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Publications en exclusivité (3151)

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Dans le fond de mon jardin, de Liliane Magotte

Souffle léger, de Martine Rouhart

Au petit matin
à l'heure encore bleue
je m'en vais
écouter le ciel
un ou deux cris
qui zigzaguent
les larmes jaunes
des grands arbres
le souffle léger
du vide
les vies qui s'éveillent
se propagent
se répètent
de maison en maison
d'arbre en arbre
de fleur en fleur

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administrateur partenariats

 

"L'hiver"

Acrylique 70x70

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Cher Saule,

 

Dans ta tourmente, solitaire,

Jeune arbre, pensif, te tiens dressé.

Saule d'or tendre, de pluie amère,

Dans ton hiver, tu t'es noué.

 

A la terre dure, ton tronc fige.

En lui, toute sève occultée.

De l'espace  -temps morne et glacé

Et à venir, tu as vertige ...

 

Las, fi de bourrasque et  froid cruel !

De ton front haut, défies le ciel !

Nul Dieu de ta fin  se rira,

Ni ton combat te dictera.

 

Seule virevoltante, folle et rebelle,

De mille morts souffrants trépas,

Ta chevelure se tord et ploie

Et se relève, fière à l'Appel !

 

Rébecca Lily Terniak - 1981

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Merci à Rebecca pour ce poème hivernal

offert à ma créattivité

 

 

Un partenariat d'

Arts 12272797098?profile=originalLettres

 

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administrateur partenariats

Départ

Départ

Photo minimaliste qui inspire le départ vers une destination inconnue
Martin Gaudreault

Des chemins s’effacent
d’autres s’ouvrent

où serons-nous demain
qui le sait

sinon les fumées bleues
de nos désirs
et les étoiles
attentives à nos silences

Martine Rouhart

Un partenariat

Arts

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Lettres

Merci aux artistes, poète et photographe, d'avoir permis cette association.

Liliane

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Une collection vivante et militante…

Le Musée du Livre Belge de Langue Française

Les collectionneurs se divisent en deux races particulières : ceux qui cachent leur collection et ceux qui la montrent. Le bibliophile nommé Robert Paul est de la deuxième, mais encore un peu plus rare : il est de ceux qui, non contents de montrer leur collection, désirent qu’elle soit utile au plus grand nombre.

Il a commencé par prêter de ses précieux livres. Par exemple ses Verhaeren à la Fondation  Brel. Puis, presque tous au Comité Littéraire Jeune Belgique de Michel Siraut pour une grande exposition de collections privées organisée sous le titre « Cent ans de littérature belge 1880-1980 au travers de belles et rares éditions », organisée au Pré aux Sources de Bernard Gilson.

Cela n’a pas suffi à notre collectionneur.

 

Une définition en forme d’art de vivre

Robert PAUL, sans préparation préalable, s’st senti attiré par les éditions rares et si souvent belles des écrivains classiques de notre pays. Ce n’était pas le créneau le plus facile. Il dut se plonger dans les poussières des arrière-boutiques, mais eut la chance de rencontrer des libraires éclairés comme De Greef, Ferraton ou Schwilden par exemple, vite devenus des amis. Il réunit des éditions de luxe, mais seulement les grands noms, les grandes œuvres et seulement si c’était possible les beaux papiers, les grands papiers, les dédicaces, les illustrations…

Et Robert PAUL découvrit quelque chose à quoi il ne s’attendait pas du tout, ou très peu : étant non seulement un collectionneur et un lecteur passionné, il découvrit ce que les histoires des lettres belges cachaient souvent sous des listes de noms anonymes : que notre littérature de langue française était une grande littérature et non un petit appendice des lettres françaises.

