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Bonjour

Malgré les conseils qio m'ont été donnés par Robert et Liliane, je suis toujours dans l'incapacité  de publier un texte. J'ai essayé le copier -coller sans succès... Dois-je renoncer ?

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Pourquoi

Bonjour,

Je me suis éloignée du groupe pendant quelques années pour de multiples  raisons  ( sanitaires entre autres).

Je souhaite intégréer le groupe à nouveau.

J'ai tenté il y a moment de publier un de mes écrits. Cela m'a été refusé car mon statut ne me" permettrait que 143 caractères".  Aussi, je me permets de vous demander pourquoi cette limite m'empèche de faire connaitre mes écrits.

Merci de me répondre et surtout de m'autoriser à publier davantage que le permet le numerus clausus. 

Très chaleureusement votre.

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                           LA FORME ENTRE SCULPTURE ET PEINTURE : L’ŒUVRE DE PATRICK STEENS

Du 04-O6 au 27-06-21, l’ESPACE ART GALLERY (83, Rue de Laeken, 1000 Bruxelles) a le plaisir de vous convier à découvrir l’exposition du peintre belge, Monsieur PATRICK STEENS, intitulée : UPRISING.

Il est extrêmement rare de constater une symbiose aussi prenante entre peinture et sculpture au sein de la trajectoire créative d’un artiste. PATRICK STEENS nous révèle autant de sculpture dans sa peinture que de peinture dans sa sculpture.

TALISMAN (100 x 100 cm-acrylique sur toile)

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A’ titre d’exemple, concernant sa production picturale, cette toile telle est un mariage formel entre couleurs et extension géométrique. Chromatisme et formes deviennent consubstantielles à l’intérieur de l’espace pictural. Sculpture et peinture se conjuguent  tandis que la forme se dilate dans une géométrie comprise dans des zones chromatiques « limitrophes », en ce sens qu’aucune d’entre elles n’empiète sur l’autre. Enserré à l’intérieur d’un cadre de couleur blanche, l’arrière-plan met en exergue l’ensemble de la composition se déclinant en jaune-or, alternant avec de légères pointes de couleur verte et grise. A’ partir de là, l’ensemble se développe au regard. Les couleurs, bien affirmées, ne tombent jamais dans l’excès, évitant ainsi une charge chromatique trop vive. La palette est composée de rouge, de bleu, de vert de gris et de rouge-bordeaux. Les couleurs se répartissent à l’intérieur d’une répartition géométrique, à l’apparence simple laquelle ne dévoile sa complexité qu’à partir d’un examen attentif.

Cinq zones en bleu apparaissent avec à l’intérieur de chacune d’elles, des dessins conçus en réticulaires, rappelant des plans de villes, élaborés en quartiers quadrillés avec des rues, des places et des avenues.

Quatre zones en gris sont parsemées d’un fin pointillé répondant à la dynamique engendrée par le réticulaire des zones bleues.

Cinq zones de couleur rouge alternent avec six zones de couleur verte.

Comme toute œuvre de nature géométrique, un centre de conception rectangulaire de couleur blanche, unit les différentes parties à l’ensemble, assurant un point d’intersection entre le haut et le bas de la toile.

Mais c’est assurément cette forme en « S » retourné, conçue dans un très beau violet (mélange de bleu et de rouge) qui intrigue le regard par sa nature massive, rappelant la pierre sculptée.

Force est de constater que concernant l’œuvre peinte de l’artiste, deux écritures picturales s’entrechoquent tout en se complétant. Une écriture reprenant les formes issues de l’univers intérieur du peintre-sculpteur, associée à une autre écriture où la forme participe de la Nature dans sa réception, à la fois directe, néanmoins transcendée dans sa conception. 

BIOSPHÈRE (100 x 100 cm-acrylique et collages)

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Il s'agit d'une œuvre dans laquelle peinture et collages alternent pour célébrer la figure humaine à l’intérieur du créé. La figure humaine personnifiée par la Femme, s’affirme dans un bleu-ciel, à la limité du surréalisme magrittien. Elle se révèle à partir d’un arrière-plan de conception blanche, agrémentée de bleu-clair. Deux arbres (dont on ne voit que les troncs, rappelant des colonnes) servent de ligne de force mettant en relief le corps de la Femme. L’avant-plan du tableau est occupé par une Nature riche en plantes aux couleurs issues de l’imaginaire de l’artiste. Si tout est peinture, seuls les feuilles tombantes et les oiseaux (conçus à l’acrylique au couteau) résultent de collages. 

BLOWN BY THE WIND (112 x 82 cm-acrylique sur toile)

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Dans ce triptyque, les feuilles en automne ne résultent d’aucun collage (comme dans l’œuvre précédente). A’ l’instar de TALISMAN (cité plus haut), la composition est propulsée vers le regard à partir d’un arrière-plan aux tonalités tendres mais efficaces dans l’expression physique du sujet. Ici, l’arrière-plan se compose de vert, de rouge, de jaune et d’orange. Tout le chromatisme de l’automne que l’on retrouve dans les feuilles balayées par le vent. 

PEINTURE-SCULPTURE

Des liens ontologiques existent, notamment, dans l’utilisation fréquente de la forme imbriquée, unissant les autres tant dans le volume comme dans la couleur. 

