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                                               LES VOIES DU SURREALISME : L’ŒUVRE DE MAX PARISOT

Du 05-10 au 25-11-2018, l’ESPACE ART GALLERY (83, Rue de Laeken, 1000 Bruxelles) a consacré une exposition au peintre français, Monsieur MAX PARISOT, intitulée : EQUILIBRE FINAL.

Nous nous situons, avec MAX PARISOT à la charnière entre surréalisme et esthétique numérique. Onirisme surréaliste et cinétisme numérique s’entrecroisent pour former un Tout paisible, annonçant déjà un premier équilibre, essentiellement stylistique. Vient ensuite un deuxième équilibre, strictement sémantique. L’œil parcourant le lexique pictural apprivoise l’univers de l’artiste, essentiellement composé de personnages tels que l’arbre, la lune et la mer.

L’arbre peut se présenter squelettique, comme dans VUE DE LA FENETRE D’UN TRAIN (65 x 95 cm).

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A’ travers une coupe radiographique évoquant l’intérieur d’une cage thoracique humaine, proposée dans POUMONS (60 x 85 cm).

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Sous la forme d’une composition cinétique blanchie par la neige à l’instar de PAYSAGE DE NEIGE AVEC LUNE (45 x 65 cm).

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La lune a pour constante d’être pleine et radieuse.

SORTIR (60 x 85 cm).  

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Malgré l'atmosphère nocturne, elle revêt totalement  son rôle d'astre, tellement sa présence est solaire. Quant à la mer, elle apparaît toujours calme pour ne pas dire immobile, sur laquelle tout ce qui s'y aventure est comme retenu en suspension. Cette oeuvre est une invitation au voyage. Une vague, d'un bleu "magrittien" déferle, à partir d'une zone obscure, renforcée en puissance dans le haut par le noir intense, vers une mer calme que l'écume engendrée par l'ivresse du bateau rend agitée. Cette vue à partir de la vague originelle est une métaphore de l'Homme qui veut sortir de sa condition pour toucher l'Absolu. Cette image porte en elle le mysticisme surréaliste. Un mysticisme axé sur l'introspection. Avec son univers filandreux, POUMONS (cité plus haut) pourrait, à l'extrême limite, être interprété comme une radioscopie de l'âme.  

La naissance de tout équilibre est garantie par le calme. Dans VUE (cité plus haut), la garantie de cet équilibre est assurée par la silhouette impassible et frêle du moine bouddhiste se profilant au loin sur la ligne d’horizon, vers la gauche de la toile. Cette œuvre est remarquable à plus d’un titre. Premièrement, elle distille un fabuleux trompe-l’œil par le fait que le cadrage de la scène se réalise, non pas à partir de l’arbre, lequel se trouverait à l’avant-plan mais bien par la présence matérielle de la fenêtre métallique, faisant office d’écran, à partir duquel l’image est, pour ainsi dire, projetée. Une autre métaphore de la présence du calme est suggérée par la nature profonde du chromatisme usité par l’artiste. Même conçus de brun vif (en dégradés), les nuages brûlés par le crépuscule, conservent une attitude de recueillement ne prêtant jamais à une narration dramatique. 

LE PRINTEMPS (45 x 65 cm) 12273316271?profile=original

nous transporte dans un monde inconnu, en ce sens que nous ne savons plus où nous sommes. Le premier plan, constitué par les fleurs rouges (des coquelicots) nous conduit vers un espace aquatique buriné par des ondulations aux tonalités bleu et vert que la lumière dorée du soleil, conçue en filigrane, a rendu brillantes comme les reflets d’un miroir.

CHAPELLE SOUS LA LUNE (80 x 120 cm)

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est une invocation à la nuit. A’ partir d’un paysage hivernal, la chapelle, traitée comme une ombre, avec sa masse architecturale sombre, surmontée d’une toiture noire, timidement illuminée par une lampe, se détache de l’arrière-plan nocturne pour acquérir son identité plastique et spirituelle propre. Aux deux extrémités de l’espace pictural, s’affirment deux formes : l’une figurative (sur la droite), l’autre abstraite (à l’avant-plan sur la gauche). La fonction du chromatisme consiste à appuyer la spécificité de ces formes. Le rouge vif indique qu’il s’agit d’une forme connue : celle d’un ensemble de fleurs (sur la droite). Tandis que le blanc à la consistance cinétique « électrise », en quelque sorte, l’idée de l’arbuste squelettique transi par l’hiver. Une opposition, à la fois symbolique et chromatique, s’installe dès lors entre le rouge de la vie (les fleurs) et le calme blanc de la mort augmentée par la conception serpentine du tronc de l’arbre. 

Conception picturale d’un rapport entre la notion d’un paysage « classique » et l’utilisation du traitement digitaliste dans son expression graphique.

EQUILIBRE FINAL (60 x 85 cm)

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synthétise tous les éléments évoqués dans l’œuvre de l’artiste, à savoir la mer, les rochers, le ciel, les nuages (ici menaçants), le bateau et la terre ferme. Un seul élément apparaît pour la première fois : la présence d’oiseaux toujours au nombre de huit, comme le montrent d’autres toiles sur lesquelles ils figurent, sans qu’il y ait (aux dires de l’artiste), la volonté d’une signification symbolique concernant le chiffre « huit ».  

Mais ce qui frappe avant tout c’est l’image du mariage mystique entre deux mondes : celui du haut et celui du bas exprimé par ces quatre rochers, divisés en groupe de deux, dont l’un provenant du haut « atterrit » sur celui du bas.

MAX PARISOT est à la base d’un mouvement qui utilise le digitalisme dont le but est celui d’assurer à l’artiste une liberté sans limites dans ses moyens d’expression. Né en 1950 du travail commun de deux mathématiciens, l’américain Ben Laposky et l’allemand Manfred Frank, cette forme d’art essentiellement numérique, peut être élaborée à partir de la scansion des photos, prises individuellement. Ce qui permet d’effectuer des retouches. Et nous savons que l’artiste dispose de toute une collection de « stills » qu’il retravaille à sa guise. Depuis maintenant des années, l’ordinateur a fait son entrée à la fois dans la peinture ainsi que dans la musique. Que ce soit dans cette deuxième discipline comme dans la peinture, cette nouvelle technologie assure leur essence contemporaine à la fois dans leur dynamique comme dans leur esthétique. De plus, le stockage des images permet à l’artiste de les modifier indéfiniment, exprimant sa volonté de les recréer. Evoluant simultanément entre surréalisme et numérique, force est de constater que ces deux écritures sont consubstantielles l’une par rapport à l’autre. Son but est, comme il le dit lui-même, celui de créer un « choc » chez le visiteur dans sa révélation de la beauté. Conscient, comme tout véritable artiste, de la complexité de la condition humaine, il s’efforce par son œuvre à donner de la joie. Cette joie, l’artiste l’exprime avant tout par sa connaissance des couleurs, laquelle lui vient de son parcours professionnel lorsqu’il s’occupait de la fabrication de meubles au sein de son entreprise familiale. Son travail consistait à s’occuper des couleurs et des formes. Sa technique se focalise principalement dans l’assemblage de photos considérées comme les collages d’antan, sur base d’une technologie nouvelle.

Il travaille, comme spécifié plus haut, à partir de sa propre photothèque en détournant les sujets de leur propre contexte pour les aligner vers une autre réalité. Surréaliste avant tout, il révère Dali (cela se voit, notamment dans la CHAPELLE, cité plus haut : sujet « classique » plongé dans une nature qui le transcende) mais il est également très attiré par les Impressionnistes (comme le démontre sa conception chromatique concernant LE PRINTEMPS (cité plus haut) ainsi que par Picasso. A’ la question de savoir s’il compte poursuivre ce chemin, il répond par l’affirmative. MAX PARISOT est un artiste qui a trouvé sa voie dans la matérialisation d’une poétique savante, héritière d’une culture qui a façonné le siècle dernier, mise en exergue par la technologie du 21ème siècle, exprimée dans l’intemporalité naturellement humaine de son essence.

François L. Speranza.

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N.B. : Ce billet est publié à l'initiative exclusive de ROBERT PAUL, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis. 

Robert Paul, éditeur responsable.

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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Photo de l'exposition consacrée à Max Parisot à l'ESPACE ART GALLERY

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serres guerre

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administrateur littératures

Ce 25 juin, la chaleur quasi caniculaire n' a pas empêché la nouvelle Rencontre littéraire de se dérouler comme prévu en les murs de l'Espace Art Gallery qui exceptionnellement avait baissé son volet pour éviter que l'assistance ne "rôtisse" au cours de la soirée, thème du jour: "Ici, là-bas, ailleurs" d'après le beau titre d'un roman de Anne Philippe comme nous l'a longuement expliqué en introduction Gérard Adam, l'animateur des Rencontres littéraires, les lectures d'extraits des ouvrages présentés étant assurées ce soir par Nicolas Coeck, artiste et comédien.

Auteur de pièces, de poèmes, de nouvelles et de scénarios de courts-métrages, de bandes dessinées et de romans, animant aussi des ateliers d'écriture, Michaël Lambert nous a présentés "Buiten", roman dans lequel un licenciement vécu tel une ultime libération devient le point de départ de tous les possibles: le narrateur, son épouse et sa fille deviennent des migrants qui ont choisi de descendre vers le sud. Le roman d'une rencontre improbable, bouleversant d'émotion, où pétillent joie et vitalité.

Historien, archiviste, professeur diplômé de l'ULB, directeur général adjoint au ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles et auteur d'articles touchant à l'histoire du vingtième siècle, Jean-François Füeg nous a quant à lui fait découvrir "Les oreilles des éléphants", un récit non chronologique de moments de vie, d'une belle fluidité, tournant autour d'une famille "parfaite". De la tendre enfance jusqu'à l'homme d'âge mûr à la mort de la mère.

Chanter-auteur-compositeur à la voix envoûtante, initié aux arts traditionnels et au chant afro-soul-pop et hip-hop, également la danse dans la peau, Zam "Martino" Ebale nous a parlé de son côté de "Zam" qui est le récit de sa propre vie: descendant de lépreux et d'une danseuse traditionnelle, reconnu au Cameroun et engagé dans l'insertion sociale des jeunes défavorisés, Zam s'est exilé, fuyant la loi homophobe de son pays d'origine, le bouddhisme lui ayant permis de transcender la souffrance.

Un roman, un recueil de souvenirs, un récit de vie.

D'une voix claire et distincte, Michaël Lambert, très souriant, nous a entraînés sur les routes du quotidien qui devient étrange, du drame, du non sens. "Le sud est un aimant à voyageurs" mais à chacun son Eldorado au bout du compte! C'est déjanté mais très plaisant, les extrait lus de "Buiten" en témoignent, la liberté et la sécurité également des thèmes-clés parcourant son ouvrage.

Digne et élégant, la voix joviale et puissante, Jean-François Füeg nous a plongés au coeur d'une belle mosaïque de gènes, aux origines sociales diversifiées. C'est un événement familial quelque peu insolite qui a déclenché l'écriture de son livre où les non dits ont la part belle, l'incommunicabilité manifeste mais l'universalité traversant toute son oeuvre.

Charismatique et la voix envoûtante (il le confirme ici!), Zam "Martino" Ebale nous a menés vers une contrée où règnent la danse et le chant, l'immigration, l'ambigüité sexuelle, les rejets et autres préjugés émaillant son parcours, un parcours difficile, semé d'embûches, qui n'a pas empêché l'artiste de s'ouvrir aux autres cultures. Les témoignages sont réellement bouleversants mais quand l'on se dresse pour faire face aux lois, comment pourrait-il en être autrement?

C'est par une mélodie d'une profondeur exceptionnelle interprétée a cappella par l'auteur, danseur et chorégraphe, puis une lecture inspirée de Guy Stuckens, que s'est clôturée la rencontre, une rencontre chaude et chaleureuse dont on se souviendra longtemps. Inspiration, aspiration, élévation...

Thierry-Marie Delaunois, auteur et chroniqueur

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JOURNAL DE NUIT

JOURNAL DU 26 JUIN 2019

 

Ce matin le soleil entre par effraction dans la cuisine, je regarde la vitre. Il faut laver le carreau, je n’y ai jamais pensé avant. Encore moins à Genillé, je ne vois pas se que j’irai faire dans ce bled paumé.

J’y suis pourtant passé à Genillé, en allant sur les lieux du salariat, rien à voir à Genillé c’est perdre son temps. Il était pourtant 6-h un matin d’hiver. Je n’ai pas de GPS, alors je roule à la carte ! Michelin fait des cartes de géographie pour aller dans des bleds inconnus d’où on envoie justement des cartes postales pour dire que tout va bien à Saint-Germain en L’Herm, puisque la patronne, oui LA, elle m’envoyé les ordonnances avec son pied. Tenez des os à préparer pour que mon mari m’emmène à Venise.

Il faut être disposer à recevoir des humiliations pour devenir un homme foutu. C’est une loi libérale puisque nous avons été libérés par Michel Sardou§

Mon moral est aujourd’hui bien disposé à recevoir les insultes. Ceux qui chantent dans un violon vous disent « casse-toi pôvre con, t’es un pouilleux, t’es pas du milieu, »

Je suis même prêt à m’insulter en public avec la bénédiction des gendarmes de la ligue des droits humains de la libre pensée du parti communiste français des strasbourgeois et de celles qui monnayent leur cul etc… LA liste est longue et même devant les psychiatres pour déculpabiliser leur mythomanie, et leur façon de se prendre pour Sophocle

Je suis resté devant l’ordonnateur, j’apprends à écrire des invectives, des lettres d’amour, mais j’ai horreur des lettres d’administration. J’ai envie d’écrire à la femme du maire pendant qu’il est occupé à baiser les secrétaires.

Par quoi commencer la lettre,

Chérie,

Auriez vous une demi-journée à m’accorder pour prendre ma revanche et vous foutre etc…. (Lisez le Dictionnaires des œuvres érotiques de Pascal PIA, c’est mieux qu’un livre de cuisine bio, car ici effectivement tout est bio)

Ou mieux accordez moi cette danse, (et tiens tiens tiens salope roule ta bille)

 

Je ne sais pas parler aux femmes.

Vous souriez ? Mais comment avez-vous connu votre épouse ?

Réponse : je suis maladroit je lui ai monté sur le pied, car j’avez gardé mes sabots qui furent employés à la mutualiste qui je vous le rappelle ont été essayés sur Marie, la femme à l’amant, ou à la menthe, ah

Et sur Christine avec laquelle je parlais le langage des mouettes (des muets bien sûr) Comment demander la main à une muette, en l’invitant dans un endroit sombre, habité par des rats mm mm donne-moi la main !

Elle m’entoure de ses bras !

A-t-elle peur ?

DE QUOI ? DE QUI, ?

Tiens je te donne un patin mais lâche-moi donc la grappe

 

 

Je frappe le clavier, clavier porte la racine de clavicule. Je le soutiens. MON majeur avec qui j’écris me donne mal à l’épaule droite.

 

J’ai écrit une lettre à Roseline.

 

Pas à Valériane, communication interdite. RIRE AIMER PLAISANTER EST désormais défendu, comme en Arabie Saoudite, on ne parle pas aux femmes sans permis.

 

Casse-toi de la pôvre con espèce de dégénéré, harceleur menteur, (curieuse association) fumier, et même que non seulement, JE SUIS FORCEMENT ASPERGER mais sur la toile certaines de mes initiales donnent LSD. Alors, ah, Ba, on s’en doutait ! C’est comme ça les discours, les locutions sans moyens, faut bien que le voisin soit drogué, malade, ou qu’ils fassent parti d’une secte satanique comme on l’a déclaré sur Facebook. Celle qui m’a dit ça, c’est de la famille à Valérie, certainement pas à Valériane.

On se croirait revenu chez Calvin, en Suisses, tiens. Ba justement elle est de Lausanne, et mange de la soupe d’orties. Et elle croit en STEINER.

Mais il parait que…Pire qu’un mythomane sont les nymphomanes.

J’ai rencontré une nymphomane, j’étais encore vierge ou puceau. Elle me dit, » jeune homme qui avait l’air intelligent, est-ce que vous pourriez tâter ma poitrine, pour savoir si je n’ai pas de boulle »

Il a bien fallu que je tâte.

L’autre, tu seras mignon

Je ne sens rien

Alors viens chez moi, moi aussi j’habite ave de la République. A coté de la caserne des pompiers

C’est où

Là-bas nigaud, j’avais 16 ans, de l’acné, et une chevelure comme Angela Devis

 

On reviendra à Calvin plus tard, il fait trop chaud ! au moins 300 degrés Kelvin ou mieux 8O degré Fahrenheit

 

Alors à 11H30 l’air de rien, je suis descendu, c’est sûr aujourd’hui je vais voir mon BALZAC, il n’insulte pas mon BALZAC, il peut faire pleurer les femmes il parait, c’est lui qui sera à l’origine d’un suicide d’une gazelle après la lecture de la duchesse de LANGEAIS ;

Ah TIENS ! LAURENCE ET PATRICIA ; j’ai bien discuté avec Lizon-Croze, elle est au bout du téléphone mais ne réponds pas de moi.

 

J’arrive au resto des jeunes travailleurs. Je mange une sirène avec des zharicots beurre et des frites.

Je mange, je lis, je désespère, je m’enfuis.

J’ai poiroté une plombe dans le jardin des Beaux-Arts, j’ai regardé la statue de MARTINE-MARTINE. Il y a un groupe d’anglais, d’anglaises qui discutent de la communication. Je prête l’oreille. Sur le web c’est artificiel, il faut renoncement de règles. Des règles qui veillent de moi ou d’en dehors de moi. Je suis incorrect avec les règles imposées.

Comme à la CPAM deux coup de fil, « laissez-moi parler monsieur Morin, je vous dis que nous ne pouvons pas sortir des règles de la législation

Pourquoi ?

Car se serait un délit,

Et mon numéro de téléphone

Et bien, je ne comprends pas

Mais si rendez-le-moi ou donnez-moi le vôtre chérie

Monsieur Morin, il n’en est pas question

Pourquoi chérie

Monsieur Morin, pitié de grâce appelez le 3646

Oui chérie

 

A force de regarder le bronze de MARTINE-MARTINE, je comprends quelque chose. Si vous regardez la statue, la femme de sa main droite donne l’impression de caresser quelque-chose. Depuis RODIN CAMILLE CLAUDEL (qui ne peut que revendiquer ce nom) Paul étant un franquiste qu’il reste à sa place et d’ailleurs il y est très bien, PAUL et PAUL TU INTERNES LES GENS ESPECE DE SALAUD

Et c’est à moi que l’on dit CASSE TOI PAUVRE CON

UN POETE ASSASSINE NE PEUT PAS ETRE L’ASSASSIN

Les sculpteurs de fin de siècle dernier, ils ont sculpté le vide. UN DESIR UNE IMPLORATION UN GESTE D’AMOUR ce sont bien des intentions non ?

