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administrateur théâtres

Le dernier amour d’Arsène est une improbable jeune normande, fine comme une aiguille, vêtue d’une tenue bien sage de jeune fille rangée, telle une ménagère soumise des années 50! Par ailleurs, elle est la fille du baron d’Etigues qui vit loin des fastes de la Vile-Lumière, au fin fond de la province  normande pluvieuse et monotone, qui en prend vraiment pour son grade, de Honfleur à Etretat.

Néanmoins, preuve qu’Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur est toujours vivant, et même franchement immortel, toutes les adaptations, chansons et séries phénomène produites depuis l’an 2000 ne cessent d’engager les spectateurs à relire l’œuvre originale.

Ce Robin des Bois du pavé parisien est en effet né de la plume fertile de Maurice Leblanc, entre 1907 et 1923 avec un total impressionnant de 17 romans et 39 nouvelles, publiées dans la revue « Je sais tout ». Les nouveaux auteurs belges de l’adaptation contemporaine, Othmane Moumen et Thibaut Nève, situent l’action au tournant des années 1920. Et Arsène va désormais s’appeler Raoul!

L’idée est que Lupin s’est subitement arrêté, tel une montre ancienne, sans raison. Il a quarante ans et l’aventure est finie pour lui, au grand damn de ses anciens complices et de ses multiples poursuivants, tous soudain privés de leur véritable raison de vivre.

Erreur ! Ce nouveau tournant d’Arsène, sous les traits d’un assureur normand marié avec ses contrats, conformiste au plus haut point, démarre cependant  une nouvelle aventure. Car les auteurs sont très décidés  à piéger  ce jeune pépère en charentaises,  à la faveur de mille tentations surprenantes et étincelantes pour le forcer à retourner à sa vie passionnante d’avant. Celle où le héros défiait avec panache toutes poursuites policières, changeait sans cesse de domicile, de costume, de tête et d’écriture, maître de tous les passages secrets et métamorphoses, prenant chaque fois poliment rendez-vous avec ses victimes,  avant de les cambrioler et de signer ensuite son passage par des traits d’humour irrésistible.En effet,  le héros possède cette réputation mystérieuse et élégante du gentleman aventurier et voleur que l’on retrouve plus tard dans les histoires de The Saint dans les années 50-60, personnage incarné par Simon Templar. « Brillant comme un diamant, le roi des tombeurs, rapide comme le vent…» nous chante Dutronc. Mais c’est maintenant au tour de l’anti héros d’opérer. 

Méconnaissable, cet Arsène dont l’écriture est complexe, assez dispersée, même disparate, pleine de chausse-trappes qui finissent par perdre le plus bienveillant des spectateurs. Tenez vous bien, la future belle-mère de Raoul est une ardente suffragette qui ne rêve que de briser la relation romantique entre Raoul et sa fille et veut la faire  monter au créneau lorsque les premières suffragettes descendront dans la rue à Paris. C’est l’occasion rêvée pour les auteurs de mettre en scène une saga des débuts du féminisme qui éclôt justement lors des années 20 du 20e siècle. Le vrai propos de la pièce? Ou bien, peut-on y voir une lecture au second degré qui stigmatiserait l’ensemble de nos litanies néoféministes qui peuplent notre nouveau siècle? 

Si ce n’est pas le cas… c’est finalement un peu lourd de s’appesantir autant sur le nouveau politically correct propre à notre époque et de geindre en chœurs sur la persistance de la suprématie masculine  et des œuvres toxiques de séducteurs sans scrupules.  Il semble en outre que nous sommes en pleine lessive - et à juste titre - des méfaits de la ségrégation raciale, de l’impérialisme occidental et des problèmes de genre. Or, pour être crédible, point trop n’en faut, n’est-ce pas? 

