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QUINZE RENCONTRES ARTISTIQUES

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QUINZE RENCONTRES ARTISTIQUES

Daniel Bastié -103 Pages - Editions Ménadès

Quinze personnalités artistiques, toutes différentes et uniques, et un regard sur leur manière de procéder. Qu’ils soient écrivains, compositeurs ou peintres. Il s’agit de rencontres effectuées pour la revue « Bruxelles Culture » et qui présentent succinctement les activités de chacun au rythme de questions-réponses conviviales et participatives. Les quinze artistes sélectionnés apparaissent par ordre alphabétique. Bien entendu, à l’ère d’Internet, on ne peut que vous inviter à découvrir davantage de leur production par le biais d’un ordinateur. Bandes musicales, panorama de dessins et couvertures de livres foisonnent sur la toile en quelques clics de souris via des sites personnels, Youtube, Amazon, Babelio, etc. Focus sur Jean-Louis Aerts, Frank Andriat, Ariane Bosquet, Jeannine Burny, Héléna Darcq, José Duchant, Sabiha El Youssfi, Maurice Frydman, Fabrice Gardin, Hugues Henry, Corinne Hoex, Joël Jabbour, Clément Martinery, Maria Palatine et Henri Seroka.

Un volume II est annoncé d'ici la fin de l'année !

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LES CHEMINS INTERDITS

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LES CHEMINS INTERDITS

Gus Rongy - Editions Ménadès - 284 pages 

Une partie de ce récit est autobiographique et s’inspire pour certains faits de la réalité politique, notamment des actions terroristes survenues dans les années 80, dont les auteurs étaient un groupe d’extrême-gauche.Le héros a neuf ans au début de la guerre et assiste à la mort brutale de sa mère.Il est recueilli par une tante et un oncle pudibonds et dévots, qui l’élèvent dans la crainte de Dieu et l’horreur du péché.Dès son adolescence, il est mis en garde contre les plaisirs malsains, notamment les mystères de la chair, de manière que son existence se déroule à l’abri des tentations et ne s’engage pas dans les chemins interdits. Jusqu’au jour où, devenu professeur, il rencontrera la Femme, voluptueuse, une et multiple qui, comme chacun sait, est un des innombrables pièges du Démon. D’enchantement en désillusion, il sera le jouet d’un destin absurde qui laissera sa vie suspendue à un fil.

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La faille

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La faille - Gus Rongy - Editions Ménadès - 183 pages 

Dans ces trois nouvelles, l’auteur rompt avec ses habitudes.

En général, il est rare qu’une histoire ne comporte aucun trait d’humour, soit dans le développement, soit dans la conclusion, souvent inattendue.

Ici, au contraire, les trois récits baignent dans le drame.

Le premier, où il est fait référence au fantastique, se déroule dans une grande surface, dont la description évoque à s’y méprendre le défunt grand magasin de la rue Neuve, l’Innovation, tragiquement détruit dans un incendie en 1967. Même cadre, même architecture, même disposition des rayons.

Le personnage central du deuxième récit est la victime d’un grave accident de moto dont les conséquences sont physiquement désastreuses. Pourtant, dans son malheur, tout espoir ne lui est pas entièrement retiré : il arrive encore à s’accommoder de son état.

Quant au troisième, il s’agit d’un drame de la trahison amoureuse dont la conclusion est particulièrement sordide.

Voilà le lecteur prévenu.

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Trois pauvres culs s'en allaient de par les routes

De la belle France en devisant sur leurs tristes noms :
Un faux-cul, un lèche-cul et un cul-terreux, sonnant pareil somme toute
Mais auxquels il faut y chercher de subtiles explications !

Le premier s'adressant au second lui fit cette déclaration :
"Monsieur, n'êtes-vous point dégoûté d'être pris pour un chien
Qui pour sa pitance se doit aussi lécher son voisin,
Ce dernier ne lui laissant, bien repu, qu'une dernière portion ? "

"Eh, mais mon brave on s'en sort comme on peut !
Vous même n'êtes vous pas vêtu du costume de l'hypocrisie ?
Ne passez-vous pas votre temps à tromper à qui mieux-mieux
Qui veut entendre vos basses flatteries ? "

Le cul-terreux qui de son apparence ne fut pas consulté
Se dit que ces deux pauvres culs de la terre de France,
Gênés par la terre dont son derrière était maculé
Allaient devoir comme lui bientôt retrousser leurs manches !

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S’bah El Kheir Âalikoum mes ami(e)s ( Bonjour) ! N’harkoum Mabrouk (Bonne journée)! Le bon vieux temps dit d’un autre « ton »! En l’occurrence celui de la tonicité du verbe qu’on a choisi de concert avec mon ami, le journaliste Amine Goutali du quotidien « Horizon » pour dire  toute la détresse des Casbadjis[1]. Et à y penser, à l’intonation de l’écho qui n’a reçu cependant aucun autre « écho » de la part de l’autorité en charge de la rénovation de ce site historique, j’ai plaisir à me remémorer cette  aventure humaine que j’ai vécue à battre le pavé à la Casbah avec mon ami Amine Goutali lors d’un reportage dans ce site classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 1992. Autant de délices que j’ai plaisir à vous convier à lire, histoire d’humaniser cette funeste période d’isolement (Confinement) qui  fera sans doute date dans la mémoire collective. Bonne lecture et excellente journée. Alger, Louhal Nourreddine, le 14 septembre 2020.

