Arts et Lettres

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« 2050 Une brève histoire de l'avenir » aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique 11.09.2015 > 24.01.2016

2050 Une brève histoire de l'avenir

Exposition

11.09.2015 > 24.01.2016

Exercice de futurologie, « Une brève histoire de l’avenir » (Fayard, 2006) est l’ouvrage prémonitoire de l'économiste, écrivain - auteur de 65 romans et essais - et haut fonctionnaire français Jacques Attali qui déroule au fil de ses 400 pages, une histoire télescopée du monde et imagine ce que seront nos années à venir et notre rapport au monde, d’ici 2050.  Ce livre a  servi de base à une  ambitieuse double  exposition d’un style inédit, qui s’ouvre quasi simultanément à Bruxelles et à Paris, à  la date anniversaire  tristement  historique du 11 septembre.

 Deux expositions, indépendantes mais simultanées et complémentaires, s'articulent autour  du questionnement de notre avenir.  Des artistes se sont  engagés dans l’analyse des grandes dynamiques qui traversent et animent notre monde moderne.

L’objectif déclaré des commissaires et de toute l’équipe organisatrice est l’éveil. De la méditation à l’action ou à la réaction. Pour Jacques Attali, une exposition est une autre façon de frapper à la porte des consciences des citoyens. Il faut  dépasser le constat et l’observation du monde  généralement prônée par les artistes contemporains et  chercher à réinstaurer l’utopie grâce à la dimension altruiste de l’art.  

L’exposition « 2050 Une brève histoire de l'avenir » aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique,  débute par La Vénus de Galgenberg une figurine paléolithique féminine  en serpentine datée de plus de 30.000 ans, mesurant  7,20 cm et  pesant à peine 10 g …d’éternité? Elle est mise en miroir ave une œuvre de Louise Bourgeois, Fragile Goddess, 2002. Elle nous renvoie à la fragilité de notre patrimoine et à l’importance de sa sauvegarde, ainsi que de celle de la connaissance. Nous avons tous en mémoire la tragédie du récent drame de Palmyre, berceau mésopotamien de notre civilisation. Par ailleurs, un partenariat inédit a été développé entre le Musée Numérique (MRBAB), le Naturhistorisches Museum de Vienne et la firme Trideus et Alph Studios). Avec la numérisation 3D de la Vénus de Galgenberg, les MRBAB remettent en question les techniques modernes de reproduction et le rôle à venir des musées.

David Lachapelle Gas Shell 2012

 Les œuvres choisies sont celles d’artistes qui   pratiquent ce qu'André Breton disait de Giorgio De Chirico : « L'artiste, cette sentinelle sur le sentier, a à perte de vue des qui-vive. » Pour faire de cette exposition un lieu où l’on pense le futur, cette exposition se veut  être une boîte à alertes qui nous rend conscients de ce que nous sommes et de ce que l’on peut devenir.

Le rythme de l’accrochage  alterne peintures, sculptures, photographies, vidéos, installations et arts numériques : plus de 70 oeuvres d’art contemporain qui peuvent éclairer notre regard sur des thématiques urgentes telles que l'éclatement de l'empire américain, la surconsommation, les conflits mondiaux, l'épuisement des ressources naturelles, les inégalités sociales et économiques, la mutation de l’être humain, l'utopie d'un autre monde possible. À ces thèmes complexes viennent se greffer des visions positives et constructives, parfois même teintées d’humour. Des artistes belges et internationaux comme Sugimoto, Boetti, Kingelez, Warhol, LaChapelle, Gursky, Op de Beeck, Burtynsky, Yongliang, Turk, Alÿs, Hatoum,… nous invitent ainsi à réfléchir à l’avenir.

http://www.fine-arts-museum.be/fr/expositions/2050

 

L’exposition  éponyme du Musée du Louvre  qui ouvre bientôt à Paris  ( 24.09.2015 > 04.01.2016) se projette elle aussi dans le futur en se fondant sur une lecture subjective du passé, imaginée et portée par la création artistique des millénaires précédents, mais aussi par quinze œuvres d’artistes contemporains du monde entier. http://www.louvre.fr/expositions/une-breve-histoire-de-l-avenir

 

La date d’ouverture de l’exposition à Bruxelles, capitale de l’EUROPE – 11 septembre 2015 – renvoie aux événements du World Trade Center qui ont ouvert le nouveau millénaire et bousculé l’ordre du monde. Cette symbolique est importante dans le storytelling de l’exposition, notamment avec les œuvres de Wolfgang Staehle et Hiroshi Sugimoto, qui évoquent le déclin de l’empire américain.