Comparons TALISMAN (évoqué plus haut) avec TOGETHERNESS.   

TOGETHERNESS (H 40 cm-pierre bleue du Hainaut sur granit)

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Dans les deux œuvres, la création s’accomplit dans l’enlacement des formes. TOGETHERNESS résulte de l’entrelacement de deux cercles en pierre bleu du Hainaut que l’artiste a poli pour arriver à l’épurement du derme. La belle couleur bleu de cette pièce a fasciné le sculpteur car elle lui a donné l’opportunité de se distancier du blanc « immaculé » du marbre de Carrare, lequel a fini par s’imposer dans l’esthétique sculpturale occidentale. Notons le rôle du socle conçu en granit noir luisant destiné à mettre la sculpture en relief. 

Nous retrouvons ce même discours avec LAS PALABRAS DE AMOR (H 60 cm).

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Si dans l’œuvre précédente, l’union se faisait dans la fusion de deux cercles distincts, celle-ci offre une sorte d’ « accouchement », en ce sens que la forme naît de la forme : c’est à partir du bas que l’élancement prend naissance, dès la première pièce, pour littéralement s’échapper de son point de départ et atteindre la deuxième pièce vers le haut, dans une sorte de « baiser » qui voit les deux amants fusionner l’un dans l’autre, par une étreinte qui scelle la composition. Cette œuvre a été réalisée dans un marbre d’origine iranienne, appelé « marbre soraya ».    

Par ses créations, l’artiste nous révèle son idée du « concept », en ce sens qu’il se manifeste par l’éclair de la forme que la sculpture suscite dans l’imaginaire du visiteur. 

NOIRE DE MAZY (H 60 cm)

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A’ titre d’exemple, dans cette pièce,  la légèreté de son élan et sa finesse, évoquent l’élément féminin dans sa corporalité. L’artiste nous a même avoué que chez certains, elle évoque également l’image de la flamme par l’élan qui, vers le haut, la propulse.

UNDER THE SKIN (H 60 cm)

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Tandis que cette oeuvre évoque, toujours dans sa matérialité corporelle, l’image du buste masculin à l’intérieur d’une antiquité classique devenue « contemporaine ».  Il s’agit d’un très beau travail sur de la pierre de sable. Le torse est habillé avec du plomb ajouté. Cette pièce fait partie de ce que l’artiste considère comme une forme de « promotion sociale » de la pierre sculptée. En fait, la pierre de sable est considérée dans la sphère des ateliers de sculpture comme le « parent pauvre » des matériaux à sculpter. Par cette œuvre, l’artiste a voulu aller à contre-courant, en lui rendant ses lettres de noblesse. Dans la hiérarchie du monde minéral, si la pierre de Mazy (connue et appréciée jusqu’à Carrare, en Toscane) fait partie des matériaux prisés en matière de sculpture, la pierre de sable est considérée comme faisant partie du « bas de gamme ».    

Au fur et à mesure que le visiteur tourne autour des deux pièces précitées, il s’aperçoit que grâce à la taille que l’artiste a apporté à l’œuvre, la forme vit, se métamorphose et ressuscite à chaque tournant.

Si pour PATRICK STEENS, la sculpture participe globalement de l’abstraction, la peinture n’est pas en reste car à maints égards, cette même abstraction s’y retrouve en tant qu’élément moteur (cfr. TALISMAN ainsi que dans RIVER OF DREAMS,  où la note dominante est le vert, amplifié par une tendre lumière jaune que les stries de la brosse du peintre-sculpteur mettent en évidence.

RIVER OF DREAMS (122 x 61 cm-acrylique sur toile)  

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Il y a, par conséquent, deux écritures dans la peinture de cet artiste : une écriture fondée sur l’abstrait que l’on retrouve dans sa sculpture et une écriture provenant de sa mythologie personnelle où la forme s’inscrit dans un vocabulaire connu : BIOSPHÈRE – la Nature (cité plus haut) en est l’unique exemple concernant la présente exposition.

PATRICK STEENS considère la peinture comme étant une clé expérimentale de sa sculpture, en ce sens qu’elle lui accorde un terrain d’expérimentations que la seule sculpture ne pourrait lui offrir, comme la problématique des formes et des couleurs…). La forme est pour lui primordiale car elle investit l’espace et de ce fait, participe à la création d’autres formes. De formation académique, l’artiste a fréquenté l’Académie communale de Sint-Pieters-Leeuw, en Belgique dans le Brabant flamand, avant de suivre des stages à Carrare, en Italie. Si, à ses débuts, il a indistinctement utilisé l’huile et l’acrylique, il s’exprime désormais essentiellement à l’acrylique. Cette technique dont le temps de séchage est très court, lui permet  d’appliquer le nombre désiré de couches sur la toile aidé par un liant lui servant à diluer la peinture sur laquelle il ajoute les pigments nécessaires à sa recherche de transparence et de brillance. Si nul n’est imperméable aux influences, notre peintre-sculpteur demeure extrêmement vigilent à les garder à bonne distance, pour ne pas y succomber.   

PATRICK STEENS nous offre une œuvre à la charnière entre l’image peinte et l’image sculptée. Loin d’être une œuvre hybride, il s’agit d’un langage aux ramifications culturelles complémentaires.

