Des mendiants pullulent nombreux sur les trottoirs,
Peu de place sont réservées à ces gueux,
Qui agitent rougeauds et bouffis des miroirs,
Sur les nouveaux toboggans d'un monde heureux !
GCM
Pensée du jour.13/5/2025
Toutes les publications (16054)
Kean en crescendo saisissant au Théâtre des Galeries
Mai 2025. Pari osé, pari tenu. Le Théâtre des Galeries ressuscite Kean, d’abord imaginé dans une pièce en 5 actes, par Alexandre Dumas en 1836, puis transfiguré par Jean-Paul Sartre en 1953, dans une version dense, réflexive, parfois vertigineuse.
Ce qui aurait pu devenir une représentation poussiéreuse de héros de théâtre romantique, sous les traits d’un menteur professionnel, se révèle être une mise en abîme haletante de l’identité, du jeu, et de la solitude de l’artiste torturé.
Daniel Hanssens y est immense. La pièce repose presque entièrement sur ses épaules. Et quelles épaules ! L’acteur belge, connu pour sa générosité scénique et son ancrage populaire, atteint ici une forme de sommet dans la tragi-comédie. Il mêle avec virtuosité la gouaille de Falstaff, les états d’âme d’Alceste, le questionnement d’Hamlet, la sauvagerie d’Othello, la débauche de Don Juan. Couvert de dettes, il est tour à tour clown, tragédien, ivrogne, séducteur, enfant blessé. Il passe d’un masque à l’autre sans jamais perdre de vue l’abîme intérieur de Kean : un homme qui ne sait plus où finit le théâtre et où commence la vie. Dans certaines scènes, particulièrement celle du miroir, Hanssens semble littéralement se désincarner : le public, suspendu, devient témoin d’un effondrement autant que d’une révélation.
« Kean », c’est nous, c’est vous, c’est tout lui.
Dans cette triple identification, on entend l’écho de l’existentialisme de Sartre : l’être humain n’est pas une essence figée, mais une construction perpétuelle à travers ses actes, ses choix, et son regard sur soi. Kean, comédien qui perd sa propre identité dans ses rôles, devient un miroir dans lequel chacun peut se voir. Nous sommes tous, à un moment donné, des “Kean” : tiraillés entre l’image que les autres attendent de nous et notre vérité intérieure, fuyante, mouvante, insaisissable.
Jean-Paul Sartre dans sa réécriture de Dumas ne se contente pas de moderniser un texte : il y insuffle sa vision de l’homme, de la liberté, de la responsabilité. Kean, dans ses mains, devient un être en crise, en lutte avec l’absurde de l’existence, avec la nécessité de jouer un rôle — littéralement et symboliquement — pour être aimé, reconnu, exister. Le théâtre devient le lieu même de la conscience de soi.
Daniel Hanssens est la chair de ce mythe. Il ne joue pas Kean : il le devient, au sens sartrien du mot. Il incarne la complexité humaine, dans toute sa grandeur et ses failles. Il nous rappelle que le comédien, comme tout homme, est condamné à la liberté — à la fois bénédiction et fardeau. Par son jeu, il révèle que l’acteur et le personnage, l’homme et son rôle social, ne font qu’un dans le vertige de l’existence.
La mise en scène d’Alain Leempoel opte pour une esthétique épurée : peu de décors ou de mobilier, à part des immenses livres grands comme des portes, et 5 grands miroirs à bords dorés, flottant, avec ou sans tain. Ils captent les personnages ou ceux-ci les traversent. Des lumières tranchantes, des points de fuite changeants. Partout, les livres de Shakespeare en édition ancienne, jouent les géants silencieux qui montent la garde des lieux, du temps de de l’action. Tout conduit à arracher les voiles de l’hypocrisie et à rendre compte des impostures. Seul le décor de la taverne nous ramène au réalisme du début du 19e siècle. Ce dépouillement sert le propos : l’essentiel est dans le verbe, dans le geste, dans la tension entre ce que l’on est et ce que l’on prétend être.
