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Chanson sans musique.

Le Vieux du coin.

Enraciné dans son coin, par tous les temps
Habillé de froid et caressé de vent,
Si ce n'étaient ses yeux qui mendiaient
ses yeux vitreux et déplaisant
Son regard creux et dérangeant
C'était ses mains qui se tendaient.
Refrain
Toujours là, assis dans son coin
Toujours seul, las d'avoir faim,
Il me peinait, comme, un copain
Ce vieux qu'avait plus rien.

A tous les temps ses lèvres mandaient
De qui un quignon, de l'autre un don.
M'dames, M'sieurs, M'dames pardon...
M'sieurs Dames, s'il vous plait, ...
Les doigts serrés, en moignons
Il espérait du chaland le pognon
Tous l'on entendu, peu ont répondu,
Facile à dire, ... "Moi, ... Je l'ai pas vu"!
Refrain

Oui, si c'est yeux sont devenus vitreux,
C'est qu'il a toujours cru en Dieu,
Qui ne voulait lui révéler vos richesses.
Le vieux en eu pleuré sans cesse
Et c' eut été trop douloureux
De voir la vie comme font vos yeux.
Refrain

Puis un jour est venue une "compagne",
Une laborieuse, sereine devant l'éternel
Ni méchante, ni gentille, pour la gagne.
Elle lui a donné un peu de pain, du miel.
Lui a versé quelques rasades de bon vin frais.
Elle s'est payé des quelques sous qu'il avait.
Lui a rendu la vue pour pas qu'il trébuche
Sur le chemin de vers une vie sans embûche.

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Comme un "repas"?

Alors qu'approche l'ultime souffle du cycle d'un temps,
Qui coule et souffle à petits vents,
Temps que j'ai vécu, à profondes saveurs,
Cherchant, un peu d'amour sous ardeurs.

J'aurais bu, à gouleyantes gorgées
Vins, vinasses et élixirs de la vie.
J'aurais goûté à grosses gobées,
Moult plaisirs, volés aux filles.
Consommant le temps,
Goûtant les instants.

J'ai avalé la vie, comme liqueur bachique.
Un jus de treille, aristocratique
Qui a prit peine, le temps vécut,
De celer jouissances au fut,
Pour donner les dives bouteilles
Contenants, aux contenus vermeilles
Que l'on ouvre...
Que l'on ouvre,
Pour faire les amants,
Pour en mieux rire et puis chanter
Oublier, que fuit le temps,
Ne pas voir, la rose se faner.

Réaliser, enfin, l'âme calme et repue
Que la fin de son temps, est venue
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Tout à propos de l'éditeur
Séance de dédicaces des auteurs bruxellois de Chloe des Lys, le samedi 23 octobre 2010 à partir de 20h00 à l' Espace-Art-Gallery d'Ixelles artespacegallery.jpg
Tout à propos de cette gallerie.
Gestion de la soirée
Bob Boutique - baudouin.boutique@skynet.be
Invitant
Réseau des Arts et des lettres en Belgique francophone
Invités:
Blog
Auteur/interview
Titre + commentaire + couvertures
Lauriers
Extraits
bobclin.jpg Boutique Bob
baudouin.boutique@skynet.be
Contes bizarres (2008)*
(un autre commentaire)
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boutiquevideo.jpg
billingtonolivia.jpg Billington Olivia (Livvy)
Elle, une autre (2010) elleuneautre.jpg
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gauthierhiernaux.jpg Hiernaux Gauthier
(une autre interview)
Le rêve de Maximilien (2007) maximilien.jpg
Le livre de Saon (2008) saonrecto.jpg
Le triangle sous le sable (2010) trianglerecto.jpg
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AlainMagerotte.jpg Magerotte Alain
Bizarreries en stock (2004) magerotte1recto.jpg
Restez au chaud, dehors il pleut... (2006) magerotte2recto.jpg
Le démon de la solitude (2007) magerotte3recto.jpg
Tous les crimes sont dans la nature (2008) Scan%20cover%20Magerotte004%282%29.jpg
Crimes et boniments (2009)* magerotte6recto.jpg
** "Corres-
pondances"
katemillie.jpg Milie Kate
Une belle époque (2009)*
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** miliebede.jpg
contes Plasschaert Daniel
La gloire amoureuse (2009)*
(un autre commentaire)
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Le monde opaque (2009)
(sorti en DVD)
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mondeopaquerv.jpg
gloireamoureuse.jpg
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Sienne de ville..!

Je mets la dernière touche à la rédaction de ce carnet en Toscane.

Encore la Toscane vue par un artiste..!sanguine

Après tout, j'ai fait Venise et j'y retourne de suite.. bref, faute de Venise, je me paye la Toscane. Ne vous méprenez pas, je ne compare pas Venise et la Toscane. On ne peut pas aimer Florence si on aime "trop" Venise.

Florence est écrasée étouffée de trafic. Trafic qui tue le plaisir de la déambulation dans ses rues offertes aux bagnoles.

Alors ici, on se réfugie dans les musées ou les voitures ne sont pas encore acceptées. Alors , voir Florence et ses musées, Venise et ses pavés libérés.

Et je reviens sur la toscane avec le choc de la ville de Sienne. Et je constate l'amour de ces Italiens pour les moteurs pétaradants. Le jour de notre arrivée à Sienne, c'est le défilé des chevaux.. pas de ceux qui hénissent, ceux qui rugissent, les 12 cylindres sont là sur la Piazza del Campo, le rouge Ferrari à remplacé la terre de Sienne et ça se voit, ça s'entend de ruelles en vitrines qui en vibrent de ferveur ou frayeur...?

La suite demain..

aquas floor

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Point d'orgue

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La vie est une partition,

La mélodie n’en est jamais écrite,

Chaque note se joue en solo,

Mais chacune d’elle fait aussi partie d’une incroyable symphonie

Dont le final,

un point d’orgue irréel,

Nous laisse sans vie.


Nadine Lia

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C’est en 1870 que Verlaine publie « La bonne chanson », recueuil de poésies lyriques. Ces poèmes, qui lui furent inspirés par ses fiançailles avec Mathilde Mauté de Fleurville, expriment la joie et la tendresse du poète pour la créature qui est sur le point d'entrer dans sa vie: du même coup, l'auteur redécouvre, dans toute sa pureté, le charme de la création. En célébrant la beauté de sa fiancée, la beauté de son sourire et de ses baisers ("La lune blanche"), l'artiste exprime en un frisson délicat, l'amour attentif qu'il porte à tous les petits événements de la vie quotidienne ("La dure épreuve va finir"). La figure de la femme aimée illumine toute son existence et l'incite à contempler les souffrances des humbles: grâce à elle, le poète atteindra à la paix tant désirée ("Le bruit des cabarets"). Son inspiration est liée à son mariage imminent, si bien que ce recueil a quelque chose d'heureux et de facile: toute émotion se résout en une musique légère et sentimentale. A côté de ces effusions lyriques, on peut noter d'aimables poèmes descriptifs, certaines observations spontanées et fraîches qui rappellent la première manière de l'auteur, alors qu'il était encore fidèle aux principes de l'école parnassienne. A ce recueil, comprenant à l'origine vingt-et-un poèmes sans titre, il faut ajouter trois "Vieilles bonnes chansons" de 1869-1870, comprises d'abord dans les "Confessions" de 1895, et la dédicace à la femme aimée, qui ne fut pas imprimée alors, mais parut dans une revue en 1897, puis en 1913 parmi les "Oeuvres posthumes": dans ces petites poésies, Verlaine affirme de nouveau son idéal d'une vie qui, dans sa simplicité familière, serait entièrement consacrée à l'affection d'une âme qui en serait digne.

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administrateur théâtres

Michaël P i a n g e r e l l i…dit « le P i e n g »

Attention, ils sont presque connus, ils viennent de gagner à l'Alhambra de Paris la finale 2010 de Zickmeup, le portail accélérateur de talents ! Ils sont tombés sur la scène de la Samaritaine pour ouvrir la nouvelle saison avec la joie des saltimbanques et nous offrir un magnifique bouquet de chansons françaises décapantes, nostalgiques ou rebelles. . . « Et Dieu créa le saltimbanque et vit que ce fut le bordel, mais le plus beau bordel qui soit… »

Cela démarre souvent en douceur, puis les décibels s’emportent, mais qu’importe ! Le talent est là, nerveux, fougueux plein de feu. Le jazz est là, l’artiste touche à peine terre au milieu de ses acrobatiques pas de charleston, sur guitares aux accents manouche! Cela sautille de toutes parts. Cela pétille dans les cœurs. Fascinant ! Et l’orchestre enchaîne, impassible comme une rivière de rythmes.« Fais-moi confiance, c'est pour toi que mon cœur danse... »

Tout charisme et chaleur humaine, Michaël Piangerelli, dit le Pieng, dialogue joyeusement avec le public qui exulte, ravi d’être convié au jeu de la fête… Les textes ont du fond, de la poésie, de l’humour, de la dérision, de la musicalité. De jolis titres de chansons : Ma gitane, Je cherche ce mot, Il y a des nuits, Pieuse brebis, … Son employeur : Le monde, son école : les ghettos de Mouscron paraît-il! Ses muses, toutes les femmes, et la sincérité comme étendard. Sa présence en scène vous coupe le souffle et arrache des larmes de rire. « Piangere » en italien. Sa troupe l’entoure de bonheur, de chœurs et vibre sous sa magie. Le public est saturé de plaisir, mordu par le diable, enivré de vie. Vivent les bateleurs!

Chant: Michaël Piangerelli
Guitare, choeurs:
David Caporaso
Guitare, choeurs:
Paul Guernier
Basse:
Dimitri Evers
Batterie:
Benoît Derycke

http://www.lasamaritaine.be/informationsprat/index.html

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L’essai intitulé « le bois sacré » de Thomas Eliot fut publié en 1920. Cet "essai sur la poésie et la critique" contient en germe la plupart des théories critiques et poétiques de l'auteur, théories qui devaient, autant que sa poésie, exercer une influence décisive sur la littérature de son époque. L'ouvrage contient le fameux essai sur "La tradition et le talent individuel" publié pour la première fois en 1917. "Si nous abordons un poète sans préjugés, nous trouverons souvent que non seulement la meilleure partie de son oeuvre, mais aussi la plus originale, est celle où les poètes défunts, ses ancêtres, affirment le plus vigoureusement leur immortalité."

Dans ce qui pourrait être la critique de sa propre "Terre vaine" *, Eliot expose ainsi sa conception de la place de la tradition dans le modernisme. Alors que pour les poètes de l'âge de Pope, la tradition était complète, parfaite et inchangeable, elle s'accroît et se complète sans cesse pour Eliot. Le devoir du poète est de la modifier, et de la modifier de la manière adéquate. "On n'hérite pas [du sens] de la tradition... Un grand effort est indispensable pour l'acquérir." Le sens historique prôné par Eliot implique la perception non seulement du passé, mais aussi du présent dans le passé, il est sens de l' éternel dans le temporel. Ce qui rend un écrivain conscient de sa place dans la tradition lui fixe aussi sa place parmi ses contemporains. L'auteur insiste donc sur l'unité nécessaire de l'oeuvre et de l'ordre, la dépersonnalisation de l'artiste et ses rapports avec une lignée spirituelle: "Le progrès de l' artiste est un sacrifice continuel, une abolition continuelle de sa personnalité", dans l'absorption de sa culture, l'établissement d'un sens communautaire et l'élimination du lyrisme personnel en poésie.

Insistant, dans "Le parfait critique" sur la liaison du critique et du poète, Eliot élabore une méthode d'exégèse et de comparaisons. S'intéressant plus à la poésie qu'aux concepts esthétiques et religieux, il cite fréquemment -Dante, Shakespeare, les symbolistes français-, tandis que par la suite il bannira les citations de ses oeuvres critiques. Il consacre des pages vibrantes aux dramaturges élisabéthains; il parle des critiques contemporains qui partagent ses conceptions; dénonce l'expression d'un romantisme décadent dans les vues et les vers de Swinburne; de William Blake, il fait un poète de génie que les circonstances culturelles empêchèrent de devenir l'égal de Dante -l'archi-poète- auquel sont consacrées de longues pages annonçant l'essai de 1929 ("Dante"). Eliot reconnaît sa dette envers Remy de Gourmont dont il utilise certaines théories. Dans sa préface à l'édition de 1928 du "Bois sacré", l'auteur, qui s'est entre-temps converti à l' anglicanisme, suggère que cet ouvrage représente un stade premier et dépassé, non pas de ses convictions, mais de ses préoccupations. par la suite, il se détournera en effet de la poésie en tant que poésie pour examiner les rapports et les affinités de la poésie avec les manifestations sociales et religieuses d'une époque. C'est ce qui fait de cet ouvrage de jeunesse un instrument de choix pour l'étude de ses propres théories d' esthétique poétique.