                                                    Chris Burden Metropolis II 2011 

q                                         Charles Csuri et James Sheffer, Random War 1967

                                   John Isaacs The matrix of Amnesia (Fat man) 1997

                                            Olga Kisseleva La conquête de l'Arctique 2011

                                      Maarten Vanden Eynde Plastic Reef, 2005-2012

                                      Arman (Armand Pierre Fernadez) Drogues 1960-62

                                   Michael Wolf Tokyo Compression Multiple, Horizontal, 2009

                                       HeHe (Helen Evans et Heiko Hansen) Fleur de Lys 2009

Très impressionnante est cette œuvre de Jake et Dinos Chapman (deux frères artistes plasticiens britanniques) intitulée The tower of Babble dont voici un détail. C'est en fait une immense maquette- parodie de celles des musées de sciences naturelles - illustrant une  apocalypse surpeuplée en trois D, digne  de Jérôme Bosch. 

 La série des reliquaires d’AL Farrow Mausoleum I (1943) est tout aussi poignante car d’une tragique actualité. Synagogue, chapelle et mosquée sont intégralement fabriquées à l’aide d’armes récupérée. Mais la religion n’est-elle pas  elle aussi une arme redoutable ? Et que le contraste est grand entre le principe de recueillement que le lieu est supposé inspirer et l’histoire violente qui a toujours accompagné l’expansion des religions. All you need is love (2010), une œuvre signée Eugenio Merino.

Eugenio Merino, All You Need is Love, 2010, books.

Epinglons également – non « Le meilleur des mondes » - mais Le rêve d’un monde meilleur (2011) de Gonçalo Mabunda, né au Mozambique qui a vécu enfant les horreurs de la guerre civile. 

L’interactivité est très souhaitée: chacune des huit sections est présentée sur  des feuillets détachables que le visiteur peut arracher à sa guise et emporter. Le bruit de la page que l’on arrache avant de l’archiver dans une plaquette  fait déjà frémir : Introduction, Los Angeles et la suprématie américaine, Déclin de la puissance américaine - vers une nouvelle géopolitique, Une planète menacée - du constat à l’engagement, Surconsommation – consommer … oublier, L’empire du marché : it’s a Rich Man’s World, Le temps : une denrée rare, l’art de l’immortalité, Hyperconflits : des guerres d’un genre nouveau, Utopies : let the future tell the truth.

De nouvelles technologies encouragent les visiteurs à commenter et partager leur propre perspective avant, pendant et après l’exposition. Un photomaton permettra aux visiteurs d’envoyer un « gif » (photo animée) accompagné d’un message tourné vers le futur.

Un social wall projettera, en temps réel, les interactions #expo2050 sur les réseaux sociaux. Les expositions de Bruxelles et Paris dialogueront donc avec le reste du monde. Le tout est aussi à suivre en direct sur le site web de l’exposition  www.expo-2050.be  – qui propose également des vidéos (teasers, interviews et timelapses).

Une application pour smartphone et tablettes est proposée gratuitement (en FR, NL et EN). Remplaçant l’audioguide, elle raconte l’exposition à travers des interviews, vidéos, photos, images d’archives, articles,... L’utilisateur peut donc tant préparer sa venue au musée qu’élargir sa réflexion sur les oeuvres et sujets abordés. Trace virtuelle et qualitative de l’exposition, l’application « Fine Arts Belgium » fournit un contenu supplémentaire (vidéo) au catalogue.

De nombreuses activités sont organisées en marge de l’exposition (conférences, colloques, ateliers créatifs, visites guidées, visites « sur mesure », etc.).Le public pourra également participer aux « meet the artist », des rencontres exclusives avec les grands noms de l’art contemporain (Olga Kisseleva, Thu Van Tran, Maarten Vanden Eynde, Hans Op de Beeck, David Altmejd,…).

De l’horreur au miracle, notre dernier regard se porte sur une fantastique maquette de ville imaginaire tentaculaire mais accueillante, imaginée par l’artiste congolais Bodys Izek Kingelz, décédé cette année.

 

Vous pouvez écouter Jacques Attali ici : http://www.rtbf.be/radio/player/lapremiere?id=2042259&e=

 

INFORMATIONS PRATIQUES

BRUXELLES

11.09.2015 > 24.01.2016

www.expo-2050.be

Horaires

mardi > vendredi | 10:00 > 17:00

samedi > dimanche | 11:00 > 18:00

Tarifs

€ 14,50 adulte € 12,50 senior (+65 ans),

€ 8 jeune (6>25 ans), enseignant, personne

souffrant d’un handicap et leur accompagnateur

€ 10,5 groupe adulte € 3,5 groupe scolaire

€ 0 Ami des MRBAB, membre ICOM, enfant (-6ans)

Ticketing online : https://onlineticketing.fine-arts-museum.be

Une application multimédia et un guide

du visiteur (papier) gratuits sont disponibles.

Catalogue : coéd. Snoeck/MRBAB, 224 p., € 32

(également disponible en e-book)

Commissariat de l’exposition

Jennifer BEAULOYE, docteur en histoire de l’art et

chercheur post-doctoral en muséologie et

nouvelles technologies | Pierre-Yves DESAIVE,

responsable médias numériques & art contemporain |

Jean DE LOISY, conseiller scientifique | Jacques ATTALI,

conseiller scientifique

 

PARIS

24.09.2015 > 04.01.2016

www.louvre.fr

Horaires

Tous les jours de 09 :00 à 17:30, sauf le mardi.

Nocturnes les mercredis et vendredis jusqu’à 21 :30.

Tarifs

Tarif unique d’entrée au musée : € 15.

Gratuit pour les moins de 18 ans, les moins de

26 ans résidents de l’U.E., les enseignants

titulaires du pass éducation, les demandeurs

d’emploi, les adhérents des cartes Louvre

familles, Louvre jeunes, Louvre professionnels

et Amis du Louvre, ainsi que le premier

dimanche des mois de septembre à mars.

Catalogue : coéd. Hazan/Louvre, 384 p., € 45

Commissariat de l’exposition

Dominique DE FONT-REAULX, conservateur

général au musée du Louvre, directrice du musée

national Eugène-Delacroix | Jean DE LOISY,

président du Palais de Tokyo | Jacques ATTALI,

conseiller scientifique | avec la collaboration de

Sandra ADAM-COURALET

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Commentaire de Deashelle le 2 décembre 2015 à 11:50

Une brève histoire de l'avenir: Nouvelle édition, revue et ...

Ce qui passe, pour certains d'entre eux tels Daesh, par la guerre. ... Qotb, dont les disciples sont encore innombrables, souhaitait combattre tout musulman non fidèle à sa vision de l'islam et tous les « infidèles ». Aujourd'hui, parmi d'autres, ...
Prophétique ce livre!: "ce qui passe, pour certains d'ente eux tels DAESH, par la guerre... Extraits...
Commentaire de Deashelle le 12 octobre 2015 à 17:11

Programme complet : http://bit.ly/1OSB0FM

Dans son livre Une brève histoire de l’avenir (Paris, 2006), maintes fois réédité et dont la dernière édition revue et complétée remonte à 2013, Jacques Attali imagine l’avenir à partir de ce que l’histoire et la science permettent d’anticiper. Qu’en sera-t-il des rapports entre nations, du développement de la science et des technologies, de la lutte pour le bien-être, du rôle des religions etc.? Un panorama interpellant et séduisant au point que la problématique sera au centre d’une grande exposition à partir de septembre 2015 à Paris (Musée du Louvre) et à Bruxelles (Musées royaux des Beaux-Arts).

Après plusieurs échanges, nous avons convenu de donner un prolongement à ces expositions. Voilà le contexte qui a incité l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique à organiser un colloque international qui aurait pour objet le devenir de l’Europe : Quelle Europe en 2050 ?

L’Europe est certes un concept à géométrie variable. Comme l’a écrit J.-B. Duroselle (L’idée d’Europe dans l’histoire, Paris, 1965), « L’Europe étant une construction de l’esprit humain à partir d’une réalité géographique mal délimitée, il y a eu, depuis que les hommes y réfléchissent, une immense variété d’Europes. Parcourir l’histoire de ces variations n’est pas seulement une entreprise intéressante pour notre curiosité intellectuelle. C’est aussi un excellent moyen de comprendre les liens qui existent entre la situation politico-sociale à un moment donné et les idées dominantes en matière de relations internationales. »

À Bruxelles, capitale de l’Europe politique, il s’agira donc de se livrer à un exercice de prospective pour le prochain quart de siècle. En n’oubliant pas que l’Union européenne, même si elle est au cœur de la réflexion, n’est pas toute l’Europe et que par ailleurs des Nations ont préexisté à cette construction.

L’Europe est le produit de l’accumulation d’une série de valeurs ; elles ont donné naissance à une civilisation originale qui lui a permis de dominer l’univers dans la première moitié du XXe siècle. L’Europe, c’est d’abord un héritage gréco-romain avec l’émergence de l’esprit scientifique et critique. Ce fut ensuite la place occupée par le christianisme et la distinction opérée entre le temporel et le spirituel, d’où résulteront un jour la tolérance religieuse et le principe de laïcité. Ce fut aussi l’invention du concept de la Recherche-Développement dans l’Angleterre du XVIIe siècle et la Révolution industrielle qui s’en suivit. Enfin, l’idéologie des Droits de l’Homme s’est ancrée à partir du XVIIIe siècle : les concepts de Liberté, d’Égalité, de Non-discrimination, bref toutes les grandes libertés fondamentales modernes, qu’elles soient politiques, économiques ou sociétales, y trouvent leur origine.

Pendant des siècles, cette Europe-là a été le centre de la culture et un lieu de pouvoir et de domination universelle. Elle a vu son rayonnement s’éroder en partie, dans le même temps où l’Union modifiait substantiellement la forme traditionnelle des relations entre nations européennes : elles lui délèguent, c’est-à-dire à des institutions communes, une partie de leur souveraineté nationale. Bastion des libertés, des droits fondamentaux, havre de paix depuis 70 ans, elle est confrontée plus que jamais à d'immenses empires, la Chine, la Russie, les États-Unis, l’Inde et à nombre d’autres grands pays dits émergents. Comment imaginer le devenir politique et économique de cette Europe ? Pourrait-elle préserver le bien-être de ses habitants et mener un combat victorieux contre la pauvreté ? Qu’en sera-t-il du débat « identité nationale – citoyenneté européenne », de l’avenir de l’Euro face aux autres monnaies ? Le destin de l’Europe se résume-t-il à ne devenir qu’un musée prestigieux ? Y décèle-t-on une créativité telle qu’elle puisse encore donner le ton ? Est-elle à même de préserver sa vigueur scientifique et technologique ? L’Union apparaît comme une sorte d’exception, comme un îlot sécularisé dans un monde imbibé de religieux : un monde moderne est-il nécessairement un monde sécularisé ? Que pensent du futur de l’Europe des personnalités éminentes des continents américain, africain et asiatique ? La Russie se sentira-t-elle plus européenne qu’asiatique ? L’intégration de la Turquie est-elle concevable ?

Bref, les questions se bousculent. Voilà l’enjeu de ce colloque international. Le comité scientifique est composé de Jacques Attali (président d’Attali & Associés, conseiller d’État, économiste, associé de l'Académie royale de Belgique), Hervé Hasquin (historien, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique), Michel Draguet (historien de l’art, professeur à l’Université libre de Bruxelles, directeur général des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, membre de l'Académie royale de Belgique).

Des intervenants venant d'Europe, d'Afrique, d'Amérique du Nord et d'Asie aborderont ces diverses questions.

Commentaire de Deashelle le 12 octobre 2015 à 13:16

Voyage au-delà de la nuit au Louvre

L’exposition Une brève histoire de l’avenir s’ouvre au Louvre pour trois mois.

Copie d’après Pieter I Bruegel, La Parabole des aveugles, fin du XVIe siècle. L’œuvre, copie du t...

Copie d’après Pieter I Bruegel, La Parabole des aveugles, fin du XVIe siècle. L’œuvre, copie du tableau conservé au musée de Capodimonte, à Naples, fait référence à la parabole du Christ mettant en cause les Pharisiens : « Laissez-les. Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Or, si un aveugle guide un aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse ». Présentée dans la première section de l’exposition, elle rappelle la cécité de l’être humain face à son avenir.

/© RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/Michel Urtado.

Grâce aux prêts des plus grands musées du monde et à l’engagement d’une quinzaine d’artistes, elle fait dialoguer art ancien et création contemporaine.

« Elle n’est pas seulement une réunion de chefs-d’œuvre, elle nous renvoie à la responsabilité que nous prenons en les regardant. » C’est ainsi que Jean de Loisy présente l’exposition dont il est le commissaire avec Dominique de Font-Réaulx au musée du Louvre.

Des chefs-d’œuvre, Une brève histoire de l’avenir en présente deux cents, choisis dans les collections du monde entier pour dialoguer avec une quinzaine de créations contemporaines. De ces résonances, le spectateur est invité à inventer sa propre lecture.

Et d’emblée, le parcours thématique, inspiré par le livre éponyme de Jacques Attali, s’efface devant la singularité de ce voyage. L’auteur le souligne lui-même : « La façon dont les deux commissaires ont échappé à mon livre est magnifique. L’exposition est un texte à multiples dimensions, qui sont celles de la rêverie ».

Libre voyage

Dès le hall, c’est cette explosion des perspectives qui saisit le visiteur. Cinq cents figures en papier découpé, de deux à trente centimètres, montées sur des baguettes de bois. Des dieux, des héros, des martyrs. Disposée sur une grande base circulaire, cette forêt d’images provient d’un recueil autrefois utilisé pour l’étude de la sculpture.

Avec Boneyard, Geoffrey Farmer fait voler en éclat l’analyse chronologique des styles et redonne leur liberté à ces personnages. Dominique de Font-Réault veut y voir « une métaphore du musée qui s’inscrit dans le passé mais aussi dans le présent et l’avenir ». C’est en tout cas la proposition réussie ici : délaisser, le temps d’une exposition, l’illusion de la maîtrise et la dictature du temps court.

Nous partons pour un voyage sans destination précise, l’affichage installé par Kris Martin dans le même hall, Mandi III, nous en avertit. Dans un bruit métallique, le rectangle noir s’agite régulièrement, mais aucune ville ne s’y inscrit jamais, aucun horaire.

Nous partons sans visibilité sur ce qui se trouve juste devant nous, tels les aveugles de Pieter Bruegel l’Ancien, qui s’éloignent inexorablement du chemin.

Nous évoluons en équilibre précaire, comme l’acrobate de Rhona Bitner, qui côtoie La Sibylle de Cumes, prophétesse de légende peinte par le Dominiquin. Sur le mur, les mots de Genet : « Tu danseras sur et dans la solitude désertique, les yeux bandés, si tu le peux, les paupières agrafées. »

Fragile transmission

Cette nuit solitaire nous ouvre pourtant à une autre perception de l’histoire humaine. La transmission de ces chefs-d’œuvre, à travers guerres et pillages, touche d’autant plus que « ces vestiges sont aujourd’hui incroyablement menacés », rappellent les deux commissaires.

Haute d’une vingtaine de centimètres, une Figure de fondation mésopotamienne fait face à un Poing colossal, un poing de Pharaon, qui illustre le sort réservé à la puissance des rois. Et l’incroyable traversée de ces objets jusqu’à nous, que résume Dominique de Font-Réaulx : « Prise par Bonaparte, la pièce devint possession britannique suite au traité d’Alexandrie.En 1802, George III en fit don au British Museum qui nous l’a prêté pour l’exposition ».

Un peu plus loin, les ikebanas de Camille Henrot poursuivent cette fragile transmission face aux élans belliqueux de l’histoire.

Possible renaissance

Dans le fracas des armes des anciens, surgit à nouveau l’événement récent. C’est un fragment de sculpture en bronze. Abîmé, tordu. Retrouvé dans les décombres du World Trade Center, il est l’œuvre de Rodin. Ce travail préparatoire pour le groupe Les Ombres qui domine La Porte de l’enfer fait soudain écho aux toiles de Thomas Cole, Le destin des empires.

Autour de 1835, l’artiste américain peint l’histoire de l’Empire romain en cinq tableaux, de L’état de nature à La désolation, d’après les paysages de la baie de Manhattan.

Là encore, l’abandon d’une perspective linéaire s’avère fertile. La série, pour la première fois présentée en France, peut se lire de manière circulaire : la destruction devient signe de renaissance.

L’agora moderne proposée par Ai Weiwei ouvre la même possibilité. Sur un sol en bois, des bases de colonnes de pierre datant de la Chine ancienne. La ruine d’un empire disparu et le scellement possible d’une nouvelle société. Si nous en décidons ainsi.

BÉATRICE BOUNIOL

http://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Voyage-au-dela-de-la-nu...

Commentaire de Deashelle le 12 octobre 2015 à 13:13

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Et à Paris: Copie d’après Pieter I Bruegel, La Parabole des aveugles, fin du XVIe siècle. L’œuvre, copie du t...

Copie d’après Pieter I Bruegel, La Parabole des aveugles, fin du XVIe siècle. L’œuvre, copie du tableau conservé au musée de Capodimonte, à Naples, fait référence à la parabole du Christ mettant en cause les Pharisiens : « Laissez-les. Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Or, si un aveugle guide un aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse ». Présentée dans la première section de l’exposition, elle rappelle la cécité de l’être humain face à son avenir.

/© RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/Michel Urtado.

Grâce aux prêts des plus grands musées du monde et à l’engagement d’une quinzaine d’artistes, elle fait dialoguer art ancien et création contemporaine.

« Elle n’est pas seulement une réunion de chefs-d’œuvre, elle nous renvoie à la responsabilité que nous prenons en les regardant. » C’est ainsi que Jean de Loisy présente l’exposition dont il est le commissaire avec Dominique de Font-Réaulx au musée du Louvre.

Des chefs-d’œuvre, Une brève histoire de l’avenir en présente deux cents, choisis dans les collections du monde entier pour dialoguer avec une quinzaine de créations contemporaines. De ces résonances, le spectateur est invité à inventer sa propre lecture.

Et d’emblée, le parcours thématique, inspiré par le livre éponyme de Jacques Attali, s’efface devant la singularité de ce voyage. L’auteur le souligne lui-même : « La façon dont les deux commissaires ont échappé à mon livre est magnifique. L’exposition est un texte à multiples dimensions, qui sont celles de la rêverie ».

Libre voyage

Dès le hall, c’est cette explosion des perspectives qui saisit le visiteur. Cinq cents figures en papier découpé, de deux à trente centimètres, montées sur des baguettes de bois. Des dieux, des héros, des martyrs. Disposée sur une grande base circulaire, cette forêt d’images provient d’un recueil autrefois utilisé pour l’étude de la sculpture.

Avec Boneyard, Geoffrey Farmer fait voler en éclat l’analyse chronologique des styles et redonne leur liberté à ces personnages. Dominique de Font-Réault veut y voir « une métaphore du musée qui s’inscrit dans le passé mais aussi dans le présent et l’avenir ». C’est en tout cas la proposition réussie ici : délaisser, le temps d’une exposition, l’illusion de la maîtrise et la dictature du temps court.

Nous partons pour un voyage sans destination précise, l’affichage installé par Kris Martin dans le même hall, Mandi III, nous en avertit. Dans un bruit métallique, le rectangle noir s’agite régulièrement, mais aucune ville ne s’y inscrit jamais, aucun horaire.

Nous partons sans visibilité sur ce qui se trouve juste devant nous, tels les aveugles de Pieter Bruegel l’Ancien, qui s’éloignent inexorablement du chemin.

Nous évoluons en équilibre précaire, comme l’acrobate de Rhona Bitner, qui côtoie La Sibylle de Cumes, prophétesse de légende peinte par le Dominiquin. Sur le mur, les mots de Genet : « Tu danseras sur et dans la solitude désertique, les yeux bandés, si tu le peux, les paupières agrafées. »

Fragile transmission

Cette nuit solitaire nous ouvre pourtant à une autre perception de l’histoire humaine. La transmission de ces chefs-d’œuvre, à travers guerres et pillages, touche d’autant plus que « ces vestiges sont aujourd’hui incroyablement menacés », rappellent les deux commissaires.

Haute d’une vingtaine de centimètres, une Figure de fondation mésopotamienne fait face à un Poing colossal, un poing de Pharaon, qui illustre le sort réservé à la puissance des rois. Et l’incroyable traversée de ces objets jusqu’à nous, que résume Dominique de Font-Réaulx : « Prise par Bonaparte, la pièce devint possession britannique suite au traité d’Alexandrie.En 1802, George III en fit don au British Museum qui nous l’a prêté pour l’exposition ».

Un peu plus loin, les ikebanas de Camille Henrot poursuivent cette fragile transmission face aux élans belliqueux de l’histoire.

Possible renaissance

Dans le fracas des armes des anciens, surgit à nouveau l’événement récent. C’est un fragment de sculpture en bronze. Abîmé, tordu. Retrouvé dans les décombres du World Trade Center, il est l’œuvre de Rodin. Ce travail préparatoire pour le groupe Les Ombres qui domine La Porte de l’enfer fait soudain écho aux toiles de Thomas Cole, Le destin des empires.

Autour de 1835, l’artiste américain peint l’histoire de l’Empire romain en cinq tableaux, de L’état de nature à La désolation, d’après les paysages de la baie de Manhattan.

Là encore, l’abandon d’une perspective linéaire s’avère fertile. La série, pour la première fois présentée en France, peut se lire de manière circulaire : la destruction devient signe de renaissance.

L’agora moderne proposée par Ai Weiwei ouvre la même possibilité. Sur un sol en bois, des bases de colonnes de pierre datant de la Chine ancienne. La ruine d’un empire disparu et le scellement possible d’une nouvelle société. Si nous en décidons ainsi.

BÉATRICE BOUNIOL

http://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Voyage-au-dela-de-la-nu...

Commentaire de Deashelle le 15 septembre 2015 à 15:32

Il faut passer à ce que j’appelle l’altruisme intéressé, c’est-à-dire comprendre que la forme la plus intelligente de l’égoïsme, c’est l’altruisme. Sur tous les sujets, il devrait être facile d’expliquer, si les hommes politiques avaient du courage. Ce qu’ils n’ont pas. Car c’est notre intérêt d’être altruiste."
Jacques Attali

Le tout décliné dans une exposition très interpellante ouverte ce vendredi 11 septembre aux Musées des Beaux-Arts de Bruxelles.

http://www.lesoir.be/987612/article/debats/2015-09-12/jacques-attali-il-y-des-moments-ou-guerre-est-necessaire

Commentaire de Deashelle le 15 septembre 2015 à 14:59

En 1965, Opalka décide de peindre en blanc avec un pinceau n°O sur des toiles noires de 196 x 135 cm la suite des nombres de un à l'infini. Il intitule ses toiles Détail. A partir de 1972, il ajoute à chaque fond d'une nouvelle toile 1% de blanc, si bien que les nombres se fondent progressivement dans le support sur lequel elles sont inscrites. Matérialisant également l'érosion du vivant par le temps, il enregistre quotidiennement le son de sa voix prononçant les nombres qu'il est en train de peindre. Une voix qui se transforme au fil des années...

Commentaire de Deashelle le 15 septembre 2015 à 14:40

'Roman Opałka, Détails'

Roman Opałka, Détails

Commentaire de Deashelle le 15 septembre 2015 à 14:38

Commentaire de Deashelle le 15 septembre 2015 à 9:20

Vincent Nolf's photo.

                L'inscription

et la  participation à ce résau

   sont  entièrement grauits.

       Le réseau est modéré

Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ABSTRACTION LYRIQUE - IMAGE PROPHETIQUE : L'ART DE KEO MERLIER-HAIM

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

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LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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