Tout est prétexte à sonder notre pensée,
Propos, cancans inutiles de la rue,
Chacun y va de ses profondes idées,
Voulant ardemment ériger sa statue !
GCM
Pensée du jour. 31/3/2025
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EXPOSITION : LES FLEURS DU MAL
L’illustrateur et peintre Olivier Ledroit revient sur la scène bruxelloise avec une exposition exceptionnelle intitulée Les fleurs du mal, qui imaugure une rencontre inédite entre l’univers gothique et flamboyant de Ledroit et le talent sculptural d’Eric Vanel. Ensemble, ils plongent dans l’essence du chef-d’œuvre de Charles Baudelaire, lui offrant une réinterprétation visuelle et émotionnelle saisissante. Olivier Ledroit, connu pour son travail sur Requiem, Chevalier Vampire, Les Chroniques de la Lune Noire ou encore Wika, ne se contente pas de mettre en images les poèmes de Baudelaire. Il s’attaque plutôt à l’âme de l’auteur et à l’époque qui l’a façonné. « Je ne souhaitais pas me contenter d’illustrer les poèmes de Baudelaire. D’autres l’ont fait avant moi. L’objectif est plutôt de reproduire le bain culturel dans lequel a trempé Baudelaire : ses visions, ses angoisses, ses inspirations, son monde, son Paris du XIXe siècle », confie-t-il. Dans un style flamboyant et foisonnant, il parvient à recréer un Paris sombre et onirique, où les figures féminines énigmatiques côtoient les gargouilles et les têtes de mort. Chaque œuvre semble résonner avec les thèmes chers au poète : l’amour, la mélancolie, la décadence et l’évasion. L’apport d’Eric Vanel à cet événement se veut tout aussi essentiel. Sculpteur figuratif de renom, il a su transposer en volume la poésie torturée de Baudelaire. Ses sculptures en bronze, à la fois sensuelles et spectrales, dialoguent avec les illustrations de Ledroit pour donner naissance à un univers d’une cohérence saisissante. Le visiteur est invité à une immersion sensorielle où la matière et la couleur se répondent dans une atmosphère tantôt éclatante, tantôt ténébreuse. Les femmes splendides côtoient ici les monuments parisiens, les chats, les têtes de mort et les dragons. Tantôt éclatant de couleur, tantôt célébrant l’amour, tantôt mélancolique… Cet accrochage ne se contente pas de juxtaposer peinture et sculpture. Il propose une mise en scène immersive où les œuvres sont mises en valeur par un éclairage subtil et une scénographie pensée pour évoquer les états d’âme de l’écrivain maudit. La galerie Huberty & Breyne sert d’écrin à cette manifestation jusqu’au 19 avril 2025. Voyez tous les détails pratiques sur le site www.hubertybreyne.com
Pl ace du Châtelain, 33 à 1050 Bruxelles
EXPOSITION : EXTASE
Notre capitale, ville d’art et de culture, accueille une exposition envoûtante au cœur de son prestigieux Musée de l’Érotisme et de la Mythologie (MEM). L’artiste Pascale de Bruxelles y présente son dernier cycle de peintures intitulé Extase, une plongée sensorielle dans les mystères du désir et de la volupté. À travers cette collection, l’artiste explore la fine frontière entre plaisir et tentations charnelles, offrant au spectateur une vision renouvelée de l’extase dans l’histoire de l’art. Cet événement rassemble une série d’œuvres inédites où le corps devient le théâtre d’émotions intenses. Pascale de Bruxelles, connue pour son approche picturale vibrante et expressive, tisse ici un dialogue entre la représentation classique du plaisir corporel et tout ce qui lui fait cortège. Ses toiles, baignées de couleurs profondes et de jeux de lumière subtils, évoquent à la fois les maîtres de la Renaissance et l’exubérance du symbolisme du XIXe siècle. Les silhouettes se fondent dans des décors oniriques où la chair semble effleurer le sacré. Chaque coup de pinceau traduit une tension entre l’érotisme explicite et la suggestion poétique. Ce flou artistique est volontaire, car l’artiste cherche à dépasser les représentations figées du plaisir pour en faire une expérience universelle.
Le Musée de l’Érotisme et de la Mythologie est l’écrin parfait pour cette manifestation, car il célèbre depuis des années le lien profond entre désir, spiritualité et mythes anciens. Pascale de Bruxelles puise largement dans la mythologie gréco-romaine et orientale pour enrichir son propos. On y retrouve ainsi des figures comme Aphrodite, Éros ou encore Dionysos, mais revisités avec une touche contemporaine qui interpelle. Certaines toiles se nourrissent directement des mystiques chrétiennes, telles que Sainte Thérèse d’Avila ou les extases des saints dans l’art baroque. D’autres rappellent les bacchanales païennes ou les représentations tantriques de l’Inde ancienne. Ce mélange d’influences confère à l’exposition une richesse thématique et iconographique rare, où chaque visiteur peut projeter sa propre interprétation. L’artiste revendique aussi une influence plus contemporaine, en n’oubliant pas les plasticiens du XXe siècle.
Depuis son ouverture, l’exposition attire un public varié, des amateurs d’art classique aux passionnés de créations contemporaines. Les critiques saluent unanimement la force expressive des travaux exposés et la cohérence du parcours, qu’ils qualifient d’événement d’une puissance rare, où la jouissance est abordée sous toutes ses facettes et sans aucune vulgarité. Certains visiteurs reviennent plusieurs fois, captivés par les différentes strates de lecture qu’offre chaque toile. On découvre à chaque visite une nouvelle nuance, un détail qui avait échappé la première fois. Cet engouement s’explique aussi par la rareté des expositions consacrées à cette thématique. Extase est accessible jusqu’au 27 avril 2025 au MEM. Voyez tous les détails pratiques sur le site www.m-e-m.be
Rue Sainte-Anne, 32 à 1000 Bruxelles
Sam Mas
FESTIVAL DU KINOLATINO 2025
La troisième édition du festival du cinéma latino-américain sera à l’honneur du 11 au 19 avril au Palace de Bruxelles. Kinolatino sera également présent à Anvers (De Cinema), à Liège (cinéma Churchill), à Namur (cinéma Caméo), à Nivelles (Ciné4) et à l’UCL de Louvain-la-Neuve. Seul festival qui se tient dans les trois régions du pays et le seul organisé par des cinéastes.
Cette troisième édition nous amène un éventail de films qui jettent le pont entre l’Amérique latine et l’Europe : depuis le mur de Donald Trump jusqu’à la Terre de feu, en passant par l’Argentine, le Brésil et le Mexique. En Argentine, le cinéma est menacé par l’Etat qui s’en prend à la culture et à son budget. Regarder un film argentin aujourd’hui a donc tout son sens. C’est une des raisons de ce festival. Comme de défendre le cinéma indigène qui nous parle de l’identité des peuples et de leurs racines à la terre mère dans un continent métissé.
Kinolatino mobilise la diaspora latino-américaine vivant en Belgique : leurs familles, leurs amis et leurs voisins. Il attire aussi les hispanophones, ceux qui parlent ou veulent apprendre le portugais, les amoureux de la culture latino-américaine et, bien sûr, les cinéphiles qui y trouveront leurs dadas.
Des longs-métrages, des courts-métrages de fiction et des documentaires seront en compétition. Avec des rencontres, une masterclass avec Virginie Surdej, Magritte de la Meilleure image en 2018 (Une famille syrienne) et preneuse d’images pour Mexico 86, avec des débats et, bien sûr, avec la fiesta sud-américaine. En venant voir un film au festival, vous pourrez même gagner deux billets aller-retour pour une destination en Amérique latine grâce au parrainage d’Air Europa. Pour gagner, vous devrez être présent en personne à la cérémonie de clôture du samedi 19 avril, où aura lieu un tirage au sort, suivi d’un drink festif offert par le Cartagena Salsa Bar.