*Eliot travailla lui-même dans une banque, expérience qui ne lui plut guère si l'on en croit les imprécations contenues dans "La Terre vaine "contre le monde de la finance et l'aliénation par le travail du bureaucrate. Le poème d'Eliot parut en 1922, quelques années après L'Ulysse de Joyce, où celui-ci utilise, lui aussi, plusieurs langues. A la différence de Joyce, Eliot rédigea des notes tout à fait précieuses pour le lecteur, où il explique un grand nombre des allusions littéraires de son poème. La Terre vaine (The Waste Land) propose une réflexion sur la perte du sens dans la société capitaliste.

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hasard

C’était un samedi, jour de marché, je faisais quelques courses, l’attitude ambiguë de mâles, leur regard attentionné vers une dame, parfois furtif lorsqu’ils étaient accompagnés, me fit moi aussi regarder vers elle. Je l’ai observée, il faisait chaud, elle avait une robe légère, tenue par deux fines bretelles ; Robe courte, dévoilant son dos, ses superbes jambe. Sans voir le côté face, je l’imaginais plantureuse, déjà cette vision était plus qu’agréable. Elle a sûrement perçu mon regard insistant qui j’avoue, la déshabillait et elle a brusquement retourné la tête. Pas un regard lubrique, j’imaginais simplement pouvoir la rêver et la poser sur la toile, le papier.

- Bonjour, il me semblait bien vous connaître, comment vas-tu ! Dis-je, faisant là un pieu mensonge, sans avoir vu son visage, je n’aurais pas pu voir de dos qui était cette dame mais je la connaissais.

- Très bien, cela fait longtemps, je suis contente de te revoir. Me répondit-elle, avec un sourire qui me désarçonna.

Elle me troublait, j’étais redevenu en quelques secondes, le puceau qui ressent pour la première fois, une attirance vers une fille. Je connaissais cette dame mais lorsqu’elle était très jeune, il y a des années que je l’avais vue. A l’époque, elle se préparait à des études supérieures, elle devait avoir maximum deux ans en plus que ma fille. Elle était femme maintenant, ce n’était plus la frêle jeune-fille, elle était…

Elle était comme toutes les femmes qui nous attirent, indescriptible, l’unique !

Inconsciemment, nous avons continué nos courses ensemble, nous évoquions le passé. Je devais être tombé sous son charme d’une façon diabolique, j’achetais des choses qui ne se trouvaient pas dans mes achats habituels et surtout sur un marché. Nos courses finies, je l’ai invitée à prendre un verre. Une terrasse nous reçu et je fus encore plus troublé quand elle prit place à mes côtés ; Sa robe laissait percevoir ses cuisses fabuleuses.

« Mon Dieu, me suis-je dit, moi qui ne crois pas en lui, faites que cette journée ne se termine pas. Faites qu’elle accepte mon invitation ! »

Ben oui, en plus de ce verre, j’ai osé l’inviter à dîner. Je ne savais rien sur sa vie présente, était-elle mariée, célibataire ?

Elle accepta, m’expliquant alors avoir un fils féru de sport qui ce jour-là, participait à un tournoi. Il était accompagné par son père, son mari, elle me dit n’avoir rien à faire de spécial. Elle sembla même ravie de ma proposition. Ne me demandait pas quel sport faisait son fils, j’étais trop subjugué par cette dame pour avoir entendu, ce que je trouvais un détail insignifiant. Je savais le principal, un peu idiot vu notre différence d’âge, elle n’était pas libre, elle était mariée !

Ne me demandez pas non plus, pourquoi elle a accepté et semblait ravie, elle l’avait fait, c’est tout ce qui comptait pour moi !

J’étais fou de joie, je n’avais nulle envie de restaurant, je voulais l’avoir à moi seul et c’est chez moi qu’il allait se faire. Là aussi, elle accepta trouvant mon idée géniale.

Quelques pâtes, préparées avec amour allaient être au menu. De simples carbonaras, vite préparées, ce sont des pâtes succulentes et permettant ainsi de ne pas perdre de vue la belle dame. Dès son entrée, elle se mit à visiter les lieux. Pas la curiosité de l’endroit mais de mes dessins, de mes peintures. Moi, je cuisinais regardant sans cesse vers elle. J’étais sur une autre planète, je planais. A table, j’ai parfois dû m’abstenir de la regarder trop intensément, elle aurait vite deviné mon trouble. Comme un vieil imbécile, je n’avais pas vu qu’elle avait compris, c’est la suite qui me le prouva. Le repas terminé, elle reprit sa visite, moi, je préparais le café. Un moment, devant une fenêtre, une vision fantasmagorique s’offrit à moi, le soleil rendait sa robe légère, presque transparente. Je ne devinais plus ses charmes, je les voyais à travers ce tissu, bénit des Dieux !

Encore une fois, j’évoquais ce à quoi les hommes s’accrochent dans les moments troubles qu’ils vivent !

Qu’est-ce qui me pris d’agir de la sorte ?

Là, c’est le Diable qui a dû m’inviter à accomplie ce geste !

Je me suis approché, l’observant encore plus intensément qu’au marché et elle se retourna de nouveau brusquement. Elle me regarda fixement dans les yeux et sourit, clignant des yeux !

Etait-ce ce sourire, cette espèce de clin d’œil ?

Inconsciemment, je me suis retrouvé face à face et mes mains se sont soulevées, mes doigts ont pris les fines bretelles de sa robe. Elle ne bougea pas, continuant, je fis glisser ces bretelles qui lorsqu’elles ne furent plus posées sur ses épaules, laissèrent tomber sa robe. J’ai suivit du regard la chute de cette parure la rendant sensuelle. Je voyais enfin ce que j’avais imaginé !

Mes yeux n’ont rien perdu, remontant la tête, pas un détail ne fut oublié lors de ce parcours volé.

Etait-elle choquée ?

J’ai redressé la tête, elle avait son merveilleux sourire et une de mes mains caressa son visage mais là, je me suis senti ridicule. Je n’avais pas reçu la gifle méritée, rien qu’un sourire, ce qui voulait dire que ce n’était pas grave ou qu’elle appréciait ?

J‘étais quand même honteux de mon geste. Je voulu m’excuser, je percevais mes joues rouges de honte mais elle mit un doigt sur ma bouche, m’imposant le silence et posa un baiser sur mes lèvres. Je ne vous explique pas la suite vous la devinez !

Pas tout, parce que le fil rouge fit surface lorsqu’elle m’avoua être impressionnée par mes travaux, par mon intérieur, qu’elle aimait déjà dans le passé ce que je faisais, qui j’étais !

Je compris encore que c’est l’artiste qui avait pu la déshabiller, qui avait pu l’amener sur l’autel où posent mes modèles. C’est l’artiste et non l’homme qui lui avait fait l’amour !

Il est vrai que l’homme avec cette différence d’âge n’aurait pas pu. Il est vrai que mon physique comparé au sien, était séparé d’un abîme. Je me suis imaginé durant un instant son mari qui m’était inconnu mais que je savais beaucoup plus jeune. Sportif, donc sûrement plus athlète et je n’ai pu faire aucune comparaison.

Déçu, l’homme l’était mais l’artiste était quand même heureux, il prit une feuille de papier et voulu poser la Belle sur celle-ci. Je dis la Belle, trop déplacé de dire même son prénom !

Elle approuva mon idée, sembla même enchantée de ma proposition mais demanda de ne pas être reconnue ; Comme bien souvent avec un nouveau modèle, c’est la multitude de dessins et le temps qui la libère mais ici, la nudité était déjà installée.

J’ai savouré cet après-midi, je l’ai placée de façon à ignorer son visage et j’ai dessiné ce corps sublime. Un moment la pose la fit somnoler, puis dormir. Elle se plaça alors sur le côté, comme dans un profond sommeil. Qu’est-ce que j’ai eu comme joie de lui faire reprendre la pose !

Mes mains se sont faites caresses quand je l’ai retournée, quand j’ai replacé ses bras, ses jambes. Mon regard se promenant sur son corps n’était pas celui de l’artiste mais de l’homme. L’homme profita de cette situation, ses lèvres se promenèrent sur cette chair offerte, goûtèrent avec gourmandise les fruits mûrs de la belle. Il se délecta de ses senteurs, l’homme était au ange et l’artiste l’accompagnait !

Une nouvelle fois, j’ai retrouvé ma jeunesse en l’aimant. Il se faisait tard, elle oubliait comme moi, le temps qui passe. Un appel sur cet horrible téléphone portable, abrégea sa visite, écourta notre après-midi idyllique, amoureux et charnel.

Son mari s’inquiétait, se demandait où elle était passée. Je l’ai laissée, Je me suis précipité à la cuisine ; J’étais malgré tout ennuyé de cette situation, comment allait-elle expliquer, quelle excuse allait-elle donner ?

Je ne sais pas ce qu’elle a dit, elle est venue se jeter dans mes bras, m’embrassa avec fougue et s’empressa de se rhabiller. Je n’ai pu dire un mot et comme quand j’ai fait tomber sa robe, lorsque j’ai voulu m’excuser, elle posa un doigt sur ma bouche, me baisa les lèvres et partit en courant.

