Vous nous avez donné la vie. Peut-être ne le saviez -vous pas vous-même tant en ce domaine il y avait parfois de l’incertitude. Mais nous arrivâmes et vous nous avez accepté car la maman fait ce chemin jusqu’à la mort. Elle traverse mille épreuves mais n’oublie pas de protéger cet embryon d’elle-même et le conduire à grandir comme elle l’a vu faire , comme elle sent ce devoir imprimé dans le livre éternel. Puis le temps passe et vous restez notre protectrice ” à distance ” car le lien maman-enfant des jeunes années s’étiole doucement au profit de la Roue perpétuelle du temps et de notre destin personnel qui vient frapper à notre porte. L’enfant devient à son tour mère, père. Maintenant que vous n’êtes plus là, par l’absence de votre corps physique , que vous êtes revenue à l’origine , à la naissance de votre esprit originel, esprit qui es entré en nous , votre vieillesse difficile à supporter s’est un peu estompée. Nous aimons cette légèreté qui nous accompagne désormais et se moque du temps et des apparences. Voir ce corps qui s’éteignait lentement, se traînait, cette mémoire qui se perdait dans les méandres du temps, ces yeux hagards courant dans le lointain d’une chambre devenue prison, de deux jambes qui ne pouvaient plus vous porter, ce blâme d’afficher cette déroute aux yeux de la jeunesse désemparée qui se mettait à comprendre soudainement que les souvenirs candides étaient maintenant derrière elle, devenait insupportable. Lors de nos rencontres nous aimions recréer des situations d’antan en les meublant de mille façons et surtout ne pas nous attendrir sur de petits bobos ! Notre horizon commun s’est un peu obscurci et le quotidien nous a beaucoup manqué tant il s’est espacé. En son temps, quand vos jambes vous portaient encore et que vous nous parliez de rêves possibles, nous faisions semblant d’imaginer des projets communs car nous, enfants, adorons toujours montrer à notre mère de quoi nous pouvons être capables, que tout est possible ,que nous n’avons pas peur , que le message est bien passé ! Mamans éternelles des mises au monde dans la souffrance, des rires et des chagrins, des devoirs d’école pour réussir dans la vie, mamans de toutes les peines dont vous fûtes victimes, vous êtes les étoiles qui brillent dans nos nuits !
Pensée du jour
29/04/2021
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Poème sur la mort, prière amérindienne magnifique, à lire si vous vous sentez mal suite à la perte d'un être cher.
Publié(e) par Dominique Prime le 15 juillet 2012 à 10:27
De l’art d’être malheureux dans « Capitale de la douleur »
Publié(e) par Robert Paul le 25 août 2012 à 11:30
1984: "La guerre c'est la paix. La Liberté c'est l'esclavage. L' ignorance c'est la force."
Publié(e) par Robert Paul le 3 novembre 2013 à 1:30
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Commentaires
Texte émouvant, cher Gilbert.
Un bel hommage à toutes les mamans, à la maman que je suis, et à toutes celles qui sont en devenir, dont ma fille, je l'espère de tout coeur.
Merci.