Je suis née au printemps.
Je suis fille du soleil et des étoiles.
Europe, mon amour,
je vis en ton sein,
comme une étoile filante.
Mais je ne veux plus filer;
agenouillée vers l'orient;
Europe, je ramasse tes
petits papiers,
déposés par le vent.
Je suis née au printemps.
Je suis fille du soleil et des étoiles.
Europe, mon amour,
je vis en ton sein,
comme une étoile filante.
Mais je ne veux plus filer;
agenouillée vers l'orient;
Europe, je ramasse tes
petits papiers,
déposés par le vent.
Bonjour,
J'ai le plaisir de partager avec vous ma dernière publication "Confidences d'un piano", qui sera présentée aux prochaines Rencontres Littéraires à l'Espace Art Gallery le 15 mai à 15h30.
Voici la bande-annonce du livre :
Au plaisir de vous y rencontrer,
Bernadette
S’bah El El Kheir mes ami(e)s (Bonjour) ! N’harkoum Mabrouk ! C’est avec plaisir que je m’ouvre à vous afin de vous annoncer qu'à la veille de l’inauguration du Salon International du Livre (S.I.L.A) la venue enfin de mon « Bébé » que j’ai nommé : « La légende du Doyen. » Né sous le label de Tafat édition 2022, mon livre se veut mon « cadeau » à l’occasion de l’anniversaire du centenaire du Mouloudia Club Algérois, le M.C.A (1921-2021). Deux (2) ans ou peut-être plus ! C’est le temps qu’il m’a fallu pour maturé mon projet au bout de tout ce temps qui a coïncidé avec la durée des multiples périodes de confinements à cause de l’horrible pandémie Covid19. Soit plus de temps de recherches d’informations, de collectes de documents, de quête de photos que je n’ai pas eu pour je ne sais quelle raison mais aussi des rencontres avec des personnalités d’horizons divers. À ce propos, il n y a, certes que pour le Mouloudia, mais avec toutefois un clin d’œil à la quasi-totalité des équipes de football d’Algérie. Ai-je atteint le résultat escompté ? Je ne saurais le dire. Mais quoi qu’il en sera de la critique littéraire, mon vœu est que mon modeste apport s’ajoutera à « La Légende du Doyen » et brillera telle une bougie d’anniversaire que le Mouloudia n’a pas soufflé pour son centenaire lors du 7 août 2021. Bonne lecture. Et si le cœur vous en dit, soyez les bienvenus au stand des éditions Tafat sis au D54 du pavillon central du palais des expositions aux Pins-maritimes. Alger, Louhal Nourreddine, le 15 mars 2022.
Bonjour,
Je vous invite à découvrir mon roman philosophique "Une vie en couleurs" (Editions Ménades). Vous déambulerez dans les réflexions d'une jeune femme, sur la vie et les relations humaines, au travers de ses rencontres, ses amours, sont travail, ses voyages en Inde et au Népal.
Notez déjà un moment de "dédicace", le 18 juin 2022, à Espace Art Gallery, rue de Laeken, 1000 Bruxelles, de 14H à 16H.
"Au loin pèse le temps
Unité humaine
Et autant de peine
Un horizon chante
Lorsque nous perdons
Tous les faits d'un ton
Les libertés soustraites
Quand plane une haleine
Menace sans veine".
ED
03
2022
Écriture prompte
La compagnie des Karyatides s’est spécialisée dans l’adaptation des grands classiques de la littérature sous une forme théâtrale dépouillée mêlant marionnettes, objets de brocante, ombres, bruitages et bande son pour une esthétique “des petits riens” en jouant sur la nostalgie, les références, les clichés qui font mouche pour emporter le spectateur au cœur de la tragédie par le seul pouvoir de l’extrapolation et de la résonance des mots dans l’imaginaire collectif.
Je suis slave et je le sais,
Bohême, j'aime voyager,
Très jeune, né et vivant en France,
Mon esprit n'eut de cesse d'être dans l'errance,
Mon nom m'apparut toujours différent,
Et devoir expliquer toujours fatigant :
Epelez s'il vous plait, vous n'êtes pas d'ici ?
