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http://www.musee-unterlinden.com/assets/files/ServiceEduc/ServiceEducatif/FichesPedagogiques/FichesOeuvresMoyen_Age/Retable_Issenheim/Concert_Anges.pdf

Cher amis,

Outre que je garde toujours le Christ en gloire du Rétable à ma vision dans ma chambre,

je suis passionnée par l'ensemble des représentations du Rétable et ne manquais pas de le visiter une fois par an, lorsque j'allais voir les amis de Colmar et la Foire Eco-bio.

Cette fiche en lien est la plus intéressante que j'ai pu trouver pour poser des questions approfondies et s'approcher de ces mystères, à un détail près d'importance que :

 - l'appellation donnée à l'ange sombre et plumé avec la crête ne devrait pas être : Lucifer, le porteur de Lumière déchu,

mais Satan le ténébreux. Dense et tout bagué dans son pouvoir qui regarde avec recul.

Cependant, c'est une confusion habituelle et il n'est pas courant de voir différencier ces  deux faces contrastées du Mal qui apparaissent :

Dure, sombre et froide et rétractée d'une part    et    Brulante, voyante, dilatée, gonflée d'orgueil et d'illusion de l'autre.

- Lucifer pourrait être vu tout devant  - comme bien décrit - rose et visage boursoufflé de l'intérieur mais dans une extase un peu molle.

Mais un doute intervient : ne serait il pas plutôt représenté comme celui qui est re couronné, retrouvant sa couronne perdu dans sa chute ?

Tel que le veut la légende pour son à-venir, lorsqu'il s'inclinera devant la naissance du Messie ?

et ne serait il pas représenté à nouveau sous cette figure couronnée toute auréolée de Lumière étrange ?
C'est une question ?

Cette figure couronnées est troublante et l'on voit bien que le critique a de la peine à l'appeler Marie ... quelque chose d'exagérée le gêne, une extase amplifiée ... Marie étant déjà représentée avec l'enfant au centre. Et ce côté gauche étant réservé au concert des "Anges" et autres...

Et pourtant cette figure ressemble peut être à un double exagéré de Marie, un double de la Marie-Sophia de la gnose liée à la sphère du Saint Esprit ?

Et l'on peut se rappeler pour Lucifer son état de sagesse cosmique suprême perdu ...  qu'il est censé reconquérir dans la légende s'il s'amende en servant le Christ Messie. Et ce faisant, alors, il  deviendrait à même de remettre sa couronne lumineuse tombée et perdue dans sa révolte  ? 

Bien des questions et suppositions.

Il y a encore dans le ciel tous les petits êtres qui viennent s'incarner dans leurs bulles.

Tout le Rétable est rempli de lectures hermétiques et recèle bien d'autres mystères   ....

dont entre autres, les êtres hideux provenant d'un plan inférieur et rendu ici visibles,  attaquant  furieusement Saint Antoine - des scènes qui n'ont rien à envier aux visions de Jérome Bosh ... et font illusion aux tentations ou luttes intérieures que traverse l'âme humaine dans ses internes tentations ou tiraillements, face aux aspects sombres de son propre être.

Si je me souviens bien, les scènes très fortes du Rétable avaient pour but aussi de guérir les malades de la maladie de l'Ergot de Seigle très douloureuse que l'on appelle le Feu de Saint Jean ou Zona. Et les malades étaient placés devant, ces tableaux, comme c'était aussi le cas à Chartres et autres lieux  pour d'autres cas de guérisons.

Le but et la pensée était que s'ils ne guérissaient pas ... de leurs vivants   ... au moins devant ces tableaux leurs âmes seraient purifiées et donc guéries pour passer le seuil !

Je vous invite à aller regarder ces magnifiques tableaux, même si la scène de crucifixion est rendue très difficile à supporter à dessein par le peintre qui en a exagéré pour son propos les détails et proportions afin de rendre compte de toute la portée immense de la tragédie :  le point de vue choisi étant psychique et tout intérieur et non pas réaliste. La Sainte allemande, Catherine Emmerick dépeint aussi la Passion d'une façon difficile à supporter qui porte à hurler de douleur. Elle la voyait ainsi : insupportable.

Cette oeuvre est exceptionnelle et comme concernant beaucoup de sujets alchimiques des Cathédrales, son livre ouvert reste pourtant hermétique et comporte encore  bien des mystères à élucider, comme  enclos là par un peintre initié ! Et on peut réaliser que bien des peintres et artistes anciens suggéraient de la sorte des mystères auxquels ils semblaient eux avoir accès.

Rébecca

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12272800276?profile=original"Bourlinguer " est un roman de Blaise Cendrars, pseudonyme de Frédéric Louis Sauser (Suisse, 1887-1961), publié à Paris chez Denoël en 1948. Initialement sollicité pour rédiger de courtes légendes qui devaient accompagner une série d'eaux-fortes sur les ports, Blaise Cendrars a poursuivi la rédaction des onze textes regroupés ensuite dans Bourlinguer.

 

Bourlinguer s'inscrit dans la série des quatre récits souvenirs publiés coup sur coup de 1945 à 1949 (l'Homme foudroyé, 1945; la Main coupée, 1946; Bourlinguer, 1948; le Lotissement du ciel, 1949) qui se tiennent étroitement et dont le Lotissement du ciel constitue le sommet mystique. Vaste fresque de chroniques d'une vie reconstruite à travers le filtre d'un imaginaire, cette saga autobiographique mythique doit tout à la fantaisie.

