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"Fureur de vivre"

Je n'aime que ce qui est beau,

mais la beauté est relative,

alors j'aime ce qui élève la personne,

ce qui relève de l'Humain.

J'aime ce qui est noble,

les sentiments,

la générosité, l'amour,

le soir et ses nuits incertaines,

le matin qui se lève sur l'espoir.

J’aime aimer.

J’aime la vie.

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Ich mag nur das Schönes,

Aber Schönheit ist ja relativ,

So mag Ich, das was das Individuum hervorhebt,

Das was zum Menschen gehört.

Ich liebe das Edel,

Die Gefühle,

Die Großzügigkeit, die Liebe

Der Abend und sein unsichere Nächte,

Der, auf Hoffnung aufgehende Sonne

Ich mag das Lieben

Und liebe das Leben

Traduction en allemand de

Joelle Diehl 

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Amo solo ciò che è bello,

Ma la bellezza e relativa

Allora amo ciò che eleva la persona

Ciò che rivela l'umano

Amo ciò è è nobile

I sentimenti,

la generosità, l'amore

La sera e le sue notti incerte

Il.mattino che si sveglia sulla speranza

Io amo l'amore

io amo la vita.

Traduction en italien de

Rosalia de Vecchi

Amo sólo lo que es bello,

Pero la belleza y relativa

Así que me encanta que eleva la persona

Lo que revela la humana

Me encanta lo que es noble

Los sentimientos,

la generosidad, el amor

La noche y sus noches inciertas

Il.mattino que se despierta en la esperanza

Me encanta el amor

Amo la vida.

Traduction en espagnol de

Joelle Diehl 

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I just love what's beautiful,

But beauty and relative

Then I love what lifted the person

What the human reveals

I like this is noble

The feelings,

Generosity, love

The evening and its uncertain nights

The morning who wakes up in hope

I like the love

I love life.

Traduction en anglais de

Joelle Diehl 

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Je remercie Rosalia de Vecchi et mon amie Joelle Dieh

pour l'honneur qu'elles me font

en traduisant mon modeste texte.

Une fois de plus, merci à Robert Paul et Arts et Lettres 

de permettre de si beaux échanges.

Un partenariat

multilingue

Arts 12272797098?profile=originalLettres

 

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Nouveau Testament - Epîtres de saint Pierre

12273235262?profile=originalCes deux lettres de saint Pierre (10 av. JC. - 67 après JC.) font partie des sept "Epîtres" dites canoniques qui suivent, dans le Nouveau Testament, les 14 "Epîtres" de saint Paul. La première, écrite en grec, aux environs de 64, fut adressée aux Juifs dispersés de la Galatie, de la Cappadoce, de l' Asie Mineure et de la Bithynie. Elle est datée de Babylone (V, 13) qui probablement indique ceci: Rome, comme dans l' "Apocalypse". On constate, dans cette "Epître", une forte ressemblance de pensée, d'expression et d'enseignement avec les "Epîtres" de saint Paul; elle est forte, véhémente, empreinte de majesté apostolique, sobre dans le choix des mots et dense de jugements. Le style est concis, élevé, impérieux et doux en même temps. Dans une première suite d'exhortations, l'auteur parle de la dignité du chrétien, de la sublimité de la vocation et de la sainteté de la vie, qui doit être la conséquence de cette vocation (I, 1, II, 10). Du chapitre II, 11 au chapitre IV, 6, saint Pierre, par de sublimes comparaisons, recommande l'obéissance, la patience et le respect pour l'autorité, l'amour même pour les ennemis, et la paix chez soi. La troisième et dernière partie (IV, 7 V, 14) contient des enseignements pour une vie pure et sainte, recommandée à tous sans exception et, en particulier, aux chefs spirituels. La seconde lettre, écrite quelques mois plus tard, est considérée comme la suite de la première. Elle est adressée aux mêmes personnes, et l'auteur le dit en propres termes: "Voici la seconde lettre que je vous écris" (III, 1). On suppose généralement que Pierre l'a dictée peu de temps avant son martyre. Elle comprend trois parties: dans la première, saint Pierre rappelle aux chrétiens les principes généraux qui commandent de persévérer avec ténacité dans la doctrine et dans la pratique de la vertu (I, 1, 21). Dans la seconde partie (II, 1, 22), il condamne les jugements et les moeurs des faux docteurs, dont il décrit avec virulence et dans un style énergique, la perversion de pensée et de sentiments. Dans la dernière partie (III, 1, 13), il s'oppose aux arguments frivoles que les sectaires avancent pour essayer de discréditer la doctrine des fidèles. Les beautés littéraires foisonnent ici, plus que dans la première lettre de l'Apôtre. Le style est fort, vigoureux et souvent même impétueux. Partout jaillissent de splendides métaphores, particulièrement frappantes. Quelques différences dans le style entre cette "Epître" et la première ont fait douter de son authenticité. L'Eglise l'a admise dans le Canon de Trente, en l'incluant dans les sept lettres canoniques.

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À la fin de la vie

Songerie

Il est des temps heureux, abritant la tendresse,
D'autres très différents, ne causant pas de joies
Ou faisant éprouver de pénibles émois.
On n'a point mérité ce qui brime ou agresse.

L'oubli est souhaitable à la fin de la vie.
Mais l'être qui se sent devenu dérisoire,
Pour se réconforter recourt à sa mémoire,
Y puise des images qui longtemps l'ont ravi.

Parfois des êtres forts et choyés de la chance,
À la case départ, cessent d'être bénis.
Atteints corps et esprit par une maladie.
Jusqu'au dernier moment, ils restent en souffrances.

C'est la fin de la vie qui importe le plus.
Chaque jour apparaît comme une récompense,
S'il finit sans regrets, en douce confiance.
Or n'est-ce pas cela que chacun eut voulu?

6 août 2017

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Un dicton qui porte à sourire

À monsieur Robert Paul

« Avec l'âge, les plaisirs remontent ».
Que signifie cet aphorisme?
Manqueraient-ils de romantisme
Ceux qui fort longtemps nous contentent?

Les plaisirs d'un niveau plus haut
Viennent-ils de l'intelligence?
Cela n'est pas une évidence.
Les causent le bon et le beau.

Certes les êtres enlaidis,
N'osent courir la prétentaine.
Or leur envie reste certaine.
Ils seraient heureux plus hardis.

L'âme qui est devenue lasse,
Des défis étant saturée,
A perdu le goût d'espérer.
L'indifférence est une grâce.

31 juillet 2017

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L'astuce, mon assitant fidèle

Songerie

Je me souviens de nombreux faits.
L'astuce a d'étonnants effets;
Offre une issue qui réconforte,
Une clef qui ouvre des portes.

Il m'assista dans la candeur
Durant mon rôle de plaideur.
Je devais mettre en évidence
Ce qui avait de l'importance.

Un détail dont on s'étonne
Pourrait transformer une donne.
Or s'il n'existe certes pas
Faut le créer pour un débat.

Les avocats de grand talent
Jugeraient fort inélégant
Ce moyen de gagner des causes.
À eux d'autres choix se proposent.

