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ALGER- Le Forum de la cinémathèque algérienne a organisé mardi à la Cinémathèque d'Alger son 1er numéro, consacré à "la situation des salles de cinéma en Algérie" en présence de plusieurs spécialistes et de passionnés du 7e art.

 12273324672?profile=originalLa situation des salles de cinéma; thème du 1er forum de la cinémathèque algérienne

Deux férus du cinéma ont été invités par le Forum pour apporter leur vision des choses sur ce thème, il s'agit du journaliste et écrivain, Nourreddine Louhal et le photographe français Stephan Zaubitzer.

L'auteur du livre « Sauvons nos salles de cinéma Acte II», Nourreddine Louhal a mis l'accent, dans son intervention, sur la situation déplorable du réseau d'exploitation (salles de projection), rappelant que l'Algérie disposait à l'indépendance de près de 500 salles.

 

Parmi les autres points importants soulevés par l'écrivain, figurent la transformation de l'activité de ces salles dont certaines ont été rasées pour y bâtir des locaux, voire même des parkings et d'autres salles dont le cachet urbanistique est dévalorisé.

 

M.Louhal Nourreddine a, d'autre part, relevé avec amertume le peu d'écrits sur les cinémas en Algérie, notamment par les professionnels du cinéma dont beaucoup sont partis sans laisser des livres ou œuvres sur le cinéma.

 

De son côté, le photographe Stephan Zaubitzer a présenté sur le grand écran de la Cinémathèque un panorama de son travail photographique dédié aux salles obscures en Algérie et dans d'autres pays arabes, mettant en avant leur architecture particulière.

 

En effet, à travers les photographies des salles de cinéma qu'il a arpentées en Egypte, au Liban, en Tunisie et au Maroc, ce passionné de cinéma et d'architecture a tenu à immortaliser ces somptueux édifices en les appréhendant sous divers angles.

 

Dans certaines de ses photographies, Stephan Zaubitzer a également capturé un aspect de l'identité architecturale et urbanistique des rues aux abords de ces cinémas et des villes les abritant, ce qui lui a permis, a-t-il dit, de relever de grandes similitudes dans les méthodes et les modes de construction de ces espaces, mais aussi dans les noms qui leur sont donnés, surtout au Maghreb arabe.

 

Après cette ballade photographique, l'hôte de la Cinémathèque algérienne a vivement regretté que ces salles de projection soient aujourd'hui tombées en désuétude.

 

Dans la partie réservée aux cinémas en Algérie, Stephan Zaubitzer a notamment mis en exergue l'architecture particulière des salles d'Alger et d'Oran, en plaçant la focale sur les décors et les somptueuses couleurs de ces espaces dont certains ne sont plus que des vestiges aujourd'hui.

 

Par ailleurs, les intervenants ont insisté sur l'impératif d'accorder un intérêt particulier à ces salles qui sont essentielles à l'industrie cinématographique et de trouver les moyens d'une gestion optimale de ce réseau.

 

Ils ont également appelé à la création de cinémas modernes en accord avec les exigences de la nouvelle génération pour que cette industrie prospère

 

APS Publié Le : Mercredi, 04 Mars 2020 13:59    Lu : 240 fois.

 

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"A l'âme en secret" création sonore et radiophonique

textes écrits et lus par Marie-Philippe Joncheray (déposés Sacem)

habillage sonore Julien Boulier (déposé Sacem)

J'ai commencé en octobre 2019 une série de collaborations Texte/Voix/Musique pour la série et chronique "A l'âme en secret" avec Marie-Philippe Joncheray , dont je connaissais la voix à l'occasion de mes cours de piano il y a environ une dizaine d'années, et dont j'ai apprécié suivre la chronique "Textuelles" à l’époque diffusée sur Radio U Brest notamment sur sa page soundcloud, et dont on trouve certains épisodes sous le nom de "Textuelles II" sur sa page Mixcloud.

Amazon : "Marie-Philippe Joncheray est romancière. Elle fait de la création radiophonique et produit l'émission littéraire TextUelle sur Radio U. Elle est l'autrice de plusieurs romans dont La Mécanique du Désir et Diane Chasseresse, publié aux Éditions du Manuscrit. Elle écrit aussi des récits pour la jeunesse comme Dans les Brumes de l'île. Son dernier roman, Sauvage, vient d'être publié ainsi qu'une contribution à la revue Spasme : Amour platonique." https://www.amazon.fr/l/B071ZGDLXS/262-4582704-6711034?_encoding=UTF8&redirectedFromKindleDbs=true&rfkd=1&shoppingPortalEnabled=true

Nos collaborations pour la série "A l'âme en secret" sont publiées en tant que Marie-Philippe Joncheray "auteur Sacem" pour les textes et la voix depuis notre première collaboration dans Sardanapale 3&4 / Julien Boulier "compositeur" pour la musique , l'introduction musicale et l'habillage sonore. Elles sont diffusées progressivement sur son Audioblog ArteRadio , sa page Mixcloud et sa page soundcloud.

Notre première collaboration pour cette série "A l'âme en secret" est visible sur sa page Mixcloud https://www.mixcloud.com/marie-philippe-joncheray/a-l%C3%A2me-en-secret-ma-vie-avec-sardanapale-34/

Suite de la série création sonore "À l'âme en secret"

Ma vie avec Sardanapale 3&4

Avec un habillage sonore de Julien Boulier

Marie-Philippe Joncheray : "Un podcast où il est question :

De visions

De fantasmes

De rêves

De désirs

D'être ou ne pas être

De courir et d'aimer

De rire et de pleurer

De regarder et de voir

De nager parmi les œuvres et de parler

Avec les siècles

De relire les mythes

Et mes obsessions

Que sais-je encore..."

Une création sonore de Marie-Philippe Joncheray (texte et voix) et Julien Boulier (composition musicale)

A écouter sur

www.mixcloud.com/marie-philippe-joncheray/

https://audioblog.arteradio.com/blog/136216/marie-philippe-joncheray

https://www.mixcloud.com/marie-philippe-joncheray/textuelle-ii-9-pierre-gripari-la-sorci%C3%A8re-du-placard-aux-balais/

https://www.mixcloud.com/marie-philippe-joncheray/textuelle-ii-23-fragments-dun-discours-amoureux-roland-barthes/

https://www.facebook.com/Julien-Boulier-itin%C3%A9raires-1542098169421586/?ref=page_internal https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blog/list?user=3ucq46nlduztt

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Tu es ce manteau triste.

Tu es ce manteau trop lourd, trop large, noir

que je ne parviens pas à enlever,

ma robe blanche en dessous est un

soleil comprimé, que je voudrais tant toucher.

Tu es ce manteau triste, que beaucoup de

gens portent ces temps-ci, ce vêtement venu

de nulle part, sans doute par l'enfer tissé, un

genre de neige noire !

Tu es ce manteau que mon corps déteste,

fait d'une fibre blessante, coupante, agressant

mon soleil et ma peau ; quand seras-tu 

remplacé par un gilet tout bleu ?

NINA

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Le Nous et les deux J

Nous est un jardin,

grâce auquel "deux je" fleurissent en fin,

Nous est un monde, 

grâce auquel "deux je" distincts l'un de l'autre se mêlent

Nous est une terre,

sans laquelle "les deux je" s’éteindraient bien plus vite,

Nous est un ciel,

hors duquel "les deux je" expireraient sur terre,

Nous est une humanité,

sans laquelle, "les deux je" périraient bien plus vite,

Nous est un chant,

loin duquel," les deux je" tairaient leurs voix,

Nous est un océan,

hors duquel, "les deux je" auraient le vague à l’âme,

Nous est une construction tout en peau, 

loin de laquelle "les deux  je" auraient si froid,

Nous est une saison,

hors de laquelle "les deux je" seraient perdus,

Nous permet "aux deux je", de grandir l'un à côté de l'autre.

Nous étant le terreau  "des deux je", mais aussi cet amour

empli de deux individualités qui se touchent, s'aiment, 

partagent l'essentiel, existent en plus large.

NINA

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Devant la dégradation du parc cinématographique algérien, l’écrivain Nourredine Louhal qui vient de publier aux éditions Aframed « Sauvons nos salles de cinéma »  lance un SOS et plaide  pour un sursaut rapide  pour redynamiser  l’industrie cinématographique algérienne. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, il met le doigt sur la plaie et propose des pistes pour impulser un nouveau souffle à ce secteur en décrépitude

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L’Express dz : Votre dernier ouvrage  « Sauvons nos salles de cinéma acte II »  (Si nos salles de cinéma m’étaient comptées) est une sorte de plaidoirie pour la renaissance du cinéma en Algérie.  A travers votre livre-enquête publié aux éditions Aframed 2019, que pouvez-vous dire  de l’état actuel de l’industrie du cinéma en Algérie  