Il sourit quand je lui réponds que si !
Mais il sait où il doit me loger,
Dans quelle unité m'incorporer,
Celle qui est réservée à mon nom,
Sur une liste à part d'autres noms.
Alors la route devient caillouteuse,
Elle est pour la vie rocailleuse.
Par ici, là où nul ne veut aller,
J'y vais, mon avenir est tracé ;
Je suis bohême et rêvait d'Amérique,
Mais mon Ukraine est un pays fantastique !
GCM- Pensée du jour-6/3/2022
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En piste : La somptueuse Messe en si mineur BWV 232 de Jean-Sébastien Bach pour 5 solistes, chœurs et orchestre (1832–45). Le Chœur New Baroque Times était dirigé par Pablo Garcia et Thierry Lequenne et laissait à de nombreux solistes l’occasion de partager leurs talents pour interpréter cette somme musicale. On vous donne les noms :
Aurélie Moreels, Amélie Renglet, Sopranos I
Ana Sofia Ventura, soprano II
Boris Kondov, alto I
Alain Gahima, alto II
Pierre Derhet, ténor
Joris Stroobants, basse

Philippe Gérard dirigeait le bel orchestre de la Chapelle musicale de Tournai comprenant outre les différents pupitres de cordes, des flûtes traversières, hautbois, bassons, trompettes, timbales, continuo. Il s’agissait d’une production particulièrement extraordinaire, et certainement un grand défi pour l’ensemble, mais le chef a su doter cette œuvre baroque monumentale d’une rare ivresse musicale. Elle était présentée dans le cadre de la Balade musicale de Rixensart, dont l’organisateur passionné, Jean-Pierre Peres, avait lui aussi, de son côté fait un pari osé de présenter une œuvre d’une telle importance. Elle est d’ailleurs selon lui, à rapprocher des autres « sommes » musicales telles que l’Art de la fugue, l’Offrande musicale ou les Variations Goldberg. Jean-Sébastien Bach lui-même ne dit-il pas vouloir dédier cette œuvre sacrée à « la délectation spirituelle des amateurs et, surtout, des connaisseurs de ce genre de travail »…
Et tout de suite les premières notes du Kyrie déboulent comme coup de tonnerre sur une matière musicale chatoyante et une intervention vigoureuse du ténor. L’entrée en scène des deux sopranos verra briller de beaux timbres et de belles tenues de notes. Ensuite ce sont des violons printaniers qui relaient la prière au chœur d’hommes, rejoints très vite par celui des femmes, dans une beauté enveloppante. L’église est pleine à craquer, l’espace est utilisé à son maximum, mais quel déluge de bonheur musical! Cuivres et percussions introduisent l’allégresse du Gloria dans un flux d’énergie enflammée. Les femmes répandent le pax hominibus bonae voluntatis comme une profonde vague de prière pour la paix. Le sourire de la soprano précède des violons un peu aigrelets, et elle enfile les paroles latines sans presque respirer. Le public retient son souffle. C’est visiblement l’énergie du bonheur d’interpréter, de partager qui dispense ces superbes sonorités. Le public se sent uni dans la tension musicale et se trouve inondé de couleurs.
Dans cette première partie du concert, mettons également en évidence un magnifique solo de flûte traversière et le duo soprano et ténor, un sombre qui tollis peccata mundi du choeur et orchestre qui arrache des larmes avec des entrelacs de voix qui évoquent le chant d’un monde blessé. Au cours de la soigneuse et discrète chorégraphie, un jeu de cache-cache entre le chœur et l'avant-scène, survient un remarquable alto solo sur hautbois d’amour et cordes avec le qui sedes at dexteram patris. Le ballet musical n’est pas fini, voilà le solo basse et cor solo avec deux bassons qui signent le quoniam tu solus sanctus. Enfin le Chœur se dresse pour un Cum spiritu tuo étincelant, presque martial, Onward Christian Soldier … C’est une déferlante qui nettoie le monde de tous ses péchés et accueille la lumière. Oui, un tsunami musical peut être salvateur, dirigé par le tourbillon de l’Esprit. L’émotion de l’assemblée est palpable, traversée par une sorte de suspens.
