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Travail d'écriture,

 

                                                                          

 

L'écriture ;

ce verre d'eau pure,

pris sous une arborescence,

verte, ombragée et solaire,

 avec des pensées bleues, et chaudes,

 à l'instar de parfums.

L'écriture ;

ce bain chaud de l'esprit,

dans de l'eau cristalline,

teintée de ciel,

à l'ombre.

Le corps assoiffé,

dilaté, impatient,

y déverse en silence,

ses frissons, ses tremblements,

son intimité.

Un monde alors se dessine,

pour les yeux,

devient sonore peu-à-peu.

Le travail d'écriture,

est un dévêtissage lent.

NINA

.

,

 

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Echanges entre Artistes

Échange dessin contre mosaïque avec l'artiste Bernadette Moulin réussi.
Tausch Zeichnung gegen Mosaik mit der Mosaistin Bernadette Moulin erfolgreich.
https://www.facebook.com/bernadette.moulin.7?fref=ts

Cela donne envie d'autres échanges - par exemple contre la traduction des mes histoires ou de mon blog; un vitrail pour une petite fenêtre; une sculpture dans le pilier en bois du début de la rampe d'escalier......

Da bekommt man Lust auf weitere Tauschgeschäfte, z.B. gegen eine Übersetzung meiner Geschichten oder meines blogs; ein Glasfenster oder eine Holzskulptur in den Anfangspfeiler meines Treppengeländers, ....

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L'été, ce grand absent !

 

Puisse t-il y avoir,

un grand ciel bleu,

des fleurs plein les arbres,

du soleil aux fenêtres,

des rires dans les feuillages,

des maisons grande-ouvertes,

un vent tout musical, léger,

ta main dans mes cheveux,

à l'instar d'un baiser,

infiniment douce !

Puis,

Le poids d'un papillon,

ta bouche contre la mienne,

dissidente des autres,

accomplie contre toi.

Puisse t-il y avoir,

un authentique été !

NINA

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Cinquième Rencontre « Mots Passants »

de Livre passerelle

« Ne mépriser la sensibilité de personne.

La sensibilité de chacun, c'est son génie. »

Charles Baudelaire

Livre Passerelle,

C’est relier les ils et les elles.

C’est allier le singulier au pluriel.

C’est conjuguer regard, parole et écoute sensibles, de l’aube au soir des destinées,

dans le dessein de rompre l’isolement, l’un des plus grands fléaux

de notre société si fréquemment déshumanisée,

et, tel le colibri de la fable[1] faisant sa part, concourir à renverser le sablier de l’illettrisme,

terme péjoratif, empreint de honte, d’inhibition, d’enfermement et donc, de souffrance

pour les plus fragiles de nos frères atteints de cette faille, les démunis, les blessés de la vie,

ô combien sujets à l’exclusion, lorsqu’ils se trouvent dépossédés d’un apprentissage assimilé,

mémorisé, de notre lexique via le déchiffrage des lettres.

Accès à la connaissance dont celle de l’écrit, devant conduire à de fructueux acquis,

inhérents à la formulation du langage, à défaut d’user d’une langue raffinée,

source d’une saine éloquence, d’une palette de sentiments et d’émotions à traduire !

 

Aussi, les actives de Livre Passerelle, mûrement actrices de leur existence,

dotées d’un savoir-faire sensitif aux antipodes du paraître factice,

n’ont de cesse de se positionner au profit d’un qualificatif laudatif

de discrimination positive afin que puisse germer nombre d’îles à lettres et à être

 

Or, vous l’aurez sans doute déjà compris, pénétrer au sein des mille et un univers

de ces lectrices-diseuses privilégiant d’abord « l’art de la rencontre » cultivé par leur

(et notre) cher Albert Jacquart[2] grâce au biais de la médiation culturelle,

d’albums jeunesse consacrés à être autrement dits constituant un florissant corpus dédié

tant aux jeunes graines qu’aux chanceux qui ont su conserver leur faculté d’émerveillement,

leur âme d’ancien enfant, en dépit des épines, de semences stériles

jonchant les sentiers broussailleux de leur cheminement,

c’est rejoindre, à tire d’ailes de plumes stylistiques d’un encrier virtuel,

l’Ile heureuse, l’Ile joyeuse [3] enchantées et enchanteresses des histoires de papier

prenant soudainement corps par la magie de l’oralité qu’instaure un tel rituel,

et se laisser transporter par ces voix hautes engagées,

gorgées de fréquences vibratoires à l’élan contagieux

donnant vie et chair au souffle des créateurs, qui seraient, ne leur en déplaise,

astreints de manière inexorable, au blanc marmoréen du silence[4], sans elles…

 

Je connais un pays où chaque printemps

à naître sait qu’il aura raison du plus rude

des hivers. La neige sait sous son poids

les brins d’herbe à venir.

L’arbre sait la graine infime qu’il fut un jour,

Avant de pouvoir offrir sa ramure aux oiseaux […]

 

Il est au cœur du monde.

Il est au cœur de nous.

Il est au point du cœur.

C’est le pays que j’aime. [5]

 

Ainsi, répondre à l’invite de Livre Passerelle,

c’est sans conteste, entrer en signifiance,

voguer de paysage en paysage, de pays sage en contrée fantasmagorique,

de verbe en verbe, de prose en vers, de rimes féminines en rimes masculines,

de rimes riches en rimes pauvres, qu’elles soient croisées, embrassées, redoublées, métissées,

sans rien de plat, de bébête ou de mièvre, au fil des pages effeuillées du calendrier.

Saisons, métaphores des quatre âges de la vie[6], de l’innocence primitive à la sagesse de l’âge mûr…

 

C’est avant toute chose, assumer convictions, plaisir nourricier et sensuel, à la façon

d’envoûtantes Shéhérazade épousant une noble cause, relevant le défi de faire évoluer

les mentalités, afin d’offrir en priorité aux laissés-pour-compte,

ainsi qu’à leurs conciliateurs-porte-voix, un questionnement qui brûle les lèvres :

«Pourquoi  perdre son temps à écouter des histoires ? »

Si ce n’est dans l’intention clairement avouée, digne d’être adoptée, qu’un jour prochain,

ils en soient eux-mêmes le vivant relais, en mesure de les raconter à leur tour, de leur plein gré, 

selon la définition légèrement transposée des protagonistes, initiatrices de l’idée,

guère adeptes de dilettantisme, prohibant la tiédeur,

état quasi latent avoisinant ce non sentiment : l’indifférence…

 

Parole dénouée, déliée, déroulée à bouche que veux-tu, libérée à bouche que voilà,

par de ferventes gardiennes d’un intarissable feu de joie,

sorte de sorcières comme les autres[7], enfin pas tout à fait quand même, soyons francs et loyaux,

passeuses de Mots Passants détentrices d’un passe-partout dévolu

à entrouvrir la porte de l’imaginaire, du je-jeu, enjeu fondamental à la construction de l’enfant,

à la formation de ses goûts oscillant entre le j’aime et le je n’aime pas fort salubres,

 

figures féminines éprises de beauté-bonté[8], portées en concomitance,

du généreux désir d’essaimer, de transmettre le flambeau aux générations montantes,

autant au service perpétuel de l’essence du texte, qu’à celle de l’ouïe fortunée qui l’entend,

et qui, par leur quête de sens, de geste d’offrande et de partage adressé à qui aspire à l’accueillir,

s’illustrent, excellant à tisser du lien, du tendre murmure,

bercement-caresse affluant au bord des lèvres en provenance du centre et du bout du cœur[9],

suivant les dispositions et sensations de l’instant, au message militant judicieusement proféré.

 

Respiration poétique, parenthèse salutaire attendue, en tout cas, ressenties comme telle

par ceux qui savent que leur quotidien prosaïque est rythmé grâce à ces rendez-vous ponctuels,

vécus comme un temps suspendu, un épisode privilégié venant rompre l’effet de monotonie,

esprit qui traduit la foi et inspire confiance dans l’instant présent, mieux, nous ouvre le champ

de nouveaux horizons, et qui par cette projection, contribue à voir refleurir

notre Espérance en l’Homme[10], à entendre sourdre la tonalité harmonieuse de la « note bleue [11]

 

Mais Livre Passerelle, ce n’est pas pour autant, sombrer dans l’angélisme

sous prétexte que l’humanisme y affleure au concret, loin de là !

Car c’est aussi accepter, au-delà de la remarquable et rare bienveillance

envers autrui, la part d’ombre à laquelle chaque commun des mortels est confronté,

c’est relever de nouveaux défis susceptibles d’engendrer, en contrepartie

maints fruits doux et amers significatifs des contrastes d’une Vie ardente, de l’Ombre des jours[12],

semblables à l’émergence de désaccords déstabilisants

enclins à oser briser les accords au préalable établis,

capacité peu commune associée à une soif constante de remise en cause des plus sensées,

ne pouvant qu’enrichir davantage cet humus fertile, gage de ressourcement.

 

Attitude de franchise allant de pair avec intégrité et sincérité,

témoin de la bonne santé de ce quintette composé de fleurons appartenant au deuxième sexe [13],

soutenu par une fine équipe attentive, efficace, de volontaires opiniâtres,

est-ce là ce qui constituerait l’une des clés de la réussite de Livre Passer’elles ?

 

Alors, dites, que pouvons-nous souhaiter de plus, à l’égard du devenir de ces  « belles rebelles

épanouies », outre que ces dernières parviennent à renforcer leur entrée en résistance,

agrémentée d’une florissante pérennité, que ces elles aient le bonheur indicible de continuer

heure après heure, à œuvrer, à tracer le sillon sacré,

et à faire florès dans leur mission de pratique culturelle prépondérante ?

 

Oui, ne doutons point, que tant que la prairie verdoie, nul désert gagne du terrain,

bref, que là où la culture perdure à fleuronner, en bonne espèce protégée,

la barbarie, cette mauvaise herbe, tende à se faner,

et que le monde, sans pour autant se transformer en un éden idyllique, puisse s’ouvrir

sur tout un jardin d’odeurs/Comme en avaient les fleurs/Que l'on avait cru disparu[14].

Du moins, tâchons, de grâce, de nous en persuader, en adéquation du chant nougaresque :

 

Au cours d'une vie

Qui fut mouvementée

Il suffit d'une voix

D'un certain regard pour qu'on voit

Un espoir toujours recommencer

 

Que l'on croit en l'amour planté sans cesse être planté

Dans le cours d'une vie mouvementée

Tout s'pardonne tout se gomme

Il arrive qu'un jardin

Ou qu'un simple visage humain

Une main ouvre un nouveau chemin

Tout se gomme se pardonne

Et l'on voit soudain reverdir

Refleurir notre espérance en l'homme ...

 

Valériane d’Alizée

Tours, le 12 Août 2014

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le livre chrysalide papillon fécond
de Vladimir Kush, 1965


[1] : Fable amérindienne reprise par Pierre Rabhi,  ce « semeur d’espoir », fondateur du mouvement Colibri et dont voici une version : « Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

[2] : Le regretté Albert Jacquart fut à deux reprises l’invité de Livre Passerelle, d’abord en 2004, puis l’année suivante, le 11 octobre 2005, pour une conférence à Tours intitulée « Doué ou non doué, c’est quoi l’intelligence ? » et dont les organisatrices conservent un souvenir ému... (http://livrepasserelle.blogspot.fr/2008/05/confrence-dalbert-jacquard-octobre-2005.html)

[3] : En référence à l’œuvre pour chant et piano d’Emmanuel Chabrier sur un poème d’Ephraïm Mickaël ainsi qu’à la pièce pour piano de Claude Debussy.

[4] : Bien qu’ici on se réfère à ce que le silence peut dégager comme atmosphère inexpressive voire glaciale, comment ne pas aussi l’envisager, animé d’une autre vision philosophique : en tentant de l’apprivoiser, d’en faire son complice, en ne perdant pas de vue qu’il symbolise la pureté originelle précédant tout acte, toute création sortant du néant :"Le blanc sonne comme un silence, un rien avant tout commencement" nous énonce Vassili Kandinsky .

[5] : Extraits tirés d’Au point du cœur, album de littérature jeunesse de Rascal (éditions Ecole Des Loisirs- Pastel)

[6] : Citation due à Pythagore, faisant école au Moyen-âge grâce à Philippe de Novare (XIIIème siècle)

 [7] : Détournement d’un texte signé Anne Sylvestre : http://www.paroles.net/anne-sylvestre/paroles-une-sorciere-comme-les-autres

 [8] : Formule qui nous est chère née de la plume de François Cheng au cœur de son ouvrage : « Cinq méditations sur la beauté » présenté par l’auteur comme ceci : «  En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale. Mais en raison de cela même, on voit qu'à l'opposé du mal, la beauté se situe bien à l'autre bout d'une réalité à laquelle nous avons à faire face. Je suis persuadé que nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les extrémités de l'univers vivant : d'un côté, le mal ; de l'autre, la beauté. Ce qui est en jeu n'est rien de moins que la vérité de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de notre liberté. »

[9] : Au bout du cœur, formule empruntée à Barbara, chanson intitulée Du Bout Des Lèvres : http://fr.lyrics-copy.com/barbara/du-bout-des-levres.htm

[10] : Allusion au titre de la chanson de Claude Nougaro issue de l’album : La Note Bleue : http://musique.ados.fr/Claude-Nougaro/L-Esperance-En-L-Homme-t43281.html

 [11] : Expression musicale couvrant la période romantique, notamment attribuée à George Sand parlant des compositions de Frédéric Chopin : « Nos yeux se remplissent peu à peu des teintes douces qui correspondent aux suaves ondulations saisies par le sens auditif. Et puis la note bleue résonne et nous voilà dans l'azur de la nuit transparente. » (George Sand, Impressions et souvenirs, p.86.) et concernant le genre plus tardif du blues et du jazz : http://www.cooperation.net/lanotebleue/qu-est-ce-qu-une-note-bleue

 [12] : Citations dues  pour la première à Émile Verhaeren (poème « la Vie ardente » in Les flammes hautes), pour la deuxième à Anna de Noailles, titre de son recueil poétique publié en 1902.

[13] : Trouvaille de la philosophe Simone de Beauvoir tirée de son fameux essai existentialiste et féministe, paru en 1949.

[14] : Emprunt au troubadour jongleur de mots des Temps modernes, alias Claude Nougaro, op.cit

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Apparition

 

Sous son ombrelle

Au bord d’un ru

Elle apparut

Fragile et frêle

 

Dieu qu’elle est belle!

Et j’ai couru

Comme un bourru

Sous son ombrelle

 

Dans la dentelle

Fragile et frêle

Elle a souri

 

Puis sans querelle

A fait la belle

Mon paradis.

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administrateur partenariats

Dans le cadre des partenariats sur Arts et lettres,

Robert Paul et moi-même avons le plaisir de vous inviter

à déposer vos plus belles émotions estivales au travers des photos et textes sur le blog

"Au coeur de l'été "

Interprétations poésie, peinture et photos entre les membres d'Arts et Lettres.

Cette saison clôture le blog

" Les quatre saisons sur Arts et Lettres "

dont l'automne, l'hiver et le printemps ont rencontré un grand succès

et ont magnifiquement été enrichis

depuis leur création en décembre 2013.

Merci à vous pour votre enthousiasme,

Liliane

Les partenariats

Arts

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Lettres

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Dante, l'Enfer - traduction de William Cliff

«Offrir un vrai poème dont la marche n’est en rien entravée» : telle est l’ambition de cette nouvelle traduction de L’Enfer. Afin de rendre au plus près le rythme de l’œuvre de Dante, William Cliff a pris le parti de suivre le «chiffre» du décasyllabe original. Sur le fond, il n’a pas hésité à supprimer des noms et des références qu’il jugeait inutiles ou fastidieux. Loin de trahir le poète florentin, le poète belge l’accompagne. La richesse de sa traduction tient à cela : il se glisse sur ses pas, telle une ombre, dans les cercles infernaux.
Cliff, comme Dante, est un poète en marche.