[1] Habitant de La Casbah

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Autre décision courageuse, outrepasser les lenteurs qu'engendrent les clauses du code des marchés publics, qui ont tendance à précipiter le monument dans la déliquescence. Réagissant à la décision du ministre de la Culture, de transférer le dossier de la réhabilitation de La Casbah à la wilaya[1] d'Alger, l'écrivain-romancier Louhal Nourreddine, digne fils de la vieille médina- à laquelle il a consacré toute une œuvre- estime que La Casbah requiert d'avoir un interlocuteur unique et de faire place nette de toute une pléiade d'opérateurs budgétivores.

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Horizon : Comment estimez-vous la décision du ministère de la Culture de rétrocéder l'épineux dossier de réhabilitation de la Casbah à la wilaya d'Alger ?

Louhal Nourreddine : Pour qu'elle soit judicieuse, la décision est d'autant pertinente, voire rationnelle ! D'ailleurs, ce n'est qu'un juste retour des choses qui progressaient si bien, du temps où la tâche de sauvegarde de La Casbah relevait des compétences de la cellule fonctionnelle de réhabilitation et de la gestion urbaine de La Casbah, qui a été créée le 3 janvier 2001 par un arrêté de la wilaya d'Alger. Pour ce qu'est du palmarès, la cellule s'enorgueillit de la mise en valeur de « Dar Essouf » (La maison des laines) qui abrite le siège de l'école nationale de conservation et de restauration des biens culturels, sis à la « z'niqa[2] »  des frères-Mohamed-Ahmed-Mechri (ex-Henri-Klein[3]), grâce à une poignée d'ingénieurs de l'école algérienne et au savoir-faire d'opérateurs locaux, dont l'Entreprise communale de Bab El Oued, qui s'était également illustrée à Dar Mustapha-Pacha en termes de prise en charge efficiente en matière de restauration et de confortement de l'actuel musée public national de l'enluminure, de la miniature et de la calligraphie.12273344090?profile=original

Se voulant efficace, l'Entreprise communale de Bab El Oued, et de concert avec un staff technique restreint, avait satisfait à ses obligations contractuelles, notamment pour ce qui est des travaux préparatoires, de consolidation et la phase des tâches de restauration qui ont abouti à la livraison de ces monuments au mois de juin 2005. Outre cela, la cellule avait procédé à l'embellissement du mausolée du saint homme Sidi Abderrahmane Ethâalibi et des « Dahir[4] » de Sidi Ouali Dada et de Sidi Mansour, grâce à deux bureaux d'études qui supervisaient deux entreprises qui avaient fait leurs preuves dans la restauration du mausolée de Sidi Boumediene à Tlemcen. Seulement, l'œuvre de la cellule à laquelle l'ancien wali[5] délégué de Bab El Oued, avait apporté sa contribution, fut stoppée net dans son élan et le staff fut prié d'évacuer le siège qui était situé en face des vestiges du café des sports à Zoudj-Aïoune[6] dans la Basse-Casbah.12273344290?profile=original

 -La phase de réhabilitation s'est avérée tatillonne et le chantier n'a pas encore dépassé le stade des travaux d'urgence... Quelles sont les raisons de cette situation ?

De nos jours et depuis l'adoption en 2012 du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur, la vieille médina vit au rythme du cérémonial de sa Journée nationale, qui coïncide chaque année avec le 23 février. Et, au lieu qu'elle soit une rencontre « bilan », afin d'estimer ce qui a été fait ou se préoccuper sur le reste à réaliser, au contraire, la Journée de La Casbah prend l'aspect d'un rendez-vous... convivial. Sinon, qu'elle se folklorise pour faire le tour des « z'niqat » dépavées de la vieille médina. Du reste, la Journée de La Casbah n'est rien d'autre qu'une opportunité d'accolades entre d'anciens « ouled el houma[7] », qu'à l'ambition de mettre un terme à l'effarante phase d'écroulement de douerate[8]. C'est le cas de Djamâa El Barani (Mosquée de l'étranger) sis sous les fortifications de Dar Essoltane[9], sur l'avenue Taleb-Mohamed à Bab Djedid. Donc, La Casbah ne tient qu'aux « béquilles » qu'il va falloir suppléer à l'aide de travaux de confortement. Seulement, les modalités du choix de l'opérateur et de l'ouverture de chantiers obéissent à la lenteur des dispositions du code des marchés publics, en dépit de l'urgence et de la spécificité des travaux liés à un ouvrage digne de durer dans le temps. Au demeurant, l'urgence est à la restauration des « z'niqat » Malaïka-Benaïssa (ex-Caton), l'îlot de Sidi-Abdellah ainsi que la venelle Brahim-Fateh, qui sont perpendiculaires à la rue Amara-Ali dit Ali La Pointe et qui menacent ruine. Autant dire que le péril est au coin de toutes les z'niqat, notamment au « sabat » (voûtain) Abencerage, où l'écheveau d'étais augure du pire. Et comme si le lot d'éboulis ne suffisait pas au malheur des Casbadjis, voilà que la culture de l'oubli s'en mêle et efface la plaque commémorative rivée au fronton des vestiges de la douera 9, rue de Thèbes, en hommage aux victimes de l'abject attentat qu'avaient perpétré, toute honte bue, par les Ultras français d'Algérie en ce funeste soir du 10 août 1956 durant la guerre d'Algérie.12273344862?profile=original

 -Que faut-il faire justement pour sauver ce pan entier de notre identité des affres de l'oubli ?

Sachez qu'en guise de reconstruction à l'identique, le « darbouz », ou la rampe du « Foqani » (palier supérieur) en bois des douerate, a été remplacé par une hideuse murette en briques. Les cas sont d'autant réels à Bir Djebah[10] et sur la terrasse de la Gariba[11] de la rue Ouchfoun-Mustapha où les malfaçons témoignent de l'indigence d'un savoir-faire que nos maçons ne maîtrisent pas. D'où l'urgence d'intensifier les sessions de formation pour la promotion d'ouvriers spécialisés dans le confortement du vieux bâti et de sélectionner les entreprises performantes, titulaires d'authentiques références en matière de restauration de sites et de monuments historiques. Autre décision courageuse, outrepasser les lenteurs qu'engendrent les clauses du code des marchés publics, qui ont tendance à précipiter le monument dans la déliquescence. Tout bien considéré et eu égard à sa notoriété universelle, La Casbah requiert une volonté politique de sauvegarde de la dimension d'un plan « Marshall ». Pour y parvenir, le mieux est d'avoir un interlocuteur unique et de faire place nette de toute une pléiade d'opérateurs budgétivores, à l'instar de l'Ogbec et de l'Agence de sauvegarde qui s'emmêlent les outils sur le terrain de leurs prérogatives. Ce n'est qu'à cette condition que l'on sauvera ce qui reste à sauver d'une perle méditerranéenne, qui reste l'excellent alibi à l'accession d'un logement, car à l'usure du temps s'est ajoutée aussi la main de l'homme, qui détruit sciemment une douera[12] qui n'est pas la sienne, pour y être relogé.12273345468?profile=original

-Comment rendre son attrait touristique à la vieille médina ?

Jadis, La Casbah vivait de l'art de ses artisans, créateurs d'emploi et de richesse et mettaient ainsi de l'ambiance dans les venelles qui ne désemplissaient pas de visiteurs occasionnels et de touristes d'ici et d'ailleurs. Alors, et pour insuffler de la vie à La Casbah, le mieux est de tendre la main à la corporation d'artisans qui se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une main, eu égard à la cherté des matériaux et de l'impôt.

En effet, la gérance d'une ébénisterie d'art, ou d'une dinanderie, nécessite de coûteux frais divers de gestion, puisqu'en plus de l'onéreux coût du bois, il y a aussi l'impôt annuel forfaitaire fixé auparavant à 5.000 DA et qui a été revu à la hausse, soit à 10.000 DA, eu égard aux dernières mesures d'austérité. Donc, cela s'en ressent sur la capacité de ces artisans à subvenir aux charges de leur couverture sociale. Il y a eu en 1979 l'abrogation de la carte d'artisan intitulée « Rasma El Aslia ». C'est dire la nécessité qu'il y a à rendre l'investissement attractif afin d'encourager l'artisan à aller de l'avant et à assurer une relève à même d'insuffler de la vie à la Casbah. Qu'on se le dise.

Propos recueillis par Amine  Goutali et Publié dans le quotidien national « Horizons » du 13 septembre 2016.

[1] Équivalent de préfecture

[2] Rue.

[3] L’instituteur français Henri Klein (1864-1939) est le fondateur du « Comité du vieil Alger ». Soucieux de la préservation des sites, monuments et vestiges du passé d’Alger, il avait crée aussi la revue intitulée « Feuillets d’El-Djazaïr » en 1905 afin de contribuer à « la recherche de tous les éléments de nature à éclairer l'histoire d'Alger et la défense de sa richesse patrimoniale.» C’était là sa stratégie pour dénoncer les mutilations que l'administration coloniale assénait à l’esthétique architectural d'Alger.

[4] Mausolée

[5] Sous-préfet

[6] Les deux fontaines, disparues de nos jours.

[7] Les anciens de quartiers.

[8] Bâtisses traditionnelles.

[9] Le palais royal

[10] Puits de l’apiculteur

[11] L’étrangère

[12] Douera est le singulier de douerat (pluriel).

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administrateur théâtres

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La mort règne. Imaginez un docteur Schnabel : silhouette noire, gants, grandes bésicles de protection portées sur un masque Vénitien en forme de formidable bec de corbeau, le tout surmonté d’un triste chapeau de fossoyeur. Pensif, il virevolte sur l’avant-scène sur les notes sombres d’un piano invisible. Sommes-nous en plein Moyen-Âge ? Au temps des pestiférés ?

Qu’elles sont loin les chères glorieuses au soleil, les années d’insouciance fertile, les rues grouillantes de monde affairé, les plages bondées de peuples heureux et dénudés, les salles de concert sold out, les théâtres pleins à craquer, les festivals débridés ? Disparus, les stades en liesse. Disparue, la foule, libre et sentimentale ! Disparus, les mots bleus du chanteur Christophe.

Et pourtant ce soir, le cœur du spectateur bondit enfin de joie, cette joie mêlée de perplexité, comme aux temps reculés de nos si joyeuses rentrées des classes. Le bonheur de vivre reviendrait-il à pas de loups ? Grâce à Thespis, goûterait-on à nouveau au plaisir des spectacles vivants après sept douloureux mois d’abstention ? Les artistes seraient-ils tout d’un coup ressuscités ? On remercie l’auteur de la pièce du fond du cœur qui appelle à la Rencontre . Aux retrouvailles entre public et comédiens en chair et en os.

Au théâtre du Parc hier soir, nous assistions à une Renaissance. On y croit de toutes nos forces, car sans les artistes, sans la culture, sans le lien vivant, nous sombrons tous dans une absurde morosité ou une très morose absurdité. Plus que l’oiseau noir, vénérons sans modération le phénix aux mille couleurs. La vie, tout simplement. L’oiseau bleu pour les grands sensibles.

C’est ainsi que le rideau se lève sur un directeur de théâtre cloué dans son Chesterfield couleur caramel, qui constitue à peu près le seul élément de décor. Au fond de la scène, on découvre les malles fermées où sont emprisonnés les accessoires et costumes de scène. Depuis avril 2020, le nommé Samuel Sherman attend le bon vouloir des autorités sanitaires pour ré-ouvrir les portes closes de son théâtre italien déserté. Son seul compagnon : un frigidaire des années 50... plein de surprises. La folie sera-elle au rendez-vous ?

Voilà son ami imaginaire : rien moins que Saint Ex, sanglé dans son habit d’aviateur qui va tenter tant bien que mal de remettre son alter ego en piste. Pas une mince affaire. L’acteur-directeur-manager osera-il jouer Hamlet ? Un vieux rêve. To play or not to play ! That is the question. Titre choisi par l’auteur pour cette comédie d’actualité. Le regard acéré de Thierry Debroux a pondu le texte en à peine une semaine de 4 août brûlant.

Car c’est le désespoir pour le monde oublié des artistes. Dans une fertile colère, l’imagination reprend le pouvoir ! Les chants les plus beaux sont les plus ... La pièce moque les étapes de la pandémie, fustige les temps présents qui virent à l’acide, à l’amertume des bulles réduites. Elle fustige les décideurs de la peur tous azimuts, elle jure de ranimer le rire sous le masque. Elle renoue les contacts humains, elle défait les nœuds de l’étouffement.

Même si le virtuel nous guette, la visioconférence envahit le plateau. Chacun chez soi barricadé entre ses murs. 18 artistes aux noms prestigieux travaillent sous cloche. Par ordre alphabétique : Jean-Philippe Altenloh, Jacqueline Bir, Thierry Janssen, Anouchka Vingtier, et les enfants Ava Debroux et Lily Debroux. Et la participation amicale de Julien Besure, Ronald Beurms, Denis Carpentier, Jonas Jans, Nicolas Mispelaere, Thibault Packeu, Jean-François Rossion, Jérôme Vilain,…

Ils crèvent tous l’écran et son abcès d’inhumanité !

Daniel Hanssens lui est présent sur scène en directeur de théâtre alangui sur ce Chesterfield d’un autre temps, celui des roses et des soins jaloux à l’Autre, celui du regard essentiel du renard, celui des planches vibrantes d’énergie théâtrale. A ses côtés, Othmane Moumen, l’ami imaginaire, pétulant, sensible, généreux, never say never ! Le verre est certes plus petit mais il est rempli d’humour et d’émotion.

Que cette pièce courageuse soit le ferment de temps nouveaux et retrouvés.

Il faut apprendre à VIVRE normalement avec le virus. Et le reste est silence.

Dominique-Hélène Lemaire

THÉÂTRE ROYAL DU PARC

MARDI 8 SEPTEMBRE :20H30

MERCREDI 9 SEPTEMBRE :20H30

JEUDI 10 SEPTEMBRE :20H30

DU MARDI AU SAMEDI :19H ET 20H30

LES DIMANCHES :15H ET 16H30

SAMEDI 10 OCTOBRE :15H ET 16H30

SAMEDI 24 OCTOBRE :15H

DU 13 AU 17 OCOBRE ET DU 20 AU 23 OCTOBRE :20H30

RELÂCHE LES LUNDIS ET LE DIMANCHE 11 OCTOBRE 2020.

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IL A IMMORTALISÉ LES MASSACRES DU 17 OCTOBRE 1961 Disparition du photographe Georges Azenstarck

Bonjour mes ami(e)s ! Connaissons-nous réellement nos ami(e)s, nous les algériens ? Notamment, celles et ceux qui ont été le porte-voix de notre révolution ! Pas aussi sûr que ça, suis-je tenté de répondre, du fait que la disparition le 2 septembre dernier du journaliste-photographe Georges Azenstarck est passée inaperçue ! N’est-ce pas là, l’irréfutable preuve que l’on ne sait rien des femmes et des hommes d’obédience française voire chrétienne qui s’étaient rangés derrière l’étendard de la cause algérienne ? Rompu aux luttes ouvrière qu’il était de son vivant, le journaliste-photographe Georges Azenstarck a été de ceux qui avaient dévoilé la tuerie de Paris, perpétrée toute honte bue lors d’une nuit noire du 17 octobre 1961 par la flicaille parisienne suite aux ordres du préfet Maurice Papon. Et rien que pour ça,  Georges Azenstarck mérite bien plus qu’un hommage mais une stèle érigée en Algérie et à la mémoire de ces inconnu(e)s qui ont donné de leur sueur et de leur sang pour que vive l’Algérie libre. Je cite à cet effet le cas de Lucie Hadj Ali née Larribère et dite Lucette (1920-2014) qui n’était autre que l’épouse du militant-poète Hadj-Ali Bachir et qui était aussi secrétaire général du Parti communiste algérien (PCA). En voici cette modeste dépêche pour faire connaissance avec le personnage. Bonne lecture et excellente journée. Alger, Louhal Nourreddine, le  12 septembre 2020.12273342454?profile=original

 

Georges Azenstarck (1934-2020) s’en est allé le 2 septembre à l’âge de 85 ans et avec lui s’est fermé l’œilleton de son appareil-photo sur les affreusetés d’ici-bas qu’il a immortalisées de son vivant. Inconnu de nos jeunes, Georges Azenstarck était ce journaliste de la presse syndicale La Nouvelle Vie ouvrière qui avait immortalisé, à l’aide de l’image qu’il capturait du haut du balcon du siège du journal L’Humanité, la tuerie de nos aïeux qu’avait ordonnée le préfet de Paris, Maurice Papon (1910-2007) lors de la nuit meurtrière du 17 octobre 1961 à Paris.12273342099?profile=original

