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"Ventôse"

Liliane Magotte


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Sous les toits

Habitent l'hiver ceux qui se dédient aux vents

Asile d'étoiles sous l'écorce du gel et du givre
l'haleine hésite ou frisonne dans l'étroit courtil
le chemin doute mais par l'écho qui appelle
le fugitif trouve terre de refuge et droit de gîte

le temps mûri porte moisson
ces fruits de semailles
qui meurent en naissant

 Patrick Hellin 

Un partenariat

Arts

Lettres

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"Raconte-moi ton quartier" Porte de Namur le 02 octobre

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Venez rêver et découvrir des contes inspirés

de paroles du quartier !

 

Des conteurs se sont baladés, ils ont collecté la parole des habitants et  s’en sont inspirés pour écrire des contes, des histoires dont le souhait est de mettre en résonance la poésie du quartier. Venez les écouter, elles ne demandent qu’à être découvertes !

 

Des recueils des « Contes de quartier » seront distribués en souvenir et un souffle de rumba congolaise apportera sa musique au chant des mots.

Rendez-vous à l’événement

“RACONTE-MOI TON QUARTIER PORTE DE NAMUR”

vendredi 02 octobre à 18h30 à La Bibliothèque d’Ixelles,

rue Mercelis 19.

Il y aura de quoi grignoter.

 

                                                                 Bienvenue à tous !!

 

 

 

Les inscriptions sont obligatoires à l’adresse e-mail : elisabeth.mertens@arc-culture.be - confirmation de votre participation par retour du courrier.

Plus d’informations : www.arc-culture.be -02/219 68 88 ou biblioxl.be

 

Cet événement est compatible avec les normes transmises par le Conseil National de Sécurité (CNS) - Merci de vous munir de votre masque !

 

«Un projet ARC - Conte en Balade avec le soutien de Monsieur Christos Doulkeridis, Bourgmestre, de Monsieur Ken Ndiaye, Echevin de la Culture et des membres du Collège des Bourgmestre et Echevins de la Commune d’Ixelles »

 

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Daniel Bastié : Edgar Allan Poe revisité par le cinéma de Roger Corman

Malgré des efforts répétés, le septième art a rarement bénéficié à Poe, n’ajoutant peu ou prou de lustre à sa réputation d’enfant terrible et de chrétien non pratiquant, perverti par des addictions dangereuses. A sa manière, Roger Corman a enclavé l’écrivain dans une série de poncifs pour engendrer des chocs visuels, passant de personnages décadents à la matérialisation d’angoisses métaphysiques, sans omettre le motif iconique du chat noir. D’une façon réductrice, on peut également retenir que le cinéaste a joué avec le thème de la culpabilité pour justifier les agissements de ses protagonistes, ramenant du coup le récit à un niveau de compréhension beaucoup plus accessible que l’apparition de Morella ou de Ligeia dont on-ne-sait-pas-trop-où ?

 

Avec son cycle de sept longs métrages, Roger Corman s’est targué de devenir l’ambassadeur de l’écrivain et il est vrai qu’il a réussi à sceller d’une pierre blanche le souvenir de ce dernier dans la mémoire collective, en poussant le public à découvrir chacune de ses réalisations et à attendre la suivante. Ni mieux réalisés ni moins bien mis en chantier que la production ordinaire des sixties, « La chute de la maison Usher », « La chambre des tortures », « L’enterré vivant », « L’empire de la terreur », « Le corbeau », « Le masque de la Mort rouge » et « La tombe de Ligeia » s’inscrivent dans le circuit commercial, ayant tout un temps réussi à épouser les attentes des spectateurs avant de resserrer son périmètre. Au demeurant, des longs métrages qu’on revoit avec nostalgie. Ah, le cinéma de papa !

Editions Ménadès - 238 pages

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REGARD...

Un ciel d'un gris souris... de nuages diffus...

çà et là une touche de lumière, un sourire.

Un ciel à l'image de ce présent, tellement nu...

Baigné dans l'espérance qui ne veut pas finir!

Chercher toujours la force qui diffuse la vie

Qui, tantôt lointaine se fait bientôt si proche!

Dans le néant trouver ce reste d'énergie...

L'envie d'avoir envie ancrée dans la caboche!

J.G..

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L’œil, la main, le lapidaire

(L’Art et la Matière)

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L’œil appréhende, examine, perce, envisage
Dans l’inerte, le brut, la trace de quelque visage
Pierre roulée amasse dendrites, inclusions, formes
Mémoire des temps immémoriaux, informes.

12273353861?profile=originalDevant l’innommable, l’inconnu, l’étrange
La main soupèse, évalue, espère et tranche
La tête sur le billot, la silhouette, le paysage
Certains voient dans cette révélation un présage.
12273353875?profile=originalDans l’ombre de l’atelier le lapidaire est un expert
Hasard ou intuition, heuristique et probabilité
Il discerne, interprète, modèle l’objet à façonner
Qui sans lui ne serait que galet, caillou sans vie.
12273354267?profile=originalEn la matière, sa savante lecture des pierres
Taille, clivage, sciage, polissage et manière
Mettent en lumière et offrent à l’imaginaire
Du cristal inanimé, son âme, ses mystères.

12273354660?profile=originalArtiste obscur, artisan habile et téméraire
Devin, maïeuticien d’une réalité augmentée
Pour nos sens à jamais émerveillés, ravis
De ce tour d’où jaillit l’étincelle, l’esprit.

Michel Lansardière
(photos coll. M. L.)

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Si vous voulez tout savoir sur les pierres présentées en interlignes tels des culs-de-lampe historiés et le travail du lapidaire, je vous convie à lire le billet suivant :

« Voyage au cœur du cristal »

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/voyage-au-c-ur-du-cri...

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12273355076?profile=originalJe dédie ce poème aux artisans d’art, et plus particulièrement à mon grand-père.

Penché sur son banc de finition, cette photo ancienne d’un lapidaire allemand me le rappelle.

Mêmes gestes, même attitude, même silhouette, même amour du travail bien fait, même air bienveillant. Flamand (de Lede), il fit la guerre de 14-18, qui le rendit antimilitariste, s’installa et se maria en France.

Il m’éleva avec ma grand-mère jusqu’à son décès en 1966. Il était artisan-bottier.

Il s’appelait Petrus Flonius Bijl (Pierre Byl pour l’état civil français, mais il resta Belge jusqu’au bout),

ma grand-mère l’appelait Floni.

Je pense souvent à lui.

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administrateur théâtres

Chronique d’une onde de choc. Tout comme le hashtag #Metoo qui depuis 2017 révolutionne les esprits, le spectacle "ACCUSE,E " se veut être un électrochoc pour secouer notre société de son indifférence face au viol, une offense capitale. Afin de cesser de mettre systématiquement en doute la parole des femmes, pour dénoncer les prédateurs, pour faire cesser l’impunité des agresseurs.

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Écrite par Clémence Baron, la pièce a tous les accents d’une histoire vraie. Monsieur Valeur, ancien copain de classe, offre un verre à Mademoiselle Leduc. Alexis Hubert, parfait comédien, c'est  le beau gosse qui joue Gaspard Valeur! Avec des copains, il la kidnappe et la viole après l’avoir droguée. Elle n’a, vu son état de souffrance et d’abrutissement, pas la possibilité d’exprimer son refus de la relation sexuelle. La drogue, les coups ne lui ont pas laissé le temps de dire non. Elle est dans un état de sidération total, affaiblie par la violence déchaînée sur elle.

Après l’aveu difficile à sa mère, ses parents saisissent la justice car la jeune-fille a 17 ans. Le calvaire qui s’en suit , jusqu’à la fin du procès en assises, est une descente aux enfers qui dure cinq ans, pendant que le présumé coupable a tout le temps de préparer pour sa défense un portrait parfait de son avantageuse personne, lui, un fils de bonne famille. Louise est moquée sur les réseaux sociaux, sa santé et ses études sont compromises. Elle touche le fond du désespoir. Toute la vie de la famille est bouleversée, celle-ci ne fait plus que survivre péniblement tandis que de nouveaux malheurs s’accumulent. Louise aurait préféré mourir cette nuit-là!

"Cette nuit là, ils m'ont volé quelque chose.Cette nuit là, je suis morte en continuant à vivre."

Le spectateur peut se voir dans la position d’un membre du jury d’assises. L’écriture relate bien sûr le point de vue de la victime, le violeur est vu par ses yeux. Elle consigne l’argumentation révoltante de l’avocat du violeur, ce qui remplit le spectateur de juste colère. En dépit de la prise de parole de cinq autres comédiens dont le jeu reflète bien l’atmosphère étouffante du procès d’assises, on garde les yeux plongés dans le yeux magnifiques de la comédienne, Clémence Baron,  qui joue le rôle de la victime. Plus l’action se développe, plus la lumière inonde son visage, est-ce l’œuvre de la résilience? L’œuvre de la thérapie par le verbe? La parole, revenue, on sent circuler une empathie palpable. Ah quelle excellente comédienne! Et quelle impeccable diction. On se met à regretter, à tort bien sûr, que la loi protectrice des citoyens dans un état de droit fasse que la victime soit déboutée quand elle ne dispose pas de preuves concrètes de la culpabilité de son agresseur. Pourtant Il s’agit bien de la survie de la victime dont la personnalité a été avilie versus le risque de laisser un coupable en liberté et de priver la victime d’une honorable réparation! Mais qui peut risquer d’établir un jugement qui mettrait un innocent en prison, sur des convictions non appuyées par des preuves tangibles? On ne peut pas verser dans l’émotionnel. Pas étonnant dès lors que les jurés détournent les yeux de la victime qui réclame le droit d’exister.

L’image contient peut-être : 2 personnes, dont Clémence Baron, nuit et intérieur

Dénoncer les actes répréhensibles, mettre aussi le spectateur devant les imperfections de notre justice, devant cette justice parfois à plusieurs vitesses, dénoncer cette blague cynique d’éligibilité au viol. Rendre la vie à une victime avérée, sa dignité, sa lumière. Lui rendre sa personnalité. La débarrasser de l’inévitable sentiment de culpabilité. Voilà les électrochocs que véhicule cette pièce étonnante jouée au théâtre de la Clarencière. Le lieu est petit mais l’émotion est grande et la révolte gronde...

En 2019 , à Saint-Nazaire, une victime de viol classé sans suite au motif d’une absence d’infraction s’est fait attaquer en diffamation. Rien n’est gagné.

Dominique-Hélène Lemaire

L’image contient peut-être : 8 personnes, personnes debout, nuit et costume

Très belle distribution avec : BRIEUC DUMONT, PSYCHIATRE EXPERT, POLICIER, AVOCAT GENERAL, ROMANE SAVOIE, LA PRESIDENTE, COLIN DOUCET, ADAM, ALEXIS HUBERT, GASPARD VALEUR, MATHILDE TOUBEAU, LA MERE (SYLVIANNE LEDUC), CLEMENCE BARON LOUISE LEDUC

Mise en scène : CLEMENT BAAL ET LUCAS BISCOMBE, Photos : Diana Vos

Du 10 au 19 septembre 2020 au théâtre de La Clarencière Rue du Belvédère, 20 1050 Ixelles http://www.laclarenciere.be fabienne.govaerts@skynet.be
+32 2 640 46 76

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Renaître un jour

Préface par Jean Olivier

Auteur du livre « A la recherche de sens : 200 noms de dieux », éditions « edipro ». Cet ouvrage constitue une analyse pertinente de l’émission produite et réalisée pour la RTBF par Edmond Blattchen et Jacques Dochamps entre 1992 et 2015.

 

Vous avez dans les mains un ouvrage qui va vous surprendre. Un roman écrit par un poète : un vrai.

Un auteur amoureux d’un vocabulaire maturé, avec le rythme de phrases « musicales » qui procurent cette essence si particulière au goût des belles images, pour décrire un village, ses habitants, leurs relations familiales, amicales, amoureuses, leurs conflits, leurs chagrins, leurs espoirs.

Ils sont à peine sortis du dernier conflit mondial et apprennent à revivre dans le contexte d’une renaissance propre aux années 60-70.

C’est aussi la renaissance d’un des protagonistes qui a cru se réfugier dans l’alcool pour échapper à ses angoisses, à ses incohérences, à ses errements mais atteint le fond de son labyrinthe.

Sommes-nous en Ardennes, en Hesbaye, en Provence ? Peu importe le nom du village et de ses habitants : le récit d’Alain NINANE est universel.

 

C’est un roman, c’est un drame, une comédie théâtrale qui aborde aussi la philosophie dans le quotidien de la vie… de chacun d’entre nous.

Excellent prosateur, le poète a quand même cédé à la tentation : il a pris soin de glisser quelques poèmes, comme des pépites d’ambre enluminant son texte.

 

Jean OLIVIER.

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Le sociologue et historien Abdelmadjid Merdaci s’en est allé rejoindre le « foundouq[1] » où l’avaient précédé ses « Compagnons de Sidi Guessouma » (éd, du champ libre) qu’il m’a narré ce 30 juillet 2019 à la librairie mediabook de l’Enag[2].12273347272?profile=original

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Intarissable telle une source d’où ruisselle les chants citadins qu’il avait à cœur de diffuser à nos jeunes, le défunt n’a eu de cesse d’évoquer les « noubat » du « Malouf[3] » algérien12273347494?profile=original

mais aussi du « Chaabi[4], » qu’il narrait telle une histoire algérienne. Curieux, l’auteur du livre « GPRA[5]. Un mandat historique. 19 septembre 1958-3 août 1962 » y prenait place là, où il y’avait le débat autour du livre.12273348875?profile=original Notamment, à la librairie baptisée au nom de Chaïb-Dzaïr[6] de l’Anep[7], où  le défunt narrait avec l’aisance du verbe qu’on lui connait, l’épopée musicale d’« Ezzine El Meqnine[8] » au lendemain de la mort d’Amar Ezzahi[9]. 12273349453?profile=original12273349292?profile=originalSi tant et bien qu’il m’a dit sur le ton de la confidence : « Peux-tu m’aider à trouver un ouvrage ? Je suis à la recherche d’un livre sur les fontaines d’Alger ! » Ce à quoi mon ami, le journaliste Abdelhakim Meziani lui a répondu sur un ton amusé: « T’as l’auteur en face de toi ! » Et c’est ainsi que je lui offert mon livre « Alger la mystique » (Ziyarat autour de nos fontaines) (éd, Tafat/Aframed 2018) dûment revêtu de ma dédicace. 12273349677?profile=originalEt depuis, je n’ai eu de cesse de rencontrer cet universitaire et d’apprendre davantage auprès de l’homme de lettres qu’il était. Particulièrement lors de cet après-midi du 8 mars 2020 lorsqu'il rendait  hommage à l’Algérienne à travers son livre qu’il m’avait dédicacé : «Tata une femme dans la ville » (éd, Champ libre) à la librairie du «  Tiers-monde » d’Alger12273350663?profile=original Maintenant qu’il est loin d’ici, ses interventions vont manquer à l’Algérien et à l’Algérie, car il part, alors qu’il avait encore si tant à donner à l’univers de la littérature. Qu’il repose en paix depuis ce vendredi 18 septembre 2020 au cimetière central de Constantine sa ville natale, où une foule immense l’a accompagné à sa dernière demeure. Pour le souvenir, le défunt était le papa de Meriem Merdaci, éditrice du « champ libre » et ancienne ministre de la Culture. Ceci dit,  J’émets le vœu que Dieu apaise la douleur de ses proches et de la famille littéraire. Alger, Louhal Nourreddine, le 18 septembre 2020.

 

[1] Hôtel.

[2] Entreprise Nationale des Arts Graphiques

[3] Désigne le répertoire de musique savante arabo-andalouse algérienne de l'école de Constantine et dont la tradition se rattache à la ville de Séville en Espagne musulmane.

[4] Le chaâbi est un genre musical né à Alger au début du XXe  siècle signifie « populaire ». C'est l'un des genres musicaux les plus populaires d'Algérie et il dérive de la musique arabo-andalouse.

[5] Le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), est le bras politique et gouvernemental du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d’indépendance de l’Algérie. Le GPRA a négocié les accords de paix (accords d'Évian) avec la France en 1962.

[6] D’Zaïr Chaïb est la première martyre de la guerre de Libération nationale, tombée sous les balles de la soldatesque coloniale le 19 novembre 1954 et ce  à l’âge seulement de 26 ans.  Fille de Dali Bennchouaf, caïd et propriétaire terrien, D’zaïr avait, semble-t-il, une vie toute tracée avant cette fatidique attaque  par l’armée coloniale de la ferme de son père située près de Medjez Sfa dans la wilaya de Guelma au pied des monts de Béni Salah.

[7] L'Agence nationale d'édition et de publicité (Anep)

[8] Le beau chardonneret.

[9] Il s’agît du chanteur Amar Aït Zaï, Ezzahi dit de son nom de scène Amar Ezzahi (1941-2016) est un chanteur, compositeur et interprète de chaâbi algérien.

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SONNET D'ESPOIR...

A l'abri des ombrages

Où le jardin respire

L'été n'est que sourire

Et brise... reste sage!

Dans souvenirs je nage

Doux soleil peut guérir

Je fais fi des soupirs

Et reprends l'avantage...

A deux pas de l'automne

Certes, le cœur frissonne

Et je rêve à ta peau...

Le regard au lointain

Je cherche un monde beau

Où tu seras demain...

J.G.

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