Louhal Nourreddine : L’unique baromètre qui soit fiable pour l’évaluation de l’état réel de l’industrie du cinéma reste évidemment le grand écran que l’on n’a plus hélas ! A cela s’ajoute le déficit qu’il y’a autour de l’annonce de nouveautés et de statistiques inhérentes à la propension réelle de la vente de billetterie qui atteste du taux de fréquentation des salles de cinéma d’Alger-centre mais aussi de Riadh-El-Feth (El Madania) l’instar d’« Ibn-Zeydoun », filmothèque « Mohamed-Zinet » et « Sid-Ali Kouiret » (ex-Le Cosmos) . Autre disparité pour cause de travaux décidée dans le sillage de l’hôtel « Safir » (ex-Aletti), la salle Le « Mouggar » (ex-Colisée) qui était dans un passé récent, l’idéal support d’inédites projections telles que « L’Andalou » (2014) de Mohamed Chouikh, « Mascarades » (2008) de Lyes Salem et « Harraga blues » (2015) de feu Moussa Haddad. A ces indigences, se greffe également l’aridité en termes de subventions dont souffre le cinéma. D’où qu’il est malaisé d’estimer ou de jauger l’industrie du cinéma du terroir qui était des plus florissante dans les années 1960-1970. En effet, il ne faut pas perdre de vue que l’Algérie s’était investie dans la coproduction d’indémodables classiques d’envergure universelle à l’exemple de la : « La Bataille d’Alger » (1966) de l’italien Gillo Pontecorvo, (1919-2006), « L’Étranger » (1967) d’après le roman d’Albert Camus, (1913-1960) et adapté à l’écran par Luchino Visconti (1906-1976), « Z » (1969) de Costa-Gavras et « Remparts d’argile » (1970) de Jean-Louis Bertuccelli (1942-2014) qui été auréolé du prix « Jean-Vigo ». 

-Produire des films, c’est bien ! Les projeter dans les salles de cinéma d’Alger et de l’arrière pays serait mieux.  Mais ce n’est pas le cas actuellement, n’est-ce pas ?

La dissolution entre autre de l’Oncic et du Caic qui géraient le cinéma a arrêtée net l’ascension de notre 7e art qui a enfanté au bout d’un itinéraire jamais égalé « Alger l’insolite ou Tahia Ya Didou » (1971) de Mohamed Zinet (1932-1995) et s’est adjugé même la Palme d’or à Cannes pour « Chronique des années de braise » (1975) de Mohamed Lakhdar-Hamina. Laissé donc orphelins de ses opérateurs, le cinéma algérien évolue actuellement en dents de scie, eu égard à l’austère bourse de l’Etat qui se refuse de desserrer ses cordons. Du reste, et si production filmique il y’a, celle-ci se limite aux avant-premières mondiales et puis rien… A ce sujet, j’ose paraphraser Merzak Allouache qui à braver le débat : « Pourquoi s’obstiner à faire des films s’il n’y a pas de salles où les projeter, » lors de l’avant première de son film « Harraga » (2013) à la salle « Sierra-Maestra ». Et depuis, le hall de l’ancien « Hollywood » abrite les étals de l’artisanat au lieu de la biennale du cinéma. Il est vrai que l’artisanat est aussi essentiel mais ce n’est pas sa place. C’est triste !

-Est-ce vrai que dans les premières années de  son indépendance l’Algérie possédait le parc cinématographique le plus important à l’échelle du continent africain et du monde arabe ?

Effectivement, l’Algérie s’enorgueillit d’un parc d’environ 450 salles de cinémas que nous enviaient nos voisins du Maghreb et d’autres pays du bassin méditerranées. D’ailleurs, j’ai énuméré l’inventaire de nos salles de cinéma que j’ai fréquenté à El- Biar, La Casbah, Alger-centre, Bab-El-Oued, Belouizdad (ex-Belcourt) et au-delà même de la limite de la Capitale. Exhaustif, l’inventaire s’étend à la banlieue d’Alger et englobe les salles d’Oran, de Constantine, de Sétif, de la Kabylie, du Khroub et de Tébessa. En plus qu’il soit chiffré, le répertoire comporte l’exactitude de l’appellation ancienne et nouvelle de chaque salle ainsi que l’exacte localisation de ce lot de salles obscures. Mieux, les salles étaient pour la plupart « réfrigérées » pour dire « climatisée » à l’exemple du toit ouvrant de l’ancien « Majestic » de Bab-El-Oued où il était loisible au spectateur de s’aérer en plein air. Authentique ! Véritable musée, l’actuel « Atlas »  était la scène de prédilection d’inaccessibles stars à l’exemple de Johnny Halliday, Frédérique François, Gérard Lenorman, Georges Moustaki, Le groupe Pop kabyle des Abranis, le duo « Turkish Blend » (Yacine & Malik) de Saint-Eugène… l’actuel Bologhine. Si tant que le concept de la « Première vision » d’un film s’appliquait pour Alger, Oran, Constantine et Annaba.

-Par votre ouvrage  vous nous avez compté et conté  les nombreuses salles de salles de cinéma aux noms prestigieux qui ont fermé rideau.  Votre inventaire est-il exhaustif et qui faut-il incriminer  dans cette débâcle quasi généralisée  qui caractérise nos salles de cinéma ?

