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Comment le Merveilleux peut conquérir l’amour…

La plus précieuse des marchandises – Un conte

Jean-Claude Grumberg

Seuil

12 € …Transporté au Théâtre Le Public

Promenons nous dans les bois.

Tant que le loup n’y est pas! Mais le loup y est, invisible, monstrueux et partout à la fois. Seul espoir, cette vaillante petite chèvre d’amour, une fleur de myosotis entre les dents. L’image d’amour qui veille, de tendresse et de liberté dans tout ce noir de la forêt panoramique qui a envahi la petite salle du Théâtre Le Public. Des bouleaux argentés des forêts de l’Est partout.

Et rien n’est plus vrai que l’amour immense de celui qui a écrit le livre, Jean-Claude Grumberg et celui de Jeanine Godinas qui en signe une magnifique et inoubliable mise en scène, enveloppée dans un châle féerique cousu de fils d’or et d’argent.

L’auteur nous fait cadeau d’un texte humble et universel et Jeanne Kacelenenbogen est cette fée qui en fait une interprétation fabuleuse. Elle fait corps avec la forêt, avec les dieux de la nature qu’elle implore pour son désir d’enfant. Un désir d’amour qui seul, peut tuer la guerre. Oui, cette guerre mondiale qui a osé saccager la conscience humaine, qui a délibérément nommé et pointé du doigt un peuple bouc émissaire, responsable de tous les maux de la terre: les “sans-coeur”. Pauvre bûcheron, vivant loin de tout dans sa triste masure, en est lui aussi convaincu, le poison du nazisme a filtré au plus profond des ruisseaux de la forêt.

Mais, malgré la faim, le froid glacial ou la brûlure de l’été, Pauvre Bûcheronne suit son rêve, le colle au train mystérieux qui passe et repasse et qu’elle affuble de toutes ses précieuses rêveries. Mue par un espoir fou, elle attend, avec la joie d’une petite fille, les messages désespérés que le train sème sur son passage. Petits cailloux salvateurs pour échapper à l’ogre? Du pain béni pour la femme qui oublie la faim et la misère quand elle entend les rails qui grondent et se fait une fête de la Rencontre. Elle ramasse les petits papiers qui tombent mais qu’elle ne sait pas lire… jusqu’au jour où la surprise venue du ciel lui tombe dans les bras et change sa vie. Ainsi elle conjure de façon percutante la mort que le train transporte.

Au passage, on note cette référence douloureuse au pogrom de Iași du 27 juin 1941, un épisode de la Shoah en Roumanie, perpétré par le régime fasciste roumain dans la ville de Iași contre sa population juive.

Aucune description disponible.

Le conte autour de ce train de marchandises est aussi poignant que celui de La petite marchande d’allumettes. Jeanne Kacelenebogen y met toute son âme. Le public est muet d’admiration, les émotions s’emboîtent dans un train d’enfer, le suspense et l’émotion ne vous lâchent pas; les voix de tous les personnages transforment la comédienne en une femme orchestre qui dévoile une symphonie. On sent la salle frémir tant elle écoute cette lumineuse femme qui enfante de sa voix et de ses postures tant de personnages plus réels que la fiction. Elle symbolise le pari pour la vie.

La narratrice happe le spectateur, s’empare de lui, le retient avec ce langage propre au conte, ses épithètes homériques, son intrigue, sa structure narrative, sa dynamique, sa vérité. Elle communique avec lui, comme ces mères diseuses d’histoires belles et effrayantes que l’on écoutait avec ravissement avant d’aller dormir. Des histoires que l’on n’oublie jamais, celles de transmission orale qui traverse les générations.

Un conte poétique que l’on a eu l’extrême bonheur de voir jouer en vrai sur la scène du Public avec tant de beauté et de vérité.

Au cœur de l’enfer, voici un rempart contre l’oubli, un vibrant appel pour que demeurent vivantes nos mémoires.

Dominique-hélène Lemaire pour Arts et Lettres

Théâtre Le Public – Du 31 janvier au 26 février 2022

DISTRIBUTION

Rue Braemt, 64 / 70
1210 Saint-Josse-Ten-Noode

http://www.theatrelepublic.be
contact@theatrelepublic.be
+32 80 09 44 44

Grand Prix de l’Académie française, Molièrisé et Césarisé, Jean-Claude Grumberg écrit en quelques pages la quintessence de son œuvre. Fils et petit-fils de déportés, l’auteur relate la Shoah sans en prononcer le nom. Sous la forme littéraire du conte, son humour pétri de rage et d’absurde (politesse du désespoir) interdit la résignation et l’oubli.

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SPECTACLES

Stefan Zweig, invité d’honneur au Public

Coup de billard à trois bandes réussi…

  • "Le Monde d’Hier" de Stefan Zweig, témoignage magistral du 20e siècle, se joue au Théâtre Le Public jusqu’au 26 février.
  • Stefan Zweig, le 1 janvier 1930.
  • © Alice Piemme – Théâtre Le Public / « Le Monde d’Hier » de Stefan Zweig au Théâtre Le Public jusqu’au 26 février.

Écouter le monde d’hier pour penser le monde d’aujourd’hui. Voici le défi de ce spectacle éveilleur de consciences. Un cocktail qui met le questionnement au premier rang: le pourquoi, le comment? Avec l’inquiétude comme carburant.

Stefan Zweig ne se plaint-il pas de “ son inquiétude intérieure déjà intolérable » qui ne le laisse jamais en paix et le pousse à voyager. Il fustige ce “Weltschmerz” qui signifie l’échec de la civilisation. Comment le monde est-il passé de la plus grande élévation spirituelle, telle qu’elle était palpable à Vienne avant 1914, à la pire des décadences morales de notre civilisation, dès les années 30, avec la montée du fascisme? Comment le monde a-t-il pu s’habituer à la violence, à l’injustice, à la brutalité absolue?

Ce travail de spéléologie est orchestré avec détermination par une équipe de chercheurs dynamiques, emportés par la relecture de cette œuvre maîtresse de Stefan Zweig: « Le monde d’hier », Souvenirs d'un européen. Ils ont arraché leurs masques de théâtre, ils ont quitté volontairement leur zone de confort artistique, baissé toutes leurs gardes et lâché leurs armes de comédiens pour porter la souffrance de ce siècle passé – et sans doute les angoisses du nôtre – devant nos yeux avides de clarté. Un travail de groupe, un exercice de cours d’histoire, sans doute aux relents didactiques, puisque la passion de la transmission est bien présente. Juste avec chacun, humblement, son émotion intime. Itsik Elbaz, Patricia Ide et Anne Sylvain ont fait ce courageux pari, de gommer toute anecdote, de fuir tout effet de théâtre, pour présenter à la façon anglo-saxonne ce que eux appellent “facts”. Comme au tribunal. Des dates à rebours, des photos d’époque, des coupures de journaux, des citations, et le puissant roman de Stefan Zweig bien sûr, avec sa poignante lucidité comme pièce de résistance.