Des ans ont passé or, sans cesse,
M'est une raison d'allégresse,
L'aide que souvent je reçois.
Mon assistant loge chez moi.

31 juillet 2017

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Une errance sentimentale

Me vient une envie de champagne
Au souvenir d'un lieu d'antan,
Dans un espace verdoyant,
Riche domaine à la campagne.

Le clair élixir pétillant
Provoquait de la griserie.
Un frais courant de poésie
M'en rend le goût émoustillant.

Les avocats et leurs stagiaires,
Chaque année étaient conviés
Par maître Antoine Reynier,
Restant entouré de mystère.

Ce bâtonnier, un jour m'offrit
Le grand roman Argile et cendres.
Cette histoire me fit entendre
Sa ferveur pour la poésie.

Me reste un désir puérile:
Écrire un poème étonnant.
Je n'y crois pas, évidemment,
Mais renoncer n'est pas facile.

29 juillet 2017

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SAGESSE ?

Et si les mots ne veulent plus rien dire

C'est qu'on les a trop employés

Ce sont perdus dans les délires

Ont côtoyé les vanités!

Les jours, les nuits, toutes ces années

Tout ce qu'on perd à chaque réveil

On a vécu l'âme damnée

On a laissé le désir en veille!

Au bout des ans parfois la vie

Un jour débusque les faux-semblants

Surgissent les mots de nos envies

Ils sont fougueux, plein de mordant!

Alors c'est sûr, veulent enfin dire

Qu'on a vécu, qu'on a compris

Que la raison on peut en rire

Que le bonheur est à ce prix!.

J.G.

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Un pays fascinant

En un état d'extrême grâce,
Voyant le fleuve illimité,
J'accueille la réalité
D'un infini sublime espace.

Sur sa rive est aménagé,
Sans qu'apparaissent des défenses,
Un parc sans nulle surveillance.
Des tables offrent d'y manger.

D'une surprenante hauteur
Des arbres plus que centenaires
Suggèrent un temps légendaire.
Nombreux causent des coups de coeur.

Des jardiniers, brillants artistes,
Multiplient des arrangements
D'où surgit l'émerveillement.
Ils sont parfois surréalistes.

La sécurité est parfaite.
Or, même dans l'isolement,
Aucune crainte n'inquiète
Celui qui s'endort un moment.

Regardant à nouveau le fleuve
Je le trouve chargé d'étoiles.
Au loin se profilent des voiles,
Se forment des images neuves

.

Certes le long du Saint-Laurent,
La paix, l'harmonie, la mesure,
Se reconstituent et perdurent.
Ce pays devient fascinant.

27 juillet 2017

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DANS LE CREUX DE L'ETE...

Porcelaine de Chine

Et fleurs sophistiquées

Quand beauté est divine

Légèreté assumée...

Petites fleurs des champs

Assemblées dans un Delft

Le coup d'œil est charmant

Il fait songer aux elfes!

Dans clairière endormie

Que la mousse envahit

Quelques clochettes surgies

Parfums épanouis...

Enfin, parmi les blés

Taches rouges éphémères

Coquelicots sublimés

Au soleil de la terre!

Et puis, trois pas plus loin

Le jaune du colza

Au détour du chemin

Où s'égarent nos pas...

Les yeux sont éblouis

Alors les sens s'apaisent

La vie nous réjouit

Et nos regrets se taisent!

J.G.

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Richard Dehmel, "La nuit transfigurée"

Richard Dehmel, La nuit transfigurée (commentaire de la traduction française du poème)
Richard Dehmel, La nuit transfigurée (commentaire de la traduction française du poème)

Zwei Menschen gehn durch kahlen, kalten Hain;
der Mond läuft mit, sie schaun hinein.
Der Mond läuft über hohe Eichen;
kein Wölkchen trübt das Himmelslicht,
in das die schwarzen Zacken reichen.
Die Stimme eines Weibes spricht:

  Deux personnes vont dans la forêt, chauve et froide.
La lune les accompagne, ils regardent en soi.
La lune passe aux dessus des hauts chênes,
Pas un nuage ne trouble la lumière céleste
Vers laquelle les fagots noirs s'étendent;
La voix d'une femme parle.
„Ich trag ein Kind, und nit von Dir,
ich geh in Sünde neben Dir.
Ich hab mich schwer an mir vergangen.
Ich glaubte nicht mehr an ein Glück
und hatte doch ein schwer Verlangen
nach Lebensinhalt, nach Mutterglück
  "Je porte un enfant et pas de toi,
Je vais à côté de toi dans le péché;
Je me suis gravement compromise,
Je ne croyais plus au bonheur
Et j' avais pourtant un lourd désir
D'une raison de vie, de bonheur maternel
und Pflicht; da hab ich mich erfrecht,
da ließ ich schaudernd mein Geschlecht
von einem fremden Mann umfangen,
und hab mich noch dafür gesegnet.
Nun hat das Leben sich gerächt:
nun bin ich Dir, o Dir, begegnet.“
  Et de devoir, puis je me suis affranchie.
J'ai alors toute frémissante
Laisser posséder mon sexe par un étranger,
Et pour cela je me suis encore bénite.
Maintenant la vie s'est vengée,
Maintenant je t'ai rencontré, toi, ô toi."
Sie geht mit ungelenkem Schritt.
Sie schaut empor; der Mond läuft mit.
Ihr dunkler Blick ertrinkt in Licht.
Die Stimme eines Mannes spricht:
  Elle va d'un pas incertain.
Elle relève le regard, la lune la suit.
Son regard sombre se noie dans la lumière.
La voix d'un homme parle.
„Das Kind, das Du empfangen hast,
sei Deiner Seele keine Last,
o sieh, wie klar das Weltall schimmert!
Es ist ein Glanz um alles her;
Du treibst mit mir auf kaltem Meer,
doch eine eigne Wärme flimmert
von Dir in mich, von mir in Dich.
  "Que cet enfant qui est conçu
Ne soit pas une charge pour ton âme.
O regarde comme l'univers brille clairement !
Il y a un lustre de toute part.
Tu chasses avec moi sur la mer glaciale,
Mais une propre chaleur rayonne
De toi en moi, de moi en toi.
Die wird das fremde Kind verklären,
Du wirst es mir, von mir gebären;
Du hast den Glanz in mich gebracht,
Du hast mich selbst zum Kind gemacht.“
Er faßt sie um die starken Hüften.
Ihr Atem küßt sich in den Lüften.
Zwei Menschen gehn durch hohe, helle Nacht.
  Elle va transfigurer l'enfant étranger.
Tu vas l'enfanter pour moi, de moi,
Tu as apporté un éclat de lumière en moi,
Tu m'as moi-même refait enfant."
Il embrasse sa forte taille,
Leur souffle se mêle dans les airs.
Deux personnes vont dans la nuit haute et claire.

(Traduction française par Guy Rillaers)

Ce  poème est extrait du recueil La Femme et le monde (Weib und Welt), de Richard Fedor Dehmel, écrivain et poète allemand de la première moitié du XXème siècle. Publié plus tard séparément sous le titre Zwei Menschen, il a servi de source d'inspiration au musicien Arnold Schönberg pour son oeuvre la plus célèbre,  "La Nuit transfigurée".