Mon ouvrage est d’abord « une Première » dans le paysage du septième art et se veut aussi une modeste pierre que j’ai offert à l’édification de l’historialité du patrimoine cinématographique algérien. A ce titre, l’inventaire que j’ai établi revêt le sceau de l’authenticité d’une carte cadastrale d’un patrimoine qui s’effrite chaque jour un peu plus et que l’on ne peut reconstruire à l’identique, faute d’un savoir-faire que l’on n’a pas. S’il en est une preuve d’une innovation littéraire, celle-ci s’est illustrée lors de la dernière édition du salon international du livre (Sila 2019-2020) où il n’y avait que mon livre au stand des éditions Aframed (2019) qui a osé l’inventaire et la description de l’état des lieux peu reluisant de nos salles de cinéma qui se détériorent. Il n’est pas dans mon intention de jeter la pierre à qui que ce soit, mais s’il y’a faute, celle-ci est dû à la précipitation qui a concourue à céder ce patrimoine à la gestion d’opérateurs privés qui n’était pas préparé à gérer une salle de cinéma qui requiert un savoir-faire. Et quand bien même qu’il soit comptable des dégâts, le bailleur privé n’est pas l’unique architecte de ce désastre où le gain facile a surclassé l’acte culturel.

-L’état des lieux que vous avez dressé dans cet ouvrage est calamiteux. Outre le désengagement de l’état, quels sont les autres facteurs à l’origine  de cette situation moribonde de nos salles de cinéma ?

Du lot des causes qui ont malmenées nos salles de cinéma, il y’a l’irréfléchie démarche d’avoir approuvé le projet des APC (mairies) de se dessaisir des salles de cinéma au profit de la gestion du privé. Et au lieu d’un léger mieux dans la gérance, il y’a eu d’abord les licenciements massifs du personnel rompu  pourtant à l’abécédaire de gestion y afférent à l’accueil du cinéphile. Notamment la caissière, l’ouvreur, la placeuse à laquelle Merzak Allouache a rendu hommage dans son filme « Omar Gatlato » (1977) dans une scène tournée à l’Olympia d’Alger. Derechef, le confort du 35mm a laissé place à la piètre image de la vidéo qui a provoqué la défection du cinéphile qui boude nos salles de cinéma. Autre talent de perdu, le savoir-faire du projectionniste qui en plus de veiller au souci du confort du cinéphile à l’aide de l’image et du son, opérait également des tâches de montage sur les déchirures de bobines de film. S’ensuivit aussi le grave déficit en matière d’hygiène et de la maintenance des lieux qui ont entraîné la dégradation des lieux. Pire, les carrés de pizzas et du douteux sirop à l’eau ont remplacé la dégustation d’un bâton d’esquimaux à l’entracte. Du reste, la gestion à l’emporte-pièce a contribuée à désertifier ces lieux de culture.

-Pourtant, il ne se passe pas une année sans qu’on assiste ici et là à travers le pays à l’organisation de festivals de cinéma, de nuits cinématographique…etc. d’un coté, il apparait un certain intérêt pour le cinéma, d’autre part, on ferme à tour de bras depuis les années 90 les salles de cinéma. Comment expliquez-vous cette contradiction ?

L’action de grâce du ciné-club « Allons voir un film » de l’association « Project ‘heurt » de Bejaïa, ainsi que le ciné-club de Mascara auxquels se greffent « les découvertes DZ » et  l’événement « Afak Fine-Week » à la salle « Atlas » (ex-Majestic) de Bab-El-Oued du  Cinuvers et les journées du cinéma engagé du Fica représentent cette étincelle qui ressuscitent en nous l’envie d’une sortie au cinéma. Donc, ça ne peut qu’attiser la curiosité du cinéphile ou l’allécher pour qu’il se fait plaisir d’une projection de film à la filmothèque Mohamed-Zinet de l’Oref, surtout lorsqu’il se sait entre les mains de professionnels du 7e art. Seulement,  l’intérêt du cinéphile s’éteint à l’instant même où s’éteignent simultanément les lumières de ces festivals qui ont le mérite d’apporter une éclaircie dans la grisaille du quotidien. D’où qu’il est requis d’asseoir un agenda où les matinées traditionnelles de cinéma vont de paire avec l’organisation de festivals. En attendant, on n’a plus qu’à se contenter du nouveau concept de la cinémathèque algérienne qui propose à l’affiche, des classiques 13h, 15h et 18h. Bien entendu, que ce n’est pas encore la grande foule mais ça viendra, particulièrement après le confinement dû  au virus du Coronavirus.

