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Louhal Nourreddine raconte Yennayer à la Casbah

Yennayer, ou le nouvel an amazigh se célèbre depuis des lustres dans toutes les régions d’Algérie. Yennayer est également en lien direct avec le calendrier agraire. De ce fait, il est un symbole de prospérité et d‘abondance. A la Casbah d’Alger, Yennayer est aussi une tradition ancestrale que les Casbadji célèbrent avec faste et dévouement. Louhal Nourredine est tout d’abord un enfant de la Casbah, mais également une plume dédiée à la cite de Sidi Abderrahmane Ethâalibi. Journaliste et écrivain il a consacré plusieurs ouvrages à la Casbah mais aussi au patrimoine culturel algérien qu’il dépoussière et remet au goût du jour. Des ouvrages qui se veulent aussi une sonnette d’alarme contre l’oubli et l’abandon d’un héritage inestimable. Dans cet entretien, Louhal Nourreddine nous dévoile la célébration de Yennayer dans les douirate de la Casbah.

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Horizon :Que représente Yennayer pour Louhal Noureddine et comment le fêtez-vous ?

Louhal Nourreddine : Yennayer frappe à nos portes comme chaque année à pareille période et à nous d’être-là à l’accueil du nouvel an berbère. Donc, que chacun de nous fait le vœu qu’il soit porteur de paix mais aussi d’une source d’où ruissèle  l’abondance de vivres et de douceurs, sources de santé. Seulement, et pour qu’il y ait cette prodigalité à laquelle chacun de nous appelle et espère de tout ses vœux, on se doit de tendre la main à l’autre qui pourrait être le proche ou le voisin dans le légendaire élan de solidarité qu’est le nôtre. Et puisqu’on y est dans l’agraire, l’idéal est d’ensemencer dans les sillons de la terre d’Algérie, un grain de son temps, et à faire don d’une pincée de ce qu’on a dans le garde-manger  mais surtout de son écoute à l’égard d’autrui…  A ce propos, Yennayer est l’idéale escale où se moissonne l’entente qui  gomme les fâcheries. A cet égard,  le mieux est d’y adhérer à la citation de l’écrivain québécois Eugène Cloutier (1921-1975) « Pour connaître la valeur de la générosité, il faut avoir souffert de la froide indifférence des autres... » D’où qu’il est requis d’évacuer la rancœur hors de nos chaumières et d’avoir un tant soit peu le cœur sur la main pour celles et ceux que l’on tient en estime. C’est dire qu’à l’instar de l’an chrétien, de l’Hégire et chinois, Yennayer est aussi l’instant d’éloges mais aussi pour se donner l’accolade selon la formule consacrée «Assegas Amagaz[1]». Pour ce qu’est de la façon de le fêter, Sachez que Yennayer est l’idéal réunion familiale autour de l’« Imensi » (dîner) de partage, où tous nos heurts et contentieux s’oublient dans la succulence de plats traditionnels à base de pâte et de viande, tel que le couscous au blé dur, berkoukès roulé à la main, la reine de la maïda (table) qu’est la Tchekhtchoukha et l’inévitable met Tikourbabine.12273362659?profile=original

Vous qui êtes un amoureux de la Casbah, comment se fêtait Yennayer au sein de cette cité séculaire ?

«Ras El Âam[2] » ou Yennayer à la Casbah exigeait du temps, eu égard à la « m’qetfa » (vermicelle) pétrie maison par les fées de logis qui se préparent ainsi à offrir l’hospitalité à l’« Âadjouza » dit ainsi dans le jargon algérois. De ce point de vue légendaire, le culte de l’ «Âadjouza » se veut l’hommage à la vieille qui a osée une bravade contre  le froid pour que le soleil fasse étinceler les murs chaulés de la Casbah, disaient nos anciennes. Quoi qu’il en fut, les « z’niqat » (venelles) de la Basse-Casbah s’éclairent aux couleurs de la confiserie mielleuse qui s’amalgame aux fruits secs du « Treize » qui signifie que le nouvel an amazigh se décale de treize jours par rapport à l’an chrétien. Alors, et dans l’optique de faire la fête, les « khiama » (cuisines) des « douerate » (bâtisses traditionnelles) de bled Sidi-Abderrahmane Ethâalibi s’embaument de la chorba « m’qetfa », El Ham Lahlou et m’touwam. Seulement, on n’entendra plus le chant du coq du s’tah (terrasse), car c’est le maître de la basse-cour qui est passé au tadjine. Dans cet ordre d’idées, la fête s’égrène ainsi à la dégustation de « l’khefaf » (beignets) et « baghrir » (crêpes) ainsi que le treize ce mélange de bonbons et de fruits secs qui fait la joie des enfants.  12273362692?profile=original

Yennayer est reconnu comme fête nationale depuis 2018. Que représente pour vous cette reconnaissance ?

