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Aussi je dirais que ton âme parcourt les sentiers sauvages.

 

Colères et tempêtes d’hiver, lourd soleil d’été.

 

Tu franchis les heures parvenues.

 

Vois cette clarté qui habille tes rêves.

 

C’est ta vie qui enveloppe de fougères

 

l’agitation et le tumulte des grandes villes

 

jusqu’à ce qu’en marchant,

 

tu découvres, transpercé de lumière,

 

les rivages à jamais en suspens.

 

Puisses-tu devenir immuable en t’éveillant chaque jour,

 

semblable à la brume qui se déchire,

 

laissant apparaître les paysages scintillants

 

à travers tes yeux et ton regard. »

 

Julien Boulier, à Lorient

poème déposé Sacem code oeuvre  3439653711

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J'entends une voix qui murmure

Seule en ce jour ensoleillé,
Me sens à nouveau guillerette.
Je n'ai aucun souci en tête,
Passive, me tiens éveillée.

Dans le présent, je suis ancrée,
À ce qui fut, indifférente.
Aucune perte ne me hante.
L'oubli dissipe les regrets.

Du ciel, la somptuosité
M'emplit d'une ferveur intense.
Dans un délicieux silence,
Je me grise d'immensité.

L'instant progresse lentement.
Une douce voix me murmure
Que ce qui existe ne dure,
Est entraîné vers le néant.

Les Arabes déclarent morts,
Et dépourvus de conséquences,
Les faits passés d'une existence.
Cela évite les remords.

7 juillet 2018

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Quelques notes d’un lointain syrinx me reviennent… Pan, sans doute, est à la traversière… empruntons donc cette voie de traverse, sur l’air des vendanges de l’amour.
       Cupidon nous accompagnera à la parade, déjà il me tend une plume… en garde ! elle peut être perfide.

12273291070?profile=original Paon et Cupidon
Détail des « Scènes de vendanges »
« L’Amour, ce fripon, ce brandon de discorde, a d’étranges formules. »,
                                                                    Moschos de Syracuse (IVe s. av. J.-C.)
Maison de Dionysos (Nea Paphos, Chypre)

Dernière tournée et ultimes tours pour Aphrodite, Eros, héros et héroïnes avant de leur tirer notre révérence.
       Susceptible, vindicative, exclusive, et intrigante, Aphrodite ne fut pas pour rien dans la mort tragique d’Hippolyte. A ses beaux yeux, il avait commis ce péché originel d’incliner pour la lunaire Artémis (Diane), vierge de surcroit, et tenant à le rester, pour qui il se vouait.
       Hippolyte était le fils de Thésée. Lorsque le vainqueur du Minotaure quitta la Crète, il conduisit Ariane et sa sœur, Phèdre, vers d’autres destinées. Chemin faisant, il se lie à une Amazone, Antiope, qui lui donna ce beau fils. Après le décès d’Antiope, il épousa Phèdre.

12273291261?profile=originalPhèdre et Hippolyte
Hippolyte s’apprête ici à partir à la chasse – chaussé, sachant chasser, avec son chien - lorsqu’il reçoit un diptyque de Phèdre, sa belle-mère, lui avouant son amour. Dans l’attente, Phèdre sur son trône se consume. Cupidon, ce petit scélérat, avait su embraser son cœur. Avec ce brûlot qu’elle lui inspira

« C’est Vénus tout entière à sa proie attachée. »
Maison de Dionysos (Nea Paphos, Chypre)

Vous suivez ? Reprenons le fil, cherchons l’intruse et son agent de liaison.


C’est là qu’Aphrodite intervint comme le ferait un corbeau malfaisant, avec la complicité d’Eros, son envoyé spécial qui dicta sans états d’âme un fallacieux message à Phèdre. Calamiteux calame…
Alors que Thésée était absent, Phèdre le crut mort et déclara sa flamme à son gendre Hippolyte, qui, glacé d’effroi, la repoussa.
Sur ces entrefaites, Thésée réapparait. Craignant sa colère, l’épousée accusa alors Hippolyte de l’avoir violée. Fils maudit, Hippolyte partit et fut tué sur son char par une vague monstrueuse transmuée en un taureau furieux guidé par Poséidon en personne !

Après ce scandale dans la famille, Phèdre se suicida


« Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable
Je péris la dernière et la plus misérable. »,
                                                                                           Jean Racine (1639-1699)


Et Thésée, qui apprit la vérité par l’entremise d’Artémis, abandonna son royaume.
Amour fatal, tragédie mémorable.

Et Aphrodite est parfois dite Sôsandra, « celle qui sauve les hommes » ! Faut-il se voiler la face, se draper dans sa vertu !

12273290884?profile=original Eros monté sur un taureau
Survivances païennes en période paléochrétienne*1.
Ces œuvres datent, pour la plupart, du IVe siècle.
Mosaïque de la maison d’Aion (Nea Paphos, Chypre)

      Europe, princesse de Tyr, gambadait dans les prés avec son petit panier fleuri et ses amies. Zeus, au balcon d’un nuage, observait cette charmante scène champêtre d’où se détachait notre héroïne, tant elle était fraîche, fleur parmi les fleurs, prête à être cueillie. Un peu sauvage aussi. De son côté, la déesse de l’amour veillait pareillement, et aimant mêler les cœurs autant que le grain et l’ivraie dans l’ivresse des sens, elle demanda à Eros de décocher une de ses fameuses flèches, qui derechef atteint le dieu suprême. Incontinent, le père des dieux et des hommes, et roi des transformistes, se mua en taureau, échappant ainsi à la vigilance d’Héra, sa légitime épouse. Sans ambages, il héla la fille du roi Agénor, « Io ma sœur, en croupe ! » (c’était un rapteur avant l’heure), se rua sur la belle et l’emporta. Au galop sur les flots, ils gagnèrent Chypre, pour jouir de la félicité d’un amour partagé. Elle lui donna trois fils, puis épousa le roi de Crète. Et c’est comme ça que, descendus de l’Olympe et « des fils glorieux dont les sceptres exerceraient leur pouvoir sur tous les hommes », nous sommes tous Européens !

12273291297?profile=original L’enlèvement d’Europe
Ils atteignirent Matala et vécurent heureux en Crète, où on dit qu’à Gortyne le platane qui abrita leurs amours reste toujours vert… En toute saison*2 !
On ne mesurera jamais assez les bienfaits du régime crétois !
(IIIe s. ap. J.-C. ; mosaïque trouvée dans la ville de Rhodes en 1966)

      Clio pour sa part, un jour, désavoua Aphrodite et son amour trop tapageur pour Adonis. Clio pensait avoir la haute main sur l’histoire, la suite lui prouva que non. Ses piaillements l’incommodant, la déesse fit qu’une irrésistible inclination poussa la Muse de l’Histoire dans les bras du roi Piéros. Piéros, roi d’Emathie (Macédoine) et ses neuf filles, les Piérides*3, à qui il avait donné le nom des neuf Muses, raison pour laquelle, outre qu’elles rivalisaient avec elles au chant, elles furent métamorphosées en pies et corneilles, oiseaux rebelles que nul ne peut apprivoiser. Et pan sur son bec ! Faut pas la chercher. Et ne bayez pas ! La musique n’adoucit pas ses mœurs.

12273291494?profile=original ‘Tu croas ça toi’ croassèrent les Piérides, avec, comme dit Ovide, leur « caquet, une voix rauque et un insatiable désir de parler. ».

      Avançons-nous maintenant vers cette représentation populaire (pandemos) de la déesse où on voit Vénus chevaucher un bouc. Elle est du type Epitragia.
Les cheveux dans le vent, il lui monte des désirs divins dans le creux de ses reins, sur son terrible caprin.

12273292069?profile=original Vénus Pandemos
« Le vulgaire, dans la nature, se mêle souvent au sublime »,

Mme de Staël.

(ca 250 ans av. J.-C. ; marbre de Pentélique ; musée du Louvre, Paris)

      Une croyance répandue dans la Grèce antique voulait, ainsi que le rapporte Pline, que « les chèvres respirent par les oreilles… et que la fièvre ne les quitte jamais : ce serait pour cette raison que leur souffle est plus brûlant et qu’elles sont plus ardentes à l’amour… »*4.

12273292094?profile=originalLa chèvre de la mosaïque des « Quatre saisons »
Remarquez la flute de Pan (syrinx).
Faut-il y voir une bique lubrique ?
Bê… fabæ caprini fini ! réplique-t-elle bellement.
Maison de Dionysos (IVe s., Nea Paphos, Chypre)

      Priape, né sous la bonne étoile du berger qui l’éleva, veillait particulièrement les troupeaux de chèvres, première espèce ruminante à être domestiquée par l’homme.
Fils naturel d’Aphrodite et de Dionysos, mais si petit, si laid, si libidineux, que sa mère l’abandonna. Il devint donc le protecteur du cheptel et des jardins… Jardins où notre disgracieux homoncule réapparut plus tard sous forme du charmant nain ornemental*5 que nous connaissons tous. Gage de fertilité, son sexe énorme telle une masse d’armes avait aussi l’avantage d’éloigner les voleurs comme de servir d’épouvantail à moineaux !

12273291659?profile=original La jeunesse de Jupiter (ca 1700, détail)
Ignaz Elhafen (1658-1715)
(ivoire, Victoria & Albert Museum, Londres)


Pan au tambourin, une nymphe et Amalthée, la chèvre nourricière de Zeus. Pour Homère, Zeus, le plus glorieux des dieux, était le père d’Aphrodite, qu’il eût de de son union avec Dioné. Il devait y avoir un certain atavisme.

12273291872?profile=originalEstán como cabras
María del Carmen Díez Muňoz (Villadovid, 1989)
(linogravure, 2015 ; musée insulaire de La Palma)
Tant il est vrai qu’elle m’a rendu chèvre !

Cabri c’est fini.


       Malgré tout, je ne voudrais pas terminer sur une figure un peu trop fruste. Il suffit pour cela de changer de disque pour prendre celui, bien plus aimable à nos yeux, mais hélas perdu, que décrivait Anacréon, le chantre de Téos, il y a deux mille cinq cents ans. J’en appelle donc à l’aède…


« Qui donc osa graver la mer ? Quel art habile déroula sur ce disque les flots arrondis de l’onde azurée ? Quel est celui dont l’esprit inspiré des dieux a représenté sur le dos de l’humide élément la blanche et douce Cypris, reine des Immortels ? Il nous l’a montrée nue : les flots servent seuls de voile aux appas qu’il faut cacher : elle erre sur l’eau comme l’algue blanchissante que balance une onde paisible.
Le corps soutenu par la mer, elle sépare devant elle les vagues frémissantes et fend pour la première fois les flots répandus autour de son sein de roses, au-dessous de son cou délicat. Au milieu des sillons d’azur, comme un lys enlacé aux violettes, Cypris brille sur le calme de la mer. L’argent représente des dauphins en chœur et portant l’Amour et le Désir qui se jouent des finesses des hommes. La troupe des poissons, en cercle sur les flots, caresse la reine de Paphos partout où elle nage en souriant. »*6


       Assez chanté ses louanges, de dithyrambe… Cependant, sans l’abandonner, nous laisserons notre déesse se délasser, pour nous consacrer à ses Amours, turbulents enfants, et à leurs traits… de caractère.

12273291897?profile=originalLe repos de Vénus et de Vulcain
Les Amours affutent leurs flèches.
L’Albane (Francesco Albani, dit ; 1578-1660)
(musée du Louvre, Paris)

Vous pouvez, en attendant, retrouver notre héroïne dans les précédents épisodes de cette série :
1. A Paphos, l’effrontée Aphrodite fût :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/a-paphos-l-effront-e-aphrodite-f-t-aphrodite-1-5

2. A la poursuite d’Aphrodite la dorée :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/a-la-poursuite-d-aphrodite-la-dor-e-aphrodite-2-5

3. Toujours fondu d’Aphrodite ? :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/toujours-fondu-d-aphrodite-aphrodite-3-6

4. Dans le miroir de Vénus :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/dans-le-miroir-de-v-nus-aphrodite-4-7-1

5. Rhodos, Salmacis et hermaphrodite :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/recherche-aphrodite-perdument-aphrodite-5-7
6. Vénus ou l’écume de nos nuits :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/v-nus-ou-l-cume-de-nos-nuits-aphrodite-6-7

Michel Lansardière (texte et photos)

*1 L’île de Chypre a été évangélisée par Paul, Barnabé et Marc en 45. La religion chrétienne sera proclamée religion officielle de l’Empire romain en 392. En 395, à la mort de Théodose, l’empire est scindé en Empire romain d’Orient et Empire romain d’Occident. Il y eut aussi des foyers de résistance polythéiste, notamment pendant le règne de l’empereur Julien (331-363), l’Apostat pour les Chrétiens.


*2 Sempervirens, il l’est ! Vérifications faites, une espèce endémique à feuilles persistantes vit sur l’île (platanus orientalis cretica). Il n’en resterait qu’une trentaine de spécimens. Ils font naturellement partie des spermatophytes (angiospermes). Par la semence de Zeus !


*3 Les Piérides sont souvent assimilées aux Muses (idem pour les Carmènes) et données comme synonymes d’après leur lieu de naissance, la Piérie, en Macédoine. Leurs vocalises se répétaient en écho sur les monts Olympe, Piérus, Pinde, Parnasse et Hélicon pon pon pon pon.


*4 Antiquité ?... Avant la Seconde Guerre mondiale, un charlatan américain, John Romulus Brinkley (1885-1942), greffa des testicules de bouc, émissaire de puissance et de gloire, à des patients (plus de 15000 victimes tout de même !) voulant retrouver leur virilité. Ce personnage sulfureux, aux ambitions politiques, propagea les nauséabondes thèses nazies… Il est vrai que l’odeur hircine n’est pas celle de la sainteté, le Diable s’habille en angora.
Un film d’animation documentaire, Nuts ! (jeu de mots entre « cinglé » et « testicules »), se basant sur cette histoire a été réalisé en 2016 par Penny Lane.
Mais « le bonheur ne serait pas le bonheur sans une chèvre qui joue du violon » selon une réplique d’un personnage contemplant « La mariée » de Marc Chagall dans Coup de foudre à Notting Hill de Roger Michell.


*5 Kobolde et Nicker, sont des esprits de la terre des légendes saxonnes. Ces « Petits vieillards, à barbe blanche, armés d’un marteau, ceints de cuir protecteur des mineurs, la tête couverte d’un bonnet conique. La figure souriante, ils batifolent dans les grottes, trottinent le long des filons, à la recherche des pierres fines, des métaux précieux. » (Karl Grün, 1843-1890) sont aussi à l’origine de nos nains de jardin, comme des mots « cobalt » et « nickel ».

*6 Traduction d’Ernest Falconnet (1815-1891). Bien sûr, pour Anacréon et ses contemporains le dauphin était un poisson. Linné n’était pas né.
Le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778) a classé le monde animal en proposant une nomenclature binominale latine dans son Systema naturae. Dans la famille vénus, il a donc mis de l’ordre. Dans la langue vernaculaire la palourde avait tout pour praire. Il les trouva mauvais genre, communes. Une faune (on lui doit le mot pour désigner le peuplement animal, idem pour la flore) bêtement vulgaire. Esprit systématique, il nomma la première Venerupis decussata Linnaeus, 1758 et la praire Venus verrocusa L., 1758, et cætera. Vous admettrez, que cela redonne une certaine classe à une famille ainsi recomposée. Bien rangée, Vénus est bien à tiroirs taxinomiques autant que mythologiques, voire métaphysiques. Dois-je consulter, Dr Freud ?

12273291684?profile=originalVénus aux cheveux d’or
Auguste Arnaud (1825-1883)
(palais de Compiègne, Oise)
J’aurai tenté avec cette série de faire toute la lumière, ou presque, sur la déesse…
Initialement cette sculpture était partiellement dorée. Napoléon III en ayant fait l’acquisition au Salon de 1863 demanda à ce que l’on lui ôta cette parure.
Voir à propos de ses cheveux le billet 2/7 : « A la poursuite d’Aphrodite la dorée »
(lien ci-dessus)

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L'envie d'une chanson

La forte chaleur a cessé,
Le vent agite le feuillage.
La prudence me gardant sage,
De sortir, ne suis pas pressée.

Ce jour se nomme Vendredi.
Il s'écoule dans le silence.
Son éblouissante brillance
Certes me rend ragaillardie.

Me vient le goût d'une chanson,
Créatrice de fantaisie,
D'une suave poésie,
De géodes remplies de sons.

Venez chez moi, Mimi Pinson,
Répandez-y votre énergie!
Voudrais dater ce vendredi.
Que s'y combinent de doux sons!

6 juillet 2018

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HISTOIRE COURTE 42.

L'ART CELA FAIT DU BIEN.

Confronté sans transition souvent, de la beauté à l'horreur, du bien-être à la souffrance...

Secoué, perturbé, incrédule...l'homme doit pourtant faire face!

Lorsque le cœur déborde, lorsque la raison butte, l'instinct prend le relais...

Alors, pour surnager, pour exister, pour se détendre, pour partager, certains cherchent à traduire leur vécu. Ils prennent pinceaux, plumes, archets. Ils malaxent, ils sculptent, ils photographient, ils imaginent. Ils sortent de leur condition!

Ils se sentent tout à coup pour quelques instants magiques, créateurs d'une autre vie plus proche de leur ressenti. Ainsi en une minute, ils se sentent apaisés.

Et ceux qui posent leur regard et leur intelligence sur leurs œuvres, en ouvrant aussi leur cœur, éprouvent comme malgré eux, par onde de choc, ou devrai-je dire onde d'empathie, d'amour? Eprouvent donc, à leur tour, une part de cette joie de se sentir enfin, en osmose avec les autres, ou même seulement, en réflexion, en universalité.

L'art, c'est le fil qui nous fait danser avec la beauté, avec l'envie, avec la vie...

Il emplit nos yeux, nos oreilles, il nous fait ressentir la richesse qui sommeille au fond de nous. Il nous fait du bien.

J.G.

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Un don en tendresse

À Michèle Choucroun

Vivant sereinement seulette,
Je capte des instants de grâce.
De m'émerveiller ne me lasse,
Ai souvent le coeur à la fête.

J'évoque les êtres que j'aime,
Dont le sort me tient éloignée,
Du chagrin étant épargnée.
Se perdent les envies qu'il sème.

Toi, qui as de forts courts loisirs,
Assumant une lourde tache,
Te soucies certes que je sache
Que tu couves nos souvenirs.

Recevoir un don en tendresse,
Provoque une profonde joie,
Souvent, un savoureux émoi.
L'apporte un souffle qui caresse.

5 juillet 2018

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Ma délivrance

Un autre jour de canicule.
Elle produit mêmes effets,
Mon déboussolement complet,
Un comportement ridicule.

Pour établir un courant d'air,
À nouveau, j'ouvre les fenêtres.
C'est la chaleur qui y pénètre.
Le résultat me semble clair.

Alors que je cherche un endroit, 
Où l'inconfort est moins pénible,
Persiste l'incompréhensible
Oubli de mon autre chez moi.

Descendant pour y prendre un livre,
Me sens pénétrée de fraîcheur.
Tant que durera la chaleur
Vais confortablement y vivre.

4 juillet 2018

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Marcher, découvrir le mouvement de cette sculpture,

la force de ces dessins.

Au jardin, l’espoir arborescent,

et le jour-même, devant la cheminée

de la charmante maison,

songer au cristal et au quatrième chant

d’un texte dans le carnet,

pour en sublimer le sens.

Et lorsque j’écris au passage

du côté du piano,

tout s’éclaire

de Julien Boulier

poème déposé Sacem code oeuvre 3439503211

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 Probablement influencé par le côté « gamin » qui domine quelquefois ma personnalité, j’adore fréquenter les égodefroi%20de%20bouillon.gifcrits qui touchent au « moyen âge » aux « croisés » ainsi qu’aux « templiers ». Il faut bien avouer que mon avis sur la question est certainement inspiré par la ville de Bouillon qui avoisine notre terroir, ville que l’on visite quelquefois en n’oubliant pas son château fort dans lequel sommeille la célèbre « Chambre des tortures ».

Malgré l’absence de « coupe du monde » ils avaient, à l’époque, quelques dons pour la distraction. S’il faut le rappeler, Bouillon est le nom que portait le souverain du « royaume de Jérusalem » qui refusa, au terme de la première croisade, le titre de roi pour celui de : «avoué du Saint-Sépulcre ». 

Je ne puis m’empêcher de sourire devant ce « péché d’orgueil » faisant probablement partie d’une forme de propagande afin de justifier les crimes commis au nom de la souveraineté divine. La mort était souvent au rendez-vous et sous le soleil d'Orient, les infections trouvaient terrain favorable.

la-dame-de-la-sauve-tome-1-1075-1125-9782953602838_0.jpg?t=1513339632« La dame de La Sauve » est un roman, que dis-je, une sorte de machine à remonter le temps. « Sandrine Biyi » n’est pas femme à camoufler des vérités. Elle ne s’encombre ni de dogme ni de faux semblant, l’Histoire étant ce qu’elle est, tant pis pour la légende.

A quoi bon falsifier la réalité ? Les croisades n’ont pas toujours été glorieuses. C’était une boucherie, opportunité à tous les excès, combien s’en sont privés ? « Sandrine Biyi » possède le talent de tenir le lecteur en haleine. Elle utilise pour ce faire le choc des civilisations, la bêtise des rivalités et sait placer sa plume sur les zones sensibles, tant pis si ça gratouille à notre envie de confort intellectuel.

Brunissende naît à Jérusalem en 1108. Elle est la fille d’un Seigneur aquitain parti en Orient lors de la première croisade et d’une jeune femme médecin, Arabe de la dynastie des Abassides.

Une chanson paillarde façonnera le destin d’un Seigneur obligé de guerroyer pour obtenir indulgence d’une église décidément avare de complaisance; il fallait y songer. 

L’écrivaine jongle admirablement avec les destinées des acteurs qu’elle place sous nos yeux… L’ouvrage nous livre une merveilleuse histoire d’amour, mais pas que. Il nous fait ressentir les déchirements d’une jeune femme éduquée avec tolérance qui revient « au pays » en compagnie de son père.

Une « Sarrasine » qui monte à cheval comme un homme et qui plus est d’une rare intelligence, voici de quoi faire trembler l’église en son entier.

À propos d’intelligence, l’Auteure nous ‘rappelle l’air de rien’ que nos civilisations sont redevables à ces voisins qui fontAVT_Sandrine-Biyi_9386.jpg hésiter l’Europe. Pour ne citer que quelques exemples ; l’hygiène, la médecine, l’astrologie, les mathématiques et j’en passe.

Le père de Brunissende possède énormément de terres sur lesquelles une abbaye se construit. Oui, mais, le Seigneur qui revient reprend ses droits et chasse quelques ambitions camouflées sous de pieuses intensions.

Jolie plume, pour une histoire que l’on aimerait entendre racontée sous le halo des chandelles ou pourquoi pas, assis au coin d’un feu de bois. Je n’ai pas eu cette opportunité, mais le destin m’a offert un ciel radieux, brulant comme le serait un bon vieux four à pain.

De Brunissende j’en suis tombé amoureux ainsi que de son caractère entier. Amour platonique qui n’a rien à confesser, se confesse-t-on d’un rêve ? J’ai envié l’intelligence de son père qui a su construire cette complicité malgré les chagrins partagés. J’ai sublimé le choc de civilisations des éducations. En d’autres mots, j’ai été séduit et je n’ai qu’une envie c’est de me jeter sur le second Tome. Mon Dieu, j’allais oublier de vous confier que cette histoire ne compte pas moins de cinq volumes. Pas de quoi vous effrayer, c’est passionnant.

La qualité de l’ouvrage ne provient pas seulement du don d’écriture que nous offre « Sadrine Biyi » il émane de sa passion pour l’Histoire médiévale que nous avions soulignée après la lecture de « Cathares » et pas que ; elle provient en grande partie de son regard honnête dépourvu de complaisance à l’égard de ce qui arrange notre vision des choses. Belle leçon d’histoire qui prête à la réflexion.

Parbleu ! Que l’on scelle mon destrier, les souffles d’Orient m’appellent.

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L'énergie vitale


Mon être plane à la dérive
Dans la brillance de l'instant.
S'y love une allégresse vive,
Un contentement exaltant.

Je ne m'en étonne du tout,
Je sais que souvent l'énergie
Peut, en débordant tout à coup,
Faire surgir de la magie.

C'est le cas en ce jour de fête
Où j'existe seule chez moi.
De grâces n'étais pas en quête
Ni de vertigineux émois.

Se continue mon existence
Dans la douce sérénité.
La rend paisible le silence.
Or une ardeur peut l'exalter.

Premier juillet 2018

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La clef du bonheur

Le bonheur, tout le monde en rêve. Les marchands de bonnes affaires ont fondu dessus, s'en sont emparés, en ont fait un produit de consommation qu'ils vendent quotidiennement contre paiement. Le bonheur est donc devenu une monnaie d'échange confondu avec le plaisir éphémère. Confusion évidemment entre la jouissance procurée par l'acquisition d'un bel objet et un état permanent où l'objet n'a plus sa place., où il ne procure plus de jouissance précisément. Le bonheur ressemble alors à un nuage léger, un nuage de vacances, affranchi des désirs qui ne cessent de frapper à la porte, un état de pleine conscience où chaque instant est à lui-même le cadeau essentiel sans nul besoin d'autre cadeau. La clef du bonheur réside donc dans la plénitude de l'instant dépourvue de toute pensée, de tout jugement, de tout rapport au passé, de toute projection illusoire.. Ainsi cette clef joyeusement et précieusement enveloppée de vacuité ouvrira la porte de ce bonheur tant désiré.

Pourquoi la nature a t-elle tant horreur du vide qu'il faille la suivre dans son raisonnement et penser que le plein de choses soit le secours à toutes nos souffrances ? L'expérience que l'on exerce à se détacher de tout conduit au bonheur, encore faut-il accepter de suivre ce chemin sans la peur ou la frustration d'abandonner tout les construits, les vécus, les habitudes, les "bricoles " inutiles et paradoxalement les soucis mortifères et nostalgiques ayant inévitablement contribué à le polluer. Se défaire des encombrants comme ceux de notre maison et veiller que ce qui y entre soit à tout instant la bonne clef ! Il s'agit donc bien de parvenir à la délivrance par le discernement et la circonspection. Dire paraît facile dirons nous, faire demande beaucoup de temps comme de bâtir un exercice devant conduire à une connaissance nouvelle. Heureux est possible, c'est une quête où la foi prend toute sa place au sein de nos multiples possibilités.


Pensée du jour   02/07/2018

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Le goût des larmes

Je sais que les larmes sont douces.
Telles de légères caresses.
Durant des instants de tristesse,
Dans le silence, la repoussent.

Sous l'effet d'un ravissement,
Je m'abandonnais à l'ivresse.
Quand j'éprouvais de la tendresse,
Je pleurais délicieusement.

Me sens devenue insensible
Face aux imprévus de la vie.
Cependant je couve une envie
Dont la fraîcheur est indicible.

J'ai souvent le goût de pleurer,
De retrouver mon innocence.
Or soumise à la providence,
Je me lasserai d'espérer.

30 juin 2018

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