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Publications en exclusivité (3146)

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administrateur partenariats

Info Partenariats

Aux membres désireux d'entrer en partenariat avec un autre membre.

Je rappelle aimablement que l'essence même du partenariat étant l'échange, il est indispensable de consulter le créateur d'une oeuvre , que ce soit poésie, prose, photo, peinture sculpture ou musique et chant avant de publier un travail inspiré de cette oeuvre.

De même, la création d'un blog réunissant les deux créations doit se faire en toute complicité.

Quelques soucis rencontrés ces derniers temps par des oeuvres " empruntées sans consentement" par des membres maintenant écartés me poussent à vous rappeler cette règle, base de toute courtoisie et convivialité.

Je vous souhaite une excellente journée !

Liliane Magotte

Responsable Partenariats

Arts

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Lettres

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L’esprit est un miroir brillant

L’esprit est comme un miroir brillant

Maîtrise de l’esprit sur la matière
En laissant chanter la pierre
Abolir le temps, l’espace
Se soustraire au monde.

Juste une sensation de fraîcheur
Un bouquet d’arbres, en fleurs
Un reflet de lune pâle
Saisie d’une caresse magique.

Pure jouissance esthétique
Le goût subtil de l’inutile
Du lointain éclat de l’opale
Astre d’une nuit magnétique.

Michel Lansardière

« L’esprit est comme un miroir brillant »,
                                                                       Shen-hsiu (ou Shénxiù, ca 607-706).


Ce à quoi Huìnéng (Eno pour les japonais), son maître, le sixième patriarche du bouddhisme tch’an (le Tch’an ou Chan en Chine devint le zen au Japon), répondit :
« Il n’y eut jamais… de miroir clair, l’Esprit est depuis l’origine Absence absolue ».
Huìnéng (638-713), illettré, mais à quoi bon quand l’écrit est impuissant à rendre les vérités profondes, était par ailleurs… graveur (sur bois).

12273360459?profile=originalComme un oiseau sur la branche
Détail (ca 3x3cm) d’une tabatière chinoise en calcédoine (agate) à deux couches.
La couche supérieure blanche a permis au sculpteur de faire ressortir ces motifs d’oiseaux dans des branches de prunus en fleur, tandis que le cœur gris-bleuté les met en valeur. L’oiseau et de la fleur de prunier symbolisent l’hiver.

En-tête : Pierre de rêve (mengshi) gravée, détail. Une pierre propice à la méditation.

Dans le souffle d’un Yuan Hongdao, j’ai voulu ces
« Propos inspirés par l’entente des cœurs dans une retraite campagnarde, paresseux et libres. »

M. L.

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administrateur partenariats

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Bonjour à tous !

En décembre 2012, une idée d'échanges entre quelques poètes dont j'avais fait la connaissance ici, et une de mes peintures a vu le jour. La peinture a alors été illustrée par des poésies écrites pour la circonstance. Ces partenariats nous ont permis d'élargir notre créativité, l'amitié virtuelle prenait un sens, et la communication se développa davantage sur le réseau.

Des centaines d'échanges eurent lieu, entre les membres, spectateurs ou acteurs, et plus d'une centaine de billets furent créés.

Comment faire pour participer ?

En réalité, les partenariats se font intuitivement, cela part d'un désir de partage avec une oeuvre partagée sur le site, qui vous parle au niveau de l'inspiration.

Illustrer une peinture avec un poème présent sur le site, et inversément, écrire un poème ou faire une peinture en étant inspiré par un partage, ou participer à un billet entre les membres, sur un thème, que je propose à tous.

Qui peut participer?

Ces partenariats sont le fruit d'une complicité entre deux membres du réseau uniquement. Les oeuvres sont visibles parce que déjà approuvées, ou partagées à cette occasion. 

Comment procéder?

Les membres désireux de créer un partenariat doivent en avertir le futur partenaire, par messagerie interne au réseau. les échanges, à cette occasion, sont indispensables. En effet, le respect, la courtoisie et la bienveillance sont les maître-mots du réseau.

Ils doivent également me contacter, pour la mise en place. Dans tous les cas, Robert Paul sera informé par mes bons soins.

En résumé...

Les partenariats qui se créent sont spontanés, poètes et peintres communiquent , se découvrant au fil du temps à travers les commentaires échangés lors de leurs publications. 

Au fil du temps, des affinités se dessinent, les idées surgissent peu à peu...

Elles se concrétisent, résultat d'une complicité forgée à travers les échanges et les partages.

Les duos pinceau-plume et plume-pinceau sont le fruit de l'assiduité dans le partage, ils ne peuvent s'improviser ...

Robert Paul et moi-même vous invitons à découvrir quelques-uns de ces partenariats.

Une sélection de beaux partenariats d'Arts et Lettres. Saison 2013.

" Mon arbre", partenariat poésie et photo entre les membres Arts et Lettres, sur deux poèmes de Gilbert Czuly-Msczanowski.

"Nids de brume" illustré par "Mésange en hiver"

Ils sont également consignés, par ordre chronologique, dans les commentaires du groupe partenariats.

En espérant avoir pu répondre à vos attentes, 

Robert Paul et moi-même vous souhaitons une année remplie de belle créativité et de succès artistiques et littéraires.

Liliane Magotte

Responsable Partenariats

Arts

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Lettres

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administrateur partenariats

 

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Jean-Michel Folon

"Songe d'une nuit d'été "

Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Liliane Magotte

" Lunes fortunes "

Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Chantal Longeon

" La nudité "

Présentation d'un poème de Jacqueline Gilbert

sur une aquarelle de Gisèle Seyller

" Téthys la mémoire de la mer "

Partenariat poésie-peinture de Michel Lansardière et Chantal Roussel


 

 " Une petite touriste"

Partenariat poésie-peinture de Fabienne Vereecken et Adyne Gohy

" Eau et feu "

Partenariat poésie-peinture de Sandra Dulier et Chantal Roussel

 

" Sommeil d'amour "

Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Claude Hardenne

 

 

" Est-ce què vos mè r’connichez co bin "

Partenariat poésie-peinture de Claudine Quertinmont et Charles De Wit

 

 

" Phénix blanc "

Partenariat poésie-peinture de Claudine Quertinmont et Andrée Hiar

 

 

" Moderne aruspice "

Partenariat poésie-peinture de Claudine Quertinmont et Charles De Wit

" Ombres lunaires "

Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Chantal Longeon

" Prélude "

Partenariat poésie-peinture de Sandra Dulier et Adyne Gohy

" Bouleau au doux Amour et Vénus dédié "

Partenariat poésie-peinture de Rébecca Terniak et Liliane Magotte

" Lune coquelicot "

 Partenariat peinture-poésie de Joelle Diehl et Chantal Longeon

 

" Armageddon "

Partenariat poésie - peinture de Claudine Quertinmont

et Jean-Yves Le Breton

 

 

" Crépuscule" , l'âme au coeur.

Interprétations peinture-poésie entre les artistes d'Arts et Lettres

" Mouvance"

Correspondance des oeuvres entre Claude Hardenne

et Suzanne Walther-Siksou

" Si mémoire se lève "

Présentation d'un poème de Jacqueline Gilbert sur une aquarelle de Adyne Gohy


 

"L'âme est une larme"

Partenariat poésie - peinture de Michel Lansardière et Chantal Roussel

 

 

" Une âme"

Présentation d'un poème de Joelle Diehl

sur une aquarelle de Claude Caretta

 

 

"La muse de la vieille dame"

Partenariat peinture - poésie de Jacqueline De Ro 

et Suzanne Walther-Siksou

 

 

"Chute vespérale"

Partenariat poésie - photo de Sandra Dulier et Rebecca Terniak

 

 

"Démonia"

Partenariat poésie - peinture de Claudine Quertinmont et Adyne Gohy

 

 

"L'hiver"

Partenariat poésie - peinture de Rebecca Terniak et Liliane Magotte

 

 

" Le violon blanc "

Partenariat poésie - peinture de Claudine Quertinmont

et Maria Teresa Bertina

 

 

" Ailleurs "

Partenariat poésie - peinture de Joelle Diehl et Chantal Longeon

Un partenariat d'

Arts
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Lettres

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LE DON

C’est une femme nue
Et jeune et qui se fend
De temps en temps pour toi
En deux comme un fruit mûr

C’est une femme fruit
Dans l’immensité bleue
Qui brèche se défait
Au fil nu du plaisir

C’est une femme livre
Et qui s’ouvre à la page
Exacte du savoir
Et de tout l’or du monde

Et je goûte en ses bras
Le bonheur d’être là
Le bonheur d’être là
O femme qui se livre

(inédit)

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L’ENFANTEMENT DES POSSIBLES

Du 22-02 au 11-03-12, se tient à l’Espace Art Gallery une exposition intitulée « Les artistes de le Ligue des Insuffisants Rénaux ».

