Sur quel silence valseront
Les confusions
Les implosions
Sous quel ciel fleuriront
Les élucubrations
Les désillusions
Sur quel océan navigueront
Les hallucinations
Les exaltations
Sous quel nuage planeront
Les turbulences
Les insouciances
Sur quel silence valseront
Les confusions
Les implosions
Sous quel ciel fleuriront
Les élucubrations
Les désillusions
Sur quel océan navigueront
Les hallucinations
Les exaltations
Sous quel nuage planeront
Les turbulences
Les insouciances
Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son vernissage le 03 octobre 2024.
Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,
Les artistes présents pour cet événement sont :
Agnès Tiollier (Fr) peintures et pastels, Laurent Sadirac (Fr) peintures, Krees (Fr) peintures, Ely’ondre (Fr) peintures, Nat.T (Fr) peintures & encres, D’Oregon (Fr) peintures et Luca Pertoldi (It) peintures via la galerie Amartgallery Brussel : www.amartgallerybrussel.be
Ainsi que Nathalie Pannetier (Fr) artisane d’art en maroquinerie à son compte depuis 2019.
Exposition sous le parrainage du vidame José Duchant, Consultant artistique de la galerie, qui fera la promotion de son artiste française Agnès Tiollier qui présente ses peintures et pastels. C’est avec grand plaisir que José et moi-même vous accueilleront lors de votre présence pour cet événement de la rentrée artistique…
*
L’œuvre La Paix fraternelle, créée par l’artiste HAMSI Boubeker à partir du calque de la main du Pape François, est un témoignage émouvant de paix et de fraternité. Dans cette création exceptionnelle, le Pape tend symboliquement la main à l’humanité pour appeler à la paix.
Cette reproduction numérique, unique au monde, est éditée en 100 exemplaires signés et numérotés par l’artiste. Chaque exemplaire incarne un message fort : celui de l’espoir, de la réconciliation, et de la fraternité entre tous les êtres humains. La Paix fraternelle invite à embrasser notre humanité commune et à transcender les divisions qui nous séparent, pour bâtir un monde fondé sur l’amour, la justice, et la compréhension mutuelle.
Profitez de la venue du pape à Bruxelles pour commander dès aujourd’hui votre exemplaire de cette reproduction unique et faites-en un souvenir inestimable, tout en contribuant à diffuser ce message universel. En tendant la main, aux côtés de celle du Pape François, vous participez à la construction d’un monde meilleur. (voir infos 1er lien)
*
Vernissage le jeudi 03 octobre de 18h 30 à 21h 30.
Finissage le 26 & 27 octobre de 11h 00 à 18h 00.
Lien de l’annonce visuelle de l’exposition du 03 octobre :
Lien vers la page événements sur mon site Internet :
https://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/
Lien du reportage photos sur la remise des recueils 2024 :
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/
Lien vers le renouveau urbanistique dans le centre de Bruxelles !
https://www.oxybrussels.eu/?fbclid=IwAR1VEUNKNZwMNYHxaun0rOVdabtQ_ZZUQkARzbby64SjD5K0z7z8Eebm1Xo
Promotion des expositions sur entre autre :
https://www.epi-agency.com/actu.php?cat=4&lang=fr
François Vieira Photo Journaliste accrédité UE
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
*
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0
Administrateur général
Président de jury pour décerner un diplôme d’art
Membre d’un jury international à Corsica Art Fair
*
Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium
GSM: 00.32.497. 577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/
Lien pour visionner les 198 vidéos et 86.000 vues sur YouTube
https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966
&
Amedeo Arena arena.amedeo@gmail.com
Director www.amartgallerybrussel.be
GSM: 00.32. (0)475.721.272
Les femmes
Les femmes sont nos mères, nos sœurs et nos amours,
Nous devons respecter l’essence de nos jours,
Le creuset de la vie créatrices essentielles,
Elles sont le fondement du cercle universel
De Beauvoir s’éleva contre sa position
De matrice en attente de nouvelle conception,
L’homme ne pourra jamais entendre battre l’âme
De cette étoile en soi, ce fabuleux sésame
La femme est le pilier de civilisation,
La fondation des murs de nos générations,
Elle ne fait pas la guerre, ne mange les enfants
Avec des bombardiers, elle est douceur du temps
Certains détruisent leurs vies des déviants de malheurs,
Comment peut-on changer leur univers d’horreur,
Animés par la mort, ils violent le néant,
Torturant leurs victimes, ces proies de l’inconscient
Les femmes sont bouquets de très grandes valeurs,
Mais n’ont pas comme d’autres la folie des grandeurs,
Soyons-en bien conscient, les mettant à leur rang,
Tout en haut de l’affiche, elles le méritent tant
le 22-9-2024
DÉCÈS : GUY MARCHAND S’EN EST ALLÉ
Acteur, chanteur, saxophoniste et écrivain français, Guy Marchand est parti sur un air de tango. Cet air qu’il chantait si bien. « La mort est une belle femme que je vais embrasser », disait ce crooner de charme dans Né à Belleville, son dernier album qui résonne comme une épitaphe : « Sans un regret, sans un remords, on mettra sur ma tombe : Merci, Mesdames. L’homme qui murmure à l’oreille des femmes. Rhabillez-moi tous les violons et coupez le son. »
Le son des violons s’est éteint ce vendredi 15 décembre 2023 à l’hôpital de Cavaillon, dans le Vaucluse, où le comédien est décédé à l’âge de 86 ans. Il était né en 1937.
Voitures et femmes
Fils d’un ferrailleur et d’une mère au foyer pour laquelle il avait une immense admiration, Guy Marchand a grandi à Belleville, dans un quartier de l’est de Paris, durant les années d’occupation et celles d’après-guerre, où la tuberculose le frappe. Une primo-infection dont il se remet lentement en découvrant l’équitation et la passion des chevaux durant sa convalescence.
Cette passion, jointe à la boxe, au polo et au sport automobile, ne le quittera jamais. En 2019, il se disait ruiné par sa passion dévorante des vieilles voitures américaines qu’il collectionnait : une Cadillac en double exemplaire pour les pièces de rechange. La Passionata, chantait-il déjà en 1965. Les femmes aussi, qu’il a aimées pour les épater par son humour et son argent qu’il dépensait sans compter. Qu’il flambait pour tout dire. Jusqu’à toucher le fond du panier.
Dans les années 80, Guy Marchand épouse la comédienne Béatrice Chatelier, qu’il avait rencontrée sur le tournage des Sous-doués en vacances, et avec laquelle il aura deux enfants, Jules et Ludivine. Elle menait aussi, en parallèle, une carrière de modèle. Toujours amoureux des femmes, comme l’acteur aimait le dire, il rencontre en 2000, à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, Adelina, ancien mannequin d’origine russe, qui exerce le métier d’agent de sûreté. Elle est de 40 ans sa cadette. Mais rien n’y fait, il l’épouse en 2007, jusqu’à ce qu’elle le quitte quelques années plus tard pour refaire sa vie avec un nouveau compagnon, dont elle aura des enfants. Guy Marchand n’ayant pas voulu divorcer, les enfants portent son nom. Conscient du temps qui passe, il avait confié à Voici : « Je ne peux pas lui demander de rester avec moi à mon âge. On se voit cependant encore souvent. »
Des seconds rôles
Acteur des seconds rôles, il a joué dans plus de 150 films, n’hésitant pas à faire le grand écart entre Les sous-doués en vacances de Claude Zidi et Garde à vue de Claude Miller, qui lui vaut un César du meilleur second rôle, avec les dialogues incisifs de Michel Audiard. Un bouquet de chrysanthèmes, dira-t-il plus tard avec cynisme. Entre-temps, il tourne Coup de torchon de Bertrand Tavernier, où il botte les fesses de Philippe Noiret, avant de prendre sa place dans la série télévisée Nestor Burma. Il y incarne le célèbre détective privé qui traîne sa gouaille et sa désinvolture sous le chapeau. C’est un fils de la rue, à l’école d’Audiard. Populaire, voire vulgaire. Costa-Gavras, qu’il appelait Costa-Cravate, lui avait dit qu’il perdrait beaucoup s’il passait à côté de cette vulgarité qu’il affectionnait en bon titi parisien.
Au cinéma, qui l’a fait vivre à partir des années 70, il a tourné pour Robert Enrico, François Truffaut, Claude Pinoteau, Philippe de Broca, Maurice Pialat, Bertrand Tavernier, Alexandre Hardy, Costa-Gavras, Pierre Granier-Deferre, Alain Corneau et d’autres encore.
En 1982, la chanson Destinée, qu’il a coécrite et interprétée, est popularisée grâce au film de Claude Zidi, Les sous-doués en vacances. La même année, il tient le rôle d’un journaliste dans le film Nestor Burma, détective de choc de Jean-Luc Mersch, avant d’incarner le célèbre détective privé de la série diffusée sur France 2 entre 1991 et 2003. Il est aussi apparu, entre autres, dans Les cinq dernières minutes, Nos chers voisins et Scènes de ménages.
C’est Boulevard du rhum de Robert Enrico qui a lancé sa carrière en 1970, avec Lino Ventura qui cherchait un acteur pour lui donner la réplique. Son goût pour la boxe lui a fait tourner ce rôle aux côtés de la jeune Brigitte Bardot qu’il serrait dans ses bras sans y croire. Il interprétera la chanson Plaisir d’amour avec elle.
Chanteur de charme
Côté chansons, avec sa voix de baryton léger, il a enregistré 15 albums. La Passionata, écrite en Algérie en 1965, quand il était parachutiste à la Légion, et Destinée pour la bande originale des Sous-doués en vacances resteront ses deux grands succès. Il n’en était pas trop fier, disant qu’il s’était moqué du saucisson de vacances sur l’air de L’été indien, version Vladimir Cosma. Il adorait chanter en espagnol, la langue qui lui donnait un air latino-américain. Un air qui lui avait valu d’être mis à l’écart de la génération yé-yé. Il adorait aussi Frank Sinatra et rêvait de faire partie d’un big band de jazz.
En 2020, Guy Marchand a publié son dernier album, Né à Belleville, qui est son testament de chanteur de charme, écrit avec la collaboration du musicien Ludovic Beier.
Enfin, côté écriture, il a publié en 2007 son autobiographie Le Guignol des Buttes-Chaumont, puis s’est consacré à la rédaction de plusieurs romans : Un rasoir dans les mains d’un singe (2008) et, notamment, Le soleil des enfants perdus (2011), qui a reçu l’année suivante le prix Jean-Nohain.
« L’homme qui murmure à l’oreille des femmes », sur un air de tango, est parti la paix au cœur, dans une grande sérénité, a dit son fils Jules qui veillait sur lui. On se souviendra de sa voix de crooner et de ses yeux malicieux, un rien canaille, sous son chapeau de détective. Adieu l’ami, on t’aimait bien.
Michel Lequeux
FARIDA LEHYAN : RENCONTRE
Bruxelloise, Farida Lehyan a étudié les arts plastiques. Cinéphile depuis toujours, elle a entrepris une formation complète de cinéaste au sein de l’école Raindance Brussels. Cursus qui lui a permis d’obtenir son diplôme. Elle a ensuite participé à plusieurs tournages en tant que scripte ou assistante. Elle a récemment réalisé son premier court-métrage « Pas moi », dont elle a également écrit le scénario. Rencontre.
Qui est Izza, le protagoniste de « Pas moi » ?
Izza, le personnage central de mon court-métrage est une femme de quarante-quatre ans, divorcée avec deux adolescents dont elle a la garde et pour lesquels elle veut assurer une vie confortable. Totalement libre et épanouie, elle incarne la dualité de ses origines, née à Bruxelles et enracinée dans la richesse culturelle marocaine. Cette immersion dans deux mondes différents a façonné sa personnalité unique et son approche de l’existence. Forte de son parcours, elle a surmonté les défis d’une famille modeste pour devenir une décoratrice d’intérieur talentueuse. Son amour pour l’art et le design l’a guidée vers cette carrière passionnante, où elle peut exprimer sa créativité et son sens inné de l’esthétique. Son travail méticuleux et sa vision artistique font d’elle une figure reconnue dans le milieu professionnel.
De quelle manière avez-vous imaginé Izza ?
Elle est une transposition de moi-même et j’avoue que je ressens une impression unique lorsque les spectateurs s’identifient à elle. Cela témoigne de la puissance du travail en tant que réalisatrice avec l’actrice principale, capable d’endosser un rôle d’une manière si authentique. C’est cette connexion qui rend le cinéma si puissant et qui permet au public de s’immerger complètement dans l’histoire pour ressentir une gamme d’émotions assez large.
Pouvez-vous nous livrer des indications sur la comédienne Leila Laaraj ?
Au fil de mes investigations pour le casting principal, j’ai découvert Leila Laaraj sur le site comédien.be. Elle a participé à de nombreux projets cinématographiques, tant pour des courts que pour des longs-métrages. Cette capacité d’adaptation témoigne de sa polyvalence en tant qu’actrice et j’ai été particulièrement impressionnée par son mimétisme. Leila Laaraj a étudié le théâtre à New York et à New Haven. Elle est belge d’origine marocaine. Nous avons donc à peu près les mêmes similitudes culturelles et sociales. Elle est polyglotte et son petit accent germa-nophone m’a beaucoup séduit. Elle a été une partenaire formidable tout au long du processus de tournage. Sa passion pour le métier, son dévouement et son talent ont indéniablement contribué à enrichir le projet.
Alors qu’Izza vient de signer l’acquisition d’une boutique de décoration, le médecin lui annonce un can-cer. De quelle façon réagit-elle face à ce verdict ?
Ce qui rend cette scène particulièrement forte tient dans la manière dont Izza choisit de faire face à ce verdict. Plutôt que de se confronter immédiatement à la réalité de la maladie, elle se déconnecte du monde réel et trouve refuge dans celui intérieur de sa défunte mère. A travers cette introspection, le spectateur découvre une facette vulnérable d’Izza. Une femme qui, face à l’adversité, se replie sur les liens familiaux et les souvenirs d’un amour inconditionnel. Un moment de catharsis durant lequel elle cherche à puiser la force nécessaire pour affronter les mois difficiles qui l’attendent. L’avantage d’une fiction c’est qu’on peut jongler avec le réel et l’imaginaire, en y ajoutant des côtés décalés.
Comme de nombreuses femmes d’aujourd’hui, elle entretient des relations houleuses avec son ancien mari et père de leurs deux enfants. Pourquoi lui dit-il au téléphone : Moi, je ne fais pas la pute !
En général, les divorces s’accompagnent de tensions émotionnelles et de disputes entre les parties impliquées. La séparation d’un couple s’avère une période difficile, chargée d’émotions fortes et de bouleversements. Il est fréquent que les conjoints se sentent stressés, tristes, en colère ou déçus. Les décisions concernant la garde des enfants, la répartition des biens et des finances peuvent devenir complexes et entrainer des désaccords. Les différences de points de vue et de ressentiments accumulés rendent souvent la communication chaotique. Cependant, il est important de garder à l’esprit que chaque divorce reste unique, et qu’il existe des moyens de rendre le processus moins conflictuel. Il est essentiel de faire preuve de patience, de compréhension et d’empathie tout au long de ce parcours. Dans certaines cultures, les hommes peuvent parfois faire preuve de machisme dès que leur partenaire prend son envol, devient plus autonome ou lorsque la femme affirme moins sa soumission. Dans ces situations, une certaine rivalité peut surgir de la part du mari envers son épouse ou sa compagne, qui est alors encouragée à rester en en dessous de lui. Certains peuvent être en proie à des peurs et des réactions impulsives, voire mêmes violentes. Je pense que cette attitude est souvent due à une éducation traditionnelle.
Dans quels quartiers avez-vous planté votre caméra ?
J’ai choisi de tourner sur la place Poelaert, près du Palais de justice, car cet endroit se prêtait parfaitement à la scène de la chorégraphie représentant la vie. Un clin d’œil aux comédies musicales de Jacques Démy. La vue imprenable de Bruxelles en arrière-plan ajoutait une dimension visuelle spectaculaire. Mon objectif était de mettre en avant la capitale où je vis et de la faire connaître à travers le monde du cinéma. La symbolique de cet endroit, de par sa hauteur associée à la chorégraphie, permettrait de transmettre un message fort sur l’existence, ses défis et ses beautés, tout en mettant en relief la splendeur du lieu.
Qui est la femme en blanc qui joue le rôle de la consolatrice à mi-film ?
La femme en blanc incarne la mère défunte d’Izza, emportée par le cancer du sein. Dès le début du récit, elle accompagne sa fille, la comble de sa présence et son soutien silencieux, bien avant que le drame ne soit révélé. Cette figure maternelle reste à ses côtés, symbolisant une connexion profonde au-delà de la vie terrestre. Elle joue un rôle crucial dans le voyage émotionnel d’Izza. Malgré les obstacles, la représentation de cette relation dans ce monde parallèle renforce le thème de l’amour et de la persévérance.
Vous êtes-vous inspirée de personnes touchées par le cancer pour en parler avec pareille justesse?
Pour ce projet, mon inspiration provient en grande partie de ma propre histoire, bien que certains détails aient été ajustés. J’ai cherché à me rapprocher de personnes directement concernées et j’ai écouté attentivement les récits de celles qui ont vécu ce mal. Échanger avec elles, discuter de leurs expériences et offrir une oreille attentive a été incroyablement libérateur. Ce partage a permis un sentiment de compréhension mutuelle et a été extrêmement bénéfique.
Aujourd’hui, comment réalise-t-on un premier film en Belgique ?
Pour ma part, j’ai dû me débrouiller, étant donné que je n’ai pas bénéficié de subsides. La décision de réaliser ce film a été prise de manière précipitée, en pleine période du covid. Heureusement, tous les participants ont généreusement offert leur aide de manière bénévole pour concrétiser ce projet. Financièrement j’ai dû intervenir uniquement pour le catering, le transport de chacun et au moment de la post-production. Et je tiens à exprimer ma gratitude à toute l’équipe. Son soutien a été essentiel pour porter ce projet jusqu’au bout, malgré les défis que nous avons dû surmonter.
De quelle manière avez-vous choisi les comédiens qui interviennent tout au long du récit ?
Durant la phase d’écriture, mon attention était principalement cristallisée sur Izza. Les autres personnages sont venus progressivement par la suite. Comme mentionné précédemment, la période du covid était en cours et, en raison de ces circonstances, j’ai été contrainte d’organiser un casting sauvage. J’ai dû mobiliser rapidement mes ressources pour trouver à la fois des acteurs professionnels et non-professionnels, des figurants et même d’aller piocher dans mon cercle privé, pour inviter des amis et des membres de la famille à participer.
Quels retours avez-vous déjà eu concernant « Pas moi » ?
Mon film a été sélectionné à six reprises dans des festivals internationaux, ce qui équivaut à une reconnaissance significative du travail accompli. J’ai même eu le privilège d’être invitée à participer en tant que membre du jury au Festival du Cinéma de Tanger. En outre, à la demande d’une association de lutte contre le cancer, j’ai créé une vidéo de sensibi-lisation qui vise spécifiquement les enfants atteints de la maladie. L’association a été particulièrement touchée par la sensibilité de mon travail. J’ai également été sollicitée pour un partenariat dans le cadre d’un projet de documentaire au Liban. Ces développements ouvrent la porte à de nouvelles opportunités dans le domaine du cinéma et de la création. Je suis enthou-siaste à l’idée de continuer à explorer différents types de projets et de collaborations qui permettront de mettre en avant des sujets importants pour toucher un public varié.
Même s’il s’agit d’une fiction, « Pas moi » cherche-t-il à faire passer un message ?
Mon objectif principal était de susciter une forte sensibilisation chez le spectateur et de lui faire ressentir, en quelques minutes seulement, l’expérience vécue par toutes ces personnes. J’ai voulu briser l’illusion de sécurité, dont on se croit trop souvent bénéficiaire, et monter que n’importe qui peut être affecté par le cancer. À travers mon film, j’ai cherché à créer une connexion émotionnelle profonde, permettant aux spectateurs de s’immerger dans les émotions et les défis suscités face au couperet de la maladie. En dédiant ce court-métrage à toutes celles et à tous ceux qui ont courageusement lutté contre ce mal, j’ai également souhaité rendre hommage à leur combativité, à leur détermi-nation et à leur résilience. Le film sert enfin à rappeler que derrière chaque histoire, se trouvent des individus qui subissent des épreuves difficiles.
Avez-vous un autre projet que vous cherchez à mettre en chantier ?
En perspective, j’ai l’idée d’un court-métrage qui relate le phénomène social des femmes dans la rue et les défis auxquels elles font face au quotidien. L’ajout d’une touche personnelle et d’une approche décalée, avec une pointe d’humour et de fantaisie, peut être un moyen efficace de créer un impact tout en maintenant l’attention du public. En mêlant la réalité à des éléments artistiques et imaginatifs, vous pouvez créer une expérience cinématographique qui pousse à la réflexion, tout en restant accessible et engageante pour aborder un sujet sérieux de manière innovante. En vue de bénéficier de subsides pour réaliser ce film dans les règles de l’art, j’ai déposé un dossier à la commission du film (Fédération Wallonie- Bruxelles). Malheureusement, mon projet a été recalé à deux reprises et j’avoue que c’est assez décourageant. Les raisons de ces refus peuvent parfois sembler floues et peu explicites. Chose qui rend la situation encore plus frustrante. De nombreuses raisons interviennent lors de l’évaluation d’un projet et il est possible que les perspectives des jurys ne soient pas identiques aux miennes. Puisque je souhaite persévérer dans la réalisation de ce film qui me tient à cœur, j’envisage d’explorer d’autres sources de financement ou de soutien tels que des partenariats, des bourses, des subventions privées ou même des plateformes participatives. Les obstacles et les refus font partie du cheminement créatif et de nombreux réalisateurs et réalisatrices talentueux ont dû les surmonter. De mon côté, je garde ma détermination intacte.Bas du formulaire
Découvrez « Pas moi » gratuitement et légalement sur la chaîne officielle YouTube de Farida Lehyan https://www.youtube.com/watch?v=0WfqswBD7JE
Propos recueillis par Daniel Bastié
Rien n'est jamais comme on l'avait imaginé,
De sublimes vallées couvertes de fleurs,
Des pendules sonnant des plaisirs partagés,
Et des aiguilles folles ivres de bonheur !
GCM
Pensée du jour.20/09/2024
Transmises
Au petit bar tu songes encore,
En petit noir et cheveux d’or,
Vêtue satin de lilas rose,
Fin de soirée en overdose
Tu es si belle pour un garçon,
Tes lèvres rouges et fiers nichons,
Mais sur le zinc ton cœur attend,
Au fond du verre tourne le temps
Au petit bar tu te souviens,
Déjà enfant tu aimais tant
Jouer les dames, pourtant Fabien,
Avec les robes de ta maman
Ton amoureuse est toujours gaie
Comme un pinçon sorti du nid,
Toujours partante pour s’envoler,
C’est la gagnante des sans soucis
L’amour est au-delà
De cette vie en soi,
Plus grand que l’infini
Et tout ses paradis
Au petit bar des musiciens,
Tu es tout près de deux malins,
Regard discret tu n’aimes leurs mains,
Elles ont le signe de vils destins
Mais tout à coup c’est la tornade,
Elle a en toi mis sa grenade,
Ton beau manège tourne en folie,
Tout l’univers s’arrête ici
L’amour est au-delà
De cette vie en soi,
Plus grand que l’infini
Et tout ses paradis
le14-9-2024
Ce vendredi 20 septembre dès 19h15, les Rencontres littéraires de l'Espace Art Gallery recevront Fébronie Tsassis et Alain Magerotte.
Auteure de publications diversifiées et coach de développement personnel, Fébronie Tsassis nous présentera sa trilogie "Il était une fois une Phie", ouvrage nous proposant une plongée dans 20 années d'Histoires et d'anecdotes belgo-grecques. Regard d'un enfant sur l'immigration grecque en 1957 : 1er tome : 1953 - 1962.
Auteur de romans et de nouvelles, le genre fantastique au coeur de sa vie et de ses publications, Alain Magerotte nous fera découvrir "Bestiaire", "Meurtre au Belkado", "Novelas" et "Correspondance", un panaché flamboyant de ses talents d'auteur. Humour et suspense garantis.
Accueil - présentations - lectures - entretien - drink - séance de dédicaces, entrée gratuite et bienvenue à tous et toutes !
Espace Art Gallery, rue de Laeken 83, 1000 Bruxelles
Informations aux membres du réseau,
Comme annoncé récemment sur le réseau et par mail, en tant qu’administrateur général, j’ai créé pour les 15 ans du réseau le diplôme « Voir est ton savoir » en tant que « Le grand prix Arts et Lettres » 2024. Depuis l’annonce de ce prix de nombreux membres ont refait surface et d’autres, plus anciens, ont confirmé leurs assiduités à publier qui est la condition pour être retenu par le jury composé d’administrateurs et de professionnelles pour décerner ce prix !
Dans le cadre du réseau Arts et Lettres la galerie a l’intention, dans le même esprit de diffusion, de créer un cycle de conférences à partir de 2025. Si vous êtes dans les domaines de la Relaxations, Méditations, Métaphysiques, Arts, Art thérapies, Littératures, Ressourcements, etc… il sera possible d’organiser une conférence dans la galerie prochainement…
L’idée est de créer, une fois par mois, cette activité dans la galerie qui dispose de 50 sièges actuellement. La PAF sera de 25 € en ce compris le drink après la conférence et les échanges avec le public…
Encore une chose, le logo des conférences est en pièce-jointe !
HCB qui signifie « Holistique Conferences Brussels » ©
Lien vers l’annonce de cet événement sur mon site Internet :
https://www.espaceartgallery.eu/organisation-de-conferences-variees-a-partir-de-2025/
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Administrateur général du réseau Arts et Lettres
Mystère
Je ne saurais jamais ce que j’aurais pu être,
Je sais, chacun de vous à part certains peut-être,
Ne sont intéressés, dois-je exister ou pas ?
Je fais partie de ceux toujours montrés du doigt
Beaucoup sont psychopathes, même tueurs en série,
On les dit diaboliques, sans croire au paradis,
Personne ne s’intéresse aux arcanes de la mort,
Labyrinthe monstrueux dont jamais on ne sort
Je ne saurais jamais le mystère des mystères,
Pourquoi ma génitrice, celle que vous nommez mère,
A créé cet enfant, remplaçant de son frère,
En a fait un martyr, mordu par les vipères
Endeuillée de Francis, au prénom de mon père,
Elle me haïssait et brûlait mes viscères,
Battu et enfermé, la douleur de l’enfer,
Inhumain par son fait, errant sur cette terre
Je ne saurais jamais vivre sans mes souffrances,
Car elle m’a fait grandir ainsi pendant l’enfance,
A chaque instant revient ce spectre au fond de moi,
Je suis clone de la peur, pilonné de surmoi
le 17-9-2024
Les moutons adorent à bêler bêtement,
Si les arbres, paraît-il, se parlent entre eux,
Les moutons n'obéissent qu'à un seul bêlant,
Et finissent comme lui à son triste jeu !
GCM
Pensée du jour. 15/09/2024
Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter le reportage photos de son vernissage du 05 septembre 2024.
Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,
Les artistes présents pour cet événement sont :
Jean-Michel Pouzet (Fr) photographies, Anne Catherine Favier (Fr) peintures, Emeline Cella (Fr) peintures, Isabelle Rivière (Fr) peintures et sculptures, Samoukan Assaad (Sy) peintures, Jennifer Labédie (Fr) peintures et Martine France Moreau (Be). Et l’artiste de la galerie AmArtgallery Brussel Art : Luca Pertoldi (It) photographies
Exposition en partenariat avec la galerie d’art et organisatrice d’événements AmArtgallery Brussel Art – Curator & events.
Ainsi que Nathalie Pannetier (Fr) artisane d’art en maroquinerie à son compte depuis 2019.
Vernissage le jeudi 05 septembre de 18h 30 à 21h 30.
Finissage le 28 & 29 septembre de 11h 00 à 18h 00.
Lien de l’annonce visuelle de l’exposition du 05 septembre :
Lien du reportage photos sur le vernissage du 05 septembre :
Lien de l’annonce de la remise des recueils 2024 :
Lien du reportage photos sur la remise des recueils 2024 :
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/
Lien pour visionner les 195 vidéos et 85.000 vues sur YouTube
https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966
Lien vers le renouveau urbanistique dans le centre de Bruxelles !
https://www.oxybrussels.eu/?fbclid=IwAR1VEUNKNZwMNYHxaun0rOVdabtQ_ZZUQkARzbby64SjD5K0z7z8Eebm1Xo
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
*
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0
Administrateur général
Président de jury pour décerner un diplôme d’art
Membre d’un jury international à Corsica Art Fair
*
Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium
GSM: 00.32. (0)497.577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
&
Amedeo Arena arena.amedeo@gmail.com
Director www.amartgallerybrussel.be
GSM: 00.32. (0)475.721.272
Tes rêves
Dans ta cabane du fond des âges,
Petit jardin de tes nuages,
Il y avait l’enfance bleue,
Tout ce soleil au coin des yeux
Et ta copine vos jeux d’enfant,
Nid d’hirondelles bien turbulent,
Tous les je t’aime, tous les bisous,
Au coin des lèvres de vrais bijoux
Dans ta cabane tu y reviens,
Du fond de toi et tu le peins,
La nostalgie des vieux refrains
A tire sonnette tout le train train
A l’horizon de la marée
Vole le bouquet de la mariée,
Sur le parvis du grand bonheur
Tournent les robes des filles d’honneur
Dans le ciel de tes rêves,
Les rideaux se soulèvent ,
Tu t’étais endormi
Au fond du paradis
Dans ta cabane c’est le bazar,
Drôle de dessins, des trucs bizarres,
Est-ce de l’art qui pourrait croire,
Certains malins en sont hilares
Tu les connais ceux de Florence,
Feux d’artifice ta pauvre errance
Et ton oiseau sur sa fenêtre
A fait son nid pour ton bien être
Dans le ciel de tes rêves,
Les rideaux se soulèvent,
Tu t’étais endormi
Au fond du paradis
le-26-8-2024
Monte Cristo? Tout un destin. Glaçant. Tout démarre avec le sort innommable des prisonniers politiques, ces victimes de délits d’opinion et leurs conditions de détention atroces. Cela vous dit quelque chose ?
Et pour exemple Edmond Dantès, héros du roman feuilleton Le Comte de Monte Cristo (1844-46), jeune marin, dans cette belle production du Théâtre du Parc, sous les traits de Quentin Minon. Il est accusé à tort de bonapartisme et enfermé sous le nom de Numéro 34 dans la forteresse du Château d’If au large de Marseille pendant 14 ans. Une chance, il se lie d’amitié au fond de son sépulcre avec un vieux détenu, brillant homme d'église, incarné par Guy Pion, l’inénarrable abbé Faria, qui lui servira de précepteur enthousiaste. Une bonne âme de Sichuan ?
Question de ménager un peu la sensibilité des spectateurs, il y a un côté Bertolt Brecht dans l'écriture magistrale de Thierry Debroux. Cette fois, le très malicieux Guy Pion, encore lui, grand pourvoyeur d’espoir, presque un deus ex machina, se présente comme un lecteur passionné de l’œuvre du grand Alexandre et endosse adroitement le rôle intemporel de narrateur omniscient. Le comédien est en pleine forme, car, depuis sa plus tendre enfance, il s’est réfugié dans la lecture salvatrice, dans l’imaginaire, pour fuir les brimades du monde. Conseil aux plus jeunes ?
Question mis en scène, la situation effroyable de ce jeune homme mis au cachot à 19 ans, par traîtrise et pour de soi-disant délits d’opinion, est illustrée par la scénographie saisissante de Thierry Debroux et Saïd Abitar. L’atmosphère étouffante est celle du ciel de Baudelaire qui pèse comme un couvercle, du pendule fatidique d’Edgar Poe et une référence obstinée aux œuvres de Pierre Soulages, ou : comment faire de la lumière avec du noir. Les couleurs ? Absentes ou presque. C’est le noir du puits sans fin d’un monde fossilisé dans la haine, comment en sortir ? La question sous-jacente ?
Il y a pourtant le Rouge sang de la vendetta sur les mains. Il éclate régulièrement derrière les panneaux mobiles et les praticables qui s’écartent et se referment pour donner le frisson de la mort : un trop plein de haine nourrie de vengeance. Pour couronner le tout, Bea Pendesini (création de costumes) a osé. Voilà des comédiens qui osent les costumes verts… Vert émeraude comme le green eyed monster ! La peur et l’angoisse hantent les planches. Aux lumières, Xavier Lauwers, à la création de vidéos, Allan Beurns et aux impressionnants décors sonore, Loïc Magotteaux qui, sans relâche enchaîne bruitages et références musicales, des polyphonies corses à Beethoven. Ce trio émérite de mousquetaires artistes s'unit pour créer des tableaux graphiques et grandioses. Mais, entre l’intensité du jeu des comédiens et la noire splendeur des décors, que choisir ?
Toutefois, revenons au personnage principal. Grâce à son amitié avec l’abbé Faria, le prisonnier patiemment instruit par son mentor, se retrouve libre et Comte de l’île de Monte Cristo, personnage richissime. Il n'a qu'une idée, celle d' assouvir tranquillement et machiavéliquement son immense désir de vengeance. Insaisissable serial killer aux multiples déguisements, y compris celui …d’un bon samaritain, il n'est donc pas totalement diabolique... Là c’est le magnifique Itsik Elbaz qui se mesure avec panache et entêtement à toutes les convulsions de la vengeance.
Certes, la vengeance, est à la fois jouissance et soulagement du persécuté, mais aussi nouvel enfermement, l'abbé aura prévenu... Pire, engrenage aux conséquences finalement franchement dramatiques pour des innocents pris dans la foulée. Et là on verse dans l’écriture d’une noire comédie de Shakespeare. Avec un nombre faramineux de personnages, des changements d’identité, des phrases prophétiques, des brassées de mensonges, des assassinats, des scènes de combat (Emile Guillaume) et aussi une héroïne, exemplaire dans son interprétation, jouée par la merveilleuse Anouchka Vingtier, toute vêtue d’une extraordinaire robe bleue, bleu radieux ou bleu de Blues, tellement l'espoir est absent. C’est la belle Mercédès, l’ex fiancée du jeune Dantès qui s’est laissé séduire par Fernand de Morcerf (Nicolas Ossowski), un voyou dans l'âme et un traître, bref, représentant un monde de notables et de banquiers plus pourri que le royaume de Danemark. Il faut dire que quand la Justice est absente, grande est la tentation de la faire soi-même.
Mention spéciale pour deux autres femmes intrépides : la royale Haydée (Tiphanie Lefrançois), somptueuse esclave, victime des agissements du comte de Morcerf, et Valentine (Lou Hebborn), un adorable bijou de fraîcheur et de jeunesse. Et pour achever de nous fasciner, voilà aussi le jeu innocent de ces deux jeunes garçons pré-ados, perdus dans le poison fétide d’une société qui se dévore. Très touchants. Et dire que, Vingt ans avant, c’était …le bonheur !
Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres
Crédit Photos: Aude Vanlathem
Successivement nous nous sommes accrochés,
De branche en branche nous nous sommes tenus,
Oeil aguerri, muscles tendus avons vaincu,
Mais près de l'essentiel parfois sommes passés !
GCM
Pensée du jour. 12/09/2024
ODYSSEA : CONCERT
Henri Seroka est un chanteur-compositeur qui a gravé sa voix sur une multitude d’albums, tout en se mettant au service d’autrui. Il a notamment fourni à Jacques Zegers la chanson Avanti la vie qui a représenté la Belgique à L’Eurovision en 1984 et en composant l’hymne belge des Jeux Olympiques de Los Angeles la même année. Si son nom n’a pas les honneurs qu’il mérite chez nous, il est une vedette en Pologne, pays où il a composé depuis plusieurs décennies des musiques de film, notamment pour le réalisateur Jacek Bromski. Autre corde à son arc, il produit des documentaires, dont il assure la réalisation et la bande musicale via son label Apus. Passé aux œuvres symphoniques, il a aligné coup sur coup Credo, une messe moderne en six mouvements, et une cantate intitulée Odyssea. Cette dernière s’inspire naturellement du livre d'Homère qui narre les exploits d'Ulysse et se distingue par un voyage musical à la croisée des genres musicaux, créant une fusion inattendue qui transporte l’auditeur à travers les épreuves et les triomphes du héros grec. Les personnages de l’histoire interviennent naturellement par le biais de morceaux qui leur sont consacrés. En voici quelques exemples. Le Cyclope fait partie des adversaires les plus redoutables d’Ulysse. Avec son unique œil et sa stature imposante, il symbolise le danger brut et sauvage que le héros doit surmonter par sa ruse et son intelligence. Calypso, la déesse enchanteresse, retient Ulysse sur son île magnifique, offrant amour et confort. Cependant, malgré la tentation, le désir d’Ulysse de retrouver sa patrie l'emporte, illustrant la lutte entre le devoir et le désir. Nausicaa, en trouvant Ulysse échoué sur le rivage, incarne l'aide désintéressée et la compassion, aidant le héros à poursuivre son voyage vers Ithaque. Quant aux sirènes, avec leurs chants envoûtants, elles incarnent la séduction et la mort. Leur mélodie irrésistible appelle les marins vers une destruction certaine, mais Ulysse, par sa sagesse, se lie à un mât du navire pour résister à leur charme périlleux. Éole, le puissant dieu des vents, joue un rôle crucial en offrant à Ulysse un sac contenant tous … les vents, espérant ainsi faciliter son retour vers la mère patrie. Ce cadeau symbolise l’espoir et la bonne fortune des navigateurs, tout en soulignant la fragilité de leur destin. Evidemment, aucun personnage important n’est laissé de côté. Spécialiste de l’image, Henri Seroka leur donne vie en amenant l’orchestre à fournir toute sa puissante, laissant des moments d’apaisement aux soins de solistes capables d’émouvoir ou de susciter une tension qui fait comprendre les dangers d’une pareille odyssée. Créée le 6 août 2017 en Pologne à l’Opera na Zamku de Szczecin, cette cantate a été chaleureusement accueillie pour son originalité et la richesse de son écriture, avec un orchestre et un chœur dirigés par le compositeur, défendue par le contre-ténor Dominique Corbiau et dont les arrangements sont le fruit du travail de l’orchestrateur Krzysztof Herdzin bien en phase avec ceux imaginés par Henri Seroka. Evidemment, le public belge désespérait d’écouter cette cantate en live et est heureux d’apprendre qu’elle sera interprétée par le Brussels Philharmonic Orchestra et le Chœur BachWerk au Centre culturel d’Auderghem sous la baguette du compositeur le 19 septembre 2024. Voyez tous les détails pratiques sur le site www.ccauderghem.be ou www.bachwerk.be
Boulevard du Souverain, 183 à 1160 Bruxelles
Daniel Bastié
HAMSI BOUBEKER EXPOSE À EVERE
Cette exposition de Hamsi Boubeker, artiste algérien de renommée internationale, propose un voyage captivant à travers l'art contemporain, mêlant modernité et tradition. Né à Tizi-Ouzou, cet artiste a su marier les influences de son héritage kabyle avec une vision contemporaine et universelle de l'art. Ses œuvres, souvent caractérisées par des personnages issus de la vie villageoise et des couleurs vibrantes, explorent des thèmes tels que l'identité, la mémoire et la spiritualité. Ses tableaux s’imprègnent également d'une profondeur symbolique. Utilisant une palette riche et audacieuse, il parvient à créer des compositions dynamiques qui captent immédiatement l'attention du spectateur. Chaque toile raconte une histoire, une quête de sens et de compréhension tant personnelle que collective. Les motifs récurrents dans ses peintures rappellent les traditions de son pays d’origine, tout en intégrant des éléments contemporains qui soulignent la dualité de son parcours artistique. Il est, parmi d’autres réalisations, l’auteur de « Les mains de l’Espoir », panneaux qui décorent la station de pré-métro Lemonnier dans la capitale, bien connus par tous les usagers de la Stib. Sa nouvelle exposition est à découvrir du 19 septembre au 9 octobre 2024 à la Maison communale d’Evere. Voyez les détails pratiques sur le site www.evere.brussels
Square Hoedemaekers, 10 à 1140 Bruxelles
Daniel Bastié
Article paru dans Bruxelles Culture de septembre 2024
https://issuu.com/eag.gallery/docs/bruxelles_culture5_septembre_2024
Quelques notes
Au vent d’accordéon et tempo des guinguettes,
Pointus de petits blancs et crinolines en fête,
Années impressionnistes, leurs couleurs à tue-tête,
Ton âme est dans ton cœur et elle a pris perpète
Au vent d’accordéon, comment s’accorde t’on,
Étant désaccordé, toujours en rébellion,
Peignant et repeignant la folie des étoiles,
Tes bouteilles à la mer ont envahi les toiles
Au vent d’accordéon, enlacé à trois temps,
Les bateaux du dimanche reviennent au printemps,
Les filles sont si gaies aux bras de leurs amants,
On y croyait encore à ces espoirs d’entant
Au vent d’accordéon des cymbales et flonflons,
Tu t’engouffres dans les voiles après quelques ballons
Et déséquilibré tu refais ta voilure,
Traverser l’essentiel est toute une aventure
Au vent d’accordéon parmi des talismans,
Au temps de ces réseaux le GPS du temps,
Ce n’est qu’une relique Désuet son avatar,
Tu ne chanteras plus, il est déjà trop tard
le 7-9-2024
JENNIFER LABÉDIE : RENCONTRE
Jennifer Labédie nous emporte dans un voyage artistique intime, fusionnant l’océan, la culture bretonne et la richesse de son héritage architectural.
Qui êtes-vous ?
Je suis profondément attachée au Pays du Trégor en Bretagne, un lieu réputé pour sa côte de granit rose. Bien que ma famille soit bretonne, j'ai grandi à Paris où j'ai effectué des études d'architecture rue Bonaparte, sur le site de l'École des Beaux-Arts. Cet ancrage breton, enrichi par mon parcours parisien, nourrit mon esprit créatif. Passionnée et curieuse, j’aime trouver des solutions artistiques pour tout. Cette alchimie, entre ma terre natale et Paris comme source d'acquisition de connaissances, représente une dualité enrichissante.
Quelles sont vos influences ?
Mon esprit est constamment en mouvement, nourri par une multitude d'influences et d'inspirations. Les teintes, les senteurs et les volumes trouvent, via ma sensibilité, le chemin de mes peintures. Mon travail, qui s’alimente aussi bien du contemporain que du classique, vibre aux tensions atmosphériques d’Edward Hopper, du monde illustré d’Henri Rivière et de la générosité de Louis-Marie Faudacq. Ces ressentis puissants interviennent dans ma créativité tout en jouant avec les codes établis. Je suis profondément inspirée par la puissance évocatrice de Sophie Calle et les noirs vibrants de Pierre Soulages. Cependant, c'est avant tout l'océan, avec ses rythmes et ses mystères, qui guide mon travail. Avec son infinie beauté et sa force apaisante, il a été un refuge et une source de guérison durant des périodes difficiles. Cette connexion profonde se trouve au cœur de mon art. L’Académie Anquetin, dont j’ai suivi les enseignements, reste un pilier essentiel de mon parcours artistique. Elle m'a permis de partager et d’échanger sur les techniques et m’a appris à les utiliser comme vecteurs émotionnels. Chaque élément de mon environnement quotidien, chaque interaction humaine et chaque moment de réflexion contribuent à enrichir ma palette et à donner vie à des œuvres qui sont autant de fragments de mon voyage intérieur.
Que signifie D’An Aod, le nom de votre atelier-galerie ?
Cette expression vient du breton et signifie Sur le chemin de la plage, car mon atelier se situe à Trévou-Tréguignec, sur la route qui mène à une plage de sable blanc.
Que représentez-vous en peinture ?
Je travaille le plus souvent sur le motif et j'emploie des techniques telles que la peinture à l'huile, la gravure, le pastel et l’encre. Ces médiums me permettent de capter l'essence plurielle des paysages trégorois que j’aime tant. Tournée vers l'horizon, j’adore retranscrire cet environnement merveilleux qui m'est si cher. De retour à l'atelier, j'approfondis et démultiplie l'éphémère de mes promenades iodées par une approche du cœur.
Quelle impression cherchez-vous à transmettre ?
À travers mes réalisations, je veille à partager un sentiment océanique, Cette connexion intime avec l’univers que Romain Rolland décrivait si bien et qui transparaît dans chaque toile. Mes pinceaux dansent avec les vagues pour révéler des secrets infinis. L’océan m’a aidée à surmonter des peines profondes et je souhaite transmettre ce pouvoir de résilience et de sérénité à travers mes œuvres. Chaque tableau représente une invitation à ressentir cette force et à se laisser transporter par elle.
Qu’allez-vous présenter à Espace Art Gallery ?
Je présenterai des marines, les rochers de la côte de granit rose, des soleils couchants, ainsi que des figures et des coques de voiliers. Une sélection établie en collaboration avec le patron de l’enseigne.
Pourquoi faut-il venir voir vos œuvres ?
Mes toiles ne se contentent pas de représenter des paysages marins. Elles offrent une expérience de vie. Il faut venir les voir pour sentir cette connexion intime avec l’océan et pour expérimenter ce que j'ai ressenti en les créant. Elles sont conçues pour toucher l'âme, pour offrir une pause méditative et réconfortante dans notre quotidien agité. Mes œuvres sont une opportunité de se reconnecter à ses émotions et à son histoire. Chaque toile est unique et répond au besoin de recherche d'authenticité, d'exception et d'ancrage dans son propre parcours personnel. Elles offrent une réponse à la quête de sens dans nos existences souvent éreintantes. Observer mes œuvres permet de ralentir, de se reconnecter à soi-même, au monde et aux émotions.
Découvrez les toiles de Jennifer Labédie à Espace Art Gallery du 6 au 29 septembre 2024. Voyez tous les détails pratiques sur le site www.espaceartgallery.eu
Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles
Propos recueillis par Daniel Bastié
Article paru dans Bruxelles Culture de septembre 2024
https://issuu.com/eag.gallery/docs/bruxelles_culture5_septembre_2024
NORA BALILE : RENCONTRE
Si vous souhaitez être bouleversés et émerveillés à la fois, ne ratez pas les prestations live de Nora Balile, une artiste complète qui jongle avec la narration, l’univers précieux du conte, la musique, le chant et la poésie.
Qui êtes-vous ?
Je suis née à Watermael-Boitsfort, une très belle commune de Bruxelles, où le cadre de verdure offre un décor de doux lendemains Actuellement, je vis dans un quartier du Nord de Bruxelles qui mélange les couleurs à la diversité avec poésie. Je suis une artiste d’origine marocaine, poétesse, chanteuse, et conteuse formée à la pédagogie, l’art thérapie et la scène. J’ai enseigné pendant des années les sciences humaines tout en me consacrant passionnément à mes premières amours : l’art de la parole et ceux de la scène comme la déclamation, la diction, le théâtre, les contes et le chant. A quarante ans, j’ai été victime un burn-out qui m’a décidé à recentrer mes priorités.
Pourquoi avoir arrêté l’enseignement ?
Après dix-huit années face à classes, je connaissais les rouages du métier. J’ai commencé assez jeune, à vingt-deux ans. Je devais gérer six à sept groupes d’une vingtaine d’élèves. Ce n’était pas évident, mais il se créait des liens magnifiques. Néanmoins, avec le temps, le poids du travail administratif s’est mis à peser avec les réformes successives. Je l’ai senti devenir plus en plus envahissant et souvent inutile. A cela, il faut ajouter le manque de reconnaissance et des tâches qui n’incombent pas à l’enseignant, qui doit enfiler la casquette de parent, de psychologue, d’éducateur, … Beaucoup trop pour une grande rêveuse comme moi qui a besoin de dialogue, d’écoute et qui passe l’essentiel de son temps libre à se former ou qui ressent le besoin vital de s’exprimer par le théâtre, la musique et l’écriture. Toujours, j’ai voulu être artiste. Je ne me l’autorisais et ne me l’avouais pas pour mille raisons ! Mais le destin a changé le cours de mon existence, car étant de plus en plus épuisée, les médecins m’ont ordonné d’arrêter. Après une période de transition liée à mes ennuis de santé, je me suis sentie enfin vivre tel que je l’entendais. Voilà de quelle manière tout a commencé !
D’où vous vient le plaisir des mots ?
Pour commencer, je dirais que le goût des belles phrases est venu de mon besoin d’exprimer viscéralement mes ressentis. Ce que je ne pouvais pas dire par la voix, je l’ai écrit par nécessité et par urgence, pour lâcher ce que mon silence ne pouvait pas faire entendre à l’extérieur. Je peux affirmer que l’acte d’écrire a été une thérapie personnelle Puis, j’aime les mots, la littérature, les voyages et l’abandon de l’ordinaire pour vivre par procuration d’autres vies, rester moi tout en enfilant la tenue de personnages que je ne suis pas. L’’écriture offre cette liberté totale ! Oui, j’adore écrire depuis mes vingt ans et j’ai gardé mes textes éparpillés dans des petits cahiers et des feuillets qui voltigent dans mes tiroirs et mes armoires. Mon regard sur ceux-ci est rempli de tendresse, car ils évoquent toujours des souvenirs qui me reflétaient à des temps différents de mon parcours. Ma grande chance est d’avoir été encouragée par certaines personnes qui croyaient en moi.
