Toutes les publications (16071)
Lumière qui inonde mon coeur
apporte le soutient à ceux qui pleurent.
Feu qui dors au fond de mon âme
réchauffe le monde de tes flammes
apporte la chaleur à ceux qui ont froid
et qui n'ont plus un chez soi , un toit.
Un rayon de soleil inonde mon coeur
quand la vie s'ouvre tout en douceur
sur le monde qui nous supplie
de l'aider à aimer la vie.
Un jour viendra où les pleurs ne seront plus là
où les rires seront les seuls de la partie
où les hommes vivront en harmonie
un jour viendra où l'on comprendra tout celà.
Aujourd'hui je me receuille sur les gens partis
trop vite et trop loin dans le train de la nuit.
Celui qui ne revient pas du voyage
celui qui s'en vas vers un autre rivage.
A ceux qui ont dans le coeur l'âme des regrets
je vous dit de ne pas vous inquiéter sur leur devenir
ils ne sont certe plus là pour nous soutenir
mais resteront sans cesse la voix qui nous guide
qui nous montre que la vie est riche et non vide
et du voyage aller sans retour restera nos souvenirs
du voyage aller sans retour restera une trace indélébile.
Soyons sans peur , un pas vers l'espoir
de retrouver ceux que l'on ne n'oublie pas
et sans cesse toujours croire
qu'un jour on les reverras..
Poètes, interprètes des voix originelles, entières ;
Le vent têtu dans tes cheveux,
la pluie sur ton visage puis dans tes yeux,
la neige dans le ventre lourd de l’hiver,
le soleil sur toutes les peaux du monde,
le feu s’éternisant dans un cœur perdu,
le ciel hivernal et anthracite, défleuri.
chacun ayant son accent et son rythme ; une musique,
ce chant un peu trop rouge, s’écoulant lentement,
se distillant partout, point lourd ;
du sang à l’autre donné.
Des insufleurs de vie qui parcourent le monde,
parfois seuls sur un banc à Paris ou ailleurs, toujours le même banc,
ou dans une chambre sans fenêtre, ni mur ;
composer ou marcher librement
Voyez-vous c’est pareil !
Je n'ai plus sommeil, mais je suis si bien aux portes de l'éveil...
Je suis bien au chaud, j'ai dormi comme un bébé; tiens à propos comment va mon bébé à moi? Il est trop tôt pour qu'il soit réveillé, mais j'irais volontiers voir comme il dort bien.
D'ailleurs j'y vais.
Je reviens aussitôt car j'ai pris froid.
Il dort, et moi je m'assoupis avec plaisir.
J'étais bien, je suis encore mieux, j'ai le plus beau bébé du monde et il fait un beau dodo. Est-ce possible? Je sens les mains de mon homme qui me caressent le dos. J'ai dû le réveiller en allant voir notre fils.
J'aime bien ses mains. Peut-être un peu plus qu'avant, d'ailleurs. En tout cas cela fait quelque temps que je n'avais pas senti ses mains comme je les sens ce matin. Elles sont chaudes, elles viennent doucement sur mes reins, au début de mes fesses, s'attardent et remontent. Lentement.
Que fait mon homme à présent? J'ai un peu perdu le fil, ses caresses m'ont laissée comme endormie, mais j'ai pensé en même temps. C'est gai d'être à l'aube. Tant de gens dorment encore, et nous sommes juste assez conscients pour jouir de la quiétude de l'instant. C'est d'ailleurs au petit matin que nous nous sommes donnés l'un à l'autre quelque neuf mois avant l'arrivée de notre fils. Quelle histoire! Où donc est mon homme? Mais oui, ce sont ses lèvres qui butinent mes reins maintenant.
Et dire qu'il y a quatre ans que nous nous sommes offerts pour la première fois.
Mais c'est qu'il s'applique, mon coquin... Entreprenant mais ni trop ni trop peu juste comme il faut. Cela me rappelle notre petit appartement. La première fois qu'il m'a réveillée ainsi, je venais de lui donner la clé. Je dormais, il s'est glissé dans mon petit dodo, je l'ai découvert à mon réveil, moi la belle Petite Sirène échouée sur les draps.
