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INCROYABLE!

Face à un réel illusoire

Soudain les mots sont dérisoires!

On se fait l'effet de pantins

Qui avancent sans croire en demain...

Ne pas crier son désespoir

Mais bien qu'on veuille encore y croire...

Faudra assumer le déclin

Pourvu qu'on puisse serrer une main!

Certes, besoin d'imagination

Pour aider à garder raison!

Et l'ironie de développer

Une nouvelle façon de rêver...

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Parution Un matin glacial

Coucou mes amis (ies) lecteurs (rices), mon roman policier « Un matin glacial » vient de paraître dans vos librairies habituelles et sur le Web au  en broché et  en e-book.

Dans ce roman, les lecteurs retrouveront le lieutenant Duharec qui étaient un des policiers de la série Duharec-Dorman. L'intrigue est basé sur une collaboration entre la brigade criminelle et le détective Grand.

Lien vers l’éditeur https://www.bod.fr/librairie/un-matin-glacial-martine-lady-daigre-9782322203604, mais vous pouvez aussi le commander chez votre libraire habituel.

Merci à vous, lectrices et lecteurs.

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                       LES COURBES DE L’AME DANS L’ŒUVRE DE SABINE MORVAN BINDSCHEDLER

Du 30-11 au 30-12-18, L’ESPACE ART GALLERY (83, Rue de Laeken, 1000 Bruxelles), a présenté une exposition consacrée à l’œuvre de la sculptrice française, Madame SABINE MORVAN BINDSCHEDLER, intitulée : LES COURBES DE L’IMAGINAIRE.

L’artiste SABINE MORVAN BINDSCHEDLER qui exposait dans un espace adjacent à celui exposant l’œuvre de son mari, le peintre ERIK MORVAN, nous a étonné par le véritable amour qu’elle témoigne envers les courbes conçues de façon antithétique (voire antagoniste), qui s’inscrivent dans la restitution de la sensualité sensible. Les angles serrés contrastent avec les angles ouverts réalisés dans des attitudes ramassées, rentrées en elles-mêmes. Entre ces deux attitudes plastiques, la ligne affirme une présence effective. Elle se développe  en gardienne comme pour mieux tracer la voie au  volume.  

TRANSFERT (bronze-46 cm)

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répond à cette expérience esthétique en alliant, derechef, la courbe pleine avec à l’avant de la pièce, la forme concave, conçue comme l’image d’un retour en soi-même. Cette partie concave présente trois excroissances, l’une reposant sur l’autre, évoquant presque des créatures dormantes. Sur la droite, en bas, le volume naissant s’achève par une forme connue que l’on pourrait interpréter comme évoquant la pointe d’un sein. L’artiste a tenu à apporter une explication personnelle à cette œuvre : « l’univers sidéral uni à la matière provoque un espace de sensibilité où les êtres peuvent arriver à se comprendre. Les fractures de la vie font sublimer l’esprit.» Ces « fractures de la vie » structurant le volume ressemblent à ces hachures qui fractionnent la pièce dans l’attente future d’une unité.

Les angles aigus se retrouvent, notamment, dans PUISSANCE SEREINE (bronze-42 cm).

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L’artiste pose son intention : « Le repos avant l’effort». Cette démarche est un avant goût à la pensée nietzschéenne, laquelle préconise le « repos apollinien » après l’ « effort dionysiaque ».  Le corps « disparait » en quelque sorte. L’Homme n’est plus qu’une suite de formes synthétiques incarnées dans l’angle en totale métamorphose. La posture du personnage, tendue vers l’arrière, incite effectivement au repos. Les pleins et le vides suggèrent une musculature inexistante.

Le visage est absent, ou plutôt, il somnole dans un espace rectangulaire comportant, en son milieu, une excroissance vertébrale, le séparant en deux axes. L’artiste a-t-elle toujours été sculpteur?

Ce trait, d’une extrême finesse, séparant les zones planes des zones convexes, délimitant les espaces, témoignent d’une grande sensibilité picturale dans la conception de la pièce sculptée.

INTROSPECTION (bronze-16 cm)

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L’artiste précise sa démarche en ce sens : « se concentrer, se retourner contre soi-même, certes c’est une recherche de la vie, de l’éternité. Se protéger contre les agressions, élaborer une carapace de protection pour affronter, sans crainte, le monde qui nous entoure ». Nous sommes, par conséquent, dans l’intime. Dans un intime qui refuse de se dévoiler au Monde. Une intimité qui jamais n’aurait souffert de se manifester dans une œuvre de grandes dimensions. Dans cette pièce, l’intime, pour conserver son humanité, se manifeste dans l’écrin d’une œuvre en réduction.  

Elève à l’atelier Paul Bigorre, au Maroc ainsi qu’à l’atelier Jean-Jacques Hamard, faisant partie de la Fondation Rothschild/Paris-Est, les œuvres exposées expriment à la fois différents états d’âme ainsi que plusieurs étapes qui ont structuré son travail. Après des études littéraires, elle s’est immédiatement dirigée vers la sculpture. Le but de son travail exposé (que l’on retrouve tout particulièrement dans PUISSANCE SEREINE-mentionnée plus haut) consiste dans une stylisation travaillée de la figure humaine. A’ la question que nous nous posions plus haut, à savoir le rôle de la ligne dans le tracé de sa sculpture est certainement le fait d’une influence exercée par sa mère, artiste-peintre. Néanmoins, son souci principal de sculptrice est celui de la représentation de la pièce dans ses trois dimensions ainsi que le rapport harmonieux entre les pleins et les vides. Quant aux ombres et aux lumières, l’artiste s’en sert comme d’un matériau jouant sur la plastique. Sa philosophie de la forme est centrée sur le sentiment libérant le visiteur au contact avec la pièce, en insistant sur le fait que, bien entendu, aucune réponse n’est préconçue et qu’il lui incombe de la vivre. Sa technique consiste dans le bronze, additionné de terre et de résine. L’artiste évite systématiquement toute forme d’influences, voulant garder, comme elle le spécifie, son regard « vierge ». Depuis peu, elle évolue dans une esthétique excluant la forme lisse, apportant à la pièce plus de matière.