Le Conte est-il important dans votre répertoire ?
Le conte occupe une place particulière dans ma vie, même s’il est venu plus tard. Au début, je croyais qu’il n’était pas pour moi, qu’il enfermait l’originalité et l’histoire de la personne avec une série de codes stricts. Puis, il y a eu un déclic lorsque j’ai suivi une formation, qui m’a permis de me rendre compte que ce mode de narration regorge de richesses et chatoie de mille feux. En fait, le conte nous renvoie à ce qui nous relie tous, nous les êtres humains, à cette soif de nous connaître et de nous rapprocher les uns des autres. Il s’agit d’un art puissant, qui est la parole du monde depuis la nuit des temps, même s’il ép ouse diverses formes en fonction des époques et des cultures. Il possède également une dimension universelle et nous enseigne la connaissance et la sagesse. Il renvoie à notre inconscient collectif, à ces récits porteurs de messages ancestraux. Aujourd’hui, l’art du conte tient une place extrêmement importante dans mon existence. J’en ai fait mon travail de fin d’étude, ainsi que mon mémoire d’Art thérapie. Raconter une histoire en tant qu’artiste de scène me réclame une présence absolue et un travail corporel intense qui sollicite d’aller chercher une énergie énorme en soi. Mais quel bonheur de voir les petits et les grands enfants écouter et s’émerveiller !
A quel moment avez-vous choisi de vous produire sur les planches ?
Cela remonte à la fin de mon adolescence. Disons que je devais avoir dix-huit ou vingt ans. Je me souviens de ma première déclamation. Elle s’est déroulée dans une petite église de Berchem-Sainte-Agathe. J’étais timide comme une feuille fragile et mes jambes tremblaient pendant que je lisais mon texte. Néanmoins, j’ai senti que je me trouvais à ma place. Deux autres souvenirs me reviennent. Il s’agissait d’une tragédie, Phèdre de Racine, ainsi qu’une pièce moderne, comique et absurde. Je jouais en duo et j’avais la lourde responsabilité de dénicher une souris comme accessoire pour un des tableaux. J’ai donc eu l’idée brillante de la dessiner sur un carton. Le public a bien ri. Quel délicieux souvenir !
En quoi consistent vos prestations scéniques ?
Mes spectacles sont un éventail de plusieurs disciplines artistiques. Outre le conte, je propose des concerts de musique et de chants avec mes propres compositions, accompagnée de musiciens qui varient en fonction du répertoire. Les thèmes que j’aborde sont l’amour et la vie en langage poétique Actuellement, l’affiche « Nour » circule depuis plus d’un an dans différents endroits de la capitale. Il s’agit d’un voyage qui se décline sur le mode voix-piano.
Vous avez publié un recueil de poèmes intitulé « Ventre étoilé ». Quels thèmes aborde-t- il ?
Ce livre traite de la non-maternité. Surtout du chemin de résilience d’une femme qui n’a pas donné la vie et qui, pourtant, est remplie de vie même si elle a traversé la nuit noire profonde de l’âme pour se réveiller à une autre destinée. En dehors des préjugés bien ancrés dans des traditions encore bien présentes, le corps de la femme est entravé pour l’empêcher de vivre sa propre singularité. A mes yeux, il est important de raconter mon histoire pour m’en libérer et pour faire entendre la parole de celles qui manquent de légitimité et de reconnaissance. Ce recueil a été écrit comme un message adressé à toutes les mères ou non-mères dans le but de les aider à revendiquer leur droit d’exister. Par ce livre, j’entends redonner de la noblesse et de la dignité aux invisibles, aux sans-voix, aux sacrifiées, aux déshonorées, aux abîmées, aux hors-propos, aux mises à l’écart, ... Je désire également sensibiliser la jeunesse à cette réalité trop souvent voilée et si peu abordée dans les sujets d’actualité et les débats. Il me paraît important de les ouvrir à d’autres possibles pour rêver d’une société plus juste J’invite enfin les hommes à entrer dans le cercle sacré des femmes pour mieux comprendre les difficultés de leur vécu par rapport à la maternité Peut-être seront-ils amenés à devenir un soutien précieux pour leur épouse, leurs sœurs ou leurs filles ?
De quoi parle « Assise sur un banc », votre second recueil ?
Ce titre évoque pour moi les nombreuses années où je restais seule, assise dans un parc, à contempler le monde et à combler la douleur d'une solitude, d'un isolement social, en cherchant à percer le sens de mon existence. Ce livre parle de liens et nous rappelle que beaucoup sont installés quelque part, occupés à repenser leur histoire et à réinventer celle des autres. Je voulais que le titre soit fédérateur. Quant au banc, il unit nos individualités dans un lieu universel qu’on se partage et, à mes yeux, il représente une métaphore poétique d'un imaginaire collectif. Surtout, ce recueil de poésie revient, au fil des saisons, sur les souvenirs et le temps qui passe comme une matrice à travers les rues, les cafés, les lieux publics et les campagnes. En fait, une balade poétique au gré des humeurs vagabondes et des impressions qui se déposent sur nos vécus et nos paysages intérieurs. !
Vous vous revendiquez guerrière ?
Je me définis comme étant une douce guerrière des mots et cela m’amène à sourire. Je suis guerrière dans la mesure où je m’engage dans la création pour élargir les consciences et bousculer les habitudes qui figent les mentalités. Je crois sincèrement qu’il faut élargir le champ des possibles pour avancer main dans la main et obtenir une société plus juste et plus harmonieuse. Je suis guerrière pour faire entendre la parole des femmes qui ne peuvent pas s’exprimer librement et leur donner l’occasion de pouvoir prendre une place légitime dans un système où le patriarcat est encore ancré trop pesamment. Je suis guerrière, car ma propre histoire de femme a été douloureuse et parce que j’estime être une rescapée.
Quels rapports entretenez-vous avec Bruxelles ?
J’entretiens un amour avec un gigantesque A et une tendresse infinie avec ma ville. Elle représente mon ADN, mon nid, ma chance, ma terre d’accueil, mon lieu de naissance, ... D’ailleurs, je me définis d’abord comme bruxelloise avant d’être belge. J’aime son atmosphère qui transforme certains de ses quartiers en joyeux bordel. J’aime m’y balader, flâner et chiner dans de nouvelles boutiques. J’aime aussi rester des heures dans des cafés pour écrire ou écouter les conversations de la salle. Puis, Bruxelles bénéficie d’une ambiance à nulle autre pareille. On y rencontre facilement les gens pour entamer des conversations kilométriques. Enfin, elle regorge de lieux culturels qui foisonnent. Parfois, on a même la sensation d’être dépassé dans le tourbillon d’événements qui se succèdent. Mais quelle joie !
Quels sont vos projets ?
Des rencontres littéraires, des scènes de poésie, un projet de lecture performé, des dédicaces, des voyages et plein d'autres possibles. Des horizons sans cesse renouvelés !
Propos recueillis par Daniel Bastié
Article paru dans Bruxelles Culture du 5 mai 2024
https://issuu.com/eag.gallery/docs/bruxelles_culture_5_mai_2024