-Peut-on espérer une résurrection de ce secteur ?Il est vital de militer par le biais de l’écrit et de l’image à l’éveil des enseignes de nos salles de cinéma qui éclairaient les rues d’Algérie. En témoigne la pétition qui circule actuellement sur le net, revendiquant la réouverture des salles de cinéma de Sétif, entre-autre l’«Afrique » qui tarde à être inaugurée en dépit de l’investissement consenti.  Au demeurant, « Un pays sans cinéma, c’est comme une maison sans miroir » dixit Hervé Dumont le directeur de la Cinémathèque Suisse. Et l’on ne peut qu’espérer ce renouveau qui viendra à la suite de la rénovation de l’ancien Casino, Le « Debussy », l’actuel El Khayam, l’« ABC » ou Et’haqafa d’aujourd’hui ainsi que l’« Afrique » (ex-Empire) et le « Sierra-Maestra » (ex-Hollywood). Certes, c’est petit mais c’est toujours bon à prendre pour le cinéphile qui reste horriblement sevré d’une sortie au cinéma.  Autre espoir, la création d’un secrétariat d’Etat chargé de l’Industrie cinématographique avec à sa tête le comédien Bachir Youcef Sehaïri.

-Après les salles de cinémas et les fontaines d’Alger, quel autre inventaire illustré  et revendicatif allez-vous nous offrir ?J’attends d’abord de quoi demain sera-t-il fait pour opter pour d’autres sujets qui me tiennent à cœur, eu égard à l’état peu brillant dans lequel est confiné tout comme nous en ce moment, le patrimoine matériel du terroir. Mais ça, c’est un autre projet. S’agissant de celles et ceux qui allèguent que la vidéo, la parabole et le DVD ont tué le cinéma, je dirai à ces adeptes de la bazarisation, pourquoi qu’aux pays d’où est issue cette technologie, les gens, continue d’aller au cinéma ? Notamment nos voisins à Tunis, Rabat et en Europe où la fréquentation des salles de cinéma est à son paroxysme ! En ce sens, le cinéma n’a pas tué le théâtre et la télévision n’a pas tué non plus le cinéma qui continu d’attirer le cinéphile. A bon entendeur !

-Un dernier mot ?D’abord, Je ne souhaite pas qu’il soit mon dernier souhait, mais je formule le vœu que la gestion de nos salles de cinéma soit confiée à l’Etat, en l’occurrence l’Office National de la Culture et de l’Information (ONCI) qui a les moyens qu’il faut et aux professionnels du 7e art qui ont ce talent pour y impulser la dynamique inhérente à la fréquentation de nos salles de cinéma. Outre ce vœu, je nourris l’espoir que l’Algérie retrouvera cette époque où il y’avait des files interminables aux guichets de nos salles de cinéma. Je ne désespère pas non plus d’un retour des beaux jours, où le ticket de cinéma se vendait au marché noir, eu égard à l’engouement pour tel ou tel film.

Par Bouahmed Boualem

In L'Express DZ, (un journal électronique) du 28 mars 2020

.Entretien avec Nourreddine Louhal, Ecrivain: « Tombée de rideau et tombée de plafond sur nos cinémas »

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Fils d’or

Vous voyez bien
l’écheveau
embroussaillé
qui nous relie aux autres
devient
fils d’or et d’argent
en ces allées
et venues
de jours immobiles

.................................
Martine Rouhart

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HISTOIRE COURTE 45 (suite et fin)

-Ce n'est pas possible, pense Catherine lorsque arrivée chez Gabrielle, elle découvre en pleine lumière le visage de celui qu'elle avait pris pour un prêtre!

-Je me doutais que Gabrielle allait inviter les anciens de l'athénée, mais je m'étais persuadée que Marc n'en ferait pas partie. A ma connaissance il avait quitté l'Europe depuis longtemps pour faire carrière à Wall Street! Et voilà que Manu embarque cet homme en noir pour nous indiquer la route, et que là, dans la clarté de l'entrée c'est Marc que je découvre!

J'hésite entre douceur et irritation, ou devrai-je dire, je flotte dans l'irréel ? Et… j'entends sa voix;

-Je vois bien que tu m'as reconnu Cathy, perturbée?

-Je n'en crois pas mes yeux, ce n'est tout de même pas une soirée costumée?

-Pas à ma connaissance, mais cela ne veut rien dire… Par où allons-nous commencer ma belle? Ce jeune homme te ressemble, éclaires-moi, c'est bien ton fils qui t'accompagne? Son géniteur est absent?

A présent Catherine sait, c'est l'irritation qui domine! Ce culot de prendre comme toujours la main en posant les questions! Elle avait presque oublié ce trait de caractère pourtant à l'origine de leur rupture...