Le poème évoque la promenade nocturne d'un couple amoureux ; la femme avoue à son compagnon qu'elle attend un enfant d'un homme qu'elle a connu avant lui. Son compagnon lui assure qu'il est disposé à faire sien cet enfant. Ils marchent heureux, sous la lune, dans la  "nuit transfigurée".

L'évocation du paysage

Un paysage animé

Le poème est parcouru par des mots appartenant au champ lexical de la nature : "forêt", "lune" (trois fois), "nuage", "fagots", "mer", "airs", "nuit", dont les tonalités opposés créent une impression de clair-obscur. La figure de la  personnification permet de présenter les choses de manière plus vivante. Elle traduit une vision du monde où rien n'est figé. Le mot "animé" vient du latin anima qui signifie "âme". En personnifiant la lune et les arbres, les verbes d'action : "accompagner", "passer", s'étendre", "suivre", "briller", "transfigurer" contribuent à produire un effet d'animation. En attribuant des caractères humains à des choses inanimées, les personnifications contribuent à faire du paysage un personnage à part entière.

Un paysage symbolique

Les éléments du paysage appartiennent à des "règnes" différents : la terre (le sol sur lequel marchent les amants et dans lequel les arbres s'enracinent), l'eau (la mer), l'air ("Leur souffle se mêle dans les airs") et le feu (la lumière de la  lune, l'éclat qui illumine l'âme de l'homme, la chaleur qui rayonne entre l'homme et la femme).

La présence des quatre éléments  de la cosmogonie "présocratique" : la terre, l'air, l'eau et le feu, confère au poème une dimension "cosmique". On peut y discerner également le "quadriparti" (Das Geviert) qui, selon Martin Heidegger caractérise l'espace poétique : le ciel et la terre, les hommes et les dieux. C'est le rassemblement "écartelé" des quatre qui fait monde.

La lune est associée dans la mythologie grecque à la déesse Sélélé dont le nom dérive de sélas,  brillantLa lune a un rôle fondamental dans le poème : elle "accompagne" l'homme et la femme, elle les enveloppe de sa lumière, elle fait resplendir le monde entier, elle baigne tout de sa clarté.

Loin d'être un simple "satellite" de la Terre, la lune joue le rôle d'une divinité tutélaire qui veille sur les deux amants. Bien que le mot "Mund" soit du genre masculin en allemand, la lune est généralement considérée comme un symbole féminin. Elle est liée au cycle menstruel de la femme et donc au thème de la grossesse et de l'enfantement.

Dans la cosmologie grecque, la lune représente la limite entre le monde corruptible (la nature, le monde des hommes) et le monde incorruptible (la voûte céleste, la sphère des étoiles fixes, le monde des dieux), elle est à la fois éternelle et changeante (les phases de la lune).

La pleine lune, médiation entre l'homme, la femme, l'enfant  à naître et le dieu invisible vers lequel tendent la cime des chênes ressemble à une hostie et symbolise par ailleurs le sacrement de l'eucharistie.

La traduction française du mot "Glanz" : "Tu as mis du soleil en moi" introduit un symbole "masculin", actif : le soleil. La lune est traditionnellement associée à la "passivité" car elle reflète  la lumière du soleil. La femme, comme la lune, reçoit la lumière et la renvoie vers l'homme.

Arbre sacré dans de nombreuses traditions, le chêne est associé à la divinité suprême parce qu'il attire la foudre et symbolise la majesté. De grands chênes croissent dans la forêt de Dodone, en Épire, consacrée à l'oracle de Zeus (Jupiter), l'un des plus anciens sanctuaires grecs. Les chênes symbolisent dans le poème la "masculinité", la protection et la force. De même que la lune constitue une médiation sacramentelle descendante - comme bénédiction - les chênes constituent une médiation sacramentelle montante - comme intercession - entre l'homme, la femme, l'enfant à naître et la divinité invisible.

Le dialogue entre l'homme et la femme

Les paroles de la femme

La prise de parole de la femme : "Une voix de femme dit", apparaît comme l'élément modificateur dans le schéma narratif du poème. On remarque qu'avant que la femme ne prenne la parole, l'homme et la femme marchent côte à côte, mais qu'ils ne sont pas vraiment "ensemble" : "ils regardent en soi." Ses paroles rapportées au style direct relèvent du champ lexical de la culpabilité et du remords : "péché", "gravement", "compromise", "égarée", "se venger", "gauche", "relever" (le regard), "sombre" (son regard sombre), associés à l'obscurité du paysage ou du regard : "noires" (cimes).

  • Le rapport au temps

Au présent d'énonciation : "je porte un enfant mais pas de toi", succède le passé composé : "Je me suis gravement compromise", l'imparfait : "Je ne croyais plus au bonheur", "je désirais ardemment/Une vie accomplie", le passé composé : "je me suis dévergondée", "j'ai laissé posséder mon sexe", le présent : "le vie se venge" et à nouveau le passé composé : "je t'ai rencontré". L'alternance des temps verbaux (présent/imparfait/passé composé) se rattache au registre pathétique et traduit l'irréversibilité du temps (on ne peut effacer l'accompli) : la femme aurait voulu avoir cet enfant de cet homme et non d'un autre, mais il est trop tard ; ils ne se sont pas rencontrés au bon moment. La femme s'accuse d'avoir vécu à contretemps - d'avoir fait dans le passé ce qu'elle aurait dû faire dans le présent -, elle pense que "la vie" - envisagée comme "destin", fatum anankè, d'où aussi le caractère tragique du poème - se venge" de son "anachronisme", de son manque de patience et d'espoir.

Il existe en grec deux mots pour désigner le temps : "Chronos", le temps profane, orienté du passé vers le futur, dans lequel prennent place "l'éternel retour" de Nietzsche et la "répétition" de Kierkegaard, et "Kairos", le moment favorable, l'irruption du sacré (ou du saint) dans le profane, par exemple les épiphanies d'Athéna, la déesse protectrice d'Ulysse dans l'Odyssée au moment du retour d'Ulysse dans sa patrie.

Cette dimension du "Kairos" comme "recommencement" existe aussi dans la spiritualité juive (Kippour) et  chrétienne dans le sacrement du pardon qui ouvre une brèche dans la prison de l'éternel retour du même où nous enferment nos actes passés. "L'efficacité" du sacrement passe par la reconnaissance du péché comme péché - et non simplement comme "faute" - et la demande de pardon.

  • L'aveu

La femme n'a pas respecté les convenances sociales de son époque qui exigent que l'on n'ait pas d'enfant en dehors du mariage, mais elle a surtout péché contre le temps et contre l'homme qui marche à ses côtés.

Ce n'est pas à un prêtre que la femme avoue son "péché", mais à l'homme qu'elle aime car, même si elle a "péché contre Dieu", elle a aussi péché contre cet homme car elle ne l'a pas attendu et seul cet homme peut aller au-delà du pardon en reconnaissant l'enfant qu'elle porte et en le faisant sien.

On est surpris par la crudité de l'aveu qui a sans doute choqué les contemporains et contribué, avec d'autres passages, au succès de scandale et à la condamnation du recueil : "et frissonnante, j'ai laissé posséder mon sexe par un étranger". La femme avoue sans ambages qu'elle a été emportée : "frissonnante" - par le désir sexuel, au mépris de la raison et des convenances sociales et peut-être sans véritable amour.

La femme semble brisée par cet aveu : "Elle s'en va d'un pas gauche. Si elle "relève le regard", c'est qu'elle tenait les yeux baissés de honte et elle vacille. Elle a tout risqué sur cet aveu ; elle attend avec "crainte et tremblement" la réaction de l'homme.

La femme aurait pu cacher à l'homme que son enfant n'était pas de lui, mais elle ne veut pas vivre avec lui dans le mensonge. Mais elle sait aussi qu'en avouant la vérité, elle risque de perdre son amour à jamais. Elle prend donc un risque : l'homme sera-t-il "à la hauteur" de l'aveu, sera-t-il capable de le recevoir ?

"Son regard sombre se noie dans la lumière" : la lumière est comparée à une mer dans laquelle se noie le regard de la femme. Le verbe pronominal "se noyer" est dysphorique, mais il est employé ici dans un sens positif : "se noyer dans la lumière, et non dans l'eau, exprime le fait d'être sauvée, d'échapper à la mort.

Les paroles de l'homme :

  • L'acceptation

La réponse de l'homme commence par le mot "enfant" : "l'enfant que tu as conçu..." L'homme prend acte du fait que cet enfant a été conçu sans lui. et il emploie une métaphore pour le désigner, il compare l'enfant à un fardeau. Le mot "fardeau" est dysphorique. Un fardeau est une charge pénible et fatigante.

Un enfant à venir peut être un fardeau pour le corps de celle qui le porte, mais aussi pour son "âme" si elle n'a  pas vraiment voulu cet enfant... Mais l'homme affirme qu'il ne doit justement plus être un "fardeau". 

La parole "performative" de l'homme (dire c'est faire) soulage la femme du fardeau de l'enfant illégitime. 

La parole de l'homme a pour effet de soulager la femme de son "fardeau", mais aussi de transfigurer le monde : "Ô vois comme le monde entier resplendit !/Tout baigne ici dans la clarté".

  • Un nouveau regard

On retrouve ici le thème du regard qui parcourt tout le poème : "ils regardent en eux-mêmes", "elle relève le regard". C'est le regard que l'homme porte sur la femme qui change le regard que la femme porte sur elle-même, qui la fait passer de l'ombre à la lumière et qui transfigure le paysage.

Le poète exprime l'idée que les choses sont ce qu'elles sont : le bois est nu et froid, on ne peut pas changer le passé, la mer (l'existence humaine, le monde comme il va) est glacé... Mais l'amour est capable de transfigurer le monde et d'ouvrir le temps en transformant le "futur" prévisible en "avenir" imprévisible.

La transfiguration du monde

Chaleur et lumière

Dans la première strophe, avant que la femme n'avoue sa "faute" à son compagnon, le paysage est caractérisé par la nudité et la froideur : "dans le bois nu et froid"  ; le poète insiste sur la noirceur de la cime des arbres. Après l'aveu de la femme et l'acceptation de l'homme, le monde devient de plus en plus lumineux : "Son regard sombre se noie dans la lumière", "Ô vois comme le monde entier resplendit", "Tout baigne ici dans la clarté", "la nuit vaste et claire"

L'accord parfait entre le divin, l'homme et le monde :  la divinité invisible vers laquelle tendent la cime des chênes, la clarté visible de la lune, médiatrice bienveillante, la femme soulagée de son fardeau, l'homme qui a librement choisi de l'épouser et d'accepter "le fils de l'étranger" fait resplendir dans la nuit l'étoile de la rédemption, l'épiphanie de l'esprit qui se traduit en lumière et en chaleur, non seulement dans les choses, mais dans la chair : "Mais une chaleur rayonne/De toi vers moi, de moi vers toi". La chaleur de l'amour "transfigure" l'enfant de l'étranger : l'enfant ne sera plus un "étranger" ; il aura désormais un nom, celui de l'homme qui l'adopte en cet instant saint entre tous comme son fils : "Tu enfanteras pour moi comme s'il venait de moi".

Dans la nuit vaste et claire

Le discours de l'homme se termine par un hymne de reconnaissance à la femme : "Tu as mis du soleil en moi/Tu as refait de moi un enfant" : en donnant à l'homme la possibilité d'accomplir un acte de pur amour, la femme l'a enfanté à nouveau en l'élevant à la hauteur de sa vocation la plus haute. L'homme n'est pas devenu un "sage vieillard" ; il est joyeux comme un enfant. Le poète suggère que la vocation d'un homme, après avoir traversé bien des tourments, est de retrouver l'esprit d'enfance, l'innocence, la disponibilité, la confiance, la joie parfaite.

"Il étreint sa forte taille,/Leur souffle se mêle dans les airs./Deux êtres vont dans la nuit vaste et claire" : L'homme scelle l'acceptation de la femme et de l'enfant par un geste symbolique : il entoure la taille de la femme.

Le souffle ("ruah" en hébreu) désigne la respiration des deux amants, le principe de vie, mais aussi le souffle de l'esprit, l'artisan de la victoire de la vie sur la mort dans la vision d'Ezéchiel. (Ezéchiel, 37,5) La nuit dans laquelle vont les deux "êtres" est désormais "vaste et claire" parce qu'ils ont échappé à la prison du mensonge, de la Loi et de la condamnation et parce qu'ils sont entrés dans la vérité de la grâce et de l'amour véritable. Alors qu'ils marchaient côte à côte, chacun regardant "en soi", "obscuri sola sub nocte", leur souffle se mêle désormais dans les airs.

Le poème évoque un couple d'amoureux qui marche à travers bois sous la clarté lunaire. Le poète donne une âme au paysage en personnifiant les éléments qui le composent et en leur conférant une valeur symbolique. Le dialogue entre l'homme et la femme occupe une place centrale dans le poème. La femme avoue à l'homme qu'elle porte un enfant qui n'est pas de lui, mais d'un autre qu'elle a connu charnellement avant lui. L'homme lui répond en la rassurant qu'il accepte "l'enfant de l'étranger" comme si c'était le sien. On assiste alors à une transfiguration lumineuse du monde, tandis que les deux amants ressentent une chaleur bienfaisante. Désormais libérés du poids du mensonge, du jugement et de la culpabilité, ils marchent dans "la nuit vaste et claire".

On ne peut s'empêcher de faire le lien entre le poème de Richard Dehmel et le songe de Joseph dans l'Evangile de Mathieu. L'acceptation par l'homme d'élever et de donner son nom à l'enfant que porte la femme qu'il aime et qui n'est pas de lui, transfigure la nuit dans laquelle marchent les deux amants. De même, le songe de Joseph le conduit à accepter de "prendre Marie pour femme", alors qu'il était sur le point de la répudier et à donner à l'enfant qu'elle porte et qui n'est pas de lui, mais de l'Esprit Saint, le nom de Jésus, fils de Joseph, transfigurant la nuit dans laquelle Joseph se débat.

