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L’ENFANTEMENT DES POSSIBLES

Du 22-02 au 11-03-12, se tient à l’Espace Art Gallery une exposition intitulée « Les artistes de le Ligue des Insuffisants Rénaux ».

Organisée par M. Philippe Vroye, membre du Conseil d’Administration de la Ligue et lui-même artiste et patient, cette exposition présente une somme d’œuvres principalement réalisées par des créateurs aux talents divers, atteints de pathologies rénales ou ayant un lien avec le milieu médical.


Parmi ceux-ci, il convient de signaler trois personnalités fort intéressantes.


Madame Marianne Modave nous présente un ensemble de quatre tableaux chacun représentant le visage d’un personnage hindou.

L’artiste affirme qu’il n’y a pas de plus belles couleurs qu’en Inde, pays qu’elle connaît bien pour l’avoir sillonné souvent. Elle entretient avec la culture hindoue un rapport particulier.

En effet, l’approche qu’elle en retient résulte d’une émotion particulière, aux antipodes d’un orientalisme « classique ». Chez elle, tout est étude chromatique. Et son chromatisme est déjà particulier dans son traitement, en ce sens qu’il s’agit de quatre études représentant quatre faciès noirs, se détachant sur un fond sombre.

Marianne Modave nous offre les images parlantes d’un dialogue à la fois intérieur et gestuel. Un jeu de mains fort expressif soutient les tableaux n° 11 (50 x 50 cm) et n° 12 (50 x 50 cm)  représentant à la fois une femme et un homme. La femme serre un tissus blanc entre les mains tandis que l’homme, à l’intérieur de l’autre tableau, semble lui répondre en tendant les siennes vers le visiteur. Les visages contiennent une immense expressivité, à la fois dans le factuel comme dans l’intime. Une richesse intérieure les habite. Une richesse que l’on ne peut traduire qu’en interrogeant sa propre humanité. Dans l’œuvre de Marianne Modave l’expression se traduit tant dans l’expression saisissante que dans la pensée méditative. Les tableaux n° 13 (50 x 50 cm) et n° 14 intitulé « THEKKADY ET ALLEPEY » (50 x 70 cm) nous offrent chacun un visage féminin, les yeux clos par le silence de l’introspection. Le personnage de « THEKKADY ET ALLEPEY » est placé devant un miroir. L’effet est saisissant : le personnage et son reflet. Du fait que ce dernier se détache sur un fond sombre, en modifiant la restitution des couleurs (vivantes pour la femme se regardant, ternes, presque mortes en ce qui concerne son reflet) cela confère l’illusion qu’il y a en réalité deux personnages. Mais parler d’ « illusion » est-ce vraiment correct ? Ne serait-il pas plus juste de parler de « maya » (expression hindoue incorrectement traduite dans l’esprit occidental par « illusion »). La femme et son reflet existent tous deux. L’un est consubstantiel de l’autre. L’un porte l’autre dans l’enfantement de l’œuvre.

Marianne Modave qui est infirmière de profession a fréquenté l’Académie des Beaux-Arts de Namur. Sa technique est principalement basée sur l’aquarelle. Elle utilise, dans un premier temps, le pastel sec sur papier aquarelle de 300 grammes pouvant recevoir de l’eau, qu’elle mouille par la suite dans le but de fixer les pigments. Cette alchimie chromatique permet de mettre en exergue des oppositions saisissantes par une belle et intelligente utilisation des contrastes (filets de tissus pendant sur la main de la femme du tableau n° 11, dessins sur le châle du personnage (n° 12) réalisé par une trame en tissus posée à même la toile, créant ainsi un superbe jeu de pointillés, à la fois saillants et discrets.

L’œuvre de Marianne Modave témoigne d’une expérience humaine très forte qui se traduit par le plus beau des vestiges en perpétuel devenir : celui du visage humain. 

Quelques oeuvres de Marianne Modave 

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L’œuvre picturale de Madame Fabienne Christyn se traduit principalement par la représentation, ou plus exactement, par la mise en scène du personnage du Fou.

Le « Fou » nous renvoie à une multitude de souvenirs et concepts. La fable nous revient en mémoire ainsi que l’épopée chevaleresque ou le roman picaresque qui nous montrent le Fou du Roy qui par son ironie brave le pouvoir.

Le Fou c’est aussi celui qui brave la fadeur du temps en faisant fi de la mort.

Le Fou c’est en quelque sorte l’âme du cirque.

Mais le Fou c’est également celui qui par sa témérité imbécilité et dangereuse déclenche une catastrophe nucléaire ou écologique en défiant l’intelligence.

Cette conception du Fou est à la base du discours philosophique de l’artiste.

Mais il s’agit ici d’un Fou sans identité propre (si l’on peut dire) puisque tout en lui se résume à une frêle silhouette de rouge vêtue. Son visage est inexistant et se fond dans le décor. Néanmoins, il existe en tant que conception d’un monde qui traverse le temps dans un labyrinthe absurde qui nous ramène à la condition humaine.

Fabienne Christyn insiste pour que non pas le « visiteur » mais bien le « téléspectateur » entre dans la folie de son monde. Il y a donc une dimension, si l’on veut, « ludique » en ce sens que le Fou en représentation se meut à l’intérieur d’un spectacle qui, en quelque sorte, n’est pas sans rappeler la Commedia dell’Arte dans un univers moderne. Car il y a dans ses compositions un goût bien certain pour la mise en scène. Le Fou jongle avec des quilles (« JONGLE DE QUILLES » - 50 x 60 cm), marche le long d’un damier sur lequel sont posées des sabliers exprimant l’absurdité de l’existence dans le temps passant « LE TEMPS FUIT SANS RETOUR «    (80 x 80 cm).

Le Fou c’est aussi l’univers du cirque. Fabienne Christyn avoue avoir été fascinée dans le passé par la venue du « Cirque Plume », un cirque français qui lui a distillé la magie des jongleurs et des baladins.

L’univers dans lequel évolue le Fou est essentiellement géométrique. La sphère, le cube, le polygone sont les ingrédients de ce théâtre de l’absurde.

L’artiste qui est également sculpteur et céramiste s’exprime par la peinture à l’huile.

Elle a fréquenté l’Académie des Beaux-Arts de Namur.


Quelques oeuvres de Fabienne Christyn

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Le Bleu…le grand Bleu !  Tel est l’univers de  Madame Anny Van Gorp. Nous sommes dans les fonds marins. L’artiste nous offre des variations symphoniques sur la note bleue, rehaussée d’éclairs de lumière comme pour signifier la présence chaleureuse d’un soleil ou pour accentuer l’abîme d’un vertige. Le bleu dans tous ses états. Inutile d’insister sur le fait que c’est sa couleur préférée ! Anny Van Gorp éprouve un grand amour pour l’eau. Elle dépeint l’univers marin tant dans le calme « ANGELUS » (70 x 60 cm) qu’en pleine révolution « OCEAN » ( 50 x 50 cm)  « QUO VADIS « (70 x 70 cm).

Mais est-ce encore l’océan que cet univers azur ? La mise en matière d’un état d’âme prend souvent l’image des éléments transcendés. Ce qui nous donne l’opportunité de nous interroger sur le sens de l’image en ce qu’elle a (ou n’a pas) de « figuratif ». Si par ce terme l’on entend la présence de la « figure humaine », on peut gloser à l’infini car la « figure humaine »  se retrouve dans les méandres les plus inexplorés de l’abstraction. Ce Bleu que Anny Van Gorp décline sur la toile est semblable à une Terra Incognita au centre de laquelle se trame l’Etre créant aux limites de ses forces.

L’artiste avoue sa profonde admiration pour le peintre chinois Zao Wou-Ki. L’œuvre de ce dernier lui a inspiré cet univers chromatique à dominante bleue. Néanmoins, Anny Van Gorp se distingue de Zao Wou-Ki en ce sens que ses compositions exposées à l’Espace Art Gallery sont plus épurées que celles de l’artiste chinois, ces dernières étant globalement plus chargées dans leur graphisme.