Ainsi, la troupe solide papillonne avec effervescence autour du lion Kean, cet acteur qui a réellement existé, figure publique adulée, et cependant …aux pieds d’argile, perpétuellement inquiet dans sa quête bouleversante de lui-même et le désir ardent de changer le monde. La mièvrerie, les grimaces, les jeux de dupe, la cruauté, s’entrechoquent autour de lui alors que les rires et l’amusement s’enchaînent la salle. Tous, les comédiens sont de brillants personnages bien ciselés, que ce soit l’aubergiste (Marc De Roy), Salomon, l’intendant de Kean (David Leclercq) ou le ridicule Lord Mewill (Pierre Poucet). Avec trois autres comparses réputés de la comédie : Robin Van Dijk, Virgile Magniette et Michel Hynderyckx, chacun participe à sa façon au crescendo du jeu de massacre qui se produit au cours de cette effarante construction équilibriste.
Le rôle d’Elena, comtesse de Koefeld (Laurence d’Amelio), épouse de l’ambassadeur du Danemark (Jean-Michel Vovk) est magistralement tenu ainsi que celui de la très merry wife, Amy, comtesse de Gosswill (Christel Pedrinelli), elle aussi, amoureuse du King !
Le rôle du prince de Galles, très improbable ami de Kean, est campé avec le brio du gentleman éternel par l’élégant Dominique Rongvaux.
La pétulante Shérine Seyad, en comédienne en herbe qui ne s’en laisse pas conter, nous séduit par sa franchise et sa vivacité.
Il faut cependant admettre que c’est le monologue intérieur de Kean — incarné dans chaque regard, chaque intonation, chaque geste — qui sculpte vraiment le cœur du spectacle.
Kean, pièce sur le théâtre, nous confronte sur notre manière de jouer à être, chaque jour. Dans cette version incisive et dépouillée, le Théâtre des Galeries offre bien plus qu’un spectacle : toute une expérience existentielle. Un miroir tendu, déformant et troublant. On en sort secoué, peut-être, plus authentique ?
Dominique-Hélène Lemaire , Deashelle pour le réseau Arts et lettres
Kean » D’Alexandre Dumas et Jean-Paul Sartre, Du 30 avril au 25 mai 2025 , Billetterie : du mardi au samedi de 11h à 18h – 02 / 512 04 07
Que serait une existence sans amour,
Une faible allure n'allant nulle part,
Un trot d'âne tètu refusant tout secours,
Un voyant aveugle perdu dans le brouillard !
GCM
Pensée du jour.10/5/2025
La chance
La chance tourne, n’hésite pas,
Place ta vie au bon endroit,
Au tourniquet des amoureux,
Juste une place des cœurs à deux
Chacun de toi a sa vision,
Leurs mots se croisent dans cet avion,
Tu es derrière le commandant
De l’escadrille des combattants
La chance tourne, nous voltigeons,
Loopings et chutes, tu es au fond,
Aucun impacts sur votre avion,
Drôle de guerre sous les lampions
Chacun de toi tu peins encore,
Tu ne comprends tous ces décors,
Alors qui tient tous ces délires,
Toutes ces toiles est-ce pour rire ?
Alors dansons ce slow
Dans nos âmes au tempo
Et la roue tournera
Autant que tu voudras
La chance tourne, juste un regard
Sur l’autoroute de nos espoirs,
Tout un tapis pour nos deux vies
Sur les terrasses du paradis
Chacun de nous a tout un monde
Sur son manège faisant la ronde
Des magiciens et des danseurs
Pour y trouver un vrai bonheur
Alors dansons ce slow
Dans nos âmes au tempo
Et la roue tournera
Autant que tu voudras
le 27-4-2025
Des flèches pointées en notre direction,
Ont un vil plaisir à aiguiser nos tourments,
Y mettre fin comme simplement dire non,
Et retrouver, tel l'oiseau, ses ailes d'enfant !