Après, prétendre  que c’est un spectacle familial est un peu exagéré… De six à 16 ans, nos petits auraient été  rapidement largués, même sous le couvert d’animations musclées, de changements de décor étourdissants, de chorégraphies très réussies, de combats corps à corps mais aussi de scènes de violence quand même outrancières. Tandis que,  d’un bout à l’autre, les voix de tous les personnages, sauf la voix off, s’égosillent sans penser à nos oreilles sensibles. Soulignons d’ailleurs une élocution ultra-moderne, rapide et peu articulée,  même difficile à suivre pour des spectateurs non francophones.  Mais serions-nous par chance une nouvelle fois, enrobés par l’ambiguïté du fameux second degré? En revanche, la représentation est  bouillante d’action, de punch, au propre comme au figuré, et le jeu de tous les comédiens est absolument impeccable.

Ce que nous avons préféré: le long medley de chansons romantiques à la fin de la première partie. … Même si, à moins de constituer une reposante digression, ce ravissant intermède est probablement destiné à faire le ménage des princesses et princes charmants. Et ce qui est sûr,  c’est que par dessus tout, nous avons adoré la présence sculpturale et musicale de Joséphine Baker sous les traits de l’excellente Olivia Harkay.

Arsène Lupin

Jusqu’au 3 juin 2023 au théâtre royal du Parc

Une Création de Thibaut Nève et Othmane Moumen, d’après l’œuvre de Maurice Leblanc

Avec Julie Dacquin, Christian Dalimier, Damien De Dobbeleer, Anton Drutskoy Sokolinsky, Manon Hanseeuw, Olivia Harkay, Sarah Lefèvre, Othmane Moumen, Thibault Packeu, Bernard Sens, Laurence Warin

Mise en scène de  Thibaut Nève 

Scénographie de Vincent Bresmal et Matthieu Delcourt 

Costumes de Anne Guilleray 

Lumières Xavier Lauwers 

Chorégraphies Natasha Henry  et Maïté Gheur 

Chorégraphie des combats Emilie Guillaume 

Création sonore Ségolène Neyroud  et Agathe Regnier 

Maquillages et coiffures Valérie Locatelli

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administrateur littératures

Accueil - introduction par Thierry-Marie Delaunois - Présentations et lectures (cinq participants) - Annonces culturelles et artistiques - Séance de dédicaces - Drink.

Au programme:

1/ Nelly Mercier : "La Grimace du moine tibétain" , roman, Editions Trois colonnes ;

2/ Edouard de Ganay (Ganax) : "Le Serment de Davos", théâtre ;

3/ Jessica Hermans : "Le Crépuscule des ténèbres", roman, Editions Poussière de lune ;

4/ Intermède avec Anita De Meyer ;

5/ Gaëtan Faucer : "Molière", "Bad & Breakfast" et "Aphorismes et périls", article, nouvelles et citations, Editions Lamiroy ;

6/ Antonia Iliescu : "Poésie en goutelettes", Editions Chloé des Lys, et "Une pincée de pensées", Editions Baudelaire.

Accueil : Jerry Delfosse

Présentation et organisation : Thierry-Marie Delaunois

Médiatisation : Anita De Meyer

Entrée gratuite et bienvenue à tous!

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,

 

Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son prochain vernissage du 04 mai 2023 pour son exposition collective !

Les artistes présents pour cet événement sont :

 

Eric Weytens (Be) photographies,

Marie Maitre (Fr) photographies & sculptures,

Orèv Factory (Fr) collages,

Lydia André (Fr) peintures,

Alain Ronan (Fr) peintures,

Vera Cabrita (Be) peintures & bijoux d’art,

Benheine (Be) techniques mixte.

Ainsi que la styliste Théodora (Gr) sacs à main fait main dans mes vitrines (pièces uniques).

 

Vernissage le jeudi 04 mai de 18h 30 à 21h 30.

Finissage les 27 & 28 mai de 11h 30 à 18h 30.

 

Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition sur mon site Internet :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-04-05-2023-et-son-agenda-culturel/

Lien de l’annonce de la fête de remise 2023 sur mon site Internet :

https://www.espaceartgallery.eu/la-6e-fete-de-remise-des-publications-2020-2021-relatives-au-travail-de-fond-de-la-galerie-aura-lieu-le-samedi-27-mai-2023-de-18h-30-a-22h-00/

Lien vers l’annonce de mes réalisations, projets et dates clefs :

https://www.espaceartgallery.eu/realisations-projets-et-dates-clefs-de-la-galerie/

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/

 

Si vous ne voulez plus être informé sur les activités de la galerie il suffit d’envoyer un mail à eag.gallery@gmail.com en indiquant votre refus !