Un travail de recherche où la forme s’imbrique dans la forme. Une œuvre où sculpture et peinture se répondent dans toutes leurs facettes pour arriver au renouvellement de cette même forme, dans un éternel retour, vers d’infinis possibles.

 

François L. Speranza.

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                                                        Une publication
                                                                Arts
 
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Collection "Belles signatures" © 2021 Robert Paul

 

N.B. : Ce billet est publié à l'initiative exclusive de ROBERT PAUL, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis. 

Robert Paul, éditeur responsable

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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L'artiste PATRICK STEENS et François Speranza : interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

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Photos de l'exposition de PATRICK STEENS à l'ESPACE ART GALLERY

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Incompréhension

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La vie est parfois surprenante
Notre quotidien pourtant rythmé
Peut d’un jour à l’autre déraper
Pour nous paraître déconcertant
☆
Une situation inattendue
Peut venir perturber
Notre alchimie climatisée
Glissée dans une gadoue absolue
☆
Un acte, un comportement indésirable
Attouchements et violences verbales
Peuvent nuire gravement à notre travail
A notre santé et nous rendre vulnérable
☆
La responsabilité ne vient pas de nous
Pourtant c’est l’incompréhension
Et tout devient confusion
Pourquoi cette situation taboue
☆
On en perd la raison
On se pose des questions
On en perd le sommeil
Rien n’est plus pareil
☆
On s’enferme, se replie
Troubles, tumultes et pleurs
Sont désormais notre vie
Quand notre corps a peur
☆
Le harcèlement est violent
Il fait de nombreux ravages
Dans notre corps inconsciemment
Et dans notre ménage
☆
Il laisse des cicatrices
Loin après la guérison
Face à cette injustice
Subie comme défleuraison
☆
Mais il faut retrouver le sourire
Oublier ces déboires
Revivre, reluire, resplendir
Loin de cet entonnoir
•⊰✿~•
 
© Elea Laureen
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Nicole Marlière,Les étés de Jeanne, M.E.O., 2021

Activités - Comptes-Rendus

Nicole Marlière, Les Etés de Jeanne, M.E.O., 2021.

 

Les étés d’une collégienne bruxelloise, qui va grandir au hasard des rencontres, des flirts, des passions et des désillusions, entre une chanson de Petula Clarck, La Nuit n’en finit plus, et une autre de Jacques Brel, La Valse à mille temps, entre les années 62-66, les légendaires et tant regrettées « golden sixties ». Une époque charnière qui filait pleins tubes vers son mai 68, renchérit la romancière au terme de son récit. De saisons trépidantes en fins de mois exsangues, Jeanne vivra l’endroit et l’envers de l’amour, de la liberté, de l’inconscience et de la responsabilité car rien n’est facile ni sans périls quand, à seize ans, on prend tous les risques pourvu qu’on échappe au carcan des conventions, à l’ennui de vivre à l’ombre étroite des siens. Nous la suivons tout au long d’un parcours chahuté, au son des discothèques de la Côte belge, des ambiances de bistrots bruxellois ou parisiens, dans les beaux quartiers du sud de la capitale ou dans les chambres blafardes des nuits d’hôtel, toujours impatiente, aventureuse, téméraire et prête à affronter le pire, le rejet ou les pièges pervers de la séduction. Elle apprendra vite et fort son métier de vivre, loin de ses parents démissionnaires, de l’épais confort scolaire, et elle assumera, plus tôt que prévu et avec une volonté étonnante, l’épreuve de la vie à deux sans argent, sans soutien, sans avenir. Mais c’est sans connaître les ressources que va lui trouver la romancière, tout à fait en phase avec son sujet, son personnage, à l’écoute de ses désirs les plus profonds.  Un roman très vivant, écrit à belle allure, qui joue allègrement avec les limites, les lourdes balises d’une époque que la jeunesse ne rêvait que de transgresser, les yeux grands ouverts sur un nouveau monde, une nouvelle vague de vie, à inventer et à assumer pleinement, sans autre modèle que le meilleur de soi.                                                          

Michel Ducobu

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Dormir sous les rosiers

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Quand l'heure viendra
Que la douleur s'effacera
Vers les galaxies lumineuses
Mes pupilles amoureuses
S'étourdiront d'endorphines
Pour l'envolée ultime
☆
Brillant de mille éclats
Pour la dernière fois
Le regard soulagé
Devant tant de beauté
Je veux dormir en paix
Au milieu des rosiers
☆
A la douce nuit tombée
Aux étoiles veillées
Dans un dernier soupir
Ressentir le plaisir
D'un parfum délicat
Fragrance de Seringat
☆
Et reposer sous l'herbe
Que j'ai foulée si verte
Pas de pierre sur le dos
Pour moi, ce serait trop
Le calvaire a duré
Durant toutes ces années
☆
Alors faites très léger
Si vous me comprenez
J'ose croire à cette lumière
Qui m'a suivi sur terre
Jamais ne m'a quitté
Toujours accompagnée
☆
Quand viendra le moment
D'enfin quitter ce corps
Ce sera avec elle, librement
Car elle est mon passeport
Et au milieu des fleurs
Sur une croix en ébène
☆
"Ci-gît son tendre cœur
Son âme aime au jardin d'Eden"

•⊰✿~•
© Elea Laureen
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administrateur partenariats

Mer en furie

"Mer en furie"

Liliane Magotte 

Tempête en Aquitaine ( 3 Mars 2016 )


Mars, le souffle de l’Océan se déchaîne.