GCM
Pensée du jour.7/5/2025
Ce sont des refuges vers lesquels nous voguons,
A toutes sortes d'ordres prêts à abdiquer,
Face aux arguments rodés des tentations,
Epuisons nos forces pour leur prix à payer !
GCM
Pensée du jour.3/5/2025
Traumatismes
Trous noirs aux yeux dans les oreilles,
Trous noirs au cœur dans les orteils
Et dans les mains et l’appareil
Dit génital…. dans tes sommeils
Coule du sang de tous ces trous
Et de ta bouche tu vomis tout,
Un sens unique de tes cinq sens
Tombant au sol…. une inconscience
Trous noirs aux yeux et ne plus voir,
Celui de l’ouïe, ne rien entendre,
Enfermements dans tous ces noirs,
Ne plus parler…. sans te comprendre
Qui peut commettre cet attentat,
Une marâtre sans foi ni loi,
Son égoïsme et sa violence,
Quel pauvre enfant…. aucune défense
Trous noirs aux yeux et de mémoire,
Enfant-adulte aléatoire,
Si redondant dans tes histoires,
Tu es brutal…. ne fait que boire,
Débordements de l’inconscient,
Tu ne comprends pourquoi comment
Les femmes sont des encombrants,
Même des hommes….tu es méfiant
le 30-4-2025
C'est avoir assisté à beaucoup de beauté,
L'une n'allant jamais seule sans la laideur,
Avoir si souvent pleuré tant d'êtres aimés,
Et si souvent aimé avec tant de ferveur !
GCM
Pensée du jour.28/04/2025
ANTONIETTA CORTI DI CURIO : EXPOSITION
Antonietta Corti di Curio fait partie de ces artistes complets. Elle travaille avec la même aisance sur bois, papier ou toile. Sa technique, souvent mixte, lui permet d’allier les matières. Elle trouve son inspiration dans le monde qui l’environne ou dans le cadre de voyages à l’étranger. Tout la conditionne et rien ne l’endigue ! Rencontre.
Qui êtes-vous ?
Je suis originaire de Curio, un petit village pittoresque du Tessin en Suisse italienne. J’ai étudié à Berne, puis j’ai vécu et travaillé à Vevey en Suisse romande et à Londres. Les circonstances ne m’ont pas permis d’entamer des études d’art ou d’architecture comme je l’aurais souhaité. J’ai néanmoins utilisé toutes les opportunités pour explorer les aspects culturels et artistiques, là où je me trouvais. Depuis fort longtemps, je me suis installée à Bruxelles, où j’ai exercé diverses professions : journaliste, chercheuse pour ses multinationales, puis dirigeante de fédérations internationales et européennes. J’ai eu l’opportunité de visiter une cinquantaine de pays, autant en Europe, en Amérique du Nord et latine, qu’en Asie. Artistiquement, je suis autodidacte, même si j’ai eu, au cours des derniers trente-cinq ans, la chance d’apprendre une série de techniques en allant à la rencontre d’ateliers, d’artistes et d’académies en Belgique. À la Rhok Academie, je me suis initiée à la bijouterie, non pas pour créer des bagues et des colliers, mais pour maitriser la soudure pour mes fils de récits, dont certains sont exposés à Espace Art Gallery.
Qu'est-ce qui vous inspire le plus dans votre travail artistique ?
Ce qui me touche profondément devient source d’inspiration. Certaines personnes en particulier, l’opéra, les paysages de mes lieux d’origine et certaines œuvres d’art de toutes les époques confondues.
Comment décririez-vous votre style ?
Je ne m’attache à aucune étiquette. Je suis adepte d’une liberté totale et cette position se reflète dans mon travail, qui se veut à la fois éclectique et mû par la curiosité, autant que par le plaisir de la découverte permanente.
Y a-t-il un artiste ou un mouvement artistique qui a influencé votre parcours ?
Sans aucune hésitation, Pablo Picasso se situe au sommet de ceux que j’admire. Il ne s’est jamais installé dans un système. Il est toujours allé de l’avant pour tester, expérimenter et trouver, comme il le disait lui-même. Malgré tout ce qui a été raconté sur l’homme et son rapport aux femmes depuis quelques dizaines d’années, sa liberté, sa créativité et son assiduité au travail en ont fait un immense créateur. Vraisemblablement, le meilleur de tous ceux que le XXe siècle a engendré ! A huit ans, alors malade et alitée, mon père m’a offert un livre sur ce peintre et j’en suis tombée admirative au plus haut point. Quasiment amoureuse. Pour moi, il était clair que quelqu’un capable de créer ainsi des mondes sans barrières ne pouvait être qu’heureux. Je n’ai jamais cherché à l’imiter, parce que personne ne peut l’égaler. J’ai suivi ma propre voie, qui demeure une quête constante. Plus tard, j’ai découvert d’autres artistes, dont ceux de la Renaissance et les post- impressionnistes, inventeurs d’un nouveau langage. Comment taire aussi l’impact qu’ont eu sur moi les expressionnistes : Ernst Barlach, Käthe Kollwitz, August Macke, Egon Schiele, Emil Nolde, Chaïm Soutine, Léon Spilliaert, Lucian Freud, Jawlensky et bien d’autres, dont l’utilisation de la couleur ne peut que troubler. Enfin, l’art brut s’est avéré un nouveau choc esthétique, de même que le Street Art !
Quelle est votre technique ou médium préféré ?
Cela dépend du moment et il s’agit là d’une de mes faiblesses puisque, dès que j’ai expérimenté une méthode, je dois impérativement en tester une nouvelle. Je pense qu’un artiste devient plus lisible s’il balise sa route, se positionne avec un style pour devenir immédiatement reconnaissable et trouve sa signature. Mais, la vie me paraît trop courte pour résister à la tentation d’autres voies empiriques. J’ai donc commencé à travailler avec des pastels secs, pour passer à l’huile. Ensuite, j’ai embrassé l’acrylique et, en parallèle, je me suis mise à concevoir des œuvres en fil de cuivre.
Quelle émotion ou message cherchez-vous à transmettre ?
Je n’ai jamais eu la prétention de véhiculer quoi que ce soit et ne revendique rien. J’essaie d’apporter du bien-être à travers mes créations. Il suffit d’écouter les informations ou de les lire dans les journaux pour se rendre compte que notre monde souffre, que les gens sont angoissés et ne sont jamais satisfaits. Si je parviens à apporter de la sérénité et du réconfort, je suis déjà suffisamment comblée en tant qu’artiste.
De quelle manière êtes-vous entrée en contact avec Espace Art Gallery ?
José Duchant, conseiller artistique, a découvert une partie de mon travail lors d’une de mes nombreuses expositions et m’a conviée à pousser la porte d’Espace Art Gallery, pour discuter des modalités du contrat, Démarche précédée par une visite de mon atelier et suivie par un accord pour fixer une date d’installation de mes œuvres. Voilà !
Qu’y présentez-vous ?
J’expose des travaux faits de fils de cuivre soudés et appliqués sur un arrière-plan coloré, puis encadrés. Il y a aussi deux sujets en fil de cuivre à suspendre, installés à une certaine distance, pour qu’ils projettent leur double en ombre sur le mur. Les œuvres encadrées mesurent 60cm sur 60cm.
Qu’attendez-vous de cet accrochage ?
Je suis toujours curieuse de l’interprétation des visiteurs. Entendre ce que raconte le public est extrêmement constructif. Puis, il existe ce plaisir incomparable de détecter les petites lumières dans son regard, un sourire ou un enchantement sur ses lèvres.
Découvrez les œuvres d’Antonietta Corti di Curio à Espace Art Gallery du 1er au 31 mai 2025. Référez-vous à tous les détails pratiques mis en ligne sur le site www.espaceartgallery.eu
Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles
Propos recueillis par Daniel Bastié
RENCONTRE : CHRISTINE UTRI
Dans notre entourage, nous connaissons toutes et tous un proche, victime d'une personnalité toxique, voire antisociale. Le livre Ajna retrace le parcours initiatique spirituel de Franje et de sa libération émotionnelle, autant que celui de son auteure, Christine Utri. Rencontre.
Pouvez-vous vous présenter succinctement ?
Après des études de traduction néerlandais-italien à l'École d’Interprètes Internationaux à Mons, j'ai obtenu un diplôme de Conseiller Social et Fiscal. Mon parcours professionnel a été très diversifié. J'ai eu l'opportunité de travailler plusieurs années au sein de l'Union Européenne et, également, dans le secteur financier et bancaire, notamment aux Pays-Bas et à Bruxelles.
De quelle manière avez-vous été amenée à écrire Ajna ?
La crise sanitaire de la covid-19 en a été le déclencheur. J'ai décidé de mettre à profit cette période de confinement et je me suis inscrite à la Masterclass d'écriture en ligne organisée par messieurs Éric-Emmanuel Schmitt, Bernard Werber et Douglas Kennedy. Cette formation a fait jaillir en moi l'idée suivante : Et si j'écrivais ? Lors de séances quotidiennes de méditation personnelle, j'écoutais la chanson de Snatam Kaur Ong Namo. Ainsi, de fil en aiguille, l’histoire s’est concrétisée.
Que raconte Ajna, même si le personnage principal se prénomme Franje ?
Je voulais un titre qui soit à la fois mystérieux et accrocheur, puisque celui-ci est le visage de l’ouvrage. Considéré comme le troisième œil et le lieu du mental, Ajna correspond au sixième sens et à l'intuition. Ajna contrôle le mental. Ce centre d'énergie fait partie des sept chakras. Il symbolise l'intelligence, mais surtout l'intuition. Ce récit retrace le parcours initiatique et spirituel de l’héroïne prénommée Franje. Grâce à une thérapie hypnotique, elle témoigne de sa renaissance, de sa guérison et de sa réconciliation avec son enfant intérieur. Suite à des traumatismes familiaux et relationnels, elle refait confiance à son intuition et se remet à s’aimer.
Pourquoi le prénom Franje ?
Lors d'une intervention, Bernard Werber a pratiqué une séance d’hypnose régressive en ligne et le prénom Franje a surgi dans ma tête. Je l'ai trouvé en totale adéquation avec ma narration. Habitant Bruxelles, ce prénom rallie pour moi la communauté franco-phone, puisque Fran correspond au diminutif de France autant que de Françoise, et parce que le suffixe je évoque la communauté flamande. Un prénom donc typiquement de chez nous, même si plutôt utilisé au nord de notre royaume et aux Pays-Bas !
Ce livre est-il une autobiographie ?
Il a été conçu comme un témoignage romancé de ce que j’ai vécu. En pleine crise sanitaire, Franje découvre qu’elle a été dupée amoureusement. Différents thèmes sont abordés au cours des différents chapitres, dont le mariage gris ou, encore, les cinq blessures de l'âme que sont le rejet, l'abandon, la trahison, l'humiliation et l'injustice. Le burnout, résultant d'un mobbing professionnel et familial, est aussi évoqué. L'art thérapie la délivre de ses béquilles médicamenteuses et lui fait découvrir un talent caché enfoui au plus profond d'elle-même. En l’occurrence, le don de l'écriture !
Pour revenir à vous, de quelle manière avez-vous découvert la double vie de votre époux ?
J'ai été victime d'une escroquerie aux sentiments, qui a duré plus de vingt années. Nous formions un couple mixte traditionnel, sans aucuns soucis, avec respect mutuel des croyances et des convictions. Je n'ai jamais été effleurée par le doute qu’il me manipulait et avait tissé sa toile patiemment pour mieux m'arnaquer. J'ai découvert son stratagème via un ami, notaire de profession. Ce dernier m'a annoncé que cette personne était mariée dans son pays d’origine depuis de nombreuses années et était père de famille, alors qu'il vivait maritalement avec moi à Bruxelles.
Quelle définition donnez-vous d’une personnalité toxique ?
Une personnalité toxique est une personne manipulatrice, impulsive et dépourvue de remords. Elle enfreint les normes sociales et exploite les autres pour son propre intérêt.
De quelle manière vous êtes-vous libérée et quels bénéfices en avez-vous retirés ?
Se défaire de certains liens est extrêmement difficile sans aide extérieure. Qu’elle soit juridique et/ou psychologique. Cela nous amène à une totale libération émotionnelle et nous replace face à nous-mêmes pour transmuter cette épreuve en réussite personnelle.
Aujourd’hui, vous semblez parfaitement épanouie. A quoi devez-vous cette sérénité ?
En coupant ces liens toxiques, qu'ils soient familiaux, relationnels ou professionnels et en changeant de cercle social, on reprend conscience de sa valeur personnelle. Des séances de méditation quotidienne et des lectures sur le développement personnel aident également à se reconstruire et à se recentrer sur les priorités de l’existence. Dans mon cas, cela a parfaitement fonctionné !
Quel message souhaitez-vous transmettre à travers ces pages ?
J'ai appris la réelle définition du mot résilience. Arriver à se pardonner de s'être laissé manipuler et emprisonner dans un tourbillon de mensonges et d'illusions représente la plus belle victoire pour moi, afin de parvenir à se réaligner, à s'ancrer et à rebondir plus fort et plus épanouie dans le quotidien. Et comme l'a écrit Anthony Robbins que je cite dans mon livre : "Pour s'en sortir, il ne faut pas sortir. Il faut monter plus haut, se dépasser, grandir et aller au-dessus de soi-même. Changer de niveau de conscience !". Mon message est clair. On peut toujours se relever à force de volonté, quoi qu’il puisse arriver ! Mon livre a été écrit principalement pour aider l’un ou l’autre lecteur qui, à un moment donné de son parcours, se retrouve à genoux et pense que jamais il ne s’en sortira. Il faut répéter que tout un chacun est capable de déplacer des montagnes, s’il accepte de se refaire confiance. Et l’art thérapie est l’une des clés qui ouvre la porte vers la guérison. Je voulais également souligner l’importance de dénoncer cette pratique de mariage gris trop souvent d’actualité mais malheureusement encore incomprise et impunie par la législation, en Belgique notamment.
Comment vous êtes-vous prise pour être publiée ?
Le chemin vers le monde de l'édition s’avère complexe pour un néo-auteur. La majorité des grandes maisons d'édition ayant pignon sur rue n'osent pas parier sur un inconnu. Mais à force de volonté et de détermination, trois maisons d’édition m'ont contactée. Et toutes les trois travaillent en France ! Aucune maison d'édition belge n'a daigné répondre à mon courrier, que ce soit par mail ou par voie postale ! J'ai finalement opté pour Vérone Éditions à Paris. Une collaboration très cordiale et professionnelle s'en est suivie. Et encore aujourd'hui, Vérone Éditions fait un excellent travail de pub et de communication, et ce aux niveaux local et international. Je ne regrette pas d’avoir signé avec elle.
Vous êtes souvent en contact avec vos lecteurs, quelles réactions vous transmettent-ils ?
J'ai régulièrement des retours positifs et constructifs concernant la lecture de mon livre, notamment des lectrices et des lecteurs qui ont vécu des situations similaires. Echanger et partager leur expérience avec moi les a réconfortés et stimulés à se reprendre en main, notamment via l'art thérapie qui regroupe écriture, dessin, peinture et danse. Un retour inattendu et très chaleureux a été celui d’Amélie Nothomb, qui représente pour moi une reconnaissance fantastique. Cela me conforte à continuer à m'épanouir dans ce domaine qu’est l’écriture. J'ai transmuté cette expérience négative et, grâce à elle, j'en ressors finalement grandie, apaisée et confiante en l'avenir. Merci la vie, puisque le hasard n'existe pas !
A quels événements littéraires avez-vous participé ?
Depuis la publication du livre, j'ai participé à deux Foires du livre de Bruxelles et à plusieurs autres salons, que ce soit à Mons, à Feluy, à Gosselies, à Dour, à Wavre et bien ailleurs encore ! L'ambiance qui se dégage de ces événements littéraires est vraiment unique. Faire découvrir mon univers, rencontrer des lecteurs potentiels et des écrivains de renom partageant la même passion demeure féerique. Pour moi, il s’agit d’un rêve d'enfance qui se concrétise, autant qu’un accomplissement personnel gratifiant.
Vous êtes Bruxelloise, quel regard portez-vous sur la capitale ?
Je réside à Bruxelles depuis plus de trois décennies et j’adore y habiter Pour moi, la capitale de l'Europe est the place to be !, la ville cosmopolite par excellence et des rencontres culturelles à foison. Bref, j’adore !
Quelle est votre actualité ?
J'ai intégré le réseau Rencontre des Auteurs Francophones basé à New-York et dirigé par Sandrine Mehrez Kukurudz. J'ai été sélectionnée pour participer à deux ouvrages collectifs. Il s’agit d’un recueil de poèmes en hommage à Colette et ses chats et d’un ouvrage de nouvelles ayant pour thème la Méditerranée. Je fais enfin partie de L'AREAW depuis peu.
Retrouvez Christine Utri sur le site www.editions-verone.com
Propos recueillis par Daniel Bastié pour Bruxelles Culture (Ed. de mai 2025)
Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,
Jeudi 1 mai : vernissage de l’exposition
Samedi 31 mai : remise des recueils et des diplômes 2023 !
Les artistes présents pour cet événement de mai sont :
Kenia Pérez (Fr) peintures, Antonietta Corti di Curio (It) techniques mixtes, Adelin Benard (Fr) photographies, Emmanuel del Marmol (Be) sculptures animalières en bronze et résine, Stéphane Hernandez (Fr) techniques mixtes, Magali Léonard (Fr) peintures, Les oeuvres d’Eos (Fr) techniques mixtes, Maïa Commère (Fr) art miniature et St. Ghor (Sn) sculptures « UBUNTU » .
Vernissage le jeudi 01 mai de 18h 30 à 21h 30.
Finissage le 31 mai de 11h 00 à 18h 00.
Exposition sous le parrainage du vidame José Duchant, Consultant de la galerie, qui fera la promotion de son artiste Antonietta Corti di Curio (It) qui présente ses techniques mixtes. C’est avec grand plaisir que José et moi-même vous accueilleront pour cet événement de mai…
Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 01 mai :
Lien vers la page événements actuels et à venir :
https://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/
Lien vers la présentation des espaces et des artistes :
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
Lien vers le plus grand Rooftop d’Europe !
Situé au cœur de Bruxelles, entre le célèbre quartier Sainte-Catherine et celui de la Bourse, et à deux pas de la Grand-Place, le plus grand bar/restaurant et espace événementiel d’Europe, ouvert toute l'année, en extérieur comme en intérieur, sera ravi de vous accueillir pour offrir à vos invités une vue à 360° sur Bruxelles avant ou après votre visite !
Lien vers cette plateforme touristique où la galerie est présente :
« autres activités » + https://www.kayak.fr/Brussels.32869.guide
Lien vers le nouveau Centre d’art dans le quartier :
https://cloudseven.be/home-of-frederic-de-goldschmidt-collection/
Situé au centre-ville dans le quartier bruxellois de la mode et du design.