A la question perfide : « que voudriez-vous que le visiteur retienne de votre œuvre ? » Anny Van Gorp répond qu’elle aimerait qu’il se sente libre de déployer son imaginaire au fil de cette eau bleue aux humeurs changeantes. 

L’artiste a fréquenté l’Académie de Braine-l’Alleud.


Quelques oeuvres de Anny Van Gorp 


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Le vernissage de cette exposition a eu lieu le mercredi 22-02. L’Espace Art Gallery était bondé.

 Il a fallu se frayer un chemin entre les visiteurs pour essayer d’entrer en contact avec les œuvres et les artistes. Heureusement, l’atmosphère était bercée par les vibrations magiques de la charmante et talentueuse harpiste bretonne Françoise Marquet qui nous a offert un florilège d’airs celtiques et du Moyen-Age tout droit sortis de la forêt de Brocéliande. Sa prestation a largement contribué à la réussite du vernissage dont le but, rappelons-le, est celui d’encourager l’effort créatif des différents artistes appartenant à la Ligue des Insuffisants Rénaux dont la vie n’est pas toujours aisée suite aux séquelles de leurs pathologies. Néanmoins, cette exposition prouve que malgré les épreuves qu’ils traversent, la puissance de la création l’emporte sur tout le reste, leur assurant la voie dans l’enfantement des possibles.

Françoise Marquet
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 François L. Speranza.


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" Orchidée " aquarelle d'Adyne Gohy

 

Prélude

 

Orchidée papillon,

Fleur de passion,

Tes ailes graciles,

Calmes et indociles

Légères se lissent.

Tes couleurs ravissent

Mon cœur délicat

Couleur grenat,

Ourlées au Jardin d’Eden

Par une nature magicienne,

Tes symphonies enchantent

De courbures lentes

Nos séjours tempérés.

Hampe sacrée,

Lumière tropicale,

Feu de vestale,

Ta sensualité colore

Nos hivers inodores.

Sous ton regard, j’entends

Un violon envoûtant.

Notes et parfums…

Musicalité d’un matin.

 

Sandra Dulier

 Un partenariat

Arts 
12272797098?profile=originalLettres

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Les Bergers

une aquarelle d'ADYNE GOHY

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a inspiré

Les Bergers

Haïkus

de

RAYMOND MARTIN

 

Lune montante lune descendante

Allure peu ordinaire

Frissons du ciel

 

Bâtons assurés

Mains fermes nez au vent

Casquette de travers   

 

Cheminement incertain

Ciel grave sombre

Pierres roulantes

 

Enigme de la nuit

Hiboux aphone

Clair de lune énigmatique

 

Formes hideuses exprimées

Horizon voilé d’inquiétude

Sonne le gave impérial

 

Au coup de nez

Comptés moutons empressés

Chien gardien vigilant

 

Pluie amère

Bergers transpercés de froid

Loin l’odeur du café

 

Transhumance éternelle

Clair de ciel enneigé

Chemin poudreux destin lointain

 

Bruissement des sapins

Ombres devinées barrières ouvertes

Arche des ponts centenaires

 

Ciel moutonneux

Sentier de pierraille

Moutons broutant l’herbage

 

Lacs neigeux vairons  affamés

Isards sautillant  

Rochers escarpés lac frémissant

 

Brume emprisonnant la vallée

Verte en soleil d’été

Noirâtre à l’appel du loup

 

Goupil en chasse

Musaraigne en haleine

Mulot  léthargique

 

Rosée perlée du matin

Sur le museau du Patou

Chien heureux troupeau bien gardé

 

Bergers rassurés

Halte au bout du chemin

Pain café saucisson châtaignes  grillées

 

La bergerie embaumée

Âtre scintillant de ses feux follets

Lait caillé fromage espéré

 

 

Raymond Martin

Juillet 2015

 

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

 

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L’arbre au fond du jardin

Je ne ferai pas ce voyage
j’irai jusqu’à l’arbre
au fond du jardin
qui m’amènera plus loin

il me racontera son histoire
de feuilles d’oiseaux
de vent et d’éternité
je lirai à voix haute des poèmes
sur les choses perdues
nos rêves éperdus
le temps retrouvé

le soir tombé
une paix nous gagnera
qui n’aura rien à voir
avec le sommeil
......................................
Martine Rouhart

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EPIPHANIE

01

🌟✨💫💥🌟ILS SON EN CHEMIN, LES ROIS MAGES
VERS L'ESSENTIEL EN CE MONDE,
ET NOUS AUSSI GUIIDÉS PAR L'ÉTOILE 🌟
DE L'ESPÉRANCE QUI SOURIT AUX CIEUX 💫😇
TOUS MES VOEUX CHALEUREUX
AUX AMIS D'ARTS ET LETTRES
A LILIANE ET ROBERT PAUL
SANTÉ ET SUCCÈS !

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DANS QUELQUE JOURS...2021!

Et puisque vivre est assurément un risque

Je veux vous souhaiter un futur fantastique!

Que la saveur du temps reprenne enfin ses droits

Que courage ressurgisse et que l'amour flamboie!

Et puisque j'ai l'espoir bien chevillé au corps

Jamais ne renoncerai et tant pis si ja'i tort!

Car puisqu'il est bien vrai que l'inutile est beau

Pour vous, sans me lasser, l'inventerai les mots...

Sont minuscules et forts quand ils brisent le silence

Qu'ils tâchent la page blanche repoussant la démence...

Venus du fond du cœur, ils s'offrent malgré eux!

Et murmurent langoureux... bienvenue aux jours heureux!

J.G.

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Pensées vers vous !

En cette fin d'année particulière, éprouvante, je confie à "mon" petit rouge-gorge, notre message d' un Doux Noël, pour vous et vos proches.

Qu'il soit porteur d'espoir, de bonheur et de belle santé pour 2021 !

                                                   12273354463?profile=original

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Faut que tu me reviennes.

(Lettre d'un auteur à son comédien)

Tu es mon artiste, il faut que tu me reviennes.
Je suis un peu triste, faut que je me retienne.

J'aurais bien voulu que tu sois assis là.
Parce que j'avais encore des choses à te lire.

J'aurais bien voulu pouvoir encore une fois observer ta façon d'être.
Parce que c'est ta bouche que j'avais choisie pour réciter mes textes.

Ce n’est que ton timbre d’homme qui colle à mes mots
Il n'y a que toi qui puisses faire vivre mes nouveaux écrits.

J'aurais bien voulu que tu sois présent chez le photographe.
Parce que c'est toi que j'ai choisi pour la couverture de mon roman.

J'aurais bien voulu que tu ne m'oublies pas si vite.
Parce que dans mon histoire, chaque paragraphe est pour toi. .

J'aurais bien voulu que tu m'accordes encore quelques minutes.
Pour pouvoir écouter ta voix, réciter mes plus beaux poèmes.

J'aurais bien voulu que tu me reviennes.
Pour faire un nouveau test sur scène.

J'aurais bien voulu que tu participes à cette tournée imaginaire.
Comme autrefois, jouir de ces applaudissements a tue tête.

J'aurais bien voulu marcher à tes cotés.
Former une ombre grâce à toi, mon étoile. 

Grâce à toi, mon étoile. 

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Jean-Louis Crousse (14 février 1932 - 31 décembre 2008) me fut ami. Je tiens ici à évoquer quelques-uns de ses textes en souvenance de notre belle amitié.

Je lui ai consacré un de mes CD-ROM sur les écrivains contemporains contemporains belges que j'ai évoqué dans ma série de 74 CD-ROM  "Le Testament des Poètes".

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Jean-Louis Crousse

C. cisèle ses incertitudes, ses questionnements et ses bifurcations jusqu'au plus profond des ombres et désespérances. Il nous donne à entendre un sourire sur la vie et un chant sur le ténu. Son hésitante passion, son frêle phrasé et sa malice font sourire les sens des mots, comme des dons qui accroissent et renouvellent nos fugitives intuitions. C’est aussi un David qui catapulte sa bonne graine dans l’œil d’un Goliath dont le grotesque pouvoir est biffé à l’agenda de nos projets. C., poète, comme anathème en sourdine, pour conspuer les pompes du spectaculaire. Un « long hiver » traversé de multiples saisons, d’exploits de troubadour. C. l’a intensément murmurée, sa cantilène. Voyez-vous, il est dans l'air...

Robert Paul

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Ce merveilleux troubadour nous laisse des livres de poésie, des textes inoubliables, comme par exemple "Les funambules d'amour' (1987)

« On disait d’eux, on les appelait les funambules d’amour, toujours sur les places des villages au solstice de l’été ils déroulaient une sorte de câble un gros fil dont ils ne se séparaient jamais et très attentifs, ils étudiaient la configuration des lieux les maisons les arbres et puis ils déployaient ce fil ce cordage quelque part ils le tendaient entre deux arbres précisément et l’un de ceux-ci pour le temps de l’acrobatie portait le nom de hasard et l’autre celui de nécessité.

Puis tous accouraient recherchaient les coins d’ombres et regardaient. L’église était pour la circonstance éclairée et de même toutes les maisons du village. Seul restait lumineusement sombre l’espace qui séparait les deux danseurs de corde. Alors partant chacun d’un de ces arbres ils se rejoignaient silencieusement lentement au centre de la place au point central de ce fil et là au cœur de la nuit la plus courte ils s’embrassaient silencieusement lentement et ensuite revenaient à reculons à leur point de départ. On disait d’eux on les appelait les funambules d’amour. »
Forest, le 25 mars 1987.

Ces funambules d’amour sont encore évoqués dans un très beau texte du « Voyage léger », toujours sur ce fond de ces effleurements d’ailes, de la musique fragile qui nous rendait ce poète si cher « et vous aussi, les (…) funambules qui vous embrassez en toute quiétude à cinquante mètres du sol – asseyez-vous à mes côtés, ensemble nous guettons ce moment où s’arrête, et médite, et s’apprête, d’un air fragile, on dirait, d’un coup d’ailes traversant le siècle une sorte de musique, de pensée, peut-être, au rebord parfois désolé du monde »

Seront évoqués :

 

Dix recueils de poésie, lesquels forment, selon le poète, un ensemble musical, une œuvre unique en cinq mouvements :

 

-En prologue :

 

Mille gris, (MG) Ed. St-Germain des prés, 1983

 

Que faire d’un lampe, il pleut, le jour se lève, Ed. St-Germain des prés, 1986

 

 

-En mouvement lyrique :

 

Le vif, l’à peine, (LVL’P), Ed. Chambelland, 1988

 

 Le voyage léger (LVL), Ed. Galerie Racine, 1990

 

 

-En divertimento

 

Incertitudes (I), Ed. Art pluriel, 1991

 

Sentes et sources (S&S), Ed. Art pluriel, 1993

 

 

-En mouvement méditatif (prose poétique)

 

 

Du plus bas parler, (DPBP), Ed. Racine, 1993

 

 

La nuit diamantine, Ed. du Grill, La Hulpe, 1996

 

 

-En épilogue :

 

 Fumée sur papier, Ed. de l'Acanthe, Namur, 1996

 

Feuillage et silence, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2000, Préface d'Adolphe Grégoire

  

 

Un livre d’invitation au voyage poétique :

 

Aller là-bas, Propos, Ed. de l'Acanthe, Namur, 1997, Préface de Joseph Bodson

 

 

Un journal :

 

Long hiver, Ed. Les Elytres, 2002, Préface de Jean Dumortier

A suivre pour d'autres évocations de ses beaux recueils de poésie.

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C'EST FOU !

C'est un bizarre Noël

Celui de cette année...

Penser la vie est belle

Semble une drôle d'idée!

Privés de liberté

De plaisirs, de câlins

De tristesse inondés

Comment rêver demain?

