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Ce 25 juin, la chaleur quasi caniculaire n' a pas empêché la nouvelle Rencontre littéraire de se dérouler comme prévu en les murs de l'Espace Art Gallery qui exceptionnellement avait baissé son volet pour éviter que l'assistance ne "rôtisse" au cours de la soirée, thème du jour: "Ici, là-bas, ailleurs" d'après le beau titre d'un roman de Anne Philippe comme nous l'a longuement expliqué en introduction Gérard Adam, l'animateur des Rencontres littéraires, les lectures d'extraits des ouvrages présentés étant assurées ce soir par Nicolas Coeck, artiste et comédien.
Auteur de pièces, de poèmes, de nouvelles et de scénarios de courts-métrages, de bandes dessinées et de romans, animant aussi des ateliers d'écriture, Michaël Lambert nous a présentés "Buiten", roman dans lequel un licenciement vécu tel une ultime libération devient le point de départ de tous les possibles: le narrateur, son épouse et sa fille deviennent des migrants qui ont choisi de descendre vers le sud. Le roman d'une rencontre improbable, bouleversant d'émotion, où pétillent joie et vitalité.
Historien, archiviste, professeur diplômé de l'ULB, directeur général adjoint au ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles et auteur d'articles touchant à l'histoire du vingtième siècle, Jean-François Füeg nous a quant à lui fait découvrir "Les oreilles des éléphants", un récit non chronologique de moments de vie, d'une belle fluidité, tournant autour d'une famille "parfaite". De la tendre enfance jusqu'à l'homme d'âge mûr à la mort de la mère.
Chanter-auteur-compositeur à la voix envoûtante, initié aux arts traditionnels et au chant afro-soul-pop et hip-hop, également la danse dans la peau, Zam "Martino" Ebale nous a parlé de son côté de "Zam" qui est le récit de sa propre vie: descendant de lépreux et d'une danseuse traditionnelle, reconnu au Cameroun et engagé dans l'insertion sociale des jeunes défavorisés, Zam s'est exilé, fuyant la loi homophobe de son pays d'origine, le bouddhisme lui ayant permis de transcender la souffrance.
Un roman, un recueil de souvenirs, un récit de vie.
D'une voix claire et distincte, Michaël Lambert, très souriant, nous a entraînés sur les routes du quotidien qui devient étrange, du drame, du non sens. "Le sud est un aimant à voyageurs" mais à chacun son Eldorado au bout du compte! C'est déjanté mais très plaisant, les extrait lus de "Buiten" en témoignent, la liberté et la sécurité également des thèmes-clés parcourant son ouvrage.
Digne et élégant, la voix joviale et puissante, Jean-François Füeg nous a plongés au coeur d'une belle mosaïque de gènes, aux origines sociales diversifiées. C'est un événement familial quelque peu insolite qui a déclenché l'écriture de son livre où les non dits ont la part belle, l'incommunicabilité manifeste mais l'universalité traversant toute son oeuvre.
Charismatique et la voix envoûtante (il le confirme ici!), Zam "Martino" Ebale nous a menés vers une contrée où règnent la danse et le chant, l'immigration, l'ambigüité sexuelle, les rejets et autres préjugés émaillant son parcours, un parcours difficile, semé d'embûches, qui n'a pas empêché l'artiste de s'ouvrir aux autres cultures. Les témoignages sont réellement bouleversants mais quand l'on se dresse pour faire face aux lois, comment pourrait-il en être autrement?
C'est par une mélodie d'une profondeur exceptionnelle interprétée a cappella par l'auteur, danseur et chorégraphe, puis une lecture inspirée de Guy Stuckens, que s'est clôturée la rencontre, une rencontre chaude et chaleureuse dont on se souviendra longtemps. Inspiration, aspiration, élévation...
Thierry-Marie Delaunois, auteur et chroniqueur
JOURNAL DU 26 JUIN 2019
Ce matin le soleil entre par effraction dans la cuisine, je regarde la vitre. Il faut laver le carreau, je n’y ai jamais pensé avant. Encore moins à Genillé, je ne vois pas se que j’irai faire dans ce bled paumé.
J’y suis pourtant passé à Genillé, en allant sur les lieux du salariat, rien à voir à Genillé c’est perdre son temps. Il était pourtant 6-h un matin d’hiver. Je n’ai pas de GPS, alors je roule à la carte ! Michelin fait des cartes de géographie pour aller dans des bleds inconnus d’où on envoie justement des cartes postales pour dire que tout va bien à Saint-Germain en L’Herm, puisque la patronne, oui LA, elle m’envoyé les ordonnances avec son pied. Tenez des os à préparer pour que mon mari m’emmène à Venise.
Il faut être disposer à recevoir des humiliations pour devenir un homme foutu. C’est une loi libérale puisque nous avons été libérés par Michel Sardou§
Mon moral est aujourd’hui bien disposé à recevoir les insultes. Ceux qui chantent dans un violon vous disent « casse-toi pôvre con, t’es un pouilleux, t’es pas du milieu, »
Je suis même prêt à m’insulter en public avec la bénédiction des gendarmes de la ligue des droits humains de la libre pensée du parti communiste français des strasbourgeois et de celles qui monnayent leur cul etc… LA liste est longue et même devant les psychiatres pour déculpabiliser leur mythomanie, et leur façon de se prendre pour Sophocle
Je suis resté devant l’ordonnateur, j’apprends à écrire des invectives, des lettres d’amour, mais j’ai horreur des lettres d’administration. J’ai envie d’écrire à la femme du maire pendant qu’il est occupé à baiser les secrétaires.
Par quoi commencer la lettre,
Chérie,
Auriez vous une demi-journée à m’accorder pour prendre ma revanche et vous foutre etc…. (Lisez le Dictionnaires des œuvres érotiques de Pascal PIA, c’est mieux qu’un livre de cuisine bio, car ici effectivement tout est bio)
Ou mieux accordez moi cette danse, (et tiens tiens tiens salope roule ta bille)
Je ne sais pas parler aux femmes.
Vous souriez ? Mais comment avez-vous connu votre épouse ?
Réponse : je suis maladroit je lui ai monté sur le pied, car j’avez gardé mes sabots qui furent employés à la mutualiste qui je vous le rappelle ont été essayés sur Marie, la femme à l’amant, ou à la menthe, ah
Et sur Christine avec laquelle je parlais le langage des mouettes (des muets bien sûr) Comment demander la main à une muette, en l’invitant dans un endroit sombre, habité par des rats mm mm donne-moi la main !
Elle m’entoure de ses bras !
A-t-elle peur ?
DE QUOI ? DE QUI, ?
Tiens je te donne un patin mais lâche-moi donc la grappe
Je frappe le clavier, clavier porte la racine de clavicule. Je le soutiens. MON majeur avec qui j’écris me donne mal à l’épaule droite.
J’ai écrit une lettre à Roseline.
Pas à Valériane, communication interdite. RIRE AIMER PLAISANTER EST désormais défendu, comme en Arabie Saoudite, on ne parle pas aux femmes sans permis.
Casse-toi de la pôvre con espèce de dégénéré, harceleur menteur, (curieuse association) fumier, et même que non seulement, JE SUIS FORCEMENT ASPERGER mais sur la toile certaines de mes initiales donnent LSD. Alors, ah, Ba, on s’en doutait ! C’est comme ça les discours, les locutions sans moyens, faut bien que le voisin soit drogué, malade, ou qu’ils fassent parti d’une secte satanique comme on l’a déclaré sur Facebook. Celle qui m’a dit ça, c’est de la famille à Valérie, certainement pas à Valériane.
On se croirait revenu chez Calvin, en Suisses, tiens. Ba justement elle est de Lausanne, et mange de la soupe d’orties. Et elle croit en STEINER.
Mais il parait que…Pire qu’un mythomane sont les nymphomanes.
J’ai rencontré une nymphomane, j’étais encore vierge ou puceau. Elle me dit, » jeune homme qui avait l’air intelligent, est-ce que vous pourriez tâter ma poitrine, pour savoir si je n’ai pas de boulle »
Il a bien fallu que je tâte.
L’autre, tu seras mignon
Je ne sens rien
Alors viens chez moi, moi aussi j’habite ave de la République. A coté de la caserne des pompiers
C’est où
Là-bas nigaud, j’avais 16 ans, de l’acné, et une chevelure comme Angela Devis
On reviendra à Calvin plus tard, il fait trop chaud ! au moins 300 degrés Kelvin ou mieux 8O degré Fahrenheit
Alors à 11H30 l’air de rien, je suis descendu, c’est sûr aujourd’hui je vais voir mon BALZAC, il n’insulte pas mon BALZAC, il peut faire pleurer les femmes il parait, c’est lui qui sera à l’origine d’un suicide d’une gazelle après la lecture de la duchesse de LANGEAIS ;
Ah TIENS ! LAURENCE ET PATRICIA ; j’ai bien discuté avec Lizon-Croze, elle est au bout du téléphone mais ne réponds pas de moi.
J’arrive au resto des jeunes travailleurs. Je mange une sirène avec des zharicots beurre et des frites.
Je mange, je lis, je désespère, je m’enfuis.
J’ai poiroté une plombe dans le jardin des Beaux-Arts, j’ai regardé la statue de MARTINE-MARTINE. Il y a un groupe d’anglais, d’anglaises qui discutent de la communication. Je prête l’oreille. Sur le web c’est artificiel, il faut renoncement de règles. Des règles qui veillent de moi ou d’en dehors de moi. Je suis incorrect avec les règles imposées.
Comme à la CPAM deux coup de fil, « laissez-moi parler monsieur Morin, je vous dis que nous ne pouvons pas sortir des règles de la législation
Pourquoi ?
Car se serait un délit,
Et mon numéro de téléphone
Et bien, je ne comprends pas
Mais si rendez-le-moi ou donnez-moi le vôtre chérie
Monsieur Morin, il n’en est pas question
Pourquoi chérie
Monsieur Morin, pitié de grâce appelez le 3646
Oui chérie
A force de regarder le bronze de MARTINE-MARTINE, je comprends quelque chose. Si vous regardez la statue, la femme de sa main droite donne l’impression de caresser quelque-chose. Depuis RODIN CAMILLE CLAUDEL (qui ne peut que revendiquer ce nom) Paul étant un franquiste qu’il reste à sa place et d’ailleurs il y est très bien, PAUL et PAUL TU INTERNES LES GENS ESPECE DE SALAUD
Et c’est à moi que l’on dit CASSE TOI PAUVRE CON
UN POETE ASSASSINE NE PEUT PAS ETRE L’ASSASSIN
Les sculpteurs de fin de siècle dernier, ils ont sculpté le vide. UN DESIR UNE IMPLORATION UN GESTE D’AMOUR ce sont bien des intentions non ?
CE QUI EST INVISIBLE PEUT ETRE PERCU ALLEZ DIRE CELA A VALERIANE QUI AIME TANT SAINT EXUPERY QUI DIT L’INVISIBLE EST ESSENTIELLE
Mais dites donc, VALERIANE n’a pas d’hallucinations j’espère. De tout de façon elle ne peut plus avoir d’enfant.
J’entre, je pénètre dans les lieux de la civilisation. Une civilisation sans ART n’existe pas forcément !
J’explique mon état, je suis chômeur, invalide, retraité, handicapé bon à cuire pour quelques-uns, licenciés mais très diplômé, vous savez monsieur, j’ai passé 16 DPC en un an, c’est exagéré il parait, je suis séparé, en instance de suicide mais j’ai mon portable, pensionné des guerres d’antan, baptisé aussi, mais pas syndicalisé surtout pas au sud, je suis solitaire estropié, insatisfait surtout, car je pense que j’aurais mieux fait que Martine Martine ah et puis aussi je suis en congé d’une maladie répandue, et parfois je suis fatigué, alors j’aime de façon irraisonnée …
Oui alors vous montez, et puis vous descendez dans la deuxième aile
Et mon BALZAC est là, il m’attend,
Alors qu’est-ce que tu fais
Je lis immodérément
J’aime autant que toi
Et je mourrais plus tard que toi tu peux en être assuré
Qu’est-ce donc il se passe chez le Curé
Zont mis des voitures
Ah bon
Mais je préfère le café tu sais sans vouloir te fâcher je te lis au café avec un café
C’est bien
Et je prends des photos de face de profil comme sur les quais elles iront aux sommiers rejoindre les demi-sel
Une Italienne en robe de soirée vers moi s’avance, je lui prends la main, Le Beau Danube Bleu se fait entendre, et à travers les sculptures nous valsons comme à Vienne.
Vous êtes d’où ?
.. Conservatrice
AH
Le charme est rompu, il y a sur les murs des portraits de Valériane. Sur celui-là, elle porte une robe blanche et un chapeau de paille. Sur celui-ci une combinaison verte, et là elle est, à la chasse. Elle est nue comme Diane ! je fais une photo en contrejour, c’est foutu, la photo est foutue, je ne vais pas en dormir.
Je l’aime car comme dans Le Livre, je dis AMEN
Oui amen, cela signifie fidélité, force, …
Je suis arrivé à l’appart’ il fait chaud, je téléphone à Bretonneau au service spécialisé
Il n’y a personne, juste un médecin psychiatre, allez donc voir votre généraliste.
Il fait chaud et moi je n’aurais jamais LE CUL A NICE
"Etienne DRIOTON et l'EGYPTE", album photo édité par les Editions Safran Bruxelles, c'est le sujet de l'interview de l'auteure Michèle JURET, réalisée par Emmanuel COULY dans les locaux du Musée Josèphe Jacquiot à Montgeron.
Cet ouvrage d'art propose 265 clichés pour la plupart inédits réalisés par Etienne Drioton lorsqu'il était en Egypte. C'est à la fois un voyage au coeur de l'Egypte du début du XXe siècle et une visite des sites pharaoniques. Les clichés ont été choisis pour leur beauté, leur originalité tout en suivant le "fil conducteur" du récit : le parcours exceptionnel de l'éminent savant qui fut directeur général du Service des antiquités d'Egypte, au Caire.
J’ai reçu un jour
D’une parole fraternelle
Un bon conseil
-Pour avancer il faut reculer beaucoup
(Non ce n’était pas formulé de cette façon)
Plutôt
-Pour gagner beaucoup, il faut perdre davantage
Autrement dit davantage que beaucoup
C’est perdre superlativement
Et la remarque est juste
Pour gagner il faut perdre
C’est une pensée qui se trouve dans un livre
Dont personne n’est l’auteur
Il parait que des inconnus
Pour nous éveiller auraient écrit cette pensée sibylline
Et c’est aussi avec du recul que j’avance
Qu’il me faut descendre pour monter
Qu’il faut s’en prendre aux étoiles pour attraper la Lune
Et que le ralentissement est source d’accélération
Que la richesse est dans la ruine
La construction dans la destruction
La vérité dans le mensonge
Le courage dans la couardise
Le vrai dans le faux
La mort se trouve en pleine vie
La négation dans l’affirmation étayée
Le progrès dans le râteau du jardinier seulement
L’humanité est bestiale
Un nombre négatif est néanmoins positif en valeur absolue
L’état de vapeur est aussi l’état solide d’une particule
L’infini cependant limité possède la valeur de l’éternité
L’imagination ne connais aucune frontière
Le mouvement est la meilleure preuve de l’immobilité
La joie est contagieuse mais davantage qu’une grippe ibérique
La beauté est un rêve qui n’a jamais sommeil
Aimer c’est haïr souvent un peu à s’en détester
La naissance est plus fréquente que la mort
La tristesse est une larme
Comme un coquelicot
Une solitude
Une solitude
Fait la foule
Des foules entonnent des chants
Des champs de coquelicot font le vent
Le vent fait des vagues dans tes cheveux et dans les champs de blés
Le blé cueille les bras des étoiles
Et d’une nuit d’été je perds les abus d’un automne qui revient
Qui
……..