Mexico 86
En ouverture au festival, ce sera Mexico 86 de César Diaz, réalisateur, scénariste et monteur belgo-guatémaltèque qui avait remporté le prix Magritte 2020 du Meilleur premier film pour Nuestras madres. Dans ce second film, le réalisateur revient sur le destin d’une militante guatémaltèque exilée à Mexico en 1986. Entre son fils de 10 ans qui débarque dans sa vie et son rôle d’activiste contre la dictature militaire du Guatemala, Maria devra faire un choix cornélien. Bérénice Bejo, actrice franco-argentine, incarne ce rôle avec force et conviction. Elle se souvient qu’elle fut, elle aussi, une exilée. Et le réalisateur, qu’il fut le fils d’une exilée. La boucle est ainsi bouclée. Voir notre critique du film dans la rubrique cinéma.
Fraise et chocolat de Tomas Gutierrez Alea (1993) refermera le festival le samedi 19 avril dans une version restaurée. On y suit la rencontre à La Havane d’un homosexuel avec un jeune étudiant universitaire hétéro, militant des Jeunesses communistes qui voit d’abord en l’autre un dissident. Ils devront apprendre à dépasser leurs préjugés respectifs avant que ne s’établisse entre eux une réelle et poignante amitié.
Au programme du festival
Les 13 films et les 8 courts-métrages en compétition officielle représentent ce que le continent sud-américain a produit de mieux en 2024. C’est du tout neuf.
Motel Destino et Pacto Da Viola nous montrent le Brésil d’aujourd’hui : un motel où s’affirme la violence face aux croyances locales. Avec La Piel en primavera, la Colombie noue une relation entre une agente de sécurité et un chauffeur de bus. A Panama, une immigrée colombienne se lie d’amitié avec une femme d’affaires qui lutte contre un début de démence sénile.
Grand Prix du festival de Lima 2024, Kinra suit un frère et sa sœur sur la tombe de leur mère. Le chaos social à Lima encore, en 1992, sert de thème à Reinas de Klaudia Reynicke. Voler le chien de son meilleur client sera le sujet d’El Ladron de Perros, film bolivien en coproduction avec le Mexique, le Chili et la France. Enfin, dans Una cancion para mi tierra, un professeur de musique découvre que des avions pulvérisent des pesticides près des écoles où la vie des élèves est ainsi mise en danger. Pour se faire entendre, les enfants et leur enseignant composent des chansons, puis passent à la vitesse supérieure. D’autres films encore pour illustrer l’Amérique latine d’aujourd’hui.
Les prix seront décernés sous la forme d’une sculpture en bronze, El Caminante, « le Marcheur », conçue par Frans Wuytack (90 ans), artiste flamand de renommée internationale et militant pour la paix, qui a mené plusieurs vies dans différents pays (notamment au Venezuela) en tant qu’ouvrier, prêtre, guérillero et sculpteur. Son fils Fabio fait partie du Jury du long-métrage. Le Marcheur couronnera les prix du Meilleur court-métrage, du Meilleur long-métrage, le prix du Public et celui de la Meilleure coproduction avec l’Europe.
Du 11 au 19 avril au Palace de Bruxelles, près de la Bourse. Plus d’informations et tout le programme sur le site du festival : www.kinolatino.be.
Michel Lequeux
PALMARÈS DES MAGRITTE 2025
Carton plein pour La Nuit se traîne du jeune cinéaste belge Michiel Blanchard, qui a remporté toutes les nominations annoncées. Ce thriller policier a reçu 10 statuettes à l’occasion de la 14e édition des Magritte du Cinéma qui s’est tenue à Flagey, le 22 février dernier, sous la houlette de Charline Vanhoenacker, maîtresse de la Cérémonie. Un score qui bat le record de Duelles d’Olivier Masset-Depasse, qui avait obtenu 9 prix en 2020.
La Nuit se traîne a remporté ainsi le Magritte du Meilleur film, mais aussi ceux de la Meilleure réalisation, du Meilleur scénario et du meilleur premier film, venant couronner un jeune auteur à la carrière plus que prometteuse. Le film a dépassé les 40 000 entrées en Belgique. Polar sous haute tension se déroulant le temps d’une nuit de manifestation à Bruxelles, capitale magnifiquement filmée (encore un prix), La Nuit se traîne met en scène un cinéma de genre social en prise avec les problématiques de la société contemporaine et nourri de la cinéphilie éclectique de son auteur. Le film a reçu aussi les Magritte techniques et artistiques pour le son, l’image, les décors, les costumes et le montage.
Notons également le joli triplé de l’interprétation pour Il pleut dans la maison, premier long-métrage de fiction de la jeune cinéaste belge Paloma Sermon-Daï, qui a valu à Makenzy et Purdey Lombet, frère et sœur à la ville comme à l’écran, les prix des Meilleurs espoirs masculin et féminin. Louise Marteau, dans ce film, décroche la palme de la Meilleure actrice dans un second rôle.
Arieh Worthalter et Lubna Azabal réalisent, eux, l’exploit de remporter pour la seconde fois le titre du Meilleur acteur et de la Meilleur actrice : Arieh pour Chiennes de vie de Xavier Seron, Lubna pour sa prestation magistrale dans Amal de Jawad Rhalib sur une classe d’élèves radicalisés.
Le Magritte de la Meilleure musique a été remis ex-aequo au chevronné Frédéric Vercheval (qui l’avait déjà reçu en 2020 pour Duelles) pour Green Border, et au duo formé par Charles De Ville et Nelly Tungang pour Sauvages de Claude Barras.
Le Meilleur film flamand a été attribué cette année à Julie zwijgt, premier long-métrage du jeune cinéaste Leonardo van Dijl, tandis que le Meilleur film étranger en coproduction avec la Belgique est revenu à La plus précieuse des marchandises de Michel Hazanavicius, déjà primé dans plusieurs concours.
Enfin, le Magritte d’honneur a été remis à Gilles Lellouche, réalisateur français bien connu de L’amour ouf. Acteur aussi, faut-il le dire.
Dommage que la cérémonie fût entachée par une prise de position politique d’une certaine partie des spectateurs, position qui n’avait rien à voir avec le cinéma et dont l’Académie André Delvaux s’est ensuite désolidarisée.
RENCONTRE : ALEXANDRA TORRES HERRERO
Révélé par la lumière, l'animal apparaît, émergeant de l'obscurité, entre rêve et réalité. Les œuvres de l’artiste française Alexandra Torres Herrero sont exposées à Bruxelles durant tout le mois d’avril. Rencontre.
Qui êtes-vous ?
Aujourd’hui âgée de trente-huit ans, mes origines sont espa-gnoles. Je suis née en France et j’y ai effectué toutes mes études. Depuis plus de deux décennies, je réside dans le Pays basque, même si ma formation s’est effectuée à Bordeaux. Le Pays basque représente à mes yeux une frontière entre deux cultures et fait aussi partie de mon équilibre. J’ai toujours été créative. Depuis toute petite, je pratique le dessin. Mon père également dessinait. A l’époque, mon objectif était de faire mieux que lui. Puis, peu à peu, je me suis engagée dans la voie de l’art en suivant des études dans ce domaine, qui se sont concrétisées par un Bac Arts Appliqués, une Licence en Histoire de l’Art et Archéologie et un Master d’Ingénierie Muséale.
Avez-vous été encouragée à développer votre don ?
Je me souviendrai toujours que, avec le temps et en grandissant, mes dessins ont commencé à ressembler de plus en plus à ceux que je prenais pour modèles. Je m’empressais de les montrer à mon père, qui s’exclamait : Mais, tu as décalqué ! Même si cette phrase est longtemps restée gravée en moi avec un peu de colère, loin de me décourager, elle prouvait que je faisais déjà du bon travail. Je n’avais que sept ans ! Oui, j’ai été encouragée et mes parents m’ont permis de concrétiser mon rêve par le choix d’études qui me convenaient. A travers celles-ci, j’ai appris à améliorer ma pratique, à observer et à me familiariser avec de nouvelles techniques en veillant à trouver celle qui me correspond le mieux. Puis, humblement, l’histoire de l’art apprend à saisir l’essence des grands maîtres et des classiques. Au cours de mon cursus scolaire, je me suis entichée de la période antique et, par extension, de la Renaissance italienne avec deux écoles : celle du dessin et celle de la couleur. Une bataille où deux clans se répondent. Ceux qui estiment que le dessin est l’essence de la peinture et les avocats de la couleur. Ma passion pour le dessin ne laisse aucun doute sur mon choix, s’inscrivant ainsi dans la logique de ma démarche artistique avec l’intervention de très peu de couleurs. Les croquis et les ébauches préparatoires de ces merveilleux artistes me fascinent toujours. Je parle des croquis au fusain et à la sanguine si développés et si parfaits. Ils continuent à me pousser dans la pratique du dessin. L’étude du clair/obscur à travers ma licence d’Histoire de l’Art a également eu un impact sur mes créations.
Quand avez-vous commencé à exposer ?
En 2019, j’ai franchi le pas pour montrer mes travaux à un public qui m’était inconnu. J’ai réalisé ma première exposition à Hendaye, la ville où je réside. J’y ai présenté quelques créations, dont des portraits animaux réalisés avec un mélange de fusain, de fond bombé, de noir et de blanc, ainsi qu’un élément végétal. Un bestiaire qui a séduit le regard et les avis des visiteurs.
D’où vient votre passion pour le monde animal ?
Tous les enfants adorent les animaux. Petite, je collectionnais des images qui les représentaient, autant que tout ce que je pouvais rassembler les concernant. J’en possédais des classeurs entiers, triés par catégories. Je dévorais également les documentaires animaliers et les dessins animés qui les mettaient en scène. De la sorte, ils sont devenus mon sujet de prédilection. Mon seul sujet même !
Quel support utilisez-vous ?
A mes débuts, je travaillais sur une simple feuille blanche avec un fusain ou sur un fond préalablement bombé de couleur. La feuille noire s’est rapidement imposée, car le noir m’inspire. Pour moi, il est essentiel à tout début de création. Mes œuvres se déclinent donc majoritairement sur un papier noir, teinté dans la masse et créé sur mesure. Dernièrement, la toile a fait son apparition, préalablement préparée en noir bien évidemment, avec des dimensions précises. surtout plus grandes et demandées par les Galeries, qui m’y ont en quelque sorte poussée.
Quelles sont les clés de votre technique ?
Elles me viennent de ma formation académique et de l’étude scientifique des œuvres de mes prédécesseurs. Leur composition et l’usage de tels et tels pigments m’orientent et me guident pour trouver mon identité artistique. Je travaille énormément le Bleu de Prusse d’une manière particulière. Les animaux bleus ont d’ailleurs acquis une énorme importance dans ma démarche, au point de faire l’objet de séries. Le support noir m’est indispensable. Sans lui, pas de création ni d’inspiration ! L’encre blanche est aussi la base de l’œuvre. Elle sert pour l’élaboration du croquis, plus ou moins poussé, et peut demeurer l’unique intervenante. Les pigments et encres de couleur reposent nécessairement sur cette base. L’encre apporte de nombreux reflets en fonction de la lumière.
De quelle manière avez-vous découvert Espace Art Gallery ?
C’est plutôt Espace Art Gallery qui m’a découverte ! Il y a environ deux ans, j’ai reçu un mail de monsieur Delfosse, me proposant un rendez-vous en galerie. Je m’y suis rendue avec quelques toiles, afin de présenter mon travail, et une proposition d’exposition en a découlé.
Qu’allez-vous y présenter ?
Pour cette exposition, le choix s’est orienté exclusivement sur des toiles, principalement mon travail à l’encre blanche et quelques œuvres incluant des pigments à l’or. Un peu de couleur également ! Je présenterai au moins une œuvre de ma dernière série intitulée The One. Une toile préalablement préparée en noir, avec quelques reliefs visibles. Une seule couleur, un seul pigment, un même pinceau et une seule technique ! Une heure de temps. Une sorte d’aboutissement de ma technique pour ce travail. Evidemment, la sélection n’a rien d’une sinécure lorsqu’on prépare un accrochage. Même si les animaux bleus représentent une grande partie de mon travail, je souhaite présenter à Bruxelles un panel plus large de mes réalisations. Une sorte d’éventail de ce que je fais.
Qu’espérez-vous de cet événement ?
J’attends de découvrir le ressenti et l’accueil d’un nouveau public, le public Belge ! A cela, il est toujours satisfaisant de constater que mes créations s’exportent à l’étranger. Que vont susciter mes animaux et ma manière de leur donner vie en peinture ? Peut-être trouveront-ils une nouvelle famille d’adoption à travers un acheteur ?
Les travaux d’Alexandra Torres Herrero sont à découvrir à Espace Art Gallery du 4 au 27 avril 2025. Plus de détails sur le site www.espaceartgallery.eu
Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles
Propos recueillis par Daniel Bastié pour Bruxelles Culture
Tant de paroles bousculent la journée,
Nous qui désirerions un peu de quiétude,
Alors nous évadons de la maisonnée,
Et survolons un instant la multitude !
GCM
Pensée du jour.29/3/2025
Île secrète
Nous avons tous une île accrochée aux rochers,
Cet endroit est désert mais il fût habité,
Ces environnements où y dormaient des voies,
Des claquements de portes et des rires de joie
Une tempête enfouie et ton cher goéland
Tournant dans la volière emplie de talismans,
Des perles et des anneaux et même des diamants,
Il est ton grand ami depuis petit enfant
Nous avons tous une île où dorment tes trésors,
Ils te calment aussitôt, peu à peu tu t’endors
Dans un état d’hypnose engendré par ton moi,
Tu reviens à tes sources et les jeux du surmoi
Il te faut le montrer par tes mots et ton art,
Explosions de lumières, de mots de quai de gare,
Paysages incertains et de bruits de couloir,
D’escalier infini et de nuit de brouillard
Nous avons tous une île et toi tu la partages,
Mais comment le comprendre, elle ressemble aux nuages,
Un mouvement diffus sans réel apparent,
Une seule personne y vient secrètement
le 27-2-2025
Parfois nous ne sommes pas dans notre "assiette ",
Un tunnel où il n'y aurait pas de lumière,
Alors surgit une senteur printanière,
Une couleur qui remet le coeur en fête !
GCM
Pensée du jour.26/03/2025
J'éparpille souvent mes mots, sans savoir où ils vont. Ils me reviennent toujours d'une migration inattendue. Semer ses mots, semer ses rêves, c'est éblouir l'instant d'un parfum-horizon, entre le bleu lavande, le rouge de ciel* et l'ocre de lune.
Mes mots sont sensitifs, colorés, insaisissables parfois, mais dans l'ancrage d'un Moi authentique et poétique, surréaliste, impressionniste ou symboliste ; capture d'une essence médiumnique qui voit dans le temps l'arbre d'un poème, le fil d'une ligne et le geste funambule d'une écriture instantanée.
De l'improvisation naît un jet d'encre, une inspiration.
Dans mes jardins fleurit l'éphémère.
- Sandra Dulier, Plume Funambule, 24.03.2025
*rouge de ciel est un clin d'oeil à terre de Sienne.
- Sandra Dulier -
Plume Funambule
Ce tabouret à trois pieds " parfait " pour s'asseoir,
Que notre monde a lentement façonné,
N'est qu'un siège instable dépourvu d'espoir,
Auquel " bon ", pied manquant, serait à ajouter !
GCM
Pensée du jour.24/3/2025
La chatte abandonnée
Si loin de ta maîtresse, abandonnée de tout,
Toi la pauvre chatte, sans ton collier au cou,
Tu es hirsute et sale, tu es seule et perdue,
Coussinets déchirés par le goudron des rues
Et peu à peu la route, ses arbres en contre-jour,
Vidée de tous humains et c’est la fin du jour,
Le rideau est tombé sur la dernière scène,
Les collines se découpent au loin sur les Cévennes
Si loin de ta maîtresse, tu t’arrêtes, t’assoupis,
Dans ton jardin tu coures, dévalant sur le chêne,
Apparais doucement en arrêt sur un nid,
Puis, sortant du sommeil par un bruit court de chaînes
Un portail s’ouvre, tu te sauves en courant
Et tout à coup un tronc, il est si ressemblant
A ta chère maîtresse c’est sûr car tu le sens,
Mais ton flair est troublé, l’écorce est dans le vent
Si loin de ta maîtresse les odeurs se confondent,
Ton cœur est en chamade, il n’y a qu’une au monde,
Ta déesse infinie serait-ce sa statue ?
Te couchant à ses pieds tu t’endors dans les nues
le 4-2-2025
Le plus haut barreau auquel nous nous agrippons,
Enfin nous révèle son ciel tout étoilé,
Mais tant de défis gagnés auxquels nous rêvions,
Vivent encore en nos esprits apaisés !
GCM
Pensée du jour.18/3/2025
Ont des rêves de cordes,haches et billots,
Qui coulent dans leurs veines tel le mauvais vin,
De père en fils parfois se passent le flambeau,
Et dansent en famille au son du tambourin !
GCM
Pensée du jour.15/3/2025
Les voleurs n'ont que faire de la probité,
Leur arme c'est l'innocence qu'ils décèlent,
Les poches pleines de ce qu'ils ont dérobé,
Rendent leurs manières cousues de zèle !
GCM
Pensée du jour.14/3/2025
Quelques notes
Le pianiste du bar
Est un artiste noir,
Pianotant du Mozart,
Du Gershwin tous les soirs
Les clients attablés
Ont le nez au dîner,
Bavardant des affaires,
Leur argent est pervers
Le pianiste du bar,
Dans le vent à la barre,
S’évadant sous la voile,
Met le cap aux étoiles
Vers les plages des Antilles
Où les filles sont zentilles,
Alors certains écoutent,
Lui il vogue sur sa route
Nous avons tous notre musique
Et le temps tourne dans le grand cirque
Et nous, les clowns nous le suivons,
Sans se soucier de la chanson
Le pianiste du bar,
Quelques notes bizarres
Lui viennent du soleil,
Il est nu et sommeille
Une femme sur tablette
A capté cette image,
Elle sourit dans sa tête
Du merveilleux mirage
Nous avons tous notre musique
Et le temps tourne dans le grand cirque
Et , les clowns nous le suivons,
Sans se soucier de la chanson
le 24-1-2025
Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,
Les artistes présents pour cet événement de mars sont :
Christine Bonnet (Fr) photographies + conférence le dimanche 09/03, Harwan Red (Ma) peintures + conférence le dimanche 06/04 dans le cadre des HCB, Olivia Seger (Ch) peintures, Isabelle Crevier (Fr/Ca) reproductions sur toile, Anna Stein (Fr/Hu) peintures, Maïa Commère (Fr) art miniature et St. Ghor (Sn) sculptures « UBUNTU ».
Vernissage le jeudi 06 mars de 18h 30 à 21h 30.
Finissage le 29 & 30 mars de 11h 00 à 18h 00.
Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 06 mars :
Lien du reportage photos sur le vernissage du 06 mars :
Lien vers la page événements actuels et à venir :
https://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/
Lien vers la présentation des espaces et des artistes :
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
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Lien pour visionner les 213 vidéos et 95.000 vues sur YouTube
https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966
Lien vers le plus grand Rooftop d’Europe !
Situé au cœur de Bruxelles, entre le célèbre quartier Sainte-Catherine et celui de la Bourse, et à deux pas de la Grand-Place, le plus grand bar/restaurant et espace événementiel d’Europe, ouvert toute l'année, en extérieur comme en intérieur, sera ravi de vous accueillir pour offrir à vos invités une vue à 360° sur Bruxelles avant ou après votre visite !