La solitude !

Elles me pesèrent cette soirée et cette nuit là. J’ai passé la soirée en balade, la tête dans les étoiles, sous une superbe lune. Je l’imaginais là, sous cette lumière sélénite, ave le vague à l’âme. Le matin me vit pourtant sourire, je repensais à ces délicieux moments et je me suis installé devant mon chevalet. Je me suis remémoré ce corps afin de dessiner son absence. J’en frissonne encore !

A-t-elle des remords ?

L’homme est égoïste et l’artiste l’est aussi, je ne ressens aucune culpabilité vis-à-vis du mari.

J’ai vécu un après-midi rempli de ces sensations inexplicables que l’on vit quand une passion s’installe. Ce n’est pas une passion pourtant, trop lucide de notre différence je me suis imposé de me dire de suite que c’est un simple moment vécu par l’artiste, pas par l’homme. Mais, moments merveilleux !

Hypocrisie de parler ainsi, cette façon de me donner bonne conscience puisque l’homme et l’artiste ne font qu’un !

Va-t-elle revenir ?

Je ne le sais pas, je ne connais pas son adresse, ni son téléphone. J’ai terminé ce dessin, n’en espère pas d’autre et ne cherche pas à la retrouver.

Quoique, parfois, comme ici, quand je repense à ces moments merveilleux et si elle m’appelait ?

Passons à autre chose, un autre dessin mais si elle…

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Similitude

D’où venez-vous, Mademoiselle ? Seriez-vous venue de cet astre faisant rêver les amoureux ? Vous êtes différente de la gent féminine que je côtoie fréquemment sur cette planète, vous êtes particulière ! Votre apparence générale n’est pas pareille, c’est évident, comme les autres, vous avez vos particularités mais il y a autre chose ?

Aucune lumière sélénite ne reflète votre peau, point de tache éphélide non plus, votre parure nue n’est pas ambrée, aucun aspect palot, elle est vôtre. Comment la définir ?

Votre visage est évidemment particulier, chaque être à ses traits propres, ce n’est pas cela qui vous différencie. Quoi ?

Votre caractère, évidemment est lui aussi personnel mais chez les autres Demoiselle, bien souvent des similitudes apparaissent. Pas toutes ensemble mais l’une ressemble à celle-là, une autre à celle-ci, mais vous ?

Vous êtes épicurienne, je l’ai constaté. Vous êtes sensuelle, cela se voit au premier regard.

Jolie, je dirais mieux, magnifique !

Vous vivez seule, comme moi et comme bien d’autres, donc, ce n’est pas la raison !

Pourquoi je vous vois si particulière ?

En amour, il est vrai que l’on voit l’autre unique, plus merveilleuse mais ici, il n’y en a point !

Serais-je ?

Mais non, cela n’est pas et même, je suis pas assez sot pour le devenir. Il y a quelques années, je ne dis pas que j’aurais pu mais, imaginez, Mademoiselle, à mes vingt ans, vous n’étiez pas née et à votre âge, vous finissiez vos études primaires !

Le jour où j’oserais promener mon regard d’une façon amoureuse, où je tenterais en promenant mon regard, voir ce que tout homme aimerais voir, je le garderais pour moi.

Oh, Mademoiselle, vous me troublez !

Revenons à vos origines, c’est trop tentant et finissons en !

Vous aimez la nuit, j’ai vécu quelques moments en votre compagnie durant ces heures tardives et moi aussi, j’aime me balader sous un ciel étoilé où cet astre éclaire mes pas !

Et bien voilà, vous êtes énigmatique, comme cette lune !

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L'Océan a gagné

J'ai envie de les apprivoiser, les vagues ou d'être vaincue par elles. Mais je reste au bord. Elles se bri­sent. Elles pourraient m'enrouler dans leur couverture d'écume. Des gens sautent. Des gens crient comme à la foire quand le ma­nège les jette à la renverse pour leur faire voir le monde avec les pieds à la place de la tête. Je rebrousse chemin. L'océan est plus fort.

L'océan a gagné. Quand il m'a imposé son autorité pour la première fois, j'avais à peine neuf ans. C'était à Hossegor. J'avais deux bouées autour de la taille. Je savais qu'elles ne pourraient rien contre la for­ce d'une lame de fond. J'appelais ma mère. Elle m'engueulait pour que je cesse d'avoir peur et de hurler. Je ne risquais rien. Je n'avais pas de mère. J'avais deux bouées.