Juste en disant : je t'aime

Envers et contre tout!

Anesthésier sa peine

Car oui, vivre c'est fou!

J.G.

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E P A VE S (aquarelle au Crotoy)

Jouets d'une tempête imaginaire et sombre
Et couchés à jamais levant haut leurs étraves
Dérisoire érection vers le ciel qui les lave
Rêvant dans leurs flancs creux de naufrages sans nombre

Au creux des verts polders somnolent les épaves
Jalousant leurs frères les navires qui sombrent
Chargés de gloire et de lumière - A eux l'ombre
De l'oubli peu à peu qui les couvre de bave

Cette bave putride usant leur cimetière
Pas marin pour un sou - Ah! vivre encore entier
De rapt en abordage au temps des flibustiers

Et puis infiniment brûler sous les sabords
Et couler d'un seul coup pour faire sa litière
Au creux de l'Océan couvert de gloire et d'or

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Abolir le temps (poème visuel 2)

12273358878?profile=original« Nulle pierre ne peut être polie sans friction,

Nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve.»,

Kongzi (Confucius)

Abolir le temps

Il s’assit alors sous le pin de la longévité,

dans cet entredeux, cet entrelacs,

ne servant à rien,

ne faisant rien

Sublime oisiveté

Il n’eut plus ni passé

ni présent

Il ne pâtit de rien

Suprême liberté

Tel le phénix,

oiseau de paradis,

vit au loin un rocher d’éternité

et, passant au-delà de sa psyché,

il entra dans le domaine où il n’existe ni vie ni mort

Infinie félicité.

Michel Lansardière

Une fin heureuse très inspirée (en italiques) de l’infinie sagesse de Tchouang-tseu (ou Zhuangzi, IVe s. av. J.-C.) et interprétée à la lumière de l’énigmatique calligraphie muette et minérale gravée par le lithoglyphe…

Illustration : Pierre de rêve (mengshi)

sur son support en bois réalisé sur mesure (daïza)

Calcédoine (agate)

La composition de l’œuvre respecte les principes de la peinture chinoise classique, celle d’un peintre et poète comme Ni Zan (1301-1374) par exemple, un des « quatre grands maîtres Yuan » : un arbre en avant, un rocher, une montagne en arrière-plan, coupés en leur mitan par un plan d’eau.

Ce plan d’eau, tel un silence dans une partition, c’est un souffle,

un vide animé, une onde qui relie et unifie le yin et le yang.

Recherche esthétique autant qu’éthique.

Le glypticien a travaillé ici en léger bas-relief pour le plaisir du lettré.

Objet de curiosité pour les uns, de méditation pour les autres.

Notes :

L’agate mesure 10,5 x 7,5cm, 12 cm de haut avec son support. Cette pierre de rêve aurait été réalisée, sublimée, dans une pierre locale assez banale (le Brésil devenant le premier fournisseur d’agate de très belle qualité dans les années1840) sous la dynastie mandchoue des Qing, probablement entre 1750 et 1850.

Glypticien : spécialiste de la gravure sur pierre (intailles et camées). On parlera indifféremment de glypticien, lapidaire, graveur, voire tailleur, ciseleur, sculpteur. Quant au lettré Littré, toujours distingué, il emploie le mot lithoglyphe. Pour le graveur sur cristal de roche (quartz) on utilise parfois le terme de cristallier, en Belgique notamment (un mot qui désigne aussi, dans les Alpes suisses ou françaises, le chercheur de cristaux). Quant au gemmologue (ou gemmologiste) c’est un spécialiste de l’étude des pierres précieuses.

Le phénix chinois, ou fenghuang, règne sur les autres oiseaux. Il symbolise les plus hautes vertus et, tout comme la grue blanche, emporte les défunts sur les îles des immortels pour l’éternelle sérénité.

M. L.

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administrateur partenariats

Corroy-le-Grand, ce samedi 21 juin,

nous découvrons une discrète mais coquette fermette

fleurie de mille parfums.