Lien vers le renouveau urbanistique dans le centre de Bruxelles !
https://www.oxybrussels.eu/nl/home/
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
*
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0
Administrateur général
Président de jury pour décerner 3 diplômes d’art EAG
Membre d’un jury international à Corsica Art Fair
Membre d’un jury pour décerner 2 diplômes A&L
*
Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium
GSM: 00.32.497. 577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/
Lien pour visionner les 219 vidéos et 98.000 vues sur YouTube
https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966
Identité
J’ai inventé mon personnage,
Un Pinocchio de vernissage,
Un bipolaire ou un autiste,
Qui se prend pour un vrai artiste
En scénario biographique,
Rêve d’enfant si pathétique,
J’étais rebelle et turbulent
Et pour ma mère ce fût navrant
J’ai inventé le remplaçant
De ce frère mort, le pauvre enfant,
Tous ces placards, enfermements
Et mes tortures moralement
Nu, attaché, flagellation
Avec branchages c’était bidon
Mon caractère un point c’est tout,
ça excusait mes trucs de fous
J’ai inventé mon personnage,
Pour être plaint dans mes orages
Et pour cacher ma nullité,
J’ai gribouillé et griffonné
Qui a bien pu me croire,
Que l’inconscient dans un tiroir
Avait en moi pris le pouvoir,
Tout ça n’était qu’un grand bazar
le 24-4-2025
En permanence être prêt à discourir,
Revisiter devoirs, rapports empoussiérés,
Des tas de travaux pour avoir à concourir,
Nous, vacataires pour la vie désignés !
GCM
Pensée du jour. 23/04/2025
Les mariages sont toujours de grandes fêtes,
Les plus belles toilettes sont de sortie,
Musiques enivrantes à tue-tête,
Promesses scellées et photographies !
GCM
Pensée du jour.21/4/2025
Deux machines utiles complémentaires,
Qui ne peuvent fonctionner l'une sans l'autre,
Quand le corps va l'esprit va et le contraire,
Bons sens populaire, certes, et rien d'autre !
GCM
Pensée du jour.19/04/2025
Ce ciel
Nous avons tous un ciel de nuages et d’étoiles,
Avec des galaxies, trous noirs qui se dévoilent
Et chacun l’interprète à sa façon selon,
Les mots viennent à certains ou Dieu à l’horizon
Nous avons tous un ciel échappant au néant,
Impressions fécondées par les mémoires filantes
Captées par notre esprit dans un recueillement
Et juste à cet instant nous vient la déroulante
Nous avons tous un ciel, celui de la marelle,
Quand nous jouions enfants et tu étais si belle,
Ce désir de gagner en lançant la rondelle,
L’amour était en nous, mais ne fut que virtuel
Nous avons tous un ciel sur lequel on écrit,
Un carnet personnel de soleil et de pluie,
Des dessins enfantins, maisons de paradis
Où nous vivrons ensemble avec nos deux petits
Nous avons tous un ciel, mais un seul pour l’ensemble
Où nous irons peut-être, celui qui nous ressemble
Nous avons si souvent regardé son mystère,
Sans aucune réponse comme vagues à la mer
le 2-4-2025
Aussi curieux que cela puisse paraître,
La netteté sur soi, en soi, en sa maison,
Révèlent un caractère de notre être :
Savoir recevoir dans de bonnes conditions !
GCM
Pensée du jour.17/4/2025
Ce n'est pas oublier les rêves de ciel bleu,
De croire vraiment qu'enfin il le deviendra,
Et qu'avoir au fil des ans mieux ouvert les yeux,
Sur les autres tellement différents de soi !
GCM
Pensée du jour.16/04/2025
Tout porte sans cesse à penser à plus loin,
Dès notre réveil au clairon des nouveautés,
Des paroles aiguisent joie et entrain,
Et tôt nous conduisent à nous éparpiller !
GCM
Pensée du jour.15/4/2025