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Les dates occultées

Doux ami

Chaque jour, au coeur du silence,

J’accueillerai, venant de toi,

Porteur de tout nouveaux émois,

Un message parti de France.

...

J'accueillerai, venant de toi,

Pour éclairer mon existence,

Un message parti de France,

Rêves présents ou d’autrefois.

...

Pour éclairer mon existence,

Tes missives venues à moi.

Rêves présents ou d’autrefois.

Leur date n’a pas d’importance.

...

Tes missives venues à moi,

Sur papier couleur d’espérance.

Leur date n’a pas d’importance,

Elles seront pigées, sans choix.

...

25 janvier 2012

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Maman,

 

C’est le matin,

le ciel d’une aube de communiante a la couleur,

clair et par endroits chantant,

bougeant à peine ;

un ciel qui rêve encore

 et dont l’haleine chaude

emmitoufle les mots qui dans ma tête

sans toi s’essouffleraient si vite !

 

C’est le matin,

Je prends le premier train,

il n’y a personne d’autre que moi ;

il semble rouler seul, sans le

moindre moteur,

propulsé vers le haut par l’unique volonté

 de mon cœur battant à cent à l’heure !

 

C’est le matin,

Je touche le soleil tout entier,

bleu et chaud ;

personne d’autre que moi ne le voit.

De tes yeux il rayonne, m’étonne,

me donne un bel été

 dans le cœur de l’hiver,

jusqu’à lui me soulève !

 

J’écris.

 

C’est le matin,

j’ouvre la porte d’un jardin,

sur de la soie je marche, lorsque de toi je me rapproche

pour te parler un peu,

 déposer sur ton lit défleuri un bouquet

de houx vert, puis des mots non écrits !

 

C’est le matin,

Je m’assieds sur ton ventre en béton,

Je te parle, je t’aperçois,

toi ma mère, j’espère t’entendre un peu,

je pleure bien au-delà de mes yeux 

en riant à la fois !

 

Puis, je peints tout en blanc

 La croix grise qui sur toi s’éternise,

accentue ton silence, le matérialise.

 tu es partie.

 

J’écris.

 

 

 

 

 

 

 

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Ce n'est pas le nom sous lequel elle est née ? "nom de plume" est une
bonne et honorable tradition

Ce n'est n'est pas par exotisme ou pour avoir un nom plus intéressant,
ni plus impressionnant, à y réfléchir de près,  Barrière , la Barre la
plus haute de l'arbre, à cette roche la plus haute, ce n'est qu'une
question de passage de végétal à minéral... est ce que ce nom nouveau
refléterait un moi intérieur qui n'aurait pû s'exprimer jusque là?
cela ferait amateur...
ou alors ... se cacher pour révéler des secrets, lever des interdits.
Cher lecteur vous brûlez mais bien moins que l'auteur!
Ce n'est pas par crainte de défendre des opinions controversées, ni par
honte de les aborder. Aurore Dupin devint Georges Sand, et sans
prétention aucune, cette Aurore là a compté dans la décision, mais une
autre encore venue de la terre de Giono "que ma joie demeure", une eau
vive qui délivrerait le grand troupeau, Giono encore, témoin du procès
Dominici, Giono l'anti-guerre.
voilà donc une nouvelle venue Aurore Altaroche qui témoigne de la vie
d'une autre, Nicole Barrière , d'une vie vu sous un angle singulier
"en ces temps de détresse" où elle se demande si elle a connu la
guerre? quelles guerres? ces mémoires réelles et imaginées font
résonner la grande Histoire (avec une grande H dit-on) et une histoire
singulière, la croise, la déporte, la dévie, la stimule.  Une vie de
femme simplement, à découvrir entre brasier et eau vive!

Auteur : Aurore Altaroche
Editions l'harmattan Paris
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Les Lettres du Graal

Non je ne Veux plus de Baiser!
Trempe ta Plume dans mes lèvres et écris l’Histoire de ta Fièvre - écrits Tes Songes inassouvis! Oui- Il n’ya pas de compromis entre l’enfer et le paradis -
Saisi l’Encre de ma Substance pour créer ton œuvre d’art, qui se complait dans son silence!N’efface rien- Ne gomme pas ce qui te semble, pas assez profond! Rien n’est de trop quand aurait vécu sur le sommeil des volcans, ou peu tiendrons longtemps!
Trempe ta plume dans mes lèvres- Je ne veux d’elle desséchée! Ne tente pas d’alligner tes pensées! Cède à la plus Folle des inspirations! Cède à tes Délires les plus insensés, à tes couleurs incohérents et veinées !! Tu es à cours d’inspiration ? coupe dans ma chair!  Que je saigne!  Rien n’est important! mon sang te sera l’encre vivant hommage à la grande passion.
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Les Lettres du Graal

Elle l’avait en mémoire une Lointaine histoire d’enfance, où elle a embrassé pour la première fois le rêve. Il était une Sphère de Lumière imbibée d’étoiles de poussières. Derme et épiderme Blanc lactescent. : Des lignes abstraites en fil. Reflet Argent et Or du temps. On se demande si c’est un fœtus qui flotte entre la terre et le ciel, ou une créature qu’elle avait dessiné dans son imaginaire! Le point d’Or dans une toile de Vie! On ne peut ni saisir ni oublier, s’en défaire relève de l’imaginaire. Otage d’un instant fragmenté de décennies de Vie. Un roman dont les pages sont infinies. Aucunement besoin d’étaler des mots savants pour esquisser et définir. Une œuvre d’art n’est jamais accomplie. Écrire simplement la grande passion dans les lignes de l’alphabet dans son désir inné! Des couleurs ? Non pas vraiment ! Une plume parfumée, satinée, immaculée se suffit à ses nuances nacrées. Gouttes de Lune il est ! Il creuse dans l’abstrait sa sensibilité...
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Les Lettres du Graal

Collier d'enfance-
Un rêve d’enfant revient comme le pèlerin, de méditation assoiffé. Initié, il pourvoit que le sacré est encore et toujours dévoué !!Que sa source est bien là, qu’elle ne bouge pas, sous la pluie où le vent qui s’enfuit! Il sait que c’est la source si loin et si près : Â son bon vouloir se ressourcer jusqu’à se rassasier de sa grâce, à chaque fois qu’il ait froid !! Libr...e dans son jardin a feuillir et cueillir les plus belles des roses. Prolonger leur bonheur et inspirer leur envie et désirs ! Gardien de la beauté suprême! C’est la sublimité qu’il cherche à donner vie et à cultiver ! Il a besoin de voir naitre d’autres visages de la poésie ! De nouvelles lettres qui portent et transportent sa sensibilité - Qu’importe si les mots se bousculent et s’interposent, il y aura dans chaque syllabe une œuvre à creer, un être à soulever, une âme à transcender! Une douleur à extraire/soustraire pour être, sur le bonheur greffer ! Éphémère ? Quelle importance! Les maillons d’enfances ne seront jamais défaits de leur collier !
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Les Lettres du Graal

Dans sa Voix réside l'éclat de la joie ! Onctueuse tel le miel dans le ruisseau du rêve: Douceur d'élan du grand dans la pureté de l’enfant - Qu’il soit court où long, Son soupir exprime mieux que moi Mon désir. Dans son regard réside mon être vivant et mon être anéantit. Dans son souffle de vent, il m’emporte dans le désert émotionnel et il me transporte au sommeil des volcans! - Passion ? Non ce n’est pas une passion humaine, ni un amour que les êtres supérieurs ont connus, ce n’est pas la tendresse source d’être maman, ce n’est pas un désir qui traverse le temps, ce n’est pas une envie inassouvie, ce n’est pas un espoir ni dstinée , ce n’est pas une volonté de dépasser et vaincre mes émotions. Non !- C’est la Lumière en pleine Création !! La lune lui a tendu les lèvres, pour rincer sa plume et reprendre ses écrits. lune purifiée...Eau Divine en larmes de joies & flocons de foi ....
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Les Lettres du Graal

Il fut un temps pas très lointain dans le temps, où elle a cru que la terre a failli s’arrêter de tourner. Qu’un sagittaire se révéla du creux du temps pour crier Lumière - Lanterne de Magie Blanche dans son Silence !! Sagittaire de la sphère mère de la Lumière ! Source Inspirante de tous les temps – l’espace n’est point important puisqu’il possède l’art du regard constant, contrôlant le prin...temps ! Jusqu’à lors elle ignorait la Présence d’un S’agit - Terre ! Sage troublant, Grand Passionné de la Terre ! Clair comme l’eau de source sous la pluie où le grand vent - Profond comme les racines du ciel ! Larmes de soleil il est. Ses yeux étincelants est son foyer à elle- De ses lèvres coulent des perles ….
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Les Lettres du Graal

Goutte de Mer & Goutte de Terre mélodieusement métissées. Loge des amants tout puissants, loin de toute nostalgie et de regrets. Tout loin des yeux des envieux malheureux. Ils se sont noyés dans le fruit des abeilles. Deux Larmes brulantes de soleil, ont ôté la peau des mots pour les commuter d’émotions dans le silence des grands. Le silence assourdissant, un silence si singulier, un gout relevé de sensations fortes où un cœur n’a nullement besoin d’entasser les sensibilités pour exister ! Juste elle et lui, l’univers est à leurs pieds. Dévoués, deux colombes ont compris que l’école de la vie se suffit à un cœur sans peur dans la poésie innée de l’esprit ! Ils ne mourront pas de faim, ils trouveront les graines dans la magie, simplement pour s’aimer et se nourrir, ni pour s’enrichir ni pour s’appauvrir …Une année qui passe sans qu’elle repasse, elle est Le passé …Il a fallu traverser la rivière, faite d’air agité et d’eau pétris. Ils sourient. Ils sont épris.
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Les Lettres du Graal

…A chaque fois, elle a le coeur qui bat. Sous l’enchantement de ses yeux qu’elle ne soupçonnait même pas…Elle distingue dans leur éclat Une cathédrale ouverte sur son ciel à elle … entrée de l’avenir d’un lointain souvenir où toutes les entrées semblaient sans clé….Confuse…émue …Magiquement surprise : La Clé y est, il faudrait à peine se pencher ou se relever, elle décent d’un ciel liée à la terre. Elle vibre répondant à une musique imperceptible ou les notes à peine viennent de naitre… Le pouvoir/savoir du regard est si puissant qu’il plie à sa volonté les battements du coeur qui se croit mort … Qu’elle se demande a-t-elle réellement un jour auparavant aimé ….Il l’atteint …
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Les Lettres du Graal

Ô mots du premier ruissellement d’un jour. Ils n’arrêtent de caresser mon cœur murement fait de papier couché. Tu es sublime dans ta plume…Mon plus beau Peau-Aime de Bohème !!!Je suis née dans la grotte de l’ardeur passionnelle. L’amour est la sève de mes veines. La douce tendresse caresse mes coutures naturelles, les défait à chaque fois pour les parfaire. Infiniment perméable à la grande délicatesse qui vient du cœur de l’intérieur, pour s’offrir tel un Beau sourire de bonheur. Un sourire sublime pénétrant et pénétrable dans l’âpre d’une nuit de magies. Tes mots me subjuguent, m’atterrent, me donnent un si réel bonheur que l’exultation en est la jalousie. Je ne peux arrêter le ruisseau qui ne souhaite que rejoindre le tien ! Il coule à flot. Tes attraits m’accrochent et m’aspirent. Fougueusement, J’aspire à l’absolu écrit et lu . Je flotte entre une terre incertaine et un ciel qui m’aveugle par sa lumière. Ta plume est ardemment trempée dans la saison de la grande passion. Dans l’essence du parfum du tigre blanc et le rouge sanguin de l’humain. Apre de mes nuit / Fragrance de mon parfum..
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Les Lettres du Graal

Au creux de la nuit…le temps est figé dans les draps en ailes d’anges, qui se prolongent...Les corps sont enveloppés au cœur des songes… Le calendrier mortellement connu, ne compte plus. Il est miraculeusement suspendu sans la moindre mémoire. Pas un soupçon d’un vécu. Il n’existe plus. L’horizon est infiniment étendu Librement délié est l’imaginaire. Ravissant comme un sourire pour –...généreusement- offrir et séduire. Tactile est l’esprit dans les trames de sa rêverie. Inspiré, Il aspire, il respire : Il Vit ! Il est hôte de la divine magie .Le charme astral se glisse au petit matin, pour créer une œuvre d'art à quatre mains : L’eau qui ruisselait l’innocence EST rivière de raisin …
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Promesse illusoire

 

 

  

Quand on aimerait se défaire

D’une habitude dérangeante,

Parfois, devenue contraignante,

C’est un besoin à satisfaire.