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UN AUTRE MONDE...

Et oui, je rêve d'un autre monde

Où le bleu coule et nous inonde

Où la chaleur de plein d'amour

Bouillonne, tout au fil du jour!

Où cœur et sens sont apaisés

Sans que besoin de quémander!

Où des mots roulent, rivière de miel

A tel point qu'on se croit au ciel!

Et oui, je rêve d'un autre monde

Pour y danser encore une ronde

Sans faim, sans pleurs et sans effroi

Où serait compris tous nos émois!

J.G.

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Les portes du Paradis

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Elles te sont grandes ouvertes, l’escalier qui grimpe vers ces cieux où règne la félicité, surtout la mienne, t’accueille. Chaque marche n’est qu’une ode à ta beauté, à ta grâce. Même en colère, en pleur, avec des larmes traçant des sillons de tristesse, tu es belle !

Certains médisants diront que ce sont les yeux de l’amour qui te voient ainsi et bien qu’il en soit ainsi !

Vêtue, nue, en tenue simple, festive, sensuelle ou érotique, ange ou démon, tu éclaires ma vie. J’ai mon caractère, parfois difficile, tu as le tien presque identique mais tes humeurs passées, tu resplendis.

Tu es mon Paradis !

Mes bras sont ses portes, mes mains sont les clefs pour les ouvrir, mon esprit est le parvis pour t’accueillir, mon cœur est l’entrée vers cet Eden. Il n’y a pas d’or, ni de pierre précieuse dans ce royaume, la félicité est l’unique richesse recherchée.

Princesse de cet Eden du levé au couché du soleil, le soir et la nuit, tu en deviens la Reine, alors, loin du regard des autres, tu es mienne, je suis l’unique, je deviens le Roi de ce royaume, de ce Paradis !

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Oxymores ...

Bonjour à toutes et tous ,

 Il y a quelques jours ..une partie de scrabble ..lettres x et y ... Oxymore !

Mon adversaire me lance le défi de faire un petit poème ou texte contenant naturellement des oxymores .

 Mon cœur envahit d'une délicieuse douleur

S'égare dans l'obscure clarté

De mes nuits blanches

Pour un illustre inconnu

A la monstrueuse beauté

Il se fait douce violence

Face au calme énervant

De sa lourde légèreté

Qui m'abandonne dans la lumière noire

De son silence éloquent ...

Liliane . 

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Une pause suave

Mes chers amis

Je vous dois des excuses pour n'avoir pas répondu à vos commentaires.

Durant deux semaines, j'ai vécu dans le désordre d'une maison en rénovation avec beaucoup d'efforts à faire. J'en sors épuisée.

Or ce jour j'ai bénéficié d'une pause au bord du fleuve.

Je souhaite à chacun de vous une belle fin d'été.

 

Une pause suave

La paix de l'esprit et de l'âme

Permet des instants de douceur.

Fleuve et ciel ont même couleur,

Aucun rayon ne les enflamme.

Permet des instants de douceur.

Silence où les pensées se pâment.

Aucun rayon ne les enflamme.

Pas de courant ensorceleur.

Silence où les pensées se pâment

Dans l'espace bleu enjôleur.

Pas de courant ensorceleur,

Les nuages, lentement rament.

27 août 2014

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L’imperméable. JGobert

Dans ces rues étroites où les vitrines s’allument à la tombée de la nuit, de jeunes filles à la peau blanche ou noire s’exposent en tenue légère aux yeux des passants. D’autres se retrouvent à l’orée des bois ou sur les aires d’autoroutes. D’autres encore, souvent plus âgées sont larguées aux abords d’usines où leurs ombres décharnées, désabusées et vieillies avant l’âge ne font que subir. Déshumanisées par ceux qui en font commerce, elles n’attendent plus rien de la vie.

Sous un porche, à l’entrée d’un bâtiment important, vient régulièrement une dame encore jeune vêtue d’un imperméable blanc. Ses cheveux tressés descendent sur son dos, s’imprègnent dans ce blanc  et lui donnent la silhouette d’une déesse.

La soirée est chaude, l’été est toujours là et un vent délicat se lève enfin apportant un peu de fraicheur dans la ville. Celui-ci soulève délicatement un coin de son vêtement et découvre peu à peu  ses longues jambes que des chaussures hautes allongent à l’infini. Cette fraicheur tant attendue lui caresse le visage et s’amplifie enfin transportant cette douce sensation sur sa peau.

Son visage déjà grimé, ravissant, renferme un lourd passé que son sourire de façade cache. Son imperméable s’est ouvert et la guêpière rouge fait ressortir sa jolie poitrine à peine couverte.

Elle attend comme tous les soirs ce qui fait sa vie et reste là, debout contre cette porte plus que centenaire.  Sa main s’empare d’un paquet de cigarettes et d’un geste machinal, ses doigts posent à sa bouche une cigarette qu’un clic de briquet allume en une seconde. Déjà elle aspire violemment cette fumée qui la fait tousser parfois. Cette cigarette l’enfume et forme un nuage bleuté autour d’elle qui monte dans le halo de lumière du vieux réverbère.

 Elle s’apaise de cette manière et dans cette nuit calme, elle laisse tomber un moment son imperméable blanc à ses pieds. Ses jolis membres endoloris se tendent et se détendent. Son cou est douloureux, elle balance la tête de gauche à droite et vite reprend une cigarette.

Son regard est vague pour l’instant. Elle est quelque part dans un rêve, dans une autre réalité. Le spectacle de cette jeune femme à moitié dénudée dans cette pénombre attire les regards des passants. Les yeux se croisent. Elle s’offre ainsi pour de l’argent. Son imperméable blanc à ses pieds  dessine un socle autour d’elle.

La nuit sera longue comme toutes les nuits et noire, obscure. Sa solitude est réelle et sa vie aussi. Point de prince charmant, ni d‘elfe,  ni d’archange pour la libérer de cette emprise.

Venue dans cette ville pour être danseuse, elle avait fait de beaux projets et répétait dans sa tête les pas qu’elle aimait tant. Intégrée une scène, un show et pouvoir en vivre. Elle n’en voulait pas davantage.  La vie a ses raisons. Elle en décide autrement et d’illusions perdues en mauvaises rencontres, elle a fini là presque dévêtue sous ce porche.

La douce chaleur de la nuit a disparu et d’un geste rapide, elle enfile à nouveau son vêtement blanc pour s’y protéger, se rassurer, se consoler.  Les petits matins sont tristes, lugubres et les fêtards sont rentrés.  Encore un moment et elle aussi partira  pour revenir ce soir au même endroit.

 

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D'ECORCE

D'ECORCE

 

 

Mourir

Pour rejaillir dans la sève d'un fruitier

 

Etre

De ton verger cet arbre si puissant

Que tu aimes regarder

 

Te fleurir au printemps

T'embrancher dans mes bras

T'embrasser dans mes branches

T'ombrager en été

 

 

Te nourrir en automne

Et envahir ta bouche

Juteuse de mes fruits

 

Espérant qu'un pépin

Te féconde les entrailles

Et que mes branches mortes

Te réchauffent l'hiver

Et que mes feuilles sèches

Te servent de litière

Chaque année

Inlassablement

Je me reverdirai

 

© SABAM - RICHARD Jean-Jacques

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Finis Terrae

Et voici le texte de quatrième de couverture de mon nouveau roman, Finis terrae. Sous les pavés, l'enfer.
Il vient de sortir en librairie!
Bruxelles, 1615. En plein cœur des prairies marécageuses bordant la Senne, Jérôme de Meester esquisse le tracé de la future rue Neuve. Finis terrae s’inspire de l’histoire des habitants du dernier témoin de cette époque, une maison quatre fois centenaire, classée, bordant l’artère devenue aujourd’hui la plus commerçante de la ville.
Capitale d’un « état-tampon » séparant les puissances ennemies, terre de passage où se croisent des armées errantes en quête de solde, des colporteurs, des comédiens et des peintres, des voyageurs et des émigrés de toutes les nations, Bruxelles, sous le régime espagnol, est convoitée, bombardée, ruinée, reconstruite. Les hommes y défendent âprement leurs privilèges, vénèrent les saints et se méfient de la religion, haïssent la France et copient Versailles, parlent en français, chantent en flamand, se saoulent avec philosophie et rêvent d’une société plus juste. Bruxelles, au XVIIe siècle, se cherche déjà une identité.

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JOURNAL DE BORD (ESPAGNE DU NORD).

Mes vacances d'été sur le littoral nord espagnol.

De SAN SEBASTIAN à LLANES.

 

Le 8 août 2014, je suis arrivée à SAN SEBASTIAN tôt le matin ; le soleil brillait.

Du balcon, où je paresse, murmure la ville arborescente et chaude. Des enfances s'expriment en espagnol avec joie et rapidité, jouent déjà malgré l'heure très matinale. Pour eux, les vacances de bord de mer continuent jusqu'à ce qu'elles touchent la coeur de la nuit, turbulentes et chantantes.

J'aime infiniment regarder vivre les enfants, se chamailler, non sans tendresse, entre-deux ; à de jeunes arbres gorgés de fruits ou de fleurs blanches ils me font penser.

L'océan atlantique au loin, impose tout son bleu, sa luisance ; les façades des maisons, des immeubles, grâce à lui s'éclaircissent, avec le ciel rivalisent en clarté. L'heure ici, est au centre même du soleil, étonnante d'exactitude !

Aujourd'hui le 9 août, découverte de la ville de SAN SEBASTIAN, de ses jardins, de ses ilôts floraux, d'elle toute entière, avec pour toile de fond la mer. Ecrire tout ça, me donne du bonheur à l'état pur ; le nectar du monde ruisselle en moi avec lenteur.

Je savoure chaque instant......

SAN SEBASTIAN, est une ville balnéaire superbe. L'architecture y est fréquemment ocre, lumineuse ; les places y sont animées et claires, puis des chemins blancs longent la plage.

Près de la mer où sont amarrés des voiliers blancs, tourne un carroussel or, un rien baroque.

Tout près de là, un chat roux, les yeux grand-ouverts, se prélasse dans un écrin vert et guette l'approche de l'oiseau bleu dans la pinède, chantant ; l'oireau étant insoucieux du chat oh combien paresseux !

Cet après midi, j'ai vu une petite fille titubante, tenant tout juste sur de jolis souliers roses, qui apprenait à marcher entre ses deux parents, à s'élancer, à tomber de temps-en-temps ; bref à se tenir debout presque toute seule.

L'apprentissage des fondamentaux, de l'autonomie première !

L'après-midi a été agréable et douce, pas de pluie, du soleil à n'en plus finir.

Les montagnes bleues au loin, atteignaient presque le ciel, me fascinaient ; une splendeur maritime à couper le souffle !

En fin de soirée, des ilôts à la fois sombres et lumineux flottaient sur l'atlantique argenté et paisible.

Ca et là, quelques mouettes encore, au dessus des flots assoupis, avec grâce planaient. Le couchant rougoyant illuminait le soir.

Ce matin 10 août, la chaleur s'installe déjà, assez forte, les arbres d'ailleurs sont immobiles comme alourdis ; ils sont pour la plupart fleuris et bien verts. Quelques voitures au loin vrombissent, puis murmure la mer,  pleine  déjà de cette enfance multicolore et matinale ; en Espagne et surtout en période estivale, les gens se lèvent tôt, pour profiter un peu de la fraicheur du soleil encore bleu, car plus tard, aux alentours de midi, ce sera l'incendie du jour !

J'ai dans la tête une flopée de mots ; une envolée  furtive, précieuse. Ne pas la perdre, alors vite l'écrire !

L'après-midi s'est achevé par une longue sieste, après avoir marché depuis midi à travers la ville, par l'été toute essoufflée.

Ici, l'atlantique est tellement bleu, qu'il semble avoir avalé la totalité du ciel ....

Et toujours l'immobilité arborescente, puis quelques chats alanguis, somnolants sur les terrasses en surplomb, enguirlandées de pétunias, de rosiers pourpres. Voilà, la soirée claire arrive, l'adolescence d'ici s'impose dans les bars à tapas, les restaurants bons-marché.

Parfois, une danseuse de flamenco enflamme une place, une avenue, accompagnée par l'extraordinaire voix d'une chanteuse andalouse vêtue tout en noir. La soirée s'annonce joyeuse et chaude.

Demain, nous quitterons SAN SEBASTIEN pour rejoindre BILBAO, plus à l'Ouest.

Nous sommes le matin du 11 août,

ça y est BILBAO l'urbaine, érige ses tours,  ses infrastructures modernes ; c'est bien plus bruyant que SAN SEBASTIAN, moins cossu.

Cet après-midi, nous partirons à sa découverte.

L'auberge de jeunesse où nous séjournons est immense, construite sur 8 étages, entre l'autoroute, une étendue arborescente et des terrains de sport ; ce qui est surprenant ici, c'est que tout se côtoie ; l'urbanisme à outrance avec les chants d'oiseaux, avec les fleurs citadines mais néanmoins sublimes.

Le soleil à l'heure ou j'écris ces quelques lignes est à son apogé, le ciel est un mélange de blanc et de bleu, plus laiteux qu'hier mais lumineux.

Ma chambre est spacieuse ; les murs sont rose-clair et le mobilier mauve (bof !). Les fenêtres sont fermées et sans rideau. La rumeur de la ville est très sonore, bien qu'asourdie, nous sommes au coeur de l'après-midi chaud.

Quelle déconvenue, je n'aime décidément pas cette ville, que je trouve sans caractère, ni cachet ; partout des artères grises et étroites, vieillotes. Par moments, de jolies sculptures, de somptueux monuments apparaissent mais ne s'accordent avec rien ; c'est une ville hétéroclite, faite de bric et de broc. Elle ne me parle pas, ne me touche pas.

Demain, nous irons visiter le Musée GUGGENHEM, dont l'architecte parait-il est impressionnante, vaut le détour. Ensuite, je rentrerais certainement lire ou écrire peut-être !

BILBAO est une ville qui respire mal, polluée ; même pas la mer pour l'adoucir un peu, l'aérer.

Athène, enfin sa cité moderne, lui ressemble terriblement ; fardée de gris et de noir, négligée.

En un mot ELLE EST TRISTE !

Je suis impatiente de partir d'ici ; je ne dis pas "quitter" car il me semble que dans son coeur je n'y suis jamais entrée. Ne dit-on pas le coeur de la ville ?

je n'y reviendrais sans doute jamais.

Malgré tout, je parviens à l'écrire, à décrire BILBAO ; une émotion ténue et froide s'impose à moi, ce qui est déjà un événement positif, contraire à de l'indifférence. Il s'agit simplement d'une grande déception.

Sommes arrivés à SANTANDER le 12 août.

Le voyage entre BILBAO et SANTANDER s'est bien déroulé, la route était à la fois maritime et montagneuse ; des bateaux, des voiliers, des espaces festifs défilaient. Le ciel était nuageux, mais point de pluie.

A l'arrivée, SANDANDER m'a fait bonne impression, contrairement à la ville précédente, moins industrielle, plus verte et puis la mer enfin s'étendait bleue-grise, tranquille. La pension "ANGELINE" m'a un peu surprise ; les hôtes étaient plutôt distants, bien qu'un tantinet souriants ; ici pas de petits-déjeuners, ni même la possibilité de faire de la cuisine. La chambre était toute boisée, petite, sans style particulier : Juste pour dormir et écrire un peu.

Là, je me prépare pour organiser un petit pique-nique sur une des nombreuses plages ; météo clémente.

La cathédrale de SANTANDER est atypique, assez sobre, et a été édifiée sur la première crypte datant du 13ème siècle. Les façades de l'église, de la cathédrale, ainsi que la robe de l'oiseau qui passe près de moi, alors que j'écris ce texte, ont la même teinte que le ciel d'ici : gris-blanc.

Il ne pleut toujours pas, c'est étrange un ciel gris qui ne s'inanime pas, se tait à ce point là !

L'enfance en Espagne est abondante, turbulente et joyeuse ; l'élégance des petites filles, des jeunes femmes, est très marquée, certaine. Ceci doit venir du fait, que dès leur plus jeune âge, les fillettes sont joliment et coquettement vêtues, arborent d'élégantes robes assorties souvent aux noeux multicolores qu'elles portent dans leurs chevelures majoritairement brunes. Les mères y veillent, leur transmettent sans doute cette part de féminité.

L'élégance naturelle des espagnoles est présente à chaque coin de rue ; elles l'ont apprise puis acquise semble t-il en même temps que l'alphabet, que les nombres infinis.

Ce soir, la pleine lune toute laiteuse, illumine le port bleu-marine, se pare de temps-en-temps d'une étole nuageuse.

Les passants ne parviennent pas à la photographier, à l'immortaliser dans son absolue nudité.

Demain, il va pleuvoir un peu, beaucoup, je ne sais pas encore, mais qu'importe puisque j'ai décidé de faire la grasse matinée jusqu'à midi au moins, ensuite je verrais.

Aujourd'hui 13 août, découverte des plages de SANTANDER ; elles y sont nombreuses, assez proches les unes des autres.

Après avoir longé les chemins côtiers, sous un ciel turquoise et chaud, nous nous sommes arrêtés pour pique-niquer ; repas frugal mais délicieux.

Ensuite, nous avons fait une bonne sieste sous un cèdre majestueux, bien vert, à deux pas de la mer ; petite brise fraiche, rumeur berçante de l'atlantique diapré.

L'arborescence en ce lieu paradisiaque est magnifique, luxuriante ; tamaris, cèdres, chênes et rosiers se cotôient en mêlant parfois leurs feuillages lorsque le vent souffle un peu trop fort, comme cela a été le cas en cette fin d'après-midi.

Ce qui est surprenant dans cette région du nord de l'Espagne, surtout sur le littoral, c'est la versatilité de la météo ; de l'euphorie la plus exacerbée, le ciel d'un coup s'attriste, fait grise mine ! A ce moment là, tous les parasols multicolores des plagistes se ferment, l'enfance se précipite dans les bras de leurs parents, quant à l'adolescence, elle envahit les bars, les clubs de musique. ça ressemble, en un temps record, à une arrière saison en plein mois d'aôut.

Sinon, la journée a été trés agréable et plaisante, reposante.

Demain, nous rejoindrons la ville de LLANES ; on quitte la  Cantabrie.

Aujourd'hui 14 août, sommes arrivés à LLANES, petite ville située dans la province des Asturies en début d'après-midi, par l'autocar de la Cie espagnole Alsa . Le temps était frais, enfin moins chaud qu'hier et le ciel marbré et tourmenté ; pas de pluie de la journée pourtant, et des gens en vacances plein les rues. L'ambiance était bon enfant, joyeuse et festive.

Sur une petite place de la ville, non loin de la gare, trois jeunes garçons jouaient de la musique celtique ; un des trois jouait avec brio de la cornemuse, les deux autres du tambour. Ce devait être des galiciens, très jeunes, mais déjà prometteurs car doués.

Nous nous sommes ensuite promenés dans les rues de LLANES, pris un verre de bière en terrasse, pleine de gens assoiffés d'été, d'ensoleillement ; ça a été un moment infiniment chaleureux !

Nous logeons dans un petit village voisin, qui s'appelle "ECUE", très coquet où les habitants vous acceuillent avec jovialité et un sourire très ouvert ; un pur bonheur.

Nos hôtes font preuve d'une immense gentillesse, d'une hospitalité sans faille, nous ont même proposé pour le déjeuner du lendemain, de préparer avec eux "une tortilla" afin que nous la savourions ensemble, arrosée d'un bon petit vin local bien frais. Nous avons évidemment accepté cette invitation !

Nous apporterons le fromage et les fruits (melon, pastèque, papaye etc ....).

 

Paulina est la maîtresse des lieux, assez âgée, mais pleine de couleurs en dedans et sur elle ; elle rit continuellement, nous parle d'elle, de ses enfants et petits-enfants, pour lesquels elle ne tarit pas d'éloges, le coeur débordant d'amour et d'éclat !

Elle confectionne des robes folkloriques, des dentelles et même des chaussettes bleues en laine (couleur des Asturies), ce dont elle est très fière.

Paulina est une personne haute en couleurs, une sacrée personnalité ; une figure emblématique de "ECUE" et même de LLANES ; beaucoup de gens la connaissent. Seulement, il ne faut pas prononcer Paulina mais Paolina, c'est en espagnol chantant !

Quant à son fils Jésus, il est charmant, agréable, convivial ; il partage le quotidien de sa mère, la protège, veille sur elle en permanence. Paulina semble être la femme de sa vie d'une certaine façon.

C'est très beau ......

Il me fait penser à mon père qui lui aussi était en adoration pour sa mère, donc ma grand-mère Angèle.

j'écris ces quelques lignes, depuis un lit tout bleu, plein de fleurs ; les rideaux de la chambre sont bleus-ciel, on les croirait en soie, et les voilages d'un blanc neige, en dentelle. Pas un bruit dehors, le village dort ......

Nous sommes le 15 août, le petit déjeuner pris en compagnie de Jésus et de Paulina fut un moment mémorable, exquis. Paulina nous a parlé avec sa verve coutumière, de sa jeunesse, de ses deux enfants qu'elle a perdus et qui sont inhumés au cimetière du "petit Clamart" en région parisienne, sous le regard admiratif de son fils qui s'occupait du linge car Paulina du fait de son arthrose ne peut plus vaquer à ce genre d'activités domestiques.

Paulina nous a raconté que lorsqu'elle était jeune fille, son "amoureux" lui envoyait des lettres qui comportaient des messages dont les lignes étaient écrites à l'envers, afin que ça reste secret. Paulina, au début ne parvenait pas à lire ce qui était écrit,  car elle ignorait qu'il fallait que le texte soit face à un miroir pour être déchiffré. Lorsque son "amoureux" le lui a ppris, elle a enfin réussi à déchiffrer, décoder, les messages d'amour.

La cuisine ce matin, était pleine de soleil, dehors le ciel était d'un bleu océanique, très chaud.

Des rires d'enfants ici et là fusaient, retentissaient parmi les fleurs, les arbres, les orangers ; quelques chats, en balade sur la petite place principale, ensoleillée et chaude.

Dans la matinée, nous sommes le 16 août, nous avons longé une petite route sinueuse, en pente douce ; de chaque côté d'elle, étaient construites de ravissantes maisons, typiques des Asturies, bleues, vertes, jaunes citron, quelques blanches également.

De ci de là, des magnolias, des arbres dont les fleurs étaient d'un bleu éblouissant régalaient nos yeux immenses, puis bien plus haut, l'océan atlantique, magnifique, se découvrait à nous.

Nous nous y sommes un peu baignés ; paysage grandiose dans sa simplicité, un joyau !

Cet après-midi, a été fort plaisant ; découverte du port de LLANES, nous y avons flâné, pris des photos des alentours, puis dégusté des patisseries locales, caressé un superbe chat roux, pris un verre de menthe à  l'eau à une terrasse de café ; non loin un accordéoniste nous offrait une belle mélodie. Nous étions "simplement bien".

Nous sommes restés ainsi une bonne heure, jusqu'à la tombée du soir, puis sommes retournés chez Paulina et Jésus pour discuter de tout et de rien avec eux. Un laps de temps heureux !

L'essentiel de la vie par de la légèreté se transmet parfois, nourrit, nous rendant ainsi perméable au meilleur.

Demain, nous partirons pour la ville de GIJON, où nous séjournerons deux jours.

 

Suite et fin de ce journal de bord, en fin de semaine.

De GIJON à SANTIAGO DE COMPOSTELLE.

 

 

 

 

 

 

 

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Libre JGobert

Le soleil venait juste de se lever et le souvenir de cette vieille histoire lui revenait en mémoire. C’était à la fin de l’été et elle n’avait toujours pas compris ce qui lui arrivait. Elle avait vécu cette séparation, cette décision comme un acte insensé, incompréhensif et gardé le souvenir indélébile de ce moment si particulier.

Ce jeune couple, qui comptait tant pour elle, l’avait blessée en quelques secondes en lui annonçant leur rupture. Elle les voyait vivre depuis si longtemps ensemble. Un amour de jeunesse qui avait lentement évolué et qui s’était révélé être une grande passion.  Elle aimait les voir s’enlacer, se tenir par la main les yeux dans les yeux. Par moment, elle s’identifiait à eux un instant.  Vivre cette histoire par procuration sans doute pour combler le manque qui lui faisait si mal.  

Les raisons de cette rupture ne lui revenaient pas à la mémoire, elle avait oublié. Il ne restait que le souvenir d’un désaccord douloureux et long à guérir.

Les jeunes reprirent vite leur indépendance malgré leur tristesse et une nouvelle vie commença pour eux.  Au bout de quelques temps, tout rentra dans l’ordre. Chacun partit dans une autre direction, un autre destin  et finalement, la décision prise était la bonne.

Le soleil était triste, la nature savait qu’elle aurait à subir les assauts de l’automne et que peu à peu la vie se retirerait de cette belle végétation encore pleine de force.

Ces histoires de séparation lui faisaient toujours le même effet. Elle y pensait depuis qu’elle avait vécu ce genre d’épreuve.  Elle avait mis longtemps à s’en remettre, à se relever et la moindre allusion la rendait sombre et mélancolique.  La vie reprit son cours laissant en sommeil cette histoire au fond de son cœur.

Elle se prenait souvent à méditer, à réfléchir et à refaire le script de cette aventure qui n’avait duré qu’un moment,  et qu’elle avait pris pour une réalité incontournable.  Des mots d’amour qui résonnaient comme un chant, une romance et qui avaient le goût sincère et réel d’un sentiment qu’elle avait cru unique.

Elle le supposa longtemps partagée néanmoins à un jeu de dupe qui,  pour elle, dura une éternité.

Un jour, elle le rencontra par le plus grand des hasards et en fut bouleversée. A peine un regard de ses grands yeux noirs et déjà, il disparut sans la voir. Elle sentit qu’il ne restait aucun souvenir d’elle dans cet homme. Elle s’arrêta. Elle demeura sur place à compter le temps qu’elle avait passé à l’attendre, à l’aimer secrètement.  Elle s’indigna et pleura un long moment en vain.

Le visage en larme, une fine pluie tombait maintenant ruisselante et salutaire.  L’eau s’infiltrait  régulière et douce sous ses vêtements.  Elle restait dehors à savourer, déguster cette fraicheur qui lui faisait du bien. Cette eau la lavait, la douchait de ses vieux souvenirs dessués et la rendait propre et  légère.  Elle sentit son âme renaitre et son cœur se libérer.

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