Les hommes possèdent trois grandes qualités, ils avancent en reculant certes, leurs limites permettent l’accès à l’infini, et leur ignorance est un vaste continent mouvant où ils avancent dans une position immobile souvent bien calés dans leur fauteuil.
Ici, là-bas, ailleurs, à l'espace art gallery
ici: Adyne Gohy: oeuvres
L'absence est un vertige qu'il nous faut surmonter
Elle est cette blessure qu'il faudra refermer
Et quoique l'on puisse dire au seuil du non-retour
Nous devrons faire avec, quelque soient nos détours...
Alors si un soleil par miracle nous inonde
Et que dans un sourire on voit rouler le monde
Prendre ces doux instants avec un grand respect
Nous n'aurons pas deux fois la chance d'un même trajet!
Il est tant de merveilles qui échappent à nos yeux
Tellement de vraie douceur qui nous rendrait heureux
Pourquoi la distraction abime-t-elle nos efforts
Et toutes ces craintes idiotes, cette peur d'avoir tort?
Pouvoir crier très fort aux portes du grand âge
Jouir de chaque instant est une sainte rage!
C'est simplement comprendre que s'effritent les jours
Vouloir être capable de ce regain d'amour!
J.G.
Je voudrais composer
chaque matin
un vitrail de mots
pour colorer les heures
faire chantonner la vie
jusqu’à la nuit
..................................
Martine Rouhart, pour Monsieur Paul et les membres d'Arts et Lettres
C'est ici: Danielle Bellefroid
Je ramasse
à pleines mains
sur mes chemins
le fragile
le minuscule
le peu visible
une multitude
de formes
de bonheur
.........................
Martine Rouhart
Bonjour les amis,
Mon dernier roman "La haras maudit" vient de sortir en version papier et ebook avec une promotion numérique pendant encore une semaine sur tous les sites de librairies. Une enquête du détective Grand, nouveau personnage qui permet de livrer des investigations sur toute la planète, 252 pages dans l'univers du cheval pour le premier roman. Le prochain est en cours d'écriture, il emmènera les lecteurs et lectrices en Italie. Un grand merci à vous qui me lisez.
La ballade de Frida Kahlo
Acrylique, 1966
Quel que fut le destin de ces artistes laissées plus ou moins dans l’ombre de Frida, toutes portent haut les couleurs du féminisme. Et Frida Kahlo reste pour ces dernières à la fois une figure symbolique et un porte-voix de part et d’autre de l’Atlantique. Elle est ainsi devenue une véritable icône de la Pop Culture à l’instar d’un Michael Jackson*1, de David Bowie ou de Madonna, qui par ailleurs collectionne ses œuvres…
C’est une maison bleue…
David Bowie devant la Casa Azul de Frida Kahlo
Coyoacán dans les faubourgs de Mexico, le 20/10/1997
Maison qui l’a vu naître et mourir.
Maison devenue musée et sanctuaire.
Un ossuaire kitch où il est de bon ton de se recueillir.
(photographie de Fernando Aceves captée sur le net)
(photo captée sur le net)
… inspirant de nouveaux artistes ou ornant les chambre d’adolescents, se retrouvant sur les places publiques, comme ici sur le Museum Square à Rhodes…
Portrait réalisé par une artiste sur la place Alexandrou à Rhodes, 2017 (Grèce)
(d’après une photographie prise en 1938 de Nickolas Muray)
…. ou sur les réseaux, notamment sur celui dédié à la culture, à la curiosité et à l’amitié, Arts & Lettres bien sûr.
Anik Bottichio
Acrylique sur toile
Une fleur qui vous dévore de l’intérieur.
Frida ou l’écume des jours.
Dona Frida Kahlo de Rivera et Grazino
Bernard Tournier
Huile sur toile, 2011
(d’après une photographie de Nickolas Muray, 1892-1965, qui fut un temps son amant)
Michael, Frida… à chacun son faon.
Fan de tes grands yeux
De ton sourire
Je suis fan de toi
Mais, entre idolâtrie et business, dérives et produits dérivés, Frida sur un coussin dans une boutique de souvenirs, est-ce bien séant ? Faut-il en pleurer, faut-il en pouffer ?
Broderie mécanique (Réthymnon, Crète, Grèce)
Carré magique avec figure hypnotique aux vertus narcotiques ?
Surrealistic pillow ?