 

 «Venise». De la bibliothèque Saint-Marc, le narrateur se projette en 1653: une tartane appareille pour Smyrne; à bord, un gamin de quatorze ans s'est faufilé: il veut partir faire le tour du monde. Le narrateur rend hommage à ce Vénitien devenu plus tard l'auteur de la Storia do Mogor, Nicolao Manucci qui s'est vu spolier de son texte par le jésuite Catrou avant que l'édition originale ne soit partiellement restituée deux siècles plus tard par un éditeur anglais (chap. 1). «Naples». Le narrateur renoue avec la ville où il a passé son enfance. A bord de l'Italia, il avait conclu un marché avec le matelot Domenico, auquel son père l'avait confié pendant la traversée Alexandrie-Naples: caché, il ne descendrait pas à Naples et continuerait vers New York. Mais Domenico révéla finalement la cachette de l'enfant (2). «La Corogne». Lors d'une escale dans ce port, il évoque Picasso, ce «Philippe II de la peinture» (3) [...]. «Gênes». A vingt ans, en 1906, il était parti se réfugier à Naples dans l'ancien lotissement de son père, le Vomero, poursuivi par son patron, Rogovine le joaillier. C'est là qu'enfant il jouait avec Elena. «Rien n'est changé dans l'enclos» qui abrite le tombeau de Virgile et où il s'installe en pensant à la petite fille qui fut tuée d'un coup de feu au pied d'un arbre de l'enclos. Ricordi, le père d'Elena, était photographe à la cour et les avait emmenés voir le berceau de l'héritier du trône. Avec Elena, il découvrit la «différenciation des sexes» et entreprit un dressage d'escargots. Après la mort de la fillette, l'enclos est devenu lieu maudit. «Est-ce cela la Roue des Choses à laquelle les Hommes sont liés?» Après quelques jours au Vomero, il embarque sur un bateau de contrebande de vin de Samos... «Aujourd'hui j'ai soixante ans», dit-il, assis devant sa machine à écrire, et «j'écris ma vie», évoquant une soûlographie avec Modigliani, l'histoire de la Goulue ou la tour Eiffel. «La vie m'emporte et mon écriture me presse» (8).

 

Par son titre, ce roman est une synthèse de la vie de Cendrars. Il est porteur de cette fuite en avant dans le voyage et l'action qui caractérise «l'Homère du Transsibérien» comme l'a appelé Dos Passos, mais il ne faut pas s'en tenir à cette première interprétation. A travers les ports de l'Europe qui constituent les sous-titres de Bourlinguer, Cendrars nous entraîne en réalité dans une longue méditation sur la lecture et l'écriture.

Dans le chapitre 8 («Gênes») qui constitue le noyau de Bourlinguer, Cendrars retourne au paradis perdu des amours enfantines pour y découvrir les clés de ce moi examiné d'un bout à l'autre du texte ainsi que l'indique l'exergue emprunté à Montaigne: «Je me suis présenté moy-mesme à moy pour argument et pour subject.» Il avance comme dans un miroir et se heurte au reflet de cette petite fille, Elena, son double féminin, dont la mort met fin au paradis de l'enfance. Mais le travail d'introspection et la quête de l'identité pratiqués dans ce chapitre central sont systématiquement interrompus par des digressions où s'enchevêtrent des récits inspirés d'autres textes et des souvenirs d'une réalité plus extérieure. Le retour sur soi est sans cesse différé par de longues parenthèses, des excroissances qui jaillissent du corps du texte et éloignent le narrateur d'Elena et du clos Vomero, de telle sorte que ce chapitre 8 laisse l'impression d'un brassage infernal où se mêlent spectacles de la terre et ceux du monde intérieur, d'un flux de vie assourdissant.

 

A la frontière des mémoires et de l'essai, Bourlinguer balaie les soucis de chronologie et d'enchaînements rationnels transformés par l'imaginaire. Le livre ne commence et ne s'achève nulle part. Si «Gênes» constitue son ancrage, c'est «Venise», le premier chapitre, qui introduit les thèmes de l'insoumission au père, de l'errance et de la question de l'écriture dans son rapport avec la vie.

Manucci, double de Cendrars, est lui aussi aventurier et écrivain; son projet d'évasion est répété au chapitre 2 qui met en scène un «passager clandestin» (sous-titre de «Naples»): Cendrars lui-même, enfant. Tout ce qui touche au livre et à l'écriture est porteur d'une malédiction. L'écrivain est un être marqué dès son enfance, et l'écriture va de pair avec une mutilation originelle.

 

Ce n'est pas contre la vie mais contre le silence («Depuis les années que je ne sors plus, que je ne bouge plus, que je ne voyage plus») que le voyageur a choisi l'écriture: c'est là qu'il faut voir le sens du fameux «écrire c'est abdiquer». Entre vie et écriture, Cendrars adopte une formule de superposition des divers ordres de réalité et nous donne la clé de la fonction du réel dans son écriture: «Aujourd'hui j'ai soixante ans, et cette gymnastique et cette jonglerie auxquelles je me livrais [...] je les exécute maintenant devant ma machine à écrire [...] glissant ma vie comme une feuille de papier carbone entre deux feuilles de papier blanc [...] intercalant dans la vision directe celle, réfléchie, qui ne peut se déchiffrer qu'à l'envers comme dans un miroir.» Au lieu d'être objet de représentation, la vie est perçue comme agent reproducteur de l'écriture. L'écriture double ou redouble la vie et le monde est créé aussi souvent que l'artiste intervient et imprime sa vision. Il y a à la fois insertion de la pensée dans le monde, volonté d'agir, de laisser une marque, c'est le côté masculin de Cendrars; il y a aussi la prise de possession du monde par la réflexion, c'est son côté féminin. Sorte d'hermaphrodite, il est l'artiste à la recherche de l'unité première, du paradis perdu.

 

L'écriture est une obsession pour Cendrars, il la subit comme une possession, et, parce qu'elle n'est pas une fête, elle ne cesse d'être pour lui une question. L'écriture a exigé de lui une «lente et progressive initiation qui devait durer une dizaine d'années» (l'Homme foudroyé). Ce n'est que dans sa tétralogie finale qu'il parviendra au prodigieux enchevêtrement textuel qu'atteste déjà Bourlinguer.

 

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https://artsrtlettres.ning.com/video/paysages-par-marie-jos-phe-bourgau?xg_source=activity

Marie-Josèphe, c'est un pur bonheur
De voir vivre et s'épanouir votre univers ...
En cette douce harmonie défilant, sans heurt
Au son de cette musique aux accents vibrants
Qui le soutient et l'éclaire.
La vue de vos œuvres dans cette mise en valeur
Nous procure une délicieuse caresse
Dans le cœur,
Tant vos ambiances expriment la douceur
Le calme, la paix profonde de la terre
Et la discrète délicatesse.
Et par tous temps,
De la terre s'élève un doux chant
De bonté et d'allégresse
Qui voit l'humain confiant
Marcher dans les champs
De sa maternelle tendresse.

 

Rébecca - Lundi de Pâques 2012

 

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Déclaration d'une enamourée… dépitée,

"Cueur d'amour épris" dépris… mi figue mi raisin  

 

                          

                          Figurez-vous, cher monsieur, qu'à la lecture de votre chronique "engagée" étayée d'apports historiques où l'amateurisme n'a pas droit de cité et de références certes non négligeables, dont celle du "Rêveur éveillé", alias Jean-Marie Pelt, plume qualifiée de "boulevardière" par vos soins, terme à mon sens, ô combien péjoratif, que nombre de ses admirateurs pourront apprécier à sa juste valeur (ne peut-on rendre accessible un sujet quel qui soit, en le vulgarisant, au sens noble du terme, sans être pour autant taxé de la sorte avec un soupçon de condescendance ?), j'étais enthousiaste de votre initiative d'évoquer cette thématique du végétal, demeurant en marge de notre civilisation de l'ère technologique industrielle favorable à Mosanto, Rhône Poulenc et quelques autres empoisonneurs de notre alma mater, la Terre, à tel point, que moralement, assurément, je me suis permise une familiarité des plus inavouables caractéristique de la gent de "femenie", sexe faible ou deuxième sexe, comme il vous plaira, auquel j'ai le bonheur ou la malchance d'appartenir, c'est selon le point de vue où l'on se place, en venant déposer sur vos deux belles joues, si, si, ne protestez point, je réitère mon compliment, deux belles joues à la carnation de la "Rosa canina L., un frais baiser digne de mon trouble pubère !

                         Et puis, patatras ! J'ai promptement ressenti la vive brûlure d'un soufflet sur ma ravissante pommette gauche (et oui, je m'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie…pas du tout !) faisant sitôt retomber mon émoi, et extase divine, comme …un soufflet !!!

                        Jugez un peu ma déconvenue ! En effet, quelle ne fut pas mon horrible déception d'amante déjà en partie conquise (un autre petit effort, et Cupidon aurait eu raison de mes maigres résistances, vous incitant à vous emparer de tout mon être, en volant à mes devants, vous autorisant à cueillir mes pétales odorants de "rose des chiens" hérissé de piquantes défenses...) déception, dis-je, non point de ne pas partager avec vous l'ensemble de vos convictions subjectives, puisque nous savons tous que c'est bien là, la loi du genre de souffrir la contradiction, lorsque l'on s'expose à commettre publiquement sa vision d'un univers, saluant même au passage votre mention en faveur de ce magnifique peintre Jean Bourdichon, peintre de cour officiant sous quatre dynasties royales, de Louis XI à François Ier, en passant par Charles VIII et louis XII, époux respectifs de la reine mécène Anne de Bretagne ; non, concédons que si j'ai été mise devant le fait accompli de mon repli, tandis, que je m'apprêtai, pauvre innocente, à vous déclarer ma flamme, la raison en est tout autre : l'inquiétude d'essuyer votre courroux ! Dieu merci, j'ai pu prendre connaissance à bon escient, de votre tempérament de feu, c'est le moins que l'on puisse dire, me soustrayant juste à temps du risque de subir vos foudres, sous prétexte que nous n'aurions pu "partager" VOS intimes convictions !

                          Ne sommes nous pas en démocratie, que diantre, riches d'une liberté de pensées et d'échanges-débats incluant de conserver une amabilité de rigueur, sans pour autant sombrer dans des platitudes et diplomaties doucereuses avec notre semblable, revendiquant aussi parfois le droit d'être dissemblable ? Et comme vous le soulignez fort à propos, nous sommes accueillis sur un réseau où la courtoisie est plus que conseillée, ce me semble, et où le maître des lieux nous offrant l'hospitalité ne transige pas avec les règles élémentaires d'un savoir vivre indissociable d'un savoir faire et du respect d'autrui, à défaut de pouvoir parler d'un humanisme en voie de disparition, en similitude d'espèces végétales et animales menacées d'extinction !

                          C'est la raison pour laquelle, vous me voyez au grand désespoir de battre en retraite, en refermant mon calice de lis-délice oudourant efflorescent à peine entrouvert, frémissant à l'énoncé de certaines de vos propositions… indécentes (sic!), étant donné que vous menacez ni plus ni moins, si j'ai bien compris, sinon d'apostropher, au pire de museler en censurant le commentaire du récalcitrant, si par hasard le malheureux émettait l'idée saugrenue de rentrer en résistance, n'hésitant pas à faire disparaitre les dires de ce denier, si vous les jugez guère flatteurs pour votre égo, brefffffff…, je ne sais si je dois redouter des rétorsions, mais n'étant pas femme à trembler, comme la Carmen de Mérimée, laissez moi vous transmettre combien, j'ai été choquée de la tonalité de langage colorant votre réponse à l'égard de l'un des membres amis de ce cercle.

                          Pour ma part, n'étant pas plus que vous prédisposée à la "tiédeur", volontiers impulsive, d'aucuns diront excessive, confessons-le, je sais ce qu'est ne pas être en accord avec mon interlocuteur ; il m'est arrivée nombre de fois même, d'être insupportée par quelques bonnes âmes pétries de certitudes, un tantinet donneuses de leçons persuadées de détenir la vérité ! Mais peut-on seulement les blâmer de défendre aves ardeur leur idéal, cependant, que nous sommes enclins à un penchant analogue ? Tenez, avant de nous séparer, je vais m'appuyer sur un modèle éloquent, concret qui m'oppose avec ma sœur gémellaire, née tout comme ma fiole sous le signe de Castor et Pollux, une certaine Oiselle-Liliacée de l'Oiseau Lyre, et bien sur le simple motif que nous n'avons pas une conception identique concernant la dualité de l'identité de la psyché d'un individu, sommes nous destinées à la discorde, à nous entre déchirées à la façon sanglante des Harpies ?