L’œuvre de SABINE MORVAN BINDSCHDLER est avant tout un voyage au cœur d’une introspection.

Et cette « introspection », déclamée sur plusieurs niveaux, nous offre, tant dans son « transfert » que dans sa « puissance sereine », un portrait vivant de la sensibilité de cette excellente artiste.   

François L. Speranza.

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Collection "Belles signatures" © 2020 Robert Paul

 

N.B. : Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

12273335875?profile=originalLa sculptrice SABINE MORVAN BINDSCHEDLER dans son atelier 

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Le temps de lire. 

Nourreddine Louhal continue de quêter le patrimoine immatériel du Vieil Alger, « Dzaïr laqdima ». Après nous avoir offert les jeux de l’enfance, ouvrage dans lequel il retrace avec beaucoup de nostalgie (n’est-ce pas que l’internet a cadenassé l’imaginaire de nos enfants !) les jeux, par saison, qui faisaient en son temps notre bonheur. Du jeu de l’osselet au jeu de cache-cache, Nourreddine Louhal nous prend par la main, comme pour une promenade mémorielle, nous montre, photos à l’appui, ces jeux, leurs règles, leurs techniques et la période idoine. Cette fois-ci, Nourreddine Louhal nous propose une virée dans Alger la Blanche, contes, légendes et bouqalate (Ed. Tafat, 2017) ; non pas comme un guide touristique, mais plutôt comme un retour vers ce temps béni (n’est-ce pas que la télévision a brisé les codes anciens, du temps où l’oralité tissait l’imaginaire de nos enfants !) du conte, pas loin du kanoun, la tête posée sur la jambe de la grand-mère (mani, jida, yaya, zaâzi, setti…), quand la projection appelle à une forme d’éducation. C’est alors M’quidech bou lahmoum, Loundja, Cheikh l’kanoun…, pour distiller à l’oreille des enfants, comme dans une partition musicale, nos mythes et légendes. Et pour dire la cosmogonie d’une société ! C’est en effet un «jus de mémoire à consommer sans modération» (Aïssa Bellache). J’aurais aimé savoir où en est Nourreddine Louhal avec l’almanach de La Casbah qu’il avait promis de faire. Je pense que ce quartier immémorial, en fait Dzaïr ssah, part en lambeaux ; il est grand temps de happer à l’injure du temps, par photos ou autres, ce qui peut être sauvegardé dans la mémoire collective.

Youcef Merahi          

Chronique du jour : Tendances

« Le temps de lire »

Extrait du journal « Le soir d’Algérie » du 24 juillet 2018.

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ECRITURE

Le plus beau cadeau que la viem'ait donné, est la langue de l'écriture,point étrangère, pourtant lointaine,étrange, venant de l'infini.Elle m'élargit, m'illimite.Celle, dont chaque mot, depuis ma maindroite, déferle et puis se jette, tel un fleuve,dans la mer blanche, démesurée etchaude !Cette langue, compagne bien étrange,n'est elle pas à la mesure de la vôtreque vous taisez pourtant, mais dontle flamboiement se laisse voir dansvos yeux.Vous me lisez alors ......NINA
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A l'heure où nous remettons un pied dehors avec hésitation et incertitude dans l'avenir et multitude de questions dans la tête, je vous propose un petit livre sympa qui aborde avec humour les petits tracas du quotidien pour prendre la vie du bon côté et avec un peu de légèreté.

N'hésitez pas à le commander sur :

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Il ne peut vous faire que du bien !

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Dieu fait homme



Dieu est le synonyme de la Nature,

Son nom, l'instrument pensant de la création.
L'homme à son image hérita de ses pulsions,
Bon ou mauvais en proie à ses tortures.
L'homme est donc sur terre le secrétaire de Dieu !
Ayant reçu les pleins pouvoirs du divin,
Il sait endosser un manteau moelleux
Et brandir l'épée ou le sceptre du destin.
L'homme et Dieu ne font donc qu'un même esprit,
Se consultent à propos du paradis,
Le distribuent pour de nobles raisons,
Du moins pour celles qu'ensemble ils firent union.
L'un ne contrarie que peu son partenaire,
Tous deux ont des domaines bien réservés :
Le maître du vent s'occupe du tonnerre,
Et le secrétaire des tiroirs empoisonnés !
Même si parfois le maître des lieux
Rappelle à son sbire un peu trop capricieux
Que jouer à l'apprenti de laboratoire
N'est pas une mission divinatoire.
Mais au fond ne sont-ils pas un peu complices,
Car donner à son secrétaire la clef du tiroir
Et lui interdire de toucher aux notices,
N'est-ce pas le tenter à vraiment le vouloir ?



Pensée du jour, 26/05/2020

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                              PAYSAGES DE LA MÉMOIRE : L’ŒUVRE DE LUDOVIC BROQUART

Du 08-03 au 31-03-19, l’ESPACE ART GALLERY (Rue de Laeken 83, Bruxelles 1000) a proposé l’œuvre du peintre français, Monsieur LUDOVIC BROQUART dans une exposition intitulée : LA MÉMOIRE DE L’EPHEMERE.

Dire que LA MÉMOIRE DE L’EPHEMERE est une suite d’instants du sentiment du temps qui passe, équivaut à gloser pour ne rien dire. Le temps devient ici un sujet visuel traduisant sa plasticité dans un chromatisme qui trouve sa consistance dans l’évanescent. L’écriture picturale de l’artiste est d’essence théâtrale, en ce sens qu’elle campe le personnage du temps dans un décor bien précis : celui des paysages du Nord de la France. Des paysages de campagne qui laissent deviner la présence fantomatique de la mer à l’intérieur d’étendues désolées, battues par le vent, rappelant le roulement tragique des vagues sur une mer démontée. Ce qui en outre, fait la force de cette œuvre, provient du fait qu’un chromatisme à la fois doux et tendre arrive à « incarner » une atmosphère aussi morne et désolée que l’on s’attendrait à voir traduite par des couleurs souvent violentes. Ce décor dévoile son essence théâtrale dans sa conception spatiale.  L’œuvre s’élève, si l’on ose dire, du bas vers le haut en ce sens qu’à partir d’une ligne d’horizon extrêmement basse, la composition s’élance dans un embrasement de tonalités grises (en dégradés) recouvrant l’ensemble de l’espace. Ce qui provoque le sentiment fallacieux que cet amas cadavérique écrase, en quelque sorte, l’atmosphère verdoyante du paysage champêtre, ce dernier prenant naissance à partir du deuxième plan en partant du bord de la toile. Ce qui provoque le sentiment premier d’une distanciation par rapport à l’ensemble, lequel s’évanouit extrêmement vite pour se perdre dans les ravages de la brume, personnifiant le temps (qui passe).  