Frida, comme La Catrina*2, définitivement Queen of Pop…
Palabras sueltas
(photo captée sur le net)
Mais je ne saurai terminer sans au moins citer quelques oubliées (les nommer c’est déjà les reconnaître) comme Rosario Cabrera Lόpez (1901-1975), considérée comme « la première grande peintre mexicaine du XXe siècle » [mais qui s’en souvient ?], Aurora Reyes Flores (1908-1985), Elena Huerta Muzquiz (1908-1997), Fanny Rabel (1922-2008), peintre d’origine polonaise, ou Rina Lazo Wasem*3 (1923-2019), d’origine guatémaltèque elle assista Rivera. Si elles furent le plus souvent liées au mouvement muraliste mexicain (ou surréaliste comme nous le verrons plus loin), l’objectif de ce troisième billet consacré aux femmes est de montrer qu’elles furent plus que les seconds couteaux de la peinture.
Femme avec une écharpe rose (huile sur toile)
(photo captée sur le net)
Ou encore Cordelia Urueta Sierra (1908-1995), une grande dame de l’abstraction, Isabel Chabela Villaseñor (1909-1953), artiste aux multiples talents, Celia Calderόn (1921-1969), au graphisme d’une grande finesse, ou Lilia Carrillo (1930-1974), peintre de la Ruptura, accents lyriques et mots simples.
Anglès (Espagne), 1908 – Mexico, 1963
Creaciόn de las aves, 1957
(photo captée sur le net)
« Je voudrais être la projection pulvérisée du soleil
sur la parure de lierre de tes bras. »,
Benjamin Péret (1899-1959)
Comme un répons, un écho profond, étrange et pénétrant aux
Chants de Nezahualcόyotl
« Tu décores des plumes du quetzal
Tes amis, Aigles et Jaguars. »
Et comment négliger María de los Remedios Alicia Rodriga Varo y Uranga, ou plus simplement Remedios Varo, peintre espagnole mais dont l’œuvre s’est épanouie au Mexique où elle s’éteignit. Tout comme Bridget Tichenor, née en France puis naturalisée Mexicaine, ou l’anglaise Leonora Carrington qui comme elle s’accomplit au Mexique, réalisant entre autres Le monde magique des Mayas. Toutes trois travaillèrent dans le voisinage du surréalisme, dans le sillage notamment de Paalen et d’Ernst dont elles semblent suivre le commandement en toute liberté de rêver
« Errez et sur vos flancs viendront se fixer les ailes de l’augure. »
Mexicaines dans l’âme, ces belles étrangères délivrent de purs moments de poésie. Aussi, parmi la jeune garde, j’ajouterai Beatriz Aurora (née Castedo Mira en 1956 au Chili), peintre mexicaine de la geste zapatiste des guérilléros du Chiapas au style naïf.
Granjas integrales zapatistas
(photo captée sur le net)
Mexique terre d’accueil et de rencontres où…
« Le rêve à travers les temps nous ramène ce temps où, sous le choc de la spontanéité humaine, la Nature entière devenait ensorcelée »,
Antonin Artaud (1896-1948)
Clayton Green (G-B), 1917 – Mexico, 2011
Green tea, 1942
(photo captée sur le net)
Beaucoup de femmes peintres se sont engagées dans le surréalisme, notamment sur cette terre d’élection. Mais à vrai dire ce sont surtout des étrangères qui se fixèrent au Mexique pour y trouver paix et refuge. Et dans ce pays qui est le « lieu du surréalisme par excellence », ainsi parlait le pape Breton en personne, elles bâtirent leur grand œuvre.
A ce propos, j’ai déjà écrit dans mon article sur Frida Kahlo, qui ne les estimait guère, que les pygmalions du surréalisme portaient finalement un regard condescendant sur leurs consœurs*4. Propos fumeux mais ô combien décisifs de ces Messieurs échangés au fumoir, anodins babils côté boudoir. Réflexion et fulgurances, transcendance, joliesse de l’expression et légèreté de la touche. Galanteries de gala des galapiats. Pas gâtée(s) Galatée(s)…
« C’est que ta tête est close, ô statue abattue. »,
Paul Eluard (1895-1952)
« A ce qu’on m’a raconté,
Cette bonne Galathée
Se teint les cheveux en noir ;
Toute autre est la vérité,
Car ils étaient déjà noirs
Quand elle les a achetés. »,
Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781)
Epigramme rapportée par Freud, l’adulée idole des Surréalistes,
dans Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient.
Et effectivement, persuadés de leur importance, on connait les uns, on ignore généralement les autres. A l’exception peut-être de Toyen (Marie Čermínová, dite ; 1902-1980) qui participa à toutes les expositions du groupe (si on met à part l’interruption due à la guerre). Même dans des ouvrages exclusivement dédiés aux artistes femmes, souvent écrits par des femmes, elles sont fréquemment définies par rapport à un compagnon, à un mari, à un mentor, voire à leurs seules liaisons. Maîtres et maîtresses. Chacun sa muse. Ainsi réduites, ce sont eux qui en définitive prévalent et que tout le monde admire. Et si on célèbre leur beauté, convulsive forcément, on entend implicitement femmes fatales, scandales, vénales, ou femmes-enfants, immatures, mineures. Egéries ! Pour ne pas en pleurer de ces mâles embouchés sonnant les trompettes de la renommée.