Il n'a pas changé, elle réalise maintenant que ce costume improvisé ou pas, n'est à coup sûr rien d'autre qu'un déguisement.

Gabrielle arrive alors tout sourire, avec un petit air de contentement...

-Et bien, je vois que vous vous êtes déjà retrouvés mes chéris! Surprise, surprise ma Cat, tu ne t'y attendais pas hein? dit-elle. Et, s'emparant du bras de Manu, elle l'entraine à l'écart :

-Par ici mon garçon, je te fais découvrir le coin de la jeunesse, tu vas voir, je ne me suis pas moquée de vous, ajoute-t-elle en gloussant.

Marc et Catherine se retrouvent face à face, un serveur passe avec des cocktails et ils trinquent pour se donner contenance. Cette fois, c'est Catherine qui interroge :

-Quand as-tu quitté New-York? Et qu'est-ce que c'est que ce déguisement?

C'est à ce moment qu'un orchestre de trois musiciens dissimulés jusque là, se met à jouer un air d'Aznavour : Non, je n'ai rien oublié, rien oublié...

Catherine devient si pâle que Marc la conduit vers un canapé à proximité et enchaine manifestement ému, lui aussi :

-Et en plus, elle s'est souvenue de notre chanson, elle est démoniaque notre amie! Enfin nous ne sommes plus des ados, qu'est-ce qu'elle cherche au juste?

-Sans doute que nous disions enfin la vérité, murmure Catherine.

                                                                                         F I N.

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SOLEIL AU DEHORS

Soleil au dehors,

pénombre dans la maison,

envolées de tourterelles,

point d'ombrelles au printemps,

tout le ciel est pour elles,

le soleil  là juste pour la terre,

les jardins et les toits !

Point de gens dehors,

juste quelques enfances ici et là

riant, courant, à deux pas de leurs parents !

Soleil au dehors, 

pénombre dans la maison,

plus d'avions dans le ciel, plus de bruits,

là haut, tout semble agrandi, épuré,

apaisé.

A l'échelle planétaire la terre hurle, 

sous les coups de ce monstre, dont je

tairais le nom, qui fauche ici et là, un

médecin, une infirmière, un vieillard et

parfois même un jeune, plus fragile qu'un autre !

Le ciel pourtant ne pleure pas, mais au 

contraire,  ensoleille tout cela, brûlant les

arbres et les lilas ; la terre n'arrivant plus à porter

tous les hommes,  tombe, tombe, dégringole,

exprime son impuissance !

Pourtant, je sais que tu es là, car dès 

que je ferme les yeux, j'entrevois ton sourire

empli de transparence et si plein d'abandon !

Ce sourire, désaltère mes yeux secs, car je ne puis plus

pleurer, tellement tout est si lourd mon amour !

Quant à ma bouche, par la pensée, par le désir,

à chaque instant, elle épouse la tienne,

en plein soleil de mars.

NINA

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Il fut un temps où le seigneur habitait un chateau,

Ses murailles et ses archers protégeaient sa table et sa mie.
Autour du chateau le vilain récurait les douves.
Dérangées, cela ne plaisait pas aux grenouilles,
Elles le faisaient bien savoir en coassant à tue-tête,
Le jour et la nuit et personne n'y pouvait rien.
Les archers et leurs flèches y étaient bien désemparés;
Et si le vilain craignait des punitions et des amendes,
Les grenouilles, elles, n'en faisaient qu'à leur tête,
Rendaient fous seigneur, mie, courtisans, écuyers...
Qui n'arrivaient plus à dormir, oreillers sur la tête !
Le seigneur convoqua le vilain et lui tint ce propos :
"Si ce cirque continue, tu me devras deux ballots de plus "
Deux ballots de blé, en plus des autres c'était la famine assurée.
Le vilain désespéré rentrant chez lui cherchait une solution,
Comment faire taire les grenouilles tout en continuant de travailler ?
Car les chasser et les tuer n'était pas sa philosophie,
Les confiner, oui, mais où et comment, avaient-elles un chez-elle ?
Mais la nuit porte toujours conseil en cas de dilemme,
Et au petit matin notre vilain savait comment faire :
Il se munit d'une poêle, d'un peu de graisse et de deux pierres pour un feu,
Se mit aux abords du fossé, fit fondre le gras,
Saisit une grenouille et la rôtit à la casserole.
Un grand silence se fit soudainement au marécage,
Les bruyantes habitantes du lieu disparurent aussitôt.
Furent elles chassées par le fumet ou une chaleur aux fesses ?
Mais notre vilain avait sans doute, lui, trouvé la meilleure des recettes !
Cette histoire ne dit pas qui du vilain ou du seigneur
En resta l'inventeur car les droits de l'époque se payaient en ballots !


