Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16059)

Trier par

Divagations

Divagations

Hier et demain n'est que rumeur qui gonfle comme une dune.
Mon rêve un langage dont je suis l'humble oracle.
Je ne suis que peu ou prou éloigné des grands chemins,
Dans une solitude agreste.
Mon cœur habite des siècles de frondaisons.
Le roman de mon âge s’attelle à l'horizon,
Dont l'étendue n'est multipliée que par le mouvant destin.
La lumière tient au temps et à l'espace d'un infini céleste.
La lente désagrégation me ramène à la poussière
Et en chaque sépulture je suis identifié à la terre.
Ô vous!
Prêtez-moi l'oreille, quelques ondes immortelles,
Comme des juges redoutables tamisent la cité éternelle.
Existe t'il un souffle dans la croissance des nombres
Qui nous augmente comme de simples miracles.
Existe t'il même, ne serait-ce qu' une seule pensée pour y répondre.
Notre vie est d'épines et de rosiers
Et notre cœur a fait son nid au creux du cerisier.
C'est un vieux visage que nos anciennes fortunes.
Avons nous relu le poème qui tisse la trame de notre destinée.
Seul quand le jour abdique, le penseur reste douloureusement incliné.

Lire la suite...

Sur les traces de « Femmes ayant marqué l’histoire de l’Algérie » 

Dans cet ouvrage, l’auteur évoque de grandes personnalités féminines d’horizons et de secteurs d’activité divers, allant de Cléopâtre Séléné II jusqu’aux résistantes de la guerre de Libération nationale.

 12273348086?profile=original

Le livre Femmes ayant marqué l’histoire de l’Algérie du professeur Mostéfa Khiati est inspiré de l’acte intitulé « Le rôle des femmes algériennes pendant la guerre d’Algérie », qui lui a été demandé par l’université de Cheonan à Séoul, où il était l’invité des festivités du centième anniversaire du mouvement d’indépendance de la Corée du Sud. Assuré de la faisabilité de la chose, le médecin-chercheur a dû vite modérer ses prétentions, eu égard à l’ardue tâche qui souffre de l’indigence en matière d’archives.

En effet, s’il lui était aisé d’aller sur les traces de nos résistantes de la guerre de Libération nationale, en revanche, l’itinéraire des femmes de l’antique Tamazgha[1] s’en trouve ardu, car aride de toute trace de témoignages. « Les annales coloniales privilégient la femme d’obédience chrétienne, donc de statut romain, et déshéritent l’autochtone de son algérianité », peut-on lire. Autre escale de recherche, l’antique Cirta[2], où le culte de déesse et de prêtresse est buriné dans la stèle « Himilce et une grande prêtresse, Arisat ».

Autrement, le livre de l’universitaire Mostéfa Khiati est l’almanach où sont inventoriées les femmes célèbres de l’Antiquité, à l’instar de la mythique reine de Cherchell[3]Cléopâtre Séléné II ou Cléopâtre VIII et la légende de la belle Salsa de Tipasa. On en arrive à notre reine-prêtresse berbère, la Kahena, de son vrai nom Dihia, et tout ce que la guerrière charrie de polémiques. Outre la Kahena, l’auteur évoque également la princesse Tin-Hinan, l’ancêtre originel des Touareg nobles du Hoggar. « Cet ouvrage les évoque aujourd’hui, d’une part, pour refléter la richesse de notre pays en femmes éternelles et, d’autre part, pour perpétuer leur mémoire. »

De ce point de vue, l’auteur s’est aidé de l’identification qu’a repérée Mme Benseddik au sujet des femmes berbères que l’histoire a occultées mais « qui ont occupé des positions importantes dans la hiérarchie sociale de leur époque ». Certes, il y a le livre El Bostan, ou le jardin biographique des saints et savants de Tlemcen, de Ibn Maryem Ech-Cherif El-Melity, mais il reste muet au sujet de sa mère « Maryem » qui était pourtant une femme de science, note l’auteur dans son introduction. Pour ce qui est de l’épisode de la Régence d’El-Djazaïr (Alger), il n’y a rien à puiser dans l’occupation ou la cohabitation d’avec les Ottomans, si ce n’est l’histoire à l’eau de rose de « Zaphira » que le diplomate Jacques Philippe Laugier de Tassy a romancée dans son livre Histoire du royaume d’Alger : un diplomate français à Alger en 1724.

Autre révélation, les femmes du M’zab (Ghardaïa) et l’organisation féministe ibadite de l’État rostomide (776-909), où la femme fréquentait assidûment les cours qui se prodiguaient à la mosquée : « Six au moins des dirigeants de cet État se faisaient appeler par le nom de leur mère. » Reste que l’ouvrage de type répertoire du professeur Mostéfa Khiati doit intégrer au plus vite l’école pour guider nos enfants vers nos mères courage d’horizons divers et de secteurs d’activité diversifiés.

Par Nourreddine LOUHAL

Extrait du journal Liberté du 13 juillet 2020

 

[1] Ancienne appellation de l’Afrique du Nord.

 

[2] Actuellement Constantine qu’est la capitale de l’Est algérien.

[3] Cherchell, dite autrefois Césarée de Maurétanie ou Caesarea, est une commune de la wilaya (Préfecture) de Tipasa qui fut l'une des plus importantes cités du littoral de l'Afrique du Nord.

 

Lire la suite...

LES MAINS...

Que ce soit en cuisine, jouant avec la pâte

Ou, le pinceau frondeur interpellant la toile!

Encore… serrant la plume sur feuille qui s'éclate

Ou, cherchant la douceur en déchirant les voiles...

Habiles et maladroites, par le temps abîmées

Elles forcent le respect étant toujours soignées!

Tes mains que je regarde les pupilles incrédules

De les trouver si lasse au seuil du crépuscule...

J.G.

Lire la suite...

Ennio Morricone est mort!

12273344482?profile=original

L’auteur de la trilogie du billet vert, le « Dollar » le maestro Ennio Morricone (1928- 2020) s’est éteint à Rome où le chef d'orchestre italien repose désormais pour l’éternité dans la ville éternelle.  Il s’en va rejoindre son ami,  le défunt réalisateur et scénariste Sergio Leone (1929-1989), pour lequel Ennio Morricone a composé les musiques des films : « Pour une poignée de dollars » (1964), « Et pour quelques dollars de plus »  (1965) et « Le Bon, la Brute et le Truand » (1966) qui a mis en selle l’acteur Clint Eastwood.

Pour le souvenir, Sergio Léone a légué à la postérité le style « western spaghetti », qui faisaient trémousser les cinéphiles d’Alger à la sortie d’une projection cinématographique. Mieux, Ennio Morricone a rehaussé l’aura du film « La bataille d’Alger » (1966) de feu Gillo Pontecorvo (1919-2006) pour lequel il a composé la musique de ce chef d’œuvre «La Battaglia di Algeri, » qui a été primé du « Lion d’or » à  La Mostra de Venise en 1966. Ironie du sort ou est-ce le hasard d’un calendrier morbide, Ennio Morricone est mort au lendemain du 5 juillet 2020 soit durant ce 58e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962.

12273344881?profile=originalBien sur qu’il a d’autres œuvres au bout de sa baguette de chef d’orchestre, dont l’inégalable «Il était une fois la révolution » (1971) de Sergio Leone, puis la chanson « Here's to you » (1971) de Joan Baez qu’il a arrangé pour qu’elle soit la bande originale du film « Sacco et Vanzetti « de Giuliano Montaldo.  Adieu l’artiste ! Repose en paix sous ton étoile que tu as obtenue ce 26 février 2016 sur le Hollywood Walk of Fame (2 574e étoile). Qu’il gît aussi sur ses lauriers où il y’a également sa couronne de l’Oscar d'honneur pour son œuvre à l'art de la musique de film. Pour ma part et en guise d’un hommage prémonitoire ? J’ai consacré à l’artiste, un chapitre dans mon livre « Sauvons nos salles de cinéma Acte II » aux éditions Aframed 2019. Alger, Louhal Nourreddine, le 6 juillet 2020.

Lire la suite...

Liberté, liberté chérie !



                                                   Il est important et nécessaire de redonner des frontières aux individus car une liberté débridée n'a jamais fait le bonheur de quiconque.Laissons nous tout faire à nos enfants ? Le constat est forcément alarmant. A chaque jour sa nouvelle destructive, handicapante, angoissante, héritée des errements de l'humanité. Une humanité qui se cherche et qui a cru en déverrouillant les frontières géographiques, intellectuelles, physiques, culturelles que cela serait la solution au bonheur; Au bonheur de qui ? Même si l'on nous affirme que la pauvreté, par exemple, a reculé, le sentiment qui en découle est que cette affirmation reste en contradiction avec la réalité vraie. Le déverrouillage n'a que des effets néfastes même s'il ne s'agit nullement de cesser les échanges et de se claquemurer dans des peurs. Les frontières sont nécessaires.Elles donnent le sentiment à chacun d'un chez-soi, gardé avec attention et qu'un franchissement sans raison peut être sanctionné. D'où une liberté davantage contrôlée par la frontière apportant la sécurité des populations et n'enlevant en rien au plaisir des rencontres.
                                                     C'est l'abus qui nuit en tout et nous en sommes aux portes. Le déverrouillage a conduit aux crises identitaires que nous voyons se développer, aux crises sanitaires mondiales, aux actes terribles d'invasions de toutes sortes dues à la délocalisation des richesses des territoires. S'enrichir plus dans la crainte de manquer et par la force s'il le faut.Délocaliser le travail etc... Cette cacophonie où plus personne ne sait à quel saint se vouer vient de ce trop de liberté qui serait le remède à la paix et l'amour durable. Mais comme à chaque fois, à chaque constat les choses changeront, soyons en sûrs. Le mot transition est souvent évoqué. Ne s'agirait-il pas plutôt de récession, de retour à la maison après un voyage initiatique tempétueux et hasardeux ?



Pensée du jour, 11/07/2020

Lire la suite...

La vague

12273342896?profile=original

L'homme est comme l'iceberg, plus grand qu'il ne paraît.
Je raconte mon histoire, je palabre

La vague

Je pense à ma barbare enfance, à l’amertume de l’été, à cet air vide de tout appelant la solitude.
Je pense à l’épine du hasard.
Je pense à toutes les mères!! Et je pense à cet intérieur qui me nourrit comme étant le chemin de l’autre!!!

Je dédie ce poème à ma mère!!!

Le soir sur la dune, l’océan ouvert à l’infranchissable horizon
Je m’amuse au sable fin et à la dérision.
Je regarde la vague devenir gouffre
Sa bouche est béante et tout l'univers s'y engouffre.

Tandis que là haut

La lune rieuse se gonfle comme un gros sein tout rond.
Et pleure au ruisseau et sur la plaine des moissons.
Je ferme les yeux et la nuit me nourrit du passé
Un fleuve sans retour alimente d’innombrables fossés.

A mes pieds ensablés, sombre comme un vin de messe
La mer roule sa vague épaisse
Gorgée d’une éternité noire;
C’est une bouche affamée dévoreuse de mémoire.

La vague avance, aveugle au temps qui passe
Et jour après jour pèse davantage.
Nous allons de concert en petits bavardages
Anonymes, dans un temps long, quelque chose qui nous dépasse.

La vague est comme les larmes d’une mère
Tissées de tourments
Échappée des abîmes: Debout !!
Allez!! La vague, une lame de fond,
Échappée au sommeil du temps.

Elle est de révolte, elle submerge.
Parmi la plus forte, la plus féconde,
Comme le secret qui la créa.
Elle va et vient sans repos et sans berge
Rien ne peut la contenir.