Nous étions amants depuis peu. C'est à la fois si lointain, si proche. Je t'avais dans la peau mon homme et toi aussi tu m'avais dans la peau et même plus que cela. Nous nous retrouvions comme si tu venais de sortir de prison. Tiens? la belle métaphore... Et si je remonte dans le temps encore, j'ai encore la sensation de tes mains la première fois qu'elles se sont posées sur mon dos, au sauna.
Entre-temps nous avons partagé des moments bien intimes avant notre première fois mais le sommeil et tes caresses m'égarent et je ne sais plus où j'en suis.
C'est juste là où elles sont maintenant. Merci ma peau merci mon dos je me souviens de tout et tes caresses sont toujours aussi douces. Je me délecte et je me laisse faire. Tu veux quoi mon homme? Moi en tout cas je suis bien.
Où es-tu passé? Je me suis endormie encore ou j'ai rêvé je ne sais pas mais te revoici. Tu me murmures quelque chose à l'oreille. Je fais oui de la tête tout doucement, mais je n'ai pas tout compris, tant pis je suis trop bien je suis à toi ne me déçois pas.
Ne la déçois pas. C'est ce qu'un homme que j'admirais t'a dit un jour en parlant de moi, et tu le lui as promis.
Et mon bébé qui dort paisiblement.
Que de chemin parcouru depuis le début de notre histoire mon homme qui m'a faite maman je suis petite maman la plus jolie du monde me dis-tu. Qui se fait délicatement parfumer car je sens tes mains qui laissent sur ma peau un délicieux parfum de noix de coco cette huile que tu es allé chercher au même endroit en cette veille de premier mai deux mille un nous payions encore en francs belges à ce moment mais je pense que je m'égare encore dans des pensées ensommeillées mon homme tu me couvres de ton corps et je me sens protégée tu m'enveloppes de douceur et je sens ta chaleur.
Et notre bébé grandit tout doucement dans son lit comme dans notre vie que je l'aime mon beau bébé ma revanche celui qui recevra tout l'amour qui me manque.
Quant à toi mon homme tu l'as bien deviné depuis le temps mon grand homme qui m'apporte assistance et protection je te veux mari et père et tu me donneras tout l'amour que je veux il y a quatre ans tu ne soupçonnais pas à quel point tu pourrais encore aimer, n'est-ce-pas?
Non et pourtant tu en es capable comme tu es capable de bien d'autres choses encore, grand homme qui partage mes jours et mes nuits, ah, enfin je te sens à nouveau, je me réveille un peu, tu es toujours là à me couvrir de baisers, sais-tu au moins qu'il te faudra sept vies pour que je sois rassasiée de ton amour et de ta tendresse?
Pour l'heure tu me donnes tous les doux frissons que je veux, il semble même que tu t'amuses à deviner où et quand me faire plaisir. C'est bon d'être comprise. Tu insistes doucement et je m'offre, tu verras un jour je t'offrirai aussi ces moments et tu n'imagines pas encore à quel point c'est généreux et c'est bon. J'ai envie de toi très fort et à la fois si doucement. Je ne sais pas encore te le dire, mais me faire comprendre, ça oui je sais le faire. Mon homme je t'aime très fort mais si tu continues ainsi tout mon corps va se consumer une maman réduite en cendres c'est pas une vraie maman s'il te plaît aime moi maintenant libère-moi du désir que tu as patiemment fait grandir comme le tien.
Et notre petit bébé qui va bientôt se réveiller.
Attends encore un peu mon petit garçon, maman doit monter à papa de quel bois se chauffe une Petite Sirène.
J'exposerai et je chanterai devant mes toiles lors du Parcours des Artistes de Jette et d'Ixelles : le 21/04 et le 22/04 pour Jette et le 28 et le 29/04 pour Ixelles.
J'exposerai aussi une de mes oeuvres avec le groupe Orzone et ce sera dans un autre lieu à Jette. Venez nombreux !!
jean-Pierre Lesieur, publie lui-même ses recueils, en artisan et en supplément à sa revue comme en poésie
Derniers titres parus
Triple A. poèmes fric
Faits divers : poèmes policiers, une originale création de poèmes et de polars
Suzette : une petite fille des banlieues de la poésie illustrée par Claudine Goux
Minute papillon : la vie trépidante d'une petite minute illustrée par Flam
Zébane Fanfreluche : la vie d'un doudou au fond d'un sac de dame
Encore une initiative privée autour de " Naissance du Cinéma narbonnais en Méditerranée"...
La projection de " COUPS DE SOLEIL ", scénario de Jean-Paul JOGUIN, réalisation de Stéphane KOWALCZYK, à l'invitation des sympathiques patrons du CAFE DE LA POSTE à NARBONNE.
Après la projection tapas et sangria étaient offerts.
Il s'agissait d'un moment convivial destiné, avec la vente du DVD, de financer le prochain film des " Bonnes Volontés Associées".
Plusieurs acteurs étaint présents dans le public et des contacts furent pris pour de prochaines projections...
Personne ne représentait les milieux culturels institutionnels de NARBONNE, c'est devenu une habitude.
Michel Sidobre
Site littéraire:
Site Figurant & Acteur:
La bande-annonce du film :
Des images de repérages pour le prochain film :
POUR ACHETER le DVD de " COUPS DE SOLEIL " :
CAFE DE LA POSTE
ou
ECRAN LOCAL, 30, rue droite à NARBONNE
je viens d'arriver et constate aussi que ce site est bien chaleureux et acceuillant !!!! merciiii
Pastiche inspiré de la fable «Les femmes et le secret»
Joueur de flûte, Marsyas,
Et Apollon, joueur de lyre,
Divertirent le roi Midas.
Comparant, il osa médire.
...
Son choix provoqua la colère
Du dieu Apollon insulté,
Les oreilles du roi poussèrent,
Un châtiment inusité.
...
Ce fait resta inaperçu
Car, hors son coiffeur fort honnête,
Très longtemps, personne ne sut
Ce qui, du roi, ornait la tête.
...
Voulant déposer le fardeau
Qu’il portait comme une chimère,
Le barbier trouva le repos,
Mettant son secret dans la terre.
...
Or le vent s’infiltre, furète.
Se déplaçant, la tramontane
Hurlait : le roi Midas est bête
Et il a des oreilles d’âne.
...
Sous le faix d’un secret, nombreux
Sont les faibles hommes et les dames
Qui le violent pour vivre mieux.
À chacun le poids de ses drames!
...
12 décembre 2011
et oublions de vivre
"L'attente est ce qu'on efface de l'existence
, on se dupe soi-même...
Quand l'attente devient une habitude
Elle prend une odeur , une couleur associée à la lumière du ciel , à la pénombre d'une chambre , aux pas sur le trottoir
ce bruit qui résonne
et plonge dans l'angoisse , toujours nouvelle et vieille comme notre malheur
L'attente apporte plus de plaisir que l'accomplissement "
Ces quelques phrases cueillies au hasard du dernier livre de Roger Grenier " Le palais de papier " invitent à la réflexion
IllPhoto AA
A lire ou a relire de toute urgence, TROPIQUE DU CANCER d'Henry Miller!
Pur moment de vraie littérature!
La peau de chagrin est un roman d'Honoré de Balzac (1799-1850), publié à Paris en fragments dans la Caricature en décembre 1830, la Revue de Paris et la Revue des Deux Mondes en mai 1831, et en volume sous la signature Honoré de Balzac (première apparition du de) chez Gosselin et Canel en 1831.
Premier succès de Balzac, deuxième roman paru sous son nom (après les Chouans, signés Balzac sans particule), ce texte relie, selon son auteur, les Études de moeurs aux Études philosophiques. La veine fantastique, aboutissement des récits précédents, exprime et illustre par ses symboles une vision de la société, sans verser dans un ésotérisme où résideraient les ultimes vérités: c'est ce que toute une critique balzacienne a appelé le «fantasme social».
La Peau de chagrin.
Fin octobre 1830, ayant perdu son dernier napoléon au jeu, un jeune homme, Raphaël de Valentin, décide de se donner la mort. Il entre par hasard chez un vieil antiquaire, qui lui offre une peau de chagrin magique: ce talisman, figurant la vie de son possesseur, lui permettra de réaliser tous ses désirs mais se rétrécira à chaque voeu exaucé. En sortant de la boutique, Raphaël rencontre trois amis et participe à une orgie chez le banquier Taillefer, notamment en compagnie de la courtisane Aquilina. Pressé par son ami Émile Blondet, il raconte les événements qui l'ont conduit à envisager le suicide («le Talisman»).
Après avoir hérité une petite somme à la mort de son père, Raphaël avait voulu se consacrer à une Théorie de la volonté. En 1826, ayant loué une chambre au Quartier latin, il s'était lié avec Pauline, la fille de la maison. Trois ans plus tard, Rastignac, qui lui vantait les vertus de la «dissipation», lui fit rencontrer la riche veuve russe Foedora. Il idéalisa cette comtesse froide et calculatrice qui le tint à distance. Il se lança alors dans la débauche et s'endetta. Après la soirée chez Taillefer, un héritage lui parvient: il est riche, mais la peau a rétréci («la Femme sans coeur»).
Raphaël retrouve Pauline, devenue riche elle aussi. Ils vivent un temps heureux, mais la peau, cet objet dont il ne peut se débarrasser, en dépit des savants les plus illustres, va diminuant toujours. Malade, Raphaël se retire à Aix, puis au Mont-d'Or, menant une vie végétative. A la dernière extrémité, il revient à Paris. Un soir, pris d'un dernier désir pour Pauline, il meurt sur son sein. Pauline devient folle, mais Foedora, ou «si vous voulez, la société», continue de briller («l'Agonie»).
Fascinant paradoxe du roman: la possession de la mystérieuse peau ornée d'un texte arabe, censé être du sanskrit, allant s'amenuisant comme la vie de son détenteur, le fait accéder au plus profond de la terrifiante société réelle du Paris de 1830, qui se révèle être le véritable lieu du fantastique moderne. Ainsi le regard de Raphaël, unique protagoniste au début du récit, métamorphose-t-il la maison de jeu en cauchemar et l'orgie en champ de bataille.
Homme de science et de poésie, solitaire, doué comme Louis Lambert, cet autre philosophe balzacien de la volonté, d'une intuition qui confine à la seconde vue, Raphaël est pris au coeur d'un tragique dilemme: vivre à l'économie, sans plaisirs, et ainsi durer, ou exister intensément en dépensant son capital d'énergie. Essentiellement conservatrice, la société pratique l'égoïsme généralisé, du faubourg Saint-Germain aux curistes d'Aix, de Foedora aux créanciers et à Raphaël lui-même, soucieux de repousser l'échéance que lui avait d'ailleurs prédite l'antiquaire: «Votre suicide n'est que retardé.» L'or et les prestiges de l'illusion matérialisent cet égoïsme social, d'où l'importance symbolique de la séduisante et fascinante Foedora, cette inaccessible «statue d'argent».
Ce dilemme est d'autant plus insoluble que la négation du désir, qui finira par emporter Raphaël, équivaut à refuser la vie même. Voilà pourquoi le roman ne saurait conclure: vivre c'est mourir, ne pas vivre revient au même. Comme Sarrasine, Raphaël est confronté aux inconciliables exigences de la création et de l'amour. Croisement de mythes romantiques, de Manfred à Faust en passant par Melmoth (voir ci-après), cette contradiction exprime aussi le désenchantement de 1830, nouvelle forme du mal du siècle. L'ancrage dans l'actualité suffit à articuler l'impuissance dont souffre Raphaël au thème politique mettant en scène une société vouée aux seuls calculs d'intérêt.
D'une certaine façon roman à thèse, bien que totalement exempt des inconvénients ou des lourdeurs du genre, la Peau de chagrin s'ordonne autour d'un mythe. Jouant en virtuose de l'ambiguïté, le romancier se garde bien d'attribuer au fantastique tout ce qui concerne la peau elle-même. Des explications rationnelles, ou le hasard, qui peuvent rendre compte de ses effets, se mêlent au constat de son très réel rétrécissement. Surtout, pour exprimer le drame d'un individu tenté et effrayé par une société soumise à l'implacable loi de son propre développement, Balzac fait de la peau la preuve tangible que vouloir et pouvoir n'aboutissent qu'à la destruction: «Vouloir nous brûle, pouvoir nous détruit.» Dans ce contexte, le savoir, fût-il scientifique, se trouve dévalorisé par le jeu fictionnel et compte peu face à la comptabilité des besoins et désirs de Raphaël. Toute décision se révèle irréversible: la peau n'est que la somme des possibilités offertes à un homme donné. L'argent condense alors le temps: le dépenser, et donc vivre, accélère le rythme fatal. Ce fatalisme, provisoire dans la pensée balzacienne, est daté et s'oppose aux élans romantiques d'après 1830.
Foisonnant, baroque par certains aspects, le roman, ou plutôt cette «fantaisie» pour reprendre le terme de Balzac, développe une esthétique des contrastes. Recourant fréquemment aux prestiges de la poésie, de la couleur orientale, aux bouffonneries rabelaisiennes (plus nombreuses dans la version originale), célébrant la volupté (ainsi la mort de Raphaël intervenant à l'acmé d'une scène fortement érotique), il oppose aussi deux figures féminines, la douce et évanescente Pauline et l'inaccessible Foedora. Toute frémissante de la jeune énergie de son créateur, la Peau de chagrin se déploie à l'orée, mais aussi hors de la Comédie humaine, non seulement parce que ses principaux personnages ne réapparaîtront guère, mais aussi parce que le Rastignac apologiste de la «dissipation» ne ressemble guère à l'ambitieux calculateur sorti de la pension Vauquer (voir le Père Goriot). Le thème central parcourra le grand oeuvre balzacien, qui peut se définir aussi comme une réécriture continue et sans cesse approfondie de la Peau de chagrin.
D'autres textes de la Comédie humaine exploitent la veine fantastique. En dehors des grandes oeuvres à vocation philosophique comme la Recherche de l'absolu (1834) ou la mystique Séraphîta (1835), on peut citer trois récits.
L'Elixir de longue vie est publié à Paris dans la Revue de Paris en octobre 1830, et en volume dans les Romans et Contes philosophiques chez Gosselin en 1831.
L'Élixir de longue vie.
A Ferrare au XVe siècle, Bartolomeo Belvidere a composé un élixir de longue vie, dont il a appris le secret. Sur son lit de mort, il demande à son fils don Juan de l'enduire de cet élixir dès qu'il aura expiré. Le fils enduit l'oeil du cadavre, puis l'écrase en constatant qu'il le regarde, et conserve l'élixir pour lui. Plus tard, sentant la mort venir il donne à son fils Philippe le même ordre que lui avait donné son propre père. Philippe ne parvient à ressusciter que la tête avant de briser le flacon dans son épouvante. On crie cependant au miracle, et un abbé décide de canoniser le duc don Juan. La tête, débitant des impiétés, se détache du corps et mord le crâne de l'abbé.
Jésus-Christ en Flandre, «conte philosophique», est publié à Paris chez Gosselin en 1831 et, fondu avec un autre conte (l'Église, initialement paru en 1831) pour son entrée dans la Comédie humaine en 1845. Proche des idées de Balzac lui-même, ce texte étrange affirme la nécessité de défendre l'Église pour le bien de l'ordre social.
Jésus-Christ en Flandre.
Après la révolution de juillet 1830, sur les lieux d'une histoire légendaire située dans la Flandre du XVe siècle, un narrateur fait un rêve, où lui apparaît une Église ruinée, dont l'incarnation sous les traits d'une belle jeune fille lui ordonne de voir et de croire.
Melmoth réconcilié, publié dans le collectif Livre des conteurs en juin 1835, et dans les Études philosophiques, emprunte, cas unique dans la Comédie humaine, un de ces héros à un autre écrivain: Maturin, auteur du célèbre Melmoth the Wanderer, traduit dès sa parution en 1820. A l'instar de la Peau de chagrin, ce récit relie les oeuvres fantastiques au réalisme des Études de moeurs, en introduisant un pacte avec le démon au coeur de la maison Nucingen.
Melmoth réconcilié.
Nouveau Faust, Melmoth parvient à vendre ses pouvoirs acquis auprès du diable à Castanier, caissier de la banque Nucingen. Castanier, pris entre sa femme et Aquilina, sa maîtresse, qui a pour amant de coeur un des «quatre sergents de La Rochelle» (voir laPeau de chagrin), se lasse de ses pouvoirs surnaturels, et veut les restituer à Melmoth. Ce dernier, «réconcilié» _ autrement dit sauvé _ vient de mourir. Castanier transmet alors ses pouvoirs au financier Claparon _ que l'on retrouvera mêlé à la spéculation immobilière de César Birotteau (voir Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau). Celui-ci paie ses créanciers, mais revend son pouvoir à un notaire. Ainsi sauvé à son tour, Castanier peut mourir assisté des secours de la religion.