Organisée par M. Philippe Vroye, membre du Conseil d’Administration de la Ligue et lui-même artiste et patient, cette exposition présente une somme d’œuvres principalement réalisées par des créateurs aux talents divers, atteints de pathologies rénales ou ayant un lien avec le milieu médical.


Parmi ceux-ci, il convient de signaler trois personnalités fort intéressantes.


Madame Marianne Modave nous présente un ensemble de quatre tableaux chacun représentant le visage d’un personnage hindou.

L’artiste affirme qu’il n’y a pas de plus belles couleurs qu’en Inde, pays qu’elle connaît bien pour l’avoir sillonné souvent. Elle entretient avec la culture hindoue un rapport particulier.

En effet, l’approche qu’elle en retient résulte d’une émotion particulière, aux antipodes d’un orientalisme « classique ». Chez elle, tout est étude chromatique. Et son chromatisme est déjà particulier dans son traitement, en ce sens qu’il s’agit de quatre études représentant quatre faciès noirs, se détachant sur un fond sombre.

Marianne Modave nous offre les images parlantes d’un dialogue à la fois intérieur et gestuel. Un jeu de mains fort expressif soutient les tableaux n° 11 (50 x 50 cm) et n° 12 (50 x 50 cm)  représentant à la fois une femme et un homme. La femme serre un tissus blanc entre les mains tandis que l’homme, à l’intérieur de l’autre tableau, semble lui répondre en tendant les siennes vers le visiteur. Les visages contiennent une immense expressivité, à la fois dans le factuel comme dans l’intime. Une richesse intérieure les habite. Une richesse que l’on ne peut traduire qu’en interrogeant sa propre humanité. Dans l’œuvre de Marianne Modave l’expression se traduit tant dans l’expression saisissante que dans la pensée méditative. Les tableaux n° 13 (50 x 50 cm) et n° 14 intitulé « THEKKADY ET ALLEPEY » (50 x 70 cm) nous offrent chacun un visage féminin, les yeux clos par le silence de l’introspection. Le personnage de « THEKKADY ET ALLEPEY » est placé devant un miroir. L’effet est saisissant : le personnage et son reflet. Du fait que ce dernier se détache sur un fond sombre, en modifiant la restitution des couleurs (vivantes pour la femme se regardant, ternes, presque mortes en ce qui concerne son reflet) cela confère l’illusion qu’il y a en réalité deux personnages. Mais parler d’ « illusion » est-ce vraiment correct ? Ne serait-il pas plus juste de parler de « maya » (expression hindoue incorrectement traduite dans l’esprit occidental par « illusion »). La femme et son reflet existent tous deux. L’un est consubstantiel de l’autre. L’un porte l’autre dans l’enfantement de l’œuvre.

Marianne Modave qui est infirmière de profession a fréquenté l’Académie des Beaux-Arts de Namur. Sa technique est principalement basée sur l’aquarelle. Elle utilise, dans un premier temps, le pastel sec sur papier aquarelle de 300 grammes pouvant recevoir de l’eau, qu’elle mouille par la suite dans le but de fixer les pigments. Cette alchimie chromatique permet de mettre en exergue des oppositions saisissantes par une belle et intelligente utilisation des contrastes (filets de tissus pendant sur la main de la femme du tableau n° 11, dessins sur le châle du personnage (n° 12) réalisé par une trame en tissus posée à même la toile, créant ainsi un superbe jeu de pointillés, à la fois saillants et discrets.

L’œuvre de Marianne Modave témoigne d’une expérience humaine très forte qui se traduit par le plus beau des vestiges en perpétuel devenir : celui du visage humain. 

Quelques oeuvres de Marianne Modave 

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L’œuvre picturale de Madame Fabienne Christyn se traduit principalement par la représentation, ou plus exactement, par la mise en scène du personnage du Fou.