« Vérité, Beauté, Poésie : elle est Tout :
une fois de plus sous la figure de l’Autre.
Tout excepté soi-même. »,
Simone de Beauvoir (1908-1986)
Misogynie à part, si certaines femmes artistes furent délaissées (Carrington, Tichenor, Izquierdo, en particulier) lors de la sélection officielle supervisée par Wolfgang Paalen et César Moro sous le haut patronage d’André Breton, il faut bien reconnaitre qu’à l’« Exposiciόn internacional del surrealismo. Mexico. 1940 » d’autres furent présentées (Kahlo, Rahon, Varo, ainsi que la Chilienne Graciela Aranis ou les Suissesses Meret Oppenheim et Eva Sulzer) à cette occasion*5. Avec parcimonie, comme une indulgence, par simonie.
Quand bien même, six reines (pour une cinquantaine de contributeurs) ne font manifestement pas un appel des ténors du mouvement. Révélateur entre-soi.
« Autrui joue toujours dans la vie de l’individu le rôle d’un modèle,
d’un objet, d’un associé ou d’un adversaire. »
Sigmund Freud (1856-1939)
Mises en scène, elles jouent en fait les utilités. Ainsi l’apparition lors de l’inauguration d’Isabel Marin en « Grand Sphinx de la nuit » ; femme-objet papillonnant dans ce pré carré d’invités pour qui, selon le canon dicté par le maître de chapelle, « la beauté sera érotique-voilée, exposante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas. » Ambiguë position. Comme d’ajouter un genre à artiste.
A l’évidence, on ne peut qu’être séduit par le « réalisme magique » de la trop rare Bridget Bate Tichenor (1917-1990). Née à Paris au hasard des pérégrinations de ses parents, elle élit résidence à Mexico en 1953 après s’être partagée entre l’Angleterre, la France et l’Italie, pour y réaliser son ouvrage tout le reste de son âge. Une œuvre où B.B.T nous tend la psyché, la fait pivoter puis disparaître dans l’œil de sorcière… Quand, pour Breton, « la plupart des artistes en sont encore à retourner en tous sens le cadran de la montre sans se faire la moindre idée du ressort caché dans la boîte opaque. »
Paradoxalement sa production restera dans l’ombre la plus obscure, tombant dans un sommeil profond. Breton, prophète, l’ignorant superbement, quand cependant
« La finalité du poète est d’émerveiller.
Je parle de l’achevé et non du malavisé.
Qui ne sait étonner qu’il se fasse étriller »
Le Cavalier Marin
(Gianbattista Marino, dit ; 1569-1625)
Et elles émerveillent, captivent et magnétisent de leur chant étrange et émouvant.
Les surréalistes ou Les spécialistes
Huile sur masonite, 1956
(photo captée sur le net)
Qui réveillera ces belles au bois dormant ?
Sûrement pas ces Messieurs les censeurs !
Fées libres, ces félibres étonnent autant qu’elles détonnent.
Le troubadour
Huile sur masonite, 1959
(photo captée sur le net)
A mes yeux pourtant Leonora Carrington, Bridget Tichenor, Remedios Varo notamment, pour rester au Mexique, font bien partie des meilleurs peintres surréalistes du vingtième siècle. J’y ajouterai l’américaine Dorothea Tanning (1910-2012) qui sème le trouble comme personne tout en dénonçant narquoisement « la triste petite procession d’analyseurs qui se traînent jusqu’à l’autel de la libido en chantant leurs cantiques chevrotants. »
La chambre d’amis
(huile sur toile, 1951)
« Les gens déambulent
chuchotent, se regardent
Nul ne sait que faire de la mort, ma sœur
Nul ne sait que faire de ta mort. »
Mόnica Mansour
(poétesse mexicaine née en Argentine en 1946,
extrait de Lumière)
La chambre d’amis (détail)
« Tout cela que la nuit dessine de sa main obscure :
Le plaisir qui révèle,
Le vice qui dénude. »
« Mais les psychologues voudront comprendre alors qu’il s’agit d’imaginer. »
Collage : Xavier Villaurrutia (1903-1950)
et Gaston Bachelard (1884-1962)
Pour parfaire l’inventaire, levons coin du voile jeté sur Angelina Beloff (1879-1969), peintre et graveuse d’origine russe connue pour avoir été la première épouse de Diego Rivera, ce qui est tout de même très réducteur.
Tepoztlán
Aquarelle
(photo captée sur le net)
Et, bien que liée à l’Art déco dont elle fut l’étoile filante, j’ai une pensée pour Tamara de Lempicka (née Maria Gόrska ; 1898-1980). L’éruptive baronne polonaise passa les deux dernières années de sa vie à Cuernavaca, au-dessous du volcan des passions éteintes. A sa mort elle souhaita que ses cendres soient dispersées au sommet du Popocatepetl…
« On ne peut vivre sans amour »,
Malcolm Lowry (1909-1957)
Mexican girl, 1948
(photo captée sur le net)
Alors, femme, fière, rebelle, je m’enflamme et te porte aux nues pour
« Rien que cette lumière que sèment tes mains
…
Car tu es l’eau qui rêve
et qui persévère. »
Philippe Soupault (1897-1990)
Rebel Rebel… pour être vraies.
