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Léternel présent

Extrait de ma pièce : "Les meubles parlent"( Premier acte, scène 2) : Dans un hôtel des ventes six meubles d'époques différentes font connaissance

L’HORLOGE : Quel besoin avez-vous de vous préoccuper de l’avenir ? Ne pouvez-vous pas vous contenter de profiter de l’instant présent ? Certains ne vivent que dans le passé, d’autres anticipent le futur. Et pendant ce temps que vivent-ils ? Rien ! Moi, je suis l’Eternel Présent. Rien ne me perturbe. Parfois je dérange avec mon tic-tac régulier et mon carillon qui jour après jour, décline les heures. Les humains vieillissent et me lancent parfois des regards haineux. Je n’en ai que faire. L’heure suivante mes aiguilles déclenchent le signal inébranlable de la fuite du temps. D’autres fois je sens des yeux suppliants posés sur moi comme si j’avais le pouvoir de provoquer les évènements alors que je ne suis qu’un point de repère que rien ne peut ébranler. Je me sens parfois un peu seule dans cette fonction unique qui est la mienne. Mais je suis la gardienne du rythme du jour et de la nuit depuis que plus personne ne regarde le soleil. Parfois, on oublie de me remonter. Je m’endors d’un profond sommeil qu’aucun rêve ne vient troubler. Dès que le cliquetis de ma clef actionne mes lourdes aiguilles, je m’éveille sans mémoire, sans passé, ni futur dans la conscience de l’éternel présent. Ainsi les années ne me marquent-elles pas. Bien que je sois votre doyenne, on me crédite de 239 ans, je n’ai pas d’âge. Ça n’a pas d’importance puisque je ne dépasse jamais le nombre douze.

LE FAUTEUIL DE STYLE : Ça doit être un peu abrutissant de refaire indéfiniment le tour du cadran.

L’HORLOGE : Pas pour moi ! Vous ne pouvez pas imaginer l’instant sublime de la rencontre de la grande aiguille sur la petite qui n’aspire qu’à cette fusion éphémère. Cette pulsation qui déclenche le gong tant attendu, c’est à chaque heure, un cœur qui bat, une vibration, une étreinte amoureuse vouée à un éternel recommencement.

En savoir plus : Lire le premier acte

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administrateur théâtres

Appel à projets - Prix jeune peinture

Prix jeune peinture belge

Appel à projets: Prix jeune peinture belge

En 2011 l'asbl Jeune Peinture Belge présente, en collaboration avec le Palais des Beaux-Arts, une nouvelle édition du Prix de la Jeune Peinture Belge. Ce prix prestigieux est l'un des événements majeurs de l'art contemporain en Belgique.

Le concours est ouvert aux artistes de toutes disciplines artistiques, âgés de moins de 35 ans au 1er janvier 2011 et belges ou résidant en Belgique depuis un an au moins. Sur base d'un dossier, un jury international de directeurs et curateurs de musées sélectionnera les projets. Les artistes choisis seront invités à exposer au Palais des Beaux-Arts du 9 juin au 11 septembre 2011. Lors de l’inauguration, le jury remettra quatre prix, dont minimum un à un(e) peintre.

-le Prix Jeune Peinture Belge «Crowet» (25.000€)

-le Prix Jeune Peinture Belge «Langui» (12.500€)

-le Prix Jeune Peinture Belge «Palais des Beaux-Arts» (12.500€)

-le Prix Jeune Peinture Belge «ING» (12.500€)

Les dossiers et bulletins d’inscription doivent être envoyés au Palais des Beaux-Arts au plus tard

le 29 novembre 2010 (Maïté Smeyers -23, rue Ravenstein, 1000 Bruxelles).

Le dossier de présentation (format A4) doit obligatoirement comporter: -le curriculum vitæ de l’artiste -la démarche artistique générale -une présentation précise du projet à réaliser ou des œuvres existantes (réalisées il y a max 3 ans) proposées pour l’exposition au PBA -des illustrations de ces œuvres au moyen de photographies, d’esquisses, de diapositives ou, le cas échéant, les dvd ou cd-rom des œuvres vidéographiques. (extrait de max. 15 minutes).