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0

Administrateur général

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium

GSM: 00.32. (0)497.577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

http://www.joseduchant.be/

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Table de Fête

Je me prépare à une table de fête,12273423674?profile=original

Je n’y gouterai que sa bouche,

Je n’y entendrai que son rire,

Je n’y verrai que son sourire qui fera du grand soleil une bien pâle lune.

 

Je n’y jouirai que du bonheur qu’Elle voudra bien m’accorder.

 

Plus Elle décide de ma vie,

Plus je La trouve charmante et suis à ses pieds.

 

Et ça me rend heureux !

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la beauté commence par la douleur" R-M Rilke

Selon l'interprétation psychanalytique de Magherini, le syndrome de Stendhal prend sa source dans la résurgence d'émotions ou de conflits inconscients devant une œuvre d'art. De même, un traumatisme refoulé peut remonter à la surface, le spectateur retrouvant dans le langage pictural ce qui le bouleverse. La réalité s’efface et la vie psychique emplie de sentiments mal contrôlés prend le dessus, avec un échec de la transformation libératrice en symboles ou en pensées.

Dr Angela Speth
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administrateur théâtres

Ramsès II, une pièce de Sébastien Thiery

SPECTACLES

Un boulevard original, d’une étrange cruauté

Dès la première, public ravi dans une salle comble. Mais quelle drôle de pièce … pourtant, tout aussi drôle que le film de Tatie Danielle avec son humour corrosif et débridé. Sauf que plane au fur et à mesure, une incroyable menace comme dans les films d’Hitchcock. Rien ne laisse présager  la fin, le suspense durera en effet jusqu’à la dernière réplique.


On peut dire aussi, qu’à certains égards, cette pièce renoue carrément avec le malaise existentiel du théâtre de l’absurde. Ionesco es-tu là? Au début de chaque acte, on assiste à  un étrange retour de situations et de répliques identiques qui apparaissent comme autant de sourds avertissements du Destin.

Dans ce cycle infernal, où est le réel? Où commence le cauchemar? Le déjà vu, de plus en plus aigu et oppressant vous prend à la gorge! Le personnage  central, père de famille en chaise roulante admirablement joué par Daniel Hanssens,  se retrouve coincé dans un effroyable huis clos remarquablement étouffant. Effet thriller garanti: le spectateur est pris lui aussi dans ce glaçant cauchemar de plus en plus … réel?

Le Goliath du rire à la voix stentorienne va-t-il se laisser terrasser par un  jeune Daniel (Clément Manuel) impassible et … pervers? Il s’appelle Matthieu, cet incompréhensible beau-fils qui a débarqué chez ses beaux-parents après un voyage en Egypte, mais sans sa femme Bénédicte. Est-il finalement fou à lier ou passible de poursuites judiciaires? Qui sont ses complices?

L’auteur semble en outre procéder à une froide analyse de la haine gratuite, puisque sous des dehors de comédie bourgeoise lestée de codes actuels, se déploie le plan maléfique de ce Mathieu, personnage hautement manipulateur et forcément haïssable. Celui-ci pratique-t-il le mal pour le mal? Pour quelle offense se livre-t-il à une incompréhensible vengeance ? Quelle force guide sa main? En effet, on ne cesse de s’interroger sur ses mobiles d’acharnement. Et il n’y a pas de réponse.

Critique acerbe de la manipulation de la réalité – toujours une source d’angoisse profonde – cette pièce est une condamnation implicite d’une société basée sur le mensonge et totalement dénuée d’humanité. Et pourtant les rires fusent dans la salle. C’est tout l’art de l’auteur. Est-ce par pur cynisme que les aînés sont poussés en dehors des derniers joyeux sentiers de la vie pour finir reclus et abandonnés loin de leurs repères et de leur famille? Inès Dubuisson, au jeu très sûr incarne parfaitement l’attitude passive et égarée de la femme de ce chef de famille, certes un peu caractériel, mais qui aurait eu droit à plus d’égards, non? Enfin, ce spectacle étrange illustre bien l’égoïsme foncier de notre société où tout est bon à jeter.

 Pire que tout, la mystérieuse Bénédicte (la fille adorée du couple interprétée par une brillante Marie-Hélène Remacle), porte vraiment mal son nom puisque l’on découvre dans un rythme haletant qu’elle fait partie du plan iconoclaste de l’insatiable Mathieu.

L’ensemble est mené de main de maître, les situations absurdes et comiques s’égrènent avec brio sur un canevas d’enfer. Et c’est le Goliath vaincu qui recueille toute notre sympathie devant l’horreur de la machine infernale en branle. Edgar Poe n’est pas loin. La dernière phrase de cette comédie est un sommet de désespoir.

Jack Nicholson, où es-tu?


Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

https://comediedebruxelles.be/

Distribution : Marie-Hélène Remacle, Inès Dubuisson, Clément Manuel et Daniel Hanssens 

Mise en scène : Daniel Hanssens
Assistanat : Victor Scheffer

Scénographie : Francesco Deleo

Lumières : Laurent Kaye

Billetterie : ici

La tournée s’est arrêtée Au Centre Culturel d’Auderghem :

Du mardi 4 au samedi 8 avril à 20h00 et le dimanche 9 avril à 15h00

Autres dates:

Dinant : le mardi 11 avril

Ottignies : le mercredi 12 avril

Huy : le vendredi 14 avril

Au Centre Culturel d’Uccle :

Du mardi 18 au samedi 22 avril à 20h15 et le dimanche 23 avril à 15h00

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La désobéissance

La pluie se déversait dans une direction et puis le vent changeant dans une autre, et cela eût-on dit, méthodiquement. Luca sentait l'eau lui dégouliner des cheveux sur la nuque et, passant entre celle-ci et sa chemise, lui coulait dans le dos. Les livres qu'il avait sous le bras étaient trempés. Il mit le pied dans une flaque et y enfonça jusqu'à la cheville. A présent, à chaque pas il sentait désagréablement son pied qui pataugeait dans l'eau visqueuse dont sa chaussure était pleine. De la sorte, marchant lentement dans l'eau et sous l'eau , il ,arriva chez lui.
Alberto Moravia

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Le Laudaire

(Définition)

 

Le Laudaire est un petit vent tenté par la joie

Il prend naissance à l’interface de l’amour   

II teinte les cheveux gris du temps

Il essuie les larmes de la détresse

Il est le compagnon de la vie sur Terre

Il prend son envol dans l’inconnu où règne la liberté

Il est le frère de la paix et de la vérité

Il se cache dans le cœur des enfants

Il quitte la cage pour aller siffler les cerises étrangères

Il reconnait tous les visages refuge de la même Loi

Et n’abandonne jamais les fleurs en peine  

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Le Laudaire

(Définition)

 

Le Laudaire est un petit vent tenté par la joie

Il prend naissance à l’interface de l’amour   

II teinte les cheveux gris du temps

Il essuie les larmes de la détresse

Il est le compagnon de la vie sur Terre

Il prend son envol dans l’inconnu où règne la liberté

Il est le frère de la paix et de la vérité

Il se cache dans le cœur des enfants

Il quitte la cage pour aller siffler les cerises étrangères

Il reconnait tous les visages refuge de la même Loi

Et n’abandonne jamais les fleurs en peine  

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C'est ainsi

Dans toute beauté,12273424667?profile=original

C’est un même visage qui transparaît.

C’est ainsi qu’elle me rappelle sans cesse qu’elle veut être seule beauté à mes yeux.

C’est ainsi qu’elle me rappelle sans cesse que je ne peux voir qu’elle.

 

C’est ainsi que je me rappelle sans cesse qu’elle est seule maîtresse de mon Être.