Sous les bas nuages fous, des pins sans joie,
Maintenant noirs d’ennui, comme lourds de peine,
Jettent à la mer leurs aiguilles qui tournoient.

La tempête embrasse ces corps fiers et droits,
S’acharne sans pitié comme avec rancoeur,
Déracine les plus faibles ici et là,
Casse et fracasse ces pauvres en vainqueur.

La bas vers le Bassin le port est dévasté.
Dansent, s’entrechoquent et craquent de douleur
Des esquifs fragiles troués et bombardés
Par la main féroce de ce géant sans coeur
.

L’ Océan insiste, frappant la jetée ;
Quand un rayon soudain perce puis devient bleu,
Alors, le peintre surpris sous la nuée
Respire et efface le vent peu à peu !

Gilbert Czuly-Msczanowski 

''L'OCEAN ,UN ORCHESTRE AUX SONORITES INSOUPCONNABLES ''

Je regarde la mer
marcher vers moi
comme je regarde
le temps passer
Je lui crie
de suspendre son pas
des mots perdus
éperdus
superflus
ma voix se brise
contre les vagues
un peu de moi
est emporté
un peu de moi
renaîtra
peut-être
à marée basse
( extrait de Miroirs à marée basse, Le Coudrier, 2019)
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Huile sur toile
Merci aux poètes Martine et Gilbert,
merci aux artistes peintres
pour leur participation 
aux nombreux billets de partenariat
édités depuis leur création en décembre2012.
Merci à Robert Paul pour sa bienveillante attention.

Les partenariats

Arts 
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Lettres

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administrateur théâtres

L’éveil!

Juin 2021, au théâtre du Parc, à Bruxelles. Enfin le voilà, le réveil tant attendu de la Culture! Les portes du théâtre se rouvrent! Nous sortons enfin de la torpeur de la crise sanitaire, pour que les artistes puissent joyeusement rebrûler les planches, galvaniser le public, et conquérir passionnément la parole confisquée par la pandémie.
Année 1879 - 20 ans avant la création de l’illustre Cyrano de Bergerac - voici « Une maison de poupée » à Bruxelles, au théâtre du Parc,  ne vous en déplaise, et avant Paris, la création de la pièce d’ Ibsen, traduite par un lettré de l’université de Bruxelles. De nombreux pays européens censurent la pièce et exigent une autre fin. Celle où Nora revient soumise au logis.
Poupée de cire, poupée de son!
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Lorsque Nora paraît, toute la société masculine, femmes comprises, est ébranlée. Elle doit avaler sa cravate, son jabot ou sa lavallière. En douceur, mais sans appel. Le drame privé prend valeur universelle.
Nora vit depuis douze ans, frivole, insouciante et dépensière dans une maison de poupée, et devinez quel cadeau attendent ses filles chéries pour Noël? A Doll’s House, what else? En toute innocence et en toute impunité.
Sauf si, Nora, au désespoir, secouée par un affreux chantage d’origine masculine, décide de défier son élégant statut d’épouse chiffon, symbole de l’incapacité juridique de la femme. L’histoire de Nora sabote alors sans vergogne les bases séculaires des conventions sociales et du couple bourgeois. Poussant l’outrecuidance jusqu’à faire fi de sa fibre maternelle! La honte absolue!
Et voici en 2021 une très heureuse piqûre de rappel. Vaccinez-vous, non? Ibsen accable l’avocat Helmer et le grossier Krogstad magnifiquement imbu de lui-même, par qui l’odieux chantage arrive. Le personnage plutôt sympathique du docteur et les autres très beaux personnages féminins suppriment toute velléité d’approche manichéenne. Ainsi, Ibsen libère la parole de la femme des années 1800 ... 80.
Montée dans le monde entier depuis plus d’un siècle et demi, la pièce est inscrite au Registre Mémoire du monde en 2001.
Peu d’oeuvres théâtrales ont eu un tel impact au plan mondial sur les normes et les conditions sociales. Ibsen a construit avec le personnage de Nora un rôle d’une épaisseur universelle. Et avec ce personnage, le dramaturge a su donner une vitalité nouvelle à l’art théâtral, en introduisant dans le drame bourgeois européen une profondeur éthique inédite, une richesse psychologique et une dimension humaine comparable à celles de Shakespeare.
Avec cela, une foule de détails charmants vont ravir les yeux des spectateurs. On vous fait un bouquet?
Une mise-en scène ultra-cinématographique du grand Ladislas Chollet, la scénographie léchée de Thibault De Coster et Charly Kleinermann, une fabuleuse costumière, Jackie Fauconnier, aux lumières Alban Sauvé, et les chorégraphies soignées d’Emmanuelle Lamberts.
Un foisonnement de détails qui enchantent au premier regard : “l’écureuil” en robe saumon à petits pois, souliers vernis et brodés, assortis à la ceinture, tressaillants froufrous de jupons blancs, chignon princesse qui a la dépense dans le sang. La maison American beauty, Le Sapin de Noël mythique et La boîte aux lettres dont la clef est gardée jalousement par le mari... La desserte années 50 sur laquelle la domestique de toujours servira le thé. Un ravissement.
On passe sur les étapes du thriller psychologique dans une tension théâtrale grandissante, pour tomber dans les bras tragiques de Marilyn Monroe en personne qui n’a plus rien d’une tête de linotte. Happy birthday, Mr President. Dans ce rôle phare, Anouchka Vingtier déploie toute son ingéniosité, sa fertilité romanesque, et le véritable caractère d’une héroïne, qui d’abord s’est sacrifiée pour celui qu’elle aime pour ensuite découvrir avec stupeur que dans son couple, ils ne se sont jamais vraiment parlés...
Nora a aussi pris soudain conscience que, déjà avec son père, elle n’était qu’une ... vulgaire poupée.
Et sa maison d’épouse et de mère n’est  en vérité qu’une salle de jeux. Elle qui espérait le miracle de la communication, va   LARGUER les amarres et s’engouffrer dans sa nouvelle liberté à la recherche de q u i elle est. Ne plus être seulement la femme de...
Elle quitte tout, en baskets, jeans et capuche. D’une époque à l’autre, le rêve reste toujours le même: « Que la vie commune devienne un vrai mariage! »
Un éveil à l’autre.
DOMINIQUE-HÉLÈNE LEMAIRE
Distribution, par ordre alphabétique :