 

Naissance d’un Musée

Il voulut aller plus loin encore, n’étant jamais satisfait de l’étape parcourue. C’est un homme qui pense constamment aux étapes suivantes. Il vit, comme je dis souvent « un peu penché en avant ». Il ne lui suffisait plus que sa collection passive soit devenue vivante. Il pensa à une permanence. Il se mit à chercher un local où il pourrait montrer les livres ouverts, fermés, commentés, illustrations mises en valeur, rareté à découvrir toujours plus. Par exemple il avait un prodigieux coup de cœur pour Max ELSKAMP, grand poète, mais aussi artisan et illustrateur extraordinaire, qui avait produit de petits livres précieux, tirés à petit nombre d’exemplaires avec une souveraine qualité. Robert PAUL était malade à l’idée de ne les prêter que de loin en loin, et même avec la crainte de les voir revenir malgré tout abîmés. Car il est un collectionneur comme les autres malgré son désir de montrer ses pièces : précieux, maniaque dans le bon sens du terme, et de surcroît clairvoyant, conscient que rares sont les personnes aussi soigneuses que lui.

De là à songer à rendre sa collection permanente, il n’y avait qu’un pas vite franchi : un musée, ce serait un musée. Il chercha en ce sens et découvrit, au niveau -1 du Centre Manhattant, place Rogier, une longue vitine prête à accueillir des présentoirs et une galerie suffisante à l’arrière pour le reste  des collections. Il y avait meme, comme dit Robert PAUL, un autre espace, en face du premier, pour un éventuel musée… des lettres belges de langue néerlandaise !

On attendait, on attend encore les amateurs !

Pour le Musée francophone, aussitôt dit, aussitôt fait : création d’une asbl, travail en solitaire de mise en place et, comme l’habitude est prise, présence un peu partout et nouvelles recherches de livres qu’il n’aurait pas encore.

Très vite l’importance de ce petit et modeste musée n’échappa à personne. Les visites se firent de plus en plus nombreuses et parfois inattendues : un homme qui observe longuement les livres, visiblement attentif aux détails, une dame très chic passant, revenant puis se déclarant, le signataire de ce papier, animateur d’un Groupe de Réflexion et d’Information Littéraires, et une responsable de la très sélecte Société des Bibliophiles, cercle très fermé, très sévère, où Rober Paul se retrouva sans coup férir. Et l’action continue, Promotion des Lettres Belges, éditeurs de haute qualité tels que Jacques Antoine, le Daily Bul ou Roger Foulon, qui produisent du livre de beauté et aiment les lettres belges.

 

Une étape suivante

L’étape était à peine franchie que ces contacts dont je viens de parler orientent notre promoteur vers une idée nouvelle, qui n’est en fait qu’une extension de l’idée de départ.

Une grande littérature comme la littérature belge ne peut s’être arrêtée soudain à l’aube du XXe siècle. Il faut par conséquent voir plus avant, étendre la collection vers les livres et les auteurs qui seront plus tard, dans de nombreuses années, devenus eux-même des classiques. Ceux qui seront étudiés par les étudiants et les chercheurs du XXIe siècle.

A peine l’idée l’at-elle effleuré que Robert Paul est sur la brèche, il se répand parmi les éditeurs, la Foire du Livre lui done une occasion de plus de connaître, d’apprendre. Et de rendre son musée encore plus militant.

 

A la découverte de l’avenir

Un homme qui lit ne termine jamais d’apprendre. Il est un oeil et un esprit ouverts sur ce qui se passe et ce qui va se passer dans le monde… Et la littérature belge, dès à présent, doit déjà beaucoup à Robert PAUL. On se souvient du Musée du Livre, aujourd’hui disparu et qui avait été, sous la houlette de grands amateurs et écrivains de notre pays et avec le patronage du Roi Albert, une passionnante aventure dans ce que d’aucuns appellent une Béotie. La relève est aujourd’hui assurée et la preuve est faite que même sans moyens ni subventions au départ, un simple collectionneur privé peut faire beaucoup avec du dynamisme, de l’enthousiasme et une idée.

Reviendrons-nous au temps béni des hommes de bonne volonté ? Ou même de ces humanistes souvent pauvres, mais admirablement motivés, qui ont fait la grandeur de la culture européenne ?

Voir aussi: A propos de Robert Paul

Voir aussi article lié de La libre Belgique sur le Musée du livre belge

 

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CHANT D'HIVER...

Il est de beaux hivers aux doux matins brumeux

Où l'on se sent peinard, sourire au coin des yeux...

On n'y a pas senti les années en cavale

On y est jeune encore car l'amour s'y régale...

Et s'ils sont vraiment rares et d'autant plus précieux

C'est qu'ils sont sans nul doute un fier cadeau des Dieux!

Pour ceux qui ont souffert d'une jeunesse absente

Il fallait patienter... justice est bien vivante!

J.G.

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administrateur partenariats

Info Partenariats

Aux membres désireux d'entrer en partenariat avec un autre membre.

Je rappelle aimablement que l'essence même du partenariat étant l'échange, il est indispensable de consulter le créateur d'une oeuvre , que ce soit poésie, prose, photo, peinture sculpture ou musique et chant avant de publier un travail inspiré de cette oeuvre.

De même, la création d'un blog réunissant les deux créations doit se faire en toute complicité.

Quelques soucis rencontrés ces derniers temps par des oeuvres " empruntées sans consentement" par des membres maintenant écartés me poussent à vous rappeler cette règle, base de toute courtoisie et convivialité.

Je vous souhaite une excellente journée !

Liliane Magotte

Responsable Partenariats

Arts

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Lettres

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L’esprit est un miroir brillant

L’esprit est comme un miroir brillant

Maîtrise de l’esprit sur la matière
En laissant chanter la pierre
Abolir le temps, l’espace
Se soustraire au monde.

Juste une sensation de fraîcheur
Un bouquet d’arbres, en fleurs
Un reflet de lune pâle
Saisie d’une caresse magique.

Pure jouissance esthétique
Le goût subtil de l’inutile
Du lointain éclat de l’opale
Astre d’une nuit magnétique.

Michel Lansardière

« L’esprit est comme un miroir brillant »,
                                                                       Shen-hsiu (ou Shénxiù, ca 607-706).


Ce à quoi Huìnéng (Eno pour les japonais), son maître, le sixième patriarche du bouddhisme tch’an (le Tch’an ou Chan en Chine devint le zen au Japon), répondit :
« Il n’y eut jamais… de miroir clair, l’Esprit est depuis l’origine Absence absolue ».
Huìnéng (638-713), illettré, mais à quoi bon quand l’écrit est impuissant à rendre les vérités profondes, était par ailleurs… graveur (sur bois).

12273360459?profile=originalComme un oiseau sur la branche
Détail (ca 3x3cm) d’une tabatière chinoise en calcédoine (agate) à deux couches.
La couche supérieure blanche a permis au sculpteur de faire ressortir ces motifs d’oiseaux dans des branches de prunus en fleur, tandis que le cœur gris-bleuté les met en valeur. L’oiseau et de la fleur de prunier symbolisent l’hiver.

En-tête : Pierre de rêve (mengshi) gravée, détail. Une pierre propice à la méditation.

Dans le souffle d’un Yuan Hongdao, j’ai voulu ces
« Propos inspirés par l’entente des cœurs dans une retraite campagnarde, paresseux et libres. »

M. L.

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administrateur partenariats

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Bonjour à tous !

En décembre 2012, une idée d'échanges entre quelques poètes dont j'avais fait la connaissance ici, et une de mes peintures a vu le jour. La peinture a alors été illustrée par des poésies écrites pour la circonstance. Ces partenariats nous ont permis d'élargir notre créativité, l'amitié virtuelle prenait un sens, et la communication se développa davantage sur le réseau.

Des centaines d'échanges eurent lieu, entre les membres, spectateurs ou acteurs, et plus d'une centaine de billets furent créés.

Comment faire pour participer ?

En réalité, les partenariats se font intuitivement, cela part d'un désir de partage avec une oeuvre partagée sur le site, qui vous parle au niveau de l'inspiration.

Illustrer une peinture avec un poème présent sur le site, et inversément, écrire un poème ou faire une peinture en étant inspiré par un partage, ou participer à un billet entre les membres, sur un thème, que je propose à tous.

Qui peut participer?

Ces partenariats sont le fruit d'une complicité entre deux membres du réseau uniquement. Les oeuvres sont visibles parce que déjà approuvées, ou partagées à cette occasion. 

Comment procéder?

Les membres désireux de créer un partenariat doivent en avertir le futur partenaire, par messagerie interne au réseau. les échanges, à cette occasion, sont indispensables. En effet, le respect, la courtoisie et la bienveillance sont les maître-mots du réseau.

Ils doivent également me contacter, pour la mise en place. Dans tous les cas, Robert Paul sera informé par mes bons soins.

En résumé...

Les partenariats qui se créent sont spontanés, poètes et peintres communiquent , se découvrant au fil du temps à travers les commentaires échangés lors de leurs publications. 

Au fil du temps, des affinités se dessinent, les idées surgissent peu à peu...

Elles se concrétisent, résultat d'une complicité forgée à travers les échanges et les partages.

Les duos pinceau-plume et plume-pinceau sont le fruit de l'assiduité dans le partage, ils ne peuvent s'improviser ...

Robert Paul et moi-même vous invitons à découvrir quelques-uns de ces partenariats.

Une sélection de beaux partenariats d'Arts et Lettres. Saison 2013.

" Mon arbre", partenariat poésie et photo entre les membres Arts et Lettres, sur deux poèmes de Gilbert Czuly-Msczanowski.

"Nids de brume" illustré par "Mésange en hiver"

Ils sont également consignés, par ordre chronologique, dans les commentaires du groupe partenariats.

En espérant avoir pu répondre à vos attentes, 

Robert Paul et moi-même vous souhaitons une année remplie de belle créativité et de succès artistiques et littéraires.

Liliane Magotte

Responsable Partenariats

Arts

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Lettres

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administrateur partenariats

 

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Jean-Michel Folon

"Songe d'une nuit d'été "

Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Liliane Magotte

" Lunes fortunes "

Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Chantal Longeon

" La nudité "

Présentation d'un poème de Jacqueline Gilbert

sur une aquarelle de Gisèle Seyller

" Téthys la mémoire de la mer "

Partenariat poésie-peinture de Michel Lansardière et Chantal Roussel


 

 " Une petite touriste"

Partenariat poésie-peinture de Fabienne Vereecken et Adyne Gohy

" Eau et feu "

Partenariat poésie-peinture de Sandra Dulier et Chantal Roussel

 

" Sommeil d'amour "

Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Claude Hardenne

 

 

" Est-ce què vos mè r’connichez co bin "

Partenariat poésie-peinture de Claudine Quertinmont et Charles De Wit

 

 

" Phénix blanc "

Partenariat poésie-peinture de Claudine Quertinmont et Andrée Hiar

 

 

" Moderne aruspice "

Partenariat poésie-peinture de Claudine Quertinmont et Charles De Wit

" Ombres lunaires "

Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Chantal Longeon

" Prélude "

Partenariat poésie-peinture de Sandra Dulier et Adyne Gohy

" Bouleau au doux Amour et Vénus dédié "

Partenariat poésie-peinture de Rébecca Terniak et Liliane Magotte

" Lune coquelicot "

 Partenariat peinture-poésie de Joelle Diehl et Chantal Longeon

 

" Armageddon "

Partenariat poésie - peinture de Claudine Quertinmont

et Jean-Yves Le Breton

 

 

" Crépuscule" , l'âme au coeur.

Interprétations peinture-poésie entre les artistes d'Arts et Lettres

" Mouvance"

Correspondance des oeuvres entre Claude Hardenne

et Suzanne Walther-Siksou

" Si mémoire se lève "

Présentation d'un poème de Jacqueline Gilbert sur une aquarelle de Adyne Gohy


 

"L'âme est une larme"

Partenariat poésie - peinture de Michel Lansardière et Chantal Roussel

 

 

" Une âme"

Présentation d'un poème de Joelle Diehl

sur une aquarelle de Claude Caretta

 

 

"La muse de la vieille dame"

Partenariat peinture - poésie de Jacqueline De Ro 

et Suzanne Walther-Siksou

 

 

"Chute vespérale"

Partenariat poésie - photo de Sandra Dulier et Rebecca Terniak

 

 

"Démonia"

Partenariat poésie - peinture de Claudine Quertinmont et Adyne Gohy

 

 

"L'hiver"

Partenariat poésie - peinture de Rebecca Terniak et Liliane Magotte

 

 

" Le violon blanc "

Partenariat poésie - peinture de Claudine Quertinmont

et Maria Teresa Bertina

 

 

" Ailleurs "

Partenariat poésie - peinture de Joelle Diehl et Chantal Longeon

Un partenariat d'

Arts
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Lettres

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LE DON

C’est une femme nue
Et jeune et qui se fend
De temps en temps pour toi
En deux comme un fruit mûr

C’est une femme fruit
Dans l’immensité bleue
Qui brèche se défait
Au fil nu du plaisir

C’est une femme livre
Et qui s’ouvre à la page
Exacte du savoir
Et de tout l’or du monde

Et je goûte en ses bras
Le bonheur d’être là
Le bonheur d’être là
O femme qui se livre

(inédit)

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L’ENFANTEMENT DES POSSIBLES

Du 22-02 au 11-03-12, se tient à l’Espace Art Gallery une exposition intitulée « Les artistes de le Ligue des Insuffisants Rénaux ».

Organisée par M. Philippe Vroye, membre du Conseil d’Administration de la Ligue et lui-même artiste et patient, cette exposition présente une somme d’œuvres principalement réalisées par des créateurs aux talents divers, atteints de pathologies rénales ou ayant un lien avec le milieu médical.


Parmi ceux-ci, il convient de signaler trois personnalités fort intéressantes.


Madame Marianne Modave nous présente un ensemble de quatre tableaux chacun représentant le visage d’un personnage hindou.

L’artiste affirme qu’il n’y a pas de plus belles couleurs qu’en Inde, pays qu’elle connaît bien pour l’avoir sillonné souvent. Elle entretient avec la culture hindoue un rapport particulier.

En effet, l’approche qu’elle en retient résulte d’une émotion particulière, aux antipodes d’un orientalisme « classique ». Chez elle, tout est étude chromatique. Et son chromatisme est déjà particulier dans son traitement, en ce sens qu’il s’agit de quatre études représentant quatre faciès noirs, se détachant sur un fond sombre.

Marianne Modave nous offre les images parlantes d’un dialogue à la fois intérieur et gestuel. Un jeu de mains fort expressif soutient les tableaux n° 11 (50 x 50 cm) et n° 12 (50 x 50 cm)  représentant à la fois une femme et un homme. La femme serre un tissus blanc entre les mains tandis que l’homme, à l’intérieur de l’autre tableau, semble lui répondre en tendant les siennes vers le visiteur. Les visages contiennent une immense expressivité, à la fois dans le factuel comme dans l’intime. Une richesse intérieure les habite. Une richesse que l’on ne peut traduire qu’en interrogeant sa propre humanité. Dans l’œuvre de Marianne Modave l’expression se traduit tant dans l’expression saisissante que dans la pensée méditative. Les tableaux n° 13 (50 x 50 cm) et n° 14 intitulé « THEKKADY ET ALLEPEY » (50 x 70 cm) nous offrent chacun un visage féminin, les yeux clos par le silence de l’introspection. Le personnage de « THEKKADY ET ALLEPEY » est placé devant un miroir. L’effet est saisissant : le personnage et son reflet. Du fait que ce dernier se détache sur un fond sombre, en modifiant la restitution des couleurs (vivantes pour la femme se regardant, ternes, presque mortes en ce qui concerne son reflet) cela confère l’illusion qu’il y a en réalité deux personnages. Mais parler d’ « illusion » est-ce vraiment correct ? Ne serait-il pas plus juste de parler de « maya » (expression hindoue incorrectement traduite dans l’esprit occidental par « illusion »). La femme et son reflet existent tous deux. L’un est consubstantiel de l’autre. L’un porte l’autre dans l’enfantement de l’œuvre.

Marianne Modave qui est infirmière de profession a fréquenté l’Académie des Beaux-Arts de Namur. Sa technique est principalement basée sur l’aquarelle. Elle utilise, dans un premier temps, le pastel sec sur papier aquarelle de 300 grammes pouvant recevoir de l’eau, qu’elle mouille par la suite dans le but de fixer les pigments. Cette alchimie chromatique permet de mettre en exergue des oppositions saisissantes par une belle et intelligente utilisation des contrastes (filets de tissus pendant sur la main de la femme du tableau n° 11, dessins sur le châle du personnage (n° 12) réalisé par une trame en tissus posée à même la toile, créant ainsi un superbe jeu de pointillés, à la fois saillants et discrets.

L’œuvre de Marianne Modave témoigne d’une expérience humaine très forte qui se traduit par le plus beau des vestiges en perpétuel devenir : celui du visage humain. 

Quelques oeuvres de Marianne Modave 

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L’œuvre picturale de Madame Fabienne Christyn se traduit principalement par la représentation, ou plus exactement, par la mise en scène du personnage du Fou.

Le « Fou » nous renvoie à une multitude de souvenirs et concepts. La fable nous revient en mémoire ainsi que l’épopée chevaleresque ou le roman picaresque qui nous montrent le Fou du Roy qui par son ironie brave le pouvoir.

Le Fou c’est aussi celui qui brave la fadeur du temps en faisant fi de la mort.

Le Fou c’est en quelque sorte l’âme du cirque.

Mais le Fou c’est également celui qui par sa témérité imbécilité et dangereuse déclenche une catastrophe nucléaire ou écologique en défiant l’intelligence.

Cette conception du Fou est à la base du discours philosophique de l’artiste.

Mais il s’agit ici d’un Fou sans identité propre (si l’on peut dire) puisque tout en lui se résume à une frêle silhouette de rouge vêtue. Son visage est inexistant et se fond dans le décor. Néanmoins, il existe en tant que conception d’un monde qui traverse le temps dans un labyrinthe absurde qui nous ramène à la condition humaine.

Fabienne Christyn insiste pour que non pas le « visiteur » mais bien le « téléspectateur » entre dans la folie de son monde. Il y a donc une dimension, si l’on veut, « ludique » en ce sens que le Fou en représentation se meut à l’intérieur d’un spectacle qui, en quelque sorte, n’est pas sans rappeler la Commedia dell’Arte dans un univers moderne. Car il y a dans ses compositions un goût bien certain pour la mise en scène. Le Fou jongle avec des quilles (« JONGLE DE QUILLES » - 50 x 60 cm), marche le long d’un damier sur lequel sont posées des sabliers exprimant l’absurdité de l’existence dans le temps passant « LE TEMPS FUIT SANS RETOUR «    (80 x 80 cm).

Le Fou c’est aussi l’univers du cirque. Fabienne Christyn avoue avoir été fascinée dans le passé par la venue du « Cirque Plume », un cirque français qui lui a distillé la magie des jongleurs et des baladins.

L’univers dans lequel évolue le Fou est essentiellement géométrique. La sphère, le cube, le polygone sont les ingrédients de ce théâtre de l’absurde.

L’artiste qui est également sculpteur et céramiste s’exprime par la peinture à l’huile.

Elle a fréquenté l’Académie des Beaux-Arts de Namur.


Quelques oeuvres de Fabienne Christyn

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Le Bleu…le grand Bleu !  Tel est l’univers de  Madame Anny Van Gorp. Nous sommes dans les fonds marins. L’artiste nous offre des variations symphoniques sur la note bleue, rehaussée d’éclairs de lumière comme pour signifier la présence chaleureuse d’un soleil ou pour accentuer l’abîme d’un vertige. Le bleu dans tous ses états. Inutile d’insister sur le fait que c’est sa couleur préférée ! Anny Van Gorp éprouve un grand amour pour l’eau. Elle dépeint l’univers marin tant dans le calme « ANGELUS » (70 x 60 cm) qu’en pleine révolution « OCEAN » ( 50 x 50 cm)  « QUO VADIS « (70 x 70 cm).