Para bailar la Bamba
Se necesita una poca de gracia,
Una poca de gracia y otra cosita.
Traditionnel (typique du son Jarocho)
Pour danser la Bamba
Cela nécessite un peu de grâce,
Un peu de grâce et autre petite chose.
Peut-être ce petit supplément
Qu’on appelle le talent
Grâce et talent ici réunis.
Calla lilies*6, 1931
(photo captée sur le net)
Quant à Georgia O’Keeffe (1887-1986), une autre figure majeure du modernisme, qui vécut au Nouveau-Mexique l’essentiel de sa vie. Elle nous invite à passer outre la frontière et à nous engager, car
« Il faut du courage pour créer un monde dans tout art. »
Aussi à vous toutes je dédie ce billet, quand bien même reste « quelque chose inexplorée sur la femme que seule une femme peut explorer. »
Two calla lilies on pink, 1928
(photo captée sur le net)
Variations sur un même thème. Un thème également cher à Diego Rivera.
Tous les chemins mènent arum. Arum, fleur du désir ardent.
Au fait, si machiste que cela le Mexicain ? Pas si simple… A Juchitán de Zaragoza, la « ville des femmes », en particulier, comme souvent dans l’état d’Oaxaca et l’isthme de Tehuantepec, les femmes administrent la vie économique et domestique tandis que les hommes sont aux champs, quoiqu’ils s’arrogent en général la sphère politique. Matriarcat particulier. Cette communauté de culture zapotèque respecte également les muxes, ces « hommes au cœur de femme ».
Et je ne saurai passer sous silence sœur Juana Inés de la Cruz (1648-1695), poétesse mexicaine et pionnière du féminisme, lorsqu’elle formule ce vœu :
« Pour l’âme, il n’existe ni cachot, ni prison qui la retiennent,
car seuls l’emprisonnent ceux qu’elle s’invente elle-même. »
Il n’en reste néanmoins vrai que le pays est particulièrement violent envers les femmes. Alors quand on est femme et indigène…
A l’heure où les lointains descendants du conquistador Hernán Cortès et de l’empereur aztèque Moctezuma II se congratulent pour fêter le 500e anniversaire de la colonisation du Mexique et faire table rase du passé. Tous les espoirs peuvent paraître permis ! Fort de cacao tout de même...
Souvenez-vous. Les Mexicas reçurent le présage de s’établir là où ils verraient un aigle sur un cactus s’emparant d’un serpent*7. C’était même un commandement de Huitzilopochtli, dieu de la guerre et du soleil radieux, leur protecteur. L’apparition se réalisa sur une île au milieu du lac Texcoco, et là ils fondirent Tenochtitlán… Lorsque, moins de deux siècles plus tard, le perfide Cortès fondit sur eux ils le virent tel le serpent tout emplumé et le reçurent comme un fils du dieu Quetzalcóatl, avec ses guerriers, ses envoyés descendus des cieux… Les dieux sont tombés sur l’Aztèque.
Clap de fin de la civilisation méso-américaine.
S’ils ne veulent à nouveau tomber dans le lacs, ses petits-enfants devraient se méfier des augures…
Il serait plus avisé, autant pour les Indiens que les femmes, de rester sur le qui-vive.
« Lutter, c’est vivre. »,
Frida Kahlo
Michel Lansardière (texte, notes et photos, sauf mention contraire)
Retrouvez ici notre première partie « Femmes, fières et Mexicaines ! » consacrée à Frida Kahlo :
https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/femmes-fi-res-et-mexi...
Et là le second volet de notre triptyque (Maria Izquierdo, Olga Costa, Rosa Rolanda…) :
On vient de retrouver la voix « chaude et mélodieuse » de Frida Kahlo, selon la ministre mexicaine de la culture, Alejandra Frausto.
Si cet enregistrement fait déjà grand bruit dans le landerneau médiatico-culturel, j’ai voulu suivre d’autres voies.
Décidément si
Le secret au bord des lèvres
Semble dépasser un peu,
Emergeant de ses ténèbres
Il goûte à l’air du ciel bleu
Jules Supervielle (1884-1960)*8
D’autres voix demandent à être entendues.
*1 Influences et concordances… Cf. l’exposition On the Wall qui, du 23/11/2018 au 14/02/2019, fut consacrée à Michael Jackson au Grand Palais à Paris, qui a succédé à la National Portrait Gallery de Londres. On pouvait aussi découvrir celle dédiée, au Victoria & Albert Museum (du 16 juin au 4 novembre 2018) aux effets personnels de Frida Kahlo ! On apprenait ainsi que son rouge à lèvre était le « Everything’s Rosy » de Revlon ! Où va se loger le fétichisme tout de même ! Il y a quand même des cultes de la personnalité dont on se passerait bien (et même des coups de pied au culte qui se perdent parfois. A ce propos, une collection de chaussures à son effigie vient d’être lancée ! Quel pied !?).
*2 La Catrina est une figure populaire au Mexique, un squelette de femme imaginé en 1912 par José Guadalupe Posada.
Calavera, crâne crâne, cadavérique créature portant chapeau et affûtiaux pour une danse macabre.