Pensée du jour. 25/03/2020

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HISTOIRE COURTE 45 (suite...)

La soirée avec la jeune Annette, qui finalement n'était pas si timide que la première entrevue avait laissé craindre, avait été positive elle aussi. Il a régné pendant toute la semaine une sorte de Zénitude inhabituelle que les quatre colocataires, à l'initiative d'Annette, ont mis à profit pour réorganiser l'espace dans la bonne humeur.

Lorsque Catherine a débarqué à 5H le samedi avec le linge propre et quelques plats préparés et congelés, elle n'en a pas cru ses yeux :

-Quel ordre! Je suis au bord de l'infarctus! Présentez-moi donc la nouvelle, si c'est son influence, vous avez trouvé la perle rare.

Annette sans se démonter lui proposa une tasse de thé qu'elle venait de préparer, ce qui acheva la conquête de Catherine qui, une demi heure plus tard dans la voiture n'a pas arrêté de parler de la jeune fille et à poser un tas de questions à son sujet, ce qui a fini par lasser Manu.

-Eh Maman, il n'y a qu'une semaine que je la connais, ce n'est pas la femme de ma vie! Et tu sais bien, c'est toi qui le dis sans cesse… un nouveau balai balaye toujours bien, non?

Ils s'arrêtèrent à l'auberge choisie par Catherine et là aussi, furent agréablement surpris. Le lieu était très simple mais réellement charmant et leur deux chambres donnaient sur une terrasse où si le temps restait au beau il pourraient prendre le petit déjeuné.

Après s'être changés il partirent donc à la découverte d'une ferme flanquée d'un moulin où Gabrielle projette de fêter le printemps.

Le soir est tombé et le GPS les fait un moment tourner en rond. Ils arrivent enfin à l'entrée d'une grande allée bordée d'arbres, dans la lueur des phares Manu aperçoit un curé sur le bas côté, il baisse la vitre et demande :

- Mon père est-ce bien ici le chemin pour la ferme du moulin?

-Oui, j'y vais aussi, si vous voulez je monte et vous ndique la route, c'est un peu mal éclairé.

Sans attendre la réponse qu'il n'imagine que positive,  la silhouette sombre ouvre la portière arrière, s'installe et enchaine :

-Vous tournez à droite au gros chêne.

Quelques minutes plus tard une série de torches éclairent un vieux corps de ferme et on devine les ailes d'un moulin à l'allure fantomatique.

… demain suite et fin

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REMERCIEMENTS

12273330096?profile=originalA ceux qui soignent les victimes

D'un ennemi invisible et puissant

A celles qui scannent nos codes barres

Derrière la vitre en plexiglas

A ceux qui roulent dans leur camion

Pour acheminer nos denrées alimentaires

A ceux  qui boostent nos serveurs

Pour maintenir la communication

A ceux qui surveillent le traitement de l'eau

Pour nous assurer une eau toujours potable

A ceux qui veillent sur nos centrales

Pour qu'aucune coupure ne survienne

A ceux qui continuent de nous transporter

Pour aller travailler quand on n'a pas le choix

A ceux qui prennent soin des plus âgés

Pour qu'ils ne se sentent pas isolés

A ceux qui ramassent nos poubelles

Pour maintenir la propreté de la ville

A celles qui continuent de domicile en domicile

A soigner, piquer et panser

A ceux qui soignent en ville

Pour ne pas engorger les hôpitaux

A ceux qui fabriquent des masques sans relâche

Pour protéger tous nos soignants

A celles et ceux qui viennent d'Asie

Pour nous aider à combattre l'ennemi

Pour toutes ces femmes et ces hommes :

MERCI

Pour les aider et sauver des vies

RESTEZ CHEZ VOUS !

Marie-France Ochsenbein

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HISTOIRE COURTE 45...

L'INVITATION...

Manu hâte le pas, il sort de la piscine en ce début d'après-midi.

-Et maintenant pourquoi pas un petit jogging jusqu'à la superette?

Enfin détendu, il se sent bien. Le sport lui a manqué ces dernières semaines. Les réunions en vue des travaux en commun enfin bouclées, il reprend son rythme et déstresse enfin.

-Les résultats, on verra bien! pense-t-il, inch Allah!!

-Une nouvelle colocataire arrive en ce début de soirée, elle ne peut être pire que Julia, bordélique à souhait et incapable d'une sortie sans beuverie! Pierre et Sophie en avaient aussi marre que moi, aussi l'annonce de son départ nous a soulagés et nous attendons Annette et son petit air timide avec une curiosité plutôt bienveillante.

Manu achète de quoi préparer un spaghetti bolognaise pour accueillir la jeune fille et dans la foulée, il se laisse tenter par une plante fleurie pour sa chambre. Il se sent d'humeur festive, les courses vite faites, il débarque au kot et avant de monter il se décide à vider la boite aux lettres qui déborde et à faire le tri afin de ne pas s'encombrer de la multitude des pubs que personne ne lit...

-Tiens, Une lettre avec mon nom sur élégante enveloppe bleu azur, c'est quoi çà?.

Il découvre une invitation de Gabrielle Clémentini, à une soirée en l'honneur du printemps, dans une ferme quelque part perdue dans le namurois...

-Cette vieille copie de Maman est toujours aussi fofolle, pense-t-il.

Il faut pourtant bien reconnaitre qu'il a toujours éprouvé de la sympathie pour cette ancienne danseuse qui ressemble maintenant à une sorte de loubard. Elle le fait rire car sous son air sévère elle est pleine d'humour et toujours imprévisible, comme le prouve cette idée de célébrer le printemps.

-Ce Week-end me ferait un break bienvenu, je téléphone à maman dès que j'aurai fini de ranger pour m'assurer qu'elle a aussi reçu l'invitation et qu'on peut y aller ensemble.

Une heure plus tard, chose faite, lorsque Catherine entendit la voix de son fils, très excitée, elle ne lui a pas laissé placer un mot :

-Je ne sais pas si tu as déjà reçu l'invitation de Gaby, mais pas question de te défiler, j'ai réservé un petit hôtel dans le coin, je me suis luxé l'épaule au yoga hier et je ne peux pas conduire longtemps, je compte sur toi! Je te pique à ton kot samedi en fin d'après-midi et je te passe le volant. Cela nous fera du bien à tous les deux. Et bien Manu, tu m'as entendues?

Manu avait parfaitement entendu et puisque pour une fois il était en accord avec les désirs de sa mère, tout était pour le mieux!!

… le suite demain...

!

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Le printemps en deuil

Le printemps est arrivé, vêtu d'une robe noire,

la Seine et le ciel ne cessent d'être tristes,

les arbres et toutes les floraisons,

se ferment et s'alourdissent !

Les maisons, les immeubles, tremblent d'heures

en heures, des médecins, les soignants meurent,

des familles pleurent,

des enfances ont perdu le bonheur,

la terre toute entière a froid,

c'est un hiver qui recommence.

J'ai dans le cœur des fleurs étranges, hors

saison, sans parfum ; épineuses à souhait  !

Le virus a forcé tous les corps, les a cambriolés,

jusqu'à leurs derniers souffles,

mais certains ont résisté, ont gagné !

C'est une humanité entière qui avance dans l'obscurité pas à pas,

en espérant ne pas croiser cet imposteur, dont nous ne 

savons rien, ou si peu, de nos vie ce grand voleur !

le printemps est arrivé, vêtu d'une robe noire,

portant dans ses bras amaigris, ce monstre qui vient de naître

et tout le poids déjà de cette tragédie !,

Restez chez vous, je vous en supplie !

NINA

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Hier encore.....

Hier encore, le ciel était bleu et nous annonçait un printemps radieux, la nature s'éveillait, les jonquilles fleurissaient dans les sous-bois et les jardins, les bourgeons naissaient, les premières abeilles butinaient, les forêts, les lacs, les ruisseaux nous appartenaient, nous profitions de nos enfants, de nos amis comme bon nous semblait, la vie était à la fête..

Quand soudain de gros nuages assombrirent l'azur, les éclats de rires s'éteignirent pour faire place à l'angoisse et à la peur. A présent, grandissant chaque jour cette peur nous a contraint à réduire nos belles sorties natures, à supprimer nos repas de familles  et entre amis, notre belle Liberté est réduite à néant, laissée au bon vouloir de l'invisible ennemi. Mais qui est-il cet infiniment petit, ce virus impossible à dompter, qui est-il pour se permettre de mettre à genoux le vaste monde et décimer ainsi les populations ???. Qui est-il pour décider de nos vies selon ses choix ???? Qu'avons-nous fait - ou pas - pour mériter ce châtiment et quelles leçons devrons-nous en tirer demain...si nous survivons..?????

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LE TEMPLE DE PHILAE SOUS LES EAUX

Le Temple de Philaë envahi par les eaux.
Cliché réalisé probablement vers 1937 par Etienne DRIOTON

En 1937 Etienne Drioton proposait au roi Faroluk de déplacer le temple  sur une autre île pour le mettre à l'abri des eaux du Nil

(Etienne Drioton et l'Egypte par Michèle Juret, Ed. Safran Bruxelles

Archives du Musée de Montgeron

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