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La meilleure façon d'agir

Propos

 

Dans de nombreuses circonstances, on ne sait pas comment agir.

Faut-il parler ou mieux, se taire? Poser un geste ou ne rien faire?

Survient un deuil, je suis muette, je privilégie le silence.

 

Douze années de barreau m'ont rendue méfiante et certainement très prudente. Je me tiens sur mes gardes or demeure coléreuse.

Quand il faudrait bien réfléchir, parfois on n'en a pas le temps.

 

Répliquer véhémentement ne m'apaise que rarement. Après une grosse colère, je demeure songeuse, inactive, et pour un temps sans appétit. Quelle est donc la façon d'agir qui aurait été la meilleure?

Ce jour, je suis à méditer. Faut-il recourir au mépris quand on s'est senti agressé? Cette option veut que l'on soit sage et sachant relativiser.

 

J'ai pour voisin un jeune couple absolument désagréable, et bien souvent insupportable.

Devrais-je endurer l'irrespect?

 

J'en arrive à la conclusion que la colère nuit à celui qui l'accueille. Se sachant fragile, on devrait s'empresser de changer de lieu. La nature resplendissante permet à l'esprit au repos, deprendre le temps qu'il faut pour chercher intelligemment.

 

Dans le silence et l'harmonie la tendresse refait son nid.

16 juin 2014

 

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Commentaires

  • La colère est toujours mauvaise conseillère. Celui qui m'indispose le fait seul et s'épuise sans moi. Je ne m'engage que très rarement sur cette route ce qui ne m'empêche jamais de dire ce que j'ai à dire si nécessaire.

    Excellente soirée.

    josette

  • Toujours encaisser sans jamais répondre. Las ! Au bout d'un temps qui parfois peut être très long, la colère finit par déborder comme un raz de marée. Gare à celui qui se trouve sur la route des règlements de compte.

    Une éducation reçue dès l'enfance. Un jour, la colère a fini par avoir également son mot à dire. Trop longtemps contenue, elle a abouti en violence envers le seul objet à portée de main : une bicyclette !! Face à une incroyable bêtise-méprise. C'est la bicyclette qui a subi l'assaut avec un guidon tout tordu.

    D'accord avec toi Liliane, la réprimer sans cesse devient destructrice. Ne dit-on pas qu'il y a de "Saintes colères" ???

    Même si elles sont parfois accueillies au centre d'un poème. Une autre manière de la libérer.

    A titre de revanche sur trop de souffrances encaissées en silence. Même si la vengeance est un plat qui se mange froid .... donc, sans colère.... Qui est chaude, elle.

    Le rire, c'est pas mal non plus. Et l'ironie .... Allez, courage, la panoplie est large.

  • administrateur partenariats

    J'adore votre causerie, Suzanne, et elle aurait pu faire l'objet d'une discussion , comme souvent vos textes.

    Mais il n'est pas trop tard ?

    Quoiqu'il en soit, je souffre de cet état de permanente remise en question des réactions épidermiques contenues.

    Ne jamais agir sur le moment, laisser retomber la colère, raisonner !

    C'est de cette façon que j'ai été rééduquée à 20 ans, écoutant la voix d'un ami philosophe, plus âgé.

    Hélas, parfois, la colère a du bon.

    Et la réprimer sans cesse est destructrice je pense.

    Dès lors, je prends la fuite, mais la rage au ventre.

    Sentiment inavoués, rage intérieure, et frustrations sont souvent mon lot.Mais lorsque le événements tournent en ma faveur, parfois longtemps après, la vengeance qui se mange froide me goûte comme mille délices.

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