Alors qu’un froid de canard figeait
Damas, je m’étais assise devant le
poêle à mazout - cette « Soba »
si chère au Proche-Orient.
J'écoutais le chant du vent jouer
avec le feu qui brûlait en ses
profondeurs là où la flamme
rougeante dansait telle une
tzigane.
Ma tendre maman, allongée sur le
canapé si confortable, se
réjouissant de cette délicieuse
chaleur levantine.
Tout à coup, elle voulut qu’e nous
écoutions ensemble « Yadi el Naeem », portée par les voix du grand Abdel Wahhab et Najat Ali.
Unies dans ce bonheur simple,
nous avons chanté ensemble.
Merci à la vie pour ces instants
suspendus, hors du temps, passés
en compagnie de ma chère
maman.
Nada
03/01/2023
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