 

CE QUI EST INVISIBLE PEUT ETRE PERCU ALLEZ DIRE CELA A VALERIANE QUI AIME TANT SAINT EXUPERY QUI DIT L’INVISIBLE EST ESSENTIELLE

 

Mais dites donc, VALERIANE n’a pas d’hallucinations j’espère. De tout de façon elle ne peut plus avoir d’enfant.

J’entre, je pénètre dans les lieux de la civilisation. Une civilisation sans ART n’existe pas forcément !

J’explique mon état, je suis chômeur, invalide, retraité, handicapé bon à cuire pour quelques-uns, licenciés mais très diplômé, vous savez monsieur, j’ai passé 16 DPC en un an, c’est exagéré il parait, je suis séparé, en instance de suicide mais j’ai mon portable, pensionné des guerres d’antan, baptisé aussi, mais pas syndicalisé surtout pas au sud, je suis solitaire estropié, insatisfait surtout, car je pense que j’aurais mieux fait que Martine Martine ah et puis aussi je suis en congé d’une maladie répandue, et parfois je suis fatigué, alors j’aime de façon irraisonnée …

Oui alors vous montez, et puis vous descendez dans la deuxième aile

 

Et mon BALZAC est là, il m’attend,

Alors qu’est-ce que tu fais

Je lis immodérément

J’aime autant que toi

Et je mourrais plus tard que toi tu peux en être assuré

Qu’est-ce donc il se passe chez le Curé

Zont mis des voitures

Ah bon

Mais je préfère le café tu sais sans vouloir te fâcher je te lis au café avec un café

C’est bien

 

Et je prends des photos de face de profil comme sur les quais elles iront aux sommiers rejoindre les demi-sel

 

Une Italienne en robe de soirée vers moi s’avance, je lui prends la main, Le Beau Danube Bleu se fait entendre, et à travers les sculptures nous valsons comme à Vienne.

Vous êtes d’où ?

.. Conservatrice

AH

 

Le charme est rompu, il y a sur les murs des portraits de Valériane.  Sur celui-là, elle porte une robe blanche et un chapeau de paille. Sur celui-ci une combinaison verte, et là elle est, à la chasse. Elle est nue comme Diane ! je fais une photo en contrejour, c’est foutu, la photo est foutue, je ne vais pas en dormir.

Je l’aime car comme dans Le Livre, je dis AMEN

 

 

Oui amen, cela signifie fidélité, force, …

 

Je suis arrivé à l’appart’ il fait chaud, je téléphone à Bretonneau au service spécialisé

Il n’y a personne, juste un médecin psychiatre, allez donc voir votre généraliste.

 

Il fait chaud et moi je n’aurais jamais LE CUL A NICE   

 

 

 

 

 

 

 

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"Etienne DRIOTON et l'EGYPTE", album photo édité par les Editions Safran Bruxelles, c'est le sujet de l'interview de l'auteure Michèle JURET, réalisée par Emmanuel COULY dans les locaux du Musée Josèphe Jacquiot à Montgeron.

Cet ouvrage d'art propose 265 clichés pour la plupart inédits réalisés par Etienne Drioton lorsqu'il était en Egypte. C'est à la fois un voyage au coeur de l'Egypte du début du XXe siècle et une visite des sites pharaoniques. Les clichés ont été choisis pour leur beauté, leur originalité tout en suivant le "fil conducteur" du récit : le parcours exceptionnel de l'éminent savant qui fut directeur général du Service des antiquités d'Egypte, au Caire.

https://www.youtube.com/watch?v=--KxvoYz3Qk&feature=youtu.be&fbclid=IwAR3g_a1c36vpH_0eKriPfmxhcnam-rFbQgtIgBTDnHfo2m4phMP0wCxs3CM

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BOH7ME

J’ai reçu un jour

D’une parole fraternelle

Un bon conseil

-Pour avancer il faut reculer beaucoup

(Non ce n’était pas formulé de cette façon)

Plutôt

-Pour gagner beaucoup, il faut perdre davantage

Autrement dit davantage que beaucoup

C’est perdre superlativement

 

Et la remarque est juste

Pour gagner il faut perdre

C’est une pensée qui se trouve dans un livre

Dont personne n’est l’auteur

Il parait que des inconnus

Pour nous éveiller auraient écrit cette pensée sibylline

 

 

Et c’est aussi avec du recul que j’avance

Qu’il me faut descendre pour monter

Qu’il faut s’en prendre aux étoiles pour attraper la Lune

Et que le ralentissement est source d’accélération

Que la richesse est dans la ruine

La construction dans la destruction

La vérité dans le mensonge

Le courage dans la couardise

Le vrai dans le faux

La mort se trouve en pleine vie

La négation dans l’affirmation étayée

Le progrès dans le râteau du jardinier seulement

L’humanité est bestiale

Un nombre négatif est néanmoins positif en valeur absolue

L’état de vapeur est aussi l’état solide d’une particule

L’infini cependant limité possède la valeur de l’éternité

L’imagination ne connais aucune frontière

Le mouvement est la meilleure preuve de l’immobilité

La joie est contagieuse mais davantage qu’une grippe ibérique

La beauté est un rêve qui n’a jamais sommeil

Aimer c’est haïr souvent un peu à s’en détester

La naissance est plus fréquente que la mort

La tristesse est une larme

Comme un coquelicot

Une solitude

 

Une solitude

Fait la foule

Des foules entonnent des chants

Des champs de coquelicot font le vent

Le vent fait des vagues dans tes cheveux et dans les champs de blés

Le blé cueille les bras des étoiles

Et d’une nuit d’été je perds les abus d’un automne qui revient

 

 

Qui

……..

Les hommes possèdent trois grandes qualités, ils avancent en reculant certes, leurs limites permettent l’accès à l’infini, et leur ignorance est un vaste continent mouvant où ils avancent dans une position immobile souvent bien calés dans leur fauteuil.

 

 

 

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SURSAUT...

L'absence est un vertige qu'il nous faut surmonter

Elle est cette blessure qu'il faudra refermer

Et quoique l'on puisse dire au seuil du non-retour

Nous devrons faire avec, quelque soient nos détours...

Alors si un soleil par miracle nous inonde

Et que dans un sourire on voit rouler le monde

Prendre ces doux instants avec un grand respect

Nous n'aurons pas deux fois la chance d'un même trajet!