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Le 31 mars, le Millenium Film Festival qui fêtait entre autres les 75 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme, invitait Stella, épouse de Julian Assange, à venir présenter ITHAKA. Ben Lawrence, le réalisateur, suit les espoirs et la détresse des proches de Assange, son épouse, ses enfants, la douleur et la dignité de son père devenu un pilier de cette famille dévastée. Au delà des anecdotes familiales et des inquiétudes sur l'état de santé de Assange, des échéances juridiques qui pèsent sur l'issue de l'affaire (Assange est privé de liberté depuis 2010), il s'agit d'un scénario digne de figurer au BIFFF. Comment des états qui ne possèdent pas les arguments nécessaires pour excuser les exactions qu'ils commettent recourent à des montages kafkaïens allant jusqu'à prononcer des peines de prison de 175 ans et des menaces d'isolement dans des prisons de haute sécurité à l'encontre de lanceurs d'alerte qui prennent le risque de faire connaître le dessous des cartes des enjeux internationaux. Le propos ici n'est pas de retracer le procès de WikiLeaks, ni de s'intéresser à la personnalité de Assange ou à son statut de héros ou de bouc émissaire, on peut trouver des informations jusqu'à saturation sur le net. Mais en tant que citoyen, il faut bien se la poser cette question : à quelle information pouvons-nous, devons-nous prétendre ? Avons-nous encore les moyens de contrer la désinformation? Quelle société voulons-nous léguer à nos enfants, une société manipulée par quelques-uns? Pourquoi ne sommes-nous pas en mesure de protéger ceux qui dénoncent alors qu'ils ne révèlent rien d'autre qu'une vérité prouvée. Devrons-nous nous contenter des constatations sur le temps qu'il fait ou de la gaufre de Liège à redécouvrir au journal de 20h ? Il est vrai que nous avons nos héros médiatiques, quelques téméraires bronzés qui n'hésitent à plonger dans une piscine remplie d'araignées ou à avaler des insectes crus sous les beuglements de fans hurlants. Si l'objectif est de museler toute tentative de révéler des bavures au nom de la "sécurité d'état", de museler la presse par des exemples de représailles musclées (les organismes de presse qui ont relayé les documents de WikiLeaks ont été menacé de poursuites), alors il y a bien de quoi bien devenir phobique à toute forme de pouvoir.

Si vous estimez qu'il est de votre droit de bénéficier d'une information libre et indépendante, soutenez la  campagne lancée par la mère d'Assange, découpez des banderoles dans du papier ou du tissu jaune (voir photo) et épinglez-les aux arbres en signe de protestation.

Palmina Di Meo

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Contemplation

Elle a les mains dans la terre de son jardinet,12273422098?profile=original
Elle a sa longue chevelure blonde éparse sur ses épaules et autour d’elle,
Elle a sa robe aux mille et unes couleurs qui rehausse son naturel.

Je la contemple occupée à une activité que je lui ai apprise.

Je vais bien.

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Nocturne

Tu me plais dans ta parure de nuit.12273423899?profile=original

Tu me séduis dans ta robe d'ombre.

 

Entre la noirceur de ton âme

et la lumière de ton sourire

mon cœur balance.

 

Je connais ce sentiment d’éternelle balance

Entre l’ombre pénétrante

Et la transparente lumière.

 

C’est comme ça que je l’aime

et qu’elle me tient à sa disposition.

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LE LOUP DES STEPPES (extrait)

Au cours des années j'étais devenu un sans métier, un sans famlille, un sans patrie, je me trouvais en dehors de tous les groupes sociaux, seul, en conflit âpre et continuel avec la morale et l'opinion publique; personne ne m'aimait, nombre de gens m'étaient hostiles, et bien que je vécusse encore dans le cadre bourgeois, j'y étais, par ma façon de penser et de sentir, absolument étranger.

Hermann Hesse (traduction Juliette Pary)

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Millenium Festival GIRL GANG (festivalmillenium.org)

Nominé meilleur documentaire au Prix du cinéma suisse 2023, "Girl gang", est la troisième réalisation de la cinéaste suisse Susanne Regina Meures (Raving Iran (2016), prix "Visions du réel" du film le plus innovant et Saudi Runaway (2020).

Pendant 4 ans, le film suit Léonie alias "Leoobalys", une célèbre influenceuse allemande.

Tout commence comme dans un conte de fée: « Il était une fois une jeune fille à qui ses parents avaient offert un miroir noir. Et quand elle regardait à l’intérieur, toutes les autres filles de ce monde pouvaient la voir et l’entendre. Venez et suivez-moi ! dit la fille. »
Et des milliers de filles vont bientôt la suivre, toutes les ados insatisfaites de leurs vies, en prie à la solitude, à la recherche d'un modèle seront très vite "accros" aux posts de cette "copine virtuelle" soit Léonie. Quatorze ans, Léonie vit dans la banlieue berlinoise, elle reçoit l'amour inconditionnel de ses parents, elle est studieuse et joue avec son cocker et son chat à trois pattes. Mais peu à peu sa notoriété est telle que la famille se voit offrir les services d'un média manager et les marques d'articles pour jeunes vont les combler de cadeaux et de chèques pour valoriser leurs produits.
Une course s'installe pour atteindre le million de followers, ouverture vers la célébrité.

La famille toute entière se retrouve bientôt embrigadée dans ce tourbillon de publications boostées par les sponsors qui en demandent toujours plus et finissent par régenter leur quotidien. Les parents ont même abandonné leur emploi pour se consacrer corps et âme à l'ascension sociale de leur fille, et tout cela, bien sûr, pour lui assurer un avenir doré.
Pourtant Léonie n'a aucun talent particulier, long cheveux roux, sourire toujours aux lèvres (du moins au début), son seul talent est de savoir maîtriser encore mieux et plus vite les réseaux sociaux. Maquillage et retouches photos n'ont pas de secrets pour elle. Il y a même quelque chose de pathétique dans l'énergie que déploie cette famille pour se mettre constamment en scène dans des situations souvent ridicules. Pourtant cela fonctionne, alors personne ne souhaite arrêter sauf peut-être Léonie devenue esclave des diktats commerciaux et très peu mûre pour supporter cette pression constante sur le long terme. Mais qui peut résister à une foule en délire qui vous crie son adoration? Alors Léonie retrouve son sourire et embrasse ses fans avec enthousiasme. Le «gang», ce sont elles, ces milliers de fillettes qui se bousculent dans les grands centres commerciaux pour approcher leur idole, menaçant de rompre les barrières de sécurité. Parmi elles, Susanne Regina Meures suit Mélanie, une fillette de 13 ans, admiratrice inconditionnelle, créatrice d'un fan-club Leoobalys, autorisée par sa mère à utiliser les réseaux sociaux et qui n'hésite pas à y consacrer 12h par jour voire 19h sacrifiant ses heures de sommeil.

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Susanne Regina Meures livre des chiffres effrayants: 80% des ados rêvent de devenir des influenceurs et 50% des adolescentes se sentent plus proches d'une influenceuse que d'une amie. Mais ces candidats sont-ils tous aussi bien encadrés que Léonie. Les marques n'hésitent pas à exiger des images plus érotiques et sexy. Un métier qui semble facile mais dont on ne mesure pas les implications: une soumission jusqu'à l'angoisse aux exigences des marques, un timing de plus en plus serré, un sacrifice de sa vie affective car on se rend compte que Léonie n'a pas d'amis et paradoxalement presque pas de relations sociales. Un constat terrible que sa mère n'hésite pas à partager dans le film: «La seule chose à laquelle Léonie a dû renoncer pour mener sa carrière d’influenceuse, c’est sa vie sociale.» Et elle ajoute : "Je n'ai pas de rêve à moi". Elle et son mari ont choisi de vivre le rêve de leur fille.
Mais au fil du temps, ce rêve ressemble de plus en plus à un cauchemar: Léonie est souvent de mauvaise humeur, elle rechigne au travail, revendique le droit de ne rien faire.
Alors que Mélanie échappe au monde superficiel des réseaux en nouant de vraies amitiés, Léonie n'a plus vraiment de prise sur sa propre vie, elle est devenue elle-même un produit. Le tout est de savoir combien de temps une telle alinéation peut durer.

A voir pour découvrir l'envers du décor des influenceurs, un film qui ne porte aucun jugement mais autorise chacun à se faire une opinion sur un phénomène qui fait briller les yeux des jeunes et moins jeunes.

Palmina Di Meo

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Berceuse

Je pourris.12273420259?profile=original
Ô mais, tout doucement,
sans jamais déranger personne,
au gré du soleil
de la pluie
et du gel.
Je ferme les yeux
et voilà que me bercent
à nouveau
les sifflements
du ruban de la scie.
Je ferme les yeux
et voilà que me bercent
à nouveau
les embruns de sciure.
Je ferme les yeux
et voilà que me bercent
à nouveau
les parfums des résines
de chez moi.
Ô ne plus jamais
rouvrir les yeux !

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Chères amies et amis de la galerie,

Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son prochain vernissage du 06 avril 2023 pour son exposition collective !

Les artistes présents pour cet événement sont :

 

Alain Godefroid (Be) peintures et dessins,

Karine Levy (Fr) peintures,

Ambre Kalène (Fr) peintures,

Isabelle Delacre (Fr) peintures,

Izabelle Lenoir (Fr) peintures,

Frédéric Barillon (Fr) sculptures,

Benheine (Be) techniques mixte.

Ainsi que la styliste Théodora (Gr) sacs à main fait main dans mes vitrines (pièces uniques), Et la styliste d’ameublement Jeanne Julien art (Fr) sièges fait main (pièces uniques).

 

Vernissage le jeudi 06 avril de 18h 30 à 21h 30.

Finissage les 29 & 30 avril de 11h 30 à 18h 30.

 

Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition sur mon site Internet :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-06-04-2023-et-son-agenda-culturel/

Lien vers l’annonce de mes réalisations, projets et dates clefs :

https://www.espaceartgallery.eu/realisations-projets-et-dates-clefs-de-la-galerie/

Pour visionner les 164 vidéos d’artistes sur YouTube :

https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966  +/- 52.800 vues…

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

*

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0

Administrateur général

*

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium

GSM: 00.32.(0)497.577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

http://www.joseduchant.be/

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administrateur littératures

Nouvelles, opuscule, poésie, poème dramatique, biographie, la soirée du 24 mars fut riche, magnifiquement variée, imprégnée d'émotions, de sourires, de rires et de bien d'autres sentiments. Tous les participants impliqués et à fond dans leur rôle et leurs passions. Personne n'a vu les 90 minutes passer, tous captés ! Après une sobre présentation de la soirée par Thierry-Marie Delaunois , la parole fut donnée aux participants, tous artistes et auteurs dans l'âme.

Rémie Gustave : claire, droite, souriante, en présentation son opuscule "Elles vont se faire !";

François Delcambre : proche du public, convivial, avec son poème "SoleilS";

Taya Léon : investie, inspirée, avec notamment "La Terre travestie";

François Badoud en duo avec l'artiste Camille Raséra pour une lecture de "Descendre", texte lauréat à l'aide nationale à la création de texte dramatique 2022 ;

Anita De Meyer : en verve avec la lecture d'un billet plein d'audace et d'humour ;

Manuel Verlange : en phase avec Jean-Luc Van Damme, en pensée avec nous, pour nous présenter "Banana split", une biographie du très prolixe producteur pleine d'anecdotes et... pour en savoir plus l'ouvrage est disponible aux éditions Academia.

Cette soirée s'est déroulée avec la présence très attentive de Aurélie Vautrain Ledhent, éditrice, succès phénoménal, les visages épanouis, beaucoup d'animation et surtout... du monde !

Très prochainement les photos de Anita De Meyer sur Facebook.

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administrateur théâtres

Avoue! Lorca!

SPECTACLES

Du 23 mars 23 au 1er avril : LE PROCES EN HERESIE DE GARCIA LORCA

Un festival de flamenco est une injure à l’autorité de Dieu! C’est du lourd, mais du vrai, des émotions à fleur de peau.  Des souffrances humaines, des artistes bafoués, la parole confisquée. La révolte qui gronde?

De tous temps, la procédure de l’Inquisition est invariable de par le monde, comme dans la célèbre fable du Loup et de l’Agneau. C’est la loi du plus fort qui prévaut. Non celle de la raison, encore moins celle du cœur. Le texte de José Perez fourmille de rancœurs contre le pouvoir absolu des usurpateurs de tous horizons, en particulier celui bien sûr, de Francisco Franco dont le régime antidémocratique a perduré jusqu’à sa mort, en 1975. En outre, José Perez stigmatise le despotisme d’une église hypocrite, cupide et corrompue qui traitait les femmes comme des esclaves soumises au pouvoir de l’homme. Dénuées du droit à la parole, comment exister? L’église de l’Inquisition a le plus grand mépris pour la femme tentatrice bien sûr inspirée par Lucifer en personne. Et même si les temps bibliques ne sont plus les nôtres, l’autorité religieuse n’hésite pas à manipuler les écrits du grand Saint Paul qui ont vraiment bon dos, pour asséner sa vérité!

Le Grand Inquisiteur qui instruit le « procès en hérésie «  refuse de voir que les femmes célèbrent la vie et la donnent. Santa María llena eres de gracia! Alors que les graines qu’elles sèment sont justement celles de la dignité humaine et de la joie de vivre. C’est leur voix qui chante l’espoir des idées nouvelles. Parce qu’il faut bien qu’elles se battent pour exister.  » Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère »

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Le poète maudit Federico del Sagrado Corazón de Jesús García Lorca a pris le parti de soutenir la vie, la musique, la danse, le chant de la la terre, la joie, la magie de la poésie, contre le mensonge et la prédation institutionnalisés. Il préfère la vérité de la vigne à celle du calice… dont, comble de l’imposture, même son éminence Le Grand Inquisiteur se gausse avec mépris. Sous nos yeux, le poète a le ventre noué par la peur, et ne peut s’en remettre quà Dieu pour sa défense.

Ainsi, José Perez rebat les cartes, prend appui sur l’injustice profonde infligée à son modèle culturel, Garcia Lorca qui tomba sous les balles dans sa ville natale de Grenade le 19 août 1936, en pleine guerre civile espagnole, pour ses idées de gauche. A lui d’instruire un juste procès … des noires années du franquisme!

Pour interpréter son texte, l’auteur s’est entouré d’une équipe de choc: des femmes. Toutes vêtues de redingotes et pantalons noirs qui incarnent surtout des hommes, pour chanter ce procès factice qui broie tout notre sens de la Justice. Dès le premier tableau, elles apparaissent toutes comme des cariatides marquées par la vie, fichées droites contre un mur, prêtes elles aussi, à être fusillées?

Elles émeuvent, par leur jeu précis, leurs regards de souffrance muette, leurs visages aux traits et cheveux tirés, sans l’ombre d’un maquillage, pour dire leur vérité et celle du poète mythique de l’Espagne en colère. 

Car Garcia Lorca veut célébrer le bonheur et l’émerveillement de la vie ici bas et refuse de se soumettre à la peur. Les promesses de l’au-delà qu’il refuse catégoriquement n’ont aucune prise sur lui. Un monde où se lève la menace du fachisme partout en Europe est une menace pour l’intégrité de tous.

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Le travail au cordeau de Denis Gayzal, le metteur en scène est efficace et bouleversant. Les chants du terroir hispaniques de vous nouent le ventre tandis que la guitare sonne le glas. La troupe de comédiennes joue avec conviction la Comédie humaine. Toutes sont attachantes et par bonheur, il n’y en n’a que l’une d’elles, celle qui joue le rôle du Grand Inquisiteur, pour incarner le Mal absolu d’un procès sans espoir de défense. Lorsque L’arbitraire règne en maître, il faut se battre.

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Extrait:

Le Grand inquisiteur: Silence! Recroqueville-toi Lorca! Abjure! Prosterne-toi! Et unis-toi à l’ Eternel, fût-ce dans des noces de sang!

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

De José Perez

Mise en scène : Denis Gayzal

Avec Florine Elslande, Myriam Kaminski, Cecil Rgt , Sylvie Rigot et Jocelyne Sadis

Théâtre La Clarencière Rue du Belvédère 20 à 1050 Bruxelles Réservations www.laclarenciere.be

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