Avec Anouchka Vingtier, Catherine Grosjean, Daniel Nicodème, Jacqueline Nicolas, Nicolas Ossowski, Jean-Michel Vovk. Les enfants en alternance Ava Debroux, Lily Debroux, Eledwen Janssen, Jannah Tournay.

Mise en scène Ladislas CHOLLAT - Assistanat Catherine COUCHARD
Scénographie Thibault DE COSTER et Charly KLEINERMANN- Costumes Jackye FAUCONNIER - Lumières Alban SAUVÉ Chorégraphies Emmanuelle Lamberts - Musique originale Frédéric Norel – Maquillages et coiffures Florence JASELETTE


TEASER

https://theatrezmoi.be/une-maison-de-poupee?fbclid=IwAR2V0MyMVj8VpPDqLGdr3Q8vwwpngN4cO6CCVLcvlLMxhcmjB76aUFmX05Q

Du 03.06.2021 > 30.06.2021
À partir de 14 ans
Représentation à 20:15 - Les dimanches :15:00
Le samedi 26 juin 2020 :15:00 - Relâche les lundis
« UNE MAISON DE POUPÉE » d’après Henrik IBSEN
02 55 30 30
PHOTO @ZVONOCK
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GUS RONGY : SIC TRANSIT GLORIA MUNDI

SIC TRANSIT GLORIA MUNDI

Pour passer dans l’émission de cet animateur hors du commun, il ne s’agit pas tellement de présenter quelque chose de bon, mais surtout quelque chose d’insolite, voire de saugrenu. Ce qui fait dresser l’oreille à Christophe Derabanne, c’est le personnage singulier, inclassable, avec qui il pourra faire son meilleur numéro. Si vous êtes peintre et que vous désirez être reconnu, abandonnez toile, papier, pinceaux, ça n’intéresse pas ce découvreur de talents. Vous avez intérêt, pour vos barbouillages, à utiliser des supports inattendus, comme la tôle ondulée ou le béton armé, et les couvrir de colorants originaux : dentifrice, mayonnaise en tube ou jus de tomate. Si vous êtes sculpteur, n’employez pas le bois, le métal ou la glaise, mais façonnez plutôt le gros sel ou la déjection canine. De même si vous avez écrit un livre, arrangez-vous pour que l’histoire n’ait ni queue ni tête et que le vocabulaire soit abscons. Surtout, oubliez la ponctuation. Les points, les virgules, tout ça, c’est rituel, banal, convenu, bref, ça casse le flux narratif. Un recueil de nouvelles signé Gus Rongy.

Editions Ménadès – 243 pages

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Vent de Douceur

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Pour évacuer mes pensées
Et me vider la tête
J’ai pris la route des crêtes
Et suis allée me balader...
☆
Posant le pied sur le rivage
Pas un nuage pour seul ombrage
Le ciel est clair et bleu azur
Tant de beauté à perte de vue
☆
Ma robe blanche ondule au vent
Mes cheveux caressés doucement
L’air parfumé de la brise salée
Et la chaleur du soleil me font rêver
☆
Ce paysage est une splendeur
Et l’instant présent un pur bonheur
Que je voudrai arrêter le temps
Pour profiter de ce précieux moment
☆
Le vent embaumé de ses iodes calmants
Me soulage de mes tensions et tourments
Sur ce superbe lagon abandonné
Règne tant de douceur et de sérénité
☆
Que j'aimerai y rester pour l’éternité
Et protéger mon fragile & précieux cœur
Suis-je en train de rêver
Ou vais-je me réveiller ? 