Remarque : le jury étant international, nous conseillons de remettre un dossier bilingue français-anglais

Le Jury cette année est composé de :

Henriette Bretton-Meyer, Directrice de Overgaden, Institut for Samtidskunst, Copenhague

Miguel von Hafe Pérez, Directeur du Centro Galego de Arte Contemporànea, Santiago de Compostela

Clément Minighetti, chef-curateur du MUDAM, Luxembourg

Thierry Raspail, Directeur du Musée d’art contemporain de Lyon

Hilde Teerlick, Directrice du Frac Nord-Pas de Calais

Le règlement complet du concours et le formulaire d'inscription sont disponibles sur le site: www.jeunepeinturebelge.be

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Ledent

Si l'on pouvait tapisser une maison avec les oeuvres de Ledent, le bonheur y régnerait, les yeux écarquillés sur le beau, la couleur, la chaleur, en un mot: un vivatoire
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ton style c'est ton cul

A l'arrache, je vous dis que ça..!

Encore une série d'aquarelles faite comme si j'avais le feu au cul..

Ca de vient insupportable cette frénésie. Peindre comme au delà de toute réflexion, laisser venir le geste..

La palette est noire de couleurs qui se mélangent, je trouve sur le coin ce qu'il faut pour poser la touche ocre rosé..

la région des étangs en Tosscane 25 x25 aquarelle sur papier 300grs

lacs--blog

Putain comment ça marche, juste à l'arrache..

Faire chaque fois comme si c'était la première fois, sans la moindre chance de parvenir à un résultat. Peindre entre 2 regards ce qui se passe dans ce laps de temps..

Le style, c'est une intuition, un mouvement de hanches, pas travaillé, un pas de danse au réveil..

Son style, chacun le sien, chacun son cul..

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Le livre de Marco Polo ou Le devisement du monde

Cet ouvrage célèbre de Marco Polo, citoyen de Venise, datant de 1298 retrace les aventures du fameux explorateur et marchand, qui, au cours de ses activités commerciales et politiques, vécut à la Cour du grand Khan des Tartares, Kublai, et put ainsi connaître les pays et les moeurs des fabuleuses régions du Catay et du Cipungu, c'est-à-dire la Chine et le Japon. Le livre est composé des récits que l'auteur fit à Rusticien de Pise, alors que, de retour dans son pays, il avait été fait prisonnier par les gênois, en 1298, à la bataille navale de Curzola. Rusticien (écrivain habile à qui l'on devait dès 1271, le "Médiadus", compilation de romans bretons) rédigea lui-même en langue d' oil le récit de son illustre compagnon de peine ("Le devisement du monde de messer March Pol de Venece"). Le texte original fut transformé et déformé au cours des siècles dans les différentes versions françaises, italiennes et latines qui en furent données; il n'a pu être reconstitué que de nos jours, selon une édition à peu près complète, par Luigi Foscolo Benedetto, et réédité enfin dans sa rédaction française primitive.

On retrouve dans le récit que fit Marco Polo au retour des riches et mystérieuses régions de l'Orient, le ton d'un spectateur encore émerveillé par les souvenirs de son voyage. Les pages consacrées au Vieux de la Montagne (légende dont on retrouve les traces dans nombre de contes médiévaux), à la résidence d'été du grand Khan à Ciandu (aujourd'hui Shang-tu) et aux coutumes de l'ancien empire chinois, sont demeurées célèbres. La description de la bataille entre le roi Abarca (Béréke, khan de la Horde d' or) et le roi Alau (Hulagu, khan de Perse) est toute imprégnée d'une atmosphère de légende et d' épopée: la lutte de deux conquérants est admirablement restituée dans sa splendeur barbare et sanglante.