Avez-vous déjà été aimé avant ?
Avant que tout ne soit qu' un vague souvenir
Maintenant, elle est d’ eau profonde
Elle se multiplie et passe au trou de la terre!!

Le lâche s’assiéra sur la gréve,
Je dois dire sa traîtrise envers vous,
L ‘ impuissante pleurera de tristesse,
Et le vrai juste la trouvera.
Pour avoir osé son immortel rêve.

Il veut par son amour l’arrêter
Mais elle ne revient pas,
Elle est d’eau à sa dernière demeur'
La vague est un fracas au milieu de la mer.
Et quand elle va à la fin, .. elle meurt.

Lire la suite...

Demain, un autre soleil

LES MIETTES DU POÈME de Jean Lavoué
Magnifique poème et quelque peu troublant

Qu'est-ce qui va surgir aujourd'hui
Que tu n'aies jamais vu
Quelles fleurs du soleil
Fêteront ton chemin
Quelle feuille en tombant
Ranimera l'été
............

Qu'est-ce qui va surgir aujourd'hui?
....

Quel cataclysme, quel incurable ennui.
Peut-être et sans doute un dieu au visage inédit
Qui nous rendra notre liberté perdue.
Le monde moderne fait de nous les orphelins du sacré.
Ô dormeurs, ô cerveaux chloroformés,
Nous rassemblerons nos corps dans les vestiges du passé.
Une autre lumière, jaillie du soleil nous trace un chemin inattendu.
Dans un champs de haut ciel, de vaste espace
La rencontre, une autre vision prend place
C'est une eau vive qui rend témoignage,
Les mots sans correctif prennent la forme des images
Ici, oeuvre l'arbre et ses racines. Ne le taille pas en croix.

L'esclave orgueilleux
Pense: Nous ne sommes pas devenus heureux
Nous n'avons plus beaucoup de folies à commettre
Nous les affamés du lucre, avons-nous encore quelques billets à émettre
Au-delà de l'agitation sans règles, au delà de tout pragmatisme,
Nous avons besoin d'un nouvel humanisme.

Lire la suite...
administrateur partenariats

Au travers des poèmes et des peintures,

Robert Paul, fondateur du Réseau Arts et lettres,

nous invite à partager nos plus beaux souvenirs...

12273342293?profile=original

"Nostalgie"
60cm x 90cm
Acrylique sur toile

Magnifique maison de la place d'Ohain qui est devenue communale, et à chacun de mes retours, je retrouve l'élégance de nos architectures. Un petit village où chaque champ, chaque ruisseau me rappelle mon enfance, quand nous jouions dans les bois, jusqu'au soir tombant..l'atmosphère romantique de feu de bois qui craque en hiver, de mes premiers amours, de toute ma jeunesse...Une partie de moi entière..
Et bien que mon chien m'attende impatiemment, je profite toujours de ces derniers instants, une bouffée d'air chargée de souvenirs et de bonheurs avant de repartir vers mes lointains horizons.
Ah qu'il fait bon d'y revenir !

Olivier Lamboray

Rien que le silence

Le silence est un pas de

danse, resté en altitude,

dans la lumière ;

une rose endormie sur le

bord d'une route en août ;

un nuage de soleil

dans une tête d'enfant ;

Une pluie diluvienne sur les

Champs Elysées en mars,

 alors que nous la contemplons,

 dans un café feutré et chaud ;

Le corps de cet autre très vivant,

 dont l'on se souviens encore

une décennie après, que l'on a étreint,

aimé tout en secret ;

Le rire d'une enfance en soi,

 qui n'est plus là, alors que je suis coincée

 dans une rame de métro à 18H ;

Une rose qui grandit, qui pousse dans un

square parisien bourdonnant d'enfants

et de mères, de jeunes filles au pair ;

Le premier métro dès l'aube sonnée,

 les couloirs désertés ;

Un chagrin lorsqu'il est tu, en pleine fête,

qu'il nous ensilence,

nous mord bien trop fort ;

La brume toute étendue sur le Seine

endormie bien avant l'aube ;

Une main qui nous caresse, nous

effleure, dans une nuit bruissante ;

Le premier mot que l'on apprend,

si seul et si grand, "maman" bien avant

tous les autres, une île déjà en soi ;

Puis ......... la nostalgie lorsqu'elle nous

enveloppe, à n'importe quelle heure,

n'importe où, que l'on garde pour soi.

