison de la justice de ses sentences ; le peuple l’invoque afin d’obtenir ses faveurs de cœur, mais elle préside aussi à la réussite de l’enfantement, des saisons fructueuses…Et pour ce qui nous concerne, il nous faut préciser un aspect important concernant le « Norsk Skogkatt »: le char de Freyja est tiré par deux chats, nommés « Amour maternel » et « Tendresse ». De taille imposante, ils sont susceptibles d’être des chats de forêts norvégiennes ou des lynx. En similitude des loups pour Odin, les chats sont sacrés pour la déesse.

[8 : Moi, le farfadet Florestan, je me dois d’avouer qui je suis à l’égard de ceux qui ne m’auraient pas encore été présentés : je suis tout simplement  le neveu direct coté paternel, du fameux « Prince Noir » dit aussi pour les familiers de notre garde rapprochée « Oncle Cyrus ». Le fondateur de la dynastie de l’Arc de Lune, Cyrano Le Magnifique, aujourd’hui en retraite, est le frérot presque jumeau de Cyrus ! Bon, vous vous y retrouvez, où cela demande un éclaircissement ? Quant à ma nature, on ne saurait rêver mieux, une crème, vous dis-je, soit, l’exact contraire de mon cher « tonton » si exigeant et « tyrannique » envers nos « deux pattes » qui veillent sur nous, que cette citation de Dave Barry, semble avoir été conçue spécifiquement à son intention : « les chiens ont des maitres, les chats des serviteurs. » ; dans la même veine, voici une pensée d’ Ira Lewis : « La différence entre un chien et un chat : Le chien pense : ils me nourrissent, ils me protègent, ils doivent être des dieux. Le chat pense : ils me nourrissent, ils me protègent, je dois être dieu. »

 

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12272876284?profile=originalMiroir divinatoire (huile sur toile) - Chantal Roussel

L'âme est une larme

Epreuve aux sels d'argent

Larmes de Man Ray, lumière

Chambre de la Signature du Temps

Traces de fer spéculaire

Ciel de traîne au firmament

Image à jamais prisonnière des sa sphère

Qui révèle nos dérisoires drames

Grand nécromant, maître de la matière

Thèque, premier mouvement de l'univers

Appréhender sa genèse, la primitive trame

Et voir au travers du temple de verre

Miroir divinatoire tranchant fine lame

Nos esprits tourmentés d'où nait l'enfer.

Michel Lansardière

Cette toile de Chantal, assez atypique dans son oeuvre, à la limite de l'abstraction, m'a inspiré ce poème. Puissamment évocatrice, laissant libre l'imagination... nos mondes se sont croisés. J'ai aussi pensé à Murillo peignant sur deux miroirs divinatoires d'origine aztèque deux scènes de la Passion du Christ : le "Christ à la colonne" et le "Christ au jardin des oliviers". Deux tableaux lumineux de la tradition chrétienne sur le fond noir profond d'une pierre païenne, une obsidienne. Me sont également revenus en mémoire le "Portrait dans un miroir" du Parmesan, Raphaël et le "Premier mouvement de l'Univers" qui orne la voûte de la Chambre de la Signature à Rome, ou Orazio Gentileschi peignant sur un lapis-lazuli ("David méditant sur la tête de Goliath"), les peintures sur lames de mica de la tradition indoue. J'ai interrogé les mânes de deux autres femmes peintres, Sofonisba Anguissola, notamment son "Autoportrait", une miniature sur cuivre, et Artemisia Gentisleschi, fille d'Orazio. Et bien sûr l'univers surréaliste, avec notamment Man Ray (Emmanuel Ruduitsky, dit) et ses "larmes". Ou, pour rester dans le domaine de la photo, à l'effet troublant des daguerréotypes. Eros et Thanatos.

J'espère que ce duo peinture-poésie vous séduira aussi, autant que moi ce bien beau voyage que nous vous invitons à partager...

Amitiés,

Michel

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L'état amoureux

J’ouvre la bouche pour boire la pluie,

je ferme les yeux pour entendre son chant,

je me dévêts entière pour recevoir ses indolores gifles,

douces et chaudes, uniques ;

détroit mon corps est devenu,

mi-terre, mi-ciel, large.

 je déambule vêtue d’arborescences claires,

de champs de coquelicots, de genêts, de muguets roses,

parfois même d’un soleil ;

 brasier là sur mes lèvres !

Amoureuse.

D’elle, me voici traversée, héritière d’un monde,

qu’invisible je touche ;

j’ouvre la bouche pour qu’il sorte, qu’il aille jusqu’à vous,

vous trouble, vous emporte !

j’écris, j’existe.