Ce fantôme de squelette
N’a pour toute toilette
Qu’un diadème de vers
Posé tout de travers.
Charles Baudelaire
Cadavre exquis, Ô Catrina bella mariachi-tchi.
Cent sept ans que j’attends ! J’ai honte, mais gironde géronte.
*3 Rina Lazo est décédée ce 1er novembre 2019, pendant El Día de muertos, jour de fête populaire au Mexique qui s’étend en fait du 31 octobre au 2 novembre, ce qui est une forme de politesse que nous lui rendons. Elle habitait avec son compagnon, le peintre et graveur Arturo García Bustos (1926 -2017), la Maison de la Malinche, la maîtresse indienne de Cortès.
*4 Un mépris qui se manifestât aussi par l’organisation de « dîners de cons » où le convive était sacrifié sur l’autel de l’humour. Surréaliste.
*5 Remarquez que d’ordinaire j’illustre mes billets avec mes propres clichés, ce qui n’est pas le cas ici (à l’exception de Rahon et de Tanning, curieusement cette dernière étant pourtant peu légitime pour représenter la peinture mexicaine n’y ayant pas même vécu, mais présente à l’exposition Los Modernos à Lyon). C’est qu’aux grandes rétrospectives de Lille en 2004, de Paris en 2016 ou de Lyon en 2017, les femmes peintres au Mexique étaient somme toute sous-représentées (bien qu’on y ait accroché Izquierdo, Costa, Rolanda : voir mon précédent article). Guère mieux dans les catalogues et livres consultés, alors de guerre lasse j’ai eu recours pour cet article à des photos captées sur le Net. Il fallait bien rendre visibles les invisibles, en toute transparence c’est clair.
*6 Calla lily : arum ou zantedeschia.
*7 Une image toujours présente au centre du drapeau mexicain.
Federico Acosta et Ascanio Pignatelli, respectivement descendants de Moctezuma et de Cortès, se sont rencontrés le 8 novembre 2019 sur les ruines de l’ancienne Tenochtitlán, dans cœur historique de la capitale, le Zόcalo, là où précisément au centre de la place flotte un drapeau géant du pays. « Nous sommes une même famille maintenant », ont-ils déclarés. Une plaque commémorative avait déjà été posée en quasi catimini (vous ne trouverez dans le pays ni rue Cortès ni statue du mégalo) le 26 mars 2109 dans l’église de l’Immaculée Conception de la mégalopole. Baroque.
*8 Le poète, né à Montevideo (Uruguay), était l’ami de l’écrivain et diplomate Alfonso Reyes (1889-1959) alors qu’il était ministre du Mexique à Paris, par ailleurs oncle de la peintre muraliste Aurora Reyes Flores déjà citée dans ce billet. Il avait donc toute sa place dans cette série.
Parral, 1908-Mexico, 1985
Presencia del maestro en la historia de Mexico (mural, 1960/62)
(photo captée sur le net)
La clepsydre vivante
Moi, clepsydre vivante,
Je casse les parois de l’âme
Et je vous libère, mes souvenirs.
Je vous laisse vivre votre vie
Comme j’ai vécu la mienne
Je vous laisse voler libres
Comme une poignée de farine
Soufflée par le vent.
Volez, volez mes souvenirs,
Volez à mon âme son âme blanche,
Ensuite laissez-vous tomber à terre
Et vous verrez :
La farine se fera à nouveau blé.
Antonia Iliescu
Il n'empêche... tu m'as laissée au bord du chemin
Et sans égard aucun, tu es parti très loin!
Enfermé dans ton mal-être tu t'es égaré
Et impuissante, je t'ai regardé t'en aller!
Il n'empêche... n'avais pas prévu la désertion
Même si la solitude me ramène raison
En plongeant tout au fond, retrouver mon univers...
Ne plus jamais laisser mettre tête à l'envers!
Il n'empêche... l'aventure avait goût de bonheur
Et j'y avais mis toutes mes forces et mon cœur!
Regardant s'effriter désirs et illusions...
En honorant mes rêves, j'ai quand même eu raison!
J.G.
EMMANUEL COULY, Président de "L'Essonne en auteurs, une Ville, des Livres"n et son équipe, étaient en "tournage" au Musée Josèphe Jacquiot à Montgeron (France) pour une présentation de l'album photographique
ETIENNE DRIOTON et l'EGYPTE.
Parcours d'un éminent égyptologue passionné de photographies"
Auteure Michèle JURET, Préface Olivier PERDU, Editions SAFRAN, Bruxelles.
Vous pourrez voir la vidéo à partir du 25 juin 2019.
Demain
oui demain
j’attendrai
le passage du vent
et le cœur battant
de mots
je marcherai
sur la terre des pensées
pour réveiller
le poème dormant
...................................
Martine Rouhart
Souvent le soir au soleil couchant le ciel avait des effets d'ailleurs
et le cyprès droit et fier ponctuait le paysage en équilibre harmonieux
mais en quelques mois des rousseurs inquiétantes lui prenaient la tête
J'ai perdu ma chandelle du soir
Peut-être reviendra-t-il
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et qu'il sache que je le salue affectueusement