CIELS 1020 (120 x 70 cm- huile et fusain sur toile)

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Il est des œuvres telles que CIELS 676 (120 x 70 cm – huile et fusain sur toile)

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où le vent de la campagne est directement absorbé par le gris du ciel, envahissant la totalité de l’œuvre. Le fait que la scène débute dès le deuxième plan à partir du bord de la toile signifie que la scène est destinée à être lue de loin, éloignant l’espace d’un instant, le visiteur. Cela signifie-t-il qu’il n’est pas invité? Très loin de là! Il fait partie intégrante du décor par le simple fait que soumis à sa propre finitude, lui-même participe du temps (qui passe).  Néanmoins, l’artiste ne l’invite qu’à partir du moment où il entame un dialogue introspectif sur l’humanité de sa condition.

Ce moment devient, dès lors, incontournable à l’émergence d’une prise de conscience car la puissance désolée  du paysage invite à la catharsis.  

LUDOVIC BROQUART est le peintre du vent. Il suffit d’observer l’ondulation des troncs d’arbres et des branches pliant sous le souffle. Ici encore, le vent symbolise le temps, comme la « faucheuse » symbolise la mort :

IMAGE  DE PAYSAGE  978 (116 x 81 cm – huile et fusain sur toile)

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Cette œuvre peut être considérée comme étant la plus « complète » par rapport à l’ensemble des toiles exposées : le premier plan représente un paysage vallonné, occupant la zone verte. Le deuxième plan est centré sur la lumière échappée du ciel (le blanc) par des trouées éparses. Le troisième plan expose l’immensité du ciel, conçue en noir. Chromatiquement, cette toile est une confrontation entre trois couleurs : le vert (à la base), le blanc (dans le plan médian) et le noir (vers le haut). Le passage du vert est techniquement souligné par un conséquent travail au couteau. Il ne va de même pour le volume créé pour accentuer le paysage vallonné. Une constante technique régit l’ensemble des œuvres, à savoir l’absence de matière sur la surface de la toile.

Le titre de l’exposition est intéressant par sa puissance évocatrice. Il juxtapose « Mémoire» et « éphémère ». Si l’éphémère peut-être, de par son essence, l’antithèse de la mémoire, puisque, de par son existence, il en atténue la puissance, paradoxalement il en est aussi le réveil. L’espace d’un moment, l’étincelle d’un souvenir, enflamme la Mémoire. Dès lors, quelle importance l’artiste accorde-t-il à l’éphémère? Il s’en sert comme d’un signet pour mieux appréhender le temps (qui passe).   

Il est agréablement surprenant d’observer la façon par laquelle l’artiste aborde plastiquement l’espace de la toile avec une économie de matière traitée au chiffon. Scéniquement, tous les éléments sont présents : le paysage tourmenté, le tournoiement du vent, les arbres aux cimes décoiffées, les contrastes opposant nuit et lumière. La matière picturale est organiquement présente tout en étant atténuée par l’annulation des excès, en ce sens que rien ne dépasse du cadre. Elle est contenue en elle-même dans l’espace. Au premier contact avec ces œuvres, une question peut tarauder l’esprit du visiteur, à savoir pourquoi aborder le paysage lointain ? A’ cette question, il est impératif de se pencher sur les deux clés formant le titre : « Mémoire » et « éphémère ». Une constante régit l’ensemble de l’œuvre. Le paysage flou à l’intérieur duquel évolue une nature noire et déchaînée. De plus, elle ne se révèle que de loin. Nous n’y entrons pas.  

Du moins, pas comme nous le voudrions, c'est-à-dire de plein fouet. Elle se tient sur ses gardes. C’est là l’allégorie de la Mémoire : l’image floue parce que lointaine et insaisissable.  

Le fait même qu’elle soit torturée par le vent prouve sa fragilité. Et la fragilité est l’image vivante de l’éphémère car elle affecte celui qui en est atteint.

Un autre indice de cette fragilité consiste dans le contraste entre la puissance devinée de l’arbre et le tronc frêle comme un calice qui le soutient.

CIELS 1020 (cité plus haut) exige de la part du visiteur un effort de concentration dans la réception de la lumière. En effet, au plus on s’éloigne de la toile au plus la lumière affleure au regard, irradiant l’espace. Au contraire, au plus on s’en rapproche, au plus elle semble se renfermer dans une intériorité exclusivement faite de ténèbres. Ce qui cause cet effet c’est cette imposante zone noire coupant la toile en son milieu. Elle semble attirer vers elle l’ensemble du chromatisme. La forêt, située en-dessous de la composition semble écrasée par les éléments au point de disparaître.  

C’est tout le contraire de IMAGE DE PAYSAGE 978 (cité plus haut) où la zone terrifiante est « personnifiée » par le ciel recouvert de nuages noirs et lourds.

Tandis que dans CIELS 1020, ce côté « maudit » est symbolisé par la forêt, exprimant ainsi une opposition ciel/terre, terre/ciel par chromatisme interposé. Ceci est dû au fait que les dimensions ne sont pas les mêmes entre les deux tableaux : CIELS 1020 est plus haut que IMAGE DE PAYSAGE 978. L’artiste peut donc se permettre ce genre d’audaces. 

La mémoire est un bloc de granit! On s’y désintègre à l’impact. On ne peut donc que la contourner pour en déceler les atomes. L’artiste la saisit dans l’interprétation personnelle en recherchant l’instant perdu.