Ici, Marco Polo ne laisse pas d'éprouver une certaine fierté millénaire de se sentir européen, héritier d'une civilisation millénaire; toutefois, pressantant la vie nouvelle, fascinante et mystérieuse, de ces peuples nomades, il tempère ses jugements par une sagesse que lui inspire la connaissance d'hommes et de terres si éloignées de sa patrie. Le récit de l'activité déployée par Marco Polo à Jang-Ciou, dont il fut le gouverneur pendant trois ans, constitue un important document historique. Ses actes révèlent le sang-froid d'un homme qui sait évaluer les événements et apporte, en toute occasion, une modération et une précision de jugement qui lui permettent de les dominer. On relève encore les étonnantes descriptions de certains grands voyages effectués à travers des terres vierges, la découverte de populations, inconnues même de ses guides, de plantes et d'animaux jusque là entourés d'un halo de suppositions fabuleuses. Les allusions à son activité de marchand offrent un grand intérêt documentaire et nous renseignent sur des produits précieux et rares, les épices, le pétrole d' Arménie, le charbon fossile du Catay, les pierres précieuses. Mais ce qui frappe le plus, dans cette relation, c'est l'émerveillement et la stupeur d'un homme, habitué aux dures réalités de la vie quotidienne, devant un monde apparu à ses yeux comme par enchantement: palais d'or et d'argent, jardins embaumés de mille fleurs rares, cérémonies solennelles avec leurs foules prosternées devant les idoles et les représentants du pouvoir, hordes s'entre-tuant pour la possession d'un lambeau de terre, coutumes, langues et sentiments inconnus à l'ancienne civilisation méditerranéenne, sinon dans les rappels de quelque lointaine légende. Cet abandon à un monde fait de contrastes et de splendeurs anime cette vaste narration et lui confère tous des caractères d'un univers poétique, qui la situent parmi les plus riches témoignages de l'Europe médiévale et de l'ère des premières découvertes géographiques. On a pu dire à juste titre qu'avec ce livre, Marco Polo donnait à l' Italie le monument épique et vigoureux qui lui manquait par rapport à la littérature chevalresque des autres pays.


Le Devisement Du Monde - Marco Polo
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Déconstructivisme

A l’heure du coucher, visage figé sous l’insulte encaissée sans broncher. Dans le sommeil, fendillements. Draps défaits du petit matin. Traits reconstitués avec patience, morceau par morceau, à la colle repositionnable.

Se refaire une tête, une autre. Battre les cartes, les redistribuer. Fragmenter l’ancien visage en mille facettes mouvantes et moirées.

Reconstruire au hasard : l’œil écoute, la bouche regarde et une oreille se fait langue pour mieux circonvenir les attentes de l’autre. Des cheveux plein la voix, discours tissé de scories, lapsi et zézaiements, pour la plus grande incompréhension de ceux qui, de toute manière, n’écoutent jamais rien.

Mitose, méiose, les mots se subdivisent, les syllabes prolifèrent, s’engrossent mutuellement. Sens seconds et sourds-entendus. Sabir et charabia, qui par hasard passaient par là, entreprirent un jour de construire une tour, à l’aide de langues de bois. Tenons et mortaises, dictons et foutaises, le grand colloque international s’y tient tous les dimanches entre hoquet et colique, à deux heures du matin.

La vestale en robe blanche, aux yeux cernés par des nuits sans soleil, ne cesse de ranimer les flammes défaillantes d’une pentecôte prolongée au-delà de toute décence. C’est à la lueur des bougies que les visages se décomposent pour de bon. Dans le public, Francis Bacon jubile et son menton tremblote avant de se répandre en gélatine rosâtre sur son plastron. Autour de lui, les gens s’efforcent de faire bonne figure sans trop perdre la face. En vain. Les joues s’affaissent et les sourires hypocrites se désagrègent aux avant-postes des assentiments convenus.

Dieu rallume le feu sous le chaudron de la bouillie primordiale. En matière de création, tout est toujours à recommencer.

Josiane Hubert.

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administrateur théâtres

L'Insoumise ou Scarlett O'Hara au pied du terril

Nous voici à L’ESPACE MAGH, le Centre culturel maghrébin, aussi accueillant que le hall d’un bel hôtel étoilé. A gauche en entrant, un superbe bar, décoration florale majestueuse, d’innombrables théières ventrues bientôt fumantes, l’accueil souriant d’Anissa - Ben Salah, la directrice et créatrice géniale de tout cet ensemble surprenant, à la lisière des Marolles et des quais de Senne. La musique feutrée… vous fait prendre le temps d’examiner de magnifiques toiles lumineuses, suspendues tout le long de la rampe d’accès vers la salle, dissimulée par de lourds rideaux rouges rehaussés de spots. Il faudra passer ce rideau de scène subsidiaire, pour accéder à la salle de spectacle, disposée sur deux niveaux, un concept ancien complètement dépoussiéré qui remplace une ancienne boîte de nuit. C’est confortable comme un lounge VIP.

Et puis voici en contraste fascinant et émouvant, L'Insoumise ou Scarlett O'Hara au pied du terril. « Seule en scène, Jamila Drissi s’est inspirée de sa mère, héroïne ordinaire d’une cité du Borinage, pour dessiner une pièce touchante, loin de tout misérabilisme, hommage à toutes ces mères qui ont connu l’exil et choyé leurs enfants malgré la misère. » Nous sommes au cœur du Borinage.

