Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

jeunes talents (3)

administrateur théâtres

Musica Mundi, l'Excellence à Waterloo

festival

La 28e édition du festival Musica Mundi

du 20 juillet au 2 août 2026

 

Retour sur un festival d’été que nous suivions avec amour… bien avant le Covid ! Il est entièrement basé sur des valeurs que nous vénérons : l’enseignement et la transmission.

À Waterloo, entre les murs paisibles de Fichermont, l’école internationale de Musica Mundi constitue une grande famille musicale depuis plus d’un quart de siècle. Elle a la coutume d’inviter comme professeurs les plus grands interprètes de notre temps, les réunissant autour de ceux qui seront peut-être les plus grands de demain. Main dans la main.

Ici, les jeunes aspirants en résidence, viennent de tous les coins de la planète et ont la chance immense de respirer la musique du matin au soir. Ils apprennent à écouter autant qu’à jouer. Ils découvrent que la virtuosité n’est pas un défi d’ordre physique ou mental pour recueillir des louanges, mais que la musique classique est avant tout une école d’humilité, de dialogue et de confiance. Aussi de solidarité à toute épreuve.

Donc, cette école, sous le haut patronage de Mathilde, Sa Majesté la reine des Belges, se veut être un berceau culturel bienveillant pour des cohortes d’amoureux de la musique. On le sait, si à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth, on prépare l’envol des grands solistes, à Musica Mundi, c’est l’étape précédente, la formation dès le plus jeune âge, offerte à de jeunes oiseaux qui apprennent à écouter le vent avant de déployer leurs ailes. Et après ? The Juilliard School, le Royal College of Music, le Mozarteum, des institutions les plus prestigieuses au monde…

Cette philosophie, imaginée dès 1999 par Leonid et Hagit Kerbel, dépasse incontestablement le seul enseignement instrumental. Elle défend des convictions profondément humanistes : former des musiciens d’exception, certes, mais surtout des êtres humains capables de faire de la musique un langage universel de paix et de fraternité. Le plus beau des objectifs, on en conviendra !

Rien d’étonnant, dès lors, que Maxim Vengerov ait trouvé dans cette aventure une résonance si intime.

Le violoniste, considéré comme l’un des plus grands musiciens de notre époque, n’a jamais conçu sa carrière comme une enfilade de triomphes internationaux. Partout où il voyage, il cherche les jeunes talents qui méritent d’être accompagnés. Lorsqu’il découvrit Musica Mundi, il reconnut immédiatement une vision commune : offrir aux nouvelles générations un environnement où l’exigence artistique marche main dans la main avec les valeurs humaines pour en faire des citoyens du monde…

Maxim Vengerov est ainsi devenu en 2018 le « Goodwill Ambassador » de la Musica Mundi School. Dans le même temps, il revient régulièrement au festival estival annuel où il donne des concerts, des masterclasses et partage cette présence généreuse qui fait les grands pédagogues. Son message est limpide. En même temps que les techniques musicales, il veut faire transparaître sa confiance en l’homme et que la manière de jouer soit une façon … d’habiter le monde.

Derrière la perfection de l’archet ne se cache pas seulement un immense travail. Il y a la rose des vents de l’âme. Celle qui oriente toute une vie vers la beauté, le partage et la transmission. Dans une communion d’esprit et de cœur.

Cette année encore, Maxim Vengerov a bien retrouvé “sa” famille musicale à Waterloo, montrant au public combien le feu de sa passion musicale peut enthousiasmer le public des élèves, et celui des admirables mécènes, et celui des invités à la fête musicale, tout à coup, aspirés vers les sublimes sphères de l’émotion artistique. Et oui, l’Art est fait pour faire vibrer nos rêves humains.

Lors du concert de ce 27 juillet, nous avons écouté la Chaconne, partita n° 2 pour violon solo, BWV 1004, les yeux remplis de larmes, d’un bout à l’autre. Et ses duos extraordinairement complices de Beethoven et de Schubert, avec le fougueux pianiste Sergio Tempo, ont tenu du prodige.

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

 

Musica Mundi  

Lire la suite...
administrateur théâtres

Seventh Heaven… at Classissimo!

37 degrés à l’ombre ? Au Théâtre Royal du Parc, on a trouvé mieux que des ventilateurs. Classissimo y fête ses vingt ans. La Musique, le plus beau des remèdes, à la canicule !

Du 5 au 11 août, Classissimo vous convie à sept soirées thématiques qui invitent au voyage. Sous l’impulsion de son directeur artistique, le flûtiste Marc Grauwels, le festival reste fidèle à l’esprit de son fondateur, Georges Dumortier : faire de la musique classique une fête ouverte à tous, chaleureuse, accessible et résolument vivante.

Dans ce festival bruxellois, la mise en avant de la jeunesse est primordiale : fidèle à l’esprit des « Jeunes Solistes », le festival offre une vitrine majeure aux jeunes virtuoses belges et internationaux, qui partagent la scène avec des musiciens confirmés.

En effet, point de hiérarchie entre les grands maîtres et les jeunes interprètes. La transmission est le véritable fil rouge du festival. Les artistes se rencontrent, dialoguent, partagent la scène avec une générosité qui rappelle que la musique de chambre est d’abord un art de l’écoute. Chaque concert est un temps de conversation vivante où les instruments vont respirer ensemble. La transmission est une réalité palpable qui se joue sous les yeux du public, dans la complicité des regards, des souffles et des archets.

Place aux croisements insolites, l’essence de la créativité. Et une programmation sans frontières ; Mozart, Gounod, Brahms, Verdi, Bizet et Carl Orff côtoient Astor Piazzolla. Le baroque français dialogue avec les musiques d’Espagne et d’Amérique latine. Un Sonico Quintet fait vibrer le tango, tandis que le glassharmonica, le cymbalum ou les castagnettes apporteront des couleurs originales et envoûtantes.

Tout cela dans un de nos lieux préférés de la scène bruxelloise : le théâtre à l’italienne du Théâtre Royal du Parc, avec sa belle acoustique et le charme désuet du velours rouge pour que chaque concert devienne une parenthèse hors du temps. 19e, 20e, 21e siècles ? Who knows! On s’y retrouve pour écouter, s’émerveiller, respirer… se rafraîchir le cœur et les méninges.

À quinze euros en prévente, gratuit pour les moins de dix-huit ans et les étudiants, Classissimo prouve qu’un festival d’excellence se doit d’être un festival de partage :

« …la Musique est un bien commun.

Georges, ce festival est le tien. Que les notes qui résonneront cette semaine s’élèvent vers toi en un infini remerciement. Nous poursuivrons ton œuvre avec la même passion. »

 

J1. Ouverture : Grand concert réunissant toutes les générations autour de Mozart, Gounod et des puissants Carmina Burana de Carl Orff.

J2. Baroque français, Élégance en diable. Une soirée intimiste dédiée au grand répertoire historique francophone.

J3. Le Soleil du Sud : Un voyage musical passionnant naviguant entre l’Espagne et l’Amérique latine.

J4. Musique de chambre : Œuvres de Mozart et Brahms portées par Valère Burnon (récent lauréat belge du Concours Reine Élisabeth) flanqué de jeunes virtuoses.

J5. Nuit à l’Opéra : Extraits célèbres de Verdi, Bizet ou Weber, sublimés par la participation insolite de 21 flûtistes.

J6. Tango : Une immersion vibrante dans l’univers d’Astor Piazzolla grâce au groupe spécialisé Sonico Quintet.

J7. Clôture : Un final envoûtant mariant l’orchestre de chambre aux sonorités magiques du glassharmonica.

Day 7 ? …Go to Heaven !

Du mercredi 5 août 2026 au mardi 11 août 2026, les concerts ont lieu chaque soir à 20h00 au Théâtre Royal du Parc

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

 

Tarifs et Infos Pratiques 2026

  • Gratuité totale : L’accès est entièrement gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants (sur présentation d’un justificatif), une mesure forte pour inciter la jeunesse à pousser la porte du théâtre.
  • Tarifs adultes : Le billet est fixé à 15 € en prévente (18 € sur place). Un Pass Festival complet pour les 7 soirées est proposé à 68 €.
  • Horaires : Ouverture des portes du théâtre à 19h30, début des représentations à 20h00 précises.

https://www.classissimo.brussels/fr/about?

 

Lire la suite...
administrateur théâtres
Y’a d’la... Y’a d’la voix !

Sachez que La v o i x va bientôt régner en majesté, au Théâtre Royal du Parc. Du  7 au 13 août, le festival de musique Classissimo revient, comme chaque année, dans son lieu de prédilection, au cœur de la ville, avec une 19e édition fort prometteuse consacrée simplement à la v o i x. Espérons qu’après l’expérience, c’est nous qui serons …sans voix !

Une thématique aussi vaste qu’intime, lors de  huit  soirées où elle se fera tour à tour prière, émotions tragiques, dramatisation, mémoire, engagement ou pure jubilation musicale et auditive. Miroir de l’âme.

Y’a d’la voix ! accueillera aussi bien des artistes chevronnés qu’une jeunesse dynamique, bâtisseuse d’avenir.

515437931_24148612388158125_5518229667017541220_n.jpg?stp=dst-jpg_s600x600_tt6&_nc_cat=105&ccb=1-7&_nc_sid=833d8c&_nc_ohc=flWOxP2bDFkQ7kNvwF_PnVl&_nc_oc=Adniu5oCtNZd-k9aNYvVP0awxA0cP0Q-ffRMOaUpNc3odtRPvmz8plhs48An556xeoM&_nc_zt=23&_nc_ht=scontent.fbru2-1.fna&_nc_gid=MaQ_29gkzu6_07SwArR16w&oh=00_AfRW5B_Fq7WNE0gex28uYIfgzEgX89dM2Prby3VDeLrkew&oe=68926961

 

Les programmes sont éclectiques : des pages sacrées de Pergolèse, aux polyphonies du monde, au riche répertoire lyrique, à l’engagement,  à des  œuvres de Piazzola ; le festival abolit les frontières esthétiques tout en restant fidèle à ses exigences artistiques. Et tant pis si le mot “éclectique” est devenu parfois un cliché journalistique : ici, il n’est pas galvaudé. Il est vécu avec fierté.

 Dans le large choix du florilège, voulez-vous que je vous propose trois rendez-vous majeurs à ne pas manquer ?

 Je dirais tout de suite, le Stabat Mater de Pergolèse qui ouvre le Festival le 7 août. Il s’annonce comme un sommet d’émotion et de beauté de l’époque baroque. Ce chef-d’œuvre de la musique sacrée est une méditation poignante sur la douleur de la Vierge, agenouillée au pied de la Croix, où elle voit mourir son fils. Cette œuvre sera portée par de très belles voix soprano et  contre-ténor, et un ensemble instrumental  pétillant. Une œuvre qui a « l'effusion lyrique de l'opéra et la profondeur spirituelle de l’oratorio ». Un Chemin de Croix en 12 stations bouleversantes où les spectateurs, confortablement assis dans le cadre feutré du théâtre, ne pourront que retenir leur souffle, sans aucun … bâillement !

 Autre moment fort : le concert avec de jeunes et talentueux "graduates" de l'école internationale de Musica Mundi (le 10 août), qui réunit de jeunes  musiciens  venus du monde entier, pour faire leurs études musicales dans notre pays. C’est, à l’évidence, l’esprit généreux du dialogue interculturel qui préside dans cette école. Deux de leurs lauréats, âgés d'à peine 20 ans, Ilke isi Tunker(TU)violon et Dobromir Dobrev(BU)piano  viennent de recevoir  une bourse d'étude pour la prestigieuse école supérieure de musique Royal College of Music of London. Ces jeunes talents proposeront un programme Beethoven et Ravel  avec toute la fraîcheur et l’intensité dont ils sont les garants. Heureux qui communique ! Et ce, dans le langage artistique le plus universel qui soit. Heureux ceux qui  peuvent recevoir ce cadeau ! On sera à l’affût de cette tension  encore adolescente qui, parfois, fait voler les partitions. Comme on se réjouit ! Mais ce n'est pas tout, vous irez à la rencontre de l'immense citoyenne du monde, née en Belgique, Joëlle Srauss:  à elle seule, tout un laboratoire musical! Surprise, surprise. Parole de Condor! 

 Enfin, les amoureux d’art lyrique seront comblés avec la soirée “ A Night at the Opera” (le 9 août), où de grandes voix belges et internationales se retrouveront pour interpréter des pages frissonnantes du répertoire, condensées en une soirée d’initiation pour les uns, de plaisir raffiné pour les autres, à l’écoute d’un choix d’airs célèbres et de duos emblématiques, servis par des artistes, jeunes  ou  confirmés, ..passionnés. Consultez le site pour tous les détails.

 Bref, un festival ouvert, curieux et chaleureux, mu par une ferme volonté de transmission. Un idéal de vie !

Sans compter que chaque soirée est présentée de façon vivante et enthousiaste par le flûtiste et directeur musical, Marc Grauwels.  Tantôt concert pour familles, parfois formules plus serrées et courtes, invitations au dialogue entre les genres, tout est pensé pour que chacun – mélomane aguerri ou auditeur novice – y trouve … d’la joie !  Cela s'adresse à un public, sans doute…fort éclectique, lui aussi.

En clôture de ce festival, le mercredi soir 13 août, un fantastique hommage à l'Ukraine par trois artistes, deux sopranos et un pianiste: "Ne me demande pas, pourquoi mes yeux pleurent". Accents de nostalgie, de peine amoureuse, de profond attachement à la terre natale mais aussi, force d'âme indomptable et fierté vibrante des origines. Dans un Programme varié, mêlant Haydn, Mozart des compositeurs italiens, Fauré, Bernstein et ... tout le folklore ukrainien!  

Alors, prêts à vous laisser ravir ? Le Théâtre Royal du Parc cet été ? Transformé en un véritable laboratoire vocal : un lieu où la voix, sous toutes ses formes, s’élève, émeut, bouleverse et enchante.

 

https://www.classissimo.brussels/ Accueil

 
 
 
Lire la suite...

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles