Neige rayonnante
harmonie silencieuse
saveur de la joie.
Espace bleu clair
sur une ligne anthracite
court un écureuil.
Confuses estampes
sur la brillance posées
Aucune retouche
Élan vers le ciel
Attendrissante pureté
Mon bonheur perdure.
4 mars 2016
Neige rayonnante
harmonie silencieuse
saveur de la joie.
Espace bleu clair
sur une ligne anthracite
court un écureuil.
Confuses estampes
sur la brillance posées
Aucune retouche
Élan vers le ciel
Attendrissante pureté
Mon bonheur perdure.
4 mars 2016
Espace Art Gallery vous présente sa programmation :
Vernissage le 17 février et finissage les 05 et 06 mars 2016 (voir ci-dessous)
&
Vernissage le 09 mars et finissage les 26 et 27 mars 2016 (voir plus bas)
&
Vernissage le 30 mars et finissage les 23 et 24 avril 2016 (voir prochain mail)
L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 18/02 au 06/03/2016 l’exposition événement des artistes suivant : Victor Barros (Equat) peintures, sculptures, gravures, bijoux et Vladimir Boustami (Be) photographies et un collectif d’artistes internationaux.
Le VERNISSAGE a lieu le 17/02 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.
Le FINISSAGE de l’exposition a lieu les 05 & 06 mars 2016 de 11h 30 à 18h 30. Vous aurez bien sûr le verre de l’amitié pour vous accueillir.
Victor BARROS (Equat) peintures, sculptures, gravures et bijoux
« Vibrations Cosmiques »
L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous annoncer la venue dans ses murs de l’artiste international Victor Barros du 17 février au 06 mars 2016. L’artiste constamment en mouvement, sans cesse à la recherche d’un équilibre, triste et révolté par l’injustice dans le monde mais toujours tourné plein d’espoir vers l’avenir. L’œuvre de Barros a plusieurs aspects. Certains sont noirs et macabres, d’autres tendres et fragiles, d’autres amusants et légers. Sa maîtrise de la couleur lui permet souvent d’atténuer les aspects les plus durs et d’adoucir la tristesse devant la souffrance et la mort. Barros voit la vie comme une divine comédie. Des réminiscences du carnaval et des personnages du cirque apparaissent donc souvent dans ses œuvres. Une apparence d’allégresse et d’exubérance voilent souvent la tragédie et le drame.
Bien que sa formation et son évolution se voient déroulées en Europe. Barros n’a jamais renié ses origines : l’Amérique Latine, les Tropiques et les Incas. Il s’est gardé de se laisser complètement assimiler par le schéma culturel occidental et est resté fidèle à ses racines. C’est ce qu’attestent ses scènes préférées : le soleil et la lune, les réminiscences des divinités et des magiciens Incas, les chevaux sauvages et les oiseaux tropicaux.
C’est ce que montrent aussi certains personnages, tels que les cannibales, représentés avec une tête monstrueuse et couverts de décorations qui rappellent des personnages de dictature militaire. C’est ce que montrent aussi, enfin, les couleurs jaillissantes et violentes, comme le paysage équatorien, où le soleil dessine de violents contrastes : fines et claires comme des lacs, et peu à peu grises et noires sous l’influence de notre climat.
Victor Barros n’est pas seulement un Etre de la ligne et de la forme et un coloriste talentueux. Il est surtout un homme authentique, que la répression et l’injustice révolte, qui dénonce la corruption, la misère et la guerre, mais qui garde toujours une lueur d’espoir. Les œuvres de Barros sont plus qu’une simple décoration. Elles contiennent toutes une philosophie et un message et c’est cela qui les rend d’autant plus précieuses et universelles.
Un billet de François Speranza attaché critique d’art du réseau Arts et Lettres :
Vladimir BOUSTAMI (Be) photographies
« Constellations familières »
Moment musical proposé par
Randa-Sophie El Boustami à la Flûte traversière.
Elle interprètera cinq courts morceaux.