Jamila Drissi apparaît, dos à un immense écran qui par magie s’allume et se dissipe au moindre de ses signes. Les jeux de lumières très délicats éclairent la lecture de sa jeunesse, de ses rêves, de ses tendres souvenirs. Le fond de misère de son village couvert de la suie des terrils s’illumine des grands espaces américains ou de scènes de films romantiques. Les rêves de l’enfance. La capacité de voir la vie autrement, avec les yeux de l’amour. Avec simplicité elle évoque la solidarité de sa famille et de ce village tout entier, elle rend hommage à la joie, à la tendresse, à l’imaginaire qui recrée les couleurs au milieu de la suie, du travail harassant, des maladies de la mine. Sa mère n'est jamais allée à l'école mais elle adorait le cinéma, le théâtre, l'opéra et elle a semé les merveilleuses graines de la création dans sa fille, insoumise, de mère en fille! Jamila plonge dans le personnage de sa mère, qu’elle essaie de déchiffrer, car les yeux d’une petite fille voient parfois tout autre chose. Souvent un nuage gris menaçant et autoritaire! Elle raconte son père, si vite disparu à l’hôpital devenu sa dernière résidence secondaire… Elle fait raconter à sa mère sa vie en Algérie, sa venue en Belgique à 17 ans. Elle conte ses propres jeux d’enfants, le théâtre de la vie de village. Elle joue en guise de couplet, Anna, l'Italienne toujours au courant de tout, Thérèse et son inséparable caniche, Renée, l'alcoolique fumeuse de Belgas, avec leurs accents multiples, tellement drôles, puis redevient l’enfant irrésistible, riche de sa relation de princesse avec son père, ou bien Jacques Dufilho, ou bien les deux ? Mais il y a aussi Cathy l'Allemande et Henri le nazi revisités avec la lorgnette de l’enfance.

Que connaît-on des adultes ? Comment savoir si on connait bien ses parents ? Que peut-on connaître d’eux ? Cette vision d’enfant reçue au creux de notre main, un oiseau précieux qui ose chanter l’espoir à tue tête, est un bonheur insigne pour le spectateur. Pas la moindre harangue sociologique ou discours racoleur. On jette un regard neuf sur ces centaines d’immigrés venus de toutes parts, avides de se construire une nouvelle vie, digne et respectable. Le texte est plein d’humanité et d’humour et s’achève comme le générique d’un film d’amour. La réponse que reçoit Jamila à la fin de ses interrogations, est un hommage à la liberté et à la dignité de la femme, un envol pour la magie de l’écriture.

http://www.espacemagh.be/index.php

17 rue du Poiçon, Bruxelles

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Exposition Envoz'Art 2010

Invitation

à la 5ème édition de l'exposition d'art Envoz'Art 2010

Vernissage le vendredi 26 novembre à 19h30.

Samedi 27 et dimanche 28 l'exposition continue de 11h à 18h à Couthuin

Salle Plein Vent - rue Pravée, 32 - 4218 Couthuin

Invités d'honneur: Alain Bronckart - Patricia Charpentier - Marcel Hubin

Je participe à cette magnifique exposition et je souhaite votre visite pour mieux se connaître.

à bientôt donc, Margareth

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Arrondir

Mes mots ont besoin d'avoir mal

De se nourrir de silences et d'ennuis

De s'enkyster dans ma déprime.


Et me dire que tout est possible

Arrondir le chagrin de plaisirs,

M'en fabriquer des souvenirs.



Nadine-Lia L

Le Prochain



Dessin : HENRY LEJEUNE


Encres de Chine


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Petits bonheurs : Hervé BroquetPauvre est celui qui du levant au ponantDu jaune qui s’éveilleA l’orange qui se coucheNe sait capter la magie des heures d’une vie.Guerres, maladies, accidents et cataclysmesFont de nous des êtres fragilesOù puisons-nous tant d’énergie à tenter de rester debout ?N’est-ce pas dans l’espérance d’un coquelicot naissant ?Oisillon qui rentre dans la chambre d’une jeune mamanHôpital où se couchent la mère et le petit perduCœurs côte à côte d’une improbable, mais authentique rencontreDans un instant de magie et de chaleur partagée.Des battements qui s’unissentUn ultime baiséDes yeux qui se brouillentUn train qui part.La magnificence de la natureLa force des éléments faucheurs de viesLa fraternité et le courage des HommesLa vie tout simplement qui se bat.
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Le manque de lui



Mon cœur a éclaté, tranché, ensanglanté ...