De nos jours, Yennayer est en conformité avec la loi du 26 juillet 1963 fixant la liste des fêtes légales chômées et payées. Un couronnement que l’on doit à celles et ceux qui ne sont plus de ce monde pour apprécier la joie autour de l’«Imensi n umenzu n yennayer » (le dîner du 1er jour de janvier). Pour atteindre ce résultat, il a fallu de la lutte et de la revendication ponctuée d’énormes sacrifices mais aussi d’utiles écrits pédagogiques sur la question.  Mais laissons la chronologie des faits aux historiens qui se chargent d’écrire l’intarissable feuilleton qui narre l’épopée héroïque de celles et ceux qui ont fait Yennayer. Bonne année Amazigh 2971 aseggas ameggaz.

Entretien recueillis par Hakim Metref.

Journal Horizon du 11 janvier 2021.

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[1] Bonne et heureuse année en tamazight

 

[2] Début de l’année.

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Ô toi mon fils

Ô toi mon fils Dont le délire même Fut folie de l’extrême,
Où l’inattendu
Était imprévisible.

Fatale te fut « la blanche »
Ta course d’enfant est finie
Et
Ta course d’homme a déjà fuit.

Que te reste-il en souvenir ?

Tu fus tu fuis va mon fils va,
Longue sera l’absence,

L’éternité.

Ô ce sourire qui s’incline
D’une douceur enfantine

Dont la vie au dernier souffle
Retient le souffle !



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solitude

Engloutir son allégresse
camoufler ses tourments
éloigner la croyance

c’est finir par douter

et j’ai brisé l’espérance
ma vie

de regrets en remords
j’ai détruit mon sort

frappé par l’orage
a sombré la raison

et d’un seul coup…de rage
j’ai balayé l’horizon

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L’esprit est un miroir brillant

L’esprit est comme un miroir brillant

Maîtrise de l’esprit sur la matière
En laissant chanter la pierre
Abolir le temps, l’espace
Se soustraire au monde.

Juste une sensation de fraîcheur
Un bouquet d’arbres, en fleurs
Un reflet de lune pâle
Saisie d’une caresse magique.

Pure jouissance esthétique
Le goût subtil de l’inutile
Du lointain éclat de l’opale
Astre d’une nuit magnétique.

Michel Lansardière

« L’esprit est comme un miroir brillant »,
                                                                       Shen-hsiu (ou Shénxiù, ca 607-706).


Ce à quoi Huìnéng (Eno pour les japonais), son maître, le sixième patriarche du bouddhisme tch’an (le Tch’an ou Chan en Chine devint le zen au Japon), répondit :
« Il n’y eut jamais… de miroir clair, l’Esprit est depuis l’origine Absence absolue ».
Huìnéng (638-713), illettré, mais à quoi bon quand l’écrit est impuissant à rendre les vérités profondes, était par ailleurs… graveur (sur bois).

12273360459?profile=originalComme un oiseau sur la branche
Détail (ca 3x3cm) d’une tabatière chinoise en calcédoine (agate) à deux couches.
La couche supérieure blanche a permis au sculpteur de faire ressortir ces motifs d’oiseaux dans des branches de prunus en fleur, tandis que le cœur gris-bleuté les met en valeur. L’oiseau et de la fleur de prunier symbolisent l’hiver.

En-tête : Pierre de rêve (mengshi) gravée, détail. Une pierre propice à la méditation.

Dans le souffle d’un Yuan Hongdao, j’ai voulu ces
« Propos inspirés par l’entente des cœurs dans une retraite campagnarde, paresseux et libres. »

M. L.

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Déclaration dintention pour 2021

12273368078?profile=original En 2021 nous allons vous proposer quelques beaux retours sur des partenariats anciens, dans la perspective d'une relance  de plus fructueux partages entre membres du réseau.

Cette relance sera menée par Liliane Magotte, administratrice des partenariats sur arts et lettres.

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administrateur partenariats

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Bonjour à tous !

En décembre 2012, une idée d'échanges entre quelques poètes dont j'avais fait la connaissance ici, et une de mes peintures a vu le jour. La peinture a alors été illustrée par des poésies écrites pour la circonstance. Ces partenariats nous ont permis d'élargir notre créativité, l'amitié virtuelle prenait un sens, et la communication se développa davantage sur le réseau.

Des centaines d'échanges eurent lieu, entre les membres, spectateurs ou acteurs, et plus d'une centaine de billets furent créés.

Comment faire pour participer ?

En réalité, les partenariats se font intuitivement, cela part d'un désir de partage avec une oeuvre partagée sur le site, qui vous parle au niveau de l'inspiration.

Illustrer une peinture avec un poème présent sur le site, et inversément, écrire un poème ou faire une peinture en étant inspiré par un partage, ou participer à un billet entre les membres, sur un thème, que je propose à tous.

Qui peut participer?

Ces partenariats sont le fruit d'une complicité entre deux membres du réseau uniquement. Les oeuvres sont visibles parce que déjà approuvées, ou partagées à cette occasion. 

Comment procéder?

Les membres désireux de créer un partenariat doivent en avertir le futur partenaire, par messagerie interne au réseau. les échanges, à cette occasion, sont indispensables. En effet, le respect, la courtoisie et la bienveillance sont les maître-mots du réseau.

Ils doivent également me contacter, pour la mise en place. Dans tous les cas, Robert Paul sera informé par mes bons soins.

En résumé...

Les partenariats qui se créent sont spontanés, poètes et peintres communiquent , se découvrant au fil du temps à travers les commentaires échangés lors de leurs publications. 

Au fil du temps, des affinités se dessinent, les idées surgissent peu à peu...

Elles se concrétisent, résultat d'une complicité forgée à travers les échanges et les partages.

Les duos pinceau-plume et plume-pinceau sont le fruit de l'assiduité dans le partage, ils ne peuvent s'improviser ...

Robert Paul et moi-même vous invitons à découvrir quelques-uns de ces partenariats.

Une sélection de beaux partenariats d'Arts et Lettres. Saison 2013.

" Mon arbre", partenariat poésie et photo entre les membres Arts et Lettres, sur deux poèmes de Gilbert Czuly-Msczanowski.

"Nids de brume" illustré par "Mésange en hiver"

Ils sont également consignés, par ordre chronologique, dans les commentaires du groupe partenariats.

En espérant avoir pu répondre à vos attentes, 

Robert Paul et moi-même vous souhaitons une année remplie de belle créativité et de succès artistiques et littéraires.

Liliane Magotte

Responsable Partenariats

Arts

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Lettres

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An temps

Le fleure bon

Des pétales s'étiolent

Au loin  du ciel profond

Des étoiles raffolent

Les flocons brisés

Versent les bris de glace

Où les parfums rendent hommage

Au plus humble air amusé

Fondant sur place

De tant de sourires retrouvés

Peut-être est-ce un hiver

Ou bien encore le glacier

De nos images saisonnières

De temps d'idées bernées

...

Carnet

Écriture prompte

E.D.

01

2021

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Meilleurs vœux pour 2021

CARTE%20DE%20VOEUX%202021.pdf

Bonjour chers membres et amis des Arts et des Lettres,

vous trouverez ci joint une petite carte de voeux sous forme de photographies habillées de textes qui se veulent poétique.

Je vous souhaite à tous, malgré le contexte sanitaire actuel, une année à la mesure de vos souhaits et attentes.

Portez-vous bien et surtout protégez-vous, la vie est unique et nous est donc précieuse.

A bientôt pour des textes et autres photographies de 2021.

Belle journée, amitiés.

Dominique Lecat

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Qand je te lis...

Quand je te lis

 

Cela commence par un regard,

Puis le toucher de ta peau velin

Douce et soumise à mes curieuses volontés.

J’aime à humer ton odeur

Qui me trouble toujours.

J’hésite pourtant un instant

Tant mon désir m’inonde

Quand mes mains te caressent

Quand enfin elles t’ouvrent

Quand mes yeux te découvrent.

Voluptueux plaisirs de te tenir, de t’ouvrir

De te sentir, de te vivre … de te lire

Toi, mon livre rare.

 

20201229

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LE DON

C’est une femme nue
Et jeune et qui se fend
De temps en temps pour toi
En deux comme un fruit mûr

C’est une femme fruit
Dans l’immensité bleue
Qui brèche se défait
Au fil nu du plaisir

C’est une femme livre
Et qui s’ouvre à la page
Exacte du savoir
Et de tout l’or du monde

Et je goûte en ses bras
Le bonheur d’être là
Le bonheur d’être là
O femme qui se livre

(inédit)

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