&
Un collectif international de la galerie : peintures & sculptures
Peintures
Chanon (Nl) « Inner Force of Nature »
Christian Kubala (Fr) « La petite marre »*
Igor Misyats (Uk) « Poissons »
Ju Chou (CdS) « Les autres sont aussi moi »
Alexandra De Grave (Be) « Entrevoir »
Alvaro Mejïas (Ven) « La Cancion del poéta »
Muriel Cayet (Fr) « Opus Mixtum »
Cristian Sainz Marin (Esp) « There’s no place like home »
Jacqueline Kirsch (Be) « Consolation » *
Christian Bajon-Arnal (Fr) « Femme Bleue III »**
Sculptures
Pierre Content (Fr) « EL TORO »
Carole Duffour (Fr) « Femme Lyre »
Pierre Content (Fr) « Le Voyageur »
Sophie – Mathilde Tauss (Fr) « Petit oiseleur »
Sophie – Mathilde Tauss (Fr) « Mère et l’enfant »
Les artistes en gras sont cotés
*Billet d’art de François Speranza qui sera publié par
Les Éditions d’Art EAG en mai 2016 recueil n° 4
**Idem mais publié en mars 2017 recueil n° 5
Exposition du 18 février au 06 mars 2016.
INVITATION AU VERNISSAGE
Le mercredi 17 février de 18 h 30 à 21h 30.
Drink de bienvenue et petits sandwichs fourrés.
Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120
*****
Vernissage le 09 mars 2016 et finissage les 26 & 27 mars 2016
L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 10/03 au 27/03/2016 l’exposition événement des artistes suivant : Evelyne Toussaint (Be) peintures, Catherine Fécourt (Fr) peintures & encre de Chine/pastel, Jeanne Blanc (Fr) peintures, Catherine Guilluy (Fr) peintures et Mac Roulin (Ch) gravures & illustrations.
Le VERNISSAGE a lieu le 09/03 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.
Le FINISSAGE de l’exposition a lieu les 26 & 27 mars 2016 de 11h 30 à 18h 30. Vous aurez bien sûr le verre de l’amitié pour vous accueillir.
Evelyne TOUSSAINT (Be) peintures
« Couleurs sol-air »
Catherine FECOURT (Fr) peintures & encre de Chine /pastel
« Tempête sous le crâne »
Jeanne BLANC (Fr) peintures
« Paysages inventés »
Catherine GUILLUY (Fr) peintures
« Circonvolutions »
Marc ROULIN (Ch) gravures & illustrations
« Chemin faisant … »
http://www.actuabd.com/+Tintin-parodie-par-la-Suisse+
http://www.m-roulin.ch/m-roulin.ch/Marc_Roulin_illustrateur.html
« Les doux dingues de Charlie Hebdo luttaient contre la folie du monde en l'exposant au grand jour dans leurs dessins. Ils étaient une thérapie de groupe comme tous les dessinateurs de presse. Mais la soif de guérir n'est pas donner, elle s'acquière... Espérons que la source de Charlie Hebdo ne tarisse jamais! »
A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste
Louis de VERDAL (Fr) sculptures
Exposition du 10 mars au 27 mars 2016.
INVITATION AU VERNISSAGE
Le mercredi 09 mars de 18 h 30 à 21h 30.
Drink de bienvenue et petits sandwichs fourrés.
Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120
INFOS ARTISTES ET VISUELS SUR :
Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu
Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur
Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x
Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)
Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery:
Voir: http://ning.it/KHOXUa
Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :
Voir : http://ning.it/VpFh6C
La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :
Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/
Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.
Bien à vous,
Jerry Delfosse
Espace Art Gallery
GSM: 00.32.497. 577.120
Voir: http://espaceartgallery.eu
Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x
Les pins viennent de revêtir un manteau blanc ;
Soudain la neige tombe dru en Périgord.
Hier au soleil, face au coteau sur un banc,
Qui devinait voir surgir les neiges du Nord ?
Tels des éclats de coton qu’une main d’expert
Détacherait d’une boule gigantesque,
Des flocons virevoltent dans le ciel de Vergt
Et tout se fond alors sous la blanche fresque.
Les enfants bravent cette pluie masquée,
Telle un rêve pour les petits du monde.
Alors que les grands vivent si vite blasés,
Eux, n’ont crainte des nouveautés à la ronde .
Bonhommes de neige, immaculés gardiens,
Pétris par de naïves mains généreuses,
Pour toutes les neiges ternes des lendemains,
Couvrez d’un instant la plaine bienheureuse !
La Hoëgne
Une aquarelle d'Adyne Gohy
a inspiré
La Hoëgne promenée
Un poème de Raymond Martin
Voici une gare qui porte un nom ! Sart, où l’odeur de la fumée carbonée a disparu hélas.
L’eau de la Hoëgne nourrit en son temps les entrailles des monstres de fer.
Ce ru royal procure au promeneur silence, quiétude, le gratifie d’une atmosphère mystérieuse
Offerte par la silhouette élancée vers le ciel atone, des bouleaux frêles en quête de lumière.
Un clapotis harmonieux s’échappe de l’onde claire soufflée par un vent léger et odorant,
Laissant deviner le suintement mousseux, rougeâtre des pierres émergentes.
Peut-être même ouïr le bruit grinçant des roues endiablées des chars Romains sur la voie
Fraîchement tracée, encore devinée malgré le temps passé. Pax Romana d’alors !
Quiétude ardennaise, ornée de cascades et de petits ponts de bois, vallée pittoresque
Où l’on voudrait à chaque détour de sentier, surprendre une fée humant ici une renoncule,
Là une campanule à la clochette élancée vers le ciel, en quête d’un rai de soleil.
La cavalcade d’un cerf solitaire et craintif trompe la quiétude de cette ambiance magique.
Un renardeau joueur au nez effilé course une musaraigne qui, négligemment, se désaltère
Dans le creux d’une souche d’un aulne gisant sur la rive, mais sans hargne incisive.
Une reinette enjouée par ce ludique spectacle, sautille de pierre en pierre jusqu’à son nid douillet,
Affolant à son passage une demoiselle en train de s’abreuver sur un brin de roseau.
Une Nymphe aux cheveux d’or dans la brume exhalée, orne ceux-ci d’une branche de gui
Dans l’espérance de plaire aux dieux maîtres de la forêt et s’offrir à eux sous la nuit argentée.
Alanguie sur un tapis de mousse au pied d’un chêne millénaire, elle tend ses bras vers la voûte
Céleste étoilée de divines certitudes.
Ô Höegne millénaire, tu offres à qui sait recevoir, les mystères des hôtes de ta forêt
Ardennaise aux multiples facettes, mais tu gardes encore de l’inconnu en toi.
Raymond Martin
Novembre 2015
Un partenariat d'
Arts
Mars, le souffle de l’Océan se déchaîne.
Sous les bas nuages fous, des pins sans joie,
Maintenant noirs d’ennui, comme lourds de peine,
Jettent à la mer leurs aiguilles qui tournoient.
La tempête embrasse ces corps fiers et droits,
S’acharne sans pitié comme avec rancoeur,
Déracine les plus faibles ici et là,
Casse et fracasse ces pauvres en vainqueur.
La bas vers le Bassin le port est dévasté.
Dansent, s’entrechoquent et craquent de douleur
Des esquifs fragiles troués et bombardés
Par la main féroce de ce géant sans coeur
.
L’ Océan insiste, frappant la jetée ;
Quand un rayon soudain perce puis devient bleu,
Alors, le peintre surpris sous la nuée
Respire et efface le vent peu à peu !

« Deux étions et n’avions qu’un cœur » semble nous dire Patrick Pelloquet lorsqu’il met en scène la série de pièces courtes écrites par l’écrivain français …qu’il n’a jamais connu de son vivant : Louis Calaferte. Patrick Pelloquet produit donc Les Mandibules, Une Souris grise, La Bataille de Waterloo, L’Entonnoir, Trafic et en 2014 il crée pour la première fois au théâtre Le serment d’Hippocrate. Une métaphore puissante et hilarante qui met en scène la relation des simples gens avec le monde médical, non pas « Le médecin malgré lui », mais « Le médecin, parce que c’est lui » !
En fervent admirateur, Patrick Pelloquet soutient par son talent de metteur en scène et de comédien, le travail de Miguette, l’épouse de Louis, qui s’est attelée à éditer et rassembler l’intégralité des œuvres de son mari. Sa fameuse autobiographie « Septentrion » jugée « pornographique » fut interdite à la vente par la censure en 1963. Patrick Pelloquet fait œuvre d’affectueuse réhabilitation car il ne s’en cache pas, il aime par-dessus tout l’écriture de Louis Calaferte pour son sens aigu de l’humain, sa défense inconditionnelle de l’individu face aux systèmes qui le dévorent.