Il est tant de merveilles qui échappent à nos yeux

Tellement de vraie douceur qui nous rendrait heureux

Pourquoi la distraction abime-t-elle nos efforts

Et toutes ces craintes idiotes, cette peur d'avoir tort?

Pouvoir crier très fort aux portes du grand âge

Jouir de chaque instant est une sainte rage!

C'est simplement comprendre que s'effritent les jours

Vouloir être capable de ce regain d'amour!

J.G.

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Jusqu'à la nuit

Je voudrais composer

chaque matin

un vitrail de mots

pour colorer les heures

faire chantonner la vie

jusqu’à la nuit

..................................

Martine Rouhart, pour Monsieur Paul et les membres d'Arts et Lettres

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Promotion livre Le haras maudit

Bonjour les amis,

Mon dernier roman "La haras maudit" vient de sortir en version papier et ebook avec une promotion numérique pendant encore une semaine sur tous les sites de librairies. Une enquête du détective Grand, nouveau personnage qui permet de livrer des investigations sur toute la planète, 252 pages dans l'univers du cheval pour le premier roman. Le prochain est en cours d'écriture, il emmènera les lecteurs et lectrices en Italie. Un grand merci à vous qui me lisez.

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12273310073?profile=originalAlice Rahon

La ballade de Frida Kahlo

 Acrylique, 1966

 

      Quel que fut le destin de ces artistes laissées plus ou moins dans l’ombre de Frida, toutes portent haut les couleurs du féminisme. Et Frida Kahlo reste pour ces dernières à la fois une figure symbolique et un porte-voix de part et d’autre de l’Atlantique. Elle est ainsi devenue une véritable icône de la Pop Culture à l’instar d’un Michael Jackson*1, de David Bowie ou de Madonna, qui par ailleurs collectionne ses œuvres…

 

C’est une maison bleue…

12273310859?profile=originalDavid Bowie devant la Casa Azul de Frida Kahlo

Coyoacán dans les faubourgs de Mexico, le 20/10/1997

Maison qui l’a vu naître et mourir.

Maison devenue musée et sanctuaire.

Un ossuaire kitch où il est de bon ton de se recueillir.

(photographie de Fernando Aceves captée sur le net)

 

12273310701?profile=originalSanta Madonna… !

(photo captée sur le net)

 

 … inspirant de nouveaux artistes ou ornant les chambre d’adolescents, se retrouvant sur les places publiques, comme ici sur le Museum Square à Rhodes…

 

12273311855?profile=originalFrida Kahlo

Portrait réalisé par une artiste sur la place Alexandrou à Rhodes, 2017 (Grèce)

(d’après une photographie prise en 1938 de Nickolas Muray)

 

…. ou sur les réseaux, notamment sur celui dédié à la culture, à la curiosité et à l’amitié, Arts & Lettres bien sûr.

 

12273312075?profile=originalFrida

Anik Bottichio

Acrylique sur toile

Une fleur qui vous dévore de l’intérieur.

Frida ou l’écume des jours.

 

12273313056?profile=originalDona Frida Kahlo de Rivera et Grazino

Bernard Tournier

Huile sur toile, 2011

(d’après une photographie de Nickolas Muray, 1892-1965, qui fut un temps son amant)

Michael, Frida… à chacun son faon.

Fan de tes grands yeux

De ton sourire

Je suis fan de toi

 

Mais, entre idolâtrie et business, dérives et produits dérivés, Frida sur un coussin dans une boutique de souvenirs, est-ce bien séant ? Faut-il en pleurer, faut-il en pouffer ?

 

12273313086?profile=originalBroderie mécanique (Réthymnon, Crète, Grèce)

Carré magique avec figure hypnotique aux vertus narcotiques ?

Surrealistic pillow ?

Frida, comme La Catrina*2, définitivement Queen of Pop

 

12273313481?profile=originalLilia Carrillo

Palabras sueltas

(photo captée sur le net)

 

      Mais je ne saurai terminer sans au moins citer quelques oubliées (les nommer c’est déjà les reconnaître) comme Rosario Cabrera Lόpez (1901-1975), considérée comme « la première grande peintre mexicaine du XXe siècle » [mais qui s’en souvient ?], Aurora Reyes Flores (1908-1985), Elena Huerta Muzquiz (1908-1997), Fanny Rabel (1922-2008), peintre d’origine polonaise, ou Rina Lazo Wasem*3 (1923-2019), d’origine guatémaltèque elle assista Rivera. Si elles furent le plus souvent liées au mouvement muraliste mexicain (ou surréaliste comme nous le verrons plus loin), l’objectif de ce troisième billet consacré aux femmes est de montrer qu’elles furent plus que les seconds couteaux de la peinture.

12273313856?profile=originalRosario Cabrera Lόpez

Femme avec une écharpe rose (huile sur toile)

(photo captée sur le net)

Ou encore Cordelia Urueta Sierra (1908-1995), une grande dame de l’abstraction, Isabel Chabela Villaseñor (1909-1953), artiste aux multiples talents, Celia Calderόn (1921-1969), au graphisme d’une grande finesse, ou Lilia Carrillo (1930-1974), peintre de la Ruptura, accents lyriques et mots simples.

 

12273313677?profile=originalRemedios Varo

Anglès (Espagne), 1908 – Mexico, 1963

Creaciόn de las aves, 1957

(photo captée sur le net)

« Je voudrais être la projection pulvérisée du soleil

 sur la parure de lierre de tes bras. »,

Benjamin Péret (1899-1959)

Comme un répons, un écho profond, étrange et pénétrant aux

Chants de Nezahualcόyotl

« Tu décores des plumes du quetzal

Tes amis, Aigles et Jaguars. »

 

Et comment négliger María de los Remedios Alicia Rodriga Varo y Uranga, ou plus simplement Remedios Varo, peintre espagnole mais dont l’œuvre s’est épanouie au Mexique où elle s’éteignit. Tout comme Bridget Tichenor, née en France puis naturalisée Mexicaine, ou l’anglaise Leonora Carrington qui comme elle s’accomplit au Mexique, réalisant entre autres Le monde magique des Mayas. Toutes trois travaillèrent dans le voisinage du surréalisme, dans le sillage notamment de Paalen et d’Ernst dont elles semblent suivre le commandement en toute liberté de rêver

« Errez et sur vos flancs viendront se fixer les ailes de l’augure. »

 

Mexicaines dans l’âme, ces belles étrangères délivrent de purs moments de poésie. Aussi, parmi la jeune garde, j’ajouterai Beatriz Aurora (née Castedo Mira en 1956 au Chili), peintre mexicaine de la geste zapatiste des guérilléros du Chiapas au style naïf.

 

12273313499?profile=originalBeatriz Aurora

Granjas integrales zapatistas

(photo captée sur le net)

 

Mexique terre d’accueil et de rencontres où…

« Le rêve à travers les temps nous ramène ce temps où, sous le choc de la spontanéité humaine, la Nature entière devenait ensorcelée »,

Antonin Artaud (1896-1948)

 

12273314455?profile=originalLeonora Carrington

Clayton Green (G-B), 1917 – Mexico, 2011

Green tea, 1942

(photo captée sur le net)

 

      Beaucoup de femmes peintres se sont engagées dans le surréalisme, notamment sur cette terre d’élection. Mais à vrai dire ce sont surtout des étrangères qui se fixèrent au Mexique pour y trouver paix et refuge. Et dans ce pays qui est le « lieu du surréalisme par excellence », ainsi parlait le pape Breton en personne, elles bâtirent leur grand œuvre.

A ce propos, j’ai déjà écrit dans mon article sur Frida Kahlo, qui ne les estimait guère, que les pygmalions du surréalisme portaient finalement un regard condescendant sur leurs consœurs*4. Propos fumeux mais ô combien décisifs de ces Messieurs échangés au fumoir, anodins babils côté boudoir. Réflexion et fulgurances, transcendance, joliesse de l’expression et légèreté de la touche. Galanteries de gala des galapiats. Pas gâtée(s) Galatée(s)…

« C’est que ta tête est close, ô statue abattue. »,

Paul Eluard (1895-1952)

« A ce qu’on m’a raconté,

Cette bonne Galathée

Se teint les cheveux en noir ;

Toute autre est la vérité,

Car ils étaient déjà noirs

Quand elle les a achetés. »,

Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781)

Epigramme rapportée par Freud, l’adulée idole des Surréalistes,

dans Le mot d’esprit et sa relation à l’inconscient.

Et effectivement, persuadés de leur importance, on connait les uns, on ignore généralement les autres. A l’exception peut-être de Toyen (Marie Čermínová, dite ; 1902-1980) qui participa à toutes les expositions du groupe (si on met à part l’interruption due à la guerre). Même dans des ouvrages exclusivement dédiés aux artistes femmes, souvent écrits par des femmes, elles sont fréquemment définies par rapport à un compagnon, à un mari, à un mentor, voire à leurs seules liaisons. Maîtres et maîtresses. Chacun sa muse. Ainsi réduites, ce sont eux qui en définitive prévalent et que tout le monde admire. Et si on célèbre leur beauté, convulsive forcément, on entend implicitement femmes fatales, scandales, vénales, ou femmes-enfants, immatures, mineures. Egéries ! Pour ne pas en pleurer de ces mâles embouchés sonnant les trompettes de la renommée.

« Vérité, Beauté, Poésie : elle est Tout :

 une fois de plus sous la figure de l’Autre.

Tout excepté soi-même. »,

Simone de Beauvoir (1908-1986)

Misogynie à part, si certaines femmes artistes furent délaissées (Carrington, Tichenor, Izquierdo, en particulier) lors de la sélection officielle supervisée par Wolfgang Paalen et César Moro sous le haut patronage d’André Breton, il faut bien reconnaitre qu’à l’« Exposiciόn internacional del surrealismo. Mexico. 1940 » d’autres furent présentées (Kahlo, Rahon, Varo, ainsi que la Chilienne Graciela Aranis ou les Suissesses Meret Oppenheim et Eva Sulzer) à cette occasion*5. Avec parcimonie, comme une indulgence, par simonie.

Quand bien même, six reines (pour une cinquantaine de contributeurs) ne font manifestement pas un appel des ténors du mouvement. Révélateur entre-soi.

« Autrui joue toujours dans la vie de l’individu le rôle d’un modèle,

d’un objet, d’un associé ou d’un adversaire. »

Sigmund Freud (1856-1939)

Mises en scène, elles jouent en fait les utilités. Ainsi l’apparition lors de l’inauguration d’Isabel Marin en « Grand Sphinx de la nuit » ; femme-objet  papillonnant dans ce pré carré d’invités pour qui, selon le canon dicté par le maître de chapelle, « la beauté sera érotique-voilée, exposante-fixe, magique-circonstancielle ou ne sera pas. » Ambiguë position. Comme d’ajouter un genre à artiste.

      A l’évidence, on ne peut qu’être séduit par le « réalisme magique » de la trop rare Bridget Bate Tichenor (1917-1990). Née à Paris au hasard des pérégrinations de ses parents, elle élit résidence à Mexico en 1953 après s’être partagée entre l’Angleterre, la France et l’Italie, pour y réaliser son ouvrage tout le reste de son âge. Une œuvre où B.B.T nous tend la psyché, la fait pivoter puis disparaître dans l’œil de sorcière… Quand, pour Breton, « la plupart des artistes en sont encore à retourner en tous sens le cadran de la montre sans se faire la moindre idée du ressort caché dans la boîte opaque. »

Paradoxalement sa production restera dans l’ombre la plus obscure, tombant dans un sommeil profond. Breton, prophète, l’ignorant superbement, quand cependant

« La finalité du poète est d’émerveiller.

Je parle de l’achevé et non du malavisé.

Qui ne sait étonner qu’il se fasse étriller »

Le Cavalier Marin

(Gianbattista Marino, dit ; 1569-1625)

Et elles émerveillent, captivent et magnétisent de leur chant étrange et émouvant.

 

12273313698?profile=originalBridget Bate Tichenor

Les surréalistes ou Les spécialistes

Huile sur masonite, 1956

(photo captée sur le net)

Qui réveillera ces belles au bois dormant ?

Sûrement pas ces Messieurs les censeurs !

Fées libres, ces félibres étonnent autant qu’elles détonnent.