 

•⊰✿~•
 
© Elea Laureen
Photographie ; Julia Opava
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administrateur partenariats

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Sur cette Terre tant foulée
Depuis des millions d'années
Que l'homme portait sacrée
A tant vouloir la désirer
∞
Explorateurs et conquérants
Mettant à feu et à sang
Par-delà les croisades
Et toutes les brimades
∞
Pour un lopin de terre
A bannir des frontières
L'homme a oublié
Qu'il n'est pas un guerrier
∞
Que pour vivre longtemps
Il faut l'apaisement
Et que ce n'est pas l'ego
Qui mènera le troupeau
∞
Un seul avait compris
A qui voulait entendre
Il semait l'harmonie
De l'Âme, du Cœur et de l'Esprit
∞
Foulant le sol à pieds nus
Avec son bâton de pèlerin
A ceux qui étaient perdus
Il insufflait d'autres lendemains
∞
Mais que fait l'homme ignorant
Quand la peur est son festin
Il élimine l'innocent
Qui est l'ombre de son dessein
∞
A regarder les étoiles filantes
Il doit se dire que tel est son destin
Mais autant briller par la bienveillance
Que de flamber par excès de baratins
∞
Aujourd'hui, la lumière brille dans l'obscurité
Si tu cherches Lucifer, il est tombé sur Terre
Pourtant au fond de toi, tu n'as pas oublié
Le chemin du berger, c'est l'amour et la paix
 
♡☆♡
 
Merci à Laureen pour cette belle symbiose.

Les partenariats

Arts 
12272797098?profile=original

Lettres

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Le Berger

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Sur cette Terre tant foulée
Depuis des millions d'années
Que l'homme portait sacrée
A tant vouloir la désirer
∞
Explorateurs et conquérants
Mettant à feu et à sang
Par-delà les croisades
Et toutes les brimades
∞
Pour un lopin de terre
A bannir des frontières
L'homme a oublié
Qu'il n'est pas un guerrier
∞
Que pour vivre longtemps
Il faut l'apaisement
Et que ce n'est pas l'ego
Qui mènera le troupeau
∞
Un seul avait compris
A qui voulait entendre
Il semait l'harmonie
De l'Âme, du Cœur et de l'Esprit
∞
Foulant le sol à pieds nus
Avec son bâton de pèlerin
A ceux qui étaient perdus
Il insufflait d'autres lendemains
∞
Mais que fait l'homme ignorant
Quand la peur est son festin
Il élimine l'innocent
Qui est l'ombre de son dessein
∞
A regarder les étoiles filantes
Il doit se dire que tel est son destin
Mais autant briller par la bienveillance
Que de flamber par excès de baratins
∞
Aujourd'hui, la lumière brille dans l'obscurité
Si tu cherches Lucifer, il est tombé sur Terre
Pourtant au fond de toi, tu n'as pas oublié
Le chemin du berger, c'est l'amour et la paix
 
♡☆♡
 
© Elea Laureen
Support Painting Greg Olsen
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administrateur partenariats

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Être heureuse

des petites choses

heureuses

le chat sur les genoux

la couleur de l’air

un oiseau qui plane

juste au-dessus

de mes pensées

martine rouhart 

 

Be merry

With the smallest

things

Cat on my lap

The colour of the air

A bird

Gliding over

Me thoughts

Deashelle 

Les partenariats

Arts 
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Lettres

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A P N E E

Je descends en apnée au fond de ton absence
Un corps parfois remonte et me frôle en passant
La lumière du jour qui perd de sa puissance
M'accompagne un instant

C'est vide et triste et nu au fin fond de l'abîme
C'est froid comme la mort puisque tu n'es plus là
C'est plein de ces tourments que parfois nous subîmes
C'est presque l'au-delà

Je descends en apnée au coeur de ton absence
Et m'étonne de voir tout le jour obscurci
Le temps autour de moi remonte à sa naissance
Quelques noyés aussi

Nous ne nous verrons plus plus jamais les rivages
Ne garderont en creux l'empreinte de nos corps
C'est pire qu'un départ qu'un vol d'oiseaux sauvages
L'envers creux du décor

Je descends en apnée au fond de ton absence
Tu ne peux pas savoir comme j'ai mal de toi
Et je garde en ma chair ô suprême élégance
L'empreinte de tes doigts

(extrait de "Poussière d'âme" éd. Chloé des Lys 2009)

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Terres sacrées, pierres de légendes

12273388053?profile=originalCoup de foudre sur la sierra
(paesine, marbre de Florence)

Pouvoir incantatoire des pierres, puissamment évocateur, jeux de la nature, obsidienne, miroir fumant de l’Aztèque, larmes d’Apache, agate, lithophyse, œuf de tonnerre, fulgurite, céraunie, glossopètre, pierre de foudre, cristal de roche, marbre, pietra paesina…


Dans ces messages codés, ces signaux de fumée, ces traces laissées par le temps, j’y ai vu d’étranges correspondances…

12273388283?profile=original Pluie de cendres sur un monde perdu
Gioacchino Toma (1836-1891)
(huile sur toile, détail ; La pioggia di cinere a Napoli)

« Les roches elles-mêmes semblent bavarder, fraternelles,
débordantes de sympathie.
Ce qui n’a rien d’étonnant,
nous avons tous les mêmes père et mère. »,
                                                                                               John Muir (1838-1914)

Dès lors poursuivons le dialogue.

12273388656?profile=originalCoup de tonnerre sur les Chiricahua Mountains

(paesine, marbre de Florence)

Il y a très longtemps, par une violente nuit d’orage, Eclair à plusieurs reprises frappa Femme Peinte en Blanc. C’est ainsi qu’elle donna le jour à Enfant de l’Eau. Quand Eclair jugea qu’Enfant de l’Eau était digne d’être son fils, il lui fit don d’une telle force qu’Enfant de l’Eau put anéantir Géant. Ainsi le Peuple des Forêts, tels que les Apaches se nommaient eux-mêmes, put vivre tranquillement, chassant, cueillant pour subvenir à ses besoins.

(Légende apache)

 

On dirait une terre d’orage

Levée en plein ciel

Une terre de rouille et de ruine

D’ombre

Et de marbre

 

Quelque chose de brutal et d’injuste

En pleine nature

Presque une vengeance       sauvage

De l’homme

Comme revenu de lui-même

Arnauld Pontier, Marbre, 2007

 

12273388869?profile=originalTerre apache

(paesine, marbre de Florence)

Cette pierre, née du hasard, ressemble étrangement au mont Graham.

Même profil que cette montagne sacrée, le « Mont Assis » des Apaches,

 Dzit Ncha Sí Án

« Ici, sur cette terre éternellement jeune et formidablement ancienne, [l’homme] se sent à la fois plus petit et plus grand. Ses yeux ont une portée exceptionnelle, car ils sont confrontés avec des choses qui se trouvent dans l’espace depuis des millions d’années. »,

                                                                                         Elliott Arnold (1912-1980)

« Les actes accomplis et les mots prononcés se sont immédiatement pétrifiés, comme l’exigeait une loi mystérieuse,

à jamais incompréhensible. », 

id.

 

12273388696?profile=originalLe chant de la foudre

(paesine, marbre de Florence)

C’est aux sommets des monts Graham, Turnbull, Chiricahua et White Mountain, avec le grondement du tonnerre, que viennent se réfugier les nuages et les Êtres Tonnerres. C’est à eux que les Apaches adressent leurs prières. Gibier, récoltes, pluie, longue vie…

Alors les Gans, les Esprits de la Montagne, « ceux qui ne meurent pas », les envoyés d’Usen, le Grand Esprit des Apaches, le donneur de vie, purent danser.

(d’après les textes recueillis et traduits par Claude Dordis, in Voix des Apaches)

 

12273389874?profile=original Crown Dancer

Septaria (San Sebastian, Guipuscoa, Espagne)

(concrétion marneuse indurée dont les veines de rétractation sont emplies ici de calcite)

Le danseur couronné incarne le Gan, l’Esprit de la montagne.

Il « invoque et danse autour du feu et éloigne la maladie.

Il chasse le maléfice et apporte le bien. »,

Elliott Arnold.

Je suis l’Eclair éblouissant et éclatant,

La vie se tient là, dans sa coiffe,

Dans le cliquetis de ses pendentifs il y a la vie,

On entend ce bruit et il résonne

Et mon chant entoure les danseurs

Et les protège.

C’est le chant de la vie sous le soleil.

 

12273390098?profile=original Hilili

Bois flotté (ramassé pour être honnête sur une plage de Crète)

Les Crown dancers sont souvent cinq, quatre Gans représentent les points cardinaux et un clown sacré.

Koyemsi, le clown sacré des Hopis, introduit d’un cri l’entrée du

maître de cérémonie, Hilili…

Riez, tremblez…

 

12273390688?profile=originalGrés de Kanab

(Utah, Etats-Unis)

 

12273390490?profile=originalMonument Valley

(Agate paysage du Brésil)

Vision panoramique, profondeur de champ, dans un technicolor éblouissant, on se projette dans un film de John Ford. Les vastes étendues entre Arizona et Utah, tout ça dans moins d’un millimètre d’épaisseur et dans la dimension d’une vignette (4 x 2,8cm).

 

« C’est un miroir merveilleux qui, à un moment donné,

a reçu l’empreinte et reflété l’image d’un grand spectacle…

la vitrification de notre planète. »,

George Sand (1804-1876)

 

12273391673?profile=original Esprit de la Montagne

Bout de terre sacrée

Grès de Monument Valley ramassé au pied d’une butte au cœur du

 Territoire Navajo.

 « Le moindre caillou, niché au fond d’une poche, peut représenter un instant de mémoire absolu. »,

Maurice Rajsfus (1928-2020)

 

 

 12273391295?profile=originalPeinture sur sable Navajo

Phil & Lucinda Benally, Indiens navajos de Shiprock (Nouveau-Mexique)

Le peuple Navajo croit en un monde d’équilibre.

Mais l’homme peut le renverser, provoquant désastre ou maladie. L’homme-médecine peut tenter de rétablir cet équilibre naturel et guérir celui qui y a contrevenu par des herbes, des prières, des peintures sur sable qui seront dispersées par le vent.

Et des chants.

Ho – Na – Dzon – Age – Ne – Yo

Où sont passés tous les miens ?

Chant de Geronimo

 

12273392669?profile=originalYo – l’oiseau

Agates (lithophyses de l’Esterel, Var)

 

12273393684?profile=originalKokopelli

Fac-similé d’un pétroglyphe anasazi incisé dans le grès acquis auprès d’un indien Hopi au Canyon de Chelly (Nevada, USA).

Courbé par la vieillesse et jouant de la flûte, Kokopelli symbolise la virilité masculine autant que l’humidité bienfaisante et féconde de la saison des pluies pour les peuples indiens du sud-ouest des Etats-Unis.

 

12273393890?profile=originalKachina

Hopi (XXe siècle. Racine de yucca, plumes, cuir)

Kachina-Aigle (?).

Les Kachinas-Oiseaux sont des esprits intercesseurs des dieux très aimés des Hopis. Ils dansent en poussant des cris stridents lorsqu’ils entrent dans la kiva (espace cérémoniel).

Ces poupées magiques fascinèrent les surréalistes, notamment Max Ernst et André Breton. Ce dernier, en juillet 1945, sillonna le Nevada, l’Arizona et le Nouveau Mexique, rencontra les Indiens Hopi, collecta ces Kachinas. Effigies des forces de la nature, règnes animal, végétal, minéral.

 

 

12273394478?profile=original Three Mesas, les ruines d’un monde

ou les veines ouvertes de l’Amérique indienne

Septaria

(les fentes de rétractation sont ici juste saupoudrées de pyrite)

 

 

12273395077?profile=originalCrépuscule indien

Jaspe paysage

Comme dans le Joueur de flûte de Hamelin,

 traités et promesses ne furent guère tenus.

On finit par les parquer dans des réserves

Terme de la Longue Marche Tragique

des Navajos et des Apaches

Piste des larmes

des Cherokee

Soleil Hopi.

12273395469?profile=originalPointe de lance indienne

Jaspe.

Utah

 

12273395500?profile=originalGrés paysage

Finitude d’un monde enclavé, étranglé

sur lequel je pleure.

12273395895?profile=original Politique de la terre brulée

Un monde aujourd’hui renait, déterminé.

Grés (Etats-Unis)

 

Apache sèche tes pleurs

Sur la piste

une étoile

a déposé

une fleur

un calice

Pour qu’au firmament

Terre et Hommes puissent

Passer la voute du temps.

M. L.

 

12273396690?profile=originalThunder egg

(lithophyse « œuf de tonnerre », Oregon)

 

12273397478?profile=originalGrés

Mais que sont les mots pour le temps…

 

12273397885?profile=originalLithophyse

Ce temps qui, tel Cronos le Titan, dévore ses enfants.

Cronos armé de sa faucille, Zeus tenant la foudre.

Tous les hommes sont de la même terre pourtant.

 

« Les oiseaux quittent la terre avec leurs ailes,

et nous, les hommes, pouvons également ce monde,

non pas avec des ailes, mais avec l’esprit. »,

Black Elk (1863-1950),

homme-médecine des Lakota oglala

 

Pour vous conter cette histoire j’ai nourri mon imaginaire de ces curieuses formes minérales, quand « la nature imite si bien les productions de l’art » (Patrin) autant que l’art semble imiter la nature.

12273398098?profile=originalPierre de Florence (Pietra paesina)

Peint par Jacques Deseve, gravé par Gérard-René Le Villain pour l’

Histoire naturelle des minéraux de Eugène-Melchior-Louis Patrin (1742-1815)

 

Michel Lansardière

(texte et photos)

 

Glossaire :

Obsidienne : roche volcanique vitreuse

Miroir fumant : miroir divinatoire en obsidienne destiné à invoquer le dieu Tezcatlipoca.

Larme d’Apache : obsidienne guttulaire.

Agate : quartz microcristallin, une calcédoine déposée en couches très graphiques et aux couleurs contrastées.

Lithophyse : nodule d’origine volcanique empli d’agate.

Œuf de tonnerre : lithophyse où l’agate forme souvent une étoile à cinq branches (thunder egg de l’Oregon).

Fulgurite : tube de silice creux formé par la foudre frappant le sable.

Céraunie : objet que l’on croyait d’origine céleste (cela pouvait être une hache de pierre préhistorique, un minéral comme la marcassite, une météorite, un fossile, bref une étrangeté dont on ne comprenait pas l’origine).

Glossopètre : encore un objet que l’on croyait tombé du ciel (nous sommes Gaulois que diantre ! Il s’agissait en fait d’une dent de requin fossile ou d’une pointe de flèche du temps d’avant Taranis).

Pierre de foudre : synonyme de céraunie.

Cristal de roche : quartz transparent et incolore.

Marbre : calcaire métamorphique, cristallin.

Pietra paesina : la paesine (ou pierre de Florence) est une forme de marbre au graphisme pouvant évoquer une ville en ruine (« pierre aux masures », marbre ruinatique). Très prisée à la Renaissance, on la trouvait fréquemment dans les cabinets de curiosités.

 

Nota : Murillo a peint sur obsidienne, des « miroirs fumants » d’origine aztèque ; Orazio Gentileschi, Antonio Carrache, le Cavalier d’Arpin ou Antonio Tempesta sur lapis-lazuli ; Filippo Napoletano, Francesco Ligozzi, Jacques Stella sur paesine… Après tout où trouver plus belle palette que notre planète.

Dans mes compositions seule la nature a œuvré (un sciage a suffi pour en révéler la subtilité, et un polissage parfois pour en sublimer la beauté), laissant libre-cours à l’imagination.

12273398875?profile=originalPeinture sur paesine (Toscane, début XVIIe)

« Il n’y a pas de miracles.

Plutôt tout est miracle. »,

                                                                                        Saint François d’Assise

M. L.

 

 

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