 

 

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Je veux des champs de fleurs

Je veux des jours roses et bleusdes lumières qui dansent la nuitdes jardins à perte de vuedes champs de fleurs dans le coeurla tendresse des hommeset la douceur des bêtesJe voudrais remplacertoutes les perles de verrede nos peinespar les éclats cristallinsde rires d'enfants(Martine Rouhart)
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Une Nuit dans la Grotte

Une Nuit dans la Grotte

Parcours-spectacle au cœur des Grottes de Han

Du 20 juillet au 20 août 2017

Chaque soir, de 19h30 à 21h30

 

Tour des Sites Organisation, en collaboration avec le Domaine des Grottes de Han, met en scène un spectacle bilingue (FR/NL) sur le principe d’un parcours-spectacle alliant vidéo mapping, personnages historiques et effets spéciaux. Chaque soir, du 20 juillet au 20 août, les visiteurs seront plongés dans un univers féerique en quatre dimensions.

Site incontournable en Wallonie comme en Flandre, les Grottes de Han se mettent en lumière et proposent un spectacle multimédia mis en scène dans plusieurs endroits clefs des Grottes de Han.

Construit autour d’un récit historico-fantastique au fil conducteur bien rythmé, ce show, d’une durée d’une heure, permettra au public de (re)découvrir les Grottes de Han au travers d’un voyage spectaculaire jalonné d’effets spéciaux 4D et de tableaux époustouflants ! Les grottes se métamorphosent au rythme de leur histoire et de leurs légendes…

Ce parcours-spectacle sera vécu tel un voyage initiatique où le fantastique côtoie l’histoire et le merveilleux. Un moment de magie unique en son genre pour petits et grands !

 

Concept : Parcours-spectacle

Date : Chaque soir, du 20 juillet au 20 août 2017

Horaire : En boucle, de 19h30 à 21h30 ; une vague toutes les 20 à 30 min - le public rentre dans les grottes quand il le souhaite

Durée du spectacle : +/- 1 heure

Lieu : Domaine des Grottes de Han

Public attendu : Les familles

Langue : Bilingue – FR/NL

Parking : Accès libre

Tarifs : Adultes : 19 € sur place ; 17 € en ligne / Enfants : 13 € sur place ; 12 € en ligne

Infos et réservations : www.grotte-de-han.be

 

Une création de Tour des Sites Organisation en collaboration avec le Domaine des Grottes de Han12273232273?profile=original12273232493?profile=original12273233090?profile=original12273233478?profile=original

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La patience des fleurs

Je l'avoue
j'ai une complaisance pour la routine
les menus faits du quotidien
répétés jour après jour
ce qui est lent et régulier me rassure
le va-et-vient des vagues
les nuages qui passent
la patience des fleurs
tout ce que recèlent d'infime
d'inconsistant
de presque inaperçu
les petites choses de la vie
c'est peut-être ça qui m'a sauvegardée
ces moments volés
où sans le savoir
j'apprends à aimer
la solitude intérieure

(martine rouhart)

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12273230275?profile=originalAphrodite Niképhoros de la villa de Thésée,
Nea Paphos, marbre, 2e/3e s. av. J.-C.
(musée de Chypre, Nicosie)

 

      Et là sur cette plage d’Achni qui vit émerger Aphrodite, au Rocher du Grec, les Achéens s’en revinrent de Troie et débarquèrent. La boucle était bouclée.

Ou presque… Permettez encore que je file la métaphore tant la légende est belle.

 

12273229880?profile=originalAphrodite

(marbre du 1er siècle découvert à Soli, musée de Chypre, Nicosie)

Aphrodite la dorée, qui fait naitre l’amour

Et met en émoi la création entière.

Dorée comme un Titien, une certaine morgue aux lèvres.

Son galbe est parfait, mais ne lui dites pas qu’elle est la plus belle hellène, irascible, elle pourrait se méprendre et vous poursuivre de sa vindicte.

 

      A Chypre toujours, un jeune sculpteur pétri de talent, Pygmalion,  se prit à créer une statue qu’il voulut divine. Chaque jour il passait et repassait son ciseau jusqu’à atteindre la forme suprême de l’art, l’art vivant qui fait oublier le geste, qui fait oublier le reste. Tant et si bien qu’il s’éprit de sa création, d’un amour sans retour.

Aphrodite s’en émut. Et la statue ne demeura pas de marbre, ou d’ivoire, ni sans défense.

« De son sein il approche une amoureuse main…  Pygmalion sent des veines tressaillir… Alors, transporté d’allégresse, il rend grâces » à la déesse*1. 

Il appelle l’œuvre de chair Galatée, qu’il étreint aussitôt.  

N’y voyant pas offense,

« La vierge sent ses baisers et rougit, elle ouvre à la lumière un œil craintif, et voit à la fois le ciel et son amant. »

12273230896?profile=originalPygmalion et Galatée, 1819

Anne-Louis Girodet de Roucy-Trioson (1767-1824)

« Elle rougit parfois, parfois baisse la vue ;

Rougit, autant que peut rougir une statue. »,

La Fontaine

(musée du Louvre, Paris)

Là, la voyez-vous frémir ?

Mais je dois à la décence ne pas en dire plus.

Toutefois « quand la lune eut vu neuf fois son croissant se remplir, Paphos naquit », qui donna son nom à la cité qui chaque année célèbre Aphrodite.

      Cypris est d’ailleurs le nom souvent donné à Aphrodite par les Cypriotes.

A Chypre où, comme à Rhodes ou Cythère (Cythérée), elle comptait ses plus fervents adeptes.

Cypris voyant Cypris à Cnide s’écria

Hélas, hélas ! Où Praxitèle m’a-t-il vue nue ?

Epigramme de l’Anthologie grecque

       Consacrés à Aphrodite, les poissons rouges (le cyprin doré) étaient élevés en son honneur à Athènes. Quant aux disciples d’Hippocrate, drôles de carabins, ils ont donné à une sécrétion, manifestation du désir sexuel, le nom de cyprine. J’en rougis comme cuivre, mais tout de même, tout ce que l’on apprend sans jamais oser le demander*2 ! Comme aurait dit Freud, je prends sur moi, « Ҫa laisse sans bras ! » 

 

12273231298?profile=originalCyprin doré dans un bassin du musée archéologique de Rhodes

12273231901?profile=originalVénus en armes

Collection Borghèse

(marbre, IIe siècle, complétée au XVIe ; musée du Louvre, Paris)

 

      Ah, elle en fit tomber des chefs notre Aphrodite Niképhoros, « porteuse de victoires », la Vénus Victrix des Romains ! Car même si d’Arès (Mars) elle accoucha d’Harmonie, je crois que jusqu’à Vercingétorix on en paya le prix, que toujours, n’en déplaise à Brennus, Vénus commande aux choses de la chair que malignement elle mêle à l’esprit.