Spéléologie, parce que tout l’art est de plonger en apnée et à rebours à travers les dates, dans ce livre à la fois lumineux et absolument noir: “Die Welt von Gestern“ Le monde d’hier, Souvenirs d'un européen. Un roman autobiographique, car l’auteur y retrace pas à pas la déconfiture de l’idéal paneuropéen tel qu’il l’avait fait sien avec la fougue de ses jeunes années flamboyantes, quand il habitait Vienne, juste en face de la maison de celui qui allait vouer cette Europe rêvée au carnage, à la haine élevée en institution et à la défaite absolue de la raison. Stefan Zweig décrit avec passion ce monde révolu où la liberté était l’étendard et les voyages se faisaient sans le moindre passeport. Où une formidable culture bouillonnait à travers tous les arts: de la cuisine, à la musique, à la poésie, la philosophie, le théâtre, l’histoire, le roman… les sciences, loin de toute mise en boîte, ou récupération politique. Un genre d’âge d’or, avant que n’ éclatent les atrocités des deux guerres mondiales et le désastre de la conscience humaine.

Sur scène, on commence par la triste fin suicidaire du couple … pour remonter aux origines du mal. A sa banalisation. Personne n’a mentionné la figure de Hannah Arendt, mais on ne peut pas s’empêcher de penser à elle.

Tout cela sous le regard de Myriam Youssef, à la mise en scène. Le fond dépasse tellement la forme, que celle-ci s’estompe naturellement pour parvenir au cœur du paradoxe: Pourquoi, Comment , la culture est-elle si dérisoire face à la barbarie, et pourtant son unique rempart?

Ce spectacle est à la fois une œuvre de mémoire, une invitation à sortir de l’aveuglement ou de la léthargie que nous imposent souvent les politiques, un appel à notre esprit critique, et une consécration de notre droit à la liberté. Un refus des fallacieuses vérités qui suppriment le doute et renforcent la prise de pouvoir.

On ne peut qu’admirer une si noble démarche intellectuelle et humaniste loin des discours perroquet du monde.

Dominique-Hélène Lemaire, pour Le réseau Arts et Lettres

Distribution

De Stefan Zweig | Adaptation : Itsik Elbaz | Mise en scène collective | Avec : Itsik Elbaz, Patricia Ide, Anne Sylvain

LAISSEZ NOUS UN AVIS !

Du 31 janvier au 26 février 2022

Théâtre Le Public
Rue Braemt, 64 70 1210 Saint-Josse-Ten-Noode Contact : http://www.theatrelepublic.be
contact@theatrelepublic.be
+32 80 09 44 44

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Au Fourire, détente!

SPECTACLES

Quand  une  comtesse vient s’encanailler… au Stamcafé!

Nous sommes au Fou Rire, à deux pas de L’université. Pour la deuxième fois. Avec des comédiens craquants. Après  «  Le tour du monde en 80 jours » avec la compagnie  Production niveau 5  , voici le « Stamcafé ». Un spectacle avec l’accent pur et dur de chez Toone qui se déroule dans  un  Stamineï de  Koekelberg. La scène est à nouveau déguisée en théâtre de Guignol, le trait sera forcé, mais toutes les sortes de comique seront au rendez-vous. De la zwanze à l’exagération épique, à la scène de ménage nettoyage de printemps.  Le public est nombreux, masqué,  sauf ceux qui dégustent un cocktail maison  aux agrumes ou une boisson rafraîchissante posée sur une table ronde avec sa bougie d’ambiance.  Détente.

Peut être une image de 6 personnes et intérieur

Gaspar, le tenancier intérimaire du Stamineï de  Koekelberg rêve de son fritkot – quel jaloux de la place Jourdan! –  en attendant de lâcher son boulot à la commune, sacré fromage quand même.  Il a promis à Monique, la  propriétaire qu’il couve jalousement des yeux , de lui  donner un coup de main pendant qu’elle va rendre visite à ses parents à La Panne pendant 3 jours.

 Le voilà libre… Max !

Le chat parti, les souris dansent ! Gaspar  va pouvoir se comporter enfin en adulte  responsable ! C’est ce qu’il croit. Toute une faune pittoresque  va défiler  devant  son  comptoir  et provoquer  le rire aux éclats dans la salle complice. Difficile de résister, et dire qu’ ils ne sont que trois comédiens pour jouer  tous les assoiffés du quartier! L’illusion est parfaite. Quels costumes ! Un taxi italien, un improbable chauffeur de Rolls très faux British, une comtesse grivoise, des flics, mâle et femelle, des  traîneurs de savate, et  des échappés  de "home sweet home" voisin.   Tout ce  petit monde grouillant d’humour et de vie terre à terre est un ballon de drôlerie parmi les pâquerettes.   

Peut être une image de 4 personnes, personnes assises et intérieur

  3 jours  de  « jave » en stoemelings ? Ca va péter le feu!  Sacrément  bon à prendre quand on se sent un minus de bureaucratie, une victime de la dictature féminine, un esclave du travail domestique  imposé,  un  médaillé de la descente des pils en séries,  bref, un mec sous pression, ravi d’avoir  pour une fois un peu la paix… Au siphon :  Du rire belgo-belge pur jus! Et omni présent,  le très vieux thème inusable  de la farce du cuvier !  Fou rire.

Peut être une image de 10 personnes et personnes debout

Dominique-Hélène Lemaire pour le Réseau Arts et Lettres

 Le Fou Rire, théâtre de proximité

Adresse : Av. des Grenadiers 48, 1050 Ixelles Téléphone : 0483 59 92 29

Peut être une image de 7 personnes et personnes debout

https://fourire.be/

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Carabistouilles, c’est du belge!

Le spectateur a beau savoir qu’il y a un truc, voire «des trucs», il ne peut s’empêcher de se laisser prendre par l’illusion et d’y croire…. C’est cela la magie! Celle  de l’homme aux mille talents. Un homme-orchestre  en vif argent, aussi surprenant qu’insaisissable. Un artiste qui défie votre sens des réalités.   

Cette fois, c’est à la Comédie Claude Volter que vous avez rendez-vous avec la magie. En live. Mais pas que.  Il y a du rêve en paillettes, au clair de lune.  Et un magicien entre surprises et traditions. Des émois poétiques que l’on attendait pas. Des battements de cœur inattendus.  Archi sérieux, entre prof sympa et jeune chef scout moqueur de monde, c’est tout lui : Jack Cooper. Pareil à lui-même et  sans cesse réinventé.

Il nous offre  une vaste plage de plaisir pendant deux heures… Et malgré notre regard critique rationnel et indélébile, il nous souffle, il nous flambe, il nous éblouit, il nous bluffe, il ressuscite en nous  cette âme d’enfant, …si profondément enfouie que l’on aurait pu la croire disparue. Et la jeune classe qui vibre dans la salle, si présente malgré l’heure tardive, hurle de bonheur, se précipite sur le plateau, tâte anneaux chinois, cordes, sièges innocents, vitres anti chocs, et autres caissons qui n’ont rien à voir avec ceux de la salle de gymnastique. C’est le bonheur !

Tout est mystère et mystification. Le prestidigitateur vous précède d’une longueur…  et vous entortille comme habile bonimenteur ! Se laisser faire… pour se laisser être !  Vous êtes pris par la folie de la scène, des lumières, des bandes son, des corps des artistes qui se donnent sans compter, avec chaque fois… un peu de leur âme. Le théâtre est magie. Et lumière du monde. Tous les artistes vous le disent, et un monde sans théâtre est pure désolation.

J’ai pas fini… il y a son associée, Jolijn ANTONISSEN, une fausse néophyte, une dame qui semble sortir d’un chapiteau de cirque,  fière d’elle-même, avec l’accent du grand Jacques, la volupté du Nord, la connivence avec le public et qui lui donne la réplique. Elle aussi elle partage  le bonheur de créer la surprise et d’émerveiller le monde. Que ferais je sans toi…? Il faut être deux, ou plus, ou tous ensemble réunis, artistes et public pour la plus belle des conspirations humaines…celle de la Magie! 

Dominique-Hélène Lemaire pour le réseau Arts et Lettres

PROLONGATIONS ! Comédie Royale Claude Volter : www.comedievolter.be

Peut être une image de plein air et texte qui dit ’La plus belle des magies c'est quand une personne réussit à vous faire sourire sans être présente. présente...simplement ement par la pensée. Alex ex Boçat’

du 19 janvier au 13 février

CARABISTOUILLES

Jack COOPER

Depuis plus de 15 ans, Jack nous éblouit de ses artifices et entourloupes. De manière caustique il présente les mystères de la magie en mélangeant grandes illusions, mentalisme, magie comique et interactive, ombres chinoises et autres enchantements.

Après le succès d’”Illusions” en 2016 à la Comédie Claude Volter, Jack revient nous ensorceler.

Un spectacle familial… où l’incroyable est possible !

Avec Jack COOPER et Jolijn ANTONISSEN

Création sonore : Laurent BEUMIER

Régie Son et Lumière : Yves HAUWAERT

Regard extérieur : Simon PACO

Régie Plateau et direction technique : Bruno SMIT

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La Clé de la Vie

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Dans le souffle de l'aube,
Je découvre le silence
Cette béatitude de la vie,
Cette gratitude aussi
L'invisible secret
De la clé de la paix !

L'harmonie et la sérénité
Sont fleurs de nature et d'âme ...
•⊰✿~•
LD © Elea Laureen, 2022
Support ; Artlimited ~ XIV par Bérénika

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Oyez, Oyez, Oyez

vernissage le 3 février à l'Espace Art Gallery

4 belles affiches dont une mise en page couverture du réseau (l'équivalent de la cover de Paris Match, . . toutes disproportions gardées...!!! 

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Hommage à Thierry Duval !

La célèbre maison " Sennelier" rend hommage à un aquarelliste français, de réputation internationale, présent sur Arts et Lettres depuis de nombreuses années : THIERRY DUVAL ! J'ai une profonde admiration pour son travail ! Ah, l'hyperréalisme !  Félicitations, Thierry !

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administrateur partenariats
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Disponible le jeudi de 9.30h à 12.30h ?
Envie d'écrire, de s'exprimer avec des mots, des textes, dans une ambiance conviviale, courtoise et bienveillante ? Envie de prolonger les mots avec de la créativité, des réalisations artistiques ?
Sensation Art organise un atelier d'écriture créative pour tous, vivant, animé et accessible aux manieurs de mots, tout comme aux débutants, adultes ayant l'envie de renouer avec les contacts sociaux que nous avons peu à peu perdus.
Renseignements gsm ou messenger Liliane Magotte.
Réservation obligatoire, nombre de places limitées.
Masque obligatoire, pas de CST requis.
Chaussée de la Seigneurie, 84 à Petit-Rechain 4800.
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administrateur théâtres

CONCERTS

Le train de l’imaginaire avec Gaëlle Solal

… lors du 4e concert de la 9e Balade Musicale à Rixensart

Comme il n’y a pas  à proprement parler de frontières entre musique classique et musique traditionnelle populaire, il est difficile de choisir entre apollinienne ou dionysiaque pour parler de la pétillante guitariste française Gaëlle Solal, lauréate  entre autre du prestigieux concours international de guitare classique Michele-Pittaluga d’Alessandria en Italie. L’artiste nous a offert lors de  son  récital du 20 janvier 2022 pour le 4e concert de la 9e Balade Musicale à Rixensart, une magnifique élaboration mélodique  des œuvres de Heitor Villa-Lobos and beyond.

Villa-Lobos, autodidacte,  compositeur très prolifique, grand admirateur de JS Bach,  a écrit plus de 1000 pièces et a mené une vie riche, aventurière et  fantasque tout en étant le fondateur du modèle éducatif pour l’apprentissage de la musique au Brésil, embrassant dès 1930 une grande carrière politique et pédagogique  avec sa nomination de  directeur de l’éducation musicale de Rio de Janeiro.  

Le choro, forme musicale  de prédilection  de Villa-Lobos oscille entre la musique populaire et la musique classique. Il nait à la fin du xixe siècle et au début du xxe  et  révèle toute l’âme brésilienne. Il se joue en groupe autour d’une table, chargée de mets et de boissons. Tout le monde participe, c’est une musique de partage et de spontanéité.   Ces  groupes musicaux ( flûte, cavaquinho et guitares) animaient les fêtes (forrobodós) jouant de la polka, du lundus, des habaneras et des mazurcas et d’autres genres érudits européens, de manière syncopée.

 Gaelle Solal est née à Marseille en 1978. Elle réside à Bruxelles depuis 2011 et depuis septembre 2020 , elle est professeur invitée au Conservatoire Royal de Gand. Femme de caractère et de générosité, elle habite vraiment sa musique. Elle  nous a livré un programme plein d’entrain et de cœur,  mis au point après plusieurs années de recherche et d’écriture  lors de ses propres arrangements de musiques brésiliennes découvertes lors d’un périple épiphanique à Rio de Janeiro en 2009, après avoir assisté au Festival Villa-Lobos organisé à Radio France.  Ainsi elle nous offre de  rencontrer d’immenses musiciens brésiliens, dit-elle, qui sont  plutôt méconnus dans nos régions.  Son œuvre de transmission  est tout à fait  dans les cordes de la Balade Musicale de Rixensart quand il s’agit de  la découverte et la beauté.

Ainsi,  dans un agréable jeu de correspondances,  elle  a adroitement rangé deux par deux, une série de pièces courtes qui alternent les œuvres du  grand Villa-Lobos et celles de musiciens qui l’ont influencé ou qui l’ont suivi ou illustré : Pixinguinha, Guinga, l’extraordinaire guitariste français Roland Dyens, Ernesto Nazareth, Antonio Carlos Jobim, Egberto Gismonti  et Garoto.  Une croisée de chemins donc, que nous transmet avec feu la pétulante artiste.

 Tuhu, le titre de son CD sorti  le 4 décembre 2020 sous le label Eudora Records,  fait référence au train de la vie, joint à un  espiègle  clin d’œil à la fascination  que le petit Heitor avait pour les trains et aussi à la langue de sa mère dans laquelle Tuhu, le joli surnom de son fils, signifie petite flamme.

Peut être une image de 2 personnes, intérieur et mur de briques

 

Au cœur de l’église Saint-Sixte de Genval, dès les premières notes de sa belle prestation, la musicienne  infuse à travers le climat imaginaire de la musique, une atmosphère de de liberté, de danse, de joie, de  plaisir de vivre. Quelles que soient les conditions de vie que l’on puisse imaginer ou vivre –  et c’est délectable  de pouvoir  s’extraire, l’espace d’un concert de la morosité ambiante. L’écoute du public est concentrée et admirative.  Il y a cette pièce émouvante :  le prélude numéro 2 dédié au petit garçon de Rio , un hommage à l’enfance de Villa-Lobos, qui découvrit sa passion pour la musique au contact des musiciens de rue.  Il y a des mélodies tendres et romantiques – où est le clair de lune ? – Il y a des danses très serrées et sensuelles, pleines de rythme. Il y a la virtuose qui évoque les chutes d’eau, les vagues de drames, le rythme sautillant humoristique d’esprits de la forêt, – les farfadets existent-il a Brésil ? Il y a son éclatante féminité,  des éclats de rire, de la connivence avec le public,  ou de colère,  de l’ivresse (Agua e vino) et de la torpeur de sieste au soleil. Gaëlle Solal  raffole  des  pizzicati, de petites percussions mutines impromptues, et termine toujours sur un recueillement subit et inattendu.  Bref,  elle  propose  une musique brûlante, échevelée, vive et pleine de caractère.

Et d’insister : tout est Musique, populaire et classique. La Musique est  par-dessus tout une rencontre à tout niveau : un lieu où l’on fait vibrer son âme au diapason du compositeur,  au sien propre et à la multitude de ceux des auditeurs. Et quand l’authenticité rencontre l’esthétique, tout est gagné ? Ajoutons que réécouter le CD dans son foyer permet bien sûr de revivre les émotions subtiles du concert mais aussi  adjoint une dimension de perfection, une plus profonde intensité,  un  timbre plus parfait et une belle  spatialité du son qui invitent à la méditation.  

Dominique-Hélène Lemaire pour Arts et Lettres

A vos agendas : Le prochain concert de Balade Musicale à Rixensart aura lieu le 17 février 2022. C’est une super production avec  la Chapelle musicale de Tournai, direction Philippe Gérard Au programme :   la Messe en si de J-S.Bach  (Chœur et solistes à déterminer)

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Allons … badiner!

La Compagnie du Temps Perdu a posé ses bagages… à Bruxelles ! Ils sont absolument extraordinaires, se produisent en ce moment au théâtre de la Clarencière 20 rue du Belvédère, 1050 Bruxelles, juste derrière Flagey. 50 places. Courez-y, vous reviendrez le cœur en fête et les larmes aux yeux ! Spécialement si dans vos jeunes années, les bibliothèques universitaires étaient votre havre de paix…ou votre studieux lieu de rencontres !

La pièce est signée et interprétée par Maximilien Solvès et Christel Pourchet. Et ces deux comédiens, sont aussi bons que… les Émotifs anonymes, aussi généreux qu’une pêche miraculeuse. Les répliques sautent de partout, vous éclaboussent de bonheur, vous chatouillent l’esprit et le cœur. C’est du merveilleux théâtre aussi drôle que celui de rue, aussi intense que la source du verbe, aussi lumineux que le don du sourire !

Les voilà embarqués dans une inénarrable course poursuite, un slalom vertigineux entre les plus grandes scènes d’amour exhumées avec tendresse de la collection complète de l’histoire de la littérature française, du Moyen âge au 20e siècle. Un condensé de Lagarde et Michard live, ça vaut le déplacement, maintenant que les cours de français se trouvent formatés sur des fichiers pédagogiques en ligne.


Comme le désordre amoureux qui les anime secrètement – à chacun son audace ou sa timidité – les scènes sautent ingénument d’un siècle à l’autre, par simple analogie avec l’histoire frémissante qui débute entre les deux étudiants à la belle anatomie. A notre tour de refaire leur carte du Tendre. Pas un mot des titres, ou des têtes de chapitres, juste les auteurs qui se réveillent côte à côte dans une ronde folle … presque de la Saint-Jean.

Il y a Marius Fanny, César, avè l’asseng, Hugo, Feydeau, Musset, Labiche, Racine dans un méli- mélo invraisemblable d’antiquité grecque et romaine, quel délice ! Alceste, bien sûr, non, Molière qui fête ses 400 ans d’anniversaire avec le patois savoureux de Charlotte, Mathurine et Pierrot soufflé dans le Jeu de Robin et Marion, Mais ne te promène donc pas toute nue ! Et l’incontournable lettre de Cyrano qui arrache des larmes… Acte V scène 5. Oui, et Françoise Sagan. Nous attendions la cristallisation de l’amour dans Climats de André Maurois. Bof c’est pas du théâtre. Georges Sand, quand même ! Sans Chopin. Quelle incroyable dynamique !

On ressort du spectacle, comme d’un feu d’artifice, étourdi de bonheur, fervent admirateur de notre si belle langue française, si bien interprétée, si bien coulée entre toutes les époques, riche, chatoyante, bouleversante de beauté et d’émotion.

Tour cela pour le fond… mais la forme ? Pleine forme, créativité intense, imaginaire débridé – les décors précaires, presque inexistants comme au temps de Shakespeare – c’est du papillonnage fin et espiègle, des changements de costumes intelligents, du grand art des planches, une immense énergie dans un mouchoir de poche, un franche bouffée de vie théâtrale totalement bienvenue et rafraîchissante.

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Metteur en scène : Barbara Castin, et tout cela pluri-joué à Paris depuis 2019… avec ou sans couvre-feux, quarantaines et autres barrières culturelles.

Dominique-Hélène Lemaire pour Arts et Lettres

https://www.laclarenciere.be/

« On ne badine pas », c’est le 20, 21, 22, 27, 28 et 29 janvier, ainsi que les 3, 4 et 5 février à 20h30 ! Au Théâtre de la Clarencière (rue du Belvédère 20, Ixelles)☎️ Infos et réservations: Tel: +32/(0)2 640 46 76 Site: https://www.leverbefou.fr/reservationth/reservation.php

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Sourions donc à la vie!

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« S'bah El Kheir Âalikoum H'babi » (Bonjour mes ami(e)s belges et citoyens du monde !) « N'harkoum Mabrouk ! » (Agréable journée). Un peu d'humour !  « En me rendant au télétravail, je me suis fait télépincer pour excès de vitesse sur l'autoroute de l'information... et ça m'a couté une sacrée téléprune!» Philippe Geluck, (dessinateur de presse) extrait de son livre intitulé « Le tour du chat en 365 jours » (2006). Alger, Louhal Nourreddine, le 24 janvier 2022.
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PUEBLO

https://www.theatrenational.be/fr/activities/1959-pueblo

ASCANIO CELESTINI - DAVID MURGIA, une FABULEUSE symbiose

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Pueblo, dans la lignée de Discours à la nation et Laïka, chante l’authenticité de ces vies oubliées, les perdants, ceux que l’on s’obstine à ne pas voir. Cela donne des portraits attachants, nourris de rêves, de leurs légendes propres, reconnaissants à la vie de ses moindres cadeaux. Dans la bouche de David Murgia qui raconte encore et encore, ils font foule, se croisent, se répondent. On les découvre dans le quotidien avec leur dignité, leur code de l’honneur, les affabulations qui les nourrissent, leur candeur parfois ou leur résignation.

C’est enlevé, plein de grâce en dépit du contexte sordide. Ce sont les petites gens à qui on jette des miettes, des restes périmés de nourriture, un coin au bout d’un parking pour y planter une tente. Ils exercent des activités éphémères, ils vivent dans la rue. Il y a Léonore, la caissière, qui joue à la reine derrière son banc au supermarché et retrouve le soir le fantôme de son père sublimé, Saïd, le manutentionnaire sans-papiers, la tenancière de bar incollable sur les machines à sous, le gamin de huit ans - caché parmi les spectateurs - un petit gitan livré à lui-même depuis la mort de son père, Dominique la clocharde qui n’a pas son pareil pour concocter des festins avec des produits destinés au rebut et qui vit une histoire d’amour avec Saïd.
Tout un peuple silencieux, non revendicateur, qui vit à deux pas de nos maisons et appartements et que l’on peut voir de nos fenêtres pour autant que l’on aille à leur rencontre et que l’on délaisse la télé.

 

Plaidoyer politique, la trilogie de Celestini est une véritable prouesse théâtrale. David Murgia nous guide dans ce peuple aux ramifications infinies avec un bagou à vous filer le tournis. Empruntant le débit des bonimenteurs, il s’infiltre parmi ce peuple, les observe, se fond en eux, commente, digresse, camarade avec le public qui le suit dans ce souffle de 90 minutes presque sans respiration. Son rythme rejoint l’accompagnement sonore assuré par Philippe Orivel, lui-même sur scène avec son accordéon ou son clavier. Ensemble, ils nous transportent dans cette chevauchée fantastique au pays des écorchés, là où l’humour pallie la misère mais où la tragédie et la séparation ne sont jamais loin. Rapatriement ou noyade, l’actualité rattrape la fable.

 

Ascanio Celestini, rappelons-le, est le meilleur représentant de cette veine artistique appelée théâtre-récit, née à la fin des années 80 dans le prolongement de l’art de la narration de Dario Fo. On retrouve chez Celestini la même virtuosité à traiter des sujets graves sur le ton de la farce.

À voir sans modération.

 

Palmina Di Meo  

***

HOME - morceaux de nature en ruine

https://www.theatrenational.be/fr/activities/1958-home ;

PERFORMANCES D’ACTEURS AU NATIONAL

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3 acteurs sur scène dans un décor de réfectoire minimaliste de maison de retraite.

3 acteurs non grimés. Ils sont jeunes mais leurs corps sont habités du maintien et des rictus de vieillards. C’est hallucinant, un rien dérangeant...
Des tics et des succions aux crispations et aux tremblements de leurs membres, ils sont asservis à leur rôle de pensionnaires en fin de vie.

 

Tout obéit à une temporalité suspendue. La vie s’écoule au rythme de la progression de ces corps fatigués, voûtés, dans un ralenti souligné par l’immense horloge donnant l’heure en temps réel.

Un temps qui s’étire entre la gestion des déplacements et l’attente des rituels quotidiens, les repas, les visites régulièrement annulées.
Une attente perceptible dès le début qui fait écho à celle des spectateurs, pressentis comme des visiteurs. Une observation réciproque où le moindre mouvement, le moindre bruit devient événement et suscite des réactions non pas verbales mais des pincements de lèvres, des haussements interrogatifs de sourcils, obligeant l’assistance à une concentration sur ces mouvements imperceptibles.

Paradoxalement, les accidents majeurs, les chutes, la dégradation de l’environnement sont dédramatisés, dilués dans l’indifférence générale, ce qui introduit une forme d’humour défensif.

 

Pour obtenir un tel résultat, les acteurs ont côtoyés des personnes âgées dans une maison de retraite d’Ixelles et ont créé avec eux des liens par une véritable rencontre. Imprégnés de l’atmosphère de lente décrépitude de ces lieux d’assistance pour personnes à mobilité réduite qui ne sont autre que des mouroirs, ils ont parfait la maîtrise de leurs mouvements au moyen de la méthode Feldenkreis. Sans copier quiconque, sans caricaturer, ils ont créé des personnages originaux avec les résistances de leur propre corps, nous renvoyant à une lecture documentariste.

 

Diplômée de l’Insas, Magrit Coulon, la metteuse en scène, s’intéresse à la gestion du temps comme outil d’architecture scénique depuis son mémoire de fin d’études. « Home - morceaux de nature en ruine » a été récompensé du prix Maeterlinck de la meilleure Découverte. Sur une dramaturgie de Bogdan Kikena avec qui elle a fondé sa compagnie Wozu ?, elle capte avec une maestra incontestable les infimes soubresauts de vies en suspension et nous aspire lentement, le temps d’une représentation, dans ces espaces temporels que l’on a instinctivement tendance à éviter.

 

Chapeaux bas à ces artistes, Carol Adolff, Alice Borgers, Anaïs Aouat et Tom Geels qui ont physiquement disparus dans l’incarnation de ces personnages qui nous attendrissent malgré eux, empruntant les voix par des moyens techniques les voix des pensionnaires du Home Malibran.

 

Palmina Di Meo

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C'est à voir par ici

Coco Tache nous présente :

Stéphanie Jardon-El Hiny, auteure des livres « Vive l’ego » « Soyons présents » et « Notre monde dans un regard », médiatrice en milieu privé et professionnel, bénévole pour la campagne contre les dangereuses modifications de la loi Covid du 28 novembre 21,

nous exprime sa quête : " Nous ne nous retrouvons pas par hasard, à un niveau planétaire, face à cette crise liée au C. Il y a ceux qui ont peur du C. et ceux qui comprennent l’enjeu qui se cache derrière.
Tout est orchestré pour nous mener vers la scission sociale qui profitera à ceux qui ne font partie ni d’un groupe ni de l’autre.
La votation du 28 novembre 21 est une étape essentielle vers le maintien de notre liberté, mais elle ne constitue pas l’entier du chemin.
Comme tout d’ailleurs, les choses se façonnent d’abord depuis l’élan intérieur des êtres. Et c’est cet aspect que je souhaite relever.
Nous devons être présents à deux niveaux si nous voulons faire face à cette offensive sur notre humanité. Au niveau concret, en recourant à tous les moyens en notre pouvoir pour protéger notre terre et ses habitants.
Et également à un niveau plus subtil, intime et extrêmement déterminant. C’est cet aspect dont je parle dans cette vidéo. Nous devons lever le regard et réussir, à un niveau communautaire, là où nous avons échoué jusqu’ici.
L’humanité de demain sera unie ou ne sera pas.
L’unité est multiple, osons l’incarner. "

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Rébecca nous cite  :
«Les forces de Michaël ne peuvent être acquises par aucune forme de passivité, pas même par la prière passive, mais seulement par le fait que l'homme se fait l'instrument des forces divines et spirituelles au moyen de sa volonté aimante. Car les forces de Michaël ne veulent pas être implorées: elles veulent que les hommes s’unissent à elles : Ce que les hommes peuvent faire s’ils reçoivent les enseignements du monde spirituel avec une force intérieure. …
Toute personne réceptive aux enseignements de la science spirituelle peut avoir cette confiance. Si un homme se sature de plus en plus de confiance en esprit, il lui viendra quelque chose comme une inspiration; et c’est ce que tous les bons esprits du monde attendent vraiment.» Rudolf Steiner .
xxx
Ecrit entre Avril et Juin 1921 « Au fil du temps, j'ai dû répéter sans cesse : ce qui s'approche en tant que forces hostiles deviendra de plus en plus féroce. ... Cela s'efforcera de faire disparaître le sol sous nos pieds. Notre tâche est de travailler autant que possible, et si le sol s’est dérobé sous nos pieds, et que nous soyons tombés dans un abime, alors notre travail devrait quand même être tel qu'il trouve le chemin de l’esprit à travers la paix. Car ce qui apparaît ici, ce sont les dernières convulsions d'un monde en perdition.... »
Rudolf Steiner - Extrait du GA 204 - Perspective du développement de l’humanité.

*****
Rébecca Terniak est pédagogue Steiner, artiste, auteure et éditrice de livres aquarelles pour enfants Ed. La Lyre d'Alizé.org.
Consciente et motivée par la haute mission inspiratrice de l'archange Michaël, son appel à la responsabilité, l’engagement de courage en ces temps présents d’épreuve qui préparent les âges futurs harmonieux et grandioses de notre nouvelle terre, elle intitule son dernier livre : Chevalier de Michaël. Dans cette interview, elle nous fait comprendre le rôle primordial de cet être spirituel de premier rang qui inspire et guide l’humanité pour son évolution vers la libération et la vérité........
Voici son site d'édition
https://lalyredalize.org/les-livres.html 
"Etonnez vos amis, misez sur l’originalité pour vos anniversaires au long de l’année, vos fêtes de fin d’année, Noël, Saint Sylvestre, Epiphanie, offrez de beaux livres aquarelles colorés, à caractère poétique et lumineux, des cadeaux artistiques précieux ...
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Quand à peine tu t’endormiras, ô Vous, les yeux de nos âmes,

déposé Sacem code oeuvre 4802409311 le lundi 17 janvier 2022 15h00-16h00 

 15h00-16h00 Julien BOULIER 

Lorsque l’orage, lorsque la pluie,

Heureuses les péripéties,

Ecouter juste les sons, les rythmes,

Alors, le bleu ainsi nommé,

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Dans l’entrebâillement du paravent,

Les formes en contre-jour se dessineront,

Devant les ombres dessinées.

Je m’endormirai.

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A Brest,

le lundi 17 janvier 2022

au 2ème étage du 36 rue Kerjaouen,

en haut à gauche de l’escalier,

29200 Brest

 

15h00-16h00

Julien BOULIER 

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Monsieur Duliège et monsieur Leplomb



Monsieur Duliège et monsieur Leplomb rentraient à la maison;

Deux messieurs comme on en voit tant après leur journée
Manger du trottoir, rêver aux belles récréations,
L'un léger, l'autre les semelles chargées.

Deux amis qui revenaient à la maison,
Et allaient y retrouver le plaisir d'un cocon.
Ces deux-là avaient des noms prédestinés
Comme Dufour, Dumoulin ou Boulanger.

Monsieur Duliège à l'usine fabriquait des bouchons
L'autre dans les dents versait du plomb.
Attendant le tramway ils papotaient sur leurs boulots
Chacun dans son domaine y allant en expert ;
Duliège et ses écorces aux tailles des goulots,
Leplomb aux trous à ne pas combler de travers !

Peut-on croire qu'on puisse être prédestiné
Par le simple fait du nom qui nous est donné ?
Si Duliège fait des bouchons comme Leplomb son métier
Triste serait alors Boulanger si la farine venait à manquer !

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administrateur théâtres

Prix d’excellence pour Notre Dame de Paris, d'après Victor Hugo au théâtre du Parc, janvier 2022

 

Le directeur du magnifique théâtre Tristan Bernard à Paris avait  décidé de présenter le spectacle de Thierry Debroux, Notre Dame de Paris d’après Victor Hugo,  du 7 mars au 30 juin  2020. Ils ont pu  jouer trois petits soirs, et puis … l’épidémie de Covid a  foudroyé toute  la  beauté de ce magnifique travail de transmission !

Enfin,  voici que  le 13 janvier 2022, après une longue errance à travers  les aléas du drame sanitaire mondial,  le spectacle revient sur les planches du théâtre Royal  du Parc à Bruxelles  et c’est un véritable triomphe. Musical, visuel et théâtral. 


Le texte, Notre D(r)ame, publié  aux éditions Lansman,  est  inspiré par la terrible catastrophe de l’incendie de Notre Dame du  16 avril 2019.  L’hubris démesuré de l’homme moderne fut incapable d’empêcher la  toiture, la charpente et la flèche conçue par Violet Leduc de se transformer en  brasier. Restaient seulement le désespoir des pierres,  les voix effarées des gargouilles et des chimères de la cathédrale  dont  Thierry Debroux  semble avoir pu surprendre les  mystérieuses conversations et les craintes d’une reconstruction hâtive.

 L’univers  imaginaire inventé par l’auteur est magique: les époques conversent ensemble comme si elles étaient au paradis. Le temps est  dilué, l’immortalité de l’œuvre de Victor Hugo et  de la Cathédrale, se confondent avec une histoire d’amour  contemporaine d’une jeune danseuse hip hop en mal d’amour, prête au suicide et qui n’a jamais entendu parler de la Belle Esmeralda. L’œuvre de Victor Hugo bondit  sous les yeux de la  vivante cathédrale qui trône au centre du plateau : on se gorge d’émotions à chaque tour de la cathédrale sur elle -même, entendez, chaque fois que  l’une de ses façades égrène heures et jours différents.  Non sans rappeler les façons de Monet, le  grand maître des lumières impressionnistes. Ah quelle superbe rosace!

Dans une harmonie à tomber, les comédiens jouent dans la joie, avec une énergie décuplée par les privations subies depuis deux ans. On assiste à une espèce de renaissance sur ce plateau où ils se montrent franchement éblouissants.

Comme si, l’espace d’un spectacle, on pouvait jusqu’à oublier la pandémie.

Les changements de scène se font sans le moindre bruit, ils sont d’une fluidité remarquable et de même pour les passages entre le jeu et le narratif. On se trouve au cœur de l’art vivant.  Prenez le mouvement imprimé à la corde qui meut la cathédrale, ne fait-il pas  fait penser à des gestes de batelier ? Ne  sommes nous pas, à Paris ou à Venise,  tous sur une nef des fous?  A moins que l’on soit plus d’humeur à y voir le mythe de Sisyphe.

Un art consommé de la concision et de la polysémie  anime le créateur.  L’œuvre fleuve de Victor Hugo  se retrouve exposée en 1H25 SANS ENTRACTE. Tout y  est.  Oui, on est  gratifié d’un authentique  élixir de magie théâtrale.

  D’un côté, il y a le peuple de pierres séculaires, les chimères de Violet Leduc, avec  le dénommé  stryge, le « démon pensif », sous l’apparence d’un buste de femme oiseau aux yeux en escarboucles, et de l’autre les antiques gargouilles du Moyen-âge gothique. Ces impressionnantes marionnettes se font la conversation avec les voix des personnages principaux. Didier Colfs papillonne entre le détestable  prêtre lubrique Claude Frollo, le Stryge, un rat de la cour des miracles, un juge répugnant, et … un quidam de la foule des manants.  C’est un bouleversant Stéphane Fenocchi qui s’empare du personnage monstrueusement attachant de Quasimodo, il  fait la gargouille 23, se mue en corbeau maléfique avant de  rejoindre lui aussi  lui aussi la foule. Le vaniteux Phoebus, sous les traits de Mickey Bicar, se transforme en gargouille 52 , ramasse les oripeaux de Clopin Trouillefou et fait un innommable avocat de la défense qui ne trouve rien à dire.   Enfin, Marc Laurent,  le Poète Gringoire en grand échalas égaré dans la cour des miracles se glisse dans la gargouille 37 – allô mademoiselle 36-37, votre prénom c’est bien Juliette –  avant de tomber pour la très radieuse, l’incomparable Marie Phan qui  a accepté de jouer le rôle stupéfiant d’Esméralda, avec son adorable chèvre, ton sur ton avec ses jupes de bohémienne. L’énergie de ce spectacle est au zénith,  vous fait un bien fou et vous raccommode avec toute la tristesse du monde.


Dominique-Hélène Lemaire pour Arts et Lettres , le 878e billet culturel depuis la création du blog

 

Du 13 janvier au 12 février 2022

Théâtre Royal du Parc
Rue de la Loi, 3 1000 Bruxelles

thttp://www.theatreduparc.be
info@theatreduparc.be
+32 2 505 30 30

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Don Juan, Visit Now!

Les nouveaux ostracismes

La société est malade. Et le charme, la beauté physique, l’humour, le discours, la communication riche et structurée, c’est élitiste: qu’on les pende! Et la magie théâtrale, n’en parlons pas. Bien dommage pour Don Juan, dont le texte a été … fracturé.

Faites gaffe en particulier à cette femme blanche, bien habillée, émancipée, éduquée, libre, ouverte, tolérante, et maîtresse d’elle même! Nous la haïssons, c’est la pire espèce et elle ne fait pas partie de notre sororité, déclare avec conviction une des membres du collectif. Mode d’emploi : la terre brûlée. On déblatère et ça répond dans un feu de questions dans le vide. Surtout bien sûr, évitons des mots tels que fraternité, c’est ma foi, trop chargé de genre… Inconnues au bataillon ces bienveillantes Soroptimistes qui ne se gênent pas pour utiliser la langue  courante.  

Certes, nous vivons à notre époque le bouleversement de nos modes de vie. Et d’aucuns s’en réjouissent. Il vaut toujours mieux voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. On en convient. Absolument. 

Mais….

N’est-ce pas une société affluente, riche, libre des affres de la guerre, de la famine, et des maladies qui permet que se déploient l’éducation, la santé, le confort social et les libertés démocratiques? C’est cette même société hautement décriée qui donne sa place à la culture, la musique, aux arts vivants, à la parole.

Ce n’est pas parce que l’on dénonce la dictature des forts qu’il faut tolérer la dictature des faibles ou de toute espèce de minorité qui se retranche dans son entre-soi, subir la police de la pensée, les extrémismes ridicules du politiquement correct, ceux d’une langue dénaturée artificielle et hypocrite.

Oui nous signons pour l’Art. Pour le langage universel de la musique, pour les arts plastiques, pour tout ce qui fait la noblesse de l’Homme. Nous signons pour L’Art poétique de Boileau, les déclarations d’amour de Pierre Ronsard, la sagesse de Montesquieu, toutes les œuvres de Racine et de Molière, Victor Hugo et du petit Marcel. Ils avaient la sensibilité de la langue à fleur de peau, ils étaient des modèles de pensée et de raffinement humain en quête de spiritualité, d’élévation ou de progrès.

Et aussi que brille la mémoire de toutes ces femmes formidables qui ont ouvert dans la littérature française, la voie à la parole féminine. Depuis Christie de Pisan jusqu’aux précieuses ridicules qui les premières ont secoué le joug masculin, ah! Mademoiselle de Scudéry! Madame de Sévigné, Georges Sand, l’illustre Colette ont pavé le chemin pour qu’enfin femmes s’expriment et partagent leur intelligence de cœur et d’esprit. Les grandes Simone de Beauvoir, Marguerite, Françoise Dolto et Simone Weil… sont autant de lumières qui éclairent notre route.

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« Don Juan, visit now ! »  scénographie d’Alicia Jeannin. ©Marie-Christine Paquot

Mais … ânonne toujours le collectif: méfions nous du Verbe, de sa richesse, de sa complexité, de la rhétorique, de l’art de convaincre, de l’argumentation qui ne fait que de creuser le fossé entre les classes.

Don Juan n’est pas l’esprit libre que vous croyez, le libertin pourfendeur de privilèges, c’est juste le plus vil modèle de tous les prédateurs. Il est pour Pascal Crochet et son équipe – dont certains avouent n’avoir même pris la peine de lire la pièce – le prétexte pour se mettre à déconstruire les rapports hommes-femmes (ou, le cas échéant, autres identifications humaines).

Or, vouloir jeter aux orties le  Don Juan de Molière et de Mozart est un geste totalitaire inconvenant, comme celui que dévisser des figures historiques et leur faire un procès quelques siècles plus tard. Georges Orwell avait pourtant bien prévenus que réécrire l’histoire, la sortir de son contexte ne peut mener qu’au totalitarisme.

Le rideau n’est pas levé que l’on nous présente trois pauvres diables balbutiants, mal à l’aise, mal fagotés, incapables de trouver leurs phrases… Le reste du spectacle est ceinturé par des femmes hors d’elles-mêmes . Il est fait  d’indigeste laideur, où que l’on se tourne, côté cour ou côté jardin, malgré certains exploits de langage corporel bien appuyés. Coté sofa ou côté cuisine, dans ce loft improbable meublé au Formica des années 50, 2022 pourrait faire mieux… Anachronisme maladroit?

Leur doctrine simpliste est sans doute qu’on n’en fait pas d’omelette sans casser des œufs. Rien de plus vrai, mais quelle volée de poncifs en tout genre. Le spectateur est mis en demeure d’avaler quantité de couleuvres sans dire mot. En même temps que cette improbable omelette gluante pleine de coquilles, servie sans manières, aux trois mâles qui mangent sans fourchette.

Et un protagoniste de conclure: on a mis le pied sur une fracture glacée d’où tous nous espérons qu’un monde nouveau ressortira. Cela, OUI, on l’espère de tout cœur. Mais la manière marxiste n’a plus vraiment cours. Alors, on s’est trouvé à applaudir rapidement, par respect pour les artistes renommés et talentueux qui ont donné tout ce qu’ils pouvaient, malgré cette période tellement débilitante que nous vivons tous. On a préféré fuir au plus vite devant tant de polémique, de mauvaise foi, d’intégrisme destructeur, de vindicte et de violence faite à  l’humanisme.

Dominique-Hélène Lemaire pour le réseau Arts et Lettres

Distribution

JEU Maxime Anselin, Marie Cavalier-Bazan, Isabelle De Beir, Dolorès Delahaut, Alexandre Duvinage, Mathilde Geslin, Sylvie Perederejew, Hélène Theunissen, Laurent Tisseyre, Laura Zanatta •

CONCEPTION & MISE EN SCÈNE Pascal Crochet avec la participation libre de l’équipe de création

Du 11 au 27 janvier 2022 Théâtre des Martyrs
Place des Martyrs, 22 1000 Bruxelles

http://www.theatre-martyrs.be
billetterie@theatre-martyrs.be
+32 2 223 32 08

Rendez-vous avec DON JUAN, VISIT NOW! de Pascal Crochet

Interview des actrices Marie Cavalier-Bazan et Hélène Theunissen et du metteur en scène Pascal Crochet. Restez avec nous jusqu’au bout pour les bonus… défi ! Musique : Fabian Fiorini Montage : Maxime Jouret#pourenfiniravecdonjuan#cacraquedepartout#domination#societe#hommefemme#rendezvousavec#interview#tma2122

https://fb.watch/ayxea7E45p/

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son prochain vernissage du 03 février 2022.

 

Lien vers l’exposition de février et mon agenda culturel :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-03-02-2022-et-son-agenda-culturel/

Vernissage le jeudi 03 février 2022 de 18h 30 à 21h 30.

Finissage les 27 décembre de 11h 30 à 18h 30.

 

Les artistes présents lors de cet événement sont :

AMAIA VP (photographies numériques), Éric CHAPEAU (peintures), Marie-Eve PIEL (peintures au couteau), Claudio CERMARIA (sculptures en bois et en pierres), Jerry DELFOSSE (encres de Chine), DIELLE (peintures) et l’écurie d’artistes internationaux de la galerie (peintures).

 

Il y a actuellement 126 vidéos en ligne sur ma chaîne YouTube « Espace Art Gallery ». À partager sans modération et n’oublier pas de donner des « j’aime » et commentaires sur celles que vous aimez ? Il y a actuellement +/- 26.000 vues sur l’ensemble des vidéos depuis fin juillet 2020 ! Et je compte sur vous TOUS pour faire augmenter ce nombre à l’avenir… Bon visionnage !

 

Pour visionner toutes les vidéos sur YouTube :

https://www.youtube.com/playlist?list=UUzA0FaoQB-FAHQR_UOUCigg

 

Pour ceux qui sont sur Facebook pouvez-vous indiquez que vous « aimer » la page de la galerie (4350 actuellement) ainsi qu’avoir visité ce lieu (127 seulement !). Cela permettra de faire augmenter ses chiffres à l’avenir. Merci d’avance pour votre participation à toutes et à tous…

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

 

Au plaisir de vous voir nombreux pour ce prochain événement…

 

En pièces-jointe le carton d’invitations aux vernissages de la galerie.

 

Bien cordialement,

 

Jerry Delfosse

Galeriste

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

EAG Studio’s  & Les Éditions d’Art EAG

Co-Fondateur et Président de

La Porte dorée ASBL

Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles

GSM: 00.32.497. 577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

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