...

Lors, on se fait une promesse:

La chasser graduellement,

Sans rigueur, intelligemment,

Mais sans céder à la faiblesse.

...

Le temps s’écoule et rien ne change.

On se sent déçu, c’est certain,

Mais en restant pourtant serein;

Les humains ne sont pas des anges!

...

L’engagement, envers soi-même,

Sans volonté, ne sert à rien,

Et celle-ci, on le sait bien,

Cause parfois un gros problème.

...

Les êtres forts sont remarquables,

N’acceptent pas de se plier,

Se délient, peuvent oublier.

Nous paraissent-ils enviables?

...

                                                                                            23 janvier 2012

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Les Lettres du Graal

A la dérive du désert Certaines Plumes découlent de l'amour en dépit de la Peine....D'autres portent dans leur entrailles l'épée du mal, la perfidie et la fugitive haine.... Je suis l’enfant de la chance, j’ai marché depuis l’enfance sur un fin fil de fer suspendu entre ciel et terre. Seule et solitaire, la tête haute sans peur ni le moindre vestige d'un vertige. J’ai avancé dans la nudité du coeur et des pieds: Ils saignaient. Je ne le voyais, je ne le savais, je le sentais. Certaines colères emmènent au cœur de l’enfer.Quand on est pur et naïf, l'ultime porte est amère. Épinglez–vous à une âme humaine. Agrippez-vous à un cœur loyal. Sans fausses promesses qui s’habillent en caresses. N’écrire que la douceur alors qu’on éprouve la douleur, c’est extraire l’ombre de la lumière. N’ayez pas peur d’illustrer un visage décoiffé de peur de rompre le charme où le renverser. Toute sensibilité est contrastée de pâleur et luminosité même si, on ne le reconnait.

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LE CHIFFRE

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Ce que dit l'univers aux humains

Est écrit en petits caractères

Dans les plis sinueux de la terre

Comme dans les lignes de ta main

 

 

Tu le sais et ce n'est pas demain

Que tu déchiffreras ce mystère

Si le ciel continue à se taire

Et à te traiter comme un gamin

 

 

Ainsi du commencement des âges

Nous viennent de chaleureux messages

Dont le code est à jamais perdu

 

 

Ils passent de l'un à l'autre pôle

Doucement te saisir aux épaules

Le Mystère te parle - Entends-tu ?

 

 

("Poussière d'âme", éditions Chloé des lys 2009)

 

 

 

 

 

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                                       "Le vent se lève !...
                                        Il faut tenter de vivre !..."
                                        Paul Valéry

                                

                                 "Arbre, mon modèle, arbre mon ami, tandis que la destinée éphémère de l'espèce humaine s'effeuille jour après jour et que cette dernière arrogante, oublieuse de son statut précaire joue à l'invincible, s'ingénie à retarder le moment où elle s'éclipsera, tu perdures à imposer ta "force souveraine aux plaines", enluminant coteaux et vallées..., monts et bois, taillis et tertres mûrissants...
                                 Alors que nous autres Hominiens appartenant à une race soi disant supérieure, dirigeons nos pas, dès notre naissance, tel un sablier, vers l'inéluctable proche, cheminement auquel nous ne pouvons nous soustraire… impassible, faisant montre d'un stoïcisme exemplaire hors du commun, même au cœur de la tempête la plus redoutable, dont tu ne ressors néanmoins pas toujours indemne, hélas, tu perdures dans ta mission d'élévation, indifférent à notre sort de fragiles créatures lilliputiennes.
                                Mais qui oserait t'en blâmer ?
                                Ainsi, ne pouvant comparer le moins du monde ton histoire à celle de l'homme, ce mortel au court séjour terrestre se berçant parfois d'illusions, homme la tragique incarnation de ton prédateur le plus redoutable, tu persévères au fil d'une lente croissance, à étoffer ta "vie ardente", pour que certains bourreaux dictateurs s'arrogeant, sans autre forme de procès, leur sentence de vie ou de mort sur les quatre règnes, végétal, minéral, animal et humain, jugent opportun de l'interrompre, et ce, n'écoutant que leur bon plaisir !
                               Or, ne sembles tu pas, incomparable allié du genre "bipède", vouloir nous délivrer un message essentiel, celui de l'opiniâtreté, nous incitant à relever les défis, quelque en soit la complexité?                             

                               Et de ta "multiple splendeur" selon une formule du poète Émile Verhaeren, de tes ramures caduques, donc, verdoyant à nouveau au printemps, tel le Phénix renaissant de ses cendres, de tes ramées persistantes chlorophylliennes, puisant leur énergie substantielle, fertile, bref, de ta souche enracinée dans des profondeurs abyssales de Gaïa, notre mère nourricière à tous, ne nous parles tu pas cette langue imagée, aux antipodes de la langue de bois prisée de nombre de politiciens ?
                               Ne nous traces-tu point la voie de la sagesse, éminent philosophe que nous n'entendons guère, de ta cime cherchant à s'évader des contingences bassement prosaïques ?
                               Quête d'altitude, de sommets que nous ne pourrons jamais prétendre atteindre, nous, qui sommes ancrés dans ce monde trivial, si fréquemment violent et cruel, cependant que nous ne cesserons d'aspirer à nous en échapper, spirituellement oblige, afin de "tutoyer l'azur" à la manière de la palette de peintre du "roi des ciels", précurseur de l'impressionnisme, Eugène Boudin !
                               Hors, le Père de "Terre des hommes" riche d'idéaux, aimant à gagner les hauteurs afin de fendre les airs et de repousser, sinon de transcender ses propres limites, avait lui aussi conscience de ta valeur, de ton rôle appelé à nouer un sublime trait d'union avec Ouranos :
                              "L'arbre, c'est la puissance qui, lentement, épouse le ciel"

professait Antoine de Saint-Exupéry…
                               Certes, à condition que nous lui en offrions le loisir, qu'une pléthore de profiteurs inconséquents, relevant d'une humanité inhumaine exploitant à l'infini tes ressources, ami, qu'ils s'imaginent inépuisables, modifient radicalement leurs comportements de drôles, de fieffés coquins, fort suicidaires, qui plus est, et synonymes de massacres criminels !!!

                              Gageons que nos civilisations sauront se ressaisir avant l'inexorable : l'heure fatidique sonnant la disparition de tant d'essences botaniques, à l'instar de ton frère l'orme…
                        

                                Valériane d'Alizée,
                                Le 23 Janvier 2012

                                "Hymne à une noble essence : l'arbre, témoin séculaire de la courte existence des hommes", que je me permets de dédier à Rébecca Terniak, en l'honneur de ses "Affinités électives" tissées avec la lyre d'Orphée ...


                               12272782480?profile=originalLes Cyprès à Cagnes de Henri Edmond Cross

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Penser à quelqu'un ?

Qu'est-ce que ça veut dire,

« penser à quelqu'un » ?


Ça veut dire : l'oublier (sans oubli. pas de vie possible)

et se réveiller souvent de cet oubli.

Beaucoup de choses, par association, te ramènent dans mon discours.

« Penser à toi » ne veut rien dire d'autre que cette métonymie.

Car, en soi, cette pensée est vide : je ne te pense pas :

simplement, je te fais revenir (à proportion même que je t'oublie).

C'est cette forme (ce rythme) que j'appelle « pensée » :

je n'ai rien à te dire, sinon que ce rien, c'est à toi que je le dis :

 

Pourquoi j'ai de nouveau recours à l'écriture ?

Il ne faut pas, chérie, poser de question si nette,

Car, en vérité, je n'ai rien à te dire ;

Tes chères mains toutefois recevront ce billet

(Goethe)

 

In "Fragments d'un discours amoureux"

Roland Barthes

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