Paris, tôt le matin, Boulevard Raspail,
un boucan infernal, des voitures partout,
une déesse svelte et athlétique court
majestueuse.
Étrange joggeuse !
Sa peau est noire, son pull que je voyais
vert est en fait une couverture claire.
Nous sommes en janvier.
Je m’interroge et commence à comprendre ;
je ralentis la cadence de mes pas.
Oh qu’elle est belle, bouleversante dans son combat
effréné, quotidien, sous l’implacable ciel de marbre.
Cette femme proche de tous les passants qui
prennent leur temps, n’a pas le droit pour survivre
d’interrompre sa course.
Que cette digne attitude, pour faire reculer la mort
un peu plus est exemplaire ; cri à la vie magnifique,
déchirant et entier !
Ce courage qui dans l'indifférence avance, ne se
voit même plus ; cri perdu.
Je la regarde impuissante, chaudement vêtue de laine,
moi qui croyais être grande et forte !
Courir désespérément, obstinément, simplement pour
ne pas mourir, ne pas perdre la bataille contre le froid,
contre l’hiver, contre l’insuffisance des hommes, pour
rester un peu au rythme de la terre : Humaine !
Tout cela me touche et me blesse, m’interroge.
Le soleil n’est plus, la neige commence à être dure,
lourde, plus très belle !
Pour cette combattante solitaire, chaque instant est un
poids qu’il faut très vite porter pour ne pas basculer de
l’autre côté.
Ne devrais-je pas courir à ses côtés pour l’aider à tenir,
pour agir, lui tenir le cœur telle une sœur, simplement pour
qu’elle se sente un peu moins seule, qu’elle reprenne des
forces ?
Oui, je le dois ; ensuite j’écrirais pour elle quelques mots.
On n'est pas un artiste si l'on ne porte pas son tableau dans sa tête avant de l'exécuter et si l'on est pas sûr de son métier et de sa composition....Les techniques varient ... l'art reste le même: il est transposition à la fois volontaire et sensible de la nature.
Monet
Tout autour de ma taille,
de tes mains le souvenir,
pensée bleue, vertigineuse,
un peu floue, voyageuse,
si loin.
Un arc-en-ciel de peau,
tes paumes, ce grand soleil,
nos voix, échos limpides
d’un chant éblouissant,
tes mains insatiables,
un peu paumées
à force de me chercher
infatigablement,
si loin.
Un monde entre deux peaux,
à la dérive, puis rencontré,
découvert enfin,
superbe,
oh plus jamais hostile !
Libre.
Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d'année à tous.
Le Centre Pompidou à Paris
présente actuellement et jusqu'au 2 jnavier 2012
l'oeuvre graphique de
Il se fait tard dans mon petit atelier.
Pas très propres, ces outils mélangés.
Je travaille sur une nouvelle création.
Magnifiques idées, grande motivation.
Aujourd’hui, je suis d’excellente forme.
Quelques erreurs effacées à la gomme.
Enfin la concrétisation d’un vieux rêve.
Le croquis d’un chef-d’œuvre s’achève.
Structure en fer formant squelette.
Béton bien solide versé à la brouette.
Un mélange de ciment et de sable blanc.
Pour confectionner cette forme géante.
Epais coffrage de bois brut et cordages.
Attendent avec impatience le dit coulage.
Multitudes de jolies courbes, très élancée.
Silhouette d’une femme presque oubliée.
Cambrure, lissages noires, allure saine.
Silhouette d’une demoiselle Africaine.
J’attendrai vingt et un jour avant le décoffrage.
Et quelques jours de plus pour le vernissage.
Grande élégance, cent pour cent son image.
Cette structure protégée sous ce doux voilage.
Admiration de ce que j’ai pu réaliser.
Mains trop usées d’un artiste oublié.
Le Père Noël a tenu à m'aider pour vous souhaiter une belle fête de noël
Robert Paul