Le « Fou » nous renvoie à une multitude de souvenirs et concepts. La fable nous revient en mémoire ainsi que l’épopée chevaleresque ou le roman picaresque qui nous montrent le Fou du Roy qui par son ironie brave le pouvoir.

Le Fou c’est aussi celui qui brave la fadeur du temps en faisant fi de la mort.

Le Fou c’est en quelque sorte l’âme du cirque.

Mais le Fou c’est également celui qui par sa témérité imbécilité et dangereuse déclenche une catastrophe nucléaire ou écologique en défiant l’intelligence.

Cette conception du Fou est à la base du discours philosophique de l’artiste.

Mais il s’agit ici d’un Fou sans identité propre (si l’on peut dire) puisque tout en lui se résume à une frêle silhouette de rouge vêtue. Son visage est inexistant et se fond dans le décor. Néanmoins, il existe en tant que conception d’un monde qui traverse le temps dans un labyrinthe absurde qui nous ramène à la condition humaine.

Fabienne Christyn insiste pour que non pas le « visiteur » mais bien le « téléspectateur » entre dans la folie de son monde. Il y a donc une dimension, si l’on veut, « ludique » en ce sens que le Fou en représentation se meut à l’intérieur d’un spectacle qui, en quelque sorte, n’est pas sans rappeler la Commedia dell’Arte dans un univers moderne. Car il y a dans ses compositions un goût bien certain pour la mise en scène. Le Fou jongle avec des quilles (« JONGLE DE QUILLES » - 50 x 60 cm), marche le long d’un damier sur lequel sont posées des sabliers exprimant l’absurdité de l’existence dans le temps passant « LE TEMPS FUIT SANS RETOUR «    (80 x 80 cm).

Le Fou c’est aussi l’univers du cirque. Fabienne Christyn avoue avoir été fascinée dans le passé par la venue du « Cirque Plume », un cirque français qui lui a distillé la magie des jongleurs et des baladins.

L’univers dans lequel évolue le Fou est essentiellement géométrique. La sphère, le cube, le polygone sont les ingrédients de ce théâtre de l’absurde.

L’artiste qui est également sculpteur et céramiste s’exprime par la peinture à l’huile.

Elle a fréquenté l’Académie des Beaux-Arts de Namur.


Quelques oeuvres de Fabienne Christyn

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Le Bleu…le grand Bleu !  Tel est l’univers de  Madame Anny Van Gorp. Nous sommes dans les fonds marins. L’artiste nous offre des variations symphoniques sur la note bleue, rehaussée d’éclairs de lumière comme pour signifier la présence chaleureuse d’un soleil ou pour accentuer l’abîme d’un vertige. Le bleu dans tous ses états. Inutile d’insister sur le fait que c’est sa couleur préférée ! Anny Van Gorp éprouve un grand amour pour l’eau. Elle dépeint l’univers marin tant dans le calme « ANGELUS » (70 x 60 cm) qu’en pleine révolution « OCEAN » ( 50 x 50 cm)  « QUO VADIS « (70 x 70 cm).

Mais est-ce encore l’océan que cet univers azur ? La mise en matière d’un état d’âme prend souvent l’image des éléments transcendés. Ce qui nous donne l’opportunité de nous interroger sur le sens de l’image en ce qu’elle a (ou n’a pas) de « figuratif ». Si par ce terme l’on entend la présence de la « figure humaine », on peut gloser à l’infini car la « figure humaine »  se retrouve dans les méandres les plus inexplorés de l’abstraction. Ce Bleu que Anny Van Gorp décline sur la toile est semblable à une Terra Incognita au centre de laquelle se trame l’Etre créant aux limites de ses forces.

L’artiste avoue sa profonde admiration pour le peintre chinois Zao Wou-Ki. L’œuvre de ce dernier lui a inspiré cet univers chromatique à dominante bleue. Néanmoins, Anny Van Gorp se distingue de Zao Wou-Ki en ce sens que ses compositions exposées à l’Espace Art Gallery sont plus épurées que celles de l’artiste chinois, ces dernières étant globalement plus chargées dans leur graphisme.

A la question perfide : « que voudriez-vous que le visiteur retienne de votre œuvre ? » Anny Van Gorp répond qu’elle aimerait qu’il se sente libre de déployer son imaginaire au fil de cette eau bleue aux humeurs changeantes. 

L’artiste a fréquenté l’Académie de Braine-l’Alleud.


Quelques oeuvres de Anny Van Gorp 


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Le vernissage de cette exposition a eu lieu le mercredi 22-02. L’Espace Art Gallery était bondé.

 Il a fallu se frayer un chemin entre les visiteurs pour essayer d’entrer en contact avec les œuvres et les artistes. Heureusement, l’atmosphère était bercée par les vibrations magiques de la charmante et talentueuse harpiste bretonne Françoise Marquet qui nous a offert un florilège d’airs celtiques et du Moyen-Age tout droit sortis de la forêt de Brocéliande. Sa prestation a largement contribué à la réussite du vernissage dont le but, rappelons-le, est celui d’encourager l’effort créatif des différents artistes appartenant à la Ligue des Insuffisants Rénaux dont la vie n’est pas toujours aisée suite aux séquelles de leurs pathologies. Néanmoins, cette exposition prouve que malgré les épreuves qu’ils traversent, la puissance de la création l’emporte sur tout le reste, leur assurant la voie dans l’enfantement des possibles.

Françoise Marquet
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 François L. Speranza.


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" Orchidée " aquarelle d'Adyne Gohy

 

Prélude

 

Orchidée papillon,

Fleur de passion,

Tes ailes graciles,

Calmes et indociles

Légères se lissent.

Tes couleurs ravissent

Mon cœur délicat

Couleur grenat,

Ourlées au Jardin d’Eden

Par une nature magicienne,

Tes symphonies enchantent

De courbures lentes

Nos séjours tempérés.

Hampe sacrée,

Lumière tropicale,

Feu de vestale,

Ta sensualité colore

Nos hivers inodores.

Sous ton regard, j’entends

Un violon envoûtant.

Notes et parfums…

Musicalité d’un matin.

 

Sandra Dulier

 Un partenariat

Arts 
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Les Bergers

une aquarelle d'ADYNE GOHY

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a inspiré

Les Bergers

Haïkus

de

RAYMOND MARTIN

 

Lune montante lune descendante

Allure peu ordinaire

Frissons du ciel

 

Bâtons assurés

Mains fermes nez au vent

Casquette de travers   

 

Cheminement incertain

Ciel grave sombre

Pierres roulantes

 

Enigme de la nuit

Hiboux aphone

Clair de lune énigmatique

 

Formes hideuses exprimées

Horizon voilé d’inquiétude

Sonne le gave impérial

 

Au coup de nez

Comptés moutons empressés

Chien gardien vigilant

 

Pluie amère

Bergers transpercés de froid

Loin l’odeur du café

 

Transhumance éternelle

Clair de ciel enneigé

Chemin poudreux destin lointain

 

Bruissement des sapins

Ombres devinées barrières ouvertes

Arche des ponts centenaires

 

Ciel moutonneux

Sentier de pierraille

Moutons broutant l’herbage

 

Lacs neigeux vairons  affamés

Isards sautillant  

Rochers escarpés lac frémissant

 

Brume emprisonnant la vallée

Verte en soleil d’été

Noirâtre à l’appel du loup

 

Goupil en chasse

Musaraigne en haleine

Mulot  léthargique

 

Rosée perlée du matin

Sur le museau du Patou

Chien heureux troupeau bien gardé

 

Bergers rassurés

Halte au bout du chemin

Pain café saucisson châtaignes  grillées

 

La bergerie embaumée

Âtre scintillant de ses feux follets

Lait caillé fromage espéré

 

 

Raymond Martin

Juillet 2015

 

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

 

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L’arbre au fond du jardin

Je ne ferai pas ce voyage
j’irai jusqu’à l’arbre
au fond du jardin
qui m’amènera plus loin

il me racontera son histoire
de feuilles d’oiseaux
de vent et d’éternité
je lirai à voix haute des poèmes
sur les choses perdues
nos rêves éperdus
le temps retrouvé

le soir tombé
une paix nous gagnera
qui n’aura rien à voir
avec le sommeil
......................................
Martine Rouhart

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EPIPHANIE

01

🌟✨💫💥🌟ILS SON EN CHEMIN, LES ROIS MAGES
VERS L'ESSENTIEL EN CE MONDE,
ET NOUS AUSSI GUIIDÉS PAR L'ÉTOILE 🌟
DE L'ESPÉRANCE QUI SOURIT AUX CIEUX 💫😇
TOUS MES VOEUX CHALEUREUX
AUX AMIS D'ARTS ET LETTRES
A LILIANE ET ROBERT PAUL
SANTÉ ET SUCCÈS !

