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Garder espoir...

Vouivre de Covid,

tu cours trop vite.

Malgré toutes nos armes,

tu laisses nos villes en larmes.

Et que dire aujourd'hui 

de Samuel Paty ?

La mort du professeur

signe l'indignité des heures

qui embrase nos coeurs

de révolte et de douleur.

Décapité en rue,

par le pire des malotrus.

Epoque épouvantable

au goût exécrable.

Et pourtant...

La vie et son impermanence

font que chaque lendemain recèle une part de chance.

Gardons espoir toujours et la foi en l'amour.

Croire au bonheur n'est jamais vain.

Il vient à son tour, c'est certain.

                                           Valérie Winnykamien 

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Je ne suis pas vieille, vous savez !

Je ne suis pas vieille, vous savez !
Je chante et je marche de bon pied,
Et quand viennent tous les mercredi
Je me déguise aussi.

Ce que j'aime par dessus tout
C'est qu'une fois par mois
On me peigne à mon goût ;
Un peu de couleur ma foi !

J'aime aussi le jeudi
Quand un beau jeune homme
Tout de blanc assorti
Par mon prénom me nomme,
Me prend le bras plus haut
Et m'accroupit comme il le faut !

Et quand vient le midi
Avec tous mes amis
Nous buvons la soupe
Rêvant à une coupe !

Ah le champagne j'aimais beaucoup ;
Ici aussi il y a les anniversaires.
Je ne suis pas vieille, pas sourde du tout,
Je chante et je danse, pas vieille, grand-mère !

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Coucou tout le monde, bon courage et bonne chance à tous en cette période de M...! Les parcours d'artistes étant annulés, Alain de Pierpont a eu l'idée d'un pangolin géant sur le parvis de Limal. Tout artiste a décoré une, ou plusieurs écailles, anti-morosité covid. le pangolin est donc recouvert des impressions les plus diverses sur le confinnement et ce sacré virus ! Tout en couleur, cela fait du bien au moral ! Bon vent à tous !

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AU DERNIER JOUR...

Je ne dirai pas : je n'ai pas peur...

Qui ne l'a pas devant l'inconnu?

Quand il me faudra prendre l'ascenseur

De moi on dira : elle a vécu...

Certes, j'espère pouvoir être assez brave

Et partir dans un dernier sourire

Donner à penser que rien n'est grave

Nous ne sommes dans la vie qu'un soupir...

Et si j'emporte avec moi l'image

De nos deux corps au petit matin

Heureux de n'être jamais sages...

Je saurai que fut beau le destin!

J.G.

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Ici, je vous présente mon dernier ouvrage, Zizanie dans le métronome, un recueil épais de 90 pages et riche de 1192 aphorismes, paru chez le Cactus Inébranlable, un fantastique éditeur belge spécialisé dans la forme brève, mais capable de publier des textes plus longs de temps en temps.

Pour présenter ce livre, je vais le laisser parler à ma place :

« Pascal Weber est un homme libre qui adore la contrainte.

Étonnant paradoxe qui s'explique par le fait que nous ayons en face de nous un homme qui a fait le choix de la liberté. Quand il pose la question : « Ramper vers le découvert bancaire ou faire le choix de la liberté ? » on devine aisément la réponse.

La contrainte, c’est dans la littérature qu'il se l'impose.
Adepte de l'Oulipo, lorsque le jardinier se transforme en écrivain, il se soumet à des règles, comme celle de n’écrire (par exemple) que des aphorismes de onze lettres !
Et ça marche, et c'est beau et puissant.
Et c’est éminemment poétique.

Après trois publications plutôt confidentielles [note de l’auteur : Onze Lettres, Eleven Notes & Volume Trois, aux Associations Bernardiennes, également des recueils d’aphorismes et autres formes courtes], il entre chez Cactus Inébranlable par la grande porte.
Zizanie dans le métronome, P’tits Cactus # 70 est un chef d’œuvre.
Ce n'est pas lui qui le dit, il est bien trop modeste pour cela !
Mais son éditeur l’affirme : ce recueil fera date dans l'histoire de l’aphorisme, en Belgique, et ailleurs. »

Et son commentaire sur Facebook :

« Nouveau venu dans la tribu (l'attribut) du Cactus Inébranlable : Pascal Weber est l'auteur de "Zizanie dans le métronome", un splendide recueil d'aphorismes désormais disponible (P'tit Cactus #70)
C'est beau, c'est créatif, c'est intelligent, c'est poétique et ça intégre la contrainte. Que demander de plus ?
Image de couverture : ©Frédérique Longrée. »

L’ouvrage est disponible sur le site du Cactus Inébranlable, à cette page :

https://cactusinebranlableeditions.com/produit/zizanie-dans-le-metronome/

Merci pour votre attention, en espérant que vous vous portez bien par ces temps assez particuliers,

Pascal Weber

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Serge Un salut

Un bonjour à vous toutes et tous, depuis la France.

Situation compliquée, comme pour vous, mais le moral reste au beau fixe. J'espère qu'il en est de même pour vous et surtout que le Corona ne vous aura pas touché.

Amitiés,

Serge Tenèze,

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Cher Monsieur Paul,

Très touchée par votre appel ! Bien qu'égratignée par les épreuves de ces   derniers mois, ma créativité tient bon ! Etre membre d'Arts et Lettres me donne toute confiance dans l'appartenance à un réseau artistique privilégié, mené par un homme d'une extrême bienveillance ! Belle journée à vous et prenez bien soin de vous ! Cordialement, Nicole

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En préparation : "Superphone" ouvrage  futuriste sur la place sans cesse plus importante de la technologie dans la vie de l'humain ! Sous la forme d'un roman d'anticipation , à la recherche d'un éditeur car mon éditeur actuel ne promeut pas ce type de littérature !

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"Vous tenez en vos mains l'intelligence et l'âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n'auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d'une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu'est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin, ils seront hommes et il faut qu'ils aient une idée de l'homme, il faut qu'ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l'égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu'ils puissent se représenter à grands traits l'espèce humaine domptant peu à peu les brutalités de la nature et les brutalités de l'instinct, et qu'ils démêlent les éléments principaux de cette œuvre extraordinaire qui s'appelle la civilisation. Il faut leur montrer la grandeur de la pensée ; il faut leur enseigner le respect et le culte de l'âme en éveillant en eux le sentiment de l'infini qui est notre joie, et aussi notre force, car c'est par lui que nous triompherons du mal, de l'obscurité et de la mort.

Eh ! Quoi. Tout cela à des enfants ! Oui, tout cela, si vous ne voulez pas fabriquer simplement des machines à épeler. Je sais quelles sont les difficultés de la tâche. Vous gardez vos écoliers peu d'années et ils ne sont point toujours assidus, surtout à la campagne. Ils oublient l'été le peu qu'ils ont appris l'hiver. Ils font souvent, au sortir de l'école, des rechutes profondes d'ignorance et de paresse d'esprit, et je plaindrais ceux d'entre vous qui ont pour l'éducation des enfants du peuple une grande ambition, si cette grande ambition ne supposait un grand courage.

J'entends dire, il est vrai : "A quoi bon exiger tant de l'école ? Est-ce que la vie elle-même n'est pas une grande institutrice ? Est-ce que, par exemple, au contact d'une démocratie ardente, l'enfant devenu adulte ne comprendra point de lui-même les idées de travail, d'égalité, de justice, de dignité humaine qui sont la démocratie elle-même ?"

Je le veux bien, quoiqu'il y ait encore dans notre société, qu'on dit agitée, bien des épaisseurs dormantes où croupissent les esprits. Mais autre chose est de faire tout d'abord, amitié avec la démocratie par l'intelligence ou par la passion. La vie peut mêler, dans l'âme de l'homme, à l'idée de justice tardivement éveillée, une saveur amère d'orgueil blessé ou de misère subie, un ressentiment et une souffrance. Pourquoi ne pas offrir la justice à des cœurs tout neufs ? Il faut que toutes nos idées soient comme imprégnées d'enfance, c'est-à-dire de générosité pure et de sérénité.

Comment donnerez-vous à l'école primaire l'éducation si haute que j'ai indiquée ? Il y a deux moyens. Il faut d'abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue, de telle sorte qu'ils ne puissent plus l'oublier de la vie et que, dans n'importe quel livre, leur œil ne s'arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c'est la clé de tout. Est-ce savoir lire que de déchiffrer péniblement un article de journal, comme les érudits déchiffrent un grimoire ? J'ai vu, l'autre jour, un directeur très intelligent d'une école de Belleville, qui me disait : "Ce n'est pas seulement à la campagne qu'on ne sait lire qu'à peu près, c'est-à-dire point du tout ; à Paris même, j'en ai qui quittent l'école sans que je puisse affirmer qu'ils savent lire". Vous ne devez pas lâcher vos écoliers, vous ne devez pas, si je puis dire, les appliquer à autre chose tant qu'ils ne seront point par la lecture aisée en relation familière avec la pensée humaine. Qu'importent vraiment à côté de cela quelques fautes d'orthographe de plus ou de moins, ou quelques erreurs de système métrique ? Ce sont des vétilles dont vos programmes, qui manquent absolument de proportion, font l'essentiel.

