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lyrisme (2)

administrateur théâtres

Concerts

Deux voix un piano et le lyrisme au château de Rixensart

Été et soleil brabançons ?

Au Château de Rixensart, les vieilles pierres qui viennent d’accueillir, au mois de juillet, des soirées théâtrales consacrées à la légende du roi Arthur ont maintenant rendez-vous avec la musique.

Une nouvelle QuêteDu 17 au 22 août, la magnifique cour intérieure du château, dotée d’une excellente acoustique, accueille trois splendides soirées musicales où se mêlent jeunes talents, grands chefs-d’œuvre et interprètes d’exception.

Tout ce que l’on aime.

Et quel meilleur endroit qu’un château pour accueillir celui qui confond les moulins avec des géants et transforme le réel en épopée ou en rêve ?

Ce soir, lundi 17 août à 18h30, c’est le légendaire Don Quichotte qui est apparu dans l’auguste demeure des princes de Mérode, dont la première pierre fut posée en… 1615. Une date qui fait joliment écho à celle où le roman de Cervantès, épique et parodique, prenait lui aussi son envol.

Trois artistes extraordinaires de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth nous ont entraînés dans l’univers de cet attachant chevalier : la mezzo-soprano Marion Vergez-Pascal, le baryton-basse Oleg Volkov et la pianiste Kira Parfeevets.

Don Quichotte, rêveur magnifique, idéaliste jusqu’à la déraison, était donc le mystérieux et très subtil fil conducteur d’une soirée d’une fraîcheur inimaginable, pleine de fantaisie et d’émotion esthétique.

Les deux artistes lyriques ont exploité une vivante palette d’émotions, cueillies avec tendresse dans un florilège très varié de notre patrimoine lyrique.

C’est toute la magie d’une programmation pleine d’humour, qui brise les frontières et invente des correspondances.

C’est le réel plaisir d’écouter deux voix impeccables, pleines et chaleureuses.

C’est une franche admiration pour la finesse, la précision et l’entrain dans la présence théâtrale des deux artistes et une mise en scène aérienne. De quoi allumer l’esprit et le cœur.

Alors on se laisse porter. Une mélodie, une voix, des paroles, des duos, un personnage, une langue nous emmènent ailleurs… Et soudain surgit ce long air russe intense et pénétrant qui brille, lui aussi, sous l’inaccessible étoile.

 

Reste à savourer ce précieux bonheur. À fondre devant le souvenir ému de la voix de notre grand Jacques.

Et à souhaiter que nos applaudissements, généreux et enthousiastes, puissent se transformer en… bouquets de fleurs.

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PS. Et tout cela en hommage discret à un illustre grand-père :

José van Dam, notre cher artiste lyrique belge, né le 25 août 1940 à Ixelles et mort le 17 février 2026 à Bruxelles.

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

https://www.soireesmusicales-rixensart.com

 

https://www.rtbf.be/article/le-chateau-de-rixensart-ouvre-sa-cour-a-trois-soirees-musicales-11771451

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Ars in Cathedrali 27/12/2018 Concert de Noël

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Pureté exquise des voix, présence chorale, musicalité, tendresse, complicité, réflexion… Immersion dans l’enchantement de Noël

La puissance dramatique, la ferveur, la contemplation mystique voluptueuse ont rendez-vous avec les anges de la cathédrale. Une estrade, dressée au centre du transept, juste en dessous des grandes orgues accueille les douze interprètes de « L’Ensemble Vocal de l’Abbaye la Cambre »  et leur chef, Anthony Vigneron,  brassant l’espoir et la lumière,  présence dans les moindres interstices musicaux. L’architecture et l’acoustique de la cathédrale favorise l’envol des voix et les résonances des orgues. C’est  l’amour entre des interprètes et celui qui les dirige,  qui déborde et inonde une assemblée prise par l’enchantement de Noël.




Entre chaque chant, les textes sobres et profonds de Christian Merveille font mouche, invitant à la méditation sur l’histoire de la nativité, sur la condition humaine. Chaque naissance n’est-elle pas une promesse?   Le conteur invite à prendre conscience des silences habités, de l’invisible qui soudain devient tangible, de l’infini relié par les mots et de la présence, du souffle, du Verbe.  Il nous invite à  nous laisser transformer, humblement,  par les mots,  la musique, ce temps de grâce qui enveloppe l’assemblée.

L’ouverture du concert  qui  a débuté par un murmure,  le  « Calme des nuits » de Camille Saint-Saëns (1835-1921)  nous plonge dans le mystère «  bien plus vaste que les jours ». Chanter «  est un manière d’être au monde…» Cela nous aide à retrouver l’enfant, l’être primordial qui est en nous. Celui qui est au cœur du texte « En prière » de Gabriel Fauré. (1845-1924)

Répands sur nous le feu de Ta grâce puissante ;

Que tout l’enfer fuie au son de Ta voix ;

Dissipe le sommeil d’une âme languissante

Qui la conduit à l’oubli de Tes lois !

Anthony Vigneron embrasse l’air, souffle  le vent,  distille la  musicalité comme s’il conduisait un bateau ivre. Il est jeune passionné de musique romantique française et allemande. Il détrousse aussi les partitions perdues. L’ « Ave Maria » de Martial Caillebotte est l’une de ces œuvres perdues ou  oubliées dont il ressuscite la beauté, l’énergie et la ferveur.

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L’organiste, Xavier Deprez, que l’on peut voir à l’œuvre sur un grand écran tout au long de la soirée, peuple la soirée de morceaux méditatifs, comme pour ponctuer le propos de Christian Merveille. On le voit pétrir avec exaltation l’harmonisation  du compositeur belge François-Auguste Gevaert (1828-1928) de la pièce « Le message des anges ». Et comme dans nos antiques campagnes, voilà l’assemblée invitée par Anthony Vigneron à se joindre au refrain dans un immense sentiment de renouveau et de réveil de rites oubliés.

François-Auguste Gevaert reviendra encore après la pause avec «Les trois rois » et « Entre le bœuf et l’âne gris » deux noëls harmonisés par ses soins. Le transcendant est dans la douce brise de la musique qui flotte sous les voûtes séculaires. « O Beata mater » d’August De Boeck (1865-1937) résonne comme une symphonie vocale autour de la merveilleuse soliste. Pour terminer, un double festin nous attend: « Panis angelicus» de César Franck et Hostia, extrait de « Consurge Filia Sion », Oratorio de Noël, opus12. 12 : Un chiffre symbolique d’union, de partage et de tolérance. Généreux, Anthony Vigneron livre  en bis une version brillante et  du « Venite Adoremus » auquel il associe l’assistance heureuse  d’être appelée à se  joindre aux merveilleux choristes dans le cadre exceptionnel de la cathédrale.  

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“When the song of the angels is stilled, when the star in the sky is gone, when the kings and princes are home, when the shepherds are back with their flocks, the work of Christmas begins: to find the lost, to heal the broken, to feed the hungry, to release the prisoner, to rebuild the nations, to bring peace among the people, to make music in the heart”.
Howard Thurman

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« Quand le chant des anges s’arrête, quand l’étoile dans le ciel  s’en est allée, quand rois et princes sont  dans leur demeure, quand les bergers sont de retour avec leurs troupeaux, alors commence  l’œuvre de Noël: retrouver les perdus, guérir les blessés, nourrir les affamés, libérer le prisonnier, reconstruire les nations, apporter la paix parmi les peuples, faire chanter la musique du cœur. » traduction libre
  

Dominique-Hélène Lemaire


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