 12273232486?profile=originalVénus d’Arles

Découverte en 1651 à Arles, copie romaine d’après Praxitèle,

 restaurée par Girardon.

Elle tient la pomme de Pâris, tout en réfléchissant face à sa psyché.

L’entendez-vous fredonner cette lointaine mélopée :

« Au-delà des mers, là-bas sous le ciel clair… mon pays et Pâris

… pour eux toujours mon cœur est ravi… »

(musée du Louvre, Paris)

 

Jules César lui-même, par l’entremise de sa tante Julia, qui eût Anchise comme aïeul, se prétendit parent d’Aphrodite.

Aphrodite, en effet, d’Anchise, jeune et beau berger apparenté à la famille royale de Troie, enfanta Enée*3. Enée, fuyant Troie saccagée par les Grecs, revenu des Enfers, finit par s’installer dans le Latium, devenant l’ancêtre de Romulus et Remus, fondateurs de Rome. Enée, dont descendent les Julii, la gens Julia. C’est ainsi que se bâtissent les empires. Et qu’Aphrodite est au fondement de notre civilisation.

12273234057?profile=originalTous enfants d’Aphrodite !

La Mère de l’eau (Vandmoderen)

Kai Nielsen (1882-1924)

(Copenhague, glyptothèque Carlsberg)

 

Quelle lignée tout de même que celle de notre Vénus Genetrix !

Une mère figurée dans un drapé moulant et suggestif. Tentatrice, elle nous apostrophe.

M’imagine-t-on en nourrice ? au gynécée…

En effet on ne la voit guère au foyer, vaquant aux tâches ménagères, la marmaille sur les bras. Portant un enfant, c’est pourtant ainsi que se présente l’Aphrodite courotrophe.

Rare et sage image d’une déesse-mère, car ce n’était pas l’instinct maternel qui prédominait chez elle, trop mariolle pour s’encombrer d’une progéniture certes pléthorique. Famille nombreuse, famille heureuse, peut-être, mais seul son petit Eros préféré savait lui procurer toute la félicité.

Bien plus que deux amours, elle avait cependant deux vertus. Celle que l’on prêtait à Aphrodite Apostrophia de faire oublier les amours contrariés. De changer les cœurs et de vous purifier, un don d’Aphrodite Verticordia que l’on invoquait.

« Dis à ta déesse qui tu veux que sa force plie à ton amour. »,

Sappho (ca 630-580 av. J.-C.)

 

12273234270?profile=original Vénus Genitrix

Copie romaine d’après un bronze de Callimaque.

Callimaque était surnommé le catatexitechnos, le « trop minutieux ». 

 Mais comment lui reprocher, et ne pas frémir devant ce drapé « mouillé », être tenté par cette pomme à croquer ?

(marbre de Paros ; musée du Louvre, Paris)

 

Nous suivrons encore la versatile, les poètes ne me contrediront pas, la matière est fertile.

 12273234660?profile=originalAphrodite du type du Capitole

avec Eros monté sur un dauphin.

(copie romaine d’après Praxitèle ; marbre ; musée du Louvre, Paris)

 

Et nous accompagnerons encore, par parenthèses, sa parentèle.

 

12273235485?profile=original Eros (Cupidon)

« Celui qui est touché par l’Amour ne marche jamais dans l’ombre. »,

Platon (ca - 427/- 348)

Attention toutefois au fripon Cupidon car « son jeu est cruel.

Son cœur est méchant mais sa langue est de miel. 

Ne touche pas aux traîtres dons du plus beau des dieux immortels.

Son trait est petit, mais il atteint le ciel. »

(IIe s. ap. J.-C., marbre, musée du Louvre, Paris)

 

12273235071?profile=originalTorse d’Aphrodite du type de la Vénus d’Arles

(Ecole de Praxitèle ; musée archéologique de Rhodes)

 

A suivre…

En attendant, vous aimerez peut-être retrouver ici la première partie de ce billet :

 https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/a-paphos-l-effront-e-aphrodite-f-t-aphrodite-1-5?xg_source=activity

 

Michel Lansardière (texte et photos)

 

*1 Que le poète latin Ovide, à qui l’on doit ces citations, nomme bien sûr Vénus.

*2 Cyprine… En conchyliologie, c’est aussi le nom donné à un coquillage, du genre vénus évidemment ; en minéralogie à une variété cuprifère de vésuvianite (ou idocrase) utilisée comme pierre fine. Quant aux « cheveux de Vénus », ce sont des cristaux aciculaires de dioxyde de titane, une forme de rutile donc, que l’on trouve en inclusions dans le quartz. Cette dernière appellation est aussi donnée, en botanique, à la nigelle de Damas.Sabot de Vénus étant une petite orchidée poussant dans nos Alpes.

*3 Curieuse analogie, Enée, Æneas en latin, signifiant de cuivre (ou d’airain, bronze). Chypre tient également son nom du cuivre natif, cyprium, dont elle détenait de fabuleux gisements, que l’on trouve mentionnés dans des inscriptions mésopotamiennes du IIe millénaire évoquant le cuivre d’Alasia (aujourd’hui Enkomi, ou Tuzla pour les Turcs). Par contre, pas de marbre à Paphos comme sur le reste de l’île, il venait donc de Paros. Et Cypris est un autre nom d’Aphrodite, j’y reviendrai…

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               PAR-DELA’ BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

Du 31-05 au 25-06-17, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) a mis à l’honneur l’œuvre du peintre italien, Monsieur CLAUDIO GIULIANELLI, par une exposition intitulée DIALOGUE AVEC LA NATURE.

La caractéristique majeure concernant l’œuvre de cet artiste est, sans conteste, l’atmosphère théâtrale qu’elle exhale. A cette noble théâtralité, s’ajoute la poésie de la Renaissance, particulièrement dans la vision dantesque de la Nature, exprimée par la Femme, la Béatrice sublimée, embellie, symbolisée dans le Tout cosmique. Plastiquement exprimée, cette vision se concrétise sur la toile par le personnage féminin, à l’avant-plan, derrière lequel ressort un paysage champêtre, montagneux, lacustre ou maritime. Ce paysage, tout de brumes entouré, met la Femme en exergue, dans une Toscane mythifiée. La Renaissance est présente, tant dans le costume du personnage que dans sa façon de poser. Jamais elle ne pose de face mais toujours de trois-quarts ou de profil. Elle est campée à l’intérieur d’un arc dont nous ne voyons que l’arcade avec les colonnes portantes. Concernant le cadrage, une constante régit la présentation du portrait tant masculin que féminin, à savoir que bien souvent, le personnage n’est pas représenté en entier. Celui-ci est compris dans un cadre (une focale, s’il s’était agi de photographie – un « plan américain », s’il s’était agi de cinéma) extrêmement serré, le montrant à partir de sa taille. La mise en exergue du personnage, en l’occurrence de la Femme, s’exprime par le fait qu’elle occupe, même campée dans un coin, la majorité de l’espace, à l’avant-plan. Elle est cadrée de telle façon qu’à partir de la taille, celle-ci « monte » en flèche (typique de l’esthétique de la Renaissance), jusqu’à donner le sentiment d’atteindre le sommet de l’arcade (sous laquelle est enserrée) qu’un ciel aux teintes surréalistes empêche de rejoindre. Ajoutons à cela que son regard est constamment adressé au visiteur dans un sourire légèrement changeant, selon les œuvres. Juste derrière elle, le paysage est délimité par une ligne d’horizon très basse (également typique de l’esthétique de la Renaissance).

La lecture que nous impose l’œuvre de cet artiste est essentiellement philosophie et symbolique. Chose, une fois encore, appartenant à la pensée du 16ème siècle où philosophie (naissance de la pensée moderne) et symbolique (consistance du courant religieux) s’alternaient dans les méandres de la pensée politique. Une suite d’allégories de la Renaissance apparaît dans chaque œuvre que le regard approche.

Un premier élément, musical celui-là, s’invitant sous la forme de la flûte (que l’on retrouve dans tout le parcours de l’artiste comme une signature), représente la présence de la danse. La conception de la flûte, à la Renaissance est complexe dans son interprétation, car à l’instar de la bulle de savon (dont nous parlerons plus loin), elle représente la fragilité de l’existence ainsi que l’illusion destinée à s’évanouir. D’ailleurs, une des images évocatrices de l’esprit, à la Renaissance est celle montrant un cylindre (une flûte ?) scintillant.

LE REVE (60 x 60 cm- acrylique et huile sur toile – 2017)

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nous montre un personnage féminin conçu de trois-quarts, le visage en plan jouant de la flûte. Sur la droite de la toile, deux bulles en suspension dans l’espace.

La Femme est campée à l’intérieur d’une arcade. Au-dessus du personnage, figurent sur la gauche un soleil et sur la droite une lune. Un paysage montagneux s’affirme à l’arrière-plan. Nous évoquions, plus haut, les aspects philosophique et symbolique de l’écriture de l’artiste. Deux exemples nous sont donnés ici. La bulle de savon, échappée d’une flûte, flottant dans l’air est le symbole, à la fois de la légèreté ainsi que l’éphémère de l’existence, laquelle flotte dans un espace conçu par Dieu…le temps qu’elle éclate! Le soleil et la lune figurant en haut des colonnes portantes, symbolisent l’être masculin (le soleil) et l’être féminin (la lune) identifiant l’humain. La symbolique du soleil est celle du pouvoir. Celle de la lune est relative à la féminité, à l’illumination, à l’éternité, en ce sens qu’elle incarne la notion du cycle, réalisée dans l’apparition, la croissance et la disparition, symbolisant ainsi la dimension résurrectionnelle du fait qu’elle réapparaît quotidiennement. Le soleil, lui, symbolise le pouvoir car par sa lumière il donne la vie. Le soleil et la lune sont, dans toutes les cultures, les parèdres d’une même notion : celle de l’existence, à la fois biologique et sociale.

La flûte appartient à la symbolique mystique propre à l’harmonie car il s’agit de l’instrument joué par les anges. Associé au surnaturel  ainsi qu’à la vie pastorale depuis l’Antiquité classique, il traduit l’harmonie intérieure, par conséquent, il participe de la Nature.

Les couleurs usitées par l’artiste sont globalement tendres. Même le rouge, couleur « fauve » par excellence, n’est jamais exploité à l’excès. LE REVE est considéré par son auteur comme une œuvre « froide », de laquelle se définit la féminité du personnage en accord avec la Nature. Il est vrai, après analyse, que se qui pourrait créer cette atmosphère de « froideur », serait, en fait, le traitement apporté aux chairs du visage et du buste, apparaissant en dégradés, conçus à partir du jaune-or du turban et des manches de la robe.

Dans les autres tableaux, le visage de la Femme s’étale sur des coloris tendres, néanmoins, plus vivants.

CE QUE VOUS SAVEZ PEUT-ETRE (50 x 70 cm-acrylique et huile sur toile – 2011)

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comporte un renforcement de la symbolique : une bulle trône au dessus d’une architecture monolithique (située à l’arrière-plan), à l’intérieur de laquelle est enfermée une silhouette humaine. L’artiste « implique » ici l’être humain de façon directe, en le plaçant face à ses fins dernières.

LE VOL DE PULCINELLA (50 x 70 cm- acrylique et huile sur toile-2017)

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déclame une poésie festive.

La Femme, buste de profil, visage de trois-quarts, agite deux marionnettes, l’une blanche, l’autre noire. La marionnette blanche symbolise la « Fantaisie », elle porte sur son visage un masque noir : elle se dissimule. La marionnette noire, elle, symbolise la « Rigueur ». Elle est habillée en gendarme et porte une matraque. L’arrière-plan, entièrement dominé par le bleu (en dégradés) du ciel et de la mer, alterné par le blanc de l’écume, est entrecoupé par le jaune vif des banderoles ainsi que du rouge bordeaux du turban et de la robe du personnage féminin.

CONCERT AVEC LA NATURE (38 x 38 cm-acrylique et huile sur toile-2017),

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ajoute à cette palette symbolique un élément supplémentaire sous la forme de « l’alambic », au-dessus duquel se trouve la bulle avec à l’intérieur, comme s’il s’agissait d’une mise en garde, la silhouette humaine. Considéré sous son aspect symbolique, l’alambic est un réceptacle renfermant toutes les choses de la Nature. Une sorte de boîte de Pandore (destinée à rester fermée), à l’intérieur de laquelle sont contenues les quatre saisons, représentées par les quatre éléments : le Printemps (l’air), l’été (le feu), l’Automne (la terre), l’Hiver (l’eau). Brassées à l’intérieur de l’alambic, son contenu s’écoule dans la plus totale harmonie.

BULLES (50 x 70 cm-acrylique et huile sur toile-2009),

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nous fait assister à une véritable transformation de l’écriture expressive de l’artiste. Car il s’agit de la seule œuvre qui se détache stylistiquement du contexte, en présentant la Femme dont le turban devient littéralement « cinétique » : il se défait sans pour autant disparaître. Une innovation est apportée par le fait que pour la première fois, même campé de profil, le personnage est nu.

Un élément supplémentaire réside dans le fait que l’arrière-plan, composé de deux zones bleues, en dégradés (clair avec de fortes notes blanches pour le ciel parsemé de nuages et foncé pour signifier la mer), est exclusivement maritime. Bien que les mains du personnage tiennent la flûte de laquelle s’échappe la bulle de savon (issue de la Renaissance), le contexte est ici totalement surréaliste. C’est précisément par cette dimension « cinétique » du turban défait, néanmoins physiquement présent, que s’affirme comme point de départ la lecture entreprise par le visiteur, lorsque celui-ci débute son périple cognitif.

Le contraste entre le rouge du turban et le bleu « magrittien » de l’arrière-plan donne à cette œuvre une force d’une rare intensité. Il convient d’insister sur le fait que l’artiste vient précisément du surréalisme. Et cela n’est, en dernière analyse, pas surprenant du tout, étant donné que la spécificité du surréalisme est celle de réinterpréter l’histoire de l’Art en éloignant d’elle toutes les frontières, en faisant reculer les possibles. Il s’agit ici d’exposer une Renaissance sublimée sans emprunter une écriture esthétiquement « surréaliste » mais en adoptant les traits d’un symbolisme formel. Nous savons que l’artiste provient du surréalisme. Mais ici, la dimension « surréaliste » ne se développe qu’à partir de l’apport métaphysique propre à un de Chirico dont l’on retrouve l’empreinte dans les coloris relatifs à l’atmosphère englobant le personnage à l’architecture.

L’allégorie de la bulle de savon demeure la même, à savoir l’illusion destinée à disparaître contenue en son sein ainsi que la grâce de sa rondeur laquelle s’avère être la présence de l’esprit traduite dans la forme.

CLAUDIO GIULIANELLI a une formation de chimiste. Cela se perçoit dans la science qu’il apporte aux couleurs, en ce sens que l’alchimie dont il se revendique, assure l’harmonie narrative à la base philosophique de son discours. Et cette base philosophique, il la puise précisément dans les études de Philosophie poussées qu’il entreprend.

Extrêmement féru de littérature dantesque, il trouve dans Béatrice la matrice même du personnage de la Femme ainsi que le véhicule spirituel entre l’Homme (l’Anthropos) et Dieu. C’est à se demander s’il ne l’a pas (volontairement ou inconsciemment) substituée à Eve, personnage central dans la formation psycho-sociale de la Femme. Et l’Homme (en tant que genre) où est-il dans tout ça? Il semble ne pas exister…mais ce n’est qu’apparence car c’est par la symbiose que Béatrice forme avec la Nature qu’il se voit faire partie du cycle de l’Eternel Retour.

Il coexiste pleinement à l’intérieur du principe de vie, puisqu’à l’intérieur du récit dantesque, il forme une entité amoureuse et philosophique avec la Femme. Notons que très souvent, c’est la couleur rouge (en dégradés) par laquelle l’artiste conçoit la robe portée par la Femme. Le côté à la fois lumineux et « pastellisé » de la robe contrastant avec la blancheur laiteuse des chairs, est le résultat d’une technique mixte, composée d’acrylique et d’huile. La conception des plis des tissus (cannelés) ainsi que la température des couleurs n’est pas sans rappeler (toute proportions gardées), la technique de Giotto. Ce qui, une fois encore, nous ramène à Dante.

Hasard ou coïncidence ? Cette robe rouge était celle que Béatrice portait lorsque Dante, enfant, la vit pour la première fois…

Béatrice a, notamment, été au centre des préoccupations esthétiques et thématiques des préraphaélites, vers la fin du 19ème siècle : pensez, notamment, à Dante-Gabriele Rossetti qui l’a souvent représentée indépendamment de la présence de Dante. Chose assez inhabituelle chez les préraphaélites qui l’ont, le plus souvent portraiturée en sa compagnie, comme pour symboliser l’entité de l’amour à l’intérieur du couple mythique.

Autodidacte, l’artiste fréquente les musées depuis l’enfance. Il a trouvé dans Bosch et le Caravage les maîtres qui lui ont ouvert la voie de l’expression artistique.

Chose commune à bien des artistes, lorsqu’il se trouve devant la toile, il ignore ce qu’il adviendra de son œuvre. Et c’est là que la couleur vient à la rescousse! C’est à partir de l’exploration des possibilités multiples que lui offre le chromatisme qu’il opte pour telle issue narrative. L’artiste se laisse envoûter par la magie de la palette. A ce titre, il avoue que « l’on ne peint pas avec son cerveau !», signifiant par là que la peinture, et plus au-delà, la création n’est pas le résultat d’une froide suite d’opérations calculées aboutissant à un résultat escompté.

Tout au long de son parcours, l’artiste a participé à de nombreuses expositions de par le monde.

Vous l’aurez remarqué, par delà la dimension littéraire et humaniste, il y a chez CLAUDIO GIULIANELLI une atmosphère théâtrale « bon enfant », mettant en exergue l’univers de la Commedia dell’Arte. Néanmoins, ne perdons jamais de vue que ce théâtre des rues auquel interagit le visiteur est celui d’un artiste du 21ème siècle, qui par sa culture et son pinceau, passe par le regard actuel, pour atteindre l’intemporalité.

François L. Speranza.

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Une publication
Arts
 
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Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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Claudio  Giulianelli  et François Speranza: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

(Juin 2017) photo Jerry Delfosse)

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Signature Claudio Giulianelli

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administrateur théâtres

 

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SAVE THE DATE – UNITED MUSIC OF BRUSSELS

 

 

Le samedi 9 septembre, le Belgian National Orchestra, la Monnaie et BOZAR présentent la deuxième édition de United Music of Brussels, promenade musicale au cœur de Bruxelles. Les trois institutions culturelles proposeront une nouvelle déclinaison de cette formule qui avait remporté un vif succès l’an dernier : nouveaux lieux, répertoire élargi et un parcours qui débutera sur la Place communale de Molenbeek-Saint-Jean avec les Tambours du Burundi pour se terminer en l’Église du Béguinage par un concert symphonique donné par les deux orchestres.   

 

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De 14 à 20 heures, dans le centre de Bruxelles, le public pourra assister à un large éventail de concerts et d’activités. Dans seize lieux originaux au cœur de la ville ou proches de la zone du canal (Théâtre Toone, Stijl, Brussels Beer Project, La Poudrière, La Fonderie…), diverses formations de musiciens donneront le meilleur d’elles-mêmes. Les deux orchestres fédéraux seront évidemment largement représentés, ainsi que les chanteurs du Chœur de la Monnaie et de la MM Academy.

 

L’offre musicale sera variée et innovante, avec des compositeurs allant de Josquin Desprez et Händel à Steve Reich en passant par des musiques de jeux vidéo. Les grands classiques ne seront pas en reste (Mozart, Schubert, Verdi), tout comme Piazzolla, Gershwin et Jacques Brel, sans compter les pièces écrites spécialement pour l’occasion. Nouveauté de l’année : l’événement s’ouvre à des artistes issus des genres non classiques (notamment hip-hop et gnawa).

 

Pour les trois institutions culturelles fédérales belges, United Music of Brussels représente une occasion de sortir de leurs murs et de contribuer à dynamiser la capitale. Le coup d’envoi de l’événement sera donné à 14 heures sur la Place communale de Molenbeek-Saint-Jean. Entre 19 et 20 heures, les deux orchestres clôtureront la journée lors d’un concert symphonique en l’Église du Béguinage.

 

Le vendredi 1 septembre, une rencontre de presse sera organisée en présence des directeurs Hans Waege (Belgian National Orchestra), Peter de Caluwe (La Monnaie), Paul Dujardin (BOZAR) et le chef d’orchestre Andrey Boreyko (Belgian National Orchestra). De plus amples informations suivront prochainement.

 

Le programme complet sera disponible dès la mi-août sur www.unitedmusicofbrussels.be

 

 

En pratique :

Gratuit

9 septembre 2017 – de 14 à 20 heures

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