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Sur les chemins de Compostelle ...

 

23 juillet 2011

 

Condé-sur-Marne ...

 

Dans ma chambre d'hôtel ...

 

En rassemblant mes affaires ...

 

Y avait plus que cinq cordes sur ma guitare. Ca arrive fréquemment (même en plein spectacle). Oui, avant de partir, j'avais prévu un jeu complet, en cas de pénurie. Organisationnn. Et final'ment, je me suis aperçu que, parmi les cordes de remplacement, je n'en avais que cinq, celle de mi (celle qui devait être remplacée) manquait. Merde merde merde. Tardiv'ment, j'ai compris l'astuce : j'avais déjà utilisé la corde de remplacement (en fait, c'est celle-là qui a petté).

 

Et nous étions samedi. Demain, ce s'rait dimanche. Fallait devoir attendre lundi pour trouver un magasin de guitares sur Châlons (ou mardi : le lundi, les magasins, souvent, ferment).

 

PLutôt que de me lamenter, j'ai tenté de rebondir. J'ai passé une heure, dans la chambre, à répéter mes morceaux, avec cinq cordes. Ca pouvait quand même tenir. Déjà les chansons en accord, on ne voit pas la différence. Quant à celles en arpège, eh bien, évidemment, les basses manquent, mais on peut faire de bonnes adaptations. Allez, les roues de secours sont quand même au rendez-vous.

 

Jouer de la musique, ce n'est pas arriver à un résultat, un niveau optimum précis. C'est tenter de se mettre en route. Entre les chemins de Compostelle et ceux de la guitare, je vois des similitudes.

 

Tiens ! C'était charmant, hier soir. Pendant le repas, les petits-enfants de la tenancière servaient les clients. Oui. Une des p'tites filles semblait avoir brodé, sur sa blouse, un p'tit bazar où elle avait écrit son prénom au bic.

 

Tiens ! Y avaient des anglais, dans les parages.

 

Tiens ! Jamais deux sans trois : j'irai quand même jusque Châlons, à pied, malgré (ou avec) ma tandinite. Je compte terminer en beauté.

 

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Je viens de quitter l'hôtel ...

 

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A bientôt, Condé-sur-Marne

 

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A l'école gardienne, on apprenait déjà le code de la route

 

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Cette image me ramène en Belgique, dans le Brabant, du côté de Seneffe, Arquennes ... jumelage champagnard ?

 

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diminutif de "Ravel" ?

 

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malgré les apparences, ce n'est pas si lourd

 

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ça, il fallait le faire ... le pont était barré ... fallait pourtant suivre les balises ... je m'y suis risqué

 

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ma tandinite ne s'arrange pas ... le pied gauche a déjà subi le même sort, y a deux ans

 

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avant d'atteindre Châlons, faisons le détour par Recy (la pluie menace)

 

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le pont de Saint-Martin-sur-le-Pré a été franchi

 

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Châlons en Champagne (et non plus Châlons sur Marne), dans toute sa splendeur

 

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l'église Notre Dame de Vaux s'endort

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CONFIDENCE...

Toi le Saule, toi qui en mon jardin, pleure si bien...

Toi dont les branches folles réinventent le vent

Et dont les doigts jaunissent quand le soleil revient!

Toi, dont le doux murmure me trouble si souvent...

 

Je te confie ce soir l'objet de mon tourment!

Sous ton ombre propice ils s'étaient allongés

Car la douceur du temps leur servait d'argument

Et les doux chants d'oiseaux étaient leurs alliés...

 

Pourquoi fallut-il donc que cette magie passe?

Que l'automne détruise ce que fit le printemps?

Et que l'idée d'aimer tout à coup les dépasse...

Que l'ennui s'insinue dans le coeur des amants!

 

Toi le Saule, dont la puissance jamais ne nous lasse

Tes racines ardentes tirent le suc de la terre

Et tu offres tes bras au bel oiseau qui passe...

Mais celui de l'amour a du se perdre en mer?

J.G.

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Lire ou pâlir

Je veux juste reprendre une partie de  texte que je viens de lire à l'instant.

Vous pouvez lire ce condensé rempli de vide..

je connais bien l'auteur de cette ineptie et le connaissant je pense qu'il a du bien se marrer en écrivant cette présentation d'artiste.

 Il doit penser lui aussi que ce barratin ne gène point l'amateur d'art Chinois, Russe ou autre émergent.. qui achète et qui a la chance ne pas comprendre ce charabia.. 

 "Sa volonté d’objectiver à sa manière les éléments de la construction d’un tableau, donne ainsi naissance à une réalité intangible créée dans la toile, et qui induit la conséquence d’une concentration calculée des valeurs chromatiques, géométriques ou spirituelles. L’élément coloriste signifie alors le lyrisme de la couleur, en s’affranchissant parfois du temps et de l’espace, pour créer des espaces-plans au délinéament particulier, volontairement structurés sans repères-étalons, pour aboutir à une quatrième dimension surréelle, étrangère à la perspective traditionnelle".

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l'art en combat

acry sur toile collection privée gegout© 1999

La peinture me parait chaque jour plus désuète, les artistes qui relèvent le défi de cet art sont rares, et ceux qui écrivent se type de textes ne servent pas la peinture.

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De la force des sentiments

 

On se laisse certes émouvoir

Par l’affection que l’on nous montre,

Or l’amitié peut décevoir,

Lors de crises que l’on rencontre.

 

C’est quand on est dans le besoin,

Qu’une présence réconforte.

Parfois même, on dépend des soins

Qu’une âme aimante nous apporte.

 

Certains recherchent l’allégresse,

Les instants qui sont savoureux.

Ils s’éloignent de la détresse,

Qui déprime et rend malheureux.

 

Si l’on a commis une faute,

Et qu’on doit en payer le prix,

L’indulgence atténue, ou ôte,

Le poids qu’impose le mépris.

 

Les vrais amis sont solidaires,

D’autres moins sûrs, dans certains cas,

Deviennent pris par leurs affaires.

Qui aime ne condamne pas.

 

Et que dire d’un grand amour

Révélé inconditionnel?

L’être aimé le sera toujours,

Quels que soient ses choix personnels.

 

30 août 2011

 

 

 

 

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Des arrivistes méprisables

En marge de la campagne présidentielle en France

 

L’ambition n’est pas condamnable.

Elle pousse à se dépasser,

On applaudit face au succès

De tous les êtres respectables.

 

Mais on peut avoir la nausée

En présence d’un arriviste

Avéré vil, plus qu’égoïste,

Méritant d’être méprisé.

 

Chacun a ses propres faiblesses

Devrait parfois s’y attarder,

Éviter de se hasarder

À proférer des mots qui blessent.

 

Dénigrer, voulant écraser

Un compétiteur préférable,

Est comportement déplorable,

Qui abaisse qui a osé.

 

Être à la tête d’un pays,

Implique une certaine classe.

Il est impérieux que l’on fasse

Un choix heureux quand on élit.

 

31 août 2011

 

 

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Si demain n'existait pas ...

 

Si demain n'existait pas, je voudrais que tu saches combien la vie à tes côtés fut ma 'Vie',

Que malgré nos orages, tu as été le soleil qui illuminait chaque matin mes réveils ,

Que tu as été la lune qui a bercé chaque nuit mes sommeils

Que tu as été l'étoile qui a caressé mes rêves les plus fous ...

 

Si demain n'existait pas , je voudrais que tu saches ,que si parfois j'ai fait ma valise , jamais je n'ai pu la boucler

parce que tu m'as offert les plus beaux voyages, les plus beaux paysages ...

Si demain n'existait pas, je voudrais que tu saches que tu as été le souffle du vent fripon , qui a balayé mes doutes et mes jours de cafard...

Si demain n'existait pas , je voudrais que tu saches que tu as été la source vive qui étanchait ma soif ...

Oui, mon Amour, tu as été tout cela pour moi, et bien plus encore ...

 

Alors si demain n'existait pas ...je te dis aujourd'hui ...ici et maintenant ' Je t'aime '.' .

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Parenthèses

 

 

 

 

Les pas se perdent
Dans le chemin de terre
Le ciel oublie les ombres
Et leur marche dessus

Les jambes s’enfoncent
Les mots aussi au fond de la gorge
Ragent de ne pouvoir se taire
Close la bouche se perd aussi

Les pas se perdent
Dans un bain d’eau salée
Et je me perds
Et je me tais
Ou je me terre

Les bateaux descendent le fleuve
Le château de cartes prend l’eau
L’écho est celui de l’esprit
Qui ne s’oublie pas

Derrière les arbres se cache une seconde maison
Une chambre
Forêt humaine
Visible seulement le soir
Appuyée aux nuages elle allume les corps

Les yeux se perdent
Les yeux sont ronds comme l’animal de nuit
Phares des noctambules ils comptent les battements d’ailes
Les heures comme la main compte ses doigts

Les mains se perdent
La pensée s'envole
Paralysant le livre encore ouvert
Quand le corps se relève
C’est un clin d’œil au marchand de la nuit

Les yeux se ferment
Les yeux sont parenthèses
Dans le chemin de terre devenu chair
Cher à mes pas



B

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Je pense autrement la fin du jour

 

  

 

Il y aura toujours des notes de piano sur le bord de la fenêtre
Il y aura toujours le chant de l’orage déclarant l’amour à la terre
Sur les pétales de roses le musicien et son archet
La nudité qui donne vie

L’orage à venir anime le pouls
La maison intérieure endormie
J’ai dans la poche quelques cailloux à compter
La distance entre l’éclair et le grondement du tonnerre

Le silence fait sa route
Un vide du cœur avant la rupture des eaux
Tout près du ciel on ne voit pas la chasse aux étoiles
Les nuages sont cratère gorgé de flèches

Ici est un jardin suspendu
Une bouche ouverte vers le monde
Sur la fragile chaise je m’assieds  les jambes sur la table
Dans cette position je pense autrement



Je pense autrement la forêt

Le sol et le plafond

Le couvercle au-dessus de ma tête

Les mouvements de l’espace qui se tait




B - 30-08-2011



 

 

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Sur les chemins de Compostelle ...

 

22 juillet 2011

 

Dans la maison paroissiale, où j'ai dormi, c'était vraiment l'extrême limite. Il y f'sait froid. Y avait pas de couverture sur les mat'las. Les toilettes et la douche se trouvaient dans la cave, elle-même mouillée (ou inondée) sur le sol. Pas d'essuie-main, dans le coin. Heureus'ment qu'il restai(en)t ... les draps de lit (mouais !)

 

Eh bien, en partant, je n'ai pas déposé les 5 euros symboliques que le gars, hier soir, qui m'avait mené là, m'avait "gentiment" invité à laisser. Il n'était même pas trop sympa, le gaillard. Poli, oui. Le sens du devoir, oui. Mais ... le ton qu'il avait, déjà au GSm (ou ... portable), pour me dire que je devais attendre un quart d'heure, avant de le trouver, le temps que ce "Messire" (même pas passionnant du tout) ait terminé de regarder son Tour de France, ça vous indique le climat.

 

J'ai pas été édifié, vous l'aurez compris. Et la douleur au pied ne se calme pas vraiment, malgré les pommades que j'ai ach'tées à Verzenay. On avis'ra tout à l'heure.

 

Verzy, le village où j'ai logé, n'est pas mal dans son aspect extérieur. Et les commerces ne manquent pas. C'est pas le cas partout, on est d'accord. Mais ... une maison a beau être remarquablement décorée, si l'âme n'y est pas, mieux vaut ne pas y compter.

 

Hier, par exemple, je suis entré dans le seul bistro du coin, ouvert. Par chance, on pouvait s'y restaurer. C'était déjà mieux que rien. En attendant, tout le temps que j'ai attendu le repas, tout le temps que j'ai "savouré" le repas, tout le temps que j'ai repris encore un verre ensuite, pas une âme (des deux côtés du comptoir) ne m'a accordé le moindre regard.

 

Hier, pour sauvegarder ma dernière parcelle de moral, j'ai donné des coups de fil en Belgique. Comme par hasard, à côté de la cabine, y avait un bruit pétaradant, un bruit de moteur, un bruit de bazar pas possible, pour alimenter l'espèce de caravane où quelqu'un vendait des pizzas. Fallait se concentrer pour parler à ses amis à l'autre bout du fil et trouver un semblant de phrase qui tienne à peu près debout.

 

J'ai consulté, une nouvelle fois, la liste des hébergements. A Condé-sur-Marne, y a un hôtel. 42 euros, d'accord, c'est pas donné, mais c'est pas pour une nuit. Au moins, j'aurai un lit potable.

 

J'ai appris, en marchant, hier, sous la pluie, que le moulin de Verzenay, situé autour des vignes, avait servi d'observatoire durant la guerre, pour l'armée française.

 

J'ai entendu parler, aussi, de hêtres tortillards pluri-centenaires.

 

Quant au phare, pas loin, j'ignore encore ses secrets.

 

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ils s'approchent, et c'est pas une mince affaire, de Billy-le-Grand

 

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décidément, la poste me suit partout ...

