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POSSIBLE?

J'ai un blues pas possible

A l'image du ciel lourd

De la vie qui s'encourt

Le cri est inaudible...

J'ai le cœur en compote

Et les sens en attente

De tous ces mots qui mentent

Mais sont mon antidote!

Veux ignorer le temps

Et que la vie l'emporte

Puisqu'il frappe à ma porte

Je peux croire au présent!

Veux oublier soupirs

Et quand la pluie crépite

Engranger les pépites

Des saveurs à saisir...

J.G.

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Une tempête dans un verre d'eau

Je constate, à nouveau, que suis restée la même,
Ne supportant jamais que l'on me cause un tort.
Hier, j'ai réagi à la fois vite et fort,
Ridicule façon d'aborder un problème.

Je savais, ayant médité,
Qu'il faut changer des habitudes.
Cela est évident et cette certitude
Aurait dû m'avoir profité.

Tempête dans un verre d'eau!
Face à un acte détestable.
Vouloir blâmer un responsable
Devient, à présent, hors propos.

Inévitablement, je crois,
Que ma réaction fut stupide,
Trop rude, ayant été rapide.
Mais je n'en ai pas eu le choix.

On est, à sa nature, fidèle,
Bon gré, malgré toute sa vie.
D'être aimé chacun à l'envie.
L'espoir souvent replie ses ailes.

28 juillet 2015

 

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« Que deviendrait sans ses drapés une tragédie de Racine ? La sainte Ursule de Zurbaran aurait-elle, nue ou modestement voilée, autant de spiritualité que dans ses princières soieries ?

« La Haute couture inspirant la Haute peinture », ainsi pourrait s’intituler la présente exposition.

Que l’on n’accuse pas son sujet de la moindre frivolité ! Les modes passent, comme la jeunesse, comme la vie, comme les fêtes. Le gala d’étoffes et de plumes, d’immobile chorégraphie, auquel nous convient Janine Cornez et son sculptural modèle, semble dédier ses musiques silencieuses et ses envoûtements aux vertus du peintre lui-même : exigence, sincérité totale, courage et superbe maîtrise.

Il n’est pas offert, ce gala, qu’en l’honneur de l’art et de la beauté, mais pour exprimer pudiquement  et fixer le dramatique vertige d’exister et de rechercher la joie sous la menace de la mort.»

Lucienne Desnoues

                   

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12273115080?profile=original"De la religion chrétienne" est une oeuvre philosophique de Marsile Ficin (1433-1499), composée en latin vers 1477. Elle est très importante pour qui veut approfondir la position spirituelle du célèbre fondateur de l'Académie platonicienne florentine, et mieux saisir certains éléments de sa religion naturelle dans leur connexion avec les problèmes de la théologie chrétienne. Pour se défendre de l'acusation d'irréligion, Ficin s'efforce d'expliquer sa pensée suivant les données de l'orthodoxie catholique: il développe notamment cette idée, qui lui était si chère, selon laquelle il existerait un Dieu universel devant lequel tous les hommes, quelle que soit leur croyance, s'inclinent, pourvu qu'ils aient un coeur pur et qu'ils désirent le bien. Ses affirmations sont, ici, studieusement corrigées et transformées en une apologie des principes chrétiens. Néanmoins, de page en page réapparaît, toujours plus puissante, la conviction qu'il est possible d'instituer une religion universelle, où tous les hommes seraient unis dans l'amour de Dieu et de leurs propres frères, et cette religion ne peut être manifestement que la religion naturelle, vers laquelle nous sommes inévitablement portés, hors de tout mythe ou de toute foi aveugle. Ainsi philosophie et religion s'identifient en un platonique amour de la science, l'auteur s'étant fixé pour but (comme Erasme plus tard) de fondre la civilisation classique avec le message nouveau du christianisme. L'oeuvre fut traduite en italien par l'auteur lui-même.

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12273115080?profile=original[Theologia platonica] est l'oeuvre philosophique en dix-huit livres écrite en latin par le philosophe et humaniste florentin Marcile Ficin (Marsilio Ficino, 1433-1499); l'auteur y expose le fruit de ses méditations sur la religion naturelle. Consacrée aux problèmes religieux les plus ardus ("De l' immortalité de l' âme), cette oeuvre apparaît au lecteur moderne comme divisée en deux parties distinctes du point de vue de la composition et de la pensée. Dans la première se trouve posée la dialectique des êtres d'après une échelle hiérarchique qui, d'abstraction en abstraction, va de la matière à Dieu, but vers lequel aspire la nature; dans la seconde, qui est la plus importante, l'auteur traite des principes de l'activité humaine, dans son aspiration vers la perfection et la pureté, dans le développement progressif de la personnalité de l'homme à travers un acte créateur qui ne peut être que divin. On discerne aisément dans cette idée d'une échelle d'êtres l'influence des doctrines néo-platoniciennes et notamment de l' "émanatisme" de Plotin: on passe ainsi du distinct à l' indistinct, de la matière à l' esprit, de l'homme à Dieu. La nature de l' ange est posée comme intermédiaire entre la nature humaine et la perfection divine. Toujours d'après Platon et ses commentateurs, Ficin fait intervenir l' âme du monde, les douze âmes des éléments et des sphères, outre les âmes des êtres qu'elles renferment. Il y a dans la pensée de Ficin une exigence panthéiste qui tend à éclairer la personnalité humaine à l'aide d'une religiosité profonde, faite d'aspiration vers la divinité; les pages sur l' homme et sur la nature divine qu'il découvre dans son immanence à travers sa recherche de la perfection et sa soif de la vérité, sont d'une très grande beauté. L'oeuvre montre, comme nulle autre, quel idéal fut celui des hommes de la Renaissance, désireux de créer une religion naturelle qui fonderait en un tout unique, la civilisation classique et la charité chrétienne, en vue d'une perfection toute rationelle et mystique.  

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contre toutes attentes....

je travaille actuellement en binôme avec une amie artiste qui a un travail diamétralement opposé au mien. et contrairement à toutes les idées reçues le courant passe à merveille et le résultat et assez surprenant.

mon amie est peintre abstrait utilisant des effets de matières avec des encres et peintures acryliques et pigments purs quant à  moi je suis un peintre figuratif/surréaliste/trompe l’œil.

à vous de juger :12273113894?profile=originalce fut l'origine de notre binôme et le tableau ce nomme "origines"

suivront quelques autres dont voici quelques uns12273114262?profile=original12273114857?profile=original

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État second

Accessibilité à l'énergie lumineuse,
qui danse dans des zones alternatives.

Insatiabilité du défi exaltant de l'équilibre
dans la turbulence de vagues monstrueuses.



Irréversibilité du déroulement
de paysages grandioses, au relief vertigineux.

Impossibilité face à la splendeur d'une plage
de savoir où étaient les chemins qui y mènent.

Fragilité de l'esprit et de l'âme
Dans un espace sans issues.

Inévitabilité d'images éphémères
quand la raison est au point mort.

27 juillet 2015

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L'aube d'un nouveau monde

Un hymne à la joie, somptueux,
Se répandit sur la planète.
Puissant, grisant, voluptueux,
Il y annonçait une fête.

Suivit une grâce indicible;
Partout dégoulinait de l'eau,
Créant de scintillants rideaux.
Se réalisait l'impossible.

L'espoir alors devint audible,
Il combla les êtres blessés.
Les tueries avaient cessé.
L'espace fut enfin paisible.

Se formèrent de joyeuses rondes.
Le manitou resta caché.
Nul n'eut l'idée de le chercher.
L'énergie a d'étranges ondes.

26 juillet 2015

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Tourbillon

12273112472?profile=originalTourbillon

Tourbillon,brouillon

La vie tourne, tourne, une valse, tantôt merveilleuse, tantôt infernale

La vie ne fait jamais marche arrière et parfois ça tue…

Tout ce temps gaspillé à être malheureuse

Ou mal … Heureuse

La vie va, la vie s’en va

La jeunesse est insolente

La vieillesse, indolente

La vie fuit, s’enfuit

Se fait la malle

Sans mal

 La vie est capricieuse

Voleuse, menteuse

 

La vie est insaisissable, indomptable

Mais… C’est la vie :-)

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Racisme

Racisme

Racisme

Que l’on soit noir ou blanc
Métisse, café au lait
Quarteron ou jaune
Nous sommes juste
Tous des hommes

Seule la bêtise
Est raciste
L’horreur des différences
Qui cautionne tant d’outrance
Si ce n’est la démence

Pourquoi chercher à parquer les gens
Dans des cases bien construites
La liberté est pour tous
Que l’on soit blanc ou coloré

Un enfant naît pareil à Ouagadougou ou Limal
Bruxelles ou Chicago
Il espère être aimé
Et c’est là
Qu’au delà de l’unité
L’injustice commence déjà
Noirs ou blancs
Personne n’est égal
Devant la vie

Pascale le dimanche 04 avril 2006

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Un inconscient hommage

 

Assez souvent, en y pensant au fil des heures,
On se laisser tenter par de fascinants leurres;
Notre envie du plaisir nous fait les contempler.
Prudence! On paie le prix en se laissant aller.

Il est certes avisé de prendre soin de soi,
Quand on veut éviter angoisse et désarroi.
Il vaudrait mieux, parfois, si l on a l’âme tendre,
Se détourner afin de ne voir ni entendre.

Devient-on insensible au crime et à l’horreur?
Cela est difficile, or comme on en a peur,
On s'en tient éloigné, recherchant l’innocence.
Chacun veut vivre bien sa fragile existence.

Pensive, un court instant, je constate étonnée,
Que je suis à nouveau en train de chantonner.
Me sentant confiante, épargnée à mon âge,
Sans doute est-ce à mon sort, un inconscient hommage.

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12273113674?profile=original"Le sentiment tragique de la vie" est l'oeuvre de Miguel de Unamuno (1864-1936), publiée en espagnol en 1914. Cet essai sur l' angoisse du monde moderne et de l' homme éternel, -livre capital du grand philosophe espagnol- ne rappelle en rien par sa forme les traditionnels traités de métaphysique ou de religion: tout y sort du coeur, de l'âme, on n'y suit pas l'enchaînement d'une pensée logique, mais le rythme d'un jaillissement intérieur, des besoins instinctifs d'un homme qui, simplement, ne veut pas mourir. Il n'est pas d'expression plus totale d'un certain catholicisme hispanique, à la fois fidèle et adorant, et sans cesse aux limites de l'hérésie, qui nomme ses autorités bien moins chez les docteurs de l'Eglise que chez les mystiques universels, les métaphysiciens du fond de l' âme, du "gemüt", et surtout chez Cervantès: ce sentiment tragique de la vie est à la base du "quichottisme", tel qu'Unamuno l'a exposé dans sa "Vie de Don Quichotte et de Sancjo Pança".

Le point de départ de l'auteur est aussi celui de Pascal, de Kierkegaard, de Nietzsche: l' homme concret, inséparablement chair et esprit, désir et connaissance, l'homme qui possède une destinée exceptionnelle unique, affronté à la souffrance, à la joie, à la mort. Non pas l'homme affectif, au détriment de l'homme raisonnable, mais l'homme affectif autant que l'homme raisonnable. Unamuno reprend le grand thème de Nietzsche: il n'y a pas de philosophie, il n'y a que des philosophes. Chaque conception du monde naît du plus intérieur et du moins communicable de la personnalité: ainsi la philosophie se trouve être le plus proche de la poésie que la science. Elle doit exprimer l'aventure individuelle, dans le temps et devant l' éternité, et seulement cela: "Notre philosophie, c'est-à-dire notre manière de comprendre ou de ne pas comprendre le monde, jaillit de notre sentiment même de la vie". Même une pensée d'apparence toute impersonnelle, comme le kantisme, ne serait rien sans son auteur. Ce qui importe, c'est l'homme Kant: "L' homme Kant, homme de coeur et de tête, c'est-à-dire homme, reconstruit avec le coeur ce qu'il avait abattu avec la tête... L'homme Kant ne se résignait pas à mourir tout entier. Et c'est pour cela qu'il fît ce saut, le saut immortel de l'une à l'autre critique". Les professeurs rédigent des histoires de la philosophie, alors qu'il n'y a que des aventures, des destinées de philosophes.

Quel est ce sentiment tragique, à l'origine de toute philosophie ou religion, commun à tous les êtres; et pourtant exprimé par chacun d'une manière unique? Unanumo répond: le besoin immortel d' immortalité, le combat éternel de tout homme pour ne pas mourir. Certains génies, dont Unamuno se sent le frère, ont eu le courage de laisser tout crûment s'épancher ce besoin: l'oeuvre d'un Nietzsche, d'un Léopardi, d'un Rousseau, d'un Pascal, d'un saint Augustin, d'un Marc-Aurèle, n'est rien d'autre que le pur, déchirant miroir. C'est par rapport à ce besoin qu'il convient d'envisager le problème de l' immortalité dans l'histoire des philosophies et des religions. La plus décisive des solutions qui lui furent données, la plus vitale pour nous, est la solution chrétienne, qu'Unamuno étudie longuement dans un admirable chapitre intitulé "L'essence du Catholicisme". Tout le christianisme tient dans une double et unique révélation: révélation de la mort, révélation de la victoire sur la mort. Le Christ, L' Homme parfait qui ne devait pas mourir, est mort, parce qu'ainsi seulement il pouvait être vraiment homme. Mais le christianisme, c'est la résurrection. Le fait christique n'est pas d'abord moral, ni cosmique; il n'est le signe ni d'une métamorphose de la Nature, ni de l'établissement d'une nouvelle évaluation du bien et du mal. Le christianisme traditionnel -dont l'auteur se sépare ici- met l'accent sur le péché, et comprend la mort comme une conséquence du péché; Unamuno lui ne définit le Christ que par rapport à la réalité de la mort. Dans une telle perspective, toute théologie devient naturellement irrationnelle. Le Dieu créateur, auteur et gardien de l' ordre du monde, est absorbé dans le Dieu vital, crucifié mais vainqueur de la mort, dont le catholicisme est le soldat contre les puissances de sclérose, c'est-à-dire contre le rationalisme. Il n'empêche que saint Thomas est le plus grand docteur d'une Eglise qui a baptisé Aristote: la raison attaquant la foi, dit  Unamuno, la foi a dû essayer de pactiser avec la raison. De la religion qui était essentiellement un élan vital, on a fait aussi une théologie. Mais peut-on croire avec la raison? Les deux termes ne sont-ils point inconciliables, contradictoires? "Et la vérité? Doit-on la vivre ou la comprendre?..." L'attaque d'Unamuno contre la raison est vitaliste et non mystique: à ces derniers, il reprocherait d'absorber l'angoisse tout comme a fait le rationalisme. Unamuno est bien l'esprit le moins quiétiste qui soit, le plus éloigné du "pur amour", le "plus intéressé" au sens que Fénelon donnait à ce mot: sa religion est essentiellement anthropocentrique, et, -comme il va l'exposer dans sa troisième partie, -les preuves de l' existence de Dieu n'en forment nullement une part essentielle. Il suffit que l'homme veuille que Dieu existe, ce Dieu étant conçu exclusivement comme Celui qui nous rend immortel. La doctrine catholique de l' âme individuelle s'oppose donc à toute tentative de synthèse rationnelle. Après en avoir produit une preuve positive, Unamuno en trouve une négative dans l'histoire du rationalisme moderne: tous les arguments rationnels en faveur d'une immoralité personnelle ne sont qu'invention. Hume déjà, fidèle à sa méthode purement intellectuelle, aboutissait à la négation de l' unité de l' âme, et donc de son immortalité. C'est d'autre part une pure illusion que de s'imaginer que des motifs d'agir et de vivre peuvent subsister, une fois niée l' immortalité personnelle. Les "vérités" rationnelles se trouvent donc radicalement opposées à l'exigence de l'existence. "Tout le vital est antirationnel" et le rationnel "antivital". "La tragique histoire de la pensée humaine n'est que celle d'une lutte entre la raison et la vie, celle-là s'obstinant à rationaliser celle-ci, en lui imposant la résignation à l'inévitable et à la mort; et celle-ci, -la vie,- s'obstinant à vitaliser la raison en l'obligeant à "appuyer ses aspirations vitales".

Mythes et scepticisme sont les deux pôles entre lesquels se débat l' âme moderne. Le scepticisme scientifique a instauré une véritable dictature sur les âmes: la Renaissance, la Réforme, la Révolution ont "apporté une nouvelle inquisition: celle de la science, ou de la culture, qui emploie pour armes le ridicule et le mépris contre ceux qui ne se rendent pas à son orthodoxie". Mais du pire peut naître le salut du monde moderne. Du choc, au fond de la conscience, entre le scepticisme et l' instinct vital, de la lutte éternelle entre les deux puissances de notre être, -celle qui veut l' immortalité, celle qui nourrit les complaisances pour le tout-fait, l' habituel et la mort, -jaillit en effet "la sainte, la douce, la salvatrice incertitude, notre suprême consolation". Le scepticisme n'est pas surmonté, ni oublié: il devient un scepticisme actif, qui sans cesse se combat lui-même et nourrit ses énergies de son éternel déchirement. C'est là l' angoisse et l'homme est d'autant plus homme et d'autant plus divin qu'il a plus de capacité pour l' angoisse. Cette guerre irréductible, au fond de chaque être, il ne faut rien faire pour l'apaiser ou la réduire: elle est formatrice, éducatrice, école de courage. Unamuno trouve un recours dans une majestueuse et ardente philosophie de la Volonté. L' existence de Dieu, envisagée de ce point de vue, ne se pose plus comme celle d'un être extérieur, mais comme la possibilité maxima de la volonté: ce Dieu peut-être n'existe pas, mais il faut le créer à notre usage, comme Don Quichotte créait ses chevaliers et ses princesses. Les thèmes de cette dernière partie, Unamuno semble les arracher de son expérience personnelle: il ne se soucie plus d'aucune explication logique. C'est le saut "existentiel" de l'extrême négation à l'extrême affirmation, à la manière du consentement nietzschéen à l' éternel retour. Cette oeuvre, si pleinement personnelle, se rattache en effet étroitement à plusieurs courants de pensée: l'influence du pragmatisme religieux de William James est certaine. Mais encore plus réelle est celle de Kierkegaard, qu'Unamuno admirait au point d'avoir appris le danois uniquement pour lire ses livres. Toute la première partie, critique, est directement inspirée de Nietzsche. Sur plus d'un point, en dépit de sa ferveur pour le catholicisme, Unamuno franchissait les limites de l'orthodoxie: sa pensée ne s'apparente pas moins à  la réaction ainti-rationaliste que menaient, à la même époque, des chrétiens comme Péguy et Claudel. En Espagne, elle fut poursuivie par José Bergamin qui, à la suite d'Unamuno, s'efforça de délivrer la religion de son aspect figé. Mais, au-delà même du christianisme, le live d'Unamuno est une étape décisive vers la solution du problème majeur de la civilisation occidentale, depuis Descartes: le dualisme corps-esprit. Avec force, il a suggéré qu'il convenait de chercher l' unité de la personnalité au delà de l'un ou de l'autre terme de cette alternative, mais dans un besoin d' immortalité.

 

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12273106077?profile=original"L'oracle de Delphes" est un essai de l'écrivain belge d'expression française Marie Delcourt (1891 - 1979), publié en 1954. Sa grande compétence, dont témoignent  des travaux connus concernant les religions et la mythologie grecques, permet à Mme Delcourt d'aborder avec autorité le problème difficile et énigmatique de l' oracle de Delphes. Elle limite son étude aux origines et à la période classique, jusqu'à Platon; elle laisse hors de son horizon l'époque hellénistique et romaine (de telle sorte que Plutarque, qui fut prêtre au temps de Delphes, n'est ici interrogé qu'à titre d'interprète très tardif).

Dans la première partie de l'ouvrage, la protection analytique des données archéologiques, épigraphiques et littéraires vise à reconstituer le site, le cadre architectural et institutionnel et les méthodes oraculaires du culte delphique.

La seconde partie définit le delphisme à travers les images et les symboles par quoi il s'est exprimé.

Enfin, c'est le mythe de Delphes, dans sa totalité, qu'il faut cerner: tel est l'objet de la troisième partie, où l'auteur cherche à restituer la signification de Delphes et de l' apollinisme qui se dégage des grandes oeuvres littéraires spirituelles et métaphisiques des pythagoriciens, de Pindare, d' Eschyle, et, pour finir, de Platon. En exposant et en justfiant son exégèse des figures de l'oracle et son explication de l' apollinisme, Mme Delcourt se tient à mi-chemin des théories extrêmes: elle refuse à la fois l'interprétation minima qui réduirait le delphisme à une sorte de fiction, et l'interprétation maxima qui accorderait  au culte de l' Apollon pythien une fécondité spirituelle et une influence politique considérables. A ses yeux, Pindare, Eschyle et Platon ne sont pas des témoins du delphisme: ils en sont les auteurs, et des auteurs parfaitement libres. L'imagination de Platon et celle d' Eschyle sont ici invoquées comme des principes ultimes et autonomes que dévoile l'interprète. Cette motivation caractérise la compréhension de l' apollonisme que nous proposent ces pages savantes; et en même temps, elle en marque les bornes.

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Le charme...

Le charme d'une femme
C'est cette profondeur dans la légèreté
Cette légèreté dans la profondeur
C'est cette rare pudeur des sentiments

C'est ce refus des faux-semblants
C'est parfois ce comportement d'enfant
Cette insoutenable sensibilité
Parfois exacerbée

C'est ce côté changeant
Et souvent surprenant
C'est qu’elle change tout le temps
Mais ne l'admet jamais

Le charme d'une femme
C'est d'en être plusieurs
Dans le corps d'une seule
Dans la tête et dans l'âme

Le charme d'une femme c'est cette fragilité
Qui soudain pour un rien peut la casser
La faire du rire aux larmes passer
Et elle ne peut s'en empêcher..

Le charme d'une femme c'est la difficulté
Qu'on a à la cerner
Bien plus complexe qu'un homme
C'est sa destinée ...

Pascale Marlier

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De l'orage aux coeurs humains

J'écris, comme ça, sans reprendre, juste par envie.

L'orage

Approche

La pluie crépite

À grosses gouttes

Les nuages s'enflent

Les coups de vent forcissent

Les couleurs du ciel papillonnent

L'éclair zèbre nuant tout de son violet

Le tonnerre rage comme un Dieu en colère

Le ciel aura-t-il la paix tant que l'humain s'amuse

Que faudrait-il pour qu'il progresse en sagesse plus qu'en technique

Quand tournera-t-il la page de ses inconsciences

Pourtant il y a tant qui font des efforts

Laissons vibrer nos coeurs

Ils trouveront tout seul

L'unisson porteur

Confiance mais

Aussi efforts.

Au cœur

Tous.

Bonnesoiréenuitjournée

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J'aime les graphismes

De notre monde qui zappe.

On a perdu la couleur

Des cathédrales

Et la grisaille des façades

Qui avait fait le plein

Pour trouver un jeu continu

De reflet au fil des lumières,

Des saisons et des nuages qui passent

C'est bien, non ?

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Mais pourquoi notre monde

Ne sait-il pas tout faire avec des courbes

Ne serait-ce pas moins rigidifiant

Structurant, contraignant, formateur ?

Ne serait-ce pas plus souple,

Organique, chaleureux, formeur ?

Où est la droite dans la nature ?

Dans l'horizon et les cristaux,

Parfois les roches, c'est tout...

N'est-ce pas un signe ?

Retrouvez d'autres photos ici.

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