LUDOVIC BROQUART, qui a étudié le dessin, la photographie et les Beaux Arts à Dunkerque, peint les paysages depuis environ trente ans. Il évolue dans l’abstraction et le dessin.

Il est aujourd’hui non plus dans le message mais dans l’émotion à travers ce qui pourrait sembler être, à première vue, une symbolique des couleurs mais qui en fait, répond à une démarche non réfléchie. Ce qu’il en ressort, c’est l’éclosion des couleurs essentielles destinées à traduire par le traitement sombre d’un ciel aimé, le sentiment selon lequel l’artiste ne le reverra jamais. Les paysages, l’artiste les emmagasine dans sa Mémoire pour les réinterpréter à l’infini, une fois seul dans son studio et en traduire l’émotion.  

Une fois dépassée la réalité du contact immédiat, le besoin irrépressible du sentiment se manifeste dans la recherche de l’éphémère qui souligne le temps (qui passe).  

LUDOVIC BROQUART traque la Mémoire comme l’on traque l’ombre d’un fantôme assourdi. Dans le dépassement de la réalité, il nous parle infiniment du temps dans des réinterprétations de l’interprété. L’artiste le saisit dans des couleurs douces et simples, issues d’une encre éphémère. L’encre du temps (qui passe). 

François L. Speranza.

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Collection "Belles signatures" © 2020 Robert Paul

 

N.B. : Ce billet est publié à l'initiative exclusive de ROBERT PAUL, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis. 

Robert Paul, éditeur responsable

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

Collection "Belles signatures" © 2020 Robert Paul

 

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L'artiste LUDOVIC BROQUART et François L. Speranza : interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

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Photos de l'exposition de LUDOVIC BROQUART à l'ESPACE ART GALLERY

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SAVOIR...

Au bout du compte, savoir si peu de chose

Devrait c'est sûr, nous rendre un peu morose!

De cette science qui inonde la terre

Vient pourtant l'envie d'un jour… la faire taire!

Trop de connaissance mène au précipice

Et porte en son sein un paquet de vices!

Alors, se consoler de l'ignorance

Et la prendre finalement, comme une chance...

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Avez-vous déjà envisagé de lire « Le Petit Prince » de Saint-Exupéry … en brussels vloms ?

Aujourd’hui, c’est possible, grâce aux éditions Tintenfass, au CROMBEL / micRomania (*), et à la traduction de Jean-Jacques De Gheyndt.

« Le Petit Prince », alliance de charme, de poésie et de profondeur humaniste, connu dans le monde entier, fait l’objet d’une incroyable collection de traductions ; le catalogue, tous éditeurs confondus, dépasse les 300 variantes !

En ces temps de confinement, le message central du « Petit Prince » prend toute son ampleur : l’amitié, l’amour, l’humain, le moment partagé sont plus importants que l’argent, le pouvoir et l’obéissance sans réflexion. Un message fondamental que l’on relaie aujourd’hui et que l’on oubliera peut-être un peu vite par après.

 

La poésie de St-Exupéry alliée à la zwanze bruxelloise !

Chapitre 1

As ek min of mier zes joêr aad was, veel ‘k op nen dag op e schuun billeke, in den boek “Echte Veroêle”: da goenk ouver et oorwoud, allei la forêt vierge vè de puriste, en da billeke tundege nen boa constrictor dee ‘n wulle biest on ‘t inslikke was. Da zag er à peu près zu ôit. 

En er stond geschreive: “Den boa constrictor slikt zaainen diner giel binne, zonder zëlfs iene ki te knabbele. Après ça kan em ne mi boezjeire en moot ‘m al sloêpend verteire, zes moind on e stuk”. ‘k Em er nog dikkes op gepaaisd op dat avontuur in de jungle, en mè ne krejong (ne kluirekrejong) main ieste tiekeningske gemokt: 

Ik tundege da pronkstuk on gruute mense en vreeg uilen of da z’er schrik van aan.

z’Antwoudege: “Woeroem zoê‘k na benaat moote zaain va nen ood?”

Mo maainen desseng, da was gienen ood… mo wel nen boa constrictor dee nen oulefant on t’ verteire was! Dan emmek mo ‘t binnenste van daan boa geteikend, vè da de gruute mense da zon kunne verstoên; ge moet uile ècht alles explikeire! Main twidde tiekening was dus:

‘t Ienegst encouragement da’k kreig was va ma te zegge da’k main dessengskes van boas, vanbinnen of vanbôite, mocht loête valle, en da’k ma beiter zoê occupeire mè géographie, gescheedenis, calcul en toêle! Kunt et geluuve? Oem zes joêr was maain carrièreas artist al no de vontsjes! Tiekening nummero 1 en nummero 2, da was vè uile krot en compagnie. De gruute mense, dee verstoên naa toch echt nikske, newo; kadeie mooten uilen altaaid alles en vanêr mo ôitleggen en erôitlegge, en da’s fatigant…

‘k Zaain dan mo nen anderen avenir goên zeuke: ik ben pilote de ligne gewëdde. Zu zaain ek wat ouveral goên vleege, en géographie dat ei ma wel vuil gëlpe: ‘t verschil kunne moêke tusse Cheena en Arizona, da was ketsjespel vè mai, en da kan goo va pas kommen as ge verloore lupt in de doenkere. En zu emmek dan van alle serieuze mense liere kenne. ‘k Em langen taaid tusse volwassene mense geleifd en vuil importante zoêkes van uile gelied. Mo zegge da’k z’interessant vond, da’s wat anders!

A’k er ienen teigekwam dee d’er wa minder stoem ôitzag as Monsieur Toulmonde, tundege ‘k em main ieste tiekening, da‘k altaaid op zak aa. Ik waa weite of da daan gust da zoê kunne verstoên. Mo ‘k en aa nuut gien sjâns, ‘t was altaaid ‘t zëlfde leeke: “Awel, da’s toch nen ood!”. Dan leet ek et mo leever valle, main istourekes ouver boas constrictors, jungleof steire. Ik sprak dan nog allien ouver bridge, golf, poleteek of cravatte. En daan gruute mens vond ‘t presees tof mè zu ne verstandege kadei as ‘k ik, te kunne raisonneire.

 

Chapitre 21 

“Bonjour, zaa de vos.

–  Bonjour, zaa de Klaaine Prins beleifd. Ei drôiden em oem mo zag niks.

–  Ee ben ‘k, onder den appelêr, zaa de stem.

–  Wee zaaije gaa? vreeg le Petit Prince. Ge zeet er zu magnefeek ôit...

–  Ik zaain ne vos, zaa de vos.

–  Komde mè maai mei speile? proposeidege de Klaaine Prins, ik veul ma zu tristeg...

–  Oe kan ek ik naa meispeile, zaa de vos? Ik zaain ni gapprivoiseid.

–  Oh, pardon”, zaa de Klaaine Prins.

Mo ei erpakten em:

“Wa betiekend da «gapprivoiseid»?

–  Gaai komt ee presees ni van achter ‘t krôispunt, zaa de vos; wa zukt ee?

–  Ik probeir mense te vinne, zaa de Klaaine Prins. Wa betiekend da «gapprivoiseid»?

–  De mense, zaa de vos, dee emme geweire en ze joêge. Da’s vriedeg ambetant! Z’emmen uuk keekene; da’s ‘t ienegsten interessant bè uile. Zeie gaai uuk op zeuk no kikskes?

–  Neie, zaa de Klaaine Prins. Ik zaain op zeuk no kameroête. Wa betiekend da «gapprivoiseid»?

–  Da’s en al lang vergeite woud, explikeidege de vos. Da betiekent «ne link creëre».

–  Ne link creëre...?

–  Exactement, zaa de vos. Gaai zaai vè maai mo ne klaaine ket, zjust gelak al d’andere kadeie. En ik em aa ni vandoon. En ik zaain, vè aa, nen duudgewuune vos gelak er deuzende rondluupe. Mo as ge ma apprivoiseit, dan kunne me ne mi den iene zonder den andere. Dan wëdde gaa, vè maa, unique op de weireld en ikke, unique vè aa...

–  Ik paais da’k et vast em, zaa de Klaaine Prins. Doê es ’n bloem dee ma serieus gapprivoiseid moot emme...

–  Da kan, zaa de vos. Ge zee vanalles op de weireld den dag va vandoêg...

–  Oh, mo da’s ee ni, ni op d’Eirde” zaa de Klaaine Prins.

De vos bezag mè boluuge:

“Op ‘n ander planeit?

–  Juste!

–  Zaain er doê uuk chasseurs, op dei planeit?

–  Neie.

–  Da’s tof! En kikskes?

–  Uuk ni.

–  Lap, ‘k em weial praais”, zuchtte de vos.

 

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Disponible à partir de fin juin 2020, chez l’auteur: jjdgh01@live.com -   www.science-zwanze.be

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ADMINISTRATEUR GENERAL

Chères amies et amis du réseau Arts et Lettres, si vous êtes également sur le réseau Facebook, un tout grand merci pour votre action de « j’aime » la page « Espace Art Gallery ». J’ai actuellement 4.000 « j’aime » et souhaiterais en obtenir dans les environs des 5.000 « j’aime » pour fin 2020 ! Et ainsi clôturer l’année des 15 ans de la galerie en beauté ! Merci à toutes et à tous pour ces beaux gestes en faveur de la galerie, les artistes et ses expositions…

 

Jerry Delfosse

Galeriste

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

EAG Studio’s & Les Éditions d’Art EAG

Co-Fondateur et Président de

La Porte dorée ASBL

Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles

GSM: 00.32.497. 577.120

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En Pays Touareg, Conte "Un Ami"

Extrait du livre "Un Ami contes et paroles nomades en pays Touareg" 

écrit par Caroline-Sophie Megglé

"La lune s’est levée derrière un buisson, une ombre s’est faufilée, bête ou génie ?"

"Nos discussions avec les Touaregs, les Kel Tamasheq, s’ouvrent toujours par de courtes phrases : aphorisme, devinette ou tangâlt, (Comme ci-dessus) *1

Ce premier conte m'a été transmis en français par Micha, le cousin de Martine, notre guide Touareg, au tout début de notre voyage. Micha, comme tous les Touaregs, parle la tamasheq, mais aussi le français et l'arabe. J'ai adapté ce conte à mon retour en France ; il met en scène un homme pauvre, qui, face à des génies féeriques ou malfaisants, sait utiliser le génie de sa vie...

L'homme pauvre et la pastèque

C'est l’histoire d’un homme pauvre, qui un jour trouve une pastèque.

Il la partage en deux, en mange une moitié et fait sécher l'autre moitié pour le troc,

tout en réservant quelques graines... pour subsister jusqu'à la saison nouvelle...

Un autre jour il rencontre une caravane prête au départ.

Un âne trop vieux ne peut partir.

Alors en échange de la pastèque séchée les caravaniers lui donnent l’âne.

Puis, l’homme veut se marier.

Comme il possède un âne et quelques « malins » pour la dote,

il trouve une femme.

La femme elle possède des chèvres alors ils font du fromage.

Avec les graines réservées l’homme cultive des pastèques… Avec sa femme...

Il mange une moitié de pastèque et fait sécher l’autre moitié pour le troc.

Ils ont alors : du lait, du fromage et des pastèques…

Et aussi, des chèvres et un âne.

Passent des voyageurs

L’homme demande à échanger ses pastèques séchées contre n’importe quoi pouvant être utile à son couple : des céréales, du thé, du sucre...

Le troc se fait. Le temps passe…

Le couple nomadise aux grès des pâturages avec les chèvres et l’âne.

Ainsi ils arrivent dans une ville ;

Ils se rendent au marché pour échanger des pastèques séchées...

Contre un chat que personne ne veut !

Un chat !

Que faire d'un chat si ce n'est être attentif !

Attentif à son sourire par exemple !

À sa gourmandise ! À son instinct de félin....