Le sabre du mensonge a bien fait son office


Puisque je suis à terre, puisqu’il vient de tuer


L’âme de cet amour, cruel sacrifice ...



Et voilà que je sens s’écarteler mon corps


Par trop de souvenirs, trop d’images floutées...


Et sa voix que j’entends, et que j’entends encore


Me dire et me redire ces mots les plus sucrés



Qui posent sur ma peau les frissons les plus doux...


Je me sens bien vaincue, perdue de déraison,


A cent lieues de penser qu’il pouvait après tout,


Me caresser du souffle de la trahison ...



Comment aurais-je pu croire à une triste fin


Quand son regard était le plus beau des miroirs,


Et que ces mots chantaient comme un alexandrin ;


Comment aurais-je pu croire qu’il peindrait tout en noir ...



C’est un manteau de larmes qui baigne mon désir


De perdre la raison, et qui me fait trembler


Du froid de l’abandon. Où est-il ce délire


Qui enflammait mes jours ? Je me croyais aimée ...





Je le cherche à présent au fond de mon silence.


Douloureux pèlerinage, rencontre de l’oubli,


Je devrais le haïr, je pleure son absence,


Je pleure sa chaleur, je pleure le manque de lui ...


KVR





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« Lettres à un otage » est un petit ouvrage en prose de Saint-Exupéry qui fut écrit aux Etats-Unis d'Amérique en 1942 et publié en France en 1944. Nous sommes en 1940. De Lisbonne, où il va s'embarquer, Saint-Exupéry lance un dernier regard sur l'Europe obscurcie, livrée aux bombes et à la Barbarie. De Lisbonne où ce qui reste de bonheur, s'est rassemblé. Seul pays épargné ou faisant mine de l'être, le Portugal paraît cependant plus triste que les lieux menacés ou ruinés. On y fume de gros cigares, on y roule en Cadillac; mais tout est fantômatique, sans raison, sans joie. "On jouait au bonheur à Lisbonne, afin que Dieu voulût bien y croire". Saint-Exupéry s'embarque et retrouve la même sensation de désastre sur le bateau. Pourquoi vivons-nous? Qu'est-ce que le bonheur? Que la solitude? Ces questions, habituels pièges à lieux communs, il va les déplier le plus respectueusement, amoureusement possible. Dans un style exempt de recherche, s'enchanter d'un sourire, du sourire de l'homme, du simple et réconfortant signe de complicité magique, discrète, qui suffit au bonheur; s'émouvoir de la solitude féconde du désert, où tout est nommé dans le plus formidable silence. "Le Sahara est plus vivant qu'une capitale, et la ville la plus grouillante se vide, si les pôles essentiels de la vie sont désaimantés". Hymne aux divinités, à l' invisible, à l' absence tremblante de ceux qu'on aime, ce petit livre sent bon. Sa morale, imperceptiblement lyrique, sauve l'homme, dit ce qui le justifie et lui rend grâce. Dans la détresse universelle, la voix de Saint-Exupéry rappelle les vérités les plus élémentaires, les plus dénuées d' ambition qui soient, sans jamais tomber dans la banalité. Tous ses mots battent. L'homme devient fréquentable, et sa main, réconciliatrice. C'est à ceux qui sont restés dans la fournaise que Saint-Exupéry tend désespérément la sienne: "Il n'est pas de commune mesure entre le métier de soldat et le métier d' otage. Vous êtes les saints."

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Aux portes du grand vide

Je suis comme un ciel sans étoile


Rien ne m'attire


Rien ne brille



Je suis comme un ciel d'été


Nimbée de brumes


De mirages




Je suis de rêves


De folies


De désirs




Je suis d'ailleurs


Plus loin


Plus près




Là où les sables fondent


Les pierres se pétrifient


Les mémoires s'effacent




Je suis un ciel sans étoiles


Aux portes du grand vide


Plus loin


Si près...


Nadine-Lia L.

18.07.2010


Dessin d'HENRY LEJEUNE

Encres de Chine

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J'aime les pierres


J'aime les pierres.

J'aime leur éternité.

Pouvoir en faire un mur.

Un rempart.

Pas une prison.