Elle, ma vie toute reconstruite,

 grâce à vous,

à nous.

Mosaïque de chair, de sang et d’eau, si belle,

 qu’ensemble nous avons faite !

Vivante.

Psychanalyse puis délivrance.

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administrateur partenariats

 

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Une âme

 

Une âme se promenait, en éveil

Une âme entre mots et merveilles

Un œil attentif sans pareil

Un âme offrant cœurs vermeils,

Accrochant étoiles de miel

Une âme butinait telle une abeille,

Sans relâche et sans sommeil.

Une âme allait et venait en éveil

Une âme entre couleurs et merveilles

offrant musique à nos oreilles...

Afin que chacun au réveil

N'ait que monts et merveilles

Une âme sur le réseau veille...

Robert Paul aux pays des merveilles...

Joelle Diehl

Gloria und credo-Shubert-messe en sol majeur

"La couleur des mots" blog de partenariat dédié à Robert Paul.

 

 

Un partenariat d'

Arts
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Lettres

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HISTOIRE COURTE 26...

 PRISE DE CONSCIENCE...

Comme un oiseau mis en cage mon esprit s'anémie dans la routine de chaque jour...

Quelques sursauts parfois l'en sortent, quelque espoir le ranime, mais un demain pareil revient toujours!

Ah! Si la machine moderne voulait bien le laisser libre de regarder la vie, de respirer le temps et le sentir passer!

Si du haut de sa puissance un être plus fort pouvait rappeler à tous : Il est de temps de penser!

Comme un restant de carnaval au lendemain de la fête nous parait grotesque dans les rues désertées, notre monde au pieds d'argile nous apparaîtrait misérablement vain!...

S'il n'est plus possible de réaliser qu'il ne faut pas courir sa vie mais la goûter! Qu''il ne faut pas exécuter mais créer, et créer un moment non pas un lendemain! Alors nous ne sommes rien...

Nous ne sommes rien si nous devons lutter pour être les plus forts...

Point n'est besoin de l'appeler, pour résoudre les divergences, il existe la mort! Et nous possédons la vie, le soleil et peut-être aussi l'amour si toutefois notre coeur a gardé une fêlure pour le mériter!

Alors pourquoi cette folie vaine qui nous fait oublier qu'une fleur fragile vaut mieux qu'un casse-tête résolu?

Ah! Nous allons dans la lune... Y chercher quoi? Une paix? Un progrès illusoire? Une victoire qui est en nous!

Pour l'obtenir, il faut simplement poser son pinceau, son outil ou sa plume, fermer les yeux un instant et se retrouver soi-même, plein de l'air respiré ou de la chaleur d'une caresse! N'est-ce pas là la victoire? La réponse à ce pourquoi vivre qui nous hante...?

J.G.

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Un caprice insensé

 

À Rébecca Terniak

 

Comment aurais-je pu penser

Que mes poèmes seraient lus,

Et que souvent, ils auraient plu?

Je couve un caprice insensé.

Je ne peux m'empêcher de croire

Que mes vers seront imprimés

Et ne disparaîtront jamais,

Une espérance dérisoire!

Or tout devient réalisable,

Quand la chance veut s'en mêler.

Inutile de l'appeler,

Elle n'est pas influençable.

Parfois certaines tentatives

Peuvent provoquer le hasard,

Subitement, ou bien, plus tard.

Moi, les ans m'ont rendue passive.

Ni oui ni non, un éditeur,

M'invite à rester dans l'attente,

À ne pas être impatiente.

Il craint de commettre une erreur.

Par contre, il croit que rien ne presse.

Or, incertaine, je vieillis.

Peu importe! j'ai accueilli

De nombreux gages de tendresse.

4 avril 2013

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"Billet doux" en l'honneur des deux saisons printanières

de Lord Finley du domaine d'Elgar, originaire du pays de Freyja



                          La mascotte de la maisonnée ou plutôt, soyons précis, que diantre, le doyen d'une tribu

d'aristochats, qui osons l'espérer, vous est quelque peu à présent, d'un coussinet ou ne serait-ce que d'une

vibrisse, familière, sacré phénomène qui n'est certes pas un inconnu de par sa pratique d'épistolier aux

mérites révélés (selon les dires de son scribe particulier…une certaine Valérianacée) s'associe à son

inséparable complice et neveu, le farfadet Florestan de l'Arc de Lune, dit le tendre Brutus vorace, afin dans

un fervent élan irrépressible, de vous faire partager la réjouissance du jour, en cette date du calendrier

chrétien grégorien de Saint Isidore et veille d'allégresse pascale :

                           La venue au monde, il y a maintenant de cela, sept cent trente lunes écoulées, du dernier

né de la couvée, benjamin de leur "gentille" fratrie recomposée répondant au nom de baptême de Lord

Finley du domaine d'Elgar, appellation estampillée "so british", en raison de considérations relatives à la

lignée de celui-ci, anoblie par sa très gracieuse majesté, la reine Élisabeth II d'Angleterre !