 

12273314665?profile=originalRemedios Varo

Le troubadour

Huile sur masonite, 1959

(photo captée sur le net)

      A mes yeux pourtant Leonora Carrington, Bridget Tichenor, Remedios Varo notamment, pour rester au Mexique, font bien partie des meilleurs peintres surréalistes du vingtième siècle. J’y ajouterai l’américaine Dorothea Tanning (1910-2012) qui sème le trouble comme personne tout en dénonçant narquoisement « la triste petite procession d’analyseurs qui se traînent jusqu’à l’autel de la libido en chantant leurs cantiques chevrotants. »

 

12273314289?profile=originalDorothea Tanning

La chambre d’amis

(huile sur toile, 1951)

« Les gens déambulent

chuchotent, se regardent

Nul ne sait que faire de la mort, ma sœur

Nul ne sait que faire de ta mort. »

Mόnica Mansour

(poétesse mexicaine née en Argentine en 1946,

extrait de Lumière)

 

12273315269?profile=originalDorothea Tanning

La chambre d’amis (détail)

 « Tout cela que la nuit dessine de sa main obscure :

Le plaisir qui révèle,

Le vice qui dénude. »

« Mais les psychologues voudront comprendre alors qu’il s’agit d’imaginer. »

Collage : Xavier Villaurrutia (1903-1950)

et Gaston Bachelard (1884-1962)

 

      Pour parfaire l’inventaire, levons coin du voile jeté sur Angelina Beloff (1879-1969), peintre et graveuse d’origine russe connue pour avoir été la première épouse de Diego Rivera, ce qui est tout de même très réducteur.

 

12273315068?profile=originalAngelina Beloff

Tepoztlán

Aquarelle

(photo captée sur le net)

      Et, bien que liée à l’Art déco dont elle fut l’étoile filante, j’ai une pensée pour Tamara de Lempicka (née Maria Gόrska ; 1898-1980). L’éruptive baronne polonaise passa les deux dernières années de sa vie à Cuernavaca, au-dessous du volcan des passions éteintes. A sa mort elle souhaita que ses cendres soient dispersées au sommet du Popocatepetl…

« On ne peut vivre sans amour »,

Malcolm Lowry (1909-1957)

 

12273315081?profile=originalTamara de Lempicka

Mexican girl, 1948

(photo captée sur le net)

 

Alors, femme, fière, rebelle, je m’enflamme et te porte aux nues pour

« Rien que cette lumière que sèment tes mains

Car tu es l’eau qui rêve

et qui persévère. »

Philippe Soupault (1897-1990)

 

Rebel Rebel… pour être vraies.

Para bailar la Bamba

Se necesita una poca de gracia,

Una poca de gracia y otra cosita.

Traditionnel (typique du son Jarocho)

Pour danser la Bamba

Cela nécessite un peu de grâce,

Un peu de grâce et autre petite chose.

Peut-être ce petit supplément

Qu’on appelle le talent

Grâce et talent ici réunis.

 12273315681?profile=originalTamara de Lempicka

Calla lilies*6, 1931

(photo captée sur le net)

 

      Quant à Georgia O’Keeffe (1887-1986), une autre figure majeure du modernisme, qui vécut au Nouveau-Mexique l’essentiel de sa vie. Elle nous invite à passer outre la frontière et à nous engager, car

« Il faut du courage pour créer un monde dans tout art. »

Aussi à vous toutes je dédie ce billet, quand bien même reste « quelque chose inexplorée sur la femme que seule une femme peut explorer. »

12273315470?profile=originalGeorgia O’Keeffe

Two calla lilies on pink, 1928

(photo captée sur le net)

Variations sur un même thème. Un thème également cher à Diego Rivera.

Tous les chemins mènent arum. Arum, fleur du désir ardent.

 

      Au fait, si machiste que cela le Mexicain ? Pas si simple… A Juchitán de Zaragoza, la « ville des femmes », en particulier, comme souvent dans l’état d’Oaxaca et l’isthme de Tehuantepec, les femmes administrent la vie économique et domestique tandis que les hommes sont aux champs, quoiqu’ils s’arrogent en général la sphère politique. Matriarcat particulier. Cette communauté de culture zapotèque respecte également les muxes, ces « hommes au cœur de femme ».

Et je ne saurai passer sous silence sœur Juana Inés de la Cruz (1648-1695), poétesse mexicaine et pionnière du féminisme, lorsqu’elle formule ce vœu :

« Pour l’âme, il n’existe ni cachot, ni prison qui la retiennent,

car seuls l’emprisonnent ceux qu’elle s’invente elle-même. »

Il n’en reste néanmoins vrai que le pays est particulièrement violent envers les femmes. Alors quand on est femme et indigène…

       A l’heure où les lointains descendants du conquistador Hernán Cortès et de l’empereur aztèque Moctezuma II se congratulent pour fêter le 500e anniversaire de la colonisation du Mexique et faire table rase du passé. Tous les espoirs peuvent paraître permis ! Fort de cacao tout de même...

Souvenez-vous. Les Mexicas reçurent le présage de s’établir là où ils verraient un aigle sur un cactus s’emparant d’un serpent*7. C’était même un commandement de Huitzilopochtli, dieu de la guerre et du soleil radieux, leur protecteur. L’apparition se réalisa sur une île au milieu du lac Texcoco, et là ils fondirent Tenochtitlán… Lorsque, moins de deux siècles plus tard, le perfide Cortès fondit sur eux ils le virent tel le serpent tout emplumé et le reçurent comme un fils du dieu Quetzalcóatl, avec ses guerriers, ses envoyés descendus des cieux… Les dieux sont tombés sur l’Aztèque.

Clap de fin de la civilisation méso-américaine.

S’ils ne veulent à nouveau tomber dans le lacs, ses petits-enfants devraient se méfier des augures…

Il serait plus avisé, autant pour les Indiens que les femmes, de rester sur le qui-vive.

« Lutter, c’est vivre. »,

Frida Kahlo

 

Michel Lansardière (texte, notes et photos, sauf mention contraire)

 

Retrouvez ici notre première partie « Femmes, fières et Mexicaines ! » consacrée à Frida Kahlo :

 https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/femmes-fi-res-et-mexi...

Et là le second volet de notre triptyque (Maria Izquierdo, Olga Costa, Rosa Rolanda…) :

 https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/femmes-fi-res-et-mexicaines-2e-partie-frida-mar-a-olga-rosa-et-c

 

On vient de retrouver la voix « chaude et mélodieuse » de Frida Kahlo, selon la ministre mexicaine de la culture, Alejandra Frausto.

Si cet enregistrement fait déjà grand bruit dans le landerneau médiatico-culturel, j’ai voulu suivre d’autres voies.

Décidément si

Le secret au bord des lèvres

Semble dépasser un peu,

Emergeant de ses ténèbres

Il goûte à l’air du ciel bleu

Jules Supervielle (1884-1960)*8

D’autres voix demandent à être entendues.

*1 Influences et concordances… Cf. l’exposition On the Wall qui, du 23/11/2018 au 14/02/2019, fut consacrée à Michael Jackson au Grand Palais à Paris, qui a succédé à la National Portrait Gallery de Londres. On pouvait aussi découvrir celle dédiée, au Victoria & Albert Museum (du 16 juin au 4 novembre 2018) aux effets personnels de Frida Kahlo ! On apprenait ainsi que son rouge à lèvre était le « Everything’s Rosy » de Revlon ! Où va se loger le fétichisme tout de même ! Il y a quand même des cultes de la personnalité dont on se passerait bien (et même des coups de pied au culte qui se perdent parfois. A ce propos, une collection de chaussures à son effigie vient d’être lancée ! Quel pied !?).

*2 La Catrina est une figure populaire au Mexique, un squelette de femme imaginé en 1912 par José Guadalupe Posada.

Calavera, crâne crâne, cadavérique créature portant chapeau et affûtiaux pour une danse macabre.

Ce fantôme de squelette

N’a pour toute toilette

Qu’un diadème de vers

Posé tout de travers.

Charles Baudelaire

12273315875?profile=originalCadavre exquis, Ô Catrina bella mariachi-tchi.

Cent sept ans que j’attends ! J’ai honte, mais gironde géronte.

*3 Rina Lazo est décédée ce 1er novembre 2019, pendant El Día de muertos, jour de fête populaire au Mexique qui s’étend en fait du 31 octobre au 2 novembre, ce qui est une forme de politesse que nous lui rendons. Elle habitait avec son compagnon, le peintre et graveur Arturo García Bustos (1926 -2017), la Maison de la Malinche, la maîtresse indienne de Cortès.

*4 Un mépris qui se manifestât aussi par l’organisation de « dîners de cons » où le convive était sacrifié sur l’autel de l’humour. Surréaliste.

*5 Remarquez que d’ordinaire j’illustre mes billets avec mes propres clichés, ce qui n’est pas le cas ici (à l’exception de Rahon et de Tanning, curieusement cette dernière étant pourtant peu légitime pour représenter la peinture mexicaine n’y ayant pas même vécu, mais présente à l’exposition Los Modernos à Lyon). C’est qu’aux grandes rétrospectives de Lille en 2004, de Paris en 2016 ou de Lyon en 2017, les femmes peintres au Mexique étaient somme toute sous-représentées (bien qu’on y ait accroché Izquierdo, Costa, Rolanda : voir mon précédent article). Guère mieux dans les catalogues et livres consultés, alors de guerre lasse j’ai eu recours pour cet article à des photos captées sur le Net. Il fallait bien rendre visibles les invisibles, en toute transparence c’est clair.

*6 Calla lily : arum ou zantedeschia.

*7 Une image toujours présente au centre du drapeau mexicain.

Federico Acosta et Ascanio Pignatelli, respectivement descendants de Moctezuma et de Cortès, se sont rencontrés le 8 novembre 2019 sur les ruines de l’ancienne Tenochtitlán, dans cœur historique de la capitale, le Zόcalo, là où précisément au centre de la place flotte un drapeau géant du pays. « Nous sommes une même famille maintenant », ont-ils déclarés. Une plaque commémorative avait déjà été posée en quasi catimini (vous ne trouverez dans le pays ni rue Cortès ni statue du mégalo) le 26 mars 2109 dans l’église de l’Immaculée Conception de la mégalopole. Baroque.

*8 Le poète, né à Montevideo (Uruguay), était l’ami de l’écrivain et diplomate Alfonso Reyes (1889-1959) alors qu’il était ministre du Mexique à Paris, par ailleurs oncle de la peintre muraliste Aurora Reyes Flores déjà citée dans ce billet. Il avait donc toute sa place dans cette série.

12273315700?profile=originalAurora Reyes Flores

Parral, 1908-Mexico, 1985

Presencia del maestro en la historia de Mexico (mural, 1960/62)

(photo captée sur le net)

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La clepsydre vivante - Antonia Iliescu

La clepsydre vivante

Moi, clepsydre vivante,

Je casse les parois de l’âme

Et je vous libère, mes souvenirs.

Je vous laisse vivre votre vie

Comme j’ai vécu la mienne

Je vous laisse voler libres

Comme une poignée de farine

Soufflée par le vent.

Volez, volez mes souvenirs,

Volez à mon âme son âme blanche,

Ensuite laissez-vous tomber à terre

Et vous verrez :

La farine se fera à nouveau blé.

 

Antonia Iliescu

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IL N'EMPÊCHE...

Il n'empêche... tu m'as laissée au bord du chemin

Et sans égard aucun, tu es parti très loin!

Enfermé dans ton mal-être tu t'es égaré

Et impuissante, je t'ai regardé t'en aller!

Il n'empêche... n'avais pas prévu la désertion

Même si la solitude me ramène raison

En plongeant tout au fond, retrouver mon univers...

Ne plus jamais laisser mettre tête à l'envers!

Il n'empêche... l'aventure avait goût de bonheur

Et j'y avais mis toutes mes forces et mon cœur!

Regardant s'effriter désirs et illusions...

En honorant mes rêves, j'ai quand même eu raison!

J.G.

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ETIENNE DRIOTON ET L'EGYPTE

EMMANUEL COULY, Président de "L'Essonne en auteurs, une Ville, des Livres"n et son équipe, étaient en "tournage" au Musée Josèphe Jacquiot à Montgeron (France) pour une présentation de l'album photographique 

ETIENNE  DRIOTON et l'EGYPTE.

Parcours d'un éminent égyptologue passionné de photographies"

Auteure Michèle JURET, Préface Olivier PERDU, Editions SAFRAN, Bruxelles.

Vous pourrez voir la vidéo à partir du 25 juin 2019.

12273316063?profile=original

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PAYSAGE TRONQUE

12273314695?profile=original12273315662?profile=originalSouvent le soir au soleil couchant le ciel  avait des effets d'ailleurs

et le cyprès  droit et fier ponctuait le paysage en équilibre harmonieux

mais en quelques mois  des rousseurs inquiétantes lui prenaient la tête

J'ai perdu ma chandelle du soir

Peut-être reviendra-t-il

12273315852?profile=original

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