J'écoute, bien forcée de croire,
N'ayant pas le choix d'éviter,
Ce que se met à raconter,
À l'improviste ma mémoire.
Surgi d'une vie précédente,
Dans un décor qui fut réel,
Et reconstitué tel quel,
Mon moi, revenu, se présente.
Or je refuse d'accueillir
Cette apparition virtuelle,
Dont l'influence habituelle
M'incitait à me souvenir.
Ce qui certes satisfaisait
Finit embourbé dans un rêve.
Les arbres morts, privés de sève
Ont perdu leur charme à jamais.
Je peux me surprendre à douter
De ce qui m'advint d'impensable,
Qui, pourtant, fut réalisable,
Éphémère félicité!
Sous l'effet de l'indifférence,
Grâces et drames, d'une fois,
Désagrégés n'ont plus de poids
Que penser de la providence?
De gens connus, furent gardés
Les derniers mots sur l'existence.
Or selon, sa prorpre croyance,
On les dit bien ou mal fondés.
4/12/2012
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Dernières paroles d' Auguste Caesar, "Plaudite, amici, comedia finita est."