Pas une tour.

Pas un mausolée.

Pas de quoi t'enfermer,

Non,

En faire un mur qui te protège.

Qui nous protège.


J'aime les pierres.

J'aime les frôler.

Les caresser de mes angoisses,

De mes peurs.

De celles qui viennent du plus profond,

Du plus terrible.

Quand on ne sait même plus

Le pourquoi.

Le comment.



J'aime entourer les pierres.

Amoureusement.

Délicatement.

Les graver de mes runiques dévotions.

Les jeter aux oiseaux.

Noirs,

Aux serres menaçantes.

Interroger l'augure.

Croire en sa clairvoyance.


Les courbes brutes.

Taillées,

Ciselées de mes envies.

Chantant sous le ciseau.

Pierre bleue granitée,

Marbre rose,

Précieuse améthyste au violet profond.

J'aime les pierres

Qui jalonnent mes âges

Rangées.

Souvenirs ou trésors.


J'aime les pierres.

J'aime leur éternité.

En faire un mur qui te protège,

Qui nous protège.




Nadine-Lia L 3.06.2010



Dessin d'Henry LEJEUNE
encres de chine


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PARTAGE

Un jour, j'ai voulu projeter de l'espoir dans ma vie...

Alors, j'ai pris des pinceaux pour dessiner mes envies.

Et, j'ai furieusement mélangé les couleurs...

Pour comprendre et nuancer mes peurs!

J'ai décliné l'arc-en-ciel tant et tant!

Pour me rapprocher des vagues et du ciel changeant.

Et, j'ai découvert avec un certain étonnement...

Que j'avais envie d'explorer bien plus avant!

Un jour, j'ai voulu mettre de la vie dans mon espoir!

Alors, j'ai regardé mes pinceaux comme un miroir...

Pour suggérer que de la collision des couleurs

Puisse naître une réflexion dans nos coeurs!

J.G.

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« Lettre au Gréco » est un récit de Nikos Kazantzakis composé en 1955-1956. La mort empêcha l'auteur de remanier ce texte ainsi qu'il l'eût souhaité. La "Lettre au Greco" n'est pas à proprement parler une autobiographie. L'auteur le précise lui-même dans son introduction et ajoute: "... la seule valeur que je reconnaisse à ma vie est...sa lutte pour monter de degré en degré et parvenir... au sommet de ce que j'ai de moi-même nommé le Regard Crétois". Il s'agit plutôt de la relation d'un itinéraire spirituel, décrit étape par étape et dont l'auteur rend compte au Greco, cet autre Crétois dont il fait son ancêtre et père spirituels. Le titre grec signifie d'ailleurs: "Rapport au Greco", au sens militaire du terme. Ce livre couvre la période qui va de l'enfance de l'écrivain à la recontre avec Alexis Zorba (en réalité Georges Zorba) en 1917. L'enfance et l' adolescence furent pour l'auteur une prise de conscience de ses racines profondes, celles de son Moi comme celles de sa race. Etre crétois, c'est avant tout revendiquer, au prix de sa propre vie si besoin est, les valeurs qui font tout le prix de l'existence: la liberté, l' honneur, la dignité. Par la suite, à mesure qu'il poursuivra ses études et qu'il parcourra l'Europe, en y rencontrant les hommes, vivants ou morts qui marqueront sa pensée et sa vie (Bergson, Nietzsche, saint François d' Assise, Bouddha, Sikélianos, Lénine, Schweitzer, Zorba), Kazantzakis ne perdra jamais la conscience de son sang crétois, de ses ancêtres corsaires, de leur penchant invétéré pour la lutte. Cette énergie ancestrale, il la tournera seulement vers le combat spirituel qu'il poursuivit toute sa vie, et dont les étapes seront marquées par ses séjours à Paris, Berlin, Moscou. Partout où le feu couve, partout où une flamme et une idée surgissent, Kazantzakis est présent. Son inlassable curiosité, son amour de la vie et de la nature, confronté à chaque instant à un besoin d' ascèse et de lutte font de la "Lettre au Greco" le testament spirituel de Kazantzakis. Il y porte sur toutes choses ce 'Regard crétois", sans illusion ni espoir, ce Regard qui sait fixer la mort en face. "Mon âme tout entière est un cri et mon oeuvre tout entière est l'interprétation de ce cri", affirme l'auteur dans l'exergue de sa "Lettre au Gréco".

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