C'est cette musique là !

 Nina

Un partenariat

Arts

12272797098?profile=original

Lettres

Lire la suite...

Ce que j'aimerais

Ce serait de voir sur le réseau des poèmes et des peintures sur le thème "apprenez-nous ce que dans vos jeunes années, le printemps et l'amour vous ont révélé"...

Lire la suite...

Raphaël : un trait de génie

12273335101?profile=originalLa Vierge assise avec l’Enfant et le petit saint Jean-Baptiste
Dessin préparatoire pour La Belle Jardinière,
un chef-d’œuvre exposé au Louvre.

      Inutile de vous présenter Raffaello Sanzio (1483-1520), il est un des artistes les plus célèbres de la Renaissance italienne, de la Sainte-Trinité de Vinci, Michel-Ange, Raphaël. Laissez-vous simplement guider par la main du Maître dont on fête cette année le cinq centième anniversaire de la disparition.
Tout paraît en effet si simple, si évident, il est si doué. Il a tout compris, tout assimilé, tout est allé si vite, mort si jeune, à 37 ans tout juste, il a tant produit…
Alors juste s’attarder sur son trait, avec en contre-point quelques tableaux, dont les trois conservés, véritable trésor, par le musée Condé de Chantilly (Oise). Et comme une exceptionnelle exposition, la seule organisée en France à cette occasion, lui est consacrée jusqu’au 20 août 2020, profitons-en…

12273336085?profile=originalUn ange passe…
Trois études d’un ange volant.
Sanguine

Grâce (grazia) et équilibre.

      Tel pourrait se qualifier le style de ce maître de la Renaissance italienne. Et le cabinet d’art graphique du château de Chantilly où ces dessins sont réunis nous donne l’occasion de flâner.
Aussi, comme je l’ai dit, je ne m’attarderai pas sur sa biographie, pas davantage sur l’œuvre peinte, sa technique… Non, juste rêver en sa compagnie.

« La Nature l’offrit au monde : déjà vaincue par l’art de Michel-Ange,
elle voulut l’être à la fois par l’art et la bonne grâce avec Raphaël. »,

Giorgio Vasari (1511, 1574)

12273336269?profile=originalMadone d’humilité couronnée par deux anges

Divine harmonie.

      Ces dessins c’est la genèse de l’œuvre. Action et réflexion. Une plongée dans l’esprit, dans l’intimité du peintre. Un moment de création partagé, au-delà du temps, de l’espace, dans le langage universel. Une connivence s’installe dans la pénombre propice, comme lorsqu’on vous chuchote un secret à l’oreille. Moment rare, privilégié, ces dessins ne sont jamais exposés, ils restent dans l’ombre, les cartons, à l’abri.

12273336876?profile=originalEtude pour Dispute du Saint-Sacrement
La Dispute (au sens de discussion) est la première des grandes fresques
qu’il exécuta pour le pape Jules II à Rome.

12273337657?profile=originalLa Dispute du Saint-Sacrement
Détail : partie inférieure gauche
Chambre de la Signature du Vatican.

12273337876?profile=originalEtude pour le Banquet des dieux aux noces d’Amour et Psyché
(Les Heures jetant des fleurs)
Sanguine

Suprême élégance, dolce maniera.

      Nous avons là des études, Raphaël préparant notamment ses fresques, elles serviront de modèles aux nombreux aides qui les exécuteront sous l’œil aguerri du maître.

12273338091?profile=originalHomme à demi drapé portant un fardeau
Etude préparatoire à la sanguine pour L’Incendie de Borgo

12273338677?profile=originalL’Incendie de Borgo
Chambre de l’Incendie de Borgo (Vatican)
Où l’on retrouve notre figure en bas à gauche de la fresque.