Pour connaître la suite du conte, et soutenir les auteurs et éditeurs indépendants commander le livre chez mes éditrices : 5 Sens Éditions à Genève. Merci

Pour commader le livre chez mes éditrices suivre ce lien.

1Pour la compréhension des mots en italiques voir le glossaire en fin d'ouvrage

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 Alger la Mystique.

Rencontré, mercredi après-midi, à l’espace culturel Bachir-Mentouri à Alger, dans le cadre du café littéraire «les Mercredi du verbe», de l’établissement Arts et culture de la wilaya d’Alger, Nourreddine Louhal nous accorde cet entretien pour parler de son dernier livre «Alger, la mystique»; une balade dans le vieil Alger, pour faire la découverte des dernières fontaines de la Casbah et celles d’autrefois.

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Quelles sont les grandes lignes de votre ouvrage ?

Dans mon livre «Alger la mystique», Ziyarat autour de nos fontaines, je parle des fontaines de la Casbah et du grand Alger. Il y a celles qui sont connues, notamment celle de Bir Djebah (puits de l'apiculteur) qui a aujourd’hui une notoriété universelle. ce n’est plus une fontaine locale, mais plutôt internationale pour avoir été chantée par El hadj M’hamed El Anka dans sa qçida (chanson) «Fi Bir Djebah Nahlaf» (Je jure à Bir-Djebah) d’après le poème de Mustapha Toumi, mais aussi de l’histoire d’autres comme celle de Bir Chebanna, de Sidi Abdellah , de la mosquée de Sidi Ramdhan. donc je suis allé à la rencontre de toutes ces fontaines que je présente à mes lecteurs.

Pourquoi cet intérêt si particulier pour les fontaines ?

J’ai tenu à partager ce livre parce qu’il y a de plus en plus le danger des disparitions de ces fontaines. Quand je suis parti à leurs recherches, j’ai trouvé quelques fontaines, mais j’ai vainement cherché d’autres alors qu’elles sont de nos jours sous les bâtisses et le goudron.

Mon livre représente une première dans l’Algérie indépendante, c’est un inventaire de toutes les fontaines de la Casbah et de sa périphérie, qu’on appelait autrefois le village de la Casbah, et aussi les fontaines d’Alger. c'est-à-dire que j’ai étendu mes recherches jusqu’à Bir Khadem (le puits de la servante) et jusqu’au village kabyle de Tixeraïne. Il est grand temps que l’autorité se penche sur ces fontaines pour les réhabiliter afin qu’elles soient aptes à recevoir le touriste étranger. c’est ça mon idée, et mon livre représente une carte des principales sources hydrauliques d’Alger. en toute modestie, mon livre est une mine d’informations en matière de sources, de fontaines, d'aqueducs et des personnalités.

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Ça vous a pris combien de temps pour achever l’ouvrage, et puis quelles étaient vos sources dans votre périple à la recherche de ces fontaines ?

C’est un travail qui m’a pris deux années de ma vie. je l’ai entamé il y a de cela bien longtemps, mais quand je me suis mis à travailler sérieusement sur la question, cela m’a pris de 2016 à 2018. Il faut dire que nos archives sont peu bavardes, il y en a peu à propos des  des fontaines. Etant enfant de la Casbah, je suis retourné vers les fontaines de mon enfance que j’ai retrouvées. pour celles que je n’ai pas trouvé et celles d’avant, c’est la mémoire des habitants de la Casbah qui m’ont orienté vers des indices menant à des fontaines ayant existé jadis.

Peut-on avoir des chiffres sur le nombre actuel des fontaines à la Casbah d’Alger, ainsi que le chiffre de celles qui ont existé autrefois ?

Il y a une quinzaine de fontaines qui existent toujours à la Casbah d’Alger, je parle de celles qui ruissellent et auprès desquelles le touriste peut se désaltérer. Autrefois, il y avait quand même une cinquantaine de fontaines.

Pourquoi avoir choisi le titre «d’Alger la mystique» ?

Oui, «Alger la mystique» c’est très important parce que la fontaine elle véhicule les Duaa (prières). les gens à l’époque construisaient les fontaines pour que leurs noms soient éternels. les gens quand ils passaient dans tel ou tel quartier, ils priaient pour la personne l’ayant creusée; le fontainier mais aussi le mauresque qui est venu de l’Andalousie, c’est lui qui assurait la décoration, les berbères ne maîtrisant pas autrefois la technique de la captation de l’eau.

Votre livre se lit comme un récit, un conte, un livre de voyage...

Mon livre, c’est vrai qu’il fait l’inventaire des fontaines d’Alger mais au même temps, c’est une nomenclature. Si demain vous cherchez une fontaine, il est certain que vous allez la trouver dans mon livre, à moins d’un incident de parcours. donc je prends le citoyen par la main et je lui fais visiter Alger, alors il verra la fontaine et le nom ancien et nouveau de la rue ainsi que les indications. Je le dis et je le répète, c’est une mine d’informations.12273329461?profile=original

Passionné du patrimoine du vieil Alger, pouvez-vous nous parler de votre bibliographie ?

J’ai écrit mon premier livre «chroniques algéroises La Casbah» aux éditions ANEP (2011), suivi d’un autre qui a fait date mais qui n’a pas été commercialisé. il a été offert généreusement aux gens de la culture, c’est «Sauvons nos salles de cinéma» (2013). j’ai écrit aussi «Les jeux de notre enfance» (2013), et celui-là vient après «Alger la blanche» (2016), (Contes, légendes et Bouqalat d’Alger».

Entretien réalisé par : Kader Bentounès

Extrait du Journal El-Moudjahid du 24 février 2019.

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♦ Chronique d'un vécu sans jugement

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Peut-être n’a-t-il pas trouvé un sens à l’existence

Cet homme, à l’âge de son dernier bail, jour après jour

Du côté abandon de prétendues reconnaissances

Tant contraint à un tout à distance et aux indifférences

Cet homme, de mille faits inconnus pour le faire court

 

Il y a longtemps de ça, il fut large à l’espérance

Comme une grande maison et un jardin tout autour

Par présences pénétrantes de tout fait de romance

De toute son enfance, il était oracle de la confiance

Des racines et des ailes pour former tous les discours

 

Peut-être n’avait-il pas compris ce que le temps emporte

Cet homme, comme ci, comme ça, d’un bonjour ou pas

L’on ne choisit ni ce que l’on est, ni ce que l’on porte

De ses besoins et de ses envies, qui donc s’y rapporte

Cet homme, de combien de contradictions et de pourquoi

 

Il y a longtemps, cause pour cause, tant opportunes

Il s’enseigna à naître d’une amour d’Elle pour toute foi

Le monde en fut changé, palpitant de primes fortunes

De ses dix-sept ans, il était élan et sans peur aucune

Elle, lui serait si loin, Elle lui resterait si là

 

Peut-être croirez-vous l’apercevoir, digne ou indigne

Cet homme n’a rien à marchander, rien à faire savoir

Clandestin parce que ni héros, ni déclaré victime

Néanmoins suspect parce que tous les paradigmes

De la planète des fous, et des corruptions de pouvoirs

 

Pourtant, tant d’années, il fut ainsi de même constance

A tenir parole, chose promise, chose due

A se refuser tout abattement, il était résistance

Aux insultes à la raison, aux usages de violences

Sans rien d’une retenue, même à la déconvenue

 

Peut-être a-t-il trop perdu, faute aux choses incomprises

Cet homme en ce désir toujours d’encore les passions

L’esprit des éventails, des retrouvailles qui se grisent

Enamourées, ponctuées à leurs marges, l’expertise

Des sentiments à nu, comme jamais il n’en fut question

 

Est-il utile d’en dire plus ? N’écris qu’à l’énigme

Chacun l’est, à l’effet des horloges et des miroirs

De cet homme, ni par pitié ni pour qu’on le désigne

Au pourquoi, comment, à quand il aurait été sublime

Plus d’une fois vulnérable, il plia tout savoir

 

Peut-être serait-il l’effeuillée de toutes les coutumes

Que ce soit en saison ou à déraison des séductions,

Cet homme, en souvenance, il déplace ce qu’il assume

Il dit comme on ne dit pas, ce qu’on peut avoir d’amertume

De la nostalgie, il augmente ses élucubrations

 

Pour ses dernières années, lui sera-t-il permis d’être

Encore et encore, vivant, quand bien même les chocs

L’équilibre précaire pour ce que l’on peut se permettre

Pour son dernier bail, qui sera-t-il, mais ici je m’arrête

Mourir, ne pas mourir ainsi nous n’irons jamais loin

 

© Gil DEF - N° 874 / 14.05.2020

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                      LES COULEURS DE L’HUMAIN DANS L’ŒUVRE DE FERNANDO FERREIRA

Du 05-04 au 28-04-19, l’ESPACE ART GALLERY a eu le plaisir de vous présenter une exposition consacrée au peintre portugais, Monsieur FERNANDO FERREIRA dit FERNANDO, intitulée : COMPLICITÉ.  

COMPLICITÉ est, selon l’artiste, un prétexte à mettre en exergue le sujet. Le sujet en question étant l’Autre dans son humanité. Mais, d’emblée, un halo féerique, à savoir un brouillard, apparaît. Un brouillard volontairement posé, exhalant une opacité lumineuse résultant d’un travail sur le clair-obscur, enveloppe l’atmosphère tant intérieure qu’extérieure de la scène. L’œuvre s’inscrit donc comme une philosophie du sujet. Qu’elle soit nocturne ou diurne, l’atmosphère des toiles est soumise à la lumière. Et c’est précisément cette lumière à rendre le sujet vivant. Sa présence détermine celle de tous les personnages. Chacun répondant à l’autre. Cette alchimie des couleurs de laquelle émerge la lumière, permet au chromatisme de structurer plastiquement les personnages à l’intérieur de leur élément. A’ partir d’un visage généralement conçu en brun, les vêtements soulignent par leur couleur chaque partie du corps des personnages. Dès lors, la couleur devient l’architecture de la forme. Cette fonction structurante s’applique à la fois aux personnages ainsi qu’au décor. Il est à remarquer que les intérieurs sont conçus comme des paysages. A’ un point tel que la lumière surgit de partout, sans source précise, du bas comme du haut. Concernant les représentations intérieures, la fenêtre par sa dimension massive, soulignée par un puissant brun-foncé, joue un rôle déterminant pour le cadrage de l’espace. La lumière qui y rentre crée un univers translucide faisant office d’écran, séparant l’intérieur de l‘extérieur. Au-delà de l’impact des couleurs, leur réception fait que le visiteur est comme emporté par la féerie qu’elles dégagent, au point qu’il devient incrédule quant au fait de savoir s’il s’agit d’une atmosphère nocturne ou diurne. La nuit peinte par l’artiste est tellement chatoyante avec ses éclats de jaune vif qui explosent à l’arrière-plan qu’ils laissent une trainée dorée se profilant par le bas à droite, illuminant le sol.

LA PARADE (85 x 8O cm-huile sur toile)

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Le joueur de trompette ainsi que le tromboniste et le petit personnage en costume d’Arlequin, forment à eux trois une variante chromatique qui capture le regard : le costume à dominante rouge du trompettiste, le bleu-nuit du joueur de trombone et le costume en damier multicolore du petit personnage, assurent à l’avant-plan la dynamique narrative voulue pour immerger le visiteur à l’intérieur de la nuit féerique. L’atmosphère nocturne est essentiellement composée de deux éléments (faussement) antagonistes, à savoir la lumière et l’obscurité. La lumière étant le fruit de la couleur et l’obscurité étant réfléchie par les façades sombres (en brun-clair pour adoucir le contraste) ainsi que par le quartier de ciel bleu opaque qui rappelle encore le jour. Comme nous l’avons spécifié plus haut, l’artiste travaille les intérieurs comme l’on travaille un paysage.

PARTIE DE BILLARD (64 x 54 cm-huile sur toile)

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Cette oeuvre se scande sur deux plans :

1) partant du bord de la toile vers le milieu du tableau nous avons le billard imposant et massif.

2) à partir du milieu du tableau vers la fenêtre, incluant les clients au comptoir.

Entre les deux plans, l’espace est totalement vide. Concentrons-nous sur le rôle que joue la fenêtre dans la composition. Elle est séparée en deux parties par le châssis en bois, peint en brun-foncé pour accentuer le volume. Ce châssis massif est essentiel à la mathématique de l’œuvre. Nous le retrouvons, assumant la fonction de ligne de force, dans d’autres toiles comme un trait propre à l’artiste car il est indissociable de la façon dont il gère la perspective. Celle-ci règne en maîtresse : la fenêtre, forcément plus petite par rapport au billard parce que plus éloignée. Cette sorte de « grand angle », tout en gardant sa spécificité picturale, restitue le sentiment d’une prise de vue à l’objectif car, partant de l’arrière-plan pour atteindre le bord du tableau, là où le billard prend naissance dans sa forme, tout s’étale et s’étire à partir d’un éloignement progressif.

Couleurs, armature du billard (brun-foncé), circonscrivent le tapis de couleur verte, lequel ressort comme un élément formel, indépendant, néanmoins constitutif de la composition dans sa totalité.

Soulignons également le rôle joué par l’opacité que rejettent les vitres par le biais de fortes touches blanches. Elles font office d’un écran donnant sur le vide.

La dialectique de la fenêtre-écran se retrouve dans MOMENT PRÉSENT (81 x 75 cm-huile sur toile), laissant transparaître des silhouettes éparses vivant ce moment présent à l’extérieur du lieu.

La présence de ce moment pictural est divisée en deux temps : un temps intérieur et un temps extérieur. Ces deux perceptions d’un même sentiment sont, à l’instar de PARTIE DE BILLARD (cité plus haut), divisées par la présence d’un châssis, cette fois-ci de dimension cyclopéenne. De cette œuvre se dégage un sentiment de grandeur maîtrisée par l’intimité du moment.

TRIO EN BLEU (90 x 80 cm-huile sur toile)

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ainsi que  JOUR DE FÊTE (87 x 68 cm-huile sur toile)

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sont dominés par l’importance vitale de la lumière, laquelle telle de la vapeur, irradie la toile par le haut comme par le bas.

TRIO EN BLEU (mentionné plus haut) prouve la maîtrise de l’artiste. A’ dominante jaune-or, la lumière est filtrée à travers les carreaux de la fenêtre à partir de l’intérieur. Rarement un éclairage conçu artificiellement n’a été capable d’envelopper un espace aussi magiquement.

Tandis que JOUR DE FÊTE (cité plus haut), à dominante blanche, témoigne d’une lumière non altérée par le prisme du carreau, étant donné qu’elle est directement issue de la nature.

MÈRE ET ENFANT (100 x 81 cm-huile sur toile)

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est bâti sur la conception volumineuse du sujet dans son traitement : châssis massif séparant la fenêtre en deux entités, assurant une ligne de force structurant l’espace. Fauteuil volontairement disproportionné dans son volume. Représentation de l’image de l’intimité par la mère et l’enfant. Le chromatisme descriptif est très intéressant : bleu vif pour la mère, rouge vif pour l’enfant. L’ensemble étant absorbé par le noir-foncé du fauteuil démesuré destiné à augmenter l’intensité du moment. La tête de la mère repose sur un coussin de couleur orange. Présence du châssis noir massif. L’avant-plan baigne dans une atmosphère jaune (en dégradés). La fenêtre diffuse une lumière opaque.    

Cette fusion entre couleurs et personnages a pour dénominateur commun l’amour pour l’être humain ainsi que pour tout ce qui l’entoure, à savoir la musique, l’ambiance festive nocturne et le rapport entre les gens à l’intérieur d’un espace fermé baigné par la magie de la lumière tel que le café, traité pour l’exemple, comme un paysage (avec ses perspectives et ses lignes de force) à l’intérieur duquel évoluent les liens humains. D’où le titre de l’exposition : COMPLEXITÉ. Tout est basé sur l’émotion. Les couleurs sont tant dans leur philosophie que dans leur traitement, les vecteurs de cette émotion. L’artiste va donc à l’essentiel. L’essentiel étant l’émotion de l’instant.

L’artiste a commencé à travailler comme ébéniste pour se diriger ensuite vers la décoration et la peinture. Autodidacte, il travaille à l’huile et il s’est affirmé dans sa technique en réalisant des copies de tableaux de Maîtres tout en prenant des cours de dessin pour mieux maîtriser la technique de la perspective. Ses influences sont Rembrandt, Vermeer et les impressionnistes. Cela se constate dans la force des couleurs usitées. MÈRE ET ENFANT (cité plus haut) participe tant de l’impressionnisme par l’intimité de l’atmosphère que de Rembrandt par l’impact avec lequel les châssis massifs jouent en tant que lignes de forces (puissance, chromatisme, division de l’espace). A’ tel point que, selon l’artiste, ce tableau n’est pas vraiment terminé!

L’artiste réintroduit, en la modalisant, une technique picturale de la Grèce antique (fin du 4ème siècle av. J.C.) et redécouverte au 17ème siècle, celle du « clair-obscur », en lui conférant une fonction « enveloppante », pour devenir chaleureuse et féerique. Il ne s’agit plus de simuler le relief mais d’établir un ancrage humaniste et psychologique adapté aux impératifs de son propos.

FERNANDO FERREIRA dit FERNANDO témoigne de son amour pour l’Autre dans une aura joyeuse où la tendresse se confond avec la lumière des nuits oniriques et les vapeurs des cafés où passent les âmes furtives…l’artiste les invite à rester et à vivre!

François L. Speranza.

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Collection "Belles signatures" © 2020 Robert Paul

 

N.B. : Ce billet est publié à l'initiative exclusive de ROBERT PAUL, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis. 

Robert Paul, éditeur responsable

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L'artiste FERNANDO FERREIRA dit "FERNANDO" et François Speranza : interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles.

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Photos de l'exposition de FERNANDO FERREIRA dit "FERNANDO" à l'ESPACE ART GALLERY

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