« L’art, c’est la vie ! » Il savoure les parlers familiers et dépouillés d’artifice des braves gens. Louis Calaferte est dans la lignée de Feydeau qui glisse des grains de sable dans la mécanique des certitudes. Il jongle avec la musicalité et la rythmique de la langue où un mot pousse l’autre à grands coups de balai pour enfoncer même des portes ouvertes. Ouvertes sur le vide et l’angoisse et notre petitesse. Ce langage « anodin » recouvre bien souvent une réalité plus profonde, comme vue soudain en transparence. Il pointe que le danger pour l’homme ne vient pas toujours nécessairement de l’extérieur mais aussi hélas de dysfonctionnements physiques qui atteignent le corps. En effet l’écrivain a été victime de maladie chronique depuis ses 13 ans et aux prises avec une médecine qui lui a laissé, comme à Molière ou à Jules Romain de fortes désillusions sur la profession de médecin et un arrière-goût très amer. Son théâtre est du « constat expérimenté » vécu dans la chair.
Louis Calaferte, comme ses illustres prédécesseurs, est fasciné et horrifié par l’autoritarisme du monde médical, le refus d’écoute et les abus de pouvoir de la « Science ». Il est d’une sensibilité brûlante pour l’humanité des individus victimes de tous les pouvoirs. Dans la pièce, l’auteur est à la fois le vieux père qui pratique avec délices la désobéissance culinaire et la vieille mère qui dit non à tout ce que peuvent dire les docteurs qui viennent l’examiner. Il dénonce la dangereuse manipulation de la Faculté vis-à-vis des familles qui ont appelé au secours et il constate avec horreur que la même manipulation terroriste finit par infecter à son tour des êtres normalement sains, soudain pris de la même folie manipulatoire, oubliant toute dignité et tout respect vis-à-vis de leurs géniteurs. Le traitement que l’on inflige parfois à nos « anciens » est symptomatique. Le message s’impose : « Il est urgent d’apprendre à vivre et à aimer. » Il est urgent qu’on ne se laisse pas avaler par le brassage puissant des moulins à vent ! Broyés par la « nécessaire » soumission aux machines infernales : la violence de toute origine, médicale, éditoriale, familiale, parentale, filiale, viscérale, cardinale, hexagonale, coloniale, capitale, provinciale, internationale, mondiale, sociale et radicale.
Metteur en scène et comédien dans le rôle de Lucien, Patrick Pelloquet avec ses très brillants comparses du THEATRE REGIONAL DES PAYS DE LA LOIRE, épouse parfaitement ce plaidoyer pour que retentissent « le dérisoire» , « le désarroi » et « l’intime ». Il se réjouit que le public belge trouvé sur sa route, accueille avec tant d’empathie le texte et ses filigranes. Il ne manque pas de souligner que le public français est par contre beaucoup plus sensible à l’impact et aux ressorts comiques de tout ce que la pièce décrit comme « un peu bancal» ! Ceci n’est pas une farce. Et pourtant on rit goulûment, à tout propos, à toutes cascades de postures et impostures. Et pris dans le tourbillon d’énergie formidable dégagée par des acteurs absolument justes dans leurs interprétions du tonnerre de dieu, on rêve bien sûr de rébellion.
de Louis Calaferte
Mise en scène Patrick Pelloquet
Avec Gérard Darman, Pierre Gondard, Patrick Pelloquet, Christine Peyssens, Yvette Poirier, Georges Richardeau
À Rosyline
Sur un petit coussin brodé,
Présentant un bouquet de roses,
Un merveilleux oiseau se pose,
Ne devrait pas s'y attarder.
J'observe, ravie, les couleurs,
De cet adorable tableau,
L'élégance de cet oiseau,
Surgi d'un onirique ailleurs.
Or il est le pâle reflet,
Crée comme le sont les ombres,
Projetées, ce jour, en grand nombre.
D'un vitrail, a pu s'envoler
19 novembre 2012
À Rosyline
Pendant quelques mois, il s’absente.
Certes pimpant, il reviendra.
Dans les jardins, il répandra
De tendres couleurs odorantes.
Certes, pimpant, il reviendra,
Dans un flot d’énergie vibrante,
De tendres couleurs odorantes.
Le vieillissement pourfendra.
Dans un flot d’énergie vibrante,
Peut-être un miracle sera,
Le vieillissement pourfendra.
Ô les rêveries délirantes!
Peut-être un miracle sera.
Un éternel printemps nous hante.
Ô les rêveries délirantes!
Nul mortel ne rajeunira.
28 août 2011
Une suite intéressante de billets de Deashelle sur l'opéra.
Et c'est
Merci à Deashelle
R. P.
Dans le jardin, de l'aube à la nuit.
Des éclaboussures roses. Une lueur de commencement.
Les vies repliées s'étirent,
trilles et chants d'oiseaux
premières sonorités vibrantes,
un nouveau jour se lève
sur le bassin de pierre.
J'écoute le chœur de l'aube
cadeau ordinaire extraordinaire,
comme si c’était le dernier.
Un bleu de cotonnade. La clarté prend le ciel.
De branche en branche
bruissements et jeux de plumes,
des mésanges viennent boire,
les tourterelles s'envolent
dans un battement d’étoffe au vent.
Je les vois monter vers le soleil,
s'alléger dans la lumière
et c'est moi qui m'élève dans les airs.
Les ombres mauves. L’aile du soir se déploie.
Invisible dans le feuillage
un rossignol se met à chanter
l'or rouge du couchant,
la douceur tiède du bain suprême
dans le bassin de pierre.
Je regarde se dissoudre les matières,
mes pensées se détendent,
l'esprit s'apaise.
Sous le cerisier en fleur,
changeante et immuable,
hors du temps du monde
loin des tumultes,
la vasque de mon jardin,
arrosée d'averses blanches.
Un partenariat
À mon ami belge Jean Volon
Je me souviens des jours d'alors,
Des mimosas ensoleillés,
Qui offraient leurs pierreries d'or
À nos regards émerveillés.
Nous savions que collés aux branches,
Des caméléons se cachaient,
Empruntant des couleurs peu franches .
Il nous fallait les dénicher.
Caméléons et mimosas
Dans ce grand champ de mon enfance.
Des parfums que je n'oublie pas
Et l'ivresse de l'innocence
Sur les rives du fleuve immense,
Ne soufflent pas de vents salins.
Ma joie de vivre reste intense
Près des érables et des sapins.
Je repense aux caméléons
Quand je constate, fort surprise,
Que des êtres changent de nom
Pour avoir sur nous plus d'emprise.
Cela arrive sur les ondes.
Des correspondants virtuels,
Y envoient, chacun à la ronde,
Leurs troublants émois, bien réels.
Certains mystifient, par humour,
En nous donnant quelques indices,
Que l'on ne saisit pas toujours.
Ce jeu charmant fait leurs délices.
S'il perdure, il lasse, à la fin.
On s'aperçoit quand on y songe,
Que l'on est resté sur sa faim.
Alors, que cesse le mensonge !
22 janvier 2006
Assis au bureau de ses pensées,
| ||
Là où la paix reste possible,
Avoir le goût de bavarder,
Ou de rêver pour s'évader,
Parfois se rendre plus sensible.
Dans la lumière, je médite.
N'ai pas l'envie de m'activer.
Ce jour, que va-t-il arriver?
Rien d'écrit certes ne s'évite.
Tournant, sans jamais s'arrêter
La petite planète Terre,
Emplie de zones de mystères
A de fascinantes beautés.
Elle reçoit de l'énergie,
Dotant les gens qui y demeurent,
D'étranges pouvoirs qui les leurrent,
Rendant possible la magie.
Sur les surfaces qui sont planes,
Des humains font surgir des tours
Non pour abriter leur amour
Mais des espérances profanes.
Ailleurs, où les maudits abondent,
N'arrivent que de vains secours.
La folie s'y répand et court,
Semant une haine profonde.
Les tours, comme châteaux de cartes,
Peuvent s'écrouler un matin;
Leur devenir est incertain.
Le Sort, de sa voie, ne s'écarte.
Les évidences étaient reçues
Comme vérités sûres, saines,
Rendant l'âme triste ou sereine.
Elles sont mises en quarantaine.
Mais on admet des certitudes
Faute de savoir discerner
Le vrai sens parfois détourné.
On conclut avec promptitude.
26 janvier 2015
Sous la brise du feuillage des platanes,
Quand souffle le tendre ramage virginal,
Sous le préau, où de vertes feuilles planent,
Les enfants y chahutent sans le moindre mal.
Sous la brise du feuillage des marronniers,
Quand vite s’engouffre le doux vent de l’été,
Derrière des murs aux cartables rainurés,
Des coeurs déjà y brûlent pour l’éternité.