                           Par éthique personnelle, la mécréante que j'avoue être, non par provocation, mais par honnêteté intellectuelle et sentimentale, se refuse à cela ! Quant à "l'esprit de ce site" dont je note que vous vous réclamez, en usant d'accents proches de l'admonestation, ne sommes-nous pas en droit en tant que lecteurs, de nous interroger sur le bien fondé de votre semonce et, méprisante, et, violente en diable, car si il y a "agression", et "dédain" ils sont loin de se trouver là où vous les avez situés !

                          Voilà ce qu'il me tenait à cœur de vous déclarer, cher monsieur, et cela sans tenir compte du fait, que vous devriez vous sentir honoré d'être visité, le pire n'étant pas de devoir faire montre de tolérance envers qui nous allègue des objections, non, le pire est l'indifférence suscitée par les supposées publications.

                         J'ai bien l'honneur de vous saluer…


                         Une Valérianacée, " botaniste en herbe" qui aurait rêvé, si ce n'est totalement adhérer à vos conceptions naturalistes, du moins dialoguer sur cet "Empire de Flore" tellement méconnu, méprisé de nos "Frères humains."

 

                         Post-scriptum : je m'en voudrai d'envahir le mur de commentaires suivant votre article, donc, en conséquence, je préfère me retire dans mon antre privatif, en espérant qu'un vent favorable soufflera jusqu'à vous afin d'essaimer ma parole …




Dois-je vous "redouter" ?


"Rosa pumila" de Pierre-Joseph-Redouté.

dit Rosier d'Amour



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Parcours d'artistes à Jette

"Un rayon de soleil ...Un “je ne sais quoi” de pétillant plane dans l’air, 

des gens à vélo ou à pied arrivent à l’Atelier Curcuma, le sourire aux lèvres 

avides de conversations sur l’art et les artistes, autour d’un verre de l’amitié !..."


Bien le bonjour à tous et toutes,

Revoilà le parcours de Jette avec une ribambelle de quelques 300 artistes ... !!

TOUT UN PROGRAMME ET QUE DU BONHEUR ;O)

Voici déjà ce que je vous propose à l'atelier Curcuma :

Des artistes plasticiens :

Xavier Carion (Peinture, fusain et collage), Françoise Guissard (Modiste),

Thérèse Guyaux & Marc Wavreil (Photo), Pascale Hennaux & Béa Vanistendael (Sculpture),

NesS, Michel Ormancey & Peter Permeke (Peinture), Bert Sarah (Bic sur papier aquarelle),

TinouKuma (Peinture, aquarelle sur soie et sculpture)

Des conteurs :

Dominique Brynaert (samedi 21 avril à 15h) & Thérèse Guyaux(dimanche 22 avril à 15h)  

De la musique baroque :

Pascal Ormancey & Thomas Van Wetteren (samedi 21 avril à 14h30)

De la musique du monde :

VéVé AND THE JAM PACK(dimanche 22 avril à 14h)

•••

Présent aussi un petit stand artisanal d’objets et bijoux “Brésil-Belgique-solidaire

•••

Une autre surprise : 10% des revenus de la vente de plusieurs artistes 

seront donnés pour des projets de l’école Dickey Orphanage au Tibet


Pour TOUT voir ... CLIC

Je n'ai donc plus qu'une chose à vous dire ... Welcome, bienvenue ... Tinou ;O)

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http://unsognoitaliano.blogspot.com/2011/06/ernest-bloch-concerto-grosso-1-le.html

Le  violon  de Chagall 
" L'art  de  Chagall  est  une  alchimie qui  reflète l'intermittence  de  ses  humeurs et  des  ses  amours. Dans la peinture  comme  dans la  vie.  Une  vie  qui  commence  à   Vitebsk dans la Russie  tsariste, le  7  juillet  1887. De l'autre  côté du  fleuve,  dans le  modeste  quartier  juif. Rues étroites,  ça  et là   un  outil agricole, des  vendeurs  ambulants, un  rabbin  en  ... de prier, un  musicien en  train  de jouer, deux amoureux,  vielle  maison  de   bois, la  synagogue, les  courettes. Et  leurs  habitants : poules et chèvres,  chats et chevaux, le coq et  la  vache  au regard  doux, avec  lesquels  Chagall bavarde  en  secret, pour rire  et  pour  de  vrai, donnant  à  chacun un role  et  une  personnalité . Dans la  lenteur   methodique  et  la somnolence de  cette tranquille bourgade  de province, les objets  qui envahissent  la  maison se  mettent  eux  aussi  à  compter  et   à vivre. Dans leur  simplicité, ils s'entourent de  mystère :  le  samovar et l'horloge à pendule , la lampe  et  le  violon de  l'oncle  Neuch . .....

Théme  récurrent,  il  est  bien  rare   de ne  pas  trouver  l'image  de  cet  instrument dans  les  peintures  (dessins , tableaux  ou  fresques)  de Chagall  , motif essentiel  ou discrete  allusion ,  comme si la musique, agissant  comme  un  bruit   de  fond, devait  toujours  être présente dans  l'évocation  de ses  souvenirs   ...


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Le violoniste
 
Ô le mystérieux pouvoir de la Musique !
Depuis les jours sacrés d'Orphée et d'Arion
Enivrant le dauphin et charmant le lion,
Nul ne peut résister à son souffle magique
Où palpite le vol de l'Inspiration !

Un jour, à Montréal, au pied de la colonne
Qui porte à son sommet Nelson à Trafalgar,
Un béquillard, au teint livide, à l'œil hagard,
Râclait du violon, malgré le vent d'automne
Fouettant son corps mouillé des pleurs d'un froid brouillard.

Il râclait, il râclait, et la foule mobile
Restait indifférente aux cris de l'instrument,
Fermait les yeux devant le triste affaissement
Du pâle garçonnet qui tenait la sébile.
Il râclait, il râclait, sans trêve, obstinément.

En vain le malheureux par sa fugue entêtée
S'efforçait d'arrêter les passants dédaigneux,
En vain l'enfant malade et des pleurs dans les yeux,
Faisait tinter des sous dans l'écuelle agitée.
Hélas ! rien ne tombait aux pâles haillonneux.