Deux fragments d’un grand carton préparatoire pour une fresque inconnue…

12273339075?profile=originalDeux enfants nus montés sur des sangliers et jouant à la lance
Fragment d’un grand carton pour une fresque perdue
(ca 1502)

12273339296?profile=originalDeux enfants nus montés sur des sangliers et jouant à la lance
Raphaël, d’une grande culture picturale et s’intéressant aux artistes de son temps, s’inspire ici pour le sanglier d’une gravure de Dürer.
Fragment d’un grand carton pour une fresque perdue
(ca 1502)

12273339888?profile=originalIb. : Deux enfants nus montés sur des sangliers et jouant à la lance
Le maître d’Urbino connaissait aussi bien les artistes de Florence, Rome ou Venise, mais aussi ceux d’Europe du Nord, ici il emprunte une figure à Dürer,
là à Van Eyck…
Détail

12273340075?profile=originalLa Vierge de la maison d’Orléans (1506)
(Musée Condé, Chantilly)
La nature morte (non visible sur la photo) derrière la figure de la Vierge
est un hommage rendu à Van Eyck,
une image tirée de son Saint Jérôme.
La culture, l’iconographie se diffusent…

12273340270?profile=originalJeune moine, vu de face, lisant un livre
Raphaël aussi étudiait beaucoup.

12273340691?profile=originalTête d’homme de trois-quarts

      Mais je ne saurai vous laisser sans présenter les trois tableaux de Raphaël que possède le musée Condé, réputé être en France le plus riche après celui du Louvre.

      A commencer par le plus célèbre, modèle de grâce et d’équilibre justement…

12273340877?profile=originalLes Trois Grâces (ca 1505)

Une renommée qui n’a cessé d’être reproduite, inspirant les artistes les plus divers.

12273341664?profile=originalHélie Poncet ( ?-1667)
Les Trois Grâces
Email de Limoges
(Musée national de la Renaissance, Ecouen)

12273341288?profile=originalLa Madone de Lorette (ca 1510)
Saint Joseph regarde la Vierge
qui couvre l’Enfant Jésus comme d’un linceul…

      J’ai voulu ne sélectionner que des œuvres autographes de Raphaël, mais vous découvrirez dans cette exposition d’autres dessins de son entourage, maître ou condisciple (Pietro di Cristoforo Vannucci, dit Le Pérugin ; Bernardino di Betto, dit Pinturicchio) et élèves ou collaborateurs (Piero di Giovanni Bonaccorsi, dit Perino del Vaga ; Polidoro Caldara, Polidoro da Caravaggio ; Giulio di Pietro di Filippo de Gianuzzi, dit Giulio Pippi ou Giulio Romano ou, pour les francophones, Jules Romain).
      Ces dessins, outre leur fragilité et quelques prêts, ne quittent jamais le château, le duc d’Aumale qui légua l’ensemble du domaine de Chantilly à la Fondation de France laissa des dispositions testamentaires strictes en ce sens.
      D’autres œuvres ne sont jamais montrées au public au-dehors du lieu où elles sont fixées, ce sont les fresques, j’aurai le plaisir de vous en présenter quelques-unes parmi les plus fameuses…
Pour patienter, une dernière œuvre de Raphaël que vous ne risquez pas de voir, sinon…

12273341887?profile=originalLe jugement de Pâris, 1562
Léonard Limosin (ca 1505-1576)
Email de Limoges
(Musée national de la Renaissance, Ecouen)
D’après une gravure de Marc-Antoine Raimondi
exécutée d’après un tableau perdu de Raphaël.
Et comme le château d’Ecouen, où est installé le
Musée national de la Renaissance,
n’est qu’à 20 kms de celui de Chantilly,
libre à vous de poursuivre la promenade.
Si en plus vous voulez trouver un peu de fraîcheur
dans un havre de paix et de culture…

Michel Lansardière (texte et photos)

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles