Sur les chemins de Compostelle ...
Entre Rocroi et Bourg-Fidèle ...
J'ai appris (comme j'aurais pu l'apprendre ailleurs) que ...
Peter Falk, le célèbre inspecteur "Columbo", qui a ensoleillé nos soirées télé, avec son éternel imper beige, son éternelle Peugeot 403, son éternelle "femme" qu'on ne voyait jamais, était parti rejoindre les anges.
J'ai appris (comme j'aurais pu l'apprendre ailleurs) que ...
La Grèce allait adopter un plan d'austérité.
J'ai appris (comme j'aurais pu l'apprendre ailleurs) que ...
La France avait vach'ment subi, dans le Nord, les effets de la pluie ... torrentielle. Charleville-Mézières en est un exemple.
En passant chez le pharmacien, là-bas, à Rocroi ...
Eh bien, le gars m'a donné un remède simple, efficace contre les ampoules aux pieds. Suffit de décoller les emballages et d'appliquer le plastique en caoutchouc sur les traces des blessures. Oui, oui. Au bout d'une demi-heure (même pas), je ne sentais plus rien aux endroits fragiles.
En (re)passant à l'Office du Tourisme, le matin ...
J'en ai su un peu plus sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, entre Rocroi et Reims. On m'a remis de la documentation. "Randonneurs et Pélerins", j'irai visiter votre site.
Ainsi, ceux qui se sentent plus randonneurs que pélerins peuvent opter pour un autre chemin, plus court. Tiens, donc. Le pélerin raccourcit son itinéraire de 40 km, entre Rocroi et Reims.
A voir.
J'ai tenu ma promesse. Je me suis mis en route vers Bourg-Fidèle, comme promis.
Ca me faisait du bien, quand je marchais dans l'herbe, de sentir les restes d'eau de pluie dans mes doigts de pied.
Une escale intéressante, sur la route : la ferme du Couvent. Un lieu occupé naguère par des religieux qui soignaient des malades et avaient établi quelque chose pour faire fondre le fer. Aujourd'hui, c'est un lieu qui se dégrade.
Encore un château d'eau sur la route. A Bourg-Fidèle. Décidément, ces bâtisses prennent un abonn'ment dans la région.
Entre temps ...
Il a encore fallu, sur le coup d'une heure, que mon GSM sonne. Il a encore fallu que le légendaire "numéro privé" se fasse remarquer.
Malheureus'ment pour moi, j'étais en pleine marche, je n'avais pas le cran de m'en fouttre, j'ai pas pu m'empêcher d'app'ler' en Belgique. J'ai eu un collègue de la poste. Je voulais voir si le message ne venait pas de là.
Heureus'ment, c'était ... une fausse alerte.
Après Bourg-Fidèle, le lac des Vieilles Forges s'annonçait ... pour la suite.
Je me suis dit : OK, pour la prochaine fois.
Je ne suis pas rentré sur ROcroi par le même chemin. Non, j'ai emprunté la grand'route. Bien sûr, les sentiers, les bois, c'est plus pittoresque. Mais ça me donnait l'occasion de découvrir encore un nouveau chemin.
Deux belles vaches, face à face, dans leur mangeoire, m'ont salué, à un moment donné, en remuant leur queue.
C'est pas tout, non. J'aurais pu souffler au retour, oui. Une rencontre amicale n'aurait pas été de refus. Mais voilà : les évén'ments ne s'obstiennent pas en claquant des doigts. D'accord, d'accord, j'ai repris un café à l'hôtel. La jeune serveuse du début restait au fond de la pièce, en entassant des bouteilles de vin dans des espèces de paniers qui r'ssemblaient à ceux dans lesquels on range des boules de pétanque. La jeune serveuse feuill'tait un magazine. J'ai r'péré ... des jonquilles sur un appui de fenêtre.
Je me suis remis en route le soir. Cette fois, je voulais tester le début de l'autre parcours, plus court. Ne fut-ce que ... les cinq premiers kilomètres. Pour me faire une idée. Pour m'avancer, quelque part. Et j'ai du (encore) me dépatouiller avec le manque de clarté des indications ... dans la documentation qu'on m'avait remise, le matin, à l'office du tourisme.
Ainsi ...
Il était écrit : "de Rocroi à Sévigny-la-Forêt, 5 kms". Jusque là, ça va.
Ensuite, il était écrit, textuell'ment :
"depuis la place centrale, sortir de Rocroi par la rue de France, en passant par la rue de France ... à la patte d'oie (D877 et D22d), poursuivre la D877 sur la gauche ... passer par la Gendarmerie et la piscine ... au deuxième rond-point, poursuivre vers Rimogne ... environ 300 mètres après, prendre à droite le "Chemin du Curé", voie goudronnée que l'on suit tout droit jusque Sévigny-la-Forêt ..."
Bon. OK. Je poursuis la D877 sur la gauche. J'aperçois un rond-point (le premier, j'imagine). Tiens, il va vers Rimogne ! Mais bon, ce n'est sûr'ment pas le bon. Surtout que, sur la route, en face, sur la gauche, je lis : gendarmerie. Je vais voir par là. Je passe "devant" la gendarmerie, conformément à ce qui est écrit sur le papier. Un tournant. Deux tournants. Un second rond-point, j'imagine, ne va pas tarder à se présenter. Il y a sans doute plus d'un chemin, plus d'une direction qui mène à Rimogne (ça se vérifie dans tant de villes). Je marche, je marche. Toujours pas de ... second rond-point. Je marche, je marche encore.
Et je finis par retomber sur l'av'nue que j'avais emprunté, le matin, quand j'avais décidé de me rendre à ... Bourg-Fidèle.
Où se trouve le "second rond-point" en direction de Rimogne ?
N'était-ce pas celui que j'avais vu, sur lequel j'étais tombé (le premier, dans ma logique) ?
Allons voir. Y a p'têt une chance sur deux de tomber juste.
Et, en ref'sant le ch'min en sens inverse, en râlant une fois de plus contre ceux qui manquent de clarté en indiquant les ch'mins, je crois comprendre ...
Le "premier" rond-point, non mentionné dans le dépliant, c'était ... la "patte d'oie" (mentionnée, elle), où la D877 et la D22 se rencontraient. D'accord, un mot de plus s'intègre dans mon vocabulaire (mais ... à quel prix ?)
Quant au "second" rond-point, mentionné, lui, direction Rimogne, c'était le bon.
Mais, dans le dépliant, y avait quand même une erreur : le "passer devant la gendarmerie".
Enfin : je savais.
J'ai emprunté la grand'route. Je suis bel et bien tombé sur un p'tit chemin goudronné, en direction de Sévigny-la-Forêt. On se trouvait, comme de bien entendu, sur le "chemin du Curé". J'ai avancé, avancé. En pensant beaucoup à ... mon frère. En revivant quelques souv'nirs de vacances d'il y a deux, trois ans.
Je n'ai pas eu la force de pousser mes pas jusque Sévigny. Fatigue oblige ! Et ... mon estomac commençait à crier.
J'ai soupé (non, dîné) à l'hôtel. Mais je savais déjà que ... je réintégrerais le lit, sitôt fini.
Désormais, j'en sais un peu plus, sur le trajet officiel et l'autre (un peu court), concernant les hébergements possibles :
Un peu partout, on trouve des gîtes municipaux, des chaînes hospitalières ...
Suffit parfois de téléphoner, au plus tard, la veille au soir.
Il est souvent indispensable de ret'nir ... 48 heures.
Dans certains endroits (gratuits), y a pas de douche, ni de lit.
Quand on débarque à Reims, il y a un accueil des pélerins à la cathédrale, tous les jours, de mars à septembre, de 14 à 17 heures.
Demain, je replie bagage. Je rentre en Belgique.
Faut que je me trouve au Roeulx, près de Soignies, pour une soirée, à laquelle j'ai été invité.
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