Lien vers cette plateforme touristique où la galerie est présente :
« autres activités » + https://www.kayak.fr/Brussels.32869.guide
Lien vers le renouveau urbanistique dans le centre de Bruxelles !
https://www.oxybrussels.eu/?fbclid=IwAR1VEUNKNZwMNYHxaun0rOVdabtQ_ZZUQkARzbby64SjD5K0z7z8Eebm1Xo
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
*
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0
Administrateur général
Président de jury pour décerner 3 diplômes d’art EAG
Membre d’un jury international à Corsica Art Fair
Membre d’un jury pour décerner 2 diplômes d’art A&L
*
Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium
GSM: 00.32. (0)497.577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
EXPOSITION : CHRISTINE BONNET
L’artiste Christine Bonnet peint, grave, photographie et écrit. Ses créations s'élaborent autour de trois éléments que sont l'eau, l'air et la terre, auxquels elle ajoute la chaleur et la lumière.
De quelle région venez-vous ?
Je vis et travaille dans le nord-est de la France, précisément en Alsace. Résidant dans un village situé en altitude dans le massif des Vosges, en pleine nature et entouré de forêts, j’ai la chance de passer mes jours dans un endroit propice à ma recherche artistique.
Quelle est votre formation ?
J’ai suivi trois formations dans des ateliers situés à Paris et dans ses environs. J’y ai acquis maintes pratiques, qu’il s’agit du dessin, de la peinture ou de la gravure. Je suis autodidacte en photographie, tant pour la prise de vue que pour l’impression. Je possède en moi l’envie et la nécessité de marier ces techniques avec une exigence de perfection et de précision.
A quel âge vous êtes-vous laissé séduire par les arts ?
Depuis l’enfance j’ai toujours dessiné et peint. J’y consacrais de longues heures. Je possède des souvenirs précis du plaisir que j’éprouvais à être seule face à ce qui s’élaborait sur le papier ou sur la toile. Les aléas de la vie ont fait que ma formation artistique ait vraiment débuté vers vingt-quatre ans. Dès cette période, l’art a occupé une place prépondérante dans mon existence. ll était l’évidence, la voie à suivre !
Avez-vous bénéficié d’encouragements ?
J’ai eu cette chance d’être bien entourée et d’avoir de la reconnaissance de la part de mes proches, mais aussi des critiques franches qui m’ont aidée à progresser. J’ai surtout apprécié de ne pas avoir à me battre pour vivre ce que je souhaitais. Puis, les prix artistiques se sont succédé.
Quels thèmes abordez-vous dans le cadre de vos expositions ?
En peinture, l’esprit du paysage reste extrêmement porteur depuis toujours. Je précise esprit, car c’est uniquement en suivant la voie de l’abstraction que je me relie à lui. Je peux ainsi ouvrir un espace dans lequel je me retrouve totalement, en laissant libre cours à mon imagination et à l’écoute du sensible, de l’intime et de l’émotionnel. Goûter le plaisir de peindre, dans le jeu des couleurs et des matériaux, portée par l’esprit du paysage, là réside ma véritable démarche picturale ! Mon regard de peintre oriente ma vision photographique. Actuellement, je travaille essentiellement des œuvres tournées vers le monde primitif, qui sous-entend des liens profonds avec le milieu naturel et ses nœuds intrinsèques, dépouillé de toutes traces humaines. En tant que photographe, ma motivation repose sur ce qu’il dit de lui dans la puissance des formes qu’il génère. Le second thème qui m’occupe se nourrit de la nature. J’entends par là le monde du végétal. Ces deux voies pour aborder Notre Milieu sont l’occasion d’oser plusieurs questions. Qu’est ce qui, devant moi, s’impose avec tant de force ? Quelle est donc la nature, l’essence profonde de ce qui se donne ici et maintenant ? Pourquoi suis-je tant impactée et ébranlée ? Bien entendu, les réponses demeurent personnelles, voire partielles, même si j’invite chaque visiteur à y réfléchir !
Retrouvez les œuvrées de Christine Bonnet du 7 au 30 mars 2025 à Espace Art Gallery. Plus de détails sur le site www.espaceartgallery.eu
Rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles
Propos recueillis par Daniel Bastié pour "Bruxelles Culture"
Gens des villes où vous vous êtes assemblés,
Nul instant le bruit ne dépose ses armes,
Ce ne sont que fracas, travaux et chantiers,
N'aimeriez- vous un jour quitter ce vacarme ?
GCM
Pensée du jour.12/3/2025