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décès (2)

administrateur théâtres

In Memoriam

12378693501?profile=RESIZE_710xLest We Forget...

Le 17 février  2022 nous assistions aux obsèques  de Monsieur Robert Paul, fondateur de notre magnifique Réseau Arts et Lettres

 

Il aurait eu 80 ans ce 19 février 2024

J’écrivais…« Affreuse nouvelle! Je suis bouleversée. Chemin obligé à tous, on croit désespérément à la vie, on pense que l’on peut sans cesse aller plus loin. Ensemble. Solidaires.

Fin érudit, Robert a soutenu ce Réseau magnifique jusqu'à son dernier souffle, avec un soin jaloux, un amour de la culture et un dévouement absolu.Comme il nous manque, maintenant que nous savons pourquoi, ces derniers jours, il s’était fait… discret.

Le pire nous avait effleuré l’esprit, nous n’osions envisager cette éventualité. Il a rejoint les meilleures âmes, le creuset de l’humanisme intemporel, le royaume de la Bienveillance.

Son passage sur terre a été l’image que l’on garde de la Voie lactée, quand, loin des préoccupations matérielles, on prend le temps de la contempler. Lui, c’est une figure de proue, un artiste des artistes que l’on n’oubliera jamais.

Une des plus belles personnes que la vie nous a donné de rencontrer et qui restera à jamais fichée dans notre cœur et que l’on regardera avec une certaine ferveur et pour toujours une immense gratitude.

Aussi, nous voulons envoyer pour lui, vers le mystère de l’univers, toute musique, toute harmonie de couleurs ou de formes, toute poésie , toute écriture, humble et crépitante, comme pétales de la Marguerite des morts …et l’inscrire à jamais, dans le panthéon des personnes qui nous manquent. »

Jamais son trou ne se refermera dans l’océan de nos pensées…

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administrateur théâtres

1731983.jpg?width=620Le Premier ministre, au nom du gouvernement fédéral, a exprimé ses plus sincères condoléances à Leurs Majestés le Roi Philippe et la reine Mathilde ainsi qu’à l’ensemble de la Famille royale suite au décès de la reine Fabiola. Dans un communiqué, le Premier ministre a tenu «  à rendre hommage à la reine Fabiola pour son engagement en faveur du pays sur les plans social et culturel  », notamment à travers le Concours reine Elisabeth. « La Belgique perd ce soir une grande reine qui a fait rayonner l’image de notre pays à travers le monde entier. Nous garderons le souvenir d’une grande dame qui s’inscrira dans l’Histoire de notre pays », déclare Charles Michel.

4535707_7_d874_de-gauche-a-droite-l-ancienne-reine-fabiola_a1e1ef2a24d9ed48d1de84f7b617ac7d.jpg?width=534 De gauche à droite : l'ancienne reine Fabiola, la reine Mathilde, le roi Philippe et ses parents l'ancien roi Albert II et l'ancienne reine Paola, le 21 juillet 2013, jour de la passation de pouvoir. | AFP/MICHEL GRONEMBERGER

Redécouvrons donc celle qui fut longtemps « première dame » de Belgique.

Une femme surprise

En septembre 1960, Baudouin surprend par l’annonce de ses fiançailles –  qu’il comptait pourtant faire dès juillet, les événements au Congo l’en ayant empêché. Car le secret de son idylle avec Fabiola a été bien gardé. Le couple ne révélera d’ailleurs jamais les circonstances de sa première rencontre. Qui a donc fait l’objet de toutes les conjectures. La plus probable évoquant le grand rôle joué par le cardinal Suenens.

Secret oblige, à l’automne 1960, les Belges ne savent rien de doña Fabiola de Mora y Aragón, lorsque Baudouin la présente à la presse au château de Ciergnon. Mais le lendemain, les journaux ne tarissent pas d’éloges pour cette jolie jeune femme ; parlant plusieurs langues (espagnol, français, anglais, allemand) ; ayant décroché un diplôme d’infirmière à la Croix-Rouge et pratiquant dans un hôpital militaire de Madrid ; sachant gratter la guitare et taquiner le piano ; aimant peindre et écrire des contes pour ses neveux et nièces. Et surtout issue d’une excellente famille aristocratique espagnole : son père, don Gonzalo Mora Fernandez, est Comte de Mora et Marquis de Casa Riera ; ses parents et ses six frères et sœurs occupent un hôtel de cinq étages… et une vingtaine de domestiques dans la capitale, et reçoivent le tout Madrid (diplomates, écrivains…).

Le mariage a lieu le 15 décembre. Et à relire la presse de l’époque, Fabiola a conquis les cœurs. Chacun souligne un « mariage d’amour ». Finie de l’image du « Roi triste »…

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Une femme blessée

Rapidement pourtant, une première épreuve l’attend. Et les magazines populaires que Fabiola fuit en font leurs titres. S’emparant de ce qui fera le drame de sa vie, elle qui adore les enfants et aurait aimé être enseignante. Dès 1961, ils posent la question : Fabiola pourra-t-elle avoir des enfants ? La réponse sera cruelle : non. Après des fausses couches en 1961, 1962, 1963 et 1966, et une opération en 1968, il lui faut l’accepter…

Le 10 juin 1961, elle réservait pourtant la primeur de sa première grossesse à Jean XXIII, à l’occasion d’une audience à Rome. Le pape s’empressant de rendre l’information publique… créant une mini-polémique en Belgique, où ces heureux événements sont traditionnellement annoncés par le grand maréchal de la Cour, puis le gouvernement.

Baudouin n’évoquera qu’une fois ce drame personnel, dans l’un de ses discours : « Nous n’avons pas d’enfant et longtemps nous nous sommes interrogés sur le sens de cette souffrance. Mais, peu à peu, nous avons compris qu’en n’ayant pas d’enfants à nous, notre cœur était plus libre pour aimer tous les enfants, absolument tous. »

Une femme sociale

En public cependant, Fabiola garde le sourire. Poursuit son engagement social. Conserve un contact direct, jovial avec les gens, dans ce mélange de langues qui lui est propre. On la dit réellement à l’écoute de la souffrance des autres – elle n’hésite pas à embrasser des lépreux en Afrique. Un intime assure : « Quand on parlait avec elle, on sentait qu’on existait, on n’était pas un numéro. Ce n’était pas des conversations protocolaires. Elle avait le contact facile. »

20080604 - BRUSSELS, BELGIUM: This file picture dated 29 June 1970, shows Queen Fabiola of Belgium during a diner with Mrs Mobutu, during a visit to Congo, in Kinshasa. Fabiola de Mora y Aragon celebrates her 80th birthday on 11 June 2008. BELGA PHOTO ARCHIVES

Son implication sociale se marque dans des domaines qui lui sont chers, comme la santé mentale : elle crée rapidement la Fondation Fabiola pour la santé mentale et ses Œuvres offrent des bourses à des chercheurs et médecins dans le domaine de la prévention de l’aliénation mentale. La lutte contre la prostitution ou l’émancipation des femmes dans les pays en voie de développement sont d’autres de ses combats.

En 1992, à la demande de Baudouin, elle préside à Genève le « Sommet sur le progrès économique des femmes rurales », rassemblant 64 épouses de chef d’Etat ou de gouvernement. Et depuis 1994, la quasi-totalité de ses déplacements à l’étranger (à l’exception de ses voyages privés en Espagne) touche au statut de la femme ou à la femme rurale.

Sans parler de son secrétariat social qui traite, durant le règne de Baudouin, plusieurs milliers de lettres par an.

Une femme discrète

Après le décès de Baudouin, le 31 juillet 1993, Fabiola, deuxième reine à avoir survécu à son mari, se retire peu à peu de la scène publique. Elle reprend la présidence d’honneur de la Fondation roi Baudouin. Et, en amoureuse de tous les arts, reste une présidente d’honneur active du Concours musical reine Elisabeth (elle qui a un instrument de musique dans chacune des pièces du Stuyvenberg). Mais étant reine « tout court » – Paola a repris le titre de reine des Belges –, elle ne veut pas faire de l’ombre au couple régnant.

Discrète, elle l’a d’ailleurs été toute sa vie. Pas son genre de s’exposer dans les endroits branchés ni de s’afficher au bras de people. Certes, comme le dit cet intime, « elle était reine d’une époque révolue », lorsque la médiatisation n’était pas ce qu’elle est. Il n’empêche : « Elle n’était nullement portée vers le spectaculaire, le sensationnel. » Et a évité, jusqu’au bout, les feux des projecteurs.

La preuve : elle n’a jamais accordé d’interview. Tout juste a-t-elle enregistré un exceptionnel message radiotélévisé, à l’occasion de ses 60 ans. Un message d’amour, cette « source inépuisable de vie que nous portons en nous et que nous pouvons donner et recevoir, que nous soyons pauvres ou riches, jeunes ou âgés, bien portants ou handicapés ».

Même pour ses 80 ans, elle refuse les demandes d’entretien ou d’émission spéciale : « Elle trouvait cela excessif, confie un proche ; elle n’aimait pas les feux de la rampe, fuyait la publicité. Pourtant, elle adorait sortir, bavarder, téléphoner. Mais pas sous les projecteurs. »

Une femme amoureuse

Il est une autre raison de la discrétion de cette femme, naturellement extravertie et volubile : depuis 1993, Fabiola vit dans la mémoire de Baudouin. Pas au passé, au présent. « Baudouin, pour elle, c’était une présence, ce n’était pas le passé, poursuit ce proche. Elle en parlait beaucoup, convaincue de le revoir. Elle parlait de lui comme s’il était en voyage, comme s’il allait revenir. Au Stuyvenberg, elle vivait entourée de souvenirs. »

>>> A lire : le Roi Baudouin, roi de mon coeur

« Elle vivait en communion avec Baudouin », confirme un autre intime. Un troisième ajoute : « Elle disait souvent qu’elle n’attendait qu’une chose : rejoindre Baudouin. Que ce serait un jour de bonheur pour elle. Elle disait être en contact avec lui. Parfois elle lançait : «Baudouin a parlé par votre bouche». »

Car, « plus qu’elle l’aimait, elle avait une vénération pour Baudouin ». D’ailleurs, les rares fois où elle est sortie de sa réserve ces dernières années, c’est au nom de Baudouin. La première, peu après sa mort, le 14 août 1993, pour un message de « reconnaissance émue » aux Belges qui lui ont témoigné leur sympathie. La deuxième, par une lettre au peuple belge à l’occasion de ses 75 ans et des dix ans de la mort de son « Bien-Aimé ». Une lettre pour révéler la « vraie nature » de son époux : son « amour inépuisable », son « écoute généreuse et attentionnée », « son esprit lucide et son silence aimant », son « ouverture d’esprit et de cœur », sa « compréhension et sa sagesse ». Eloge d’un homme dont elle avoue : « Le voir comme l’entendre, en bonne et en mauvaise santé, dans ses peines et ses joies profondes tout au long de nos 33 années communes, m’a fait grandir. » Car pour elle, Baudouin reste « un don unique, aujourd’hui, demain et pour l’éternité ».

Une femme pieuse

C’est l’autre trait majeur de la personnalité de Fabiola, au-delà de son adoration pour Baudouin : sa foi. On le sait et tous ceux qui la connaissaient le confirment : Fabiola était très pieuse. Depuis toujours. Habituée à une messe quotidienne. À la mort de son père, en 1957, elle aurait même songé à entrer au couvent. Depuis les années 80, c’est le Renouveau charismatique, basé sur les valeurs d’espérance et d’amour, qui la séduisait. Preuve : sa tenue blanche lors des funérailles de Baudouin et la « messe de gloire et d’espérance ». Plusieurs en attestent : « Elle avait des idées très arrêtées sur ce qui est religieux et moral. »

Une femme volontaire

Car si Fabiola est une femme discrète, c’est aussi une femme de tête, à la volonté de fer, aux convictions profondes : « Quand elle vous fixait de ses yeux noirs, on sentait cette volonté dans le regard… » Mais sa fonction de reine l’empêche de laisser libre cours à ses opinions personnelles. Lorsqu’elle s’y risque, en petit comité, Baudouin la reprend d’un « darling, darling… ». Ou, raconte un ministre d’Etat, « lui disait «Non, ça, on ne peut pas le dire». Et elle reconnaissait : «En effet, dans notre rôle, on ne peut pas exprimer nos convictions personnelles». Elle l’acceptait. »

Dans ses Mémoires, l’ex-Premier ministre Wilfried Martens dément d’ailleurs la rumeur : selon lui, Fabiola n’a pas incité son mari à refuser, en 1990, de signer la loi dépénalisant l’avortement. Pour lui, pas de doute : c’est une décision de Baudouin.

Une femme dévouée

Car malgré sa forte personnalité, Fabiola acceptait ce rôle, quasi contre-nature, en retrait de Baudouin. En soutien, aussi. Pour Wilfried Martens, Baudouin et Fabiola formaient d’ailleurs « un mariage parfait ». Car « elle l’a soutenu d’une manière formidable. Sans elle, il n’aurait pu être Roi et chef de l’Etat pendant 41 ans, avec toutes les difficultés qu’a connues notre pays. Il m’avait d’ailleurs confié à la fin : «Je suis à bout». Ce n’aurait pas été possible sans elle… »

source: http://www.lesoir.be/726531/article/actualite/belgique/2014-12-05/deces-fabiola-une-reine-passionnee

"Suite à la proposition de Sa Majesté le Roi, le Conseil des ministres a également décidé d’un deuil national à partir de ce samedi 6 décembre jusqu’au vendredi 12 inclus." 

 De nombreux membres du Réseau d'Arts et Lettres tiennent à présenter à la famille Royale leurs plus vives condoléances

Ni allocution radio-TV du Premier ministre, ni édition spéciale du Moniteur, ni jour de congé pour les fonctionnaires et les écoles, ni ministres vêtus de noir et privés de réjouissances publiques durant un mois de deuil. Comment, d'Elisabeth en 1965 à Fabiola en 2014, l'ultime hommage rendu à la veuve d'un roi est passé de la majesté à la sobriété. http://www.levif.be/actualite/belgique/d-elisabeth-a-fabiola-le-deuil-de-la-belgique-de-papa/article-normal-357229.html?utm_

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