Depuis, je traverse l'existence avec deux bouées. Je crains toujours la vague qui pourrait m'enlever. Pourtant, il me fascine, l'océan. Il devient à lui seul une clameur. Il a dérou­lé les cris, les rires et même les éclaboussures pour les disperser au large.

Plaquée sur le sable humide, je l'entends gémir, souffrir, tordre ses flots tourmentés, emprisonner le vent. Et toujours ce soleil de plomb qui n'a pas emporté la lune dans sa folle course d'éclipse. Alors, je me redresse. Je m'assois et je regarde droit dans les yeux l'océan chaviré. Je le charme à distance, comme une bête sauvage dont je souhaite les faveurs, peut-être la clémence. Ses serpents d'écume ondulent. Je devine sa respiration haletante. Je me perds dans son souffle. Je suis sa méduse. Il ne peut rien pour moi. J'implore son pardon.

Extraits de mon livre : La grognasse

Où commander ce livre

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Mourir en toute fluidité

Le post d'hier aura servi à réveiller les assoupis du mois d'août.

(Exiger l'immortalité de l'individu, c'est vouloir perpétuer une erreur à l'infini."

Arthur Schopenhauer..)

Eh oui, c'est le retour à la réalité..la rentrée. Seuls les artistes pourront continuer à rêver.. eh encore.. ça dépendra! Faudra montrer patte blanche, être un Artiste et rester à sa place de doux rêveur.

Sans cela expulsion "hélico presto" vers le Pays qui ne rit pas, le pays sans élan qu'est devenu la France.

Vieux pays tout rouillé comme ces bateaux échoués qui n'attendent même plus le retour de la mer.

Une peinture qui illustre le désir attrapé par la queue 55x46 acry sur toile 2004

SDC10165

Allez, on laisse tomber, on ronronne, le ventre trop plein devant la télé..on attend la venue du messie.. un autre Sarkosi.. un Aubry.. tous aux abris..

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Tuer le désir.



Exiger l'immortalité de l'individu, c'est vouloir perpétuer une erreur à l'infini."

Arthur Schopenhauer

"le couple en rut" acry sur papier 70x50 Gegout©2004

2 monstres


J'illustre à ma façon cette réflexion avec ce dessin acrylique qui date de 2004

Qui a dit que nous étions programmés biologiquement pour la reproduction, que nous étions conditionnés culturellement pour perpétuer le désir..

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Mon prochain recueil...

Si vous souhaiter faire partie ce celles et ceux qui ont déjà souscrit pour contribuer à l'édition à ce recueil de Poèmes d'Amour il suffit d'enregistrer l'image ci-dessus de l'imprimer et de l'envoyer

en précisant le mode de règlement choisi.

Bonne journée

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Mon nom c'est "Flora cortada"

Devinette

Qui se rappelle mon nom d'antan?
Mais si, vous le connaissez! ...
Allons, c'est simple ... Vous savez,
Oui, ...Je réponds au nom d'enfant,

Comme celui-là, là, votre marmot.
J'ai muri, je crois, à huit ans,
En devenant grand comme mon flingot
Toujours candide, et pas méchant

Gamin piégé dans corps ruiné
Mon coeur froid s'est figé
mon âme libre, s'est envolée
Le fusil lui, est ré -enrôlé

Qui se rappelle mon nom d'enfant,
Ce nom que me chantait maman?
Je suis "fleur coupée" , passée dans l'oubli.
Vous lecteur, dites, ... Où suis je enfoui?

Robert.
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A propos de Mozart

Merci à vous pour toutes ces écoutes et découvertes possibles sur ce groupe....A propos du concerto pour piano en Do de Mozart,mes rêveries sur fond de nuages,bien humblement:MOZARTMozart s'écoute...en silence replié,C'est une éternité dans le creux de la mainUn funambule agile sur le fil d'un doigt,Il descend des étoiles,réinvente le cielSe mêle dans l'espace à tous ses arcs-en ciel,Epelle les nuages,leur invente un prénomS'envole à l'infini au-delà des murmuresDes caresses des larmes.Mozart s'écoute...s'écoute....tout bas,Il vibre chante trilleConcerte module vrille,On le croit expiré il re brille allègreDe Majeur en mineur nous écharpe les sensLes frôle,les retourne et retourne à l'espaceAvant de s'évanouir en millions d'étincelles,Au-delà du possible,au-delà des plaisirsAu-delà de l'ouïe et par-delà les sons,Qui résonnent encore de par leur souvenirDont les croches s'envolent sur les ondes du temps,Mozart se rêve....tout bas....tout bas....Christine DFCh
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En date du samedi 11 décembre 2010, le réseau des Arts et des Lettres invite Jean-Nicolas De Surmont

Il nous offrira l'après-midi, de 16 H à 17 H 30 une séance informelle de dédicaces au cours de laquelle vous pourrez vous entretenir librement avec lui, puis, en soirée, de 19 H 30 H à 21 H une conférence sur son nouveau livre:

La poésie vocale et la chanson québécoise

Écrire l’histoire de la poésie vocale au Québec : le pari est de taille, et Jean-Nicolas De Surmont le relève avec brio. En montrant comment l’évolution des pratiques vocales est indissociable des changements politiques, économiques et identitaires de leur lieu d’émergence, il retrace les grandes lignes de la chanson québécoise en la rattachant à une chronologie efficace. Grâce aux ressources rassemblées par les plus grands folkloristes – pensons ici à la collection de plus de dix milles chansons de Marius Barbeau –, l’auteur de La poésie vocale et la chanson québécoise suit patiemment la voix d’une nation en pleine ébullition. Des premières vedettes (Hector Pellerin, J. Hervey Germain, Alexandre Desmarteaux) aux jeunes talents néo-traditionnels (Mes Aïeux, la Chasse-Galerie, Mauvais Sort…), Jean-Nicolas De Surmont offre un survol de l’histoire du Québec à travers ses chansonniers et ses mouvements musicaux. Ce recul, nécessaire, et cette approche novatrice permettent une meilleure compréhension des enjeux qui ont marqué le processus identitaire québécois.

Jean-Nicolas De Surmont est membre de l’équipe Popular Cultures Research Network de l’Université de Leeds (Royaume-Uni). Il s’intéresse à la métalexicographie et aux réseaux hypertextuels, ainsi qu’à la poésie vocale québécoise. Il est l’auteur de plus d’une centaine d’articles et comptes-rendus publiés dans une vingtaine de pays. Titulaire d’un doctorat portant sur l’ingénierie lexicale, il est actif comme enseignant et conférencier dans plusieurs domaines notamment la terminologie, la lexicographie et la chanson. Polyglotte, il a en outre suivi des cours de chant et joue plusieurs instruments de musique.

Table des matières

Remerciements

Introduction

Chanson signée et chanson de tradition orale

Cerner la nature de l’objet-chanson

Parcours historiographique et phénomène

chansonnier

Histoire de la chanson au Québec

Le XVIIe siècle : métissage des pratiques

Le XVIIIe siècle : pratiques rurales et autochtones

Le XIXe siècle : éclatement des formes de pratique

chansonnière

Le XXe siècle : les débuts de l’enregistrement sonore

1919 – 1939 : période charnière pour la chanson

traditionnelle

La génération de l’art lyrique

1939 – 1950 : l’essor de la « chanson canadienne »

Les années cinquante : la chanson devient la lanterne

de la culture québécoise

Échanges France – Québec : des cabarets et des

boîtes à chanson

Les années soixante : la chanson en révolution

Le mouvement chansonnier et la valorisation de

l’auteur-compositeur-interprète

Chansonnier versus yé-yé : entre la France et les

États-Unis

Les interférences entre la sphère du politique et la

pratique chansonnière

Le féminisme et les femmes : une nouvelle voie

s’ouvre

Récupération de la fonction symbolique de la

tradition orale

1970 – 1990 : le rock et l’exploitation commerciale

Les années quatre-vingt : crise économique et essor

des nouveaux supports de diffusion

De 1990 à aujourd’hui

Le star-system et Star Académie

La chanson traditionnelle au XXIe siècle

Le chansonnier

Le recueil de chansons

Le faiseur de chansons politiques

La chanson sans musique ou le poème chanté

Folklorisation et oralisation de la chanson signée

L’activité chansonnière : entre tradition et modernité.

Le mouvement chansonnier contemporain .

L’influence de la tradition orale sur le corpus

chansonnier

Conclusion

Glossaire

Discographie québécoise

Médiagraphie

Bibliographie

Nous vous attendons nombreux à cette belle rencontre qui se tiendra à l'Espace Art Gallery, 35 rue Lesbroussart à Bruxelles (Entrée libre)

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