La deuxième partie s’ouvre sur le Credo, à la fois spirituel et musical, tant le compositeur entrecroise ces deux substances avec succès. Et incarnatus est développe un exemple de foi , d’humilité et de révérence absolument contrasté avec la douleur tragique et le rythme pesant du Crucifixus. Sans doute aussi le poids du joug de l’obéissance au père… mais cette ambiance est détrônée par la surprenante victoire de l’ et resurrexit ! Voilà Le rire de Dieu, l’extraordinaire, l’impensable, chantés avec le feu de Dieu. Les choristes ont du phosphore dans la voix, l’orchestre jubile. Les sopranes Aurélie Moreels et Amélie Renglet sont acrobatiques dans le Confiteor qui plane par-dessus les violoncelles et le continuo. Les portes du paradis s’ouvrent sur le Sanctus , le vent de l’esprit soufflerait sur le chœur et l’assemblée ? Une ivresse spirituelle se joint à une joie presque dionysiaque : cuivres pétillants, syllabes détachées comme pétales de fleurs. Un court instant, c’est toute la tapisserie Champagne du Chant du monde de Lurçat qui surgit dans l’imaginaire. Etranges phénomènes que les correspondances. Pierre Derhet, habite pleinement le Benedictus tandis que le chef d’orchestre semble transfiguré par la musique, envoûté, certainement. Tout cela pour en arriver à un exaltant Dona nobis pacem, da tutti : un miroir de paix, fleuri, les cuivres et percussions en fête.
Les solistes : Aurélie Moreels, Amélie Renglet,Ana Sofia Ventura,Boris Kondov, Alain Gahima, Pierre Derhet, Joris Stroobants, et le chef d’orchestre Philippe Gérard, pressés par le public de leur accorder un bis… ou deux… Osanna !
Balade musicale à Rixensart du jeudi 17 février 2022 à 20h
Eglise St Sixte, place communale à Rixensart / Genval

Notez la date du prochain,
c’est le 31 mars avec le 1er concerto de Chopin : Anaïs Cassiers
accompagnée par la Camerata IMEP dirigée par Ayrton De Simpelaere
Réservations :
reservation@balademusicale-rixensart.be

" Comment peut-on regarder la Terre, dans toute sa beauté et sa majesté sans se rendre compte qu'elle a été créée par amour ?
L'amour est la force créatrice de l'univers, il façonne et forme et exprime les pensées lumineuses des Dieux comme un don à l'humanité.
Et que sont les pensées de lumière des Dieux si ce ne sont pas des Paroles, qui lorsqu'elles sont prononcées sont créatives !
Nous avons été bénis par les dieux (LES HIÉRARCHIES DIVINES, LES ANGES)avec le monde qui nous entoure.
Un monde qui soutient notre progrès et qui soutient notre tâche d'assumer l'œuvre des Dieux afin de créer la Terre future et l'être humain futur par la puissance de la pensée lumineuse qui devient la parole créatrice en nous.
Mais ce mot créatif n'a d'abord trouvé son écho que dans la nature, il n'est apparu en nous qu'à un moment donné.
Cela s’est produit avec l’apparition du Christ sur Terre lorsqu’Il entra dans l'âme d'un être humain et pour y subir un mort terrestre.
Il l'a fait afin d'apporter l'amour créateur des Dieux dans l'âme d'un homme pour que cet amour à travers les âmes humaines puisse entrer dans l'âme de la terre comme la Parole remplie de Lumière !
En ce temps de l'Avent, dans l'hémisphère nord, quand la nature meurt, il y a une occasion d'entrer profondément dans l'âme pour y trouver cette Parole du Christ.
Gabriel voulut annoncer la naissance d'un nouvel être humain, un être humain qui peut surmonter les ténèbres pour faire naître l'âme pleine de lumière qui deviendra la coupe de la parole emplie d'amour du Christ.
Ce nouvel être humain deviendra le créateur des futurs êtres humains.
On pourrait donc dire que ce que Gabriel annonça à Marie était une préfiguration de l'avenir, quand les êtres humains naîtront de l'esprit, quand les êtres humains deviendront les créateurs des futurs êtres humains par la puissance de la Parole du Christ.
Dans l'hémisphère Sud, en ce temps de l'Avent, il y a dans les profondeurs de l'âme du monde ce que les êtres humains ont accompli par la naissance de cet enfant du Christ dans l'âme à Noël - ou l'absence de cette naissance. En été, Uriel est la conscience de l'humanité.
Il regarde dans la terre et y trouve ce que les êtres humains créent avec cette parole du Christ et ce que les êtres humains de demain verront quand ils regarderont autour d'eux le monde de la nature.
Il juge à quel point nous sommes proches ou éloignés de l'idéal du Christ qui est écrit dans les formations cristallines au centre de la Terre.
Le Verbe du Christ est donc créatif de deux manières :
L'humanité future.
La Terre du futur.
Uriel et Gabriel nous disent que les êtres humains ont reçu la liberté de devenir des dieux et cela signifie qu'une grande responsabilité est maintenant sur nous car c'est un point tournant !
Ce que la terre deviendra et ce que les êtres humains deviendront est notre responsabilité.
Ce sera soit une expression de la Parole du Christ remplie d'amour qui vit dans nos âmes, soit une expression de la haine d'Ahriman qui y vit.
Au moment où Uriel donne son jugement sur ce que nous créons par rapport à la Terre future, Gabriel annonce ce que sera l'être humain futur que nous créons.
L'humanité future, et la Terre future qui supportera cette humanité (ou non) sont notre responsabilité.
Que nos paroles reflètent l'amour du Christ...
Chers Amis de ce merveilleux site privilégié des Arts et Lettres, cadeau unique offert par un homme hors pair, fin esthète et serviteur des Arts,
je vous rejoins tardivement dans ce lourd chagrin qui brouille la vue et fait un trou au coeur.
La présence de Robert Paul était ... est si réconfortante et généreuse que sa perte en est plus cruelle encore.
Je me suis toujours sentie tellement portée et gâtée par son soutien bienveillant indéfectible, le cadeau de ses vidéos musicales pour mettre en valeur mes livres ... Ce fut une si profonde consolation offerte durant ma traversée d'épreuves.
Il fut très malade, il y a quelques années et nous craignons alors pour sa vie mais maintenant que tout était oublié, c'est si inattendu et irréel. Tout un monde semble s'écrouler ... car il va nous manquer mais il laisse ce magnifique ouvrage de sa vie, tout tissé d'amour des arts et des poétes sacrés, tout empreint de dévotion et spiritualité, tout dévoué à nous soutenir et promouvoir, nous artistes de tous bords..
J'aimerais plus vite dépasser ma peine pour le percevoir dans sa lumière d'éternité ... car je le sais bien, il est heureux dans la patrie éternelle, accueilli dans l'amour des anges et nourri du Soleil d'Amour du Christ cosmique. Là, il est serein et comblé par la mission accomplie pour les arts et l'amitié entre artistes ... C'est une oeuvre grandiose et belle en ces temps où les barbares nous séparent après avoir jugé l'Art superflu ! Robert Paul, homme rempart pour protéger et épanouir les Arts, a rejoint son étoile brillante et la musique des anges l'accueille avec bonheur. Nos milles pensées d'amour et gratitude s'envolent pour remplir son coeur de douceur en fidélité.
Rébecca
qu'il a longtemps gratifiée d'une étoile te sait rendue à ton étoile lumineuse.
Le mois prochain cela fera un an que mon mari est décédé. Voici le texte que j'ai lu lors de ses obsèques:
Les épreuves et les joie furent notre quotidien
Nous étions deux sur ce chemin.
Le chemin parcouru nous aide à continuer
Comprendre notre vécu afin de mieux se préparer
Le chagrin m'envahit
Mais tout n'est pas fini
La mort n'est qu'un passage
vers un autre rivage.
Là bas, on se retrouvera
Par delà les montagnes
Par delà les nuages
Tu étais capitaine, j'étais ton matelot
Les rôles sont inversés, je guide le bateau
Les voiles ont claqués par vents et marées
Mais nous étions deux à les guider
Bon voyage en solitaire
Pour toi, fini la galère...
Ta femme Mireille
J'ai appris le décès de Robert Paul! Je ne viens plus ici que très rarement mais je tiens à présenter mes condoléances à sa famille et à partager toute mon admiration pour cet homme érudit et bienveillant. Il a été un des premiers à mélanger les arts et les lettres et était très attentif à tous.Je suis sincèrement très triste.Il y plus de 10 ans, nous échangions des messages presque quotidiennement. Au revoir, l'Artiste
S’bah El Kheir Âalikoum mes ami(e)s (Bonjour)! N’harkoum Mabrouk ! Quoi de plus beau que d’entamer cette journée qui est la fête de l’amour par cette belle citation d’Antoine Saint-Exupéry (Le Petit Prince): « Si tu m'apprivoises, tu seras pour moi unique au monde, je serai pour toi unique au monde ». Et en cadeau, j’ai le plaisir de partager avec vous cette dépêche que j’ai relevé sur le journal El-Watan du 14 février 2013 et qui en dis long sur la Saint-Valentin. Bonne lecture et bonne fête de l’amour et des amoureux. Alger, Louhal Nourreddine, le 14 février 2022. http://www.memoireafriquedunord.net/biog/biogHC_Gelase.htm
♣
Oui, la Saint Valentin, fête de l’amour et des amoureux est bien une fête instaurée et décrétée par un berbère de la tribu des Djelass, originaire du Maghreb que les historiens localisent tantôt à Mila (antique Milev), dans le constantinois, tantôt à Beni-Yefrène (Sud de Mostaganem) ou à Béni-Saf (Nord de Tlemcen). Ce berbère de lignée princière, qu’importe son rang ou son origine géographique du Maghreb berbère, est devenu le 49e Pape de Rome (492-496) sous le nom de Saint Gelasse 1er succédant au Pape Phélix III.
L’une des toutes premières mesures qu’il eut à décréter en 493 fut la suppression des fêtes Lupercales, grandes cérémonies païennes dédiées au paganisme et, par extension, aux excès sexuels pour une meilleure fécondité que recherchaient les femmes romaines.
La fête des Lupercales est une fête de purification qui avait lieu à Rome du 13 au 15 février, c’est-à-dire à la fin de l’année romaine, qui commençait le 1er mars.
« Les luperques, prêtres de Faunus, sacrifiaient un bouc à leur dieu dans la grotte du Lupercal (au pied du mont Palatin) où, selon la légende, la louve avait allaité Romulus et Rémus, après avoir découvert les deux jumeaux sous un figuier sauvage (le Ficus Ruminalis) situé devant l'entrée de celle-ci, avant qu'il ne soient recueillis et élevés par le berger Faustulus et son épouse Acca Larentia, une prostituée surnommée lupa (en latin la « louve ») par les autres bergers de la région. Il est à noter que le terme de « figuier sauvage » ne s'applique qu'au figuier commun mâle, appelé aussi « caprifiguier » (caprificus c'est-à-dire « figuier de bouc »).
Deux jeunes hommes, vêtus uniquement d'un pagne en peau de bouc, assistaient à la cérémonie. Le prêtre sacrificateur leur touchait le front de son couteau. Puis le sang était essuyé d'un flocon de laine trempé dans le lait. À ce moment, les jeunes gens devaient rire aux éclats. Puis ils couraient dans toute la ville de Rome. Ils étaient armés de lanières, taillées dans la peau du bouc sacrifié, avec lesquelles ils fouettaient les femmes rencontrées sur leur passage et qui souhaitaient avoir un enfant dans l’année, afin de les rendre fécondes »
Gelasse premier, le berbère de rang et de sang, ne se contenta pas de supprimer et d’interdire ces Lupercales païennes dédiées au paganisme mais les fit remplacer par la Saint Valentin, par lui décrétée, Fête de l’Amour, des Amoureux et des Fiancés. Il plantera sa date entre le 13 et le 15 février, en plein cœur des fêtes lupercales ; c'est-à-dire le 14 février. Et voilà plus de seize siècles, chaque année, le 14 février, des millions de femmes et d’hommes se rappellent et se disent pour la Saint Valentin combien je t’aime. Combien sont-ils de millions d’Algériens et d’Algériennes à ignorer que c’est un petit Algérien devenu Pape qui planta la première fleur du dire je t’aime. Un petit Djelass anonyme de Béni-Yefrène ou de Béni-Yenni (Wilaya de Tizi-Ouzou), devenu Saint Gilasse Premier, pontife reconnu et vénéré de l’Eglise romaine et des amours universelles a su planter la seule fleur qui pousse depuis des siècles pour dire combien je t’aime ; combien on devrait s’aimer.
[1] Article de presse publié dans le journal El Watan du 14 Févier 2013.
[2] Journaliste et écrivain algérien. Il fut également sondeur d'opinion, et homme d'affaires. Il a fondé l'Institut Abassa en 1989. Sous le pseudonyme de Mehdi El Djazaïri, il signe une chronique « La République couscoussière » dans le journal El Watan de 1997 à 2001.
Mese Mariano de Giordano et Suor Angelica de Puccini, quel beau mariage lyrique ! Le sujet est grave, mais il n’y aura pas de misérabilisme ou le pathos enflammé auquel on aurait pu s’attendre. Rien que de la dignité sous la baguette agile et fiévreuse de la frêle chef d’orchestre ukrainienne Oskana Lyniv. Elle se veut ambassadrice déterminée d’une culture européenne en marche par laquelle elle veut défendre la paix et les valeurs humanistes, la communication rationnelle versus la folie du monde et des hommes. On ne sort pas ses mouchoirs, malgré deux histoires poignantes de femmes méprisées, soumises aux lois mâles de la société, résignées devant leur malheur, violées, battues et privées de leur progéniture. Tous les malheurs à la fois. Par l’ énergie de la musique que la fringante artiste ukrainienne déploie en interprétant ces deux œuvres elle semble dire : « Nous sommes fortes, nous sommes fières », nous ne pleurerons pas. Chez le spectateur, la spectatrice, c’est plutôt une sorte de colère silencieuse qui finit par prévaloir, tandis que les yeux restent secs malgré un cœur qui saigne.

L’ouverture de Mese Mariano est chantante, pleine de charme. Le rideau se lève presque aussitôt sur les gracieuses arcades couvertes de glycines de la piazza d’un monastère surplombant, à l’aube du 20e siècle, une vallée napolitaine riante et un duomo étincelant sous le soleil. L’ouvre de Francesca Mercurio. Aux lumières : Luigi Della Monica. Contrastant avec la beauté des décors et la foule de cornettes innocentes qui vaquent joyeusement dans la cour du monastère, le récit bouleversant de Carmela fait peu à peu prendre conscience de toute l’horreur de la condition féminine de l’époque. Sa sujétion au monde des hommes, sa dépendance, son impuissance, son manque de liberté, son infériorisation. Et parmi toute ces femmes qui acceptent leur triste et humble condition, il y a ces traîtresses qui jouent le jeu des hommes, ces Cruella hautaines et méprisantes qui osent marcher sur leurs sœurs. Dans le deuxième opéra, c’est carrément le mur du monastère et ses trois imposantes colonnes qui semble tomber du ciel pour signifier l’enfermement de la jeune suor Angelica. Une très habile mise en scène de Lara Sansone. Une formidable Violeta Urmana interprète l’imposante et glaciale Madre Superiore dans Mese Mariano, et la princesse dans l’œuvre de Puccini, Suor Angelica . Elle est vêtue d’une impressionnante tenue Elisabéthaine, qui contraste avec la simplicité et l’humilité des tenues des nonnes du couvent (costumes des mains de Teresa Acone). Son jeu de véritable marâtre est implacable. Sa voix contient tout l’orage de la vindicte des puissants: des grondements profonds , aux éclairs fulgurants, au silence meurtrier qui condamne sa victime sans appel. A côté de ce dragon, la pauvre Carmela et la suor Angelica n’ont aucune chance. A travers ces deux œuvres miroir, émerge la conviction profonde que les avertissements de Victor Hugo proférés à l’ouverture des “Misérables” résonnent de façon toujours aussi pressante, même à notre époque. Et notre frisson intérieur reste le même: “ tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui–ci pourront ne pas être inutiles. » Les femmes et les enfants sont toujours au premier rang des victimes.
En Italie, la veine artistique vériste signe l’ entrée fracassante du naturalisme dans l’opéra, avec des personnages mélodramatiques faisant partie du commun des mortels. La sincérité de l’interprétation de Serena Farnocchia est très touchante et invite à la compassion, par une vocalité toute en nuances dans les plaidoyers bouleversants de Carmela et de Suor Angelica.
La Beauté humble de la musique vériste, ses bouillonnements passionnels émouvants, la douceur et l’élégant classicisme des décors italiens ont patiemment tissé la parole des femmes…
Les splendides chœurs d’enfants très actifs et attendrissants, sous la direction aérienne de Véronique Tollet et une distribution presque totalement féminine ont donné une dimension particulièrement émouvante au spectacle. Un dernier vœux posthume de Stefano Mazzonis Di Pralafera ?
Lors de la dernière du dimanche après-midi, parmi les nombreuses sœurs qui interviennent dans les deux histoires nous avons aussi eu la chance d’écouter les talentueuses interprétations de Chantal Glaude (artiste des Chœurs à l’ORW) dans le rôle de Suor Celeste et de Louise Kuykenhoven dans celui de Suor Genovieffa. En remplacement au pied levé de la chanteuse lyrique Morgane Heyse. Les merveilleuses Julie Bailly et Natacha Kowalsky en suor Cristina et Suor Maria. Patrick Delcour, un habitué de la scène liégeoise, le seul chanteur masculin de cette distribution, en Don Fabiano.
Dominique-Hélène Lemaire Pour le réseau Arts et Lettres
GIORDANO / PUCCINI Voici deux histoires croisées qui se répondent à huit ans d’intervalle et qui émanent des plus grands protagonistes de la scène vériste italienne, Giordano et Puccini. Au centre du propos, deux jeunes mères éplorées, obligées d’abandonner leur enfant illégitime et bouleversées d’apprendre bientôt leur mort… Deux tragédies fulgurantes et édifiantes qui permettent à leurs auteurs une introspection des recoins les plus intimes de l’âme humaine… Avec Mese Mariano (Le Mois de Marie), en 1910, Giordano condense une trajectoire immuable et nous mène, en une bonne demi-heure profondément émouvante, dans la simplicité des « vinti dalla vita » (les vaincus de la vie). Quant à Puccini, avec Suor Angelica, ce célèbre volet du Trittico créé à New York un soir de 1918, il saisit l’occasion de confier à l’odieuse princesse, la tante d’Angelica, le seul rôle important d’alto et l’une des rares incarnations féminines malfaisantes de toute sa production…
MESE MARIANO
LIVRET DE SALVATORE DI GIACOMO
D’APRÈS LE DRAME ’O MESE MARIANO, TIRÉ DU ROMAN SENZA VEDERLO
SUOR ANGELICA
LIVRET DE GIOVACCHINO FORZANO
A voir en replay dès le 18 février 2022 sur France•TV Culturebox
https://shodo-calligraphie.wixsite.com/calligraphie-japon/atelier-cours-stage-shodo
L’ange Rayan est mort. Qu’il repose en paix et que Dieu apaise la douleur de ses parents et celle de ses proches. Alger, Louhal Nourreddine, le 6 février 2022.
Rayan : les Algériens se solidarisent avec l’enfant marocain bloqué dans le puits