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La dame de La Sauve 1075-1125 Sandrine Biyi éditions du halage

 Probablement influencé par le côté « gamin » qui domine quelquefois ma personnalité, j’adore fréquenter les écrits qui touchent au « moyen âge » aux « croisés » ainsi qu’aux « templiers ». Il faut bien avouer que mon avis sur la question est certainement inspiré par la ville de Bouillon qui avoisine notre terroir, ville que l’on visite quelquefois en n’oubliant pas son château fort dans lequel sommeille la célèbre « Chambre des tortures ».

Malgré l’absence de « coupe du monde » ils avaient, à l’époque, quelques dons pour la distraction. S’il faut le rappeler, Bouillon est le nom que portait le souverain du « royaume de Jérusalem » qui refusa, au terme de la première croisade, le titre de roi pour celui de : «avoué du Saint-Sépulcre ». 

Je ne puis m’empêcher de sourire devant ce « péché d’orgueil » faisant probablement partie d’une forme de propagande afin de justifier les crimes commis au nom de la souveraineté divine. La mort était souvent au rendez-vous et sous le soleil d'Orient, les infections trouvaient terrain favorable.

« La dame de La Sauve » est un roman, que dis-je, une sorte de machine à remonter le temps. « Sandrine Biyi » n’est pas femme à camoufler des vérités. Elle ne s’encombre ni de dogme ni de faux semblant, l’Histoire étant ce qu’elle est, tant pis pour la légende.

A quoi bon falsifier la réalité ? Les croisades n’ont pas toujours été glorieuses. C’était une boucherie, opportunité à tous les excès, combien s’en sont privés ? « Sandrine Biyi » possède le talent de tenir le lecteur en haleine. Elle utilise pour ce faire le choc des civilisations, la bêtise des rivalités et sait placer sa plume sur les zones sensibles, tant pis si ça gratouille à notre envie de confort intellectuel.

Brunissende naît à Jérusalem en 1108. Elle est la fille d’un Seigneur aquitain parti en Orient lors de la première croisade et d’une jeune femme médecin, Arabe de la dynastie des Abassides.

Une chanson paillarde façonnera le destin d’un Seigneur obligé de guerroyer pour obtenir indulgence d’une église décidément avare de complaisance; il fallait y songer. 

L’écrivaine jongle admirablement avec les destinées des acteurs qu’elle place sous nos yeux… L’ouvrage nous livre une merveilleuse histoire d’amour, mais pas que. Il nous fait ressentir les déchirements d’une jeune femme éduquée avec tolérance qui revient « au pays » en compagnie de son père.

Une « Sarrasine » qui monte à cheval comme un homme et qui plus est d’une rare intelligence, voici de quoi faire trembler l’église en son entier.

À propos d’intelligence, l’Auteure nous ‘rappelle l’air de rien’ que nos civilisations sont redevables à ces voisins qui font hésiter l’Europe. Pour ne citer que quelques exemples ; l’hygiène, la médecine, l’astrologie, les mathématiques et j’en passe.

Le père de Brunissende possède énormément de terres sur lesquelles une abbaye se construit. Oui, mais, le Seigneur qui revient reprend ses droits et chasse quelques ambitions camouflées sous de pieuses intensions.

Jolie plume, pour une histoire que l’on aimerait entendre racontée sous le halo des chandelles ou pourquoi pas, assis au coin d’un feu de bois. Je n’ai pas eu cette opportunité, mais le destin m’a offert un ciel radieux, brulant comme le serait un bon vieux four à pain.

De Brunissende j’en suis tombé amoureux ainsi que de son caractère entier. Amour platonique qui n’a rien à confesser, se confesse-t-on d’un rêve ? J’ai envié l’intelligence de son père qui a su construire cette complicité malgré les chagrins partagés. J’ai sublimé le choc de civilisations des éducations. En d’autres mots, j’ai été séduit et je n’ai qu’une envie c’est de me jeter sur le second Tome. Mon Dieu, j’allais oublier de vous confier que cette histoire ne compte pas moins de cinq volumes. Pas de quoi vous effrayer, c’est passionnant.

La qualité de l’ouvrage ne provient pas seulement du don d’écriture que nous offre « Sadrine Biyi » il émane de sa passion pour l’Histoire médiévale que nous avions soulignée après la lecture de « Cathares » et pas que ; elle provient en grande partie de son regard honnête dépourvu de complaisance à l’égard de ce qui arrange notre vision des choses. Belle leçon d’histoire qui prête à la réflexion.

Parbleu ! Que l’on scelle mon destrier, les souffles d’Orient m’appellent.

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