Beau souvenir, présentation de La solitude des étoiles, 2017, Roman, Murmure ds Soirs
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Du côté du jour
du côté de la nuit
les mêmes
battements de nous
la même aventure
Both sides
Of Day and Night
Night and Day
The Same
Heartbeats
Les partenariats
Lettres
Seront dorénavent recencées sur le réseau avec l'étiquette a&lGJ, ce qui permet de les regrouper
R.P.
Ces partenariats sont menés par Liliane Magotte, administrateice des partenariats A&L.
Les partenariats "Traductions" reçoivent actuellement les précieux concours de:
Deashelle, qui se charge des traductions des poèmas en langue anglaise.
De Martine Rouhart qui a été choisie pour ses superbes poèmes.
Robert Paul
Flocons de pétales blancs
Sont déjà tombées les fleurs de cerisiers
De vert doux sont enrobées les branches
Où se cache le ramier et la pie bavarde
En grappe bleutée la jacinthe des bois
Exaltant sa beauté sauvage et éphémère
Émerveillant la butineuse abeille
Les flâneurs inlassables
Toi et moi toujours en balade
En s’arrêtant devant chaque anémone et papillon
Nous tentons de deviner les chants d’oiseaux
Uccle et ses promenades vertes ne cessent de nous étourdir
Au bord du ruisseau ébloui par la lumière dorée du printemps
Contre ton cœur tu m’as serrée
Nada AL-ATTAR
12/05/2021
Il y aura toujours
un bout de chemin à faire
éclairé par nos rêves
l’âme sous le vent
le cœur en attente
There will for ever
Be roads to travel
Enlightened
By our dreams
With our souls
downwind
And our hearts
Awaiting
Les partenariats
Lettres
Vaste bleu ciel
Douce et mielleuse brise
Arbres habillés de vert tendre
Bourgeons éclatés de joie
Si gaie et tellement insouciante
De branche à branche sautille la mésange
Chantonnant au soleil du printemps, toi mon amour
Alors que le pinson s’éloigne dans l’azur
Se cache le verdier dans le verger
Si mélodieux le chant du rouge-gorge
Tourterelle et colombe buvant une goutte de rosée
Mon cœur enchanté de t'avoir à mes côtés
Tous deux émus par ce moment de pure beauté
Nada AL ATTAR
11/05/2021
Samaya ...
Une reine « magicienne »
Qui aime le nombre 3
Il fait partie d’elle ...
Le 3 catalyseur
Le 3 propulseur
Si tu y crois.
Les nombres sont créateurs
Leur science est ancienne ...
Met-les à l’œuvre
Si tu les aimes.
Leur danse est infinie
Ils se multiplient
Se divisent
S’additionnent …
Ils sont porteurs/créateurs ...
Ils jouent le négatif & le positif
Ils sont toujours à l’œuvre !
Samaya aime tous les nombres
Rien ne lui fait ombre
La conscience désencombre.
Alléluia !
Il y a actuellement 112 vidéos en ligne sur ma chaîne YouTube « Espace Art Gallery ». À partager sans modération et n’oublie pas de donner des « j’aime » et commentaires sur celles que vous aimez ? Il y a actuellement +/- 17.000 vues sur l’ensemble des vidéos depuis fin juillet 2020 ! Et je compte sur vous TOUS pour faire augmenter ce nombre à l’avenir… Belles visions !
Pour visionner toutes les vidéos sur YouTube :
https://www.youtube.com/playlist?list=UUzA0FaoQB-FAHQR_UOUCigg
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
EAG Studio’s & Les Éditions d’Art EAG
Co-Fondateur et Président de
La Porte dorée ASBL
Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles
GSM: 00.32.497. 577.120
Sommeils
Les mots qui approchent
Les lignes qui dégringolent
destination
au bord
nuit
sons
mél
o
d
i
e
chêne
Julien BOULIER
Le 10 mai 2021
Sommeils
2 phrases 2 dessins au crayon à papier in-texte et des mots
le tout déposé Sacem code oeuvre 3489649611
Je te parle mais tu ne réponds pas
Il y a longtemps que je t’ai parlé
J’ai laissé le temps passé
Mais maintenant j’ai besoin de toi.
Je sais, tu es parti
Dans cet infini aux étoiles scintillantes
Où les montagnes résonnantes
Chantent des mélodies.
Où l’air est pur, les arbres toujours verts
Les fleurs en beauté perpétuelle
Et où la paix est éternelle.
Si tu pouvais m’entendre
Me comprendre
Et me donner un signe.
N’importe quoi,
De toi
Dans le monde
Par les ondes.
Une larme entrebâilla sa porte pour voir sur quelle joue couler. Elle tergiversa devant l’embarras
du choix. Celle-ci était trop ridée, tandis que celle-ci, elle la convoitait. Elle appartenait à une jeune mariée à peine sortie de l’adolescence. Répandre de belles larmes de bonheur sur ces joues non encore abîmées par l’outrage du temps la tentait. Elle choisit d’y faire couler des perles de rosée sur cette joue satinée, en souhaitant de tout son cœur que la fête continue dans l’espoir d’un avenir aimant et chargé de promesses.
Pendant un instant, la larme a eu un cas de conscience sur sa propre vocation. Elle pensa que la cruauté du monde lui faisait déverser encore trop de larmes de désespoir, de chagrin sur des joues qui ne demandaient que de l’affection. Au quotidien, sa présence était bien trop souvent la conséquence d’un malheur éprouvé, mais quel rôle voulait-on lui faire jouer dans ce bas lieu ?
Elle n’était qu’une eau salée où de pauvres âmes désespérées s’y noyaient.
Elle trouvait qu’elle sombrait dans un univers trop manichéen étant plus présente dans des situations négatives que positives. C’est alors qu’elle décidait de rompre ce contrat qui l’unissait à cette dictature du dramatique.
Non elle ne serait plus le bon pompier qui arroserait les joues des êtres rattrapés par tous les malheurs de l’existence, elle voulait bien au contraire voir s’allumer dans les yeux de tous les mortels, la flamme d’une vie heureuse et chargée d’espoir et c’est ainsi que la Larme devint le pyromane de la joie en faisant briller les yeux de chacun, petits, jeunes et vieux. Peu à peu, elle
s’autoproclama : « Larme magique ».
Ainsi, elle fit son entrée dans le royaume de la Paix et de l’Amour et son eau n’eût plus jamais la même saveur.
J’ai pris un crayon
du papier
j’ai écouté le matin
et j’ai sauté
dans l’infini
I grabbed
Pen and paper
Listened
To the early morn
And jumped
Into the horizon
Les partenariats
Lettres
sous ce peau à peau
l'incendie
un long baiser
sous l'allosaure du muséum
~deux amoureux
deuil urbain ~
sans hâte le corbillard derrière
le camion poubelle
matin glacial
quelques moteurs enroués
froissent le silence
au bout de la corne
il danse et danse
~ le torero
à petits cris
ma voisine succombe
~ cinq à sept
église en ruine ~
seul le parfum de l'encens
en mémoire
vieil étang ~
se souvient-il
des grenouilles
malgré la maladie
je contemple le magnolia
en fleurs
étang du bois ~
d'une pluie éparse
le bruit de l'eau
fin d'orage
bien silencieuse
la rivière
femmme fardée
l'écume des vagues
sur la plage
pleine lune~
le lente montée
des brumes matinales
pas de neige~
la blancheur de l'orchidée
sous le ciel bleu
pleine lune
un rat dans le caniveau
cherche sa pitance
plein sud
l'échelle contre le mur blanc
marque l'heure
été chaud ~
la maraîchère propose
ses beaux melons
pour les vieux
intact le souvenir de la bombe
~ jour de canicule
chrysanthèmes~
les morts contemplent
le cul des pots
lune d'automne~
une fille aux cheveux clairs
réveille la nuit
matin d'automne~
les pommes du verger
plus brillantes sous la pluie
© jean luc werpin
La Méduse ...
Si belle
Qu’on la convoita
Si belle
Qu’on la viola …
De la beauté à la laideur
On la condamna ...
Réduite à l’horreur
Elle effraya.
De l’hypnose imposée
Elle se réveille ...
Libérée,
Elle s’émerveille …
D’être Elle !
L’Alchimiste ...
Ah l’Alchimiste,
Que de mysticismes !
Dans sa pure Essence,
« Juste » une expansion de Conscience !
Oui
Il existe
En mon « Je suis ».
Où donc ? ...
En mon Moi profond.
Comment acte-t-il,
Il semble si tranquille ?
Pourtant il agit
Si tu lui dit …
Voici mon expérience ...
Extrait-en l’Essence.
Poubelles psychiques évacuées
Sans l’ombre de culpabilité …
L’Essentiel demeure
Et J’y fais Honneur.
Elle est heureuse Carine Bielen, d’un bonheur qui se satisfait de menus plaisirs, de rêveries. Depuis qu’elle a Logan, ce bébé qu’elle a conçu elle ne sait pas trop comment, sa vie a un sens.
Mais voilà que ce bonheur risque de lui être retiré à jamais. Tout cela à cause d’un stupide moment de lassitude alors qu’elle sait bien qu’elle ne peut se permettre aucune erreur. Car sa vie est dirigée, depuis toujours, par des chiffres et des évaluations.
On découvre son histoire au fil d’un monologue criant de sincérité, de clairvoyance et d’humilité. Sans complaisance, elle est bien capable de se juger elle-même, Carine Bielen, cataloguée arriérée et mis sous tutelle. « En tous cas, je veux pas que Logan y revive ça, moi je veux qu’il aille dans une école NORMALE ». Et elle est prête à se battre pour Logan, pour qu’il ait sa chance.
Avec un texte bouleversant, qui vous renvoie à vos propres angoisses vis-à-vis de vos enfants, Celine Delbecq dresse le procès d’une société trop prompte à cataloguer et à juger sans apporter de solutions constructives. Une société qui casse au lieu de réparer. Toute l’œuvre de Céline Delbecq questionne la place de l’individu dans la société. Elle réussit ici à toucher la corde sensible de l’amour maternel et des limites de l’individu face à un déterminisme ancré de longue date. Peut-on s’en sortir alors que la collectivité a brisé en vous toute possibilité d’estime propre ?
Véronique Dumont, la comédienne, impose une présence presque féline, elle réussit à porter le texte à son paroxysme émotionnel avec un débit et une innocence dénués de toute séduction. Elle EST en dépit de son discours auto-dénigrant. Et elle vous force à prendre parti, à vous interroger sur le sens du mot « justice ».
« À cheval sur le dos des oiseaux », un des meilleurs textes de théâtre auquel vous êtes conviés à assister. À l’affiche du Rideau de Bruxelles jusqu’au 15 mai en extérieur.
INTERVIEW DE CELINE BELBECQ, AUTRICE DE « A CHEVAL SUR LE DOS DES OISEAUX »
La pièce est ancrée dans un contexte d’isolement, de solitude. Le confinement que nous avons vécu et vivons encore est-il à la source de ton inspiration ?
Celine Delbecq: J’ai commencé à écrire juste avant le premier confinement. Cela s’est fait en plusieurs étapes. Il était d’abord question d’un accident, c’était même plus qu’un accident. Dans la première étape de l’écriture, Carine Bielen tue son enfant en s’endormant dessus et au fil de son histoire, je me suis dit: « Cette femme ne peut pas tuer son enfant, cela va la stigmatiser encore plus, je vais moi-même la stigmatiser ». C’est comme ça, qu’elle lui casse un bras. Mais c’était le squelette de la chose. En allant plus en profondeur, je suis tombée sur une article de Alice Romainville de l’Observatoire des inégalités qui disait que 80% des élèves en écoles spécialisées étaient issus de milieux précaires. Cela fait partie des choses qui ont alimenté ce récit qui parle notamment des tests QI, de l’orientation scolaire dans l’enseignement spécialisé via des tests QI, tests qui par ailleurs ne sont pas adaptés à des personnes issues de milieux précaires mais qui sont plutôt des tests cognitifs. J’ai entamé le travail d’écriture à la Chartreuse mais le 16 mars j’ai dû quitté suite aux premières mesures de confinement vu que les frontières fermaient. Le premier confinement, je l’ai passé seule chez moi, enfermée, et bien sûr, il reste beaucoup de cette solitude et de cet enfermement dans le texte parce que Carine Bielen et très seule finalement même si elle a plein de gens qui l’entoure - et elle leur en est très reconnaissante - mais elle est aussi très seule dans sa bataille.
Vous avez touché la frontière entre ce qui est jugé comme normal et le borderline, le fil rouge que Carine a tendance à franchir dans ses angoisses.
Céline: Je crois que ce serait une personne totalement censée si la société ne lui avait pas constamment renvoyé l’image d’une personne débile, incapable, arriérée, pas à la hauteur, sous tutelle... « Tu n’es pas capable, on va te le prendre ». Je crois qu’elle a intégré ce discours de la société et qu’elle se confond avec ce qu’on lui renvoie. Mais là où elle ne confond plus rien c’est pour Logan. Elle dit : « Je ne veux pas que Logan revive ça ». Elle ne va pas se battre pour elle-même car elle pense que la société a raison, qu’elle-même ne voudrait pas d’une fille qui n’a rien, qui est toute de travers et qui est sous tutelle et qui vit sous les allocations familiales.
En même temps on retrouve les angoisses de toute jeune mère à laquelle on peut s’identifier..,
Céline: Ce qui la diffère d’une autre mère, c’est qu’une autre à droit à l’erreur alors qu’elle n’y a pas droit car elle est sous tutelle, sous surveillance et sous observation et elle le sait cela, même si elle ne peut pas le formuler avec des mots, elle le sens dans son corps qu’elle n’a pas droit à l’erreur ! Contrairement à n’importe quelle mère ! D’ailleurs, l’accident est arrivé, oui - et c’est un accident grave, c’est indéniable - mais il serait arrivé à une autre mère, personne n’en aurait rien su... Là, c’est parce qu’elle est sous surveillance, qu’elle subit cette intrusion du normatif. Elle vit dans un logement social qui est le logement de la société donc même chez elle, quelque part, elle n’est pas chez elle. Et tout cela elle ne l’ignore pas.
Les spectateurs sont touchés par le portrait de cette femme, c’est évident.
Céline: D’après les retours des gens après le spectacle, c’est l’injustice de la situation qui les touche. On a envie qu’on lui rende son enfant et paradoxalement, ce qui est arrivé n’est pas anodin. Je ne jette pas la pierre aux services sociaux. Je pense que ce sont des gens formidables et qui ne sont pas assez payés pour le travail qu’ils font.
Celine Bielen, le personnage, subit le carcan social mais d’un autre côté peut-on se permettre des faiblesses vis-à-vis d’un enfant ?
Céline: Moi-même je n’ai pas la réponse. Faut-il lui rendre son fils ? J’ai bien sûr un avis mais je n’ai pas la réponse. J’aurais envie qu’on lui rende son enfant. Mais ce n’est pas mon métier et si c’était mon métier, je ne suis pas sûre que je lui rendrais son enfant. Je ne sais pas... Mais c’est pour cela que cela m’intéressait de soulever cette question. C’est la complexité de tout cela. À un moment donné, chaque personne a une histoire. Faut-il prendre en considération l’histoire de la personne ou simplement suivre des protocoles et remplir des grilles d’évaluation et mettre des chiffres. Est-ce que ce sont les mots qui comptent ou les chiffres ? C’est la question de tous mes spectacles : l’histoire d’une personne, cela compte ou pas ?
Le plus terrible, c’est qu’à la fin on lui demande de prendre une décision qu’elle ne veut pas prendre...
Céline: On ne lui ne demande pas vraiment, on lui demande de relire son dossier. Elle dit : « Moi je crois qu’il faut me le rendre. Après c’est vous qui décidez comme d’habitude ».
On lui demande signer quand même...
Céline: Oui, d’ailleurs pour moi elle est dans le bureau du directeur général des droits de l’enfance mais elle pourrait aussi être dans un commissariat on ne sait pas très bien. La dernière scène, on l’a travaillée comme dans un tribunal. Elle est debout face aux gens comme dans un tribunal. On avait envie de garder l’ambigüité et quand on lui demande de signer et elle dit : « C’est mon dossier ça ? ». On sent qu’il est fameux... Il y a toutes ces petites couches qui font que ce n’est pas évident de répondre à la question : peut-on lui rendre son enfant ? Mais ce qui est évident, c’est qu’elle aime cet enfant et qu’elle a envie de se batailler pour qu’il ne revive pas ce qu’elle a vécu, qu’il ne vive pas ce cycle de la précarité et du handicap. Déjà çà, c’est une belle transmission. Après oui, c’est avec toutes ses failles et toutes les failles que la société lui a imposées car elle n’a pas choisi de les avoir ces failles-là, c’est tout un système qui est derrière.
Il y a un déterminisme social ?
Céline: Pour elle oui elle ne se battra pas pour elle-même mais elle va se battre pour Logan. Car elle se dit que c’est un intellectuel. Elle a parfaitement intégré, compris dans son corps que quand on va dans une école spécialisée, on ne peut pas devenir docteur. Elle va batailler pour éviter cela à Logan. Elle dira qu’il faut qu’il ait sa chance comme tout le monde.
Au niveau de l’écriture, la langue est parfaite, on est dans un langage acquise dans un parcours particulier.
Céline: J’ai écrit pour Véronique Dumont. Je l’ai vue jouer plein de fois, je connais son souffle, sa voix. Donc j’ai écrit rapidement. Mais au moment de l’édition, je me suis dit : « Il faut que je réécrive en bon français de France ». Et c’est là que cela m’a fait horreur. Je me suis rendu compte que je la mettais à l’endroit qui l’exclu car c’est cette langue-là, normative - la langue française est une langue de pouvoir, de domination et peut-être que toutes les langues le sont - mais le français est une langue d’académiciens. Et cette langue fait partie du pouvoir qui l’exclu. J’ai voulu à tout prix lui éviter cette langue-là qui fait partie du système, une langue qu’elle n’arrive pas à parler et dont elle subit les injustices. Sinon, la pièce s’est écrite assez facilement. Je pensais beaucoup à Véro. Ce dont j’ai envie, c’est que toute personne ayant entendu son histoire se dise : « Il faut lui rendre son enfant. Il y a une injustice. Ce qui est arrivé n’est pas arrivé pour rien. Elle n’est pas la seule responsable, toute la société est responsable de cet accident car la société ne l’a jamais aidée, ne lui a jamais laissé sa chance ».
On ne peut pas non plus réécrire le parcours biaisé de quelqu’un...
Céline: Et c’est là que le théâtre intervient en mettant des mots sur les protocoles. Il faut dire qu’avoir un enfant, pour elle c’est avoir un rôle, elle n’a jamais eu aucun rôle, aucune place et c’est peut-être cela qui fait la fusion entre elle et son enfant - moi, je trouve cela monstrueux la fusion maternelle - mais elle, elle a aussi un rôle pour elle-même et elle dit : « Depuis
que j’ai Logan, je ne bois plus, j’arrive à me lever, je n’ai plus les idées noires. » Alors même s’il y a beaucoup d’erreurs et de maladresses, il y a aussi beaucoup d’amour et n’est-ce pas suffisant ?
Propos recueillis par Palmina Di MEO
Tu n’es plus là
et tu me manques
mais au fil de mes errances
je te revois, ton visage,
ton élégance, tes farces de charlot,
et l’image que tu t’étais faite de moi.
Ton absence
m’accompagne
dans les tranchées de perdition
où je me lance, m’élance
vu qu’il n’y a plus que là,
que ton sourire me tend les bras.
Tu m’invites
à m’allonger
au cœur d’une romance
par le destin échoué
sur un banc de mirages,
rires et souvenirs inventés.
La caverne
devenue taverne
n’abrite que ma solitude,
des ombres que tu dessines
bercées par l’infinitude
de nos corps enchevêtrés.
marc honnay
Texte inspiré par l’œuvre de Martine Gruszka - «Encierros » - acrylique sur papier
Les buissons d’étoiles
Tant de pensées
S’y sont promenées
Cette nuit
Stars
Gathered in bushes
So many thoughts
Wandering
Last night
Les partenariats
Lettres
Pluie qui tombe sur les arbres, les chemins, les buissons,
mélodie du firmament, musique des quatre saisons,
la terre sa partition !
Cette musique se tait, dès lors que le soleil darde ses rayons
sans la moindre mesure, flamboie de tout son or,
incendie les arbres, les chemins, les buissons, les toitures des maisons.
La vie n'est-elle pas tour à tour musique et blanc silence, sonorités
souvent s'évadant de ma main, lorsque le ciel, la terre et
l'entre deux me chuchotent leurs mots ?
NINA