 

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parfois, quand je veux m'asseoir, les bottes de foin se substituent aux bancs

 

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perdons pas la boussole

 

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de canaux en canaux, d'écluses en écluses, on arrive à ... Condé-sur-Marne

 

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j'ai carrément fait le tour du village avant de trouver, sur la route principale, ce p'tit hôtel où, final'ment, je mangerai, je dormirai bien

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Du métro aux gares, un microcosme à saisir

Ce n'est pas une nouvelle que je vous propose cette fois mais les impressions d'une incurable journaliste

DU METRO AUX GARES : UN MICRICOSME A SAISIR

Les transports en commun me fascinent.  Ce fourmillement d'êtres humains inconnus excite mon imagination.  La sympathie et l'antipathie jouent chacune leur partition.  Certains êtres vous attirent, d'autres vous repoussent.  Les plus beaux suscitent l'admiration, voire un désir fugace. Les plus disgraciés, quoi qu'on en ait,  errent aux frontières de notre tolérance humaine ou plutôt inhumaine.  A Bruxelles, dans le métro, c'est un patchwork de visages, de vêtures, d'attitudes relançant constamment l'intérêt, la curiosité. On navigue des tristes silhouettes musulmanes, tout de sombre empaquetées, à la chevelure strictement voilée, aux fringantes jeunes femmes noires, si élégantes, qu'elles soient vêtues à l'européenne ou entièrement vouées à l'exubérance multicolore de leurs boubous et de leurs foulards qui somment si coquettement leurs tête, en passant par les Indiennes enroulées dans des gazes brodées ou des soieries précieuses qui elles, privilégient les tons frais et acidulés. 

Les hommes se fondraient facilement dans une masse assez indifférenciée de blousons, de baskets et de jeans, s'ils n'en émergeaient grâce à leur  physique avantageux, leur touchante jeunesse, leur sex-appeal ou, au contraire,  par leurs disgrâces. Dans la masse de ces tenues modestes et décontractées s’enchâssent de rares adeptes de la cravate et du complet anthracite, tristement soulignés par l'attaché case dont les plus fonctionnarisés ne parviennent pas à se défaire. Je me demande toujours comment ils peuvent se résoudre à revêtir chaque matin ce cilice qui  oblige certains d’entre eux  à prendre une figure de carême.

Quand je me trouve dans le métro, je me demande si, lorsque je serai définitivement seule, amputée de mon compagnon, cet opéra cosmopolite, ce bouillon de cultures, cette mixture sociale auront le pouvoir de me distraire un moment de ma solitude.  Rien ne prouve d'ailleurs que "l'issue fatale", comme on dit si joliment, déboulera d'abord sur lui, mauvaise plaisanterie pour un homme si attaché à la vie.

Tous ces gens croisés dans les wagons ou sur les quais sont uniques.  Aucun destin n'en duplique un autre.  A chacun ses chagrins, ses bonheurs, ses manques, ses secrets. L'un respire l'opulence, l'autre ; une misère décente.  On  frôle des chagrins d'amour, des passions naissantes, des cancers en gestation, des conflits professionnels, des challenges réussis, des examens ratés.  

Que dire des sans abri ou des sans papiers, de ceux qui sont les deux à la fois ?  Qui sont-ils vraiment ? Le paysage est tellement brouillé qu’on ne sait plus qui est qui. Venus d’Europe de l’Est, d’Afrique ou d’Asie, les exclus sont de plus en plus nombreux à arpenter nos trottoirs, à la recherche du droit de vivre, à côté des clochards nés ici. Les attitudes ne sont pas uniformes. Il y a le soulard jovial qui ne cache pas sa grande soif, la mater dolorosa berçant son enfant ou celui d’une autre, l’humilité feinte aux yeux baissés, la voix geignarde qui racole et, parfois, le visage farouche d’un seigneur de la pauvreté qui se contente d’être là, muet et immobile, comme un reproche vivant.

Ils sont nombreux dans le métro à traîner dans un grand sac en plastique ou dans un caddie déglingué tous leurs pauvres biens et à se transporter eux-mêmes de siège en siège, de station en station, tâchant de profiter au maximum d'un lieu qui les abrite des intempéries. Tout est fait d’ailleurs à présent pour qu’ils ne puissent prendre leurs aises. La plupart du temps les bancs où ils pouvaient s’allonger tout du long ont disparu, remplacés par des sièges fractionnés, dont les plus inconfortables se trouvent à mes yeux à la station Sainte Catherine.  Mais après la fermeture du métro, que deviennent-ils ?  Rejetés à la rue, comme des épaves vomies sur la plage de la solitude. 

J'ai souvent tenté d'imaginer le métro à deux ou trois heures du matin, dans le noir ou dans la pénombre, dans ce no man's land horaire où la vie active est réduite au minimum, où les rêves prennent le relais pour ceux qui dorment mais aussi pour ceux que le sommeil fuit.  Peut-être y a-t-il, ça et là, des présences cachées, des clandestins de l'ombre qui s'assoupissent tant bien que mal. On peut se demander la même chose pour les salles d’attente des gares. Y a-t-il un espoir de se terrer dans ces abris inhumains mais où, malgré tout, il fait chaud ?  Je m’estime privilégiée d’avoir un toit, une maison chauffée, et de quoi me nourrir sans problème. Même poser ses fesses en toute tranquillité sur une lunette de WC est un luxe. Que des êtres humains soient privés de ce bien-être élémentaire est un scandale.

Il nous est arrivé de tomber, vers 21 heures, gare Centrale, sur le repas servi par des scouts à des SDF, appellation froidement administrative, à laquelle je préfère substituer celle d’habitants des rues. Ces derniers mangeaient debout, parfois avec leur pauvre couvert en carton posé sur la saillie courant le long des murs du souterrain qui conduit au métro. C’est mieux que rien mais ça ne résout pas le problème de l’absence de toit, d’hygiène la plus élémentaire, de soins de santé. Où va l’Etat Providence quand il se décharge de ses devoirs sur la charité publique ?

C’est dans la salle d’attente de cette même gare centrale que nous avons pu entendre une conversation entre ce genre de paumés, scories de la société de consommation.  Une femme, jeune encore, manifestement alcoolique, tenait la dragée haute à quelques hommes passablement abrutis. Cette « marquise des anges » a envoyé l’un de ses servants lui quérir une canette de Gordon, tandis qu’elle achevait d’écluser la précédente. Elle se disputait ferme avec un Maghrébin qu’elle accusait d’avoir liquidé son chien. Ils étaient aussi insultants l’un que l’autre. L’un de leurs compagnons habituels, à ce que j’ai compris, manquait à l’appel. « Il est parti faire l’amour », a commenté l’un d’eux. Voilà pourquoi peut-être tous ces mâles supportaient patiemment la mauvaise humeur de la femme dont le bagou contrastait avec leur propre pauvreté de discours. Quand elle était suffisamment soûle ou triste, elle redevenait sans doute gibier, l’espace de quelques minutes. Le sexe restait donc prégnant dans cet univers sordide.

Un des hommes se plaignait du fait que les agents du chemin de fer avaient découvert la cachette où il serrait ses quelques biens et confisqué cette richesse : un lainage ou deux, peut-être une paire de chaussures.

L’assemblée se préoccupait du sort d’un compagnon qui avait été embarqué la veille à l’hôpital, suite à une overdose. Et tout à coup voilà que l’intéressé apparaissait. Il avait déserté son lit bien propre avant le petit déjeuner. Cigarette aux lèvres, il comptait ses sous, pour s’offrir, lui aussi, une canette de bière. Monde désespéré et féroce dont j’étais gênée d’être la voyeuse.

De temps en temps, surtout l’hiver, on apprend qu’un habitant des rues a été retrouvé mort sur les marches d’une église ou dans une entrée de métro. Et c’est souvent une personne qui la veille a refusé de suivre les services de secours qui lui proposaient un abri. Fait divers navrant qui aggrave le malaise ressenti chaque fois que je croise un clochard ou un mendiant – et ils sont de plus en plus nombreux – image tant de fois multipliée de la solitude absolue que certains tentent d’exorciser en entraînant dans leur misère, un chien, voire deux ou un chat. Le sort de ces petits compagnons me préoccupe autant que celui de leur maître. Ils n’ont pas choisi d’errer dans les rues,  pas plus que les chevaux n’ont choisi hier de mourir sur un champ de bataille ou de s’épuiser aujourd’hui dans un hippodrome. Nous traitons bien mal les animaux dont nous sous-estimons, j’en suis sûre, le degré de conscience.  Je pense souvent à un homme jeune, croisé plus d’une fois aux environs de la Bourse, mendiant, toujours avec une canette de bière à la main. Près de lui, sur un coussin, son compagnon, un superbe chat tigré, attendait patiemment, parce que cet humain le nourrissait et le chérissait. De cela je suis sûre, car par temps de pluie, l’homme l’abritait tendrement à l’intérieur de son blouson. Que sont-ils devenus ? Morts l’un et l’autre ? Et si le chat a survécu, a-t-il trouvé un nouveau maître pour le chérir ?

Au cours d'un trajet dans le métro, il arrive qu'un voyageur vous adresse la parole.  Pour vous offrir son siège par exemple,  ce qui fait toujours plaisir, tout en nous rappelant notre "grand" âge.  D'autres fois parce qu'il a saisi une de vos phrases et ne peut résister à l'envie d'y mettre son grain de sel.  Récemment, c'était à propos d'une affiche annonçant un forum sur l'énergie nucléaire, dont j'estimais que, pour une fois, il ne s'agissait pas d'une publicité idiote.  "Oui mais, s'insurgea notre vis-à-vis, avez-vous réfléchi au fait que les centrales nucléaires sont amorties et que nous continuons à payer l'énergie toujours  aussi cher ?" Comme nous allions bientôt descendre, je n'ai pas eu le temps de répondre à cet interlocuteur que si j'approuvais la formulation de l'affiche, ça n'impliquait pas que j'étais une inconditionnelle du nucléaire.

Plus gênant les confidences de ce "bon gros", les genoux encombrés de divers sacs en plastique, qui obligea un petit garçon qui l'accompagnait à me céder sa place.  Une autre place se libérant, le gosse demanda timidement s'il pouvait se rasseoir.  "Non, non, gronda l'adulte en désignant Jean, cette place est pour Monsieur.  Il faut apprendre le respect."  

Me voyant sourire, Jean me demanda pourquoi.  Je répliquai que le fils de ce Monsieur aurait voulu s'asseoir. Aussitôt le robinet d'une sorte de monologue se mit à couler. "Ce n'est pas mon fils.  C'est mon propriétaire.  Oui, son papa est décédé récemment et je suis son locataire ! Il collectionne les sacs en plastique de différentes provenances.  Je lui en ai rapporté toute une collection du Salon  de l'Auto.  Il en a déjà 700 !  Je vais bientôt lui ouvrir un site, pour en trouver d'autres et pour en échanger. 

Le petit garçon restait muet, timide et pâle, subjugué sans doute par cette espèce d'ogre bienveillant.  Je me demandai tout à coup jusqu'où allait la soumission de l'enfant car, tout à trac, par la vertu d'une transition que j'ai oubliée, le bavard nous déclara qu'il avait 55 ans, que sa vie était finie et son avenir derrière lui et que, depuis douze ans, il n'avait plus touché une femme.  "J'ai été battu pendant dix ans par mon père et ma mère.  Donc ce n'est pas d'eux que j'ai eu de l'amour et de la tendresse.  Ensuite je me suis engagé à l'armée.  Pas d'amour et de tendresse, là non plus.  Ma première femme m'a trompée sans arrêt.  Pas d'amour et de tendresse, une fois de plus.  Ma deuxième femme ne songeait qu'à sortir avec ses copines.  Encore un divorce.  J'ai trois enfants qui ne se manifestent presque jamais ».

Avant de quitter cet inquiétant personnage, nous avons encore le temps d'apprendre qu'il avait "fait des bêtises".  Deux accrochages avec sa voiture en un mois et un séjour à l'hôpital… Pour cause de blessure ou de désintoxication ?  Il ne l'a pas précisé.  Et comme nous ne sommes pas des fonctionnaires de police, nous l'avons laissé parler.  Quant à moi j'avais pourtant une foule de questions à l'esprit.

Dutroux me hante-t-il à ce point ?  J'ai eu peur pour l'enfant sans père, confronté à l'adulte autoritaire, apparemment bien intentionné mais traînant son fardeau de coups reçus dès l'enfance et sa chasteté délibérée ou non. Mon appréhension noircit peut-être le tableau mais il manque des pièces au puzzle dans lequel l'homme s'est dévoilé.  De quoi est mort le père de l'enfant ?  Que fait sa mère ?  Vit-il avec elle ?  Est-elle également sous la coupe du bonhomme ?  Nous n'aurons jamais de réponses à ces questions.

Une autre fois une femme encore jeune vient s'asseoir à côté de moi. Elle s'informe si le métro va bien dans la direction "Roi Baudouin".  Sur ma réponse affirmative, elle se détend un peu et commence à bavarder. Ce soir elle est invitée chez des amis. Dans le temps elle se déplaçait en voiture mais, à présent,  il est très difficile de trouver à se garer à Bruxelles, alors elle est venue en train. Mais, arrivée à la gare du Midi, elle a paniqué car elle était serrée de près par deux bronzés qui lui murmuraient dans la nuque qu'elle avait un beau cul. Elle aurait voulu se retourner pour les gifler mais elle n'a pas osé. Elle a simplement hâté le pas, comme si elle n'avait rien entendu, en serrant son sac contre elle car, comment savoir à quoi ils en voulaient exactement ? Que fait donc la police ? On n'est vraiment pas protégé !

Que répondre ? Que la grande ville, c'est comme ça ! Lui dire que peut-être, bientôt, les seules femmes respectées seront celles qui portent le foulard. Lui raconter que dans un ascenseur d'hôpital, deux garnements de douze, treize ans ont laissé traîner leurs mains sur mes fesses et que, lorsque je me suis retournée, ils se sont accusés mutuellement en riant, si bien que je me suis sentie désarmée et prête à rire moi aussi. Ce qui m'a le plus choqué dans l'aventure, c'est qu'un homme d'une trentaine d'années a cru bon  de me faire la morale à moi, m'exhortant à excuser deux gamins sans repères et  sans avenir. Je n'avais aucun besoin de ce prêchi-prêcha pour me faire ma religion. Je le savais que c'était moi la coupable, avec mon gros cul de bourgeoise bien nourrie, belge depuis des générations.

Revenons aux saynètes du métro. Il est tard. Nous sommes, Jean et moi, face à un jeune couple, flirtant avec le quart monde. Le garçon est maigre et hâve, en jeans crasseux, une casquette à devise vissée au ras des sourcils, il ne dit mot. Il semble indifférent à tout, plongé dans une méditation morose… ou une absence de pensée. La fille, la figure trouée de piercings, tient dans des mains pas très nettes au vernis écaillé une "mitraillette". Je la regarde, fascinée et admirative car elle parvient à manger avec appétit, sans salir sa veste, ce qui déborde de cette chose extraordinaire, véritable corne d'abondance de la mal bouffe dont l’odeur forte a envahi tout le compartiment et où je distingue des bouts de viande, des frites, du ketchup, une feuille de salade fripée, des rognures d’oignon. Le garçon ne mange pas. Peut-être que de voir du coin de l'œil ce qu'engouffre sa compagne, il a déjà soupé ?

Récemment, de passage en métro par la gare du Midi, j’ai aperçu, couché de tout son long, devant une rangée de sièges, un homme aux cheveux tout blancs. Quelques malabars avec au dos de la veste la mention : contrôle des tickets, se sont approchés de lui. L’un d’eux a shooté dans ses chaussures et tous de crier : allez, ouste, debout ! Mais l’homme restait plongé dans son sommeil alcoolique ou dans son coma, comment le savoir. Alors l’un des intervenants a tapé dans ses mains, comme on fait pour chasser une bête malfaisante, un rat peut-être. Puis le train a démarré, emportant sa cargaison de voyageurs, pour la plupart indifférents à la scène.

Pour ma part, cela m’a rappelé une autre scène, surprise un jour, boulevard Anspach, lorsque deux agents de police ont houspillé une mendiante, lui ordonnant d’aller faire ça ailleurs, de préférence dans son pays. Pour en revenir au malheureux prostré sur le sol, gare du Midi, il pouvait être un des ces alcoolos qui s’écroulent n’importe où quand ils ont fait le plein. Les préposés de la STIB ont l’habitude d’en trouver, cuvant ici ou là et ils s’emploient à les chasser. C’est vrai qu’on se tronche dans le métro et il m’est arrivé de rester pantoise devant un homme âgé lampant l’oubli au goulot d’une bouteille de vin rouge de deux litres. Quoi qu’il en soit, cette vision à la fois de déchéance et de brutalité, surprise au passage, était dure à supporter.

                                                                                    MARCELLE DUMONT

 

 

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  • Bibliothèque d'art

    Bibliothèque d'art

    Petite librairie d'art à déposer en pile au chevet du lit


  • Degas

    Degas

    Degas parisien, mondain, et collectionneur éclairé
     

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Pas à pas, nous mène le Temps

le posson fleur

 

Le présent nous force, nous presse.

Il faut s’activer constamment,

Réagir certes promptement,

Se ressourcer dans la tendresse.

   

Il faut s’activer constamment,

Vrai le tourbillon n’a de cesse.

Se ressourcer dans la tendresse,

Savourer de troublants instants!

   

Vrai, le tourbillon n’a de cesse.

Pas à pas, nous mène le Temps.

Savourer de troublants instants

Fait oublier ce qui agresse.  

 

Pas à pas, nous mène le temps.

Quand nous afflige la vieillesse,

Fait oublier ce qui agresse,

L’indicible qui nous surprend.

               

30 août 2011

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Chasseur d'images

 

Le photographe des faubourgs

Est accompagné d’une muse.

Elle ne transcende ni ruse,

Le guide dans l’ombre des cours.

 

Il voit des êtres et les devine.

Capte une expression, un émoi,

Par chance, un sourire de joie,

Espérance quasi divine.

 

Face à l’ombre, dans la lumière,

Sur un banc un homme vieilli,

Songeur, qui semble recueilli.

Plus loin, un enfant solitaire.

 

Le photographe a du talent

Il saisit les secrets des âmes,

Sur les visages, lit les drames,

Qui demeurent longtemps présents.

 

Lors le poète qui errait,

Voulant s’absenter de la vie,

Voit en ce chasseur qu’il envie,

Un humaniste à honorer

 

5/1/2005

 

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Les écrits d'Irène d'Amérique

Irène a sorti sa plume à l'eau pour nous écrire une tempête dans le ciel de l'Amérique du Nord. Sa plume semble de piètre qualité à voir les taches et les gouttelettes qu'elle répand partout. Son souffle nous éclabousse. Heureusement que ce n'est pas une plume à encre indélébile! Les écrits restent, dit-on. Ceux-ci ne tiendront pas bien longtemps. Je les ai déjà oubliés. Irène n'a fait que passer.
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Le livre de Jasher

Formation du monde!

.....Et quand  toutes ces choses furent accomplies ,voici que Jéhovah ( je suis celui qui  est) apparut en Eden  et créa l'homme  pour être  une image  de sa propre éternité ...................

Et avec le temps  il advint que l'homme  engendra Caîn et son frère Abel... 

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Sans état d'âme

 

 

À Nada AL- Attar

 

Immense espace qui sommeille,

Le ciel, ce jour, n’a pas d’âme.

L’orage en a éteint la flamme.

Où s’en sont allées ses merveilles?

 

Le ciel, ce jour, n’a pas d’âme.

Restant inactive, je veille.

Où en sont allées ses merveilles?

Face au sublime, je me pâme.

 

Restant inactive, je veille.

Nul scénario ne se trame.

Face au sublime, je me pâme.

Il est des grâces sans pareilles.

 

Nul scénario ne se trame,

Aucun accord ne me réveille.

Il est des grâces sans pareilles.

Me sens à l’abri, loin des drames.

 

29 août 2011

 

 

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Sur les chemins de Compostelle ...

 

21 juillet 2011

 

C'est la Fête Nationale, aujourd'hui, en Belgique. Tiens, je l'avais oublié, pas plus tard qu'hier.

 

Trois jours passés à Reims. Trois jours que je ne regrette pas. Charlène, Julie, Dino, je vous emporte avec moi. Nous nous retrouverons toujours quelque part.

 

Ce soir, j'échouerai à Verzy. Je dois contacter un responsable de la maison paroissiale du village, sur le coup de six heures.

 

J'ai quitté Reims. Dans la pluie. J'ai entamé la Via Francegina. Que de ponts sur la route ! J'ai longé un canal. Aperçu une barque, avec des gosses qui ramaient, un chef de bande qui donnait le rythme au tambour, un prof' (ou un guide) qui dynamisait la bande.

 

Hier, j'ai aperçu une modeste chapelle, en face d'une des grandes usines où on fabrique du champagne. Foujita, un peintre d'origine japonaise qui a échoué à Montmartre, a décoré l'intérieur. Malheureus'ment, y avaient des chaînes tout à l'extérieur, je n'ai pas pu pénétrer dans ce lieu modeste.

 

Jusque Saint-Jacques de Compostelle : encore 2400 kilomètres à franchir. Pas encore pour moi !

 

Mon pied gauche commence à souffrir.

 

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Dernier clin d'oeil à la chambre, à Reims, de la maison diocésaine où j'ai passé trois jours

 

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Encore un ultime passage dans un bistro typé du coin

 

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Heureusement que les rues de Reims sont des labyrinthes ...

 

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Allez, Hugues ... on se remet en route ... tournons à gauche, là où y a un pont ...

 

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voilà, voilà ... des élèves qui apprennent à pagayer ... sous le regard de leur prof (ou de leur guide) ... y en a qui joue du tambour ... les autres doivent suivre le rythme ... ça me paraît un peu "trop" militaire (mais enfin !)

 

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douce campagne pluvieuse ... j'ai dépassé Sillery ...

 

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à ne pas confondre avec "Le Puy"

 

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saluons le moulin de Verzenay

 

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Au cours de la prétendue "Grande Guerre", cet endroit insolite fit office d'observatoire pour l'armée française ...

 

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Verzenay : une halte bien méritée ... dans un bistro (un de plus) hyper sympa ... Cécile, celle qui est à la porte et qui n'a pas sa langue en poche, m'indiqu'ra généreus'ment l'emplacement de la pharmacie

 

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Verzenay se distingue aussi par son phare

 

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D'ici un quart d'heure, j'appelle le responsable de l'hébergement où je vais dormir ce soir ... je suis arrivé à Verzy ... pendant ce temps, le gars que je dois contacter suit l'évolution du Tour de France

 

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Verzy, à la tombée du jour

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Un éternel printemps

À Rosyline

 

Pendant quelques mois, il s’absente.

Certes pimpant, il reviendra.

Dans les jardins, il répandra

De tendres couleurs odorantes.

 

Certes, pimpant, il reviendra,

Dans un flot d’énergie vibrante,

De tendres couleurs odorantes.

Le vieillissement pourfendra.

 

Dans un flot d’énergie vibrante,

Peut-être un miracle sera,

Le vieillissement pourfendra.

Ô les rêveries délirantes!

 

Peut-être un miracle sera.

Un éternel printemps nous hante.

Ô les rêveries délirantes!

Nul mortel ne rajeunira.

 

28 août 2001

 

 

 

 

 

 

 

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SEL MARIN

Sel marin

Les cheveux ébouriffés par un vent continu et glacial, les yeux plissés pour me protéger du blizzard d’hiver qui nous chatouillent depuis une semaine, juste après les fêtes de fin d’année, je bas le pavé. La température fidèle à la saison provoque un frisson dans le cou, mes poils s’hérissent me signalant qu’on est mieux à l’intérieur et que je ne suis pas obligé de leur faire subir l’épreuve de l’eau à 7°C pour un énième exercice. Je continue à marcher tranquillement dans l’allée entre deux bâtiments identiques à une flopée d’autres placées près des quais, eux-mêmes accostés de frégates et de chasseurs de mine. Un ensemble qui constitue une base navale en bord de mer du Nord à Zeebruge.
Je pouvais deviner tous les autres élèves en train d’écouter les instructeurs de différentes disciplines, comme ceux de l’armement, les cuistots, les sous officiers de pont, les cours en classe chauffée devant leur syllabus rêvant déjà de voyage et espérant peut-être croisé encore un nautilus versus 2011 ou une Moby Dick pour avoir une belle histoire de mataf aventurier à raconter aux femmes rencontrée à chaque escale, ou à la famille au retour d’un périple de quelques semaines ou quelques mois selon la mission.
Je progresse bras ballant, une main chargée de ma paire de palmes noir, noir comme tout le matos d’ailleurs, mon masque et mon tuba et l’autre paluche serrant une ceinture de plomb d’environ 6 kg pour équilibrer mon poids et contrer la poussée de l’eau de mer qui me ramènerait en surface. Evidemment je portai une tenue de néoprène d’un centimètre d’épaisseur pour embellir ma silhouette de mythique homme grenouille.
Bien au chaud dans ma combinaison malgré la température extérieur de 5°C je poursuis mon cheminement vers cette merveilleuse image digne d’une carte postale du Nord de la Belgique. Des classes de cours on verrait une ombre d’1,83 m doté d’un corps athlétique et beau gosse type méditerranéen se diriger vers des navires de guerre au repos devant lui. Des monstres de métal gris, mitrailleuses orientées pleine mer pour contempler tel un marin aguerri l’horizon se dispersant dans des souvenirs d’exploit à travers une tempête à 11 beaufort, ou les pensées ancrées dans des lieux féériques d’un calme plat et d’une splendeur d’île paradisiaque.
De côté, j’aperçois hormis celui qui est devant moi, une frégate deux fois plus grande devant lui à ma gauche. Au loin de l’autre côté du quai, deux chasseurs de mines dont un se prépare à lever l’ancre. Des navires commerçants hauts comme un immeuble parfois passent à l’arrière rendant presque ridicule nos petits guerriers militaires. Comme quoi la taille, David contre Goliath l’a prouvé, petits mais d’une efficacité qui n’est plus à démontrer comme dans les opérations Southern Breeze lors de l’invasion du Koweit par l’Irak en 1990–1991; ou UNIFIL II, ATALANTA missions anti piratage au large de la somalie en 2009.
J’empreinte la passerelle délicatement, bien que je sache nager, je n’ai franchement pas envie de provoquer la mauvaise joie de mon instructeur et encore moins sauter à l’eau et chercher vainement en apnée mon matériel qui m’aurait échappé des mains.
Me voilà à bord du Rosy, bercé par les claquements du pavillon arborant les fines bandes diagonales noir, jaune, rouge sur fond blanc, la croix de St-André au dessus de deux canons croisés dans le premier triangle supérieur et une ancre dans celui du bas. Les câbles, provoqués par le vent et pendant le long des mats utiles aux levés des couleurs, frappaient régulièrement provoquant un « Bling ! Bling ! » continu et presque mélodieux.
Je salue le pavillon fièrement et me rend à l’étrave par tribord. Ici le long de la jetée. Les instructeurs sont là, ils sont cinq, le maître instructeur et d’autres membres de l’équipage. Présents pour voir le nouveau en formation. On ne perd pas de temps et directement j’enfile mon gilet muni d’une mono de 10 litres. Rituel de vérification du matos obligatoire, masque, palme, tuba, détendeur connecté et fonctionnel, bouteille attachée, petite bouteille de sécurité sur le gilet, couteau au mollet, tout est en place. Cependant, un détail inquiétant subsistait, la pression de 50 bar seulement au lieu des 200 habituel affiché à l’écran du manomètre, cela signifie que je suis sur la réserve, dans le rouge. Dans ce cas, nous devons remonter d’urgence en surface si on le constate en pleine plongée. J’en conclu que l’exercice surprise est une descente sur réserve et remonter en gonflant le gilet avec la petite bouteille d’urgence.
Bien, pas de soucis, je connais la procédure et me sens confiant pour cette épreuve.
Je plongerai seul, donc à la ligne, un cordage autour de la taille maintenu par un autre plongeur en surface pour me diriger selon un code précis. Tiré autant de fois pour aller à gauche, pour attendre, ou autres… Je suis fin prêt, au bord de l’eau, un signe OK du pouce rejoint de l’index, et je saute.
Je me retourne pour faire face à l’étrave et mes futurs collègues. Un dernier « Ok » et un signe pour précise que je plonge, le pouce vers le bas et au revoir tout le monde. Je me gèle et merci.
L’eau s’incruste entre ma combinaison et ma chaire frissonnante, sensation de réveil instantanée et passagère, le temps que le liquide prisonnier entre les matières prennent ma température. Je n’y vois rien, sauf une couleur verdâtre, je dois placer ma main devant les yeux pour apercevoir le « S » blanc inscrit sur mon gant. J’observe mon profondimètre, un, deux, trois, dix mètres de profondeur. Mes palmes s’enlisent dans la vase de quelques centimètres. Je jette un œil sur mon manomètre pour scruter la pression présente dans la bouteille, toujours 50 b. Jusqu’ici tout va bien.
On me promène un peu sous l’eau et l’inspiration commence à se faire difficile.
Entre 0 et 5 b. Je m’en doutais, ça devient dur. Je signale en surface, en tirant sur mon cordage que je m’arrête, tire trois coups secs pour annoncer une situation d’urgence et que je vais remonter en surface.
Ma main gauche rejoint au ralenti ma bouteille de sécurité et je tente de l’ouvrir pour laisser passer l’air dans mon gilet provoquant ainsi ma remontée instantanément. Tout va bien. J’assure, essoufflé, mais j’assure.
Pas d’air dans la tuyauterie, rien ne passe, nulle part. Impossible d’enclencher cette foutu mini bouteille jaune sensée être ma copine, mon sauveteur attitré.
Je suis en manque grave, des spasmes abdominal m’empêche de commettre l’irréparable, ouvrir la bouche pour expirer un grand coup et sortir d’une apnée forcée. Mon organisme puise dans mes réserves mais combien de temps avant la syncope, mes poumons ont la taille de prune séchée, dans quelques secondes je lâche tout. C’est la fin pour moi, quel patate je fais, je me noie lors d’un simple exercice. Je commence à paniquer, j’oscille inutilement la tête de gauche à droite cherchant l’inutile dans le vide aquatique.
De l’air ! Au secoure ! De l’air ! Je n’en peux plus, sans le vouloir, effrayé j’ouvre la bouche et ingurgite une goulée de flotte salée comme jamais. Je résiste et avale sans autorisé la gourmandise provoquer une deuxième dégustation forcée d’un kilo de sel marin. Merde ! Je suis foutu. J’essaie avec ce qu’il me reste quelque part dans le torse de gonfler mon gilet en soufflant dedans par l’intermédiaire d’un embout en caoutchouc conçu pour. En vain rien n’y fait, pas de remonté et peut-être plus jamais. Ca parait idiot mais réfléchit, tu n’es pas encore mort !
Boum ! Une onde de choc légère, certes, me secoue comme une mouche dans un verre. Un flash blanc immaculé apparaît à ma gauche. Ce bruit me pétrifie. Sur terre j’aurais sursauté et serait resté figé mais ici, prisonnier de l’eau je n’ai que mon néoprène pour uriner dedans et mon cœur pour se retourner. Ma panique était bien accentué avec cette grenade d’entraînement juste pour rendre l’exercice plus vrai. Ma noyade l’était encore plus, ce bruit venant de nulle part sur le coup, m’empêche de me concentrer et santé, je rebois une petite tasse en dessert.
Je n’ai pas envie de crever ici, pas comme ça. Ferme les yeux ! Réfléchi vite et bien ! J’aurais plus envie de dire : « Respire un grand coup » mais je vais éviter. Je n’ai plus soif. Mes paupières agrafées, je me calme et sereinement retente d’ouvrir ma bouteille d’urgence car c’était le moment.
PCHHH !!!
Le miracle de la vie sous marine se fit. La bouteille vomi tout dans mon gilet et gonflé comme un ballon, je remonte en surface en quelques secondes au risque de déchirer mon gilet à cause de la pression accumulée sans avoir équilibré l’ensemble. Je n’en avais absolument rien à faire du matériel sur le coup, j’ai décidé de m’équilibrer en premier en prenant une giclée d’air, un vrai délice. Le summum. J’aimais la vie. Je flottais en surface et fis comprendre que j’avais connu mieux quand on me demanda si tout était « OK ». « BOF ! BOF ! Ai-je répliqué en secouant la main paume côté mer.
L’exercice terminé, le matériel rangé. Je retourne vanné en chambre pour ma pause.
Allongé sur le lit, yeux rivés au plafond, mains derrière la nuque, je compris non seulement qu’il n’était jamais trop tard pour réaliser nos rêves et donc aussi qu’à l’impossible nul n’était tenu. William Arthur Ward a dit : « Le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste espère qu’il va changer, le réaliste ajuste ses voiles ». Chaque fois que j’aurai un relâchement je repenserai à cette scène. Une vraie motivation, un coup de booste incommensurable. Histoire d’ajuster pour garder le cap.
Au final, j’ai également et surtout indéniablement la certitude, la confirmation que l’eau de mer est extrêmement infecte. Chaque fois que vous utilisé du sel marin, mesdames et messieurs, quand vous concoctez un bon petit plat en famille, mettez en avec parcimonie.
Parole de mataf ! Toute voile dehors pour la vie !
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Septembre à La Monnaie

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Septembre à la Monnaie !

OPÉRA

MÉDÉE

LUIGI CHERUBINI

 

Médée de Luigi Cherubini ouvre la saison 2011-2012 de la Monnaie. Trois ans après la création de Médée, Krzysztof Warlikowski et Christophe Rousset sont à nouveau réunis pour reprendre cette production mémorable dont la mise en scène renforce la violence, la tension et la cruauté tragiques.

Du 6 au 22 septembre 2011 - La Monnaie

 

 

 

 

SATELLITES AUTOUR DE MÉDÉE

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A STAGE WITH A VIEW - GEORGES BANU

Le critique et universitaire français Georges Banu propose une conférence intitulée Du meurtre à la mort de l’enfant. D’Euripide et Sénèque à Sarah Kane et Joël Pommerat.

En collaboration avec Het beschrijf

11 septembre 2011 à 11h00 - La Monnaie, Grand Foyer

 

INSIDE THE MUSIC - CHRISTOPHE ROUSSET

Le chef d'orchestre Christophe Rousset vous invite à partager son approche originale de la partition trop peu connue de Médée de Cherubini lors d’une conférence musicale vivante et accessible à tous.

16 septembre 2011 à 18h30 - La Monnaie, Grand Foyer

 

FILM MÉDÉE MIRACLE - ISABELLE HUPPERT

La Monnaie présente en première belge, le film Médée miracle de Tonino De Bernardi avec Isabelle Huppert dans le rôle de Médée. L’actrice sera exceptionnellement présente pour un dialogue avec Krzysztof Warlikowski.

18 septembre 2011 à 19h00 - Cinéma Arenberg

 

A NIGHT AT THE OPERA (-30) - THE TELLERS

Vous avez -30 ans ? Venez tenter de comprendre ce qui pousse Médée à commettre l’irréparable en compagnie du groupe pop rock belge The Tellers.

20 septembre 2011 à 18h00 - La Monnaie

 

 

LA MONNAIE SUR ÉCRAN

 

MÉDÉE « LIVE » SUR ÉCRAN

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Sous le titre « Viva l’Opera », une projection live de Médée sera donnée dans les cinémas UGC De Brouckère et Toison d’Or le 17 septembre 2011 à 20h. La chaîne de télévision Mezzo diffusera également Médée en direct le même jour.

17 septembre 2011 à 20h00

 

 

 

RENCONTRE EXCEPTIONNELLE

 

MICHEL HOUELLEBECQ

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À l’occasion de la parution en néerlandais de son dernier roman La carte et le territoire, qui lui valut le Prix Goncourt au printemps dernier, Michel Houellebecq fera sa seule apparition publique en Belgique sur la scène de la Monnaie. Présenté par son traducteur néerlandais Martin de Haan, l’écrivain s’entretiendra avec l’auteur flamand Stefan Hertmans. Michel Houellebecq lira également des extraits de son dernier roman.

Production : Het beschrijf, la Monnaie | De Munt, Arbeiderspers

14 septembre 2011 à 20h00 - La Monnaie

Reservation conseillée

 

 

 

OPÉRA EN CONCERT

 

ORLANDO PALADINO - JOSEPH HAYDN

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Orlando paladino fut l’opéra le plus réussi de Haydn et resta au répertoire durant trente ans, aussi bien dans sa version originale en italien que dans son adaptation en allemand. Après un silence de plus d’un siècle, l’œuvre connaît aujourd’hui un succès grandissant, que conforte certainement l’interprétation de René Jacobs.

2 septembre 2011 - Palais des Beaux-Arts

 

 

 

KRÓL ROGER - KAROL SZYMANOWSKI

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Œuvre magnifique, sensuelle et profonde, Król Roger de Karol Szymanowski compte parmi les chefs-d’œuvre du répertoire lyrique de la première partie du XXe siècle. Le chef d’orchestre Hartmut Haenchenest de retour à la tête de l’Orchestre symphonique de la Monnaie pour une version en concert de l’histoire troublante d’un roi en quête d’identité.

10 septembre 2011 - La Monnaie

 

 

 

CONCERT

 

EROICA - BEETHOVEN, GAVEAUX & HAYDN

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Christophe Rousset et Les Talens Lyriques accompagnent le ténor Jeremy Ovenden au cours de ce concert, où les oeuvres dePierre Gaveaux sont placées à côté de celles de Haydn et Beethoven. Un programme qui peut être vu comme une confrontation entre la lumière et l'obscurité.

14 septembre 2011 - Palais des Beaux-Arts

 

 

 

THE LAST SYMPHONIES - MOZART

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Les trois dernières symphonies de Mozart, constituent le testament du compositeur dans le genre symphonique : par leur grande cohésion interne, elles ont, à leur époque, repoussé les limites du genre, et elles font partie des plus grands chefs-d’œuvre de la musique pour orchestre. Leur faire partager un même programme est un véritable défi pour un chef et son orchestre, que Hartmut Haenchen et l'Orchestre symphonique de la Monnaie relèvent avec talent.

21 septembre 2011 - La Monnaie

 

 

 

RÉCITAL

 

LIEBESLIEDER - ROBERT SCHUMANN

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Marlis Petersen est de retour à Bruxelles dans un récital original de lieder de Schumann aux côtés des chanteurs Anke Vondung, Werner Güraet Konrad Jarnot et des pianistes Christoph Berner et Camillo Radicke.

12 septembre 2011 - La Monnaie

 

 

 

CONCERTINI

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CONCERTINI

Une série de concerts de musique de chambre sont présentés dans le cadre du KlaraFestival. Le premier concert vous donnera l'occasion d'entendre le chef d'orchestre Christophe Rousset dans un récital d'oeuvres pour clavecin.

 

 

KLARAFESTIVAL

 

KLARAFESTIVAL

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IMAGINE PARADISE

 

« Imagine Paradise ». C’est par cette invitation que la KlaraFestival entame sa quête du bonheur. Du 1er au 16 septembre, le KlaraFestival explore les profondeurs de l’être humain, les liens qui l’unissent à ses semblables.
 

 

OPERAPASS

Les détenteurs d'un Pass KlaraFestival bénéficient d'une réduction de 25% pour l'opéra en concert Król Roger de Karol Szymanowski (10 septembre 2011) et pour l'opéra Médée de Luigi Cherubini (15 septembre 2011).

 

 

OPERA & FAMILY

 

HAPPY SUNDAYS!

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Cette saison, la monnaie lance un tout nouveau programme destiné aux familles: les Happy Sundays! Après un prologue sucré, les uns vont au spectacle pendant que les 6-12 ans vivent un après-midi créatif. Notez dès à présent les deux premiers rendez-vous de la saison :

23.10.2011 autour de l'opéra Oedipe de George Enescu

13.11.2011 autour du spectacle de danse Cesena d'Anne teresa De Keersmaeker.

 

 

 

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