Sous la brise du feuillage des châtaigniers,
Quand s’engouffre le doux vent de la liberté,
Parmi les glaneurs, tels une grande armée,
De prétendus seigneurs s’échangent des baisers.
Sous la brise des saules de la rivière,
Quand se met à souffler le doux air de l’espoir,
Des songes disent des phrases coutumières,
Lors, aux amants liés à de nobles devoirs.
Puis les feuilles ont jauni sur les platanes,
Venue la froide bise de l’automne.
Des enfants grandis bataillent et chicanent
Sous des préaux jonchés de couleurs ocre-jaunes.
LA SCALA DI SETA, rythmique endiablée pour intrigue amusante à L’Opéra de Liège
Gioachino Rossini | : | La scala di seta |
Après le succès de « La Cambiale di matrimonio », en 1810 - le jeune Gioachino Rossini avait à peine 18 ans, Antonio Cera – directeur du Teatro San Moisè de Venise, décida de faire à nouveau appel à Rossini pour la réalisation de quatre farces supplémentaires: « L’inganno felice », « La Scala di seta », « L’occasione fa il ladro » (1812) et « Il Signor Bruschino » (1813). Le public vénitien qui a assisté au succès de LA SCALA DI SETA du compositeur le 9 mai 1812 n’a pas manqué de remarquer que le sujet de l’œuvre était fort similaire à celui de « Il Matrimonio segreto » (Domenico Cimarosa) dont le succès à Vienne en 1792 avait été immédiat et retentissant. Du modèle théâtral français, le livret en conserve les caractéristiques d’une dramaturgie construite autour de l’intrigue dans laquelle sont impliqués les personnages, sans développer outre mesure leur portrait individuel. Par contre, pour les situations comiques, c’est le principe de la farce à l’italienne qui s’applique s’attelant à faire jaillir des personnages l’aspect giocoso, à travers le contraste social qui s’exprime dans les différences linguistiques et dialectales. Ici, le thème du mariage clandestin sert de toile de fond. Elle est composée d’imbroglio sentimentaux, et de rebondissements souriants. Rossini et le librettiste, Giuseppe Marie Foppa, ont construit un mécanisme théâtral parfait où la musique, dont le rythme soutenu invite à la joie, cède parfois le pas, par jeu uniquement, à la langueur sentimentale d’une aria, qui permet à la voix de se déployer dans toutes ses nuances, élégiaques et acrobatiques. Pour le reste, le dynamisme prend le dessus dès la très célèbre symphonie d’ouverture, pétillante et d’une fraîcheur mélodique séduisante.
Christopher Franklin assurera la direction musicale. Ce sera l'occasion de découvrir, pour la première fois à Liège, Damiano Michieletto, metteur en scène de renommée internationale. Une belle équipe (avec Julie Bailly et Laurent Kubla) qui donnera toute son envolée comique à cette œuvre, garantissant au public un moment joyeux dont on espère, tout comme lors de la création, qu'il fera naître dans la salle des sourires, voire des éclats de rire. Vous avez dit : opera buffa ?
L'histoire:
Opéra en un acte:
On se trouve dans les appartements de Giulia la pupille de Dormont. Elle voudrait se débarrasser de la surveillance jalouse de Germano, le serviteur de son tuteur, domestique bouffe qui est amoureux d'elle. La jeune fille, en dépit de l'opposition de Dormont, a secrètement épousé Dorvil et chaque nuit, elle le reçoit en secret grâce à une échelle de soie. Il faut qu'elle permettre au jeune marié, caché dans l'une des armoires adjacentes, de quitter la chambre. Germano est sur le point de sortir, quand Lucilla, sa cousine se présente.
Enfin seul avec Julia, Dorvil avoue être préoccupé par l'arrivée de son ami Blansac jeune prétendant que le tuteur lui veut pour mari. D'abord inquiet puis rassuré par ses serments d'amour, Dorvil saute du balcon juste à temps pour éviter d'être vu par le tuteur. Les événements se précipitent et Giulia doit concevoir un plan pour se débarrasser du prétendant qu'on voudrait lui imposer. Le mieux serait qu'il tombe amoureux de Lucilla. Dorvil brûle néanmoins de jalousie. Lucilla et Blansac tombent amoureux l'un de l'autre, mais Germano continue de semer le trouble dans les couples et fait presque échouer les plans de Giulia... À minuit, la fuite de Giulia et Dorvil est interrompue par l'arrivée inattendue de Blansac et de Germano. Dormont se réveille, et les deux amants n'ont plus qu'à lui révéler la vérité. Dormont leur pardonnera voyant que Blansac est amoureux de Lucilla. Il donne son consentement aux épousailles.
Dates:
Du vendredi, 11/03/2016 au samedi, 19/03/2016
Distribution
Chef d'orchestre | |
Metteur en scène | |
Décors, Costumes | |
Lumières | |
| ~ |
Giulia | |
Dorvil | |
Germano | |
Dormont | |
Blansac | |
Lucilla | |
Orchestre: Opéra Royal de Wallonie/ Production: Rossini Opera Festival
http://www.operaliege.be/fr/activites/operas/la-scala-di-seta
Dans le jardin,de l'aube à la nuit
Des éclaboussures roses. Une lueur de commencement.
Les vies repliées s'étirent,
trilles et chants d'oiseaux
premières sonorités vibrantes,
un nouveau jour se lève
sur le bassin de pierre.
J'écoute le chœur de l'aube
cadeau ordinaire extraordinaire,
comme si c’était le dernier.
Un bleu de cotonnade. La clarté prend le ciel.
De branche en branche
bruissements et jeux de plumes,
des mésanges viennent boire,
les tourterelles s'envolent
dans un battement d’étoffe au vent.
Je les vois monter vers le soleil,
s'alléger dans la lumière
et c'est moi qui m'élève dans les airs.
Les ombres mauves. L’aile du soir se déploie.
Invisible dans le feuillage
un rossignol se met à chanter
l'or rouge du couchant,
la douceur tiède du bain suprême
dans le bassin de pierre.
Je regarde se dissoudre les matières,
mes pensées se détendent,
l'esprit s'apaise.
Sous le cerisier en fleur,
changeante et immuable,
hors du temps du monde
loin des tumultes,
la vasque de mon jardin,
arrosée d'averses blanches.
Pour sortir de la somnolence,
Je fais appel à mon esprit.
Ma mémoire intervient, je pense.
Ma raison veille et réagit.
Lors, je me retrouve en errance.
Je parcours des sentiers battus.
Ne suis servie que par mes sens.
Mes anciens désirs se sont tus.
Nombreux possèdent le pouvoir
De se rendre dans un espace,
Où manifester leur vouloir.
J'y vois une indicible grâce.
Là, ils acquièrent la croyance
Que leurs voeux seront satisfaits.
Rêve, est nommée cette espérance.
Elle a d'un baume les effets.
29 février 2016
Poètes et compositeurs
Entendent des chants romantiques,
Quand leur esprit les mène ailleurs,
En des espaces mélodiques.
Le rêve d'amour de Verlaine
Est demeuré attendrissant;
Il laisse deviner sa peine.
Celui de Liszt est frémissant.
Hommage à ceux qui ont capté
L'harmonie, ardente ou légère,
D'une symphonie écoutée,
Chargée d'un fascinant mystère.
C'est un héritage sans prix
Que nous ont légué des rêveurs.
Leurs oeuvres transcendent la vie.
On les accueille avec ferveur.
28 février 2016
Lorsque l'on est confronté dès l'enfance,
à l'adolescence puis au commencement
de l'âge adulte, à une réalité trop brutale
et rugueuse, il est alors vital et salvateur
de devenir rêveur, créateur ;
pour simplement ne pas être dessaisi de soi,
donc d'avoir la capacité, l'aisance de toucher l'autre.
L'acte d'écrire s'est imposé à moi très tôt ;
prendre mon stylo à l'instar d'un décollage,
pour d'une certaine façon
voler, errer dans l'entre-deux ;
dessiner des mots, engendreurs de sonorités,
c'est prendre déjà de l'altitude, puis
à un moment, poser son stylo,
atterrir en silence et sans heurt.
Marcher dans une ville, dans la nature,
ou même en bord de mer, agrandit l'espace
disponible dans sa tête,
élargit nos pensées ;
nous écrivons ainsi d'une autre manière,
en pensant à cet autre voyage qui se
pérennisera, prendra corps
sur l'espace blanc et lisse
qui s'offre à mes yeux clairs et grands,
puis aux vôtres ombragés.
NINA