J'en veux mortellement à ce certificat d'études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés, qui suppriment l'initiative du maître et aussi la bonne foi de l'enseignement, en sacrifiant la réalité à l'apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c'est là-dessus seulement que je jugerais le maître.

Sachant bien lire, l'écolier, qui est très curieux, aurait bien vite, avec sept ou huit livres choisis, une idée, très générale il est vrai, mais très haute de l'histoire de l'espèce humaine, de la structure du monde, de l'histoire propre de la terre dans le monde, du rôle propre de la France dans l'humanité. Le maître doit intervenir pour aider ce premier travail de l'esprit ; il n'est pas nécessaire qu'il dise beaucoup, qu'il fasse de longues leçons ; il suffit que tous les détails qu'il leur donnera concourent nettement à un tableau d'ensemble. De ce que l'on sait de l'homme primitif à l'homme d'aujourd'hui, quelle prodigieuse transformation ! Et comme il est aisé à l'instituteur, en quelques traits, de faire sentir à l'enfant l'effort inouï de la pensée humaine !

Seulement, pour cela, il faut que le maître lui-même soit tout pénétré de ce qu'il enseigne. Il ne faut pas qu'il récite le soir ce qu'il a appris le matin ; il faut, par exemple, qu'il se soit fait en silence une idée claire du ciel, du mouvement des astres ; il faut qu'il se soit émerveillé tout bas de l'esprit humain qui, trompé par les yeux, a pris tout d'abord le ciel pour une voûte solide et basse, puis a deviné l'infini de l'espace et a suivi dans cet infini la route précise des planètes et des soleils ; alors, et alors seulement, lorsque, par la lecture solitaire et la méditation, il sera tout plein d'une grande idée et tout éclairé intérieurement, il communiquera sans peine aux enfants, à la première occasion, la lumière et l'émotion de son esprit. Ah ! Sans doute, avec la fatigue écrasante de l'école, il vous est malaisé de vous ressaisir ; mais il suffit d'une demi-heure par jour pour maintenir la pensée à sa hauteur et pour ne pas verser dans l'ornière du métier. Vous serez plus que payés de votre peine, car vous sentirez la vie de l'intelligence s'éveiller autour de vous.

Il ne faut pas croire que ce soit proportionner l'enseignement aux enfants que de le rapetisser. Les enfants ont une curiosité illimitée, et vous pouvez tout doucement les mener au bout du monde. Il y a un fait que les philosophes expliquent différemment suivant les systèmes, mais qui est indéniable : "Les enfants ont en eux des germes, des commencements d'idées". Voyez avec quelle facilité ils distinguent le bien du mal, touchant ainsi aux deux pôles du monde ; leur âme recèle des trésors à fleur de terre : il suffit de gratter un peu pour les mettre à jour. Il ne faut donc pas craindre de leur parler avec sérieux, simplicité et grandeur.

Je dis donc aux maîtres, pour me résumer : lorsque d'une part vous aurez appris aux enfants à lire à fond, et lorsque d'autre part, en quelques causeries familières et graves, vous leur aurez parlé des grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine, vous aurez fait sans peine, en quelques années, œuvre complète d'éducateurs. Dans chaque intelligence, il y aura un sommet, et, ce jour-là, bien des choses changeront".

 

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COMME UN AIR DE VENISE...

Mais que c'est loin Venise

Dans une mémoire grise

Quelques jours de jeunesse

Et des relents d'ivresse...

On a édulcoré

Des instants de beauté

Le souvenir d'une place

Et deux bras qui enlacent...

Un village de Bourgogne

Aux abords de l'automne

Le reflet d'une bâtisse

Dans une eau verte et lisse...

Au chaud de la mémoire

Se souvenir d'un soir

Où dans des yeux repaires

On a pu lire : j'espère!

J.G.

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