                          Oncle Cyrus de Sainte Sophie de Constantinople des Rives du Bosphore alias "Le Prince

Noir", de sa suprématie d'ainé que nul ne songerait à lui contester, a donc l'honneur et l'avantage, suivant

la formule consacrée, de vous adresser ce message touchant à leur intimité, prenant à cœur, comme vous

pouvez le constater, son rôle de vénérable ancien en veillant sur ce trio de Mousquetaires félins

s'entendant à merveille depuis les prémices de leur vie commune, mais de grâce, restons sur nos gardes

en faisant montre d'un brin de prudence, car en similitude des humains, "rien n'est jamais acquis" dans une

destinée, et il n'est malheureusement pas exclu que la belle harmonie d'aujourd'hui, puisse soudainement

s'envoler, se transformer en inimitié, bien que pour lors, les chers trésors, sachent pertinemment ce qu'être

solidaires veut dire (contrairement à force bipèdes soit disant évolués de la société hominienne,

parfaitement insensibles à la détresse de leurs semblables) puisqu'ils ont adopté cette devise dumasienne,

au fronton de leur noble blason :

                        "Un pour tous, tous pour un" !

                         Ainsi, Porthos, Athos et Aramis, ayant la joie indicible de former un étroit compagnonnage,

tenaient à dignement marquer l'évènement, ou du moins d'une manière symbolique, l'heure n'étant guère

propice à festoyer, because, tout bonnement, la céleste Salus ayant fauté, faiblissant dans sa bonté

prodigue à nous couvrir de son aile protectrice, hélas !

                         Nous nous consolons en appelant de tous nos vœux un hardi chevalier, Espoir le bien

nommé, en sachant que bientôt Esculape aux doigts magiques de thaumaturge, en son temple, nous

prêtera son divin secours…, car là, où la médecine traditionnelle a lamentablement échoué, par le passé,

n'ayons pas peur du mot, décuplant ô combien, le mal, des thérapies holistiques agissant en synergie, n'ont

pas tardé à faire merveille !!! Et je vous prie de croire, que la région de la "Mare au diable" où se déroulent

ces séances de bienfaits, n'a strictement aucun lien avec l'amélioration d'un état qui menaçait de devenir

désespéré !!!

                        Mais trêve d'impudiques confessions, pas plus que nous céderons à de sombres

lamentations, ne ternissons pas davantage le charme d'une telle journée soulignant l'abandon des

oripeaux du mignon enfançon chattesque, le héros de ce cinq Avril placé sous la constellation zodiacale

d'une bête à cornes, le bélier, mignon qui désormais poursuit sa mue de baby cat, de "Petit Poucet", pour

revêtir des attributs virils de Casanova de la gent féline…

                        Est-ce à dire que notre affable jouvenceau est fin prêt à être initié aux vertiges des étreintes,

en convolant en noces libérales, libertaires, s'éprenant tour à tour de quelques ravissantes frimousses de sa

condition ? Nous l'avons interrogé sur ce sujet délicat de son intimité, eh bien, il n'a rien, mais absolument

rien voulu nous confier de son inclination envers le "beau sexe" ! S'empressera-t-il de troquer

prochainement ses atours de puceau, désireux de conter fleurette, à l'élue consacrée par son sens olfactif,

ses phérormones en bataille ? L'énigme demeure encore aujourd'hui entière…

                       La sagesse cependant, serait qu'il renonce à cette promesse de "Fêtes galantes"

verlainiennes, "d'Embarquement pour Cythère" ! Notre peuple n'est il pas déjà assez étoffé comme cela ?

En conséquent, qu'aurait-il besoin de venir allonger les rangs de notre race, en allant essaimer sa fécondité

et participer à faire de futurs nécessiteux, innocents, misérables errants à la merci du premier cruel

prédateur venu !

                       Enfin, ne nous berçons pas d'illusions, que voulez-vous, la chair est faible, et nos instincts

primitifs parfois, incontrôlables, à tel point que c'en est grand pitié d'entendre nos frères en appeler à notre

rescousse Amour, par de déchirantes et lancinantes mélopées !

                       Vivement la sainte Ménéhoulde apollinairienne, que nous puissions la consulter et deviser

paisiblement à ce sujet, enfin dégagés de la passion que la flamme de la jeunesse nourri, et longue vie à 

notre "trinité" de prix !!!

   Félinement vôtre, Cyrus dit "le Prince Noir"

  s'exprimant en vertu de son droit d'ainesse

   et au nom de plume de sa protectrice à "deux pattes"...

Pour le 5 Avril de l'an 2012



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Notre trio aristochattesque de Mousquetaires, ayant revêtu des atours

de style typiquement Louis XIII, posant pour la postérité ...

Susann Herbert d'après l'œuvre originale d'Antoine Van Dyck


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D I G U E

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(mer du Nors, huile sur panneau)

 

Parfois parmi le flot des estivants poussifs

Qui se traînent rêvant au bock du soir, pensifs

Comme singes savants, je crois te voir, ma belle,

Parfois tes cheveux d’or que la brise entremêle

Viennent danser, danser dans l’air calme du soir…

Vite je te prépare un mot gentil : « Bonsoir… »

Hélas les blonds cheveux ne cachent sous leurs larmes

Qu’une face terrible et rouge de gendarme

Ou qu’une pâte informe où s’enlisent les yeux

Et je repars plus seul encore sous les cieux

 

 

D’autres fois ton sourire éclot sur d’autres lèvres

Presqu’aussi belles presque œuvre du même orfèvre

Mais la figure est ronde ou longue comme un i

Que faire d’autre que repartir vers la nuit ?

Parfois encor tes yeux brodent leur ciselure

- Sourires infinis de grisantes brûlures –

Mais le corps est d’une autre et les cheveux sont noirs

Et je m’en vais un peu plus loin dans l’air du soir

 

 

Puis dans la chaleur lourde du jour qui vacille

Et transforme la foule en ombres qui oscillent

L’une sur l’autre ainsi que d’informes ballots

Tu surgis brusquement : ton corps dans un halo

De lumière indécise est, sous le ciel limpide,

Comme sous un fronton une caryatide

Aux lignes pures, longues… Hélàs ce n’est pas toi

De plus belle le vent rit de me voir pantois

 

 

Et la foule roulant sa molle indifférence

Traîne sa majesté emplie d’odeurs rances

Me bousculant du coude – Ah ! Etre seul c’est dur

Lorsqu’un couple vous frôle encor jeune ou bien mûr

Et je m’en vais roulant, moi, des pensers bien sombres

Seul – tandis que l’orchestre étourdissant, à l’ombre

Du kiosque se met à jouer un vieil air

Ah ! si je t’avais toi, toi et ton rire clair !

 

Partout où je te cherche il n’y a que l’absence

Et, pour mieux me narguer, de pâles ressemblances

De toi. On dirait que le hasard a tenté

De recréer cent fois ton unique beauté

Sans réussir jamais… Ah ! peut-être pourrais-je

Prendre à l’une les yeux, à l’autre un sein de neige

Arracher les cheveux à une autre et ainsi

En recousant le tout à faire comme si

Je t’avais toi enfin sous mes lèvres ma mie…

Mais non ! A ce fantoche il manquerait la vie

Et… je ne sais pas coudre… Et puis on me prendrait

Pour un vil assassin. Peut-être on me pendrait…

 

 

Mieux vaudrait m’aveugler et demander au vin

Ces étranges vapeurs qui flottent aux confins

Du réel et du rêve, indécises, feutrées.

Mieux vaudrait fuir en de très lointaines contrées

Où le ciel n’aurait pas nimbé d’or tes cheveux

Mieux vaudrait assouvir tout ce que ma chair veut

Dans d’autres bras de femme et mêler ma détresse

Au bleu-vert d’autres yeux, la noyer dans l’ivresse,

T’oublier en un mot, mais le pourrais-je un jour ?

 

 

Je pourrais, esprit fort, dédaigneux de l’amour,

Accomplir une tâche imbécile et sublime

Et me tailler un nom à force coups de lime.

Je pourrais, lourd poids mort, me laisser traîner par

Les jours qui vont, banals, au fil des faire-part

M’abrutir corps et âme à des tâches mesquines.

La fleur ne peut lorsque l’abeille la taquine

Feindre de l’ignorer. Toujours il y aura

Cette image de toi, l’empreinte de tes bras

Si légère et, pourtant, lourde sur mon épaule

Au point que, dût mon cœur geler plus que le pôle,

Tu seras toujours flamme au flanc lisse du bloc…

 

 

Oh ! je sais ! il en est qui disent que le choc

S’oublie et que l’écho, même l’écho, s’efface

Qu’à tout mal l’habitude exige qu’on se fasse.

Qu’importe tout cela ! A présent tu es loin :

L’un après l’autre les jours traînent leur déclin.

Tu es bien loin là-bas, effacée, confuse,

Voilée du brouillard très délicat qui fuse

De la terre alourdie et mordue par l’eau.

Peut-être rêves-tu face au fleuve falot

Qui se dérobe, lent, et traîne ses lessives

Mortes… Peut-être aussi effeuilles-tu pensive

Les roses du bonheur… Alors je me ferai

Très, très insignifiant et je disparaîtrai

Et tu ne sauras pas que je t’avais aimée…

  

Ô dans le ciel d’hiver les très lentes fumées !

(inédit)

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administrateur littératures

  Et suite à la publication de mon billet "Littérature: les bons sentiments font-ils encore recette?", penchons-nous un instant sur la crédibilité d'un récit. Est-elle un critère de sélection ou de non sélection d'un manuscrit? Lorsqu'on est grand lecteur, on rencontre souvent, dans les romans principalement, des situations peu réalistes, voire fantaisistes, qui font sourire, même davantage: rigoler, se pâmer...pari réussi pour l'auteur qui, par son récit, a accroché; le lecteur assidu continue alors à se gaver de l'ouvrage jusqu'à la dernière ligne. Probablement que l'acceptation d'un roman par un comité de lecture dépend de la ligne éditoriale de la maison d'édition sollicitée...mais souvent les frontières sont floues, l'on découvre en rayon des oeuvres mélangeant les genres, les critères ne sont pas nets, ce qui revient à penser qu'un manuscrit doit avant tout accrocher et, si ce n'est pas le cas, il sera rejeté, l'éditeur invoquant alors le manque de crédibilité comme le trop plein de bons sentiments.

  Et alors? La vie n'est-elle pas déjà suffisamment sombre, voire angoissante, pour certains? Ne peut-on pas compenser, contrer la négativité ambiante par un peu de pureté et de beauté à faire rêver? Ne peut-on pas, quand on le souhaite, décoller de la planète Terre afin de poser son esprit - et le reste - en d'autres lieux? Des lieux oniriques, plaisants? Affaire à suivre...

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ADMINISTRATEUR GENERAL

 

Exposition événement d’une famille Russe à Bruxelles :

 

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Alexander Semenov

« Others »

Peintures

 

Exposition du 10/04 au 28/04/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 10/04/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Elena Gorbachevski

« Three days and toys »

Peintures

 

Exposition du 10/04 au 28/04/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 10/04/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Irina Semenova

« Glass and Painting Fantasy »

Peintures

 

Exposition du 10/04 au 28/04/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 10/04/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Claude Dejaegher

« Atmosphère d’une âme »

Peintures

 

Exposition du 02/05 au 19/05/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 02/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Michel Snoeck

« Horizon et séduction »

Sculptures

 

Exposition du 02/05 au 19/05/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 02/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Philippe Louguet

« Traces projetées »

Peintures

 

Exposition du 08/05 au 19/05/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 08/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Bogaert

« Voyage en atelier »

Peintures

 

Exposition du 22/05 au 09/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 22/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

Exposition événement de deux artistes Suisse à Bruxelles :

 

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Marie-Noëlle Krenger

« Couleurs et sensations »

Peintures

 

Exposition du 22/05 au 09/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 22/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Michelle Roethlisberger

Alias Mich.k

« Couleurs et sensations »

Peintures

 

Exposition du 22/05 au 09/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 22/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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 Philip Pontay

« Du rêve à la réalité »

Sculptures

 

Exposition du 22/05 au 09/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 22/05/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

Et qui sera agrémenté d’extraits de musique celtique

Interprétés par la harpiste Françoise Marquet

 

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Claude Aiem

« Œuvres revisitées »

Peintures

 

Exposition du 12/06 au 30/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 12/06/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

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Roland Vromant

« Transcriptions chamarrées »

Photographies

 

Exposition du 12/06 au 30/06/2013

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 12/06/2013

De 18h 30 à 21h 30

 

Et qui sera agrémenté d’extraits de musique celtique

Interprétés par la harpiste Françoise Marquet

 

 

En juillet la galerie est fermée

 

En août:  collectif d’artistes de la galerie

 

La rentrée culturelle est le 04 septembre 2013

Espace Art Gallery

35 rue Lesbroussart

1050 Bruxelles

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