Approchez gentes dames et gentils messieurs,
Car un roulement de tambour de l'Afrique,
Vous contera un été faisant peu d'envieux,
Que l'on nommerait vraiment, oui, dramatique !
Pourquoi un tambour de l'Afrique direz-vous,
Nous sommes en Europe, le vieux continent,
Celui des quatre saisons et des étés doux,
Quand sortir de sa maison devient charmant !
Eh bien car l'Afrique est maintenant chez nous,
Air torride, des jardins aux rameaux cassants ;
Nos corps moites, suants, fatigués, à genoux,
Guettent une goutte sur un carreau brûlant !
Dehors tout craque, s'effondre et se sauve,
Des hommes périssent luttant contre les feux,
Le brasier torture sa proie tel un fauve,
Se rit des quelques verres jetés à ses yeux !
La fumée court, villes, villages aussi,
Cherchant une once d'un air encore frais,
Le reste d'un espoir que rien n'est fini,
Que demain redeviendra comme il était !
GCM
Pensée brûlante du jour.28/7/2026
Commentaires
"Ils sont partis, ayant quitté des montagnes de raisins d'où la Dordogne
Descend, où débouchent le fleuve et la royale Garonne
larges comme la mer, leurs eaux unies".
"Souvenirs" ( "Andenken") - Hölderlin.
Merci pour "Un été français".