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Correspondance André Baillon - Jean-Richard Bloch (1920-1930), édition établie et annotée par Maria Chiara Gnocchi, Tusson, du Lérot éditeur, 2009, 206 p., ISBN 978-2-35548-028-7

En 1920, André Baillon est à la recherche d’un éditeur. Jean-Richard Bloch vient d’être nommé directeur d’une collection littéraire, les « Prosateurs français contemporains » des éditions Rieder, dont il essaie de composer la première série. La rencontre entre ces deux hommes est décisive. Baillon signe un contrat qui le lie à Rieder pour les années à venir ; Bloch, de son côté, trouve l’auteur-type qui donnera le « la » à sa collection.
La correspondance entre Baillon et Bloch ne peut se réduire à l’échange entre un auteur et son éditeur. L’un et l’autre sont écrivains et aussi critiques littéraires : lettre après lettre, ils commentent leurs œuvres mutuelles, ils glosent les textes d’autres romanciers, et leurs écritures « jouent » autour de quelques thèmes donnés. De leurs périphéries respectives (Bruxelles et Poitiers), Baillon et Bloch jettent un regard très personnel sur Paris, centre indiscuté de la vie littéraire, où Rieder a son siège, et où ils se rencontrent de temps en temps. Et c’est tout le bouillonnement de l’univers littéraire et intellectuel français et belge de l’entre-deux-guerres qui émerge de leurs missives, avec ses protagonistes, ses tribunes, ses débats.

http://www.editionsdulerot.fr/



Geneviève Hauzeur, André Baillon. Inventer l'Autre. Mise en scène du sujet et stratégies de l'écrit,
Bruxelles, Peter Lang, "Documents pour l'Histoire des Francophonies", 2009, 463 p., ISBN 978-90-5201-540-8


Écrivain hors normes, parmi les plus importants qu’ait connus la Belgique de l’entre-deux-guerres, publié dans des maisons d’édition qui ont insisté sur la dimension sociale de ses récits, André Baillon (1875-1932) n’atteignit que progressivement sa vraie stature, celle de l’écrivain qui fit de sa vie un terrain d’écriture. Il ne cessa d’explorer les limites du langage et les frontières de la folie.
Affrontant les mots, Baillon se confronte aussi à l’Autre, et en premier lieu au lecteur qu’il convie à éprouver son expérience, dans une ambivalence qui mêle empathie et ironie. De cette “invention” de l’Autre surgit un vrai sujet : une voix qui a quelque chose à dire.
Cette étude montre comment l’œuvre de Baillon, tout « égotiste » qu’elle soit, interroge le fait littéraire dans son essence. Ce en quoi elle est une voix qui nous enseigne. Première monographie critique consacrée à l’œuvre de Baillon, le livre de Geneviève Hauzeur convoque plusieurs disciplines des sciences humaines – de la linguistique du discours à la psychanalyse, en passant bien sûr par la théorie littéraire – pour interroger ce qui, au cœur du sujet de l’écriture, motive la nécessité de “faire œuvre” d’écrivain.

http://peterlangusa.com/Index.cfm?vID=21540&vHR=1&vUR=2&...

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