Mais est-ce encore l’océan que cet univers azur ? La mise en matière d’un état d’âme prend souvent l’image des éléments transcendés. Ce qui nous donne l’opportunité de nous interroger sur le sens de l’image en ce qu’elle a (ou n’a pas) de « figuratif ». Si par ce terme l’on entend la présence de la « figure humaine », on peut gloser à l’infini car la « figure humaine »  se retrouve dans les méandres les plus inexplorés de l’abstraction. Ce Bleu que Anny Van Gorp décline sur la toile est semblable à une Terra Incognita au centre de laquelle se trame l’Etre créant aux limites de ses forces.

L’artiste avoue sa profonde admiration pour le peintre chinois Zao Wou-Ki. L’œuvre de ce dernier lui a inspiré cet univers chromatique à dominante bleue. Néanmoins, Anny Van Gorp se distingue de Zao Wou-Ki en ce sens que ses compositions exposées à l’Espace Art Gallery sont plus épurées que celles de l’artiste chinois, ces dernières étant globalement plus chargées dans leur graphisme.

A la question perfide : « que voudriez-vous que le visiteur retienne de votre œuvre ? » Anny Van Gorp répond qu’elle aimerait qu’il se sente libre de déployer son imaginaire au fil de cette eau bleue aux humeurs changeantes. 

L’artiste a fréquenté l’Académie de Braine-l’Alleud.


Quelques oeuvres de Anny Van Gorp 


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Le vernissage de cette exposition a eu lieu le mercredi 22-02. L’Espace Art Gallery était bondé.

 Il a fallu se frayer un chemin entre les visiteurs pour essayer d’entrer en contact avec les œuvres et les artistes. Heureusement, l’atmosphère était bercée par les vibrations magiques de la charmante et talentueuse harpiste bretonne Françoise Marquet qui nous a offert un florilège d’airs celtiques et du Moyen-Age tout droit sortis de la forêt de Brocéliande. Sa prestation a largement contribué à la réussite du vernissage dont le but, rappelons-le, est celui d’encourager l’effort créatif des différents artistes appartenant à la Ligue des Insuffisants Rénaux dont la vie n’est pas toujours aisée suite aux séquelles de leurs pathologies. Néanmoins, cette exposition prouve que malgré les épreuves qu’ils traversent, la puissance de la création l’emporte sur tout le reste, leur assurant la voie dans l’enfantement des possibles.

Françoise Marquet
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 François L. Speranza.


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" Orchidée " aquarelle d'Adyne Gohy

 

Prélude

 

Orchidée papillon,

Fleur de passion,

Tes ailes graciles,

Calmes et indociles

Légères se lissent.

Tes couleurs ravissent

Mon cœur délicat

Couleur grenat,

Ourlées au Jardin d’Eden

Par une nature magicienne,

Tes symphonies enchantent

De courbures lentes

Nos séjours tempérés.

Hampe sacrée,

Lumière tropicale,

Feu de vestale,

Ta sensualité colore

Nos hivers inodores.

Sous ton regard, j’entends

Un violon envoûtant.

Notes et parfums…

Musicalité d’un matin.

 

Sandra Dulier

 Un partenariat

Arts 
12272797098?profile=originalLettres

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Les Bergers

une aquarelle d'ADYNE GOHY

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a inspiré

Les Bergers

Haïkus

de

RAYMOND MARTIN

 

Lune montante lune descendante

Allure peu ordinaire

Frissons du ciel

 

Bâtons assurés

Mains fermes nez au vent

Casquette de travers   

 

Cheminement incertain

Ciel grave sombre

Pierres roulantes

 

Enigme de la nuit

Hiboux aphone

Clair de lune énigmatique

 

Formes hideuses exprimées

Horizon voilé d’inquiétude

Sonne le gave impérial

 

Au coup de nez

Comptés moutons empressés

Chien gardien vigilant

 

Pluie amère

Bergers transpercés de froid

Loin l’odeur du café

 

Transhumance éternelle

Clair de ciel enneigé

Chemin poudreux destin lointain

 

Bruissement des sapins

Ombres devinées barrières ouvertes

Arche des ponts centenaires

 

Ciel moutonneux

Sentier de pierraille

Moutons broutant l’herbage

 

Lacs neigeux vairons  affamés

Isards sautillant  

Rochers escarpés lac frémissant

 

Brume emprisonnant la vallée

Verte en soleil d’été

Noirâtre à l’appel du loup

 

Goupil en chasse

Musaraigne en haleine

Mulot  léthargique

 

Rosée perlée du matin

Sur le museau du Patou

Chien heureux troupeau bien gardé

 

Bergers rassurés

Halte au bout du chemin

Pain café saucisson châtaignes  grillées

 

La bergerie embaumée

Âtre scintillant de ses feux follets

Lait caillé fromage espéré

 

 

Raymond Martin

Juillet 2015

 

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

 

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L’arbre au fond du jardin

Je ne ferai pas ce voyage
j’irai jusqu’à l’arbre
au fond du jardin
qui m’amènera plus loin

il me racontera son histoire
de feuilles d’oiseaux
de vent et d’éternité
je lirai à voix haute des poèmes
sur les choses perdues
nos rêves éperdus
le temps retrouvé

le soir tombé
une paix nous gagnera
qui n’aura rien à voir
avec le sommeil
......................................
Martine Rouhart

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EPIPHANIE

01

🌟✨💫💥🌟ILS SON EN CHEMIN, LES ROIS MAGES
VERS L'ESSENTIEL EN CE MONDE,
ET NOUS AUSSI GUIIDÉS PAR L'ÉTOILE 🌟
DE L'ESPÉRANCE QUI SOURIT AUX CIEUX 💫😇
TOUS MES VOEUX CHALEUREUX
AUX AMIS D'ARTS ET LETTRES
A LILIANE ET ROBERT PAUL
SANTÉ ET SUCCÈS !

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DANS QUELQUE JOURS...2021!

Et puisque vivre est assurément un risque

Je veux vous souhaiter un futur fantastique!

Que la saveur du temps reprenne enfin ses droits

Que courage ressurgisse et que l'amour flamboie!

Et puisque j'ai l'espoir bien chevillé au corps

Jamais ne renoncerai et tant pis si ja'i tort!

Car puisqu'il est bien vrai que l'inutile est beau

Pour vous, sans me lasser, l'inventerai les mots...

Sont minuscules et forts quand ils brisent le silence

Qu'ils tâchent la page blanche repoussant la démence...

Venus du fond du cœur, ils s'offrent malgré eux!

Et murmurent langoureux... bienvenue aux jours heureux!

J.G.

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Pensées vers vous !

En cette fin d'année particulière, éprouvante, je confie à "mon" petit rouge-gorge, notre message d' un Doux Noël, pour vous et vos proches.

Qu'il soit porteur d'espoir, de bonheur et de belle santé pour 2021 !

                                                   12273354463?profile=original

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Faut que tu me reviennes.

(Lettre d'un auteur à son comédien)

Tu es mon artiste, il faut que tu me reviennes.
Je suis un peu triste, faut que je me retienne.

J'aurais bien voulu que tu sois assis là.
Parce que j'avais encore des choses à te lire.

J'aurais bien voulu pouvoir encore une fois observer ta façon d'être.
Parce que c'est ta bouche que j'avais choisie pour réciter mes textes.

Ce n’est que ton timbre d’homme qui colle à mes mots
Il n'y a que toi qui puisses faire vivre mes nouveaux écrits.

J'aurais bien voulu que tu sois présent chez le photographe.
Parce que c'est toi que j'ai choisi pour la couverture de mon roman.

J'aurais bien voulu que tu ne m'oublies pas si vite.
Parce que dans mon histoire, chaque paragraphe est pour toi. .

J'aurais bien voulu que tu m'accordes encore quelques minutes.
Pour pouvoir écouter ta voix, réciter mes plus beaux poèmes.

J'aurais bien voulu que tu me reviennes.
Pour faire un nouveau test sur scène.

J'aurais bien voulu que tu participes à cette tournée imaginaire.
Comme autrefois, jouir de ces applaudissements a tue tête.

J'aurais bien voulu marcher à tes cotés.
Former une ombre grâce à toi, mon étoile. 

Grâce à toi, mon étoile. 

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