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Exposition de décembre à fin janvier 2021 :
Du mercredi au samedi de 11h 30 à 18h 30
Finissage le 30 & 31 janvier 2021 de 11h 30 à 18h 30
22 artistes - 10 nationalités - 30 œuvres !
Sont présents :
Mihai Bara (Roum)***, Victor Barros † (Equ)**, Marie Céline Bondue (Be), Edouard Bouchaniec (Fr)***, Anne Canneel † (Be), Chanon (Nl), Ju Chou (CdS), Alexandra De Grave (Be), Skaii de Vega (Fr), Robert Denis (Be), Dielle (Be), Carole Duffour † (Fr), Christian Kubalu (Fr)*, Frédérique Lacroix Damas (Fr)**, Jiri Maska (Tch)***, Alvaro Mejias (Ven)***, Igor Misyats (Uk), Gyslaine Pachet Micheneau (Fr), Anne-Marie Paris-Leroy (Fr), Cristian Sainz Marin (Esp), Pierre Staquet (Be) et Aimé Venel (Fr).
*Artistes qui ont reçu un billet d’art :
À l’achat d’un tableau de l’artiste vous recevrez le recueil en cadeau !
Recueil n° 4 (2015) *, n° 5 (2016) **, n° 6 (2017) ***
Lien vers ma page « Collections » sur mon site Internet : https://www.espaceartgallery.eu/collection-de-la-galerie/
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Comment dire ?
Dès que je me plonge dans un recueil d’aphorismes (mais pas que, dans le cas de ces Délits d’initiales, comme l’a très justement fait remarquer Jean-Louis Massot) de Jean-Philippe Querton, il se passe toujours immédiatement, irrémédiablement ceci :
Je ravale ma salive (sachant que de vives émotions de toutes sortes me guettent, risquent de très vite m’envahir)
Je rêve (voire rêvasse (d’entrée de lecture))
Je ris (dans ma barbe naissante, sinon ailleurs)
Je rougis (de plaisir, notamment)
Je rumine (si, ça m’arrive, parce que des fois, je ne comprends pas l’astuce du premier coup : « abyssal, » par exemple, p. 33, ne m’a pas sauté aux yeux ; « Malher », p. 33 itou, non plus (la fatigue, sans doute, mettons))
Je rys (fût-ce dans un vieux français de pacotille)
Je rugis (d’un autre plaisir, éventuellement du même précité)
Je ronge mon frein (impatient que je suis, une page aux deux tiers à peine lue, de sauter à pupilles jointes dans la suivante)
Je rive certains clous (dont celui de la tristounette réalité, laquelle, la plupart du temps, n’a rien de mieux à faire que de tenter de me rallier à sa cause désespérante)
Je reste admiratif (devant une telle inventivité, tant de culture, de passion, d’humanité, de petites merveilles d’écriture, etc.)
Je râlote (pour la forme et, avant tout, à dessein qu’on ne puisse pas claironner partout que je ne fais que rire, ou ryre (bêtement (ou bestement)))
Bref, quand je lis un JPQ, je n’ai pas du tout, mais alors là pas du tout envie de me servir de mes points, aussi finaux soient-ils, encore moins de changer d’air.
D’univers tout court.
Un petit florilège pour la route ? me pressez-vous d’une seule voix fleurant bon la curiosité finement piquée. Mais volontiers, le voici, le voilà :
J’ai une dent contre la sagesse.
L’ennemi, c’est demain.
Des yeux d’un bleu si marin qu’ils
sentaient le poisson.
Ce qui est magnifique dans l’aphorisme,
c’est le silence qui le suit et celui qui le
précède.
Les groseilliers sont toujours les plus mal
chaussés.
Seul l’oiseau saisit le sens des phrases
lancées en l’air.
Bientôt ils scieront l’arbre qui cache la forêt
et ils découvriront qu’il n’y a plus de forêt.
Une main qui ne tient pas un livre est une
main inutile.
Je suis fatigué de tant dormir.
Les gens d’ici dansent.
Est-ce que le salon de Greta Thunberg est
décoré de natures mortes ?
Tout amateur de littérature qui se
respecte a un jour rêvé de faire l’amour
avec Margurtite Yourcenar.
Ils m’ont proposé d’entrer dans la Pléiade,
mais je n’ai pas trouvé l’interrupteur.
Un beau suicide, c’est joli à regarder.
Je crois que je crèverai en colère.
Gâteau sous la cerise, les nombreuses notes de bas de page valent leur pesant d’Orval, ou d’Ordal selon le goût de chacun.
Pour la bonne bouche, un autre fragment qui me parle assez, parce que je me reconnais tout entier dedans :
Désobéir nécessite la connaissance de la
règle à laquelle on désobéit sciemment.
L’amateur de mots peu voire pas du tout usités que je suis avoue avoir un petit faible pour celui-ci :
Péculat, concussion, résipiscence et
hypogée.
Je précise, à l’attention du lecteur friand d’actualités, que la (le, comme vous voulez) covid 19 et le confinement sont déclinés vers la fin du livre.
Avant de conclure cet humble billet, je tiens à remercier chaleureusement l’Auteur de cet énième réjouissant volume pour ce cœur immense qu’il met à l’ouvrage, au sien mais aussi – surtout - à celui des autres, ça j’en sais quelque chose, puisqu’il se trouve être également mon Éditeur.
Enfin de Lui, j’aurais pu murmurer à mes tour et façon :
Et dire que ce Querton écrit beaucoup moins bien que moi,
Mais que, par bonheur – pour lui s’entend –, il l’ignore encore.
Pascal Weber
C’est à l’aube
que le monde
semble léger
que le silence
plein de petits bruits
est le plus lent
c’est à l’aube
que l’on se blottit
dans le brouillard
de plumes
d’un poème
*
Martine Rouhart
Jouets d'une tempête imaginaire et sombre
Et couchés à jamais levant haut leurs étraves
Dérisoire érection vers le ciel qui les lave
Rêvant dans leurs flancs creux de naufrages sans nombre
Au creux des verts polders somnolent les épaves
Jalousant leurs frères les navires qui sombrent
Chargés de gloire et de lumière - A eux l'ombre
De l'oubli peu à peu qui les couvre de bave
Cette bave putride usant leur cimetière
Pas marin pour un sou - Ah! vivre encore entier
De rapt en abordage au temps des flibustiers
Et puis infiniment brûler sous les sabords
Et couler d'un seul coup pour faire sa litière
Au creux de l'Océan couvert de gloire et d'or
On croit partir
à la rencontre des nuages
on croit donner
des ailes à ses mots
faire entrer
dans nos limites
un peu d’infini
mais tout est reflet
tout est mirage
comme fouler
le clair de lune
de ses pas
*
Martine Rouhart
« Nulle pierre ne peut être polie sans friction,
Nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve.»,
Kongzi (Confucius)
Abolir le temps
Il s’assit alors sous le pin de la longévité,
dans cet entredeux, cet entrelacs,
ne servant à rien,
ne faisant rien
Sublime oisiveté
Il n’eut plus ni passé
ni présent
Il ne pâtit de rien
Suprême liberté
Tel le phénix,
oiseau de paradis,
vit au loin un rocher d’éternité
et, passant au-delà de sa psyché,
il entra dans le domaine où il n’existe ni vie ni mort
Infinie félicité.
Michel Lansardière
Une fin heureuse très inspirée (en italiques) de l’infinie sagesse de Tchouang-tseu (ou Zhuangzi, IVe s. av. J.-C.) et interprétée à la lumière de l’énigmatique calligraphie muette et minérale gravée par le lithoglyphe…
Illustration : Pierre de rêve (mengshi)
sur son support en bois réalisé sur mesure (daïza)
Calcédoine (agate)
La composition de l’œuvre respecte les principes de la peinture chinoise classique, celle d’un peintre et poète comme Ni Zan (1301-1374) par exemple, un des « quatre grands maîtres Yuan » : un arbre en avant, un rocher, une montagne en arrière-plan, coupés en leur mitan par un plan d’eau.
Ce plan d’eau, tel un silence dans une partition, c’est un souffle,
un vide animé, une onde qui relie et unifie le yin et le yang.
Recherche esthétique autant qu’éthique.
Le glypticien a travaillé ici en léger bas-relief pour le plaisir du lettré.
Objet de curiosité pour les uns, de méditation pour les autres.
Notes :
L’agate mesure 10,5 x 7,5cm, 12 cm de haut avec son support. Cette pierre de rêve aurait été réalisée, sublimée, dans une pierre locale assez banale (le Brésil devenant le premier fournisseur d’agate de très belle qualité dans les années1840) sous la dynastie mandchoue des Qing, probablement entre 1750 et 1850.
Glypticien : spécialiste de la gravure sur pierre (intailles et camées). On parlera indifféremment de glypticien, lapidaire, graveur, voire tailleur, ciseleur, sculpteur. Quant au lettré Littré, toujours distingué, il emploie le mot lithoglyphe. Pour le graveur sur cristal de roche (quartz) on utilise parfois le terme de cristallier, en Belgique notamment (un mot qui désigne aussi, dans les Alpes suisses ou françaises, le chercheur de cristaux). Quant au gemmologue (ou gemmologiste) c’est un spécialiste de l’étude des pierres précieuses.
Le phénix chinois, ou fenghuang, règne sur les autres oiseaux. Il symbolise les plus hautes vertus et, tout comme la grue blanche, emporte les défunts sur les îles des immortels pour l’éternelle sérénité.
M. L.
Pour la première fois, un salon international virtuel du livre francophone se déroule actuellement jusqu'à dimanche 6 décembre à minuit
Il vous est possible de faire connaissance avec plus d'une centaine d'auteur(e)s francophones, de découvrir leurs œuvres mais aussi de rentrer directement en contact avec chacun d'eux dans un entretien vidéo personnalisé
https://www.sillf.com/les-auteurs
Si vous désirez découvrir ce que je fais ou prendre rendez-vous, vous pouvez directement allez sur mon raccourci
https://www.sillf.com/auteurs/richard-jean-jacques
Naître, se reproduire,
Aller et venir.
Apprendre et faire,
Parler, se taire.
Pleurer et sourire,
Aimer et souffrir.
Recevoir et donner
Prendre, regretter.
Croire, espérer,
S'incliner, se redresser.
Courir, ralentir,
Marcher puis dormir !
Certains jours
l’on voudrait seulement
tourner le dos
aux nuits obscures
aux barbelés
au vacarme de la terre
l’on voudrait seulement
que tout bascule
dans le bleu
Où sont-ils
les anges
à l’âme de cristal
qui viendraient
peut-être
adoucir le monde
Martine Rouhart
Le Salon International de la littérature en langue Française est le premier rassemblement dédié à la littérature en provenance de toute la Francophonie.
Ce lieu virtuel permet aux lecteurs, aux auteurs, aux éditeurs, aux libraires et tous ceux qui tournent en orbite autour de la passion d'écrire de créer des liens privilégiés.
Sans restriction de contrée vous aurez l'opportunité de rencontrer ici vos auteurs préférés, de faire des découvertes, d'acquérir vos nouveautés et participer à des conférences, des lectures et si vous en avez envie, de poser vos questions en toute liberté.
Vous pouvez d'ores et déjà connaître les auteurs participants et découvrir leurs oeuvres !
Du 04/12/2020 au 06/12/2020
À l’issue d’une carrière en ingénierie informatique (industrie aéronautique), Christian Eychloma décide de se consacrer à l’écriture, et plus spécifiquement à la science-fiction dont il renouvelle le genre.
D’un naturel extrêmement curieux, l’auteur s’est toujours beaucoup intéressé aux sciences et aux techniques, à la genèse des découvertes et à leur avenir, consacrant l’essentiel de son temps libre à approfondir ses connaissances dans tous les domaines, dévorant des ouvrages de vulgarisation et… de science-fiction !
Aiguillonné par ses interrogations sur la nature de la réalité, son intérêt n’a notamment jamais faibli pour les développements théoriques et philosophiques concernant la Relativité et la physique quantique, ceci en raison de l’obligation que nous font ces percées conceptuelles de remettre en cause nos paradigmes habituels.
S’attachant à proposer à ses lecteurs des histoires originales porteuses de sens, il a à ce jour publié six romans (anticipation et uchronie) qui ont connu un vif succès auprès des connaisseurs comme des simples curieux :
– « Que le Diable nous emporte… », un fabuleux « space opera »
– « Ainsi soit-il… », un peu la suite du premier
– « Mon Amour à Pompéi », récit d’un voyage temporel dans l’empire romain
– « Les Larmes de Titus », la suite du précédent
– « Le Dilemme de Trajan », dernier opus de la trilogie
– « Ta mémoire, pareille aux fables incertaines », récit de deux destins semblables pourtant séparés dans le temps et dans l’espace.
Remarques :
« Que le Diable nous emporte… » publié à l’origine en deux tomes, republié en un seul tome dans une nouvelle collection.
Les cinq autres ouvrages également publiés ou republiés dans la nouvelle collection.
Contacts :
Courriel : christian.eychloma@sfr.fr
Blog de l’auteur : http://futurs-incertains.over-blog.com/
Site de l’éditeur : http://www.editionschloedeslys.be/
Perdu dans la noirceur du soir
Un trois-quarts de lune me sourit
Comme un clin d'œil porteur d'espoir
Une porte ouverte vers la vie...
Blottie au creux de la maison
aux douces lumières tamisées
Je peux repousser la raison
Aussi la course des années...
Mon esprit apaisé s'envole
Avec les instants de bonheur
Qu'avec toi encore je vole
Et je laisse rêver mon cœur...
J.G.
« Si l’on avait vaincu le secret de l’immortalité,
On ne compterait plus les allées et venues du printemps. »,
Anonyme chinois (XVIIIe s.)
Poème visuel
Quand les mots ne suffisent plus
Quand le mystère est trop grand
Que même la pierre ne peut exprimer l’indicible
Que ma plume s’assèche en attendant le jour
Que l’hiver espère un nouveau printemps
Alors la nature toute entière se grave dans ma mémoire
Comment s’en détacher ?
Et je pleure sur le monde d’hier.
Michel Lansardière
Illustration : Pierre de rêve (mengshi)
Infinie terminologie faite de fantaisie et de poésie, on parlera de « pierres de rêve » (mengshi), « pierres étranges » (qishi), « pierres de couleurs » (caishi)… ou simples « pierres de décoration » (kazari-shi) toutes vous transportent et vous poussent à aimer.
Il s’agit d’une calcédoine (agate), polie comme un miroir,
finement ciselée et dorée sur tranche
(la tranche supérieure est en effet recouverte d’émail doré selon une technique, laque et or, proche du kintsugi, « jointure en or », japonais).
Ce que fit le lettré ?…
Il s’assit alors sous le pin de la longévité…
Le prochain billet lui sera consacré…
M. L.