À Paris en octobre 1961, ce journaliste fut l’un des rares photographes à couvrir les ratonnades avec Elie Kagan (1928-1999) et Jean-Pierre Texier (1941-2010) qui serait, d’après le journal le Matin d’Algérie, l’auteur du cliché symbole intitulé : « Ici, on noie les Algériens ». À cet égard, beaucoup d’Algériens ont été jetés dans la Seine pour avoir bravé lors d’une manifestation pacifique l’unilatéral couvre-feu imposé aux Maghrébins.12273343080?profile=original

 « Je persiste et signe. En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de l’ordre agissant sous les ordres de Maurice Papon », avait écrit l’historien Jean-Luc Einaudi (1951-2014) dans le journal Le Monde du 20 mai 1998. Et en guise de représailles pour ce que Georges Azenstarck a osé dévoiler et dit, la caste de « Nostalgériens » n’a pas cessé de mettre à l’index ce défenseur de l’opprimé en l’indexant du sobriquet : « Azenstarck le menteur » ou « Azenstarck le communiste ».

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C’est qu’il ne se suffisait pas que d’images mais aussi des mots tels que « sauvagerie » et « déchaînement » lorsqu’il avait témoigné en faveur de Jean-Luc Einaudi au procès du 26 mars 1999 qu’avait intenté Maurice Papon à l’historien. Mais auparavant, Georges Azenstarck avait levé le voile sur d’inavouables conditions de vie d’une main-d’œuvre étrangère issue de l’Afrique du Nord et qui vivait dans l’insalubrité des bicoques érigées à la rue des Prés, soit à la lisière de Paris, dont le bidonville de Nanterre dit également le baraquement de la « folie ».

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« Il était une célébrité à Paris, où il venait d’aménager son atelier de travail dans une chambre de bonne à proximité du Beaubourg », s’en souvient le photographe Stephan Zaubitzer. C’est qu’il a plus d’un cliché dans sa chambre noire, puisque « Moustache » était encore là le 1er  février 1965 pour perpétuer le douloureux souvenir de l’enterrement de 21 mineurs marocains tués dans un coup de grisou dans une mine de la Compagnie des mines de Liévin dans le Pas-de-Calais, a écrit Chloé Leprince dans France Culture.

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Ce reporter-photographe au quotidien L'Humanité faisait œuvre utile de son appareil photo qu’il brandissait lors des luttes ouvrières. Maintenant qu’il n’est plus de ce monde, Georges Azenstarck lègue à l’histoire de l’Algérie sa version du 17 octobre 1961 en noir et blanc qu’il est utile d’avoir à l’école mais aussi sa Mémoire du 17 Octobre 1961 ou Les Engraîneurs (2002) de Bernard Richard et de Faïza Guène (https://les-engraineurs.org/memoire). Repose en paix l’artiste.

Par Louhal Nourreddine

Extrait du journal Liberté, du 12 septembre 2020

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Fadhma n Sumer.

Bonjour mes ami(e)s ! Peu ou prou ou été écrit sur notre héroïne Lla Fadhma n Sumer, l’héroïne du Djurdjura, à l’instar de feu Tahar Oussedik (1913-1994) et  Lalla Ouerdja la révoltée (éd, Médias-Index, 2019) de Saadoune Slimane pour ne citer que ce duo d’écrivains. Mais entre-temps, il y’a aussi l’odyssée de l’auteur-éditeur Omar Kerdja d’aller à son tour sur les pas de l’héroïne du Djurdjura, histoire d’en savoir un peu plus sur cette Dame qui passionne de par son courage et qui fascine par sa personnalité « mystère » : « En faisant ma récolte, je me suis imaginé cette abeille qui en toute circonstance, doit butiner, en  visitant chaque fleur pour le nectar à lui soutirer. Et ma récolte a duré près quasiment quatre décennies. Qui aurait cru ! » m’a dit mon ami Omar Kerdja. Mais en guise d’avant-propos, je vous invite à lire l’entretien que j’ai eu avec l’auteur, qui est un avant-goût du livre. Bonne lecture et excellente journée. Alger, Louhal Nourreddine, le 5 septembre 2020.

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Omar Kerdja est auteur et éditeur de plusieurs ouvrages dans le domaine de la culture ancestrale, dont Petit lexique des sciences de la nature  (français-tamazight, 2006), ou encore Lexipsos de la culture amazighe (2018). Le chercheur en anthropologie du patrimoine immatériel algérien prépare pour cette année la sortie de Fadma n Sumer, la légendaire femme-combats. À ce sujet, notre interlocuteur a bien voulu s’ouvrir à nos lecteurs autour de la personnalité de cette résistante.

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Liberté : Comment Fadma n Sumer a pu, dans une société patriarcale et de surcroît conservatrice, se hisser au rang de l’icône du patriotisme, voire le chantre de la résistance que nous connaissons ?

Omar Kerdja : Avant tout, comme vous dites, la société kabyle, à l’instar des sociétés musulmanes, est patriarcale, certes. Mais parfois le côté matriarcal refait surface. Pour ce qui est du conservatisme, il était propre aux familles qui se réclamaient maraboutes[1]. Il faut savoir que Lalla[2] Fadma n Sumer est issue d’une famille pas aussi conservatrice que l’étaient d’autres familles. D’abord, il y a une grande tolérance, et les At Sid Ahmed, notamment Sidi Taïeb et Sidi Tahar, respectivement père et frère de Fadma, avaient l’esprit très ouvert et n’ont jamais manqué de manifester leur amour pour la fille, la sœur Fadma, attitude et élan qui n’étaient pas communs et jamais avoués chez les autres, pour l’époque, y compris chez les non-marabouts, autrement les laïcs. Un autre atout qui fit que Fadma n Sumer put émerger du lot. C’est la chance qu’elle avait – ce que les autres filles de son âge ou de son patelin n’avaient pas – d’ouvrir les yeux dans un environnement animé par nombre de visiteurs lettrés qui venaient voir et solliciter son père. Depuis son enfance, elle entendait parler d’un envahisseur venu de loin pour prendre possession du territoire. Elle se mettait au fait des événements qui se déroulaient à ce moment loin de sa montagne. Cela dit, même si elle n’assistait pas aux réunions que faisait son père avec les éminentes personnalités qui lui rendaient visite, comme ce fut du temps d’Ahmed u Meziane, le grand-père fondateur de la zaouïa (Lycée) d’Ouerdja[3], Fadma n Sumer qui se mettait à l’écart était à l’écoute.

Elle le faisait, non pas par curiosité, mais par amour de la patrie menacée, comme elle le faisait quand elle écoutait les talebs[4] réciter les versets du Coran, les apprenant par soif du savoir et qu’il fallait happer tout ce qui instruit et donne apprentissage sur le monde extérieur.

Son père, dit-on, la chouchoutait. Malgré les demandes pressantes de nombreux prétendants qui venaient solliciter sa main pour le mariage au vu de la renommée qu’elle avait, puisqu’on la disait belle comme la lune. Bien sûr, elle a refusé toutes les demandes. Son père la soutenait, par contre sa mère et son frère aîné étaient inquiets pour l’avenir de Fadma n Sumer. Mais la préoccupation majeure de Fadma n Sumer, c’était de se consacrer à la noble cause des siens, celle de participer à la défense du territoire de plus en plus menacé, surtout qu’elle entendait beaucoup de choses abominables que Bugeaud[5] pratiquait sur des populations inoffensives. Un mois passé sous le toit de son époux, sans pour autant qu’elle le laissa s’approcher d’elle, elle revient dans sa famille de son propre chef. Ce qui s’appelait à l’époque tamnafeqt, l’insurgée. Yahia, son mari, a juré de ne jamais la répudier pour ne pas lui donner la liberté de se remarier. Chose qui arrangeait aisément Fadma pour ne plus être importunée par cette question de remariage et ainsi se consacrer pleinement à cet autre combat : celui de défendre l’honneur et la liberté des siens.

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-Nos archives sont-elles parlantes autour de la résistante Fadma n Sumer ? Dans le cas contraire, l’oralité de nos aïeux et les manuscrits de nos zaouïas vous ont-ils aidé dans vos investigations ?

Il n’est pas aisé de parler de cette femme sans un travail de recherche en profondeur. Certes, il doit y avoir des archives intéressantes. Elles sont, soit sous scellés, chez des particuliers qui les détiennent sans les mettre à disposition ou à profit, soit dans les musées ou bibliothèques, mais ne sont pas exploitées. Et les archives françaises que l’on doit aller chercher mais qu’on ne peut atteindre sans autorisation spéciale des services concernés. Pour le sujet, j’ai compulsé une foison de livres et de comptes rendus militaires, du temps où les événements se déroulaient. La bibliographie jointe à l’œuvre renseigne bien de ce souci de trouver des éléments confortant ce qui a été collecté dans l’oralité. En ce qui me concerne, j’ai chevauché entre les deux : l’oralité à travers des anecdotes, des récits même effilochés par le temps, surtout la confusion qui est souvent faite entre deux événements majeurs pour l’époque. Je parle de l’invasion de 1857 et de l’insurrection de 1871 qui s’en est suivie. Il y a aussi de la poésie, des maximes et dictons… Et tout cela est un support à ne pas négliger.12273341254?profile=original

-Pourquoi Fadma n Sumer n’a-t-elle pas la place qu’est la sienne dans la mémoire algérienne d’abord et dans le gotha de figures emblématiques de femmes dans le monde qui avaient fait l’actualité dans leur temps, comme c’est le cas de Gabrielle Petit (1893-1916) en Belgique ?

Votre question peut être scindée en deux parties. Elle est d’ordre sociologique : vous savez bien que malgré le progrès auquel l’homme moderne de chez nous est arrivé, sur ce chapitre, la femme a beaucoup plus perdu de sa place et de sa notoriété qu’elle n’en avait autrefois. Je m’explique. S’agissant d’une femme qui s’est retrouvée, non pas par pur hasard, mais par son abnégation, son courage et son intelligence hors du commun, à commander des hommes dans une conjoncture des plus inextricables au vu des dissensions alimentées par les services de propagande ennemis, ce n’est nullement un mythe. On ne peut la classer que dans la catégorie des femmes rares qui ont marqué l’histoire, pas uniquement de la Kabylie ou du pays, mais celle de l’humanité, à l’instar de Dihya[6], de Chemsi[7] et d’autres femmes de grand renom ou pas. Car je parle de la femme amazighe, au moment où la femme sous d’autres cieux était regardée comme un sous-humain, dans notre société elle avait sa place grande. Dans chaque localité, on retrouve un sanctuaire, un lieudit au nom d’une femme. Ce qui dénote que la femme chez nous est sacrée. D’ordre politique : cela est du ressort des tenants du pouvoir politique de redonner sa place à cette héroïne dont il faut être fier. Car si sous d’autres cieux on a créé des mythes ; chez nous, on ne connaît ce style ou cette façon de se donner place qu’avec du concret sans fard… Fadma n Sumer mérite, à côté de tous ceux qui ont lutté pour défendre la patrie, la place qui lui revient de droit dans les manuels scolaires. Quand vous regardez dans le livre d’histoire de 4e année moyenne, le chapitre « Les Résistances populaires » sous forme d’un tableau, à mon sens, c’est un manque de considération pour ces héros. Il a été consacré une ligne à l’héroïne dont le nom est accolé à celui de Boubaghla[8] (L’homme à la mule), alors que les lieutenants de cette femme, aussi inflexibles, on ne trouve nulle trace d’eux.12273341267?profile=original

 

Propos recueillis par Louhal Nourreddine

Extrait du journal Liberté, du 5 septembre 2020

78 lectures

[1] Saint

[2] Le titre de Lalla est typiquement nord africain, pour ne pas dire amazigh. Il signifie lady, madame ; un « titre » qui se donne à toute femme, même non maraboute, respectée pour son statut et son rôle au sein de la communauté.

[3] Village natal de Lalla Fatma n Soumer situé dans la commune de At Bu Yusef (Wilaya de Tizi-Ouzou). Wilaya est l’équivalent d’une préfecture.

[4] Réciteur du saint Coran.

[5] Thomas Robert Bugeaud, marquis de La Piconnerie, duc d'Isly, est un militaire français, maréchal de France, né à Limoges le 15 octobre 1784, et mort à Paris le 10 juin 1849. Gouverneur général de l'Algérie, il joua un rôle décisif dans la colonisation de celle-ci. (Source : Wikipédia).

 

[6] Dihya est aussi connue sous le nom de Kahina ou Kahena, est une guerrière berbère et reine des Aurès (Algérie) qui a combattue  les Omeyyades, lors de la conquête musulmane du Maghreb au VIIe  siècle. Elle morte au combat, dans les Aurès, en 703.

 

[7] Autre combattante face à l’envahisseur qui était du village d’Adeni, de la confédération des At Irathen. Elle a pris le pouvoir et régné avec l’aide de ses dix fils et a vécu au XIIe-XIIIe siècle. Elle était contemporaine du sultan mérinide Abou el Hassen. (Source : Article de Slimane Saadoune publié sur le journal El Watan du 15 août 2018).

 

[8] Mohamed Lamjed Ben Abdelmalek ou Mohamed El-Amdjed Ben Abdelmalek dit Chérif Boubeghla, est un révolutionnaire Algérien né en 1820. Il est connu pour avoir été l'initiateur de la révolte populaire portant son surnom en août 1851, contre la colonisation française dans la région du Djurdjura (Grande Kabylie) qu’il étendit après l’adhésion de Lalla Fatma N’soumer. Il dirigea cette insurrection jusqu’à sa mort le 24 décembre 1854 où il mourut en martyr au sud des Bibans, dans les hauts plateaux en plein centre de la ville de Bordj Bou Arreridj. Le 5 juillet 2020, à l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance, les restes mortuaires de Chérif Boubaghla font partie des 24 résistants algériens conservés depuis plus d'un siècle et demi au Musée d'histoire naturelle de Paris à être rapatriés et inhumés au Carré des Martyrs du Cimetière d'El Alia à Alger.

 

Evocation: Gabrielle Petit, née Gabrielle Aline Eugénie Marie Ghislaine Petit, le 20 février 1893 à Tournai et morte fusillée le 1er avril 1916 à Schaerbeek, est une infirmière et résistante belge qui a fait de l'espionnage pour le compte des Alliés au cours de la Première Guerre mondiale.

 

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Escapade

"La date souffre

D'une mémoire d'un gouffre

Mais au coin

Cherche les confins

Nos pas auraient tracé

Des souhaits de parfums

Ces saveurs tempérés

Sur des airs châtelains

Nos sens en alerte

Sur nos visages masqués

Et nos yeux sans lunette

Nous vivons avec perte ..."

ED 08 2020

12273339875?profile=originalBruxelles

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PARFOIS...

Parfois pour dire l'absence

Les mots tout à coup manquent...

Ils sont vidés de sens

Ne reste que le manque!

La tendresse est une drogue

Nous l'appellerons douce...

Quand notre cœur y vogue

Il s'enlise en sa mousse...

Mais quand surgit l'absence

Qu'on se retrouve seul

L'air sur lequel on danse

A comme un goût d'linceuli

Où sont les mots saveurs?

Qui aideraient à pleurer

Apprivoiseraient la peur

De n'être plus aimé...

Sagesse ou bien dérive?

Ils sont partis les mots!

Ne reste sur la rive...

Qu'un cœur un peu trop gros!

J.G.

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Chateaubriand, Victor Hugo, Mérimée, Rimbaud, Poussin…, autant de noms figurant à des endroits pour le moins surprenants, comme par exemple tout en haut d'un temple égyptien, sur les murs de la tour de Londres ou de Notre-Dame de Paris, ou encore dans le marbre d'une cheminée au Vatican. Mais les anonymes, galériens, prisonniers ou voyageurs, ne sont pas oubliés. Les auteurs tentent même, avec succès, de reconstituer la biographie de l'un ou l'autre à partir d'un simple graffiti.

L’étude des signes lapidaires projette ses regards sur les signes liés aux métiers de la pierre. Parmi eux se glissent d’autres marques, telles que les graffitis-signatures, parfois réduits à de simples initiales qui peuvent se confondre avec les marques de tailleurs de pierre. L’étude de ces graffitis protéiformes livre de nombreux renseignements, non seulement sur leurs auteurs, mais encore sur l’histoire du bâtiment sur lequel ils furent écrits, gravés, griffés, tracés, barbouillés, charbonnés.

De cette corne d’abondance se déverse alors un flux de questions diverses. Qui en sont les auteurs ? Quand furent-ils tracés ? Dans quel but ? Pourquoi ce bâtiment a-t-il été choisi ? Quelle identité a été dévoilée ? De quelle manière (partielle, complète) ? Pourquoi certaines époques paraissent-elles davantage signifères ? Dans cet ouvrage, nous donnons des pistes de réponse à ces questions, la connaissance des marques de tailleurs de pierre et celle des graffitis-signatures participant à une meilleure approche de l’histoire du bâti.

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http://www.safran.be/proddetail.php?prod=PREC06

ISBN: 978-2-87457-116-9 | EAN: 9782874571169
par Jean-Louis Van Belle et Anne-Sophie Brun
Coll. Précisions, 6 |  | REF. PREC06
2020 | 232 pages | 52,00 €
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EN ORDRE AVEC LE MIROIR...

Elle affiche un sourire aux lèvres

Prend sa solitude par la main

Elle part rejoindre les humains

Faisant taire doutes et fièvres...

Elle observe un monde qui nage

Tels les poissons dans l'aquarium

Et elle le trouve bien trop sage

Tels des pantins sur un podium!

Elle scrute au loin cherchant ses rêves

Sachant qu'ils ne sont jamais loin

Elle va encore goûter la sève

Des larmes qui montent comme un besoin...

J.G.

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Exposition Patrimoine en Art

12273335692?profile=originalJ'ai le plaisir de vous annoncer et de vous inviter

à l'Exposition Collective Internationale 

"Patrimoine en Art"

qui se tiendra du 6 septembre au 5 octobre 2020

à l'Hôtel Horset Opéra, 18, rue Dantin à 75002 Paris.

Je serai entourée de nombreux artistes de renommée internationale. Le catalogue en lien vous permettra de les découvrir et de voyager dans une infime partie de leur univers.

Me réjouissant de pouvoir vous y accueillir dans les meilleures conditions, il est important que nous pussions convenir d'un rendez-vous. Je vous invite à me contacter ou à contacter Monsieur Pierre Chandès, conseiller culturel et artistique, organisateur de l'exposition. 

Par avance, je remercie toutes les personnes qui nous feront l'honneur de venir découvrir nos oeuvres. #artcollector #artcollection #exposition #zoevaly

Bienvenue. 

N'hésitez pas à nous contacter en messages privés ou :

Zoé Valy :

0032 492527165

niczovaly12@icloud.com

www.zoevaly.com

Pierre Chandès : 

06 30 94 32 23

pierre.chandes@gmail.com

 

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2020, la guerre à notre porte !

La guerre est là.Elle décime les troupes. Les troupes des pauvres comme toujours. Ceux qui peuvent s'abriter ne craignent rien. Les caves sont pleines, même les meilleurs vins peuvent couler en attendant la fin du bombardement. Alors que les crève-la faim, les damnés de la terre, ceux qui d'héritage en héritage se passent la misère de main en main, ceux qui vendent leurs organes pour une bouchée de pain, leur corps pour une pièce, ceux qui fouillent les ordures, ceux dont l'espérance de vie est courte, ceux qui sont nés au mauvais endroit, ceux qui réclament toujours et cassent les oreilles à ceux qui ont tout. Ceux qui sont de trop vont partir. La guerre est là, silencieuse, efficace. Les vieux, les malades, les faibles, les nés-aux-mauvais-endroits, les malhabiles, les ignorants, ceux qui n'ont que l'audace de la défier comme un dernier sursaut de vie, comme le dernier drapeau de la liberté avant de tomber et crier maman sur un champ de ruines. Mais le soleil continue à se lever et le soir l'horizon rougit de son coucher. Voilà que la guerre est encore là. Elle sera toujours là. Nous n'avions plus l'habitude de craindre pour notre vie. Aujourd'hui nous ressentons cette fragilité d'exister. Aujourd'hui nous savons vraiment ce que nos parents ressentaient quand ils nous racontaient des histoires avant de nous endormir. Aujourd'hui la guerre est autre, présente dans un quotidien apparemment inchangé. Nous comptons quel âge nous avons, nous demandons si la chance est de notre bord, si nous sommes bien nés à son bon endroit, craignons pour notre famille, les voisins, les amis et comptons sur un secours pour cette embuscade ressemblant étrangement à un peloton voué à l'exécution. Voici l'expérience d'une guerre sans uniformes et sans armes qui mine la joie tant il est difficile de respirer sous sa menace. Et comme dans toute les situations de guerre chaque moment de vie ressemble à un cadeau précieusement savouré.


Pensée du jour 22/08/2020

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Poème inspirant

Inanna, chez les Sumériens était la déesse de la vie et de la fertilité, mais aussi de l'amour physique et de la guerre.
Voici un poème en lien avec elle que j'ai retrouvé par hasard aujourd'hui et qui m'a parlé profondément.
"Dans le Secret du coeur noble, Amour s'abrite
Comme les oiseaux dans l'ombre verte du bosquet.
Selon l'ordre de la nature, avant le coeur noble
Amour ne fut, ni le coeur noble avant Amour.
Car à peine fut le soleil
Qu'immédiatement jaillit la lumière;
Et sa naissance ne fut avant celle du soleil.
Et Amour a son action dans la noblesse
De l'être même; tout comme
Au sein du Brasier, l'intensité de la chaleur."
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