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Nous passons la barrière et approchons de cette jolie porte

derrière laquelle se cache un atelier de peinture très particulier !

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De merveilleux animaux décorent les murs de cette pièce accueillante...

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Pinceaux d'une finesse extraordinaire, les outils du peintre animalier

reproduisent à la perfection et avec toute la sensibilité que cela requière,

les douces fourrures soyeuses de nos amis les animaux.

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Passionnée, Nicole nous explique la démarche de son travail.

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Le travail est précis, méticuleux, et l'étude des matières est le fruit d'un très long travail

de documentation ! Nicole imagine les décors dans lesquels elle place les animaux et cultive

dans son jardin les plantes et les fleurs qui figurent sur ses compositions originales .

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12273023690?profile=originalUne très belle rencontre immortalisée par la traditionnelle photo,

De gauche à droite,  Adyne Gohy , Nicole Duvivier et Liliane Magotte.

Un partenariat

Arts 12272797098?profile=originalLettres

Nicole Duvivier, peintre animalier, est l'invitée vidéo d'Arts et Lettres de novembre 2014.

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Où sont les anges

Certains jours
l’on voudrait seulement
tourner le dos
aux nuits obscures
aux barbelés
au vacarme de la terre
l’on voudrait seulement
que tout bascule
dans le bleu
Où sont-ils
les anges
à l’âme de cristal
qui viendraient
peut-être
adoucir le monde

Martine Rouhart

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Poème visuel (1)

12273355870?profile=original« Si l’on avait vaincu le secret de l’immortalité,
On ne compterait plus les allées et venues du printemps. »,

                                                                                      Anonyme chinois (XVIIIe s.)

Poème visuel

Quand les mots ne suffisent plus
Quand le mystère est trop grand
Que même la pierre ne peut exprimer l’indicible
Que ma plume s’assèche en attendant le jour
Que l’hiver espère un nouveau printemps
Alors la nature toute entière se grave dans ma mémoire
Comment s’en détacher ?
Et je pleure sur le monde d’hier.

                                                                                                    Michel Lansardière

Illustration : Pierre de rêve (mengshi)
Infinie terminologie faite de fantaisie et de poésie, on parlera de « pierres de rêve » (mengshi), « pierres étranges » (qishi), « pierres de couleurs » (caishi)… ou simples « pierres de décoration » (kazari-shi) toutes vous transportent et vous poussent à aimer.
Il s’agit d’une calcédoine (agate), polie comme un miroir,
finement ciselée et dorée sur tranche
(la tranche supérieure est en effet recouverte d’émail doré selon une technique, laque et or, proche du kintsugi, « jointure en or », japonais).

Ce que fit le lettré ?…

Il s’assit alors sous le pin de la longévité…

Le prochain billet lui sera consacré…


M. L.

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Les passagers du temps



Le passé et l’avenir faisaient route tout deux :

Le passé fort chargé de lourdes valises
Ahanait sur le chemin près de l’avenir capricieux ,
Lequel, sur des ” oeufs “ posait ses frêles béquilles !

- ” Pourquoi traînes tu de si lourds paquetages comme un âne bâté
Lui dit le second au regard aussi inquiet que ses quilles ? ”

- ” J’y ai mis toutes sortes de preuves pour avoir à justifier ,
Des papiers d’identité, mon adresse, tout un tas de broutilles ! ”

- ” Mais qui, à part toi, crois-tu que cela intéresse ?
Ces broutilles sont des brouillards de paresse ;
Mets le feu à ces caisses, tu t’en porteras mieux .
Vois comme je suis ” léger à marcher sur des oeufs ” ! ”

- ” Je ris à te voir car tu parais bien anxieux !
Ta légèreté que tu prétends comme un avenir radieux
Me semble comme mes valises pleines à craquer,
Porter les mêmes doutes que j’ai longtemps amassés ! ”

Prisonniers de leur pitoyable fardeau passé et à venir,
Les voilà qui tombent sur le présent en chemin.
Ce dernier n’a ni valise ni projet à entretenir
Mais de simples lunettes pour y voir de bon matin !

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