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DANS QUELQUE JOURS...2021!

Et puisque vivre est assurément un risque

Je veux vous souhaiter un futur fantastique!

Que la saveur du temps reprenne enfin ses droits

Que courage ressurgisse et que l'amour flamboie!

Et puisque j'ai l'espoir bien chevillé au corps

Jamais ne renoncerai et tant pis si ja'i tort!

Car puisqu'il est bien vrai que l'inutile est beau

Pour vous, sans me lasser, l'inventerai les mots...

Sont minuscules et forts quand ils brisent le silence

Qu'ils tâchent la page blanche repoussant la démence...

Venus du fond du cœur, ils s'offrent malgré eux!

Et murmurent langoureux... bienvenue aux jours heureux!

J.G.

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Pensées vers vous !

En cette fin d'année particulière, éprouvante, je confie à "mon" petit rouge-gorge, notre message d' un Doux Noël, pour vous et vos proches.

Qu'il soit porteur d'espoir, de bonheur et de belle santé pour 2021 !

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Faut que tu me reviennes.

(Lettre d'un auteur à son comédien)

Tu es mon artiste, il faut que tu me reviennes.
Je suis un peu triste, faut que je me retienne.

J'aurais bien voulu que tu sois assis là.
Parce que j'avais encore des choses à te lire.

J'aurais bien voulu pouvoir encore une fois observer ta façon d'être.
Parce que c'est ta bouche que j'avais choisie pour réciter mes textes.

Ce n’est que ton timbre d’homme qui colle à mes mots
Il n'y a que toi qui puisses faire vivre mes nouveaux écrits.

J'aurais bien voulu que tu sois présent chez le photographe.
Parce que c'est toi que j'ai choisi pour la couverture de mon roman.

J'aurais bien voulu que tu ne m'oublies pas si vite.
Parce que dans mon histoire, chaque paragraphe est pour toi. .

J'aurais bien voulu que tu m'accordes encore quelques minutes.
Pour pouvoir écouter ta voix, réciter mes plus beaux poèmes.

J'aurais bien voulu que tu me reviennes.
Pour faire un nouveau test sur scène.

J'aurais bien voulu que tu participes à cette tournée imaginaire.
Comme autrefois, jouir de ces applaudissements a tue tête.

J'aurais bien voulu marcher à tes cotés.
Former une ombre grâce à toi, mon étoile. 

Grâce à toi, mon étoile. 

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Jean-Louis Crousse (14 février 1932 - 31 décembre 2008) me fut ami. Je tiens ici à évoquer quelques-uns de ses textes en souvenance de notre belle amitié.

Je lui ai consacré un de mes CD-ROM sur les écrivains contemporains contemporains belges que j'ai évoqué dans ma série de 74 CD-ROM  "Le Testament des Poètes".

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Jean-Louis Crousse

C. cisèle ses incertitudes, ses questionnements et ses bifurcations jusqu'au plus profond des ombres et désespérances. Il nous donne à entendre un sourire sur la vie et un chant sur le ténu. Son hésitante passion, son frêle phrasé et sa malice font sourire les sens des mots, comme des dons qui accroissent et renouvellent nos fugitives intuitions. C’est aussi un David qui catapulte sa bonne graine dans l’œil d’un Goliath dont le grotesque pouvoir est biffé à l’agenda de nos projets. C., poète, comme anathème en sourdine, pour conspuer les pompes du spectaculaire. Un « long hiver » traversé de multiples saisons, d’exploits de troubadour. C. l’a intensément murmurée, sa cantilène. Voyez-vous, il est dans l'air...

Robert Paul

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Ce merveilleux troubadour nous laisse des livres de poésie, des textes inoubliables, comme par exemple "Les funambules d'amour' (1987)

« On disait d’eux, on les appelait les funambules d’amour, toujours sur les places des villages au solstice de l’été ils déroulaient une sorte de câble un gros fil dont ils ne se séparaient jamais et très attentifs, ils étudiaient la configuration des lieux les maisons les arbres et puis ils déployaient ce fil ce cordage quelque part ils le tendaient entre deux arbres précisément et l’un de ceux-ci pour le temps de l’acrobatie portait le nom de hasard et l’autre celui de nécessité.

Puis tous accouraient recherchaient les coins d’ombres et regardaient. L’église était pour la circonstance éclairée et de même toutes les maisons du village. Seul restait lumineusement sombre l’espace qui séparait les deux danseurs de corde. Alors partant chacun d’un de ces arbres ils se rejoignaient silencieusement lentement au centre de la place au point central de ce fil et là au cœur de la nuit la plus courte ils s’embrassaient silencieusement lentement et ensuite revenaient à reculons à leur point de départ. On disait d’eux on les appelait les funambules d’amour. »
Forest, le 25 mars 1987.

Ces funambules d’amour sont encore évoqués dans un très beau texte du « Voyage léger », toujours sur ce fond de ces effleurements d’ailes, de la musique fragile qui nous rendait ce poète si cher « et vous aussi, les (…) funambules qui vous embrassez en toute quiétude à cinquante mètres du sol – asseyez-vous à mes côtés, ensemble nous guettons ce moment où s’arrête, et médite, et s’apprête, d’un air fragile, on dirait, d’un coup d’ailes traversant le siècle une sorte de musique, de pensée, peut-être, au rebord parfois désolé du monde »

Seront évoqués :

 

Dix recueils de poésie, lesquels forment, selon le poète, un ensemble musical, une œuvre unique en cinq mouvements :

 

-En prologue :

 

Mille gris, (MG) Ed. St-Germain des prés, 1983

 

Que faire d’un lampe, il pleut, le jour se lève, Ed. St-Germain des prés, 1986

 

 

-En mouvement lyrique :

 

Le vif, l’à peine, (LVL’P), Ed. Chambelland, 1988

 

 Le voyage léger (LVL), Ed. Galerie Racine, 1990

 

 

-En divertimento

 

Incertitudes (I), Ed. Art pluriel, 1991

 

Sentes et sources (S&S), Ed. Art pluriel, 1993

 

 

-En mouvement méditatif (prose poétique)

 

 

Du plus bas parler, (DPBP), Ed. Racine, 1993

 

 

La nuit diamantine, Ed. du Grill, La Hulpe, 1996

 

 

-En épilogue :

 

 Fumée sur papier, Ed. de l'Acanthe, Namur, 1996

 

Feuillage et silence, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2000, Préface d'Adolphe Grégoire

  

 

Un livre d’invitation au voyage poétique :

 

Aller là-bas, Propos, Ed. de l'Acanthe, Namur, 1997, Préface de Joseph Bodson

 

 

Un journal :

 

Long hiver, Ed. Les Elytres, 2002, Préface de Jean Dumortier

A suivre pour d'autres évocations de ses beaux recueils de poésie.

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C'EST FOU !

C'est un bizarre Noël

Celui de cette année...

Penser la vie est belle

Semble une drôle d'idée!

Privés de liberté

De plaisirs, de câlins

De tristesse inondés

Comment rêver demain?

Juste en disant : je t'aime

Envers et contre tout!

Anesthésier sa peine

Car oui, vivre c'est fou!

J.G.

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E P A VE S (aquarelle au Crotoy)

Jouets d'une tempête imaginaire et sombre
Et couchés à jamais levant haut leurs étraves
Dérisoire érection vers le ciel qui les lave
Rêvant dans leurs flancs creux de naufrages sans nombre

Au creux des verts polders somnolent les épaves
Jalousant leurs frères les navires qui sombrent
Chargés de gloire et de lumière - A eux l'ombre
De l'oubli peu à peu qui les couvre de bave

Cette bave putride usant leur cimetière
Pas marin pour un sou - Ah! vivre encore entier
De rapt en abordage au temps des flibustiers

Et puis infiniment brûler sous les sabords
Et couler d'un seul coup pour faire sa litière
Au creux de l'Océan couvert de gloire et d'or

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