Cependant un piéton, à la démarche, altière,
Attiré par les sons du violon criard,
Remarquant l'abandon navrant du béquillard,
S'arrêta, se troubla, fit un pas en arrière.
Puis marcha vers le couple, et, parlant au vieillard :

« Je voudrais essayer ton violon, confrère,
Dit le passant avec un sourire charmant,
Je voudrais l'essayer un tout petit moment,
Pour voir si je pourrais soulager ta misère.
Non, non, ne cache pas ainsi ton instrument. »

Et, dégantant soudain une main fine et blanche,
Il saisit le crincrin que le vieux lui cachait,
― Comme un enfant peureux étreignant un hochet, ―
Et, l'œil en feu, campé fièrement sur la hanche,
Fébrilement passa sur les cordes l'archet.

Mais à peine avait-il égrené quelques notes,
Que les passants, surpris, s'étaient groupés autour
De ce musicien qui faisait tour à tour
Gazouiller sous ses doigts rossignols et linottes,
Et dont le cœur semblait tout flamme et tout amour.

Bientôt les sons joyeux devenaient lents et graves :
Un andante vibrait au lieu des allégros.
Ensuite des soupirs, des plaintes, des sanglots,
Sous ses doigts tressaillaient, farouches et suaves
Comme la grande voix des brises et des flots.

Et les gémissements du mendiant aux portes
Des riches assouvis de parfums et de vin,
L'appel du naufragé qui se lamente en vain,
Les bruits du vent glacé roulant les feuilles mortes,
Sortaient des flancs émus de l'instrument divin.

Brusque transition ! des cordes harmoniques
S'envolent tout à coup les vifs accords du bal.
Les rires, les chansons, les cris du carnaval.
Les citadins, poussant des bravos frénétiques,
Entouraient de plus près le maître sans rival.

Mais le musicien reprend la note triste
Et fait pleurer les sons sur le déshérité
Pour qui jamais ne brille un rayon de gaîté.
Ses arpèges, tout pleins de son âme d'artiste,
Semblaient clamer à tous : « Faites la charité ! »

Il suppliait pour ceux qui gémissent sans trêve
Et que le sort paraît s'obstiner à meurtrir,
Pour les pauvres honteux, que nul ne voit souffrir,
Qui, pareils aux oiseaux du bois ou de la grève,
Blessés par le chasseur, se cachent pour mourir.

Émus comme la fleur ou la feuille qui tremble
Aux sonores baiser d'un vent mélodieux,
Sous le charme vainqueur de ce souffle des cieux,
Tous les fronts pâlissaient et s'inclinaient ensemble,
Tous les yeux se mouillaient de pleurs silencieux.

« Maintenant secourez la pauvreté souffrante,
Pendant qu'en votre cœur parle la charité »,
Dit le violoniste avec simplicité.
Puis il rentra, furtif, dans la foule béante
Qui referma sur lui son grand flot agité.

Et l'aumône coula comme l'eau d'une source.
Dans le noir couvre-chef du vieillard à genoux
Les brillants louis d'or se mariaient aux sous.
Des femmes, regrettant l'absence de leur bourse,
S'affolaient, déliraient, et donnaient leurs bijoux.

Et tous se demandaient, ivres de l'harmonie
Qui venait d'éveiller dans les cœurs tant d'échos,
Quel était ce charmeur, quel était ce héros
Dont l'abnégation égalait le génie
Et dont la modestie avait fui les bravos.

Et, pendant que plus d'un bénissait dans son âme
Celui qui, rayonnant de l'éclair immortel,
Avait ainsi voulu fléchir le sort cruel,
Parmi les citadins fascinés une femme
Répétait : « C'est sans doute un messager du ciel » !

Ô le mystérieux pouvoir de la musique !
Depuis les jours sacrés d'Orphée et d'Arion
Enivrant le dauphin et charmant le lion,
Nul ne peut résister à son souffle magique
Où palpite le vol de l'Inspiration !
 
William Chapman

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L’humeur du jour de Pâques de Jiembé

 

https://artsrtlettres.ning.com/photo/mon-humeur-du-jour-508

C'est très beau Jiembé ce bouquet de lumière

qui explose de vie et de  joie printanière

et qui monte et s'élève ainsi vers l'infini

dans ces bleus violets de si belle matière

rendant l'espace mystérieux à perte de vue !

En bas, l'ombre sourde depuis les tréfonds de la terre

résiste un peu mais la mort est vaincue.

Dans ses verts lumineux, de tous côtés, la nature jaillit !

Pour le jour de Pâques, très parlant et réussi !

 

 

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Mon intervention dans le groupe "Dis-moi ce que tu lis"

"Admirant l'oeuvre de Jacqueline De Clercq, trouvant étonnement précieuse l'initiative des Editions Maëlstrom avec ses "Booklegs", je me suis rendu il y a déjà un petit temps chez eux. J'y ai recontré son directeur qui m'a reçu avec une courtoisie indéniable.

Je lui ai fait part de mon intention d'ouvrir sur le réseau un petit concours ayant pour prix des Booklegs ayant trait à Bruxelles. Dans cette intention, j'y ai acheté plusieurs dizaines de booklegs pour offrir en prix à ce concours. Notamment beaucoup d'exemplaires du magnifique petit opuscule de Jacqueline De Clerck pour offrir. J'ai demandé à l'éditeur un texte de deux pages pour pouvoir faire une publicité présentant sa précieuse initiative. Cela m'a été promis, mais jamais suivi d'aucune réaction. J'ai renvoyé un rappel de ceci à la direction. Et encore aucune fois aucune réaction.

Devant ces faits, je reste peu enclin à donner encore une tribune sur arts et lettres à ces éditions. Je clôture toute discussion dans le forum de discussions ayant trait à cela. J'en suis navré."

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L’AMOUR et la LIBERTÉ
sont dans le sacrifice plein et unique du Christ
les dons offerts à l’humanité
par son Être descendu des confins cosmiques.

C'était effectivement la mission de Rudolf Steiner d’en parler
et d’éveiller le sens moral du karma et de la réincarnation
pour que nous portions nos destins avec responsabilité pour honorer ce sacrifice et ce don.

La colère … c'était pour le Vendredi Saint !
Le voile déchiré du temple... et le tremblement de terre,
le ciel obscurci, la ténèbre, la nuit :
les élément vivant en osmose
le Dieu d’Amour ainsi maltraité

La colère vent astral de notre humanité -

Cela me rend présent un moderne drame Mystère
dont je fus le témoin dans la conscience de la nuit
expérience spirituelle restée très vivace depuis.

En revenant de Jérusalem en ces temps de Pâques là,

Où j’avais eu à lutter avec succès pour qu’au Saint Sépulcre,
nous puissions nous recueillir enfin dans le silence en paix
en ayant intimé aux marchands de bougies d’aller faire leur commerce plus loin :
en dehors et sans plus aucun bruit –

De la colère des cieux, j’ai fait l’incroyable expérience aussi,
Un rêve occulte éprouvant qui m’a extirpée pantelante au milieu de la nuit
et avec des mots approchant, limités je tenterais de traduire l'intraduisible de ce vécu  :

Avant même que d’être projetée dans la scène que je verrais ensuite,
C’est la violence de l’orage et son tumulte grandissant qui m’emplit, m’assaillit, m’assourdit :
Son immense tempête qui me secoue et jusqu’en mes entrailles, comme partout alentours, gronde aussi :
Tout dans l’univers s’agite, se cogne et frémit de colère,
 tout rugit et secoue depuis les entrailles de la terre
jusqu’aux cieux, tout n’est que fracas de bas en haut dans l’univers,
et j’en suis toute traversée car je n’en suis pas séparée.

Puis je vois :

Une place  carrée devant des bâtisses élevées  que je crois deviner et reconnaître
- et que je vérifierai plus tard comme étant bien celle devant l’église du St Sépucre et Golgotha, en venant la revoir une autre fois.

Trois trônes sont là placés au fond.
Au milieu, le Malin vient de s’assoir et usurper la place du trône du Père, au centre.
C'est une présence lourde et sourde mais dont les traits me sont cachés.
Alors, c’est seulement lorsque je VOIS que je peux faire le lien entre la colère et cette usurpation qui vient la provoquer comprendre d'où vient la gigantesque révolte des éléments et de tout l’univers qui se transmettait tout autant en moi avant que je ne l’ai vu et compris. Première attaque.

Le trône de droite est vide, celui du Fils …

Le trône de gauche est occupé par Marie-Sophia, au visage au doux ovale et aux pommettes hautes, aux douces lignes arrondies, la tête et le corps modestement voilée. Elle est toute recueillie.
Et c’est vers elle que le Malin lance durement sa seconde attaque :
« Et son âme est tellement emplie de haine qu’elle pourrait détruire l’univers ! »  

A ces mots durs de haine mensongers, l’orage astral de colère redouble et s’emplifie avec plus de violence et fracas, de révolte devant le second sacrilège, tout s’agite en désespoir dans un grand fracas, tout rugit et s’ébranle de haut en bas.

Et je sens bien qu’avec ses mots de fiel, l’Adversaire veut ravir l'ESPOIR DU MONDE que porte en sa sainte personnalité Marie, car outre d'être reliée à la sphère du Saint-Esprit, elle représente aussi l’Âme de toute notre Humanité, l'âme recevant l'inspiration du Saint Esprit, l'âme aimante, la compassion même. Et l’attaquer en lui projetant sa propre haine, c’est vouloir attaquer les hommes sous sa protection, c'est vouloir tuer dans l’œuf notre humanité… encore sur le chemin de cette école d’amour, toute jeune et nouvellement née.

Marie alors baisse la tête, comme de chagrin.

Puis survient la troisième attaque : le Malin fait le geste de s’approcher d’elle en toute promiscuité pour lui donner son fétide baiser, mortel blasphème, et la souiller …  mais Marie en s’affaissant plus s’y est aussitôt dérobée.

Alors toute la révolte de l'univers se souleva et gronda, toute la force des éléments d’un cran encore dans la violence monta. Tout ne fut plus que chaos de révolte dans l’orage à son paroxysme amplifié, cri de révolte et désespoir hurlé.

Et cette violence de l’orage cosmique vécue en écho direct à travers tout mon être et si fort  ressenti  m’a projeté hors de cette expérience occulte de nuit pantelante et ahurie.

Des mois après encore par la vision de l'expérience poursuivie et me quesitonnant sur son sens, je me revois longeant la Seine de l’Ile des Impressionnistes dans mon « village" de Chatou avec le  sage ami pour lui conter mon émoi et tout mon désarroi, puis son avis recueillir, l'écouter sur le sens de cette nocturne expérience :
comprendre et réaliser que Marie attaquée c’est le symbole vivant exact de toute notre humanité et que depuis le milieu de ces années 80,  l’enjeu était lancé à l’humanité de suivre le chemin d’amour et compassion par Marie porté et ouvert en écho au sacrifice du Christ
ou de tomber dans les raies de haine de l’Adversaire et que dés lors l’humanité serait soumis à  ses fortes attaques pour s’éveiller et choisir qui elle voulait servir.

 

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https://www.youtube.com/watch?v=gpWoBAwohks&feature=related

 

https://www.youtube.com/watch?v=RgNfhV5I_zc&feature=related

 

https://www.youtube.com/watch?v=juuhx884ylM&feature=related

 

 

Ah ! Le beau violon enchanté de Chagall
Merci Robert Paul, pour les yeux et le rêve, un régal !


Il semble illustré Tevyé, le Laitier tiré du roman

créé par le grand écrivain de langue yiddish, Cholem Aleichem.

Appelé aussi pour les besoins du cinéma : Le violon sur le Toit

Dont voici une illustration d’introduction en clin d’œil à Chagall.

 

Nos familles respectives proviennent des mêmes shetell de Galitzie-Ukraine

Et nous ont transmis ce rêve dans les musiques Klezmer endiablées, genre tzigane yddish

où  se rejoignent dans leur paroxisme la joie et la peine.

*

Cholem Aleichem : shalom Aleichem : Bénédiction sur le pain

 

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Haïkus de Pâques

Gourmandise en vue

Tous ces œufs en chocolat

Dans le jardinet

 

 

Dimanche de Pâques

Premiers tintements de cloches

~ Courir au jardin

 

 

Les cris des enfants

Découvrant les chocolats

~ Ai-je eu dix ans ?

 

 

Au milieu du pré

La grosse poule de Pâques

À portée de l'âne

 

 

Avant les enfants

Le chien mange les œufs en sucre

~ Trop tard pour la chasse !

 

 

Le lapin fondu

Sous les rayons du soleil

J'y goûterais bien

 

 

Les petites taches

Au bout des doigts des enfants

~ Délices pascales

 

 

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Neuf l’œuf de Jacques Chessex

http://www.archambault.ca/neuf-loeuf-JLI2560784-fr-pr

Extrait de texte du livre –

Qui apporteraient les œufs ?

-          Les cloches de Pâques, les poules, le coq, la cigogne

-          Rourou le Renard intelligent – Gros oiseau, le coucou

-          Lapin, lièvre de Pâques

Les cloches gaies de Pâques sonnent et le vent chante au petit Jean :

«  Neuf, l’œuf, la cloche l’apporte.

Neuf le Printemps, neuf le feuillage.

L’œuf est un petit soleil neuf.

L’herbe a mis son vert fou et sage.

Le vert tout neuf où brille l’œuf,

Neuf dans l’air clair qui réconforte.

 

Pâques c’est le premier jour du Printemps :

Premier jour de l’année. »

Jean se dit :

« C’est bon un œuf dur tout frais et c’est beau ! »

Jean casse un bel œuf intact contre un tronc d’arbre.
Il enlève la coquille, il le coupe en deux avec les dents.
Il mache cette première moitié en regardant

le petit soleil du jaune qui luit au centre de l’autre moitié

dans son enveloppe ferme et blanche.

 

 Tout cela sous le soleil léger de Pâques

Quand la saison veut que revive la nature,

Que les oiseaux éclosent,

Que les feuilles poussent aux arbres,

Que les fleurs s’ouvrent et s’épanouissent,

Que les chats, les renards, les agneaux, les petits chevaux

Viennent au monde et prospèrent

après le long engourdissement de l’hiver.

 

Jean le regarde encore, ce soleil de la nouvelle naissance.

Il l’aime, il réfléchit, il se souviendra :

            Neuf, l’œuf !

Et dans l’œuf cette lumière

Comme la promesse rayonnante d’une fête sans fin.

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12272803495?profile=original« Je vivrai l'amour des autres » est un diptyque romanesque de Jean Cayrol (1911-2005), publié simultanément à Boudry (Suisse) aux Éditions de la Baconnière et à Paris aux Éditions du Seuil en 1947. Prix Théophraste-Renaudot.

 

On vous parle constitue la confession hachée d'un narrateur anonyme, privé de visage et de statut social, être humain désancré, sans passé, jeté dans une existence insignifiante dont il ne se sauve quelquefois que par une attention minutieuse portée au monde des objets. Le rideau opaque qui semblait le séparer des autres, et donc du réel, se déchire cependant: obligé de quitter la chambre qu'il occupe dans un hôtel miteux, le narrateur est en effet invité par le cabaretier, qui à son tour lui parlera: «J'entends encore la voix de ce vieil homme, une bonne voix quotidienne: "A demain". Il y a un demain, ce soir, vous entendez, il y a un demain.»

 

Les Premiers Jours constituent la suite directe de cette résurrection. Gagnant un prénom (Armand), sinon une identité sociale plus marquée, le narrateur élargit son champ de vision, et partage la vie d'un couple un peu désuni. Tandis que l'univers semble se redéfinir, une seconde secousse le restitue cette fois pleinement à la vie: jaloux de son ami Albert, épris de Lucette, il rejoint, avec la blessure d'amour, les rangs de l'humanité.

 

Roman de la résurrection, ce livre majeur de l'interrogation humaniste de l'immédiat après-guerre est indissociable de l'expérience de Jean Cayrol, déporté à Mauthausen en 1942, et des autres espaces littéraires où il tente alors de se l'expliquer, à savoir les Poèmes de la nuit et du brouillard et le splendide essai Lazare, au titre suffisamment emblématique. Revenant au milieu d'un monde à la dérive, hébété par la tragédie, peut-être celui qui a connu l'expérience concentrationnaire est-il le mieux à même de mettre en avant ce qui résisterait un peu au naufrage. S'inspirant de ses propres méthodes pour tenter alors de survivre, et racontant la difficulté du retour à la normale, le romancier ouvre la voie à une redéfinition fondamentale du réel. Dans une écriture rêche et apparemment déboussolée, l'expérience lentement décrite est celle même d'une reconquête: par le plus humble, par le plus concret, la conscience peu à peu reprend pied, jusqu'à s'émerveiller de la banalité d'un rapport vraiment humain; deux mots échangés, le commencement d'un accueil suffisent alors pour reconstruire l'Histoire, et peut-être, sinon un sens, du moins une valeur. La grande réussite du livre réside dans la précision de l'attention au banal, à une trivialité qui paraît, sur fond de ressassement morose de l'être, plus riche et plus salvatrice que toute leçon de morale, ou tout pathétique de la souffrance endurée.

 

Tentant sans nul doute de répondre, à hauteur d'Histoire, à la désorientation humaine de la tragédie de 1939-1945, le roman dépasse cependant ces circonstances, en constituant une très humble et très aiguë reconstruction du sujet. Pertinence historique et force de l'écriture expliquent l'attention portée à ce livre, d'un auteur souvent plus léger, puisque Je vivrai l'amour des autres reçut le prix Renaudot 1947, avant de susciter l'intérêt par exemple de Roland Barthes, qui voyait à juste titre dans le «chosisme» de Jean Cayrol une réponse à la littérature alors dite «objectale», et qui, chez Robbe-Grillet, voulait occulter dans l'univers des choses l'évidence subjective de l'homme.

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Sacs secrets d’Eve et d’Adam.

 

 

Le monde est très vaste mais trouve une place,

Dans  le sac  des  femmes avec  leurs essentiels,

Extension des poches, mouchoirs, rouges et glace,

Livrent à  leurs besoins tous  leurs  cérémoniels.

 

Sacoche  ou  sac  à  main, carré  ou  losange,

Ils accompagnent au bal ou au boulot souvent,

Tous les objets grisgris pour farder l’étrange,

Aux teintes du bonheur, des trémolos du vent.

 

Pendant  quelques  saisons Eve  est  fidèle,

Puis cède au prestige de formes marrantes,

La  mode  et  la  classe  change  de  modèle,

L’argent a les moyens, les pauvres les brocantes.

 

Cartable du travail, Adam n’est pas en reste,

Et  change de  bourse quand il sort  en disco,

Déodorants  et  gels n’enflent  plus sa  veste,

La  clé  de   son  succès  ne  sera  pas  fiasco.

 

Viril  il  avance,  court  le  nouveau produit,

Chasse  gibecière,  soit  havresac  de  goût,

Y  met  préservatifs  ou  jeu  qui  le  séduit,

Tout y trouve place pour aider son bagout.

 

Outil  nécessaire  pour  traîner  l’utile,

Les secrets bien gardé des filles et garçons,

Cois  dans la  musette  ne sont  pas  inutiles,

Ils escortent les sports, les doudous et oursons.

 

Sacs du jour ou d’hier, bourrés de langes doux,

Ils  serviront  toujours  de coffrets  aux trésors,

Pour marmots les parents auront tous les joujoux,

A  portée  de  la  main,  leur  mini  coffre - fort.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

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Philosophie et utopie

 

En matière de philosophie, les grands penseurs ont imaginé tout au long de l’histoire humaine, une conception du monde, des règles de vie structurées ou non, et plus généralement, l’élaboration d’une société idéale. Certaines communautés ainsi évoquées ont été perçues comme des utopies – qu’elles en présentent les symptômes ou qu’elles s’affichent ostensiblement de cette manière. Les utopies ont généralement été perçues comme des expériences originales – principalement collectivistes (ensemble d'idéologies et de mouvements politiques, sociaux et religieux qui soutiennent que l'homme est un être coopératif de nature et non compétitif).

 

A l’image de toutes les oppositions, jour, nuit ; chaud, froid ; masculin, féminin ; l’homme porte en lui à la fois un désir socialement structuré de comportement et une envie de fantaisie et d’indépendance. Si bien que ces types d’attitudes coexistent depuis la nuit des temps.

Toutes les sociétés et les idéologies n’ont pu montrer leurs limites qu’à la faveur de cette ambivalence - qui ne peut subsister durablement dans un sens comme dans l’autre. Il semble que l’équilibre de la société se satisfait de ces deux attitudes, en gardant très artificiellement le pied sur une corde raide, dont on peut tomber à tout moment, ou qui peut se rompre accidentellement.

 

Les penseurs réinventent sans cesse de nouvelles cultures qui forgent leur histoire et s’imposent un jour ou l’autre comme l’un des courants possibles et déjà expérimentés, si bien que les combinaisons étant envisageables à l’infini, il est loisible de faire valoir sa propre idée comme ayant des fondements historiques incontestables.

Certains utopistes sont aujourd’hui cités dans les manuels. (La ville de Milet par Hyppodamos, Rabelais avec Thélème, Thomas Moore et Utopia, Les Adamites, Les Phalanstères de Fourier), Ils font partie intégrante de l’expérience humaine, et s’ils sont suffisamment anciens, ils sont en mesure de recevoir une certaine reconnaissance.

Ces expériences là ont pourtant connu leurs limites. Il semble que sont aujourd’hui rares, celles qui ont pu perdurer (Auroville de Sri Aurobindo et  Mira Alfassa près de Pondichéry en Inde, ou plus simplement les Hippies ou les Amish)

On pourrait presque leur rattacher l’histoire de communautés qui même en déclin, ont constitué d’une certaine façon, une organisation originale par rapport aux sociétés établies, comme par exemple, certaines congrégations de moines, toutes religions confondues.

 

Aujourd’hui, la Civilisation riche de ses nombreuses expériences réalise toujours ses imperfections et cherche à continuellement s’améliorer. Ses structures sont devenues si complexes, que les interactions de besoins, de pouvoirs, de nécessités et de privilèges lui interdisent virtuellement d’atteindre une harmonie et une félicité que les milliers d’années lui ayant permis de forger ses structures, auraient dû laisser entrevoir.

C’est ainsi ! Toutes les grandes civilisations ont un jour connu leur fin, et sur leur cendres ont surgi de nouveaux espoirs et des élans humanistes.

 

Ce qui sans doute manque à la société idéale pour exister, ce sont des notions par ailleurs si présentes dans les pierres angulaires de son organisation : la volonté de justice, le partage et le bon sens. Cependant dès qu’un homme a le loisir de penser, il ajoute à la pensée commune, cet ingrédient qui morcelle et diversifie la société.

Il apparaît que les expériences du monde n’ont pas encore atteint leurs limites, pour permettre à l’homme de s’appuyer suffisamment sur elles, afin de construire une civilisation parfaite.

Il faut donc toujours proposer, expérimenter, convaincre, construire, et avancer, en espérant qu’un jour nous serons en mesure d’être heureux.

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SOUS LES CERISIERS EN FLEURS

12272802098?profile=originalAVRIL à Tokyo

Etude de la gestuelle d'après une gravure ancienne ..les mains si minuscules comme des oiseaux , délicatesse du geste et raffinement des tissus soyeux , comme si  de toute éternité la beauté d'un instant de sérénité était suffisante pour justifier la trace du pinceau vers un monde inconnu

AA pour votre plaisir

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Oeufs de ci, oeufs de là...

Oeufs de ci, oeufs de là...

Oeufs de poules,
Oeufs de Pâques,
Oeufs qui roulent
Dans la pâte...

Oeufs de caviar,
D'esturgeons le nectar,
Luxe pour les uns,
Or gris pour certains.

Oeufs durs et colorés,
Oeufs des Tsars, élaborés,
Par Pierre-Karl Fabergé,
Toujours si bien ciselés.

L'art des oeufs est resté,
Souvent on commence enfants
A découvrir l'oeuf coloré,
Pour passer ensuite au fondant.

Oeufs en chocolat,
Que tout le monde adore,
De Neuhaus ou Léonidas,
Ou d'autres parfums encore.

Mais toujours, c'est évident,
On aimera le chocolat,
Au lait, blanc ou